Je vais commencer cet article dominical en vous disant « désolé » ! Désolé parce qu’on va encore parler de Grey’s Anatomy – on en est au point où le blog devrait s’appeler Just One More Grey – et désolé parce que cette année, je ne vous propose pas un article pour la Journée Internationale des Droits des Femmes comme je le fais habituellement. Je manque un peu de temps et comme on est dimanche, c’est le jour des performances, et celle-ci s’impose d’elle-même quand même.
Pourquoi ? Parce que même s’il s’enfuit comme un voleur – ou en tout cas comme un paria – Justin Chambers interprétait le rôle d’Alex Karev depuis seize années tout de même. Ce n’est pas rien et pour le coup, l’épisode de cette semaine rendait un bel hommage à tout son travail en s’appuyant sur tout un tas de flashbacks.
C’est une première pour une performance de la semaine : l’acteur dont je parle n’est pas apparu à l’écran, se contentant d’être présent en voix-off comme vous le savez déjà, puisque si vous êtes là, vous êtes à jour ou vous avez probablement déjà lu mes autres articles sur le sujet. Je suis un peu en boucle avec cette série depuis trois jours, mais c’est qu’il faut le temps que le choc passe… En tout cas, les flashbacks nous ont montré l’étendue du jeu de Justin Chambers, en rendant un bel hommage à l’évolution de son personnage : on l’a retrouvé comme le con qu’il était en saison 1 et comme le médecin respecté qu’il était devenu.
Comment ça, ce gif ne le montre pas ?
Je sais que ce dernier épisode bafoue un peu l’évolution du personnage, mais en tout cas, le jeu est bon. Et sa voix-off l’est aussi : l’air de rien, l’épisode est très narratif, mais l’acteur parvient à nous faire entendre les émotions du personnage, bien aidé aussi par la performance de ses collègues (Ellen Pompeo et Camilla Luddington font un boulot exceptionnel sur la lecture des lettres quand même). C’est assez fou comme situation pour un acteur, non ? En tout cas, cet épisode en flashback est vraiment génial, avec une nouvelle histoire racontée grâce à des bouts de vie des seize dernières années et toute l’étendue des moments joyeux ou dramatiques du personnage (à quelques parenthèses près).
Vue aussi dans : Dans Grey’s Anatomy, pardi. Seize ans de carrière dans une série, c’est plutôt pas mal et vu son jeune âge, on comprend que son CV soit assez light après ça. En plus, il n’a été qu’une seule fois dans les crossovers avec Private Practice, jamais dans ceux avec Station 19.
Bon, tout de même, avant d’être casté dans la série de Shonda Rhimes, il avait quelques apparitions à son actif. Il avait des petits rôles dans des films ou dans des séries, revenant même parfois pour plusieurs épisodes, preuve déjà qu’il est bon acteur parce que quand ils sont castés pour plusieurs épisodes, les castings sont plus sélectifs et difficiles.
Je lui souhaite en tout cas que les seize années en tant qu’Alex ne mettront pas fin à sa carrière, surtout que les conditions du départ sont obscures, alors ça fait deux détails compliqués pour la suite quand même.
L’info en + : Difficile de savoir les vraies raisons de son départ, même si les rumeurs le disent en désintoxication et qu’il est évident qu’il semble en froid avec une bonne partie de l’équipe de production. Clairement, les acteurs qui prennent la parole sur le départ d’Alex sont peu nombreux. Il faut se contenter de Chris Carmack commentant l’épisode pour dire qu’il est super beau – un peu comme je fais sur le blog – et rapides phrases d’Ellen Pompeo. Cette dernière a vite tourné la page apparemment, préférant finalement retrouver TR Knight… Ou comment faire en sorte que les médias changent vite de sujet ?
En tout cas, c’est fini pour Alex… Dommage, c’était vraiment un bon personnage !
Quand on commence à lire un avis sur cet épisode et qu’on ne sait pas si on va être d’accord. (non, en vrai, magnifiques les réactions de Mer)
Aujourd’hui, je devrais théoriquement vous parler de mes résultats à la 35e grille de Bingo Séries, mais à la réflexion, je préfère largement revenir une fois de plus sur l’épisode de Grey’s Anatomy diffusé hier. Désolé pour ceux qui lisent ces articles quotidiens sans être à jour ou sans regarder la série, c’est un peu redondant, mais vous pourrez au moins être heureux pour moi en notant que je n’ai quasiment pas été spoilé. Au moins, l’article d’hier donnait des conseils efficaces !
Alors pourquoi cet épisode a-t-il fait tant de bruit ? Attention aux spoilers, bien sûr… Il a fait beaucoup de bruit, parce qu’il était question du départ d’Alex Karev, présent dans la série pendant 350 épisodes quand même et que ce départ se faisait sans la présence de l’intéressé, Justin Chambers n’étant revenu que pour narrer l’épisode où son personnage envoyait des lettres aux membres historiques de la série et à sa femme, pour expliquer qu’il se barrait et se remettait en couple avec Izzie ; Izzie l’ayant quittée il y a à peu près dix ans. Normal.
Si les fans se sont indignés hier dans leur grande majorité, moi, je trouve que la solution choisie par les scénaristes n’est pas la plus mauvaise. Sans la présence de l’acteur – que les rumeurs disent en désintox ? – c’est à peu près la seule solution heureuse qui leur restait. Personne ne voulait qu’Alex ne meure, alors le voir retourner avec Izzie, c’est le moindre mal. Ellen Pompeo a déclaré qu’elle trouvait que c’était un merveilleux hommage aux personnages et à toute l’équipe qui s’est donnée du mal au début de la série… sans jamais citer Justin Chambers sur ses réseaux. Shonda Rhimes, Justin Chambers ou Katherine Heighl (bon, on s’y attendait elle) n’ont absolument pas parlé de l’épisode pour l’instant… Quant à Camilla Luddington, elle a posté une photo près de sa piscine sur Instagram, avec une référence vite fait à l’épisode, puis est passée à autre chose bien vite. On nous cache des choses.
Bien sûr, ce retour de flamme est en revanche hyper frustrant parce que l’évolution du personnage est un peu maltraitée par ce retournement de situation.
C’est à peu près cohérent avec le personnage d’Izzie, en revanche, hormis sa crise en saison 6.
Malheureusement, c’est une évolution qui reste cohérente de mon point de vue (plus qu’une évolution bafouée dans le dernier épisode d’How I Met Your Mother si vous voyez ce que je veux dire) : certaines personnes restent sensibles à leur premier amour, ou à leur grand amour, et sont prêtes à sacrifier beaucoup de choses si celui repointe le bout de son nez. Là, Izzie repointe le bout de son nez (enfin, non, justement) avec deux enfants de cinq ans qui, en plus, sont biologiquement à Alex. Ce n’est pas rien. Et ça me fait sourire quand on repense à Amelia d’ailleurs et son obsession de l’amour plus fort que la biologie… cette fois, on nous dit que tout peut être lié.
Plus concrètement, si cette décision des scénaristes est regrettable, elle me convient, parce qu’elle était assez bien amenée. J’ai lu dans quelques tweets qu’Izzie ressortait de nulle part, mais ce n’est pas exactement vrai. Dans le 350e l’épisode, Alex fait mention de plein d’anciens personnages et, justement, j’avais tout de suite remarqué qu’Izzie manquait à l’appel, ce qui était regrettable. C’est d’ailleurs dans ma critique de l’épisode. Bien plus tôt, en saison 14, le 300e épisode nous ramenait une fausse Izzie, un faux George et une fausse Cristina. Durant cet épisode, Alex parlait alors de la vie qu’il imaginait qu’Izzie avait.
Et il lui imaginait une vie parfaite, n’ayant plus aucune haine pour elle… juste de l’amour !
Cette scène fait bien sûr partie de l’épisode d’hier, mais franchement, je trouve que ça montre qu’il n’avait jamais tout à fait cicatrisé de cette relation. Il parle d’Izzie avec le sourire d’un amoureux et il lui invente une vie pour éviter de souffrir ou d’être malheureux d’un possible rejet – et ça aussi j’en parlais dans la critique du 14×07 (de l’avantage d’avoir un blog). Bref, qu’il soit amoureux de Jo ne fait aucun doute, mais Izzie a toujours été dans l’ombre du personnage – et de la série. C’est juste très dommage pour Jo qui se retrouve sans vraie attache dans la série (autre que Lincoln, bien sûr, mais lui est tout récemment arrivé) après sept ans de présence !
Jo a toujours été développée derrière Alex, quoi.
Quant à moi, je suis content de me dire qu’Izzie a eu un happy end, et qu’Alex a eu un happy end, mais vraiment triste de ne jamais pouvoir avoir un aperçu de ce happy end. Après, c’est apparemment un grand classique des séries qui dépassent leur quinzième saison… NCIS nous fait la même chose ! Ah, ces séries qui laissent leurs personnages vivre heureux loin de nos écrans… Révoltant, non ?
Épisode 16 – Leave a Light On – 19/20 Je suis tellement triste. Et énervé. Et satisfait. Comment voulez-vous que je note ça ? Seriously ? J’imagine que c’est parfait et qu’ils ne pouvaient pas faire mieux que ça après seize ans. Quant à moi, cette série m’a brisé le cœur tellement de fois, on n’est plus à ça près, j’imagine. Mais je refuse d’y mettre 20, parce que ça m’a énervé, même si je m’y attendais, et que je n’ai pas assez de recul pour voir la qualité de l’épisode, aussi bien écrit soit-il. Et il l’est. Raah mais pourquoi j’ai un blog de critiques ? C’est impossible, là.
The one perfect thing is not in Seattle. Not anymore.
Vraiment ? Repartir en saison 1 par le pilot ? Les scénaristes sont tellement dans l’abus, là. Et je suis aussi un peu énervé. J’en reparlerai dans un autre article, c’est sûr et certain.
Le montage de début voit tous les docteurs recevoir une lettre qui a des effets bien différents : Richard s’énerve. Jo est détruite, mais fait comme si de rien n’était face à son meilleur ami, Miranda est surprise, Meredith se précipite dessus. Il s’agit d’une lettre envoyée par Karev, bien sûr, et il écrit sacrément mal. Heureusement que tout ça se fait sur Shiny Happy People, ça aide à faire passer la pilule.
L’épisode décide de se consacrer au personnage d’Alex en nous ressortant des scènes de toute la série alors que les personnages lisent leur lettre – Meredith, Richard, Bailey, Jo. Au moins, ça simplifie la critique, mais par contre, je ne m’attendais pas du tout à ça comme épisode. Ils ont eu l’acteur pour lire à voix haute les lettres, mais c’est à peu près tout. Les flashbacks sont géniaux et il y a tout ce qu’il faut pour pleurer.
On commence donc par Meredith et c’est hallucinant à quel point cette relation amicale est énorme. En seize ans, ils ont eu le temps de partager tellement de scènes. Alex était devenu la personne de Meredith, et la série se fait plaisir à nous le rappeler et à nous montrer à quel point cette relation est génialissime. Cet épisode est à voir pour tous les fans, honnêtement.
Une fois qu’on a fait le point larmes pour les flashbacks, il est temps d’en arriver à la raison du départ d’Alex. D’un côté, c’est exactement la seule raison valable que les scénaristes pouvaient envisager. De l’autre, c’est tellement gros que ça a du mal à passer, et je suppose que je ne vais pas être le seul. Le tout Twitter en a parlé toute la journée pendant que je fermais les yeux en espérant ne pas être spoilé. Ca a grosso modo fonctionné pour moi, mais voilà, il va falloir que je rentre dans la bataille maintenant. Bon, avant ça, la critique !
Alex avoue donc à Mer qu’il est avec Izzie. Mais le foutage de gueule. Ils nous refont une Arizona qui s’est barrée rejoindre Callie après plusieurs années. Au fond, je ne m’attendais pas à autre chose comme conclusion pour le personnage, je ne me suis jamais tout à fait attendu à autre chose, mais qu’est-ce que c’était odieux de nous ramener Izzie comme ça. Ainsi donc, Izzie a répondu à l’appel d’Alex pour sauver le job de Meredith. Ce n’est pas rien ça : sans Meredith qui fait de la merde, on aurait toujours Alex/Jo dans la série.
Oh, bien sûr quelques images suffisent à nous faire recraquer pour le couple Izzie/Alex. Ils ont toujours été un ship que j’adorais, avant même que j’emploie le mot ship. Sérieusement, des images des seize dernières années, c’était horrible pour nous parce que ça tiraille complètement. C’est efficace en plus de voir des images du passé pour illustrer la lettre d’Alex, pour revoir tous les personnages qu’on adorait et qui ont quitté la série. Tant qu’à faire, j’aurais même aimé avoir un peu d’Addison. Après tout, c’était une ex d’Alex elle aussi, non ? Mais bon, je comprends pourquoi ça n’a pas été le cas.
Il fallait se consacrer à Izzie, Izzie qui est toujours aussi géniale maintenant qu’elle n’a plus le cancer. Quand je pense que j’étais énervé qu’Alex ne la cite pas pendant que Meredith était jugée par l’ordre des médecins ! En fait, il a repris contact avec elle et s’est rendu compte qu’elle était toujours égale à elle-même, comme dans son souvenir, joyeuse et… avec des enfants.
Evidemment qu’Izzie a des enfants, évidemment que ce sont des jumeaux et évidemment qu’ils sont d’Alex. Mais quel foutage de gueule ! C’était la soirée des mamans connasses sur ABC ? C’est quoi le délire ? Putain. Comment ne pas s’énerver ? J’ai toujours espéré un retour d’Izzie avec des enfants d’Alex… mais pas comme ça ! Pas pour faire partir Alex ! Sérieusement ? Et en plus en nous remettant des scènes de la saison 5 avec Alex flippé du fait qu’ils ne pourront pas avoir d’enfants ???? Je suis tellement énervé que j’en oublie qu’on m’avait spoilé le coup des lettres.
Les jumeaux s’appellent Elie et Alexis, ils sont super mignons, veulent devenir docteurs, jouent dans le Kansas et apprennent à cuisiner comme leur mère. Et Alex est totalement amoureux d’Izzie qu’il appelle un miracle et plutôt que d’être énervé après elle, il préfère dire qu’il est reconnaissant d’avoir des enfants. Non mais oh, t’aurais pu en avoir cinq des gamins avec Jo si t’avais bougé ton cul un peu plus tôt !
Chapeau à Ellen Pompeo pour le jeu d’actrice qui n’a pas dû être simple et qui passe plutôt bien à l’écran. Remarquez, il suffisait de la filmer en train de lire le script. Un épisode en voix off, c’est audacieux, mais ça passe bien. Et la lettre pour Meredith termine par la conclusion logique : il se dégage de son rôle de Personne de Meredith, lui expliquant qu’il ne veut pas la voir venir le forcer à abandonner cette vie, mais plutôt qu’il préfère la revoir heureuse pour lui.
Meredith a toujours été sa propre personne. Evidemment. Et elle est assez forte pour ne pas avoir besoin d’Alex et briller d’elle-même. Alors, oui, d’accord c’est sûr, mais non. Les scénaristes tirent un autre trait sur seize ans de la série. C’est ce que j’appelle de l’abus… Même si ça ne pouvait pas être autre chose.
On enchaîne avec la lettre de Jo et je ne m’y attendais pas. Pour moi, les scénaristes allaient forcément la garder pour la fin. Ce placement était toutefois une bonne idée : prendre par surprise, ça donnait envie de pleurer. Vraiment. Mais je n’ai pas pleuré de l’épisode. Cœur de pierre. Je pense que si je n’avais pas été au courant du départ de l’acteur, ça aurait été horrible. Là de savoir ce qu’il en était, de savoir qu’on avait la voix-off d’Alex pour nous accompagner, d’imaginer la suite pour les personnages, de n’avoir que des flashbacks… ça m’a aidé, je crois. Et puis, je ne sais pas, Alex ne méritait plus mes larmes, là, si ?
Autant les flashbacks d’Izzie et d’Alex étaient mignons, autant voir Alex et Jo tout au long des sept dernières saisons, c’était atroce. Je les aimais tellement aussi ensemble ! Et ils étaient parfaits comme ça… mais oui, le désir d’enfant d’Alex a toujours été là. Il est odieux de revenir à la raison des retrouvailles d’Izzie et d’Alex d’ailleurs, Jo était là pour soutenir Alex pendant qu’il parlait des anciens collègues de Meredith.
Et puis, Alex abandonne Jo au moment où elle est prête à avoir des enfants. Au moment où elle kidnappe un enfant. Et il le fait pour ses propres jumeaux de cinq ans ? Seriously ?? Des jumeaux qu’on voit, certes, mais sans les parents. Je crois que ça serait mieux passé si on avait eu ne serait-ce qu’un plan de dix secondes pour les revoir ensemble, Alex et Izzie.
Ils sont magnifiques ces jumeaux à la vie parfaite, mais Izzie et Alex dans le même lit comme ça… aaaah !
Quant à Jo, admirons sa patience ! Jamais de la vie je n’aurais la patience de lire tout ça sans péter un câble. Par lettre ? Il a beau se dire couard, moi j’utilise plutôt le mot connard – c’est presque pareil. Ca mérite au moins un coup de fil s’il est sûr de lui et de sa nouvelle vie. Et le coup des enfants avec un couple de figurants dont on ne voit pas le visage… VRAIMENT ? SERIOUSLY ? Autant ne pas nous les montrer – même s’ils sont mignons ! Je le savais que c’était une mauvaise idée de la part d’Alex de lui dire d’utiliser ce qu’ils avaient congelé pendant son cancer, là.
La vie de Jo est tellement atroce. Parce que oui, autant on se concentre sur la vie d’Alex dans l’épisode, autant celle de Jo est aussi au cœur de mes préoccupations – et de celle des scénaristes. Il faut fermer une part importante du personnage – sa relation avec Alex, ça doit être 70 à 80% du personnage dans la série. Bon, j’exagère, elle a eu Steph aussi à un moment, et Mer, et vite fait Ben, et elle a Link désormais, mais bon…
Elle n’a plus rien, Jo. Alors, forcément, Alex décide de tout donner à Jo, son appartement, leur vie en commun… mais aussi ses parts de l’hôpital. PARDON ? Et les scénaristes qui nous font un dialogue Alex/Jo à partir des scènes du passé. C’est odieux. ODIEUX. Je suis tellement triste pour Jo. Elle mérite vraiment mieux. Vraiment, vraiment mieux. Et Alex le sait, mais il le fait quand même. C’est très Alex après tout. Jo avec des parts de l’hôpital… ça promet. Et on s’arrête là. Seriously ?
On passe alors à Bailey et félicitations aux scénaristes qui ont réussi à me faire rire avec des flashbacks des conneries de Karev. C’est aussi fou à quel point en seize ans Alex et Bailey ont eu plein de scènes entre eux. Et la relation est sympa : j’ai adoré la réaction de Bailey quand il était question des noms des enfants, mais j’ai beaucoup ri surtout. Evidemment qu’elle détestait Alex, évidemment qu’elle le harcelait en tant qu’étudiant, évidemment qu’elle était une professeure parfaite pour lui.
La lettre est super courte, mais elle fait le taf comme il faut : Alex dit au revoir à sa prof, à la chef de l’hôpital et les flashbacks nous ramènent tous les personnages qui nous manquent.
Quant à Bailey, la pauvre voit son fils et Joey partir pendant qu’elle lit. Elle aurait pourtant tellement besoin d’un câlin ! Et les scènes Izzie/Bailey ! Izzie ! Seriously ? Et le « I love you, Dr Bailey » m’a limite fait plus craquer que tout le reste. Pardon, j’avoue, j’ai décroché de la critique, mais comment voulez-vous ? C’est impossible de critiquer cet épisode de manière rationnelle comme je le fais habituellement.
Et on termine enfin par Richard, la partie qui m’intéressait le moins. C’est le personnage que j’aime le moins et forcément, c’est aussi celui qui a déchiré sa lettre. Il a eu la réaction qu’aurait dû avoir Jo, à mon goût. Bien évidemment, on suit donc Richard aux alcooliques anonymes en train de s’énerver de voir son travail résumé à une lettre d’un ancien étudiant qui l’a dévasté.
Par contre, les flashbacks m’ont fait un peu peur dès le départ : j’ai eu l’impression que la série nous préparait aussi le départ de Richard. Il est temps que le médecin parte à la retraite, et on le sait depuis l’an dernier. Sa relation avec Karev, en plus, est beaucoup plus amicale que celle que Bailey avait avec lui.in
La place de Richard en fin d’épisode ? Elle est plutôt logique, finalement. Elle permet de nous montrer assez simplement ce qu’il en est : il faut passer de la haine à l’acceptation, et au bonheur pour le personnage. Ce n’est pas si évident toutefois et nous le rappeler avec Bailey qui s’énerve est une bonne chose. En plus, Bailey a été tellement insupportable cette saison, ça aide de la voir tirer les conclusions qui s’imposent de ça et de les partager avec Ben. Par contre, quel intérêt de nous parler de Joey et de les voir l’adopter ? On en a rien à foutre de leur couple ! Et Ben qui ne s’inquiète pas outre mesure pour Jo alors qu’ils avaient une super relation ? Pour moi, ce n’est pas cette scène où il est question de Bailey et Ben adoptant Joey en parlant de leur relation la fin de l’épisode, voilà, c’est dit.
La fin d’épisode ? Ce putain de flashback où Jo conseillait à Alex d’appeler Izzie et qu’il lui disait qu’il n’y avait pas besoin de le faire. Cette scène m’avait tellement énervé à l’époque ! C’est terrible de la revoir. Ce regard de Jo pour Alex… c’était un bel amour que partageait ces personnages. Bien sûr, ça nous rappelle aussi qu’Alex a toujours été amoureux d’Izzie, mais tout de même, il ne faut pas abuser.
On passe de ça à Alex et Izzie. Bien joué les flashbacks sur cette relation. Eh, ça fait dix ans qu’ils sont séparés, mais ces souvenirs sont tellement beaux. Ils sont tellement parfaits. Mais ce sont des souvenirs. Comment les scénaristes osent-ils nous mettre Jo à la poubelle comme ça ? Rah, je suis énervé, mais c’est un beau travail d’écriture, c’est sûr.
J’aurais aimé une scène entre Meredith et Jo pour tout terminer, pas Jo qui retourne au travail comme si de rien n’était. C’est beaucoup plus Jo, je le sais bien. Evidemment qu’elle va travailler. Quant à Meredith, elle s’occupe de Zola qui veut voir son oncle Alex et qui va devoir apprendre la vérité sans pouvoir dire au revoir à Alex. Comme nous. Parce qu’il n’y a pas de bons moyens de dire au revoir, apparemment. Tu parles d’une conclusion : il y en a des fans qui vont leur dire au revoir, je le sais bien. Pas moi. Mais voilà.
Alex change de vie et le fait en laissant simplement des lettres derrière lui. Il faut le faire quand même. Je trouve que c’est assez cohérent avec le personnage, et je reconnais que c’est une écriture magistrale que proposent les scénaristes. J’aimerais juste comprendre pourquoi l’acteur s’est barré. L’au revoir est réussi, à mon sens, même si ça me met les nerfs. Quel happy end pour Jo après tout ça ? En plus, la série ne continuera probablement pas quinze ans de plus pour lui permettre de trouver le bonheur qu’elle mérite. Les scénaristes n’ont pas intérêt à la mettre avec Lincoln, ça va m’énerver sinon. Mais que faire d’elle ? Elle n’est pas Cristina, le célibat ne lui ira pas au teint. Et elle est abandonnée par son mari, qui divorce sans même venir la revoir ? SERIOUSLY ?
Bref, s’il faut tout résumer, les scénaristes se débarrassent d’Alex en nous le remettant avec Izzie. Il existe une place bien particulière dans Grey’s Anatomy depuis DIX PUTAIN D’ANNÉES pour Izzie et pour ce couple qui se devait de finir ensemble, mais c’est frustrant parce que Jo était là et qu’elle avait réussi à se faire une place évidente au côté d’Alex. Je suis tellement triste. Et énervé. Et satisfait. Comment voulez-vous que je note ça ? Seriously ? J’imagine que c’est parfait et qu’ils ne pouvaient pas faire mieux que ça après seize ans. J’ai envie de revoir toute la série après cet épisode et ces flashbacks géniaux. Je les hais. Je les adore. Je ne sais plus trop quoi penser. Help. Parlons-en dans les commentaires. S’il vous plaît. Et désolé pour la critique hyper longue qui part dans tous les sens… mais vous savez pourquoi, je pense.
Ils ont des jumeaux. L’adolescent en moi est vraiment heureux de cette conclusion. L’adulte beaucoup moins. Franchement… aaaaah. Je ne sais pas.
Au revoir, Alex.
Et maintenant, passons à l’Alzheimer de Meredith pour conclure la série avec des flashbacks et des hallucinations permettant des retours, parce qu’apparemment, les scénaristes veulent juste suivre toutes les fins que j’imaginais pour les personnages il y a quelques années.
Épisode 7 – Satellite of Love – 16/20 La série continue de me surprendre de la bonne manière avec d’excellentes intrigues qui ne sortent de nulle part et des évolutions de personnages plutôt crédibles… mais franchement, elle a toujours des côtés beaucoup trop surfaits pour être parfaitement intéressante. Soyons honnêtes, tout est tellement fluide dans certaines intrigues que ça donne juste l’impression que c’est parfaitement faux et risible. Dommage !
Give her a good name, Dean, and give her a good life.
Comment ça c’est déjà le septième épisode ? C’est fou comme ça passe vite. Et c’est fou comme cet épisode va passer lentement : j’ai plutôt envie de regarder Grey’s ce soir, mais je me suis dit que je respecterai malgré tout l’ordre de diffusion… même si en l’occurrence, ça me décale le visionnage d’un épisode-clé de la série-mère, spoilé un peu partout (j’ai si peur). Toute une histoire !
Un peu comme Andy et Jack qui recommencent une nouvelle fois à coucher ensemble, avec Andy qui reproche à Jack d’être pire qu’un couple marié à coucher et vivre ensemble. La grande classe Andy, entre le fait qu’elle a refusé de se marier avec ou qu’il a couché avec une femme mariée il y a quoi, deux épisodes ? Sympa comme début d’épisode.
Oui, sympa et sexuel : Maya aussi prend du bon temps Carina, alors que Travis a apparemment un nouveau copain dont on n’a jamais entendu parler… mais lui non plus, je pense, ça sent le plan cul. Finalement, il n’y a que Vic qui ne couche pas avec Jackson ce matin-là, mais il lui offre un café. Ca, c’est romantique.
OK, ce n’est pas la seule à être en diète de sexe : JJ et Dean aussi sont bien sages… mais bon, ils viennent d’avoir un bébé qui n’a pas de nom. JJ ne passe même pas par l’hôpital et elle n’est pas loin du baby blues si j’en crois le jeu de l’actrice qui a l’air de faire comme si tout allait bien niveau dialogue, mais pas du tout dans le regard. En tout cas, j’ai aimé voir ces deux personnages trouver leurs marques en tant que parents.
C’est super efficace parce que j’adore JJ et parce que j’adore sa manière de confronter Dean à tous les aspects problématiques qu’il représente. C’est une belle avancée pour la série, honnêtement, parce que ça offre de nouvelles perspectives d’avoir de jeunes parents. Ils passent l’épisode à s’engueuler en tout cas, avec un bébé qui n’a pas de nom et une JJ qui a quand même des défauts à vouloir tout apprendre sur Youtube au dernier moment.
Pourtant, et j’aurais dû le voir venir, ce détachement signifie tout à fait autre chose de la part de JJ. En fait, et j’ai compris ça dès le début de la dernière scène de l’épisode, JJ a décidé de se barrer sans son bébé, en la laissant à Dean. Je m’en suis limite décroché la mâchoire. Voilà donc que JJ avait décidé de faire un bébé et de laisser à Dean la décision de faire adopter ou non leur fille. Elle est tellement inconséquente, c’est tellement dingue comme décision, mais c’est aussi tellement JJ.
Je suis parfaitement dégoûté et dépité de la voir partir… j’espère que la série nous la ramènera pleine de regrets dans quelques épisodes. Ce n’est pas tellement le personnage, mais je l’adore tellement que je suis dégoûté qu’elle soit aussi égoïste finalement. Elle aurait pu prévenir avant, non ?
Bon, si on parlait un peu du boulot des pompiers pour se changer les idées de ce drama ? En arrivant à la caserne, Jack se fait martyriser par un peu pour tout le monde parce qu’il a couché avec Eva… et oui, c’est ça leur boulot apparemment. C’est plutôt marrant avec Maya forcée de confronter Jack et Vasquez dans son bureau pour juger s’ils peuvent à nouveau bosser ensemble. Et apparemment, elle décide que c’est le cas, même s’il est évident que non.
En vrai, notons que Ben et Sullivan non plus n’ont pas le droit à leur petite scène de cul en début d’épisode… Cela s’explique par l’intrigue en cours, avec Sullivan toujours accro aux médicaments et Ben qui tente de le confronter sur le sujet, sans être particulièrement doué à ça. Sullivan nie tout en bloc, même s’il est évident que c’est lui.
De toute manière, Ben décide de ne pas le reporter et de le couvrir, parce qu’il a mieux à faire et qu’être dans l’illégalité, c’est rigolo. Autre chose à faire ? Le nouveau chef est tout heureux de présenter un nouveau camion à la caserne : celui de Ben et de Pruitt, tous les deux dans un camion qui peut permettre quelques chirurgies sur place. C’est tellement n’importe quoi, sérieusement. On ne peut pas mettre Pruitt en arrêt une bonne fois pour toute ? Qu’il aille mourir ailleurs ! Pardon.
Puisqu’il en est question, Andy confronte évidemment son père sur la question, ne comprenant pas comment il peut préférer sauver des vies plutôt que la sienne, et ça lui permet en tout cas de capter que si elle n’a pas eu sa promotion, c’est peut-être aussi à cause du cancer de son père.
Du côté des trucs beaucoup plus drôles, par contre, Travis retrouve son plan cul à la caserne, pour mieux découvrir qu’il est son nouveau collègue et, accessoirement, le fils de son chef. Magnifique. Il y a plein de nouveaux dans cet épisode, de toute manière, avec aussi une certaine Claudia Flores qui sera la collègue directe de Ben là où Pruitt se contentera de tenir le volant et conduire.
Le cas de la semaine ? Un accident d’avion… sauf que sur place les pompiers ne trouvent pas un avion, mais juste une citerne d’essence qui fuit. Heureusement, ils sont assez rapides pour contenir l’incendie qui ne manque pas d’arriver, mais ça reste étonnant que l’alerte donnée à la caserne ne soit pas la bonne. Bien sûr, il est aussi temps pour Maya de nous montrer ce qu’elle vaut sur le terrain, mais ce n’est pas encore brillant, avec tout le monde qui la remet en question ou n’attend pas ses ordres. Un peu comme toujours, cela dit.
J’ai eu du mal à accrocher, même lorsque Vic était mise en danger, car je ne voyais pas tout à fait le risque qu’elle prenait… puis, elle a pris feu et j’ai eu un peu peur pour elle, tout en me doutant que ça irait pour elle. En plus, elle a une nouvelle intrigue marrante pour son couple : elle vit désormais chez Jackson, sans l’avoir prévenu qu’elle vivait chez lui. C’est magnifique et il n’y a bien que Jackson pour ne pas se rendre compte de ça.
De manière prévisible, le duo Vasquez/Gibson ne fonctionne pas du tout. Il s’engueule donc sur le terrain et font mal leur boulot, forçant Andy à courir pour les prévenir (alors qu’elle a une radio qu’ils écouteraient tout à fait si elle leur disait qu’il y a un danger au lieu de hurler leur nom) d’un danger imminent qu’ils ne découvrent que trop tard.
Rigo Vasquez est donc victime d’une bonne explosion d’extincteur qui le met à terre et fait de lui le premier patient du nouveau camion de Ben. C’est l’occasion de voir un peu ce qu’apporte ce nouveau camion, mais honnêtement, ce n’est pas glorieux comme intrigue. Comme trop souvent, ça fait forcé – surtout le côté Vasquez qui n’écoute pas Jack, ni Andy, et se retrouve victime d’une explosion.
Au moins, ça veut dire que Maya a fait une erreur de jugement, et ça va lui retomber sur la gueule, c’est obligatoire, au profit d’Andy. Un peu frustrant tout ça. Bon, ça permet à Maya de péter un câble une fois de retour à la caserne : elle assume totalement ses erreurs, mais Andy insiste pour dire que tout est de sa faute, là où Jack pense légitimement qu’il en est responsable. Bien.
Pendant ce temps, le fils Dixon n’est pas assez rapide pour partir en intervention avec ses collègues, évidemment, mais il a la chance de croiser un vieux à moitié à poil dans les vestiaires de la caserne. Les scénaristes y vont fort pour nous faire aimer ce nouveau personnage, c’est un peu artificiel, mais il se pourrait que ça fonctionne : il essaie de virer ce vieillard sans y parvenir.
C’était un peu long et ça paraissait inutile, parce que ça donnait surtout envie de savoir comment tout cela allait se terminer. En tout cas, la série nous fait du social avec SDF… qui fait toutefois le lien qu’il manque entre les épisodes, nous rappelant qu’il y a eu une tempête de neiges dans l’épisode précédent, même si maintenant, il y a un grand soleil.
Sullivan continue de se droguer sinon, mais ça ne surprendra absolument personne. Ce qui est surprenant, en revanche, c’est le retour de Ripley. Oui, il est mort, mais ça n’a jamais arrêté Shonda Rhimes de faire revenir ses personnages. Tant qu’à faire, j’aurais préféré qu’il apparaisse à Vic, mais non, c’est à Sullivan drogué qu’il apparaît, pour lui faire la morale. Ce n’était pas bien passionnant.
Le seul truc qui sauve cette intrigue ? Voir Vic et Ripley de nouveau dans les bras l’un de l’autre. C’était si parfait.
Tout l’inverse du reste qui était beaucoup trop long. J’ai beau adorer Ripley son fantôme qui fait la morale à Sullivan, c’était inutilement lent. En plus, on se doutait bien que le nouveau et tout jeune Dixon allait trouver son nouveau patron à terre. Il réussit à le sauver de son overdose, même s’il envisage d’appeler son père un moment, mais bon, ça ne mène nulle part. De manière tout aussi prévisible, le nouveau se laisse convaincre que tout ça était normal.
Eh, Sullivan est son boss : la position de pouvoir permet de lui faire admettre qu’il est juste sous médicaments avec ordonnance et que tout va bien. Un petit effet secondaire de rien du tout paraît-il… Nope. Le nouveau tente bien d’en parler à Vic et Travis… mais Vic est trop pressée de laisser Travis et Dixon ensemble. J’ai bien ri, au moins.
À la place, c’est Andy qui finit par être tenue au courant de ce qu’il se passe, et par Sullivan lui-même ; Il lui explique donc qu’il est toujours amoureux d’elle et qu’il a besoin d’elle parce qu’il fait de la merde. Soit. Ses excuses sont mignonnes et donneraient presque envie de croire à ce couple, si Andy n’était pas une connasse. En effet, elle considère que comme Sullivan est en bonne santé (lol), elle n’a pas besoin de lui parler et peut rester énervée contre lui, contrairement à son père.
Et pour en terminer avec le festival de la connasse dans cet épisode, après Andy et JJ, il faut aussi parler de Maya qui a un comportement franchement limite avec Carina, l’envoyant paître quand elle a une intention toute mignonne (mais effectivement très envahissante) pour elle. Allez, Carina lui pardonne et couche avec dans le bureau de la capitaine… mais quand même.
Sinon, Vasquez est certes opéré par Ben, mais on ne le revoit pas en fin d’épisode. J’imagine qu’on est bon pour le voir dans Grey’s, du coup ? J’espère, ça me légitimerait ma décision d’avoir regardé cet épisode en premier !