Grey’s Anatomy – S19E04

Épisode 4 – Haunted16/20
La saison se poursuit en remettant peut-être un peu trop l’accent sur les intrigues des saisons précédentes. Il fallait bien que les couples reprennent leur droit sur la série, même si on est épuisé par une bonne partie d’entre eux. Heureusement, on continue d’avoir un soft reboot en parallèle, avec des intrigues plus légères – mais peut-être un peu trop cheesy. Et à Halloween, on veut des sucreries, pas du fromage !

Spoilers

Pour Halloween, les internes ont droit à une surprise de la part de Richard, puis de la part de Meredith, Nick et Winston. Et rien ne va dans ces surprises, mais ça fait un bon épisode.


Tinder, on Halloween ? What’s your costume ?

C’est parti pour un deuxième épisode d’Halloween dans le train, parce que tant qu’à faire, autant passer un joyeux Halloween comme le dit Owen. Tu m’étonnes que Teddy soit dégoûtée par son mari, il est horrible, franchement. C’est déjà Halloween si on commence par ces deux-là, et en plus, tout l’épisode se concentre par touches sur eux : il faut bien que les personnages se retrouvent autrement qu’avec le sexe, non ?

En parallèle, Miranda passe un excellent Halloween, contrairement à Levi apparemment. Le chef des résidents (le chef de lui-même, donc) croule toujours sous le travail quand Miranda, elle, prend la vie côté fun depuis qu’elle n’est plus cheffe. Elle gère tellement mieux son stress que désormais elle vient déguisée en princesse Leia pour Halloween. Normal.

Cela s’explique parce que Pru est sur le point d’arriver pour faire le tour de l’hôpital afin de récolter des bonbons. Bon. Pru a un sacré Halloween apparemment, entre la caserne et l’hôpital. Va falloir calmer ses parents, je crois (« écrit-il en mangeant des bonbons lui-même). Il faut calmer tous les parents apparemment, parce que Meredith aussi est toute excitée à l’idée d’aller faire le tour du quartier avec ses enfants alors que Jo a déjà fait celui de l’hôpital.

Cela permet de nous présenter un couple Jo/Lincoln qui est bien trop co-dépendant. Il est à peu près évident que Lincoln est en train de tomber sous le charme de Jo, et ça devient lourd de les voir se tourner autour en parlant désormais de rencards Tinder. Que ce soit Teddy qui le souligne pour nous à Lincoln ? C’est parfaitement inattendu, mais ça fait que je l’aime à nouveau. Pour trente secondes à peu près. Ensuite, elle se met à lui dire que coucher avec Jo est la pire idée du monde, parce qu’elle se projette dans la situation. Cela la fait réfléchir sur son couple, et on sent qu’elle est pleine de ressentiments et d’énervement envers son mari. Ce n’est pas gagné les réconciliations.

Comme d’habitude, nous retrouvons également les internes dans cet épisode. Là-dessus, les scénaristes ne manquent pas d’idée pour faire n’importe quoi comme dans les premiers temps. Ainsi, leur activité du jour n’est toujours pas d’opérer – à l’exception de Simone qui parvient à se retrouver aux urgences – mais de… tailler des citrouilles. Une nuit d’Halloween ? C’est n’importe quoi.

En tout cas, les internes s’éclatent bien apparemment. Les différents résultats sont plutôt intéressants, surtout quand on voit ce que propose Benson dans cet épisode. C’est impressionnant. On apprend aussi que Mika déteste les citrouilles, ce qui était plutôt marrant à voir.

Bon, sinon, c’est Halloween : après les citrouilles, les internes sont envoyés dans un laboratoire où Meredith, Nick et Winston ont préparé une petite surprise d’Halloween. Un vrai cadavre, du faux sang et hop, un cadavre à sauver d’une blessure mortelle. Une fois de plus, ça ramène aux débuts de la série – ou peut-être à la saison 5 avec Melissa George (c’était la 5 ?) – et ça fait toujours plaisir à voir.

Cela rend presque sympathique Owen quand, avec Winston, il s’amuse à faire peur aux internes et à tuer tous les faux patients qu’ils ont. En plus, les deux sympathisent en se plaignant de leurs femmes et même si c’est super cliché et chiant de voir ce sexisme, j’ai trouvé que c’était efficace. C’était surtout efficace de retrouver un peu d’entraînement médical pour une fois. Bien sûr, en 2022, les voir s’amuser avec des corps donnés à la science, c’est tout de suite moins fun qu’en 2002. Il fallait donc une interne pour s’énerver de la situation, et c’est Jules qui s’y colle car sa famille a donné son corps à la science elle aussi.

Forcément, Owen rétablit la situation, puis les laisse s’entraîner sur un deuxième cadavre. Concrètement, c’est le même trauma, mais sur un corps différent. Et ils sont tous à fond, parce qu’ils savent qu’ils ont un gain à la clé : une vraie opération. En attendant, ils travaillent en équipe et c’est top à voir.

Bien sûr, ça termine en scène inimaginable il y a vingt ans, car il y a trop de compétition dans le monde d’aujourd’hui. La série souhaite donc plutôt mettre en valeur l’entraide et la bienveillance entre les internes : Lucas gagne la compétition, mais il partage son prix avec tous les internes désormais.

J’ai bien aimé que l’épisode revienne aux sources en rappelant qu’Halloween est aussi une nuit où les urgences sont débordées. C’est Teddy et Maggie qui s’en plaignent et, bien sûr, je n’aime pas ces personnages, mais ça fonctionne vraiment bien. Elles se retrouvent à devoir gérer – avec Simone, donc – deux patients en état critique à cause de LSD. Bon, c’est un rappel rapide et efficace sur la dangerosité des drogues, au moins : ça leur donne envie de voler.

Et quand on a envie de voler, apparemment, on trouve ça drôle de sauter du toit d’une ambulance sur une femme enceinte sur le point d’accoucher, alors que notre père est en train de nous chercher partout dans les urgences car Teddy n’a pas su nous surveiller correctement. Vraiment, du classique pour la série. Le gamin s’explose la jambe, Jo se retrouve avec un poignet endommagé.

Le gamin se retrouve aussi avec Lincoln comme docteur, et je n’aimerais pas être à sa place : Lincoln est clairement énervé par son attitude irresponsable – ou par le fait que Jo a failli mourir, au choix. Il est toutefois forcé de se calmer quand il est temps de calmer le patient. Finalement, tout finit bien pour lui et c’est tant mieux. Son pote, c’est moins évident pour lui : il a de sacrées blessures et a besoin d’être soigné pour de longs moments.

Il est opéré par Maggie et Simone, ce qui est l’occasion pour les deux d’apprendre à se connaître. Nous, on en découvre plus sur Simone, qui a eu affaire à du racisme au cours de sa formation de chirurgienne. Cela l’a obligé à quitter son programme, soi-disant parce qu’elle était trop énervée. Evidemment, cela a finit par l’énerver et la faire péter un câble, au point de détruire du matériel. Le tout a été filmé, et ça a évidemment fini dans les mains des autres internes, sinon ce ne serait pas drôle.

Cela finit par l’être quand elle montre la vidéo à Maggie, cependant. C’est plein de bons sentiments d’un coup, surtout qu’elles sont interrompues par la scène la plus cheesy de tout l’épisode entre deux papas et que ça retermine avec bienveillance entre les internes quand Simone leur avoue la vérité après avoir évité en premier lieu de leur dire.

Sinon, Ben vient déposer Pru à Miranda et c’est encore pire que ce que j’imaginais : après une journée épuisante à la caserne, Pru doit donc parcourir tout l’hôpital ? Et changer de costume pour ça, en plus, parce que Miranda la veut en ewok ? Au secours. Et puis, en quoi une caserne ou un hôpital sont-ils des lieux pour un enfant un soir d’Halloween ? Franchement, Miranda emmène sa fille directement dans une pièce avec un cadavre, quoi, avant de se retrouver entre deux papas déprimés et prêts à s’entretuer en s’accusant l’un l’autre d’être responsable du LSD pris par les enfants. Miranda gère et aide les pères à avoir la bonne attitude envers les gamins, c’est plutôt cool ; mais ça termine donc en scène toute cheesy. Miranda est une super maman, encore et toujours, mais ce n’est pas nouveau, ça.

Autrement, les scénaristes prennent le temps d’approfondir un peu le personnage de Levi dans cet épisode, et c’est plutôt efficace, je trouve. Il est toujours débordé par son travail, bien sûr, mais on finit par comprendre que s’il se laisse affecter à ce point, c’est parce qu’il a peur de perdre un autre patient comme l’an dernier. Mouais. Cela ne l’excuse pas de tout comme il semble le penser, franchement, il parle super mal à une infirmière sans aucune raison.

Richard le voit bien et tente par tous les moyens de lui venir en aide. Il est toutefois dommage que le moyen soit de lui faire creuser des citrouilles, on a connu plus efficace quand même. Perso, ça aurait tendance à m’énerver d’être sous surveillance comme ça pendant que je tente de le faire, parce que ce n’est pas si évident, en fait ?

Cependant, c’est une bonne chose finalement : Richard tente de convaincre Helm de revenir, mais ça ne la motive toujours pas. Contrairement à sa précédente apparition, elle souligne désormais que l’argent pourrait la faire revenir, alors je ne doute pas que ça arrivera un jour ou l’autre. En attendant, Richard propose de venir en aide à Levi autant qu’il le peut en lui reprenant ses patients chaque fois que nécessaire – et en forçant les autres à le faire aussi.

Contre toute attente, Meredith est excitée par Halloween non pas parce qu’elle fera le tour du quartier avec ses gamins, mais parce que c’est l’occasion pour Meredith et Nick de se retrouver tous les deux à l’hôtel. Ils déposent Zola (super costume !), laissent les autres à Amelia (qui redevient une simple babysitter pour cet épisode, super) et vont se faire plaisir comme ils le souhaitent dans une baignoire. Cela faisait longtemps qu’on n’avait pas vu Meredith si souriante, franchement.

Malgré son bain, Meredith a toujours trois tonnes de fond de teint et son bon moment est interrompu : Zola fait une autre crise d’angoisse et appelle sa mère à la rescousse. Zola sera donc la raison pour laquelle Meredith quittera finalement Seattle cette saison : c’est bien logique et on s’y attendait. Son génie finit par la faire stresser beaucoup trop d’avoir Alzheimer un jour, ou de connaître quelqu’un avec. C’est bien malheureux comme tout, cette situation, et ça fait qu’elle devra être prise en main par d’autres experts. Bref, je sens qu’on va avoir nos huit épisodes avec Meredith d’un seul coup… et ne plus la revoir.

Il y a de toute manière d’autres intrigues qui occuperont beaucoup de temps. Owen et Teddy ne sont pas sur le point de régler les problèmes dans leur couple si Owen se met à s’endormir quand Teddy essaie de se confier à lui (choisis ton moment peut-être ?) ; Maggie et Winston vont traverser une crise aussi (parce que Winston ne supporte pas de bosser avec Maggie et envisage de changer de spécialité) ; Jo et Linc se tournent autour ; les nouveaux internes viennent d’arriver… Il y a plein de choses à faire !


 

Station 19 – S06E04


Épisode 4 – Demons – 15/20
Il y a de bonnes idées dans cet épisode, mais aussi beaucoup de potentiel gâché : c’est un épisode d’Halloween qui aurait pu réussir à nous faire bien plus peur s’il s’en était donné les moyens. Malheureusement, son but n’est d’être qu’une transition, et si c’est réussi, c’est un peu frustrant. Il y aura un avant et un après dans la majorité des intrigues, c’est déjà ça de pris.

Spoilers

Maya continue de se tuer au travail, Jack dans l’alcool. Et c’est Halloween.


I got you, Bishop. Not murder-got you, but I got you.

Un épisode d’Halloween, yihaa ! Bon, je ne m’emballe pas plus que ça non plus : on les connaît les épisodes d’Halloween du Shondaland ; c’est juste un prétexte et il n’y a rien de bien effrayant. Bon, après, Jack qui se bourre la gueule et se fait droguer par Eva, c’est peut-être un peu terrifiant quand même ; mais pour d’autres raisons. Il se met à halluciner Rigo, et ça ne promet rien de bon.

Ce n’est jamais une bonne idée quand les séries se mettent à nous ramener des fantômes, mais quand il s’agit en plus de fantôme de personnages qu’on déteste ; c’est mal barré. Ainsi, Rigo se retrouve à hanter Jack pendant tout l’épisode, y compris quand le pompier vivant essaie de coucher avec Eva. Forcément. C’était d’un naze assez incroyable ; ça se termine avec Jack qui se fait larguer par Eva quand il lui dit de dégager (enfin, il le dit à Rigo, mais bon, comme il n’est pas vraiment là…), puis qui se prend un coup de poing dans la tronche quand il essaie de la reconquérir dans un bar. Vraiment pas palpitant, et Rigo finit par disparaître en fin d’épisode quand Jack fait enfin un pas pour sortir de sa dépression… mais bon.

Comme c’est Halloween, tout le monde est motivé à décorer à la fois sa chambre et la caserne. C’est ridicule : je doute franchement que des pompiers perdent tant de temps en décoration ; surtout du temps libre comme ça. Après, Beckett est fan d’Halloween, alors pourquoi pas.

Cela donne toutefois l’occasion d’une scène un peu différente des autres épisodes, où les personnages peuvent se croiser. Ainsi, Theo et Vic continuent d’aider Travis à mener sa campagne, mais ça se transforme soudain en détournement d’argent quand ils le taxent chaque fois qu’il parle de Dixon alors que l’intrigue de Robert continue de tourner autour d’une de ses rencontres internet… Seulement, je n’y crois pas.

Andy l’écoute en parler comme si de rien n’était, mais moi, je suis sûr qu’il sort encore avec sa cheffe. Eh, c’est une série ABC, si on ne la voit pas ; c’est qu’on la connaît déjà. C’est ainsi sans surprise que c’est bien chez elle que Robert entend passer tout son temps libre, quitte à faire tout un service seulement avec Maya. Après, était-il vraiment nécessaire d’avoir des scènes entre Robert et Ross ? Je ne suis vraiment pas convaincu.

J’ai beau bien aimer cette nouvelle cheffe, je ne supporte toujours pas Robert et ce n’est pas de les entendre parler un français de quelques mots qui va me faire changer d’avis. Voir Robert se retrouver méga jaloux parce qu’elle lui avoue avoir eu quelques rencards, ce n’est pas tellement ce que j’espérais voir durant cet épisode. Après, je suis coincé, je suis en plein trajet en train, que faire d’autre de toute manière ?

Même l’appartement de la cheffe n’est pas dingue ? Je n’ai pas du tout aimé le look que ça avait. Quant à leur intrigue, elle consistait à les voir coucher ensemble, s’engueuler, coucher ensemble et recoucher ensemble. Ecoutez, super pour vous, hein.

En parallèle, Ben se plaint de Miranda à la caserne, parce qu’il n’est pas si heureux de la voir reprendre son job à l’hôpital. On savait déjà que c’était le cas depuis le dernier épisode de Grey’s, donc c’est vraiment un soft crossover. On apprend en tout cas qu’elle reprend son rythme de travail habituel, ce qui est plutôt une bonne nouvelle pour nous – mais pas pour Ben. Heureusement que Vic est là pour le remettre à sa place, ça fait du bien.

Cela recadre la conversation sur Pru qui est déguisée en pompier pour Halloween et Beckett s’amuse bien à se déguiser en clown pour effrayer toute la caserne. J’avoue que ça m’a plutôt fait rire, parce que la révélation était plutôt bien faite. C’est plutôt fun, mais l’amour de Beckett pour Halloween n’est pas exceptionnel non plus quand ça se termine en harcèlement sur Maya.

Je sais bien qu’elle a cherché la merde à faire son chantage, là, mais il ne faut pas abuser : lui balancer un seau de faux sang, c’était n’importe quoi. Après, j’étais plutôt heureux parce que Maya termine avec de jolis cheveux rouges qui lui vont bien. Ils font rire Carina qui a bien raison – par contre, Carina a pour costume d’Halloween… son ancienne tenue de travail ? Elle ne s’est pas foulée sur ce coup-là. – mais pas Maya.

Elle est insupportable et ça ne change pas d’épisode en épisode. Je trouve Carina d’une patience incroyable avec Maya. Ce n’est pas la seule : Théo se retrouve en duo avec elle et lui aussi semble faire bien des efforts pour la supporter et tenter de lui faire entendre raison sur son comportement. C’est peine perdue. Ils sont tous les deux en intervention ensemble, et l’intervention tourne mal quand un idiot de touriste fout le feu à un labyrinthe de paille.

Assez vite, ça tourne à l’Enfer : des gens sont coincés dans le labyrinthe, les pompiers font leur possible pour éteindre le feu et évacuer tout le monde, mais bien sûr, ce n’est jamais assez. Il y a un petit garçon perdu dans l’incendie et il n’en faut pas plus pour que Maya tente de se démarquer à nouveau des autres. Elle ignore les ordres de Beckett afin de grimper à une grande roue et réussir à avoir une meilleure vue sur la situation.

Elle serait pourtant utile pour le triage des patients, mais elle s’y refuse : elle sait bien que malgré les risques qu’elle prend à monter si haut sans permission ou sans sécurité, elle peut être utile pour sauver des gens. C’est effectivement le cas : elle aide bien à sauver des touristes, mais elle se met trop en danger pour cela. Elle se pète donc la cheville sur sa grande roue, ce qui ne l’empêche pas pour autant de se précipiter tête baissée dans le labyrinthe pour sauver le fils perdu et son papa pas plus capable de trouver la sortie.

Le père est blessé à la jambe lui aussi, alors quand elle les trouve enfin, Bishop est un peu coincée : elle doit s’occuper d’eux comme elle peut, mais le père lui demande clairement d’être sacrifié à sa place. Et ce n’est pas son petit extincteur de rien du tout qui pourra l’aider à éteindre l’incendie en vrai. Bon, très clairement, elle fait de la merde dans cet épisode ; et elle se met beaucoup trop en danger pour peu de choses ;

C’est en revanche vraiment une bonne intrigue cette idée d’un incendie dans un labyrinthe de maïs. Ce n’est pas assez mis à profit alors qu’il y aurait de quoi faire vis-à-vis d’Halloween, mais c’est mieux que ce que j’imaginais en début d’épisode déjà.

De retour à la caserne, Maya a donc la cheville tordue et une attitude de cow-boy qui déplaît à beaucoup de monde. Pourtant, Beckett ne lui fait aucune remarque ou réflexion tant que Theo ne prend pas les devants. Merci Theo ! Encore une fois, ce n’est pas bien logique d’avoir Theo qui s’énerve comme ça contre son chef, mais admettons que c’est parfaitement normal quand on a un chef incapable d’être un bon chef : Theo l’engueule et dit donc à voix haute ce que tout le monde pense. Maya est un danger pour tout le monde, y compris elle-même, quand elle est comme ça.

Bon, autrement, il est toujours question de la campagne de Travis. Il va vraiment y avoir des scènes à chaque fois sur le sujet à défaut d’avoir une vraie intrigue ? Bien sûr que non : dans cet épisode, Travis est approché par un certain Eli qui assure d’être son nouveau responsable de campagne. Cela supposerait de virer Vic, qui fait du bien mauvais travail. Tout le monde le sait, mais c’est Vic, ça ne donne pas envie de la virer.

Contre toute attente, je me suis mis à apprécier de nouveau Andy dans cet épisode : elle est plutôt de bons conseils avec Carina. Comme la semaine dernière, les scénaristes occupent le personnage de Carina (qui aurait juste dû être dans le dernier Grey’s plutôt que de servir à combler du temps comme ça) comme ils peuvent : elle se plaint donc auprès d’Andy de la situation avec Maya, en espérant avoir son éclairage. Sans plus.

Elle a au moins son soutien, c’est déjà bien. Cela ne dure pas pour autant : assez vite, Eli revient à l’attaque. Travis n’étant plus là, il force un peu Andy à lui venir en aide, en critiquant notamment la décoration immonde mise en place par Carina à la caserne – pour les enfants. D’ailleurs, Eli aussi a un enfant : il emmène sa nièce à la fête pour avoir l’occasion de parler de nouveau à Travis – ou à Andy ? Je n’arrive pas à savoir s’il est censé être un love interest de Travis ou d’Andy à ce stade.

Toujours est-il que la fête se déroule plutôt bien. C’est l’occasion pour Maya de reconnaître à demi-mot ses torts, sans les avouer pour autant : elle explique à Carina qu’il est temps pour elle de rentrer dormir dans un bon lit plutôt que d’enchaîner les journées de travail sans temps de repos. Pour Jack, c’est l’occasion de débarquer toujours dans un sale état et de faire un câlin à Pru. Celle-ci ne souhaite finalement pas se déguiser en pompier – elle préfère devenir plus tard une joueuse de foot. Super. Cela désespère Vic, donc je sens qu’il en sera de nouveau question plus tard.

Et alors que la fin d’épisode s’approche à grands pas et que Maya pleure à chaudes larmes sous la douche (enfin, on avance !), Ben nous fait la frayeur d’Halloween de l’année. J’avoue, je me suis totalement fait avoir par sa blague : il feint d’avoir fait un malaise et d’être à moitié mort dans la cuisine de la caserne. C’était super crédible après un tel épisode, alors ouais, ça m’a fait peur.

 

Vus cette semaine #42

Ce RDV se contente de reprendre l’ensemble de mes avis sans spoiler sur les épisodes vus au cours de la semaine. C’est donc un simple copier-coller de ce qui se trouve déjà dans la colonne de droite et qui est mis à jour quotidiennement. Le titre de chaque épisode mène à la critique plus complète et avec spoilers. Les épisodes sont reclassés par ordre chronologique de diffusion, en J+1… 

Mardi

9-1-1 – S06E02 – Crash & Learn – 15/20
Il y avait beaucoup de longueurs dans cet épisode. Heureusement, au milieu de celles-ci, les scénaristes prennent le temps de développer un personnage (ou deux, dailleurs) que j’aime beaucoup, avant de redonner du peps à leur saison pour la suite. En somme, la série ne perd rien de ses habitudes – elle ne s’améliore pas avec le temps, mais tant qu’elle n’empire pas, ça me va très bien.

Vendredi

Station 19 – S06E03 – Dancing with our Hands Tied – 15/20
C’est tout à fait le genre d’épisode frustrant : les intrigues ont beau avancer pendant ces quarante minutes, j’ai l’impression que l’on fait du surplace pour l’évolution des personnages et que chacun reste coincé dans ses problématiques. Les solutions sont à portée de main, mais comme il faut bien quelques épisodes de transition au sein d’une saison, eh bien, on reste coincé. Ma foi, quand on voit le titre de l’épisode, c’est logique.
Grey’s Anatomy – S19E03 – Let’s Talk About Sex – 17/20
Les quelques surprises de l’épisode sont un peu gâchées par Twitter qui spoile toujours tout, mais ça n’empêche pas l’épisode d’être réussi. Le côté reboot continue en étant toujours aussi efficace, apportant la fraîcheur des débuts et les mélangeant avec les problèmes de 2022. Et c’est très bien comme ça, parce que ça fonctionne très bien cette recette !

Dimanche

Historias de Upa Next – S01E06 – Suso y Dario – 15/20
Les personnages de cet épisode semblent déjà un peu moins cliché, même si l’introduction qu’on leur propose n’est pas forcément la meilleure, donnant l’impression que leur jeu d’acteur n’est pas tout à fait au point. Question de perspective et d’habitude, j’imagine, c’était déjà le cas dans la série originale, après tout. Contrairement à l’épisode précédent, celui-ci donne vraiment envie de regarder Upa Next en faisant le lien avec la série de manière plus évidente. C’est bien logique : il s’agit de la fin de cette mini-saison.
The Walking Dead – S11E19 – Variant – 14/20
J’ai vraiment envie d’y croire et de me dire que la série ne foire pas son dernier arc, mais elle ne fait rien pour m’aider, avec une intrigue qui manque sérieusement de logique et qui laisse apparaître en creux des failles scénaristiques importantes, au profit d’un développement pseudo-psychologique beaucoup trop bavard des personnages. C’est dommage, surtout que j’accroche encore à certains autres aspects de la série et que les cliffhangers restent bons !

Et le pire, c’est que la semaine en cours s’annonce encore plus pauvre en épisodes !

> Vus en 2022 

 

Grey’s Anatomy – S19E03

Épisode 3 – Let’s Talk About Sex – 17/20
Les quelques surprises de l’épisode sont un peu gâchées par Twitter qui spoile toujours tout, mais ça n’empêche pas l’épisode d’être réussi. Le côté reboot continue en étant toujours aussi efficace, apportant la fraîcheur des débuts et les mélangeant avec les problèmes de 2022. Et c’est très bien comme ça, parce que ça fonctionne très bien cette recette !

Spoilers

Il est temps pour la série de prendre en compte les stupidités de la Cour Suprême.


Sex is fun and I need you to look like it.

J’ai vraiment hâte de voir cet épisode, mais pour les mauvaises raisons : on me l’a spoilé sur Twitter, une fois de plus. Ce n’est pas faute de faire attention, mais apparemment c’est trop compliqué de mettre un hashtag – ou d’avoir l’idée de le mettre EN DEBUT de tweet pour que l’on ne puisse avoir le choix de ne pas lire Kate Walsh avant le reste ? BREF.

Trop de spoilers pour gâcher la surprise, mais pas pour gâcher tout l’épisode, espérons. Personne ne m’avait parlé des petits mouvements de hanche de Lucas qui ouvrent ces quarante minutes. Le début d’épisode fait en effet le choix de nous montrer l’arrivée au travail des chirurgiens, en commençant par deux internes, une fois n’est pas coutume. C’est la nouvelle tradition de cette saison, apparemment.

Pourtant, on nous ramène aussi Amelia de cette manière. Elle n’utilise pas d’écouteurs quand elle a des conversations en visio sur son lieu de travail, et c’est bizarre. Après, ça permettait une scène assez prévisible où Kai débarque la voir par surprise… mais où Amélia refuse de l’embrasser parce qu’elle est au travail ? Excusez-moi ? Quelle hypocrisie cette scène, franchement !

Meredith, elle, arrive au travail avec Zola, qui sèche de nouveau les cours à cause d’une autre crise de panique. A la place, elle espère pouvoir assister à une procédure médicale – préférant ça à la Révolution Française. Super. Meredith refuse, tout en étant surprise de voir Miranda débarquer elle aussi à l’hôpital. Elle apprend rapidement, par Nick, que Miranda et Jo ont décidé de mettre en place un projet avec les internes et qu’il n’a pas su dire non à Miranda.

A part ça, le fait que le programme soit fermé pour ce genre de raison, ça semble bien trop vite oublié. Rien n’a changé à l’hôpital, honnêtement. Sinon, en voix off, Meredith nous parle de l’historique autour de ce qu’était l’hystérie en 1800 et du traitement mis en place pour le traiter – la masturbation, concrètement. Ca m’a fait rire qu’au moment où elle nous indique que les médecins ne masturbent plus les patientes, on se retrouve avec un gros plan sur Levi. J’ai l’esprit mal tourné, ce n’est sûrement qu’une coïncidence.

Levi n’est toujours pas passionnant cette saison, par contre, ça ne lui réussit pas d’être chef des internes. Je veux dire, il leur interdit désormais de poser des questions avant 8h ? Je peux comprendre l’idée, mais s’il les prépare à 7h50, c’est peut-être lui le problème ? C’était un peu n’importe quoi, mais ça apporte un bon humour quand ça permet à tous les internes de rencontrer Bailey sur la pire question possible de Mika : qui est Bailey ?

Bon, il devrait y avoir pire. Le projet de Miranda et Jo ? Eh, elles font appel à Addison, ou l’inverse d’ailleurs, je ne sais pas trop, pour que les internes puissent prendre le temps de faire de la prévention vidéo sur l’éducation sexuelle. Cela semble carrément nécessaire à ce stade. C’est toujours un plaisir de retrouver Addison ou de la voir rencontrer (enfin !) Jo, de manière officielle. Je n’arrive pas à croire que ça ne soit jamais arrivé tant les deux paraissent iconiques pour la série, mais bon, c’est le privilège des séries qui durent dix-neuf saisons, ça, j’imagine.

Toujours est-il que l’intrigue de cet épisode vient directement toucher une corde très sensible et révoltante : la Cour Suprême a eu la merveilleuse idée de rendre de nouveau illégal l’avortement dans de nombreux États, rendant la prévention plus que jamais nécessaire pour sauver des vies – au sens propre si les avortements illégaux tuent des gamines comme au sens figurée pour les gamines qui se retrouveraient à s’occuper d’enfants bien avant l’âge où elles sont supposées avoir envie d’être mères.

Dans le même état d’esprit, Addison parle de patientes venant la voir, dès 18 ans, pour se faire ligaturer les trompes et être sûre de ne pas tomber enceinte avant d’avoir terminé leurs études. Pardon ? La réflexion de Jo sur le sujet est tellement vraie – elle n’a pas voulu d’enfant avant ses trente ans – mais l’information d’Addison, qui j’en suis sûr s’appuie sur un fait avéré, me fait juste carrément flipper. C’est une conséquence à laquelle je n’avais jamais songé, mais je les comprends, les étudiantes terrifiées ou toutes celles qui ne veulent pas être mères.

Du coup, c’était un peu dérangeant de voir les internes chercher à se défiler face à ce genre de problématique. Tu peux bien laisser tomber une journée ton bistouri pour ça, surtout si tu es payé. Je comprends toutefois Lucas qui se barre quand Addison vient le voir et lui parler de manière super sympa. Avec sa robe à décolleté toujours aussi iconique, Addison lance bien malgré elle de nouvelles rumeurs sur Lucas, j’en suis sûr, puisqu’elle lui parle devant Simone.

Lucas demande donc à travailler aux urgences avec Teddy et Owen (il doit vraiment être désespéré) quand Benson, lui, n’a pas le droit de s’échapper. Lucas doit regretter son choix malgré tout, car il se retrouve à devoir s’occuper d’aider une vieille femme à retrouver sa petite-fille en train d’accoucher. Nous reconnaissons immédiatement la grand-mère de Simone, mais Lucas met un peu plus de temps à découvrir la vérité. C’est violent toutefois : il finit par faire le lien en lisant le dossier médical de Denise Griffith sur sa tablette.

Humph. Ils sont vachement à jour dans les archives pour avoir une version numérique accessible si rapidement, depuis tablette, d’un dossier datant de 1995. Et bordel, Simone est née en 1995 ? Ce personnage est plus jeune que moi. C’est logique, mais ça me fait bizarre devant Grey’s. On note aussi qu’elle est née un 19 octobre, l’épisode étant diffusé le 20 ; on sait déjà pourquoi la grand-mère est là.

Cela n’empêche pas Simone d’être surprise de croiser sa grand-mère avec Lucas. Et cela n’empêche pas la grand-mère d’être complètement confuse quand elle retrouve Simone et qu’elle demande à voir Denise – qui est morte en accouchant. La situation est un peu horrible à voir, mais heureusement, Meredith passe dans le coin et sait reconnaître les symptômes. Elle intervient aussitôt pour s’occuper de la grand-mère et rassurer ses internes. Ah, Meredith.

Elle est une super mentor à ce stade. Elle se débrouille en effet pour trouver Simone ensuite, lui raconter son propre calvaire avec sa mère et se montrer plus humaine que le reste de l’hôpital ne le fut avec elle. Elle lui conseille même d’entrer dans les délires de sa grand-mère pour que ça fonctionne mieux entre elles. C’est difficile à faire, mais ne pas aller contrer toutes les idées d’une personne qui perd la mémoire est en effet un bon moyen d’apaiser les difficultés de cette personne.

C’est une bonne intrigue et je suis content que ça soit vite mis en place. En plus, j’aime aussi le fait que Lucas découvre le secret de Simone, et inversement. De manière prévisible, Simone apprend en effet l’identité de l’autre interne en faisant quelques recherches sur lui pour comprendre son interaction avec Addison. J’ai aimé voir ces deux-là se rapprocher, tout comme j’ai trouvé efficace d’avoir Lucas qui s’occupe de la grand-mère de Simone. Ca le rend plus humain. Et comme toujours avec cette série, c’est un rapprochement à surveiller car il cache sûrement plus que ça… mais j’avoue, une part de moi est dégoûté que ça ne termine pas en couple Lucas/Levi. Si vous trouvez l’idée bizarre, regardez The Thing About Harry et on en reparlera ?

Pendant ce temps, côté vidéo d’éducation sexuelle, c’est la catastrophe. Les internes se retrouvent à devoir lire des scripts devant caméra et devant toute une classe d’adolescents qui est juste heureuse de pouvoir sécher les cours à mon avis. C’est un peu trop cliché de les voir s’endormir et être sur les portables comme ils le sont – la vérité, c’est qu’ils feraient un bruit de malade s’ils s’ennuyaient comme ça tout en se connaissant et en étant de la même classe, mais bon.

L’essentiel est ailleurs : Jo était sûre que les internes sauraient rendre intéressant son projet, mais bon, elle leur fait lire des faits vraiment inintéressants. Cependant, la journée n’est pas perdue pour autant : Addison croise une adolescente inquiète de son retard de règles quand une autre fait un malaise. La pauvre assure être vierge et regrette de savoir que sa mère balance à tout le monde l’existence de ses règles douloureuses… mais un petit scan montre un problème médical bien plus important, une torsion ovarienne, qui va forcer Addison à l’opérer car Carina est déjà en pleine hystérectomie.

Je trouve ça franchement dommage que Carina ne soit pas présente pour cet épisode, ce serait un peu la base tout de même, même si son intrigue où elle galère à tomber enceinte ressemble à celle qu’a pu être Addison. Bref, l’essentiel, c’est qu’elle choisit le bon jour pour son malaise : Addison et Miranda sont ravies de redemander l’autorisation d’opérer dans l’hôpital.

L’opération ne se déroule pas au mieux, mais ça permet à Jo d’apprendre de nouvelles choses, parce que, eh, bosser avec Addison Montgomery, ce n’est pas tous les jours non plus. Finalement, tout est bien qui finit bien et les nouvelles sont bonnes pour la maman de la gamine qui se fait opérer. La mère culpabilise tout de même et Miranda lui souligne à quel point le manque d’éducation sur le sujet est banal et explique qu’elle soit passée à côté du problème. Cela fait toujours du bien à entendre.

En parallèle, les internes continuent de se démerder comme ils peuvent pour gérer les lycéens. Simone se barre aussitôt qu’elle est bipée, heureuse de pouvoir s’échapper – tout ça pour tomber sur sa grand-mère – et l’épisode en profite pour nous révéler que Mika est bisexuelle, ne couchant presque qu’avec des femmes. Ma foi, c’est un coming-out comme un autre, et tout le monde s’en foutrait si ça ne l’empêchait pas d’expliquer comment mettre un préservatif sur une banane.

Jules finit par proposer une approche différente et s’éloigne rapidement des scripts soporifiques de Jo. Cela marche beaucoup mieux, il y a un bon humour dans la manière d’expliquer la sexualité et de montrer comment mettre un préservatif sur une banane – Benson m’a fait rire à expliquer qu’il n’avait jamais eu à le mettre sur quelque chose d’aussi petit qu’une banane, tout en m’intriguant à vouloir fuir le sujet à chaque fois ; mais la plus drôle était encore Mika et sa distribution de préservatifs.

J’ai beaucoup moins apprécié la partie où Jules cherche comme elle peut une solution pour expliquer ce qu’est le consentement à des adolescents. C’était marrant de la voir s’adresser à Link pour ça, même si ça tourne au harcèlement à force ; moins de voir Winston l’envoyer bouler sans vraie bonne raison. Le seul couple qui accepte de parler de consentement devant des gamins ?

Owen et Teddy, bien sûr. Qu’est-ce que je les déteste ! Cependant, ça m’a fait rire de voir Owen être si à la ramasse et leur échange en vidéo fonctionnait bien. Je me suis aussi éclaté à constater qu’il y avait toujours le même figurant en train d’écouter les échanges entre les internes ; il m’a fait mourir de rire à chaque fois. Ce n’est pas du bon travail de figurant, j’imagine, mais ça colle bien d’avoir un ado qui écoute aux portes – surtout quand il n’y a pas de porte.

Cette intrigue finit donc par me faire apprécier Owen et Teddy, qui terminent l’épisode en couchant ensemble et en apprenant à mettre en pratique les zones les plus érogènes. Je trouve ça dingue, quand même, qu’un adulte de l’âge d’Owen puisse passer tant de temps à côté de la plaque – mais après tout, je me dis que c’est peut-être une question de génération et d’éducation tout ça.

Côté génération, je ne suis vraiment pas convaincu par la mise en pratique des conseils des internes pour les vidéos. Si ça marchait bien de les voir s’ouvrir et quitter les scripts, si c’était cool de voir Bailey et Jo reconnaître qu’elles avaient tort… ça l’était moins de voir le résultat final des vidéos en musique. Ca m’a fait rire de voir le casting danser – j’aime toujours quand le casting de cette série danse – mais la vidéo sur l’ordinateur de Miranda ? Pas dingue.

Miranda profite en tout cas de ce projet pour revenir à l’hôpital, et ça c’est chouette comme tout. Même si elle ne le fait pas en tant que cheffe. Elle le refuse catégoriquement : elle veut bien redevenir prof pour les internes, elle veut bien ouvrir une clinique pour les adolescentes et les cas problématiques, mais pas être cheffe. Bien, plus qu’à retrouver un nouveau chef désormais. En tout cas, Miranda fait bien : il y a beaucoup trop de problèmes quand on est chef, et les internes qui se mettent à coucher ensemble, ça va clairement finir par être un problème. Je veux dire : Benson et Jules couchent en fin d’épisode, juste pour une fois, sans sentiment.

Heureusement que Benson était coincé tout l’épisode – mais j’avoue, ils se font du rentre dedans tout l’épisode aussi. On verra bien à quoi ça mènera, mais il me fait rire le Benson à demander pourquoi tout le monde est marié avec tout le monde dans cet hôpital et ne pas se tenir plus de trois épisodes avant de commencer à coucher avec tout le monde. Enfin, avec Jules, en tout cas.

Reste à parler du cas de l’adolescente ayant du retard dans ses règles : Addison la confie finalement à Levi quand elle doit aller opérer. C’est Levi qui est forcé de lui expliquer qu’elle est enceinte et peut avorter si elle ne souhaite pas le garder ; puisqu’avant dix semaines, il suffit de prendre une pilule qui provoque « de grosses règles ». Mouais. J’ai déjà attendu ce mensonge ; et on m’a dit que c’était mensonge, parce que c’était plus douloureux que ça. J’imagine que chaque cas est différent, après.

C’était tout de même un peu bouleversant de voir cette ado faire face seule à cette décision. C’est bien de montrer que c’est possible, mais j’aurais aimé la voir avoir au moins une personne avec elle – pas forcément un parent, mais genre, un(e) ami(e) de confiance, par exemple.

Autrement, Zola est donc de retour à l’hôpital après une crise d’angoisse et il va de soi qu’elle ne reste pas dans le bureau de sa mère toute la journée, comme elle le devrait. Non, elle tente de trouver une opération à laquelle assister et tombe sur Nick, qui la prend sous son aile pour mieux remarquer extrêmement rapidement, avec Kai, qu’il a affaire à une véritable génie. Zola est en effet capable de reconstituer des puzzles censés être impossibles à faire pour son âge – des puzzles de logique qui dépassent même certains adultes, ou Nick.

On se croirait dans Alias, je sais, mais j’aime voir ça, et j’aime voir les tantes débarquer pour constater le phénomène avec stupeur. Attendez, ça fait trois ou quatre saisons qu’on nous dit que Zola est géniale, faut pas abuser, on le savait tous ! Meredith réagit d’ailleurs un peu comme ça, tout en étant énervée de voir sa fille être examinée par tout l’hôpital à peu près, sans son accord.

C’est de la fierté mal placée, mais en fin d’épisode, elle reconnaît que c’est bien pratique tout de même d’avoir pu avancer dans un diagnostic pouvant expliquer ses crises d’angoisse : elle est trop intelligente et a besoin de challenge différents, exactement comme Maggie à l’époque. J’ai aimé voir Maggie culpabiliser d’avoir raté ça – parce que je n’aime pas Maggie après tout, j’ai aimé voir Amelia lui donner des conseils, mais ça ne me fait pas oublier que nous n’avons pas eu de scène Amelia/Addison cette semaine.

Bon, Amelia était occupée avec Kai, on va dire. Meredith l’est aussi avec Nick et de toute manière toute la fin d’épisode est juste un grand bal de gens qui s’embrassent et couchent ensemble. Grey’s Anatomy quoi.