La réélection de Trump et les séries

Salut les sériephiles,

Eh bien, on dirait que l’histoire se répète et il fallait bien à un moment ou un autre que j’en parle sur le blog, je crois. Mon Twitter est en feu – enfin, en cendres – parce qu’il y a une dizaine de jours, on a appris la réélection de Donald Trump à la tête des États-Unis.

Quel rapport avec le blog ? Eh bien, ça secoue l’industrie télévisuelle américaine, et comme pour son premier mandat, on peut s’attendre à des répercussions sur nos séries préférées. Certaines œuvres avaient déjà pris un tournant plus engagé lors de sa première élection, et il y a fort à parier que cette dynamique revienne en force. Alors, entre les acteurs et actrices qui s’interrogent sur un possible exil (si, si…) et les créateurs qui jonglent entre censure et engagement, voilà un petit aperçu des changements qui pourraient affecter les séries américaines sur la saison à venir. Un premier exemple marquant vient évidemment de Grey’s Anatomy, que j’attends vraiment au tournant à sa reprise en mars. Pourquoi ? Parce que je me souviens de…

La première élection

À l’époque du premier mandat de l’homme orange, la série médicale de Shonda Rhimes avait nettement augmenté la portée de ses messages sociaux. Les épisodes se sont mis à traiter sans détour de la brutalité policière, des violences raciales, des droits des immigrés et des questions de genre. Sous la direction de Krista Vernoff, la série a pris une dimension militante, osant des prises de position claires. Avec cette réélection, Grey’s Anatomy pourrait bien poursuivre dans cette lignée ou même aller plus loin, offrant une nouvelle saison pleine de sujets de société brûlants.

Supergirl était un autre exemple frappant lors de la première élection. Dès l’arrivée de Trump en 2016, la série avait commencé à explorer des thèmes politiques plus explicitement, opposant l’héroïne à des personnages et organisations aux idéologies radicales. Des sujets comme le racisme, les droits des réfugiés extraterrestres (une métaphore claire et vraiment lourde qui me soulait un peu, certes, mais tout de même) ou le contrôle gouvernemental étaient abordés sans détour.

Enfin, comment ne pas mentionner la saison Cult d’American Horror Story ? Sortie peu après l’élection de Trump en 2016, cette saison s’est directement inspirée du climat de peur et de division engendré par cette élection. Les personnages plongent dans un véritable cauchemar politique, confrontés à des figures de fanatisme et de manipulation collective. Ce choix scénaristique était presque inédit dans l’histoire de la télévision : Ryan Murphy, le créateur, a délibérément pris pour sujet l’impact psychologique de cette élection sur la société américaine. À travers ses personnages, la série explore les peurs profondes d’une Amérique divisée, avec une imagerie et des situations qui rappellent l’ambiance tendue du premier mandat de Trump.

Ce qui est bien, c’est que le blog existait à l’époque (ce coup de vieux !!)… et donc j’en ai gardé des traces (y en a eu d’autres, mais c’est les trois qui me restent en tête) :

2025 ?

Sur le plan créatif, on peut s’attendre à une hausse des séries traitant de thèmes sociaux et politiques, devenus brûlants. Les récits de résistance, de droits civiques ou de polarisation politique pourraient bien être plus présents… Je sais que vendus comme ça, ils ne donnent pas forcément envie. Cela dit, je suis persuadé que ça pourrait redonner du souffle à des séries et à une industrie qui en a bien besoin tellement les séries de networks n’osent plus rien et ne marquent plus.

Cependant, le risque de censure ou d’autocensure n’est pas à négliger NON PLUS : avec une administration prête à exercer des pressions sur le milieu culturel, certaines séries pourraient choisir d’édulcorer leurs messages, quitte à perdre en audace… et surtout sur les networks. Bref, c’est à double tranchant. Je n’ai pas de réponse à apporter encore : c’est à surveiller dans les mois à venir, en tout cas, mais je suis sûr que l’industrie va se bouger.

Non, je ne suis pas du tout en train de chercher du positif là où il n’y en a pas…

Déjà la pause pour ABC

Salut les sériephiles,

Le planning d’ABC pour les prochains mois vient d’être dévoilé, et il y a de quoi se poser pour pleurer un coup. Bref, on parle séries aujourd’hui sur le blog, il dfaut bien que ça m’arrive de temps en temps.

Fin 2024

Commençons du côté des mauvaises nouvelles, puisque sans grande surprise Grey’s Anatomy et 9-1-1 diffuseront leurs derniers épisodes de l’année le 21 novembre avant une pause. La mauvaise nouvelle c’est que cette pause va s’étirer jusqu’au 6 mars, rien que ça. Je déteste quand la pause est si longue, je préfère largement la diffusion gruyère qu’il y a parfois entre janvier et avril avec un épisode une semaine sur deux. Je sais que c’est mauvais pour les audiences, mais bon, quatre mois de pause, c’est digne d’une pause de fin de saison… C’est assez long, surtout pour des séries qu’on aime retrouver chaque semaine.

En ce qui me concerne, j’avoue que je sentais cette coupure venir, avec ce que les intrigues laissaient présager dans les épisodes de la semaine dernière, mais ça n’en reste pas moins frustrant. Savoir qu’il faudra patienter tout l’hiver, c’est difficile à avaler, d’autant plus avec la probabilité de cliffhangers et de départs de personnages auxquels je tiens particulièrement. Autant dire que ça va me laisser sur ma faim et que je ne suis pas vraiment prêt à faire face à ces surprises-là.

Pour voir le bon côté des choses et éviter de commencer la journée que sur du négatif, cette pause va aussi me permettre de rattraper certaines séries qui attendaient dans ma liste, notamment Tracker. C’est le moment parfait pour replonger dans les épisodes que j’avais mis de côté et qui méritent bien un rattrapage quand je vois les audiences de la série toujours au top. Parfois, les pauses des séries principales nous rappellent qu’il y a toujours un univers à explorer ailleurs – même si, soyons honnêtes, rien ne remplace vraiment nos habitudes.

Cette coupure offre aussi en théorie une chance de découvrir les nouveautés des networks que la saison a à offrir, négligées pour l’instant. Parmi elles, deux titres attirent un peu mon attention : Dr. Odyssey, dispo sur Disney + donc je n’ai pas d’excuse, et Rescue: Hi Surf. Je ne sais pas encore si ces projets réussiront à se faire une place dans mes soirées, mais ça peut être l’occasion d’élargir mes horizons. Chaque saison a son lot de surprises, et parfois les nouveautés se révèlent être de véritables coups de cœur. On verra si le cœur m’en dit justement, et si j’ai le temps surtout.

2025

De plus, il y a une bonne nouvelle dans tout ce planning : The Rookie sera de retour dès le 7 janvier. Après avoir rattrapé deux saisons en début d’année, retrouver John Nolan et son équipe, ça va être sympa ! J’avoue que la qualité avait un peu baissé lors de la dernière saison, mais cette série reste un plaisir coupable que je suis content de revoir. Et avec ce retour prévu pour la rentrée, c’est presque comme une nouvelle saison qui démarre.

Cette date de reprise de la saison network, en janvier, a vraiment un bon timing : c’est idéal pour commencer l’année en douceur avec une série qui a su me manquer et ça tombe en même temps que la rentrée, histoire d’intégrer bien vite mon planning. Après une trop longue pause, The Rookie pourrait bien redonner du pep’s à la saison et me permettre de reprendre mes habitudes sans trop attendre. On dirait que la programmation a été bien pensée de ce côté-là, au moins !

En fin de compte, ce calendrier d’ABC est un mélange de frustration et de nouvelles possibilités. Oui, les habitudes bien ancrées de Grey’s et 9-1-1 vont sérieusement me manquer et j’attends encore de voir ce que fera la FOX. En attendant mars, je vais essayer de profiter de ce que la programmation ailleurs a à offrir et de rester ouvert aux surprises. De toute manière, j’ai tellement de séries à poursuivre, rattraper et découvrir, hein…

Grey’s Anatomy – S21E06 – Night Moves – 17/20

C’est un épisode qui est écrit pour mener à une mi-saison qui va être dévastatrice (ou au moins rebattre les cartes), et ça se sent. Les arcs entamés cette année mène à une conclusion qui ne va pas me plaire parce qu’on va clairement perdre des personnages que j’adore. C’est fort dommage. En attendant, ça fait tout de même de très bons épisodes. Je comprends les acteurs qui demandent à se barrer dans le fond, ça leur permet d’avoir de bons épisodes et des choses chouettes à jouer… Mais je suis triste de sentir les départs à venir.

Spoilers

Que quelqu’un prévienne les scénaristes que tout le monde s’en tape d’Owen ? Levi a un choix à faire ; Mika surveille sa sœur ; les internes font de la merde sur le plan sentimental.


I’m not just saving a life. I’m saving a lifetime.

Faut bien le dire, j’ai la flemme de tout et particulièrement de regarder des séries en ce moment. J’ai préféré lire hier soir alors que j’avais tous mes hebdos de la semaine à rattraper, par exemple. La semaine à venir s’annonce à peu près aussi chargée que la précédente cela dit, alors c’est peut-être bien d’occuper mon dimanche à voir au moins un épisode, non ?

C’est ce qui m’a motivé à regarder Grey’s aujourd’hui. Ce n’est pas exactement un vrai argument, alors qu’il y en avait pourtant un de taille dès la première minute de l’épisode : Sophia Bush a rejoint le casting de la série pour de vrai. Et en plus, elle est rousse ? Merveilleux. Cela va nous distraire des élections américaines particulièrement déprimantes pour tous les fans de la série, je suppose.

Teddy

L’épisode commence par un dîner foireux pour Teddy et Owen, un de plus. Je ne sais pas pourquoi ils se font encore chier à réserver des restaurants à ce stade. Pour cette fois-ci, leur dîner est interrompu par Teddy qui gère une patiente, puis par Owen qui reçoit une alerte sur son téléphone. Il y a un trauma à gérer.

Owen plante donc Teddy au restaurant, et elle reste donc profiter d’un dîner avec la femme d’un collègue, qui s’avère être Sophia Bush donc. Le collègue, lui, repart au boulot avec Owen et les deux femmes restent ensemble pour manger des « pommes frites » au lieu de vraies frites. Il n’en faut pas beaucoup plus pour qu’elles se rendent compte que ce restaurant guindé n’est pas vraiment ce dont elles ont envie. Mais qui es-tu Sophia ?

C’est la femme d’un chirurgien et elle est chirurgienne elle-même, au Seattle Pres. Tous les chirurgiens ne sont donc en couple qu’avec des chirurgiens dans cette série, c’est fou. On note qu’elle passe une excellente soirée avec Teddy, à lui parler de son mariage ouvert – l’ouverture étant ce qui l’a sauvé. C’est magique : elle est littéralement en train de proposer à Teddy de faire la même chose, non ? Et ça va être clairement avec elle, en plus. Elles passent une soirée très fun à se raconter leur vie et ça termine par le personnage de Sophia Bush qui a envie d’embrasser Teddy.

Ma foi. Je suis un peu déçu que Sophia Bush débarque dans la série pour être lié à Teddy et Owen, mais bon. Il est possible qu’elle rende le personnage de Teddy plus cool à nouveau. Cela me tue comment ils sont tous bi dans cette série, tout de même. Quant à la réaction de jalousie hyper mal placée d’Owen en fin d’épisode là… Vas-y mais il pourrait pas quitter la série bordel ?

Jo

Vivre ensemble a parfois ses désavantages. Jo et Link sont clairement énervés l’un après l’autre, ce qui peut se comprendre, mais dans cet épisode, c’est une fois de plus Jo qui est insupportable. Qui débranche un truc en train de charger pour son bien sans au moins prévenir l’autre ? C’est odieux d’être aussi égoïste.

Je peux nuancer, je le veux bien : elle est après tout enceinte à gérer déjà deux gamins, dont un qui n’est pas le sien et qui est malade. Il y a de quoi être à bout. Ne pas reconnaître qu’elle l’est, en revanche, c’est insupportable. Elle l’est, même si je l’adore. Elle prend très mal de voir Amelia débarquer pour récupérer Scout, alors que ça devrait un peu lui faire plaisir d’avoir un gosse de moins à gérer tout de même.

Bon, certes, elle comprend que c’est Link qui l’envoie, mais tout de même. Finalement, la raison pour laquelle Jo est hyper énervée est inattendue : sa fille, malade aussi, a demandé à voir sa prof quand elle allait mal plutôt que de voir sa mère. Et elle le vit mal. C’est une sacrée douleur, pour elle. Evidemment qu’elle le vit mal ! Jo comprend qu’elle préfère la personne qui s’occupe d’elle toute la journée, mais ça veut dire aussi qu’elle n’est pas la mère qu’elle aimerait être.

Et que se passera-t-il avec deux gamins de plus, en plus ? Parce que oui, elle est sur le point d’en avoir deux de plus et c’est comme ça qu’elle l’annonce à Amelia. J’adore. Loin d’être déstabilisée, Amelia a les meilleures réactions et passe le reste de l’épisode à rassurer Jo comme elle peut, notamment en lui faisant prendre conscience que Link a toujours été là pour elle – et qu’il a toujours été amoureux de Jo. Mouais. Soit.

Finalement, Jo explique à Link qu’elle a juste peur de se retrouver seule avec les enfants, parce que bon, tout le monde la dégage tout le temps. Mouais, ils sont en boucle sur le scénario là.

Mika

En parallèle du reste, Jules continue de s’occuper de Mika pendant que celle-ci veille sur sa sœur. Tout est donc bien dans le meilleur des mondes, jusqu’à ce que la situation ne dégénère hyper rapidement : un patient a besoin d’une nouvelle pompe, mais elles sont inaccessibles dans le service à cause d’un problème de clé. Par conséquent, Mika se retrouve à devoir gérer la manivelle qui permet de pomper le patient pendant que Jules se barre faire d’autres choses et s’occuper d’autres patients. Qu’est-ce qui pourrait mal tourner ?

Ce n’est pas comme si elle risquait de regretter de ne pas être avec sa sœur qu’elle devait surveiller. Ce n’est pas ce qui arrive cependant : bien au contraire, tout se passe à merveille. Elle peut sauver le patient à deux reprises, et elle le fait tellement bien que Jules finit par lui céder sa place au bloc opératoire, bien consciente que sans Mika le patient serait probablement mort. Il faut dire aussi que s’appuyer sur des appels en visio pour tenter de savoir comment sauver des vies quand tout le monde, ce n’est pas grandiose.

L’épisode se termine à merveille pour Mika en tout cas. Sa sœur passe la nuit et survit, elle bosse toute la nuit et passe un super moment, et Jules a très envie de l’embrasser. Ouais, le couple va clairement se former… Sauf que Mika s’endort au volant de son van, alors que sa sœur est passagère. Petit accident pour le cliffhanger de cet épisode. Bordel, ils vont donc tuer Mika ?

Levi

On retrouve aussi Levi dans cet épisode. Il faut en profiter, j’imagine, c’est assez clair que les scénaristes préparent sa sortie avec sa promotion. Il a la possibilité d’aller continuer ses études dans le Texas pour un an. Il n’y pas de garantie pour la suite, cependant, c’est donc un choix qui ne se prend pas à la légère. Beltran s’en rend compte elle-même.

Alors que Levi hésite encore, Weber et Bailey le convoquent pour le prévenir qu’ils sont au courant de ce que le Texas lui propose. Ils ont envie de le garder toutefois, alors ils lui promettent des merveilles : un poste fixe à la fin de ses années d’étude. Bailey est prête à tout pour le garder : elle lui propose donc une soirée dans ses baskets. C’est sympa de voir Levi dans une tenue bleu foncée pour une fois.

Ce n’est toutefois pas l’avis d’Helm quand elle le voit : elle est clairement jalouse. Elle a passé un an à bosser comme barmaid, elle compte vraiment avoir sa promotion avant lui ? Cela ne tient pas trop…

Après, je suis surpris de voir Levi prendre si bien sa promotion : on sait qu’il gère mal le stress tout de même. Il se retrouve donc à devoir gérer une opération d’urgence et il est évident que celle-ci a son lot de complications en cours de route, forçant Levi à faire des choix.

Il fait les bons choix cependant, ce qui le pousse même à penser que rester à Seattle serait une bonne idée. Le problème ? Ce serait pour de la chirurgie générale alors que lui, il aime vraiment bosser pour les enfants – et pour sauver des vies d’enfants. Il décide donc de prendre son job au Texas et de quitter l’hôpital. Je suis dégoûté. Il termine l’épisode en faisant ses adieux à Helm – c’est au moins ce qu’il fallait pour son dernier épisode (je suppose), mais c’est tellement décevant qu’il se barre. Je comprends qu’elle pleure. Il reste possiblement un épisode pour Levi.

Lucas

La série nous refait tout un plat, encore, d’un personnage qui dit « je t’aime » un peu par réflexe. Je ne vois vraiment pas où est le mal à ce stade : Simone et Lucas sont en couple on et off depuis près de deux ans, elle lui balance clairement ça de manière automatique en faisant autre chose… C’est bon, quoi. Ce n’est pas comme s’ils n’étaient pas amoureux l’un de l’autre en plus ; on le sait.

Cela dit, Lucas n’ose pas lui répondre pour autant. Il faut dire aussi qu’il est dans un ascenseur, ça n’aide pas. Mais tout de même. Simone a la bonne idée de faire ça devant Kwan en plus, alors elle se prend quelques blagues pendant tout l’épisode. Les patients du jour posent problème aussi, bien sûr, en faisant un bon écho à tout ça : l’urgence concerne un festival de musique (enfin d’air guitar) qui tourne mal et ça fait que Beltran est ravie de voir des gens oser s’affirmer autant, malgré les risques. OK.

Cela mène aussi à une scène un brin ridicule d’air guitar en visio, mais on s’amuse bien à voir Kwan se sentir con avec le téléphone en main. Et on termine l’épisode avec Simone qui répète à Lucas qu’elle est amoureuse de lui. Elle gagne un baiser de sa part, mais toujours pas un « je t’aime » en réponse. Jusqu’à ce qu’il s’en souvienne. Enfin une scène où on le voit son TDA, franchement.

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Grey’s Anatomy – S21E05 – You Make My Heart Explode – 16/20

Est-ce que la série est vraiment partie en pause entre deux saisons ? C’est fou comme on retrouve chaque personnage et comme on a l’impression de ne pas les avoir quittés. La routine est plus qu’ancrée à ce stade de la série, et pourtant, plein de nouveautés ont été intégrées il y a deux ans. Oui, mais, deux ans, ça passe vite et ce n’est pas grand-chose par rapport à vingt-et-une années. Bref. C’est sympa cette série, je veux qu’elle continue à vie.

Spoilers

Levi évite James, Jo digère la nouvelle du cliffhanger, Kwan se trouve un patient de manière inattendue.


Will this be a bad time to tell you that I have to reschedule ?

Ce n’est pas parce que je suis en retard pour visionner cet épisode que je vais oublier de le faire. Je suis surpris de voir que nous en sommes déjà à l’épisode 5. Il y a tellement de personnages et d’intrigues en parallèle qu’on ne peut pas dire qu’il se soit passé grand-chose de marquant cette saison pour l’instant.

Levi

Bon, tout de même, Jo est enceinte de jumeaux et elle est en pleine dépression. De son côté, Levi se sent con d’avoir couché avec un homme marié. Ce n’est clairement pas un problème : il ferait mieux d’en parler avec James pour apprendre que son mari est décédé ou une histoire comme ça, sérieusement. Je ne comprends pas cette manie de fuir les problèmes et de ne pas communiquer du tout.

Ce qui est top, c’est qu’au moins, il retrouve son amitié avec Jo. J’ai beaucoup ri de la scène on ne peut plus cliché où les deux se retrouvent dans la même voiture à éviter James et Link de manière aussi peu discrète que possible. Après, Link le cherche un peu à dire à Jo que sa mère peut aménager chez eux. Qui aurait envie d’entendre ça ? Il y avait du rythme, ils m’ont fait rire. Simple et efficace.

La journée de travail peut malgré tout commencer, même s’ils s’enfuient initialement du parking. J’aime bien voir Levi ensuite en duo avec Lucas. Ils ont fait un film ensemble où ils avaient une alchimie de dingue et j’aurais envie de les revoir en couple, et même si je sais que ça n’arrivera pas dans la série, c’est chouette.

Bref, pour cet épisode, ils bossent en duo sur le cas d’une petite fille à aller chercher en hélicoptère pour la ramener à Seattle. Oui, bon, en hélicoptère, tout est dit. Levi déteste ça et panique, et il a bien raison parce que les vols organisés par le Grey Sloan Memorial Hospital, on sait ce que ça donne. Bordel, l’hôpital s’appelle « Memorial » quand même, et c’est à cause d’un crash d’avion que c’est le cas, hein.

Du coup, c’est vraiment sans surprise que le vol en hélicoptère se déroule de manière catastrophique : un orage provoque des turbulences qui force nos médecins à intervenir en plein vol pour ne pas perdre la jambe de la patiente. Les pauvres. Ce que j’aime au milieu de tout ça, cependant, c’est que Lucas et Levi prennent le temps de sympathiser l’air de rien. Lucas donne son avis sur la vie romantique de son supérieur ; considérant que ça n’est jamais une erreur de coucher avec quelqu’un. Mouais.

Les deux médecins se retrouvent ensuite à opérer en plein vol, malgré les turbulences. Et sans la moindre crédibilité, tout se passe bien, en plus ! Enfin, l’opération se passe bien. En revanche, l’hélicoptère va beaucoup moins bien que prévu : les parents de la patiente font trois heures de route et arrivent avant celui-ci, qui ne donne même plus de nouvelles. Ah super, un hélicoptère et plus de contact avec l’hôpital ? Qu’est-ce qui pourrait mal tourner ?

Plein de choses, mais finalement, rien. L’hélicoptère peut se poser loin de l’hôpital et le trajet se termine en ambulance. En attendant, Beltran a eu le temps de stresser d’envoyer Lucas et Levi à sa place dans un hélicoptère risquant de se crasher. L’avantage, aussi, c’est que ça lui permet de parler un temps avec Amelia. Mais bon, on en reparle ailleurs dans la critique de ça.

Ici, je me concentre sur Levi et sur les scénaristes qui se débrouillent pour lui trouver une porte de sortie de la série. Comme toujours dans ces cas-là, c’est hyper énervant : ils rendent le personnage à nouveau bien plus intéressant avant de s’en débarrasser. C’est sa vocation de chirurgien pédiatrique qui va permettre ça : Beltran lui propose un job au Texas quand elle est persuadée à 100% qu’il fera un excellent chirurgien pédiatrique. C’est bien, elle ne change pas du tout d’avis du tout au tout elle.

Bien sûr, en fin d’épisode, il apprend que le mari de James est bien mort, ce qui a été littéralement ma première pensée quand il a trouvé l’album photo la semaine dernière, mais bon. Pour Levi, c’est une surprise. On verra ce que ça donnera avec le temps. De son côté, Lucas rentre chez lui, prépare une superbe soirée romantique et la passe avec Simone. Incroyable, ils sont donc vraiment en couple désormais ? Tout va bien pour eux ? OK, vu, dommage d’avoir tant gâché leur relation l’an passé.

Jo

Loin de travailler, Jo se retrouve à devoir faire une échographie de plus pour confirmer que tout va bien. C’est l’occasion de papoter avec Link qui envisage déjà d’acheter un mini-van pour les quatre enfants dont ils vont devoir s’occuper. Finalement, Jo préfère donc faire son écho toute seule sans lui. Quand elle le renvoie bosser parce qu’elle n’a pas besoin de sa bonne humeur, on ne peut que deviner que ça va mal se passer.

J’adore Jo, mais ce ne serait pas forcément une mauvaise chose : eh, si ça permet de revoir Carina parce qu’il y a besoin d’une experte pour gérer la catastrophe… ou même si ça peut donner quelque chose à faire à Amelia pour qu’elle reparle de son horrible grossesse lui faisant donner naissance à un mort-né.

Finalement, tout va bien pour Jo, sauf qu’elle est parfaitement insupportable avec son mec. Link est terrifié par la grossesse à risque de Jo et n’apprécie pas du tout de ne pas se sentir comme son partenaire sur ce coup-là. Il termine donc l’épisode en reprochant à Jo son égoïsme et sa manière de le dégager trop régulièrement sa vie. Ma foi. Il n’y a que la vérité qui fait mal, je suppose.

Teddy & Owen

Teddy et Owen sont en thérapie de couple, pour changer, et ont désormais pour problème de ne pas savoir s’il faut ou non planifier une session de sexe. On en est là, c’est vraiment passionnant comme série. Heureusement qu’il y a un peu d’humour pour saupoudrer le tout, parce que je me ferais bien chier sinon.

Pour ne rien arranger, le couple se charge aussi du même patient, lui-même marié depuis des années et des années. Nous en voilà à devoir supporter des dialogues sur le compromis et des engueulades de couple qui empiètent sur le travail. Ceci étant dit, ce n’est pas mal de voir ENFIN quelque chose comme ça : ils bossent tous en famille tout le temps, mais on sait ce que ça donne en vrai non ? J’en serais bien incapable ; c’est bien d’avoir un espace séparé entre vie pro et vie perso.

Finalement, c’est à Richard de donner des conseils à Teddy, ça en dit long. Médicalement parlant, les problèmes du couple finissent par se ressentir, bien sûr : leur patient a le torse qui explose avec plein de sang qui gicle tellement ils ne parviennent pas à se mettre d’accord sur la marche à suivre. Cependant, tout finit bien, avec un patient qui va mieux sans la pression sur sa poitrine. Avoir un cœur qui explose est une bonne chose, apparemment. Vous ne le verrez que dans Grey’s.

La pression est relâchée aussi pour Teddy et Owen, qui finissent par éclater de rire et se réconcilier à peu près.

Ndugu & Ben

Beltran et Ndugu continuent-ils de coucher ensemble ? Difficile à dire. Beltran est de retour dans cet épisode et c’est pour que Ndugu lui redonne de la lingerie qu’elle aurait oublié chez lui. On aurait tendance à penser qu’ils couchent encore ensemble, mais en fait non : ce n’est pas à elle. Avec qui donc a-t-il couché dans ce cas ?

Ils sont interrompus par Amelia qui remarque bien sûr la lingerie fine, ce qui fout une ambiance particulière au taf entre les deux femmes. Après tout, Amelia espérait coucher avec la nouvelle à la base. Elle a beau dire que ce ne sont pas ses affaires… on sait ce que ça donne. Elles ont toutefois l’occasion de passer du temps ensemble dans cet épisode, Beltran se justifie à deux reprises de coucher avec Ndugu, ça semble convenir à Amelia… Qui sait, ça donnera peut-être quelque chose quand même à la fin ?

De son côté, Ben continue de tenter de reprendre ses marques avec les internes. Ce n’est pas glorieux, il tente même d’appliquer ses habitudes de pompier à l’hôpital et qu’il est chiant sérieusement. Je suis presque content qu’on le mette en équipe avec Ndugu dans cet épisode, parce que ce dernier est de plus en plus chiant avec les épisodes aussi. Du coup, le mettre avec un personnage que je déteste encore plus et le voir être chiant avec, ça me fait plaisir : je peux à nouveau avoir l’impression que je l’apprécie.

Ben essaie donc de se faire respecter en rappelant à son supérieur qu’il est en quatrième année d’internat, mais il ne fait qu’empirer les choses. En vrai, Ndugu passe ses nerfs sur lui à cause de Bailey et de l’épisode précédent, donc c’est totalement injuste… mais je n’aime pas Ben, alors ça me fait rire et ça me va bien. Jules assiste à tout ça, et ça me fait rire, même si elle ne sert à rien dans l’intrigue – Mika me manque dans cet épisode.

Finalement, Ben et Ndugu trouvent un terrain d’entente quand il est question du bien-être du patient. Ils deviennent même besties pour aller voir un match ensemble au bar d’à côté, et ça, ça ne me rassure pas pour la suite. Cela fait plaisir à Bailey de voir que son mari se réintègre bien à l’équipe ; m’enfin, si c’est pour pourrir encore un peu plus le personnage de Ndugu, ça va me frustrer de fou.

Kwan

Kwan est supposé rattraper son retard administratif pour la journée, mais au lieu de ça, il se retrouve à devoir s’occuper d’un des hommes de ménage de l’hôpital qui s’effondre devant lui – et sous une étagère tant qu’à faire. Vraiment, il faut rester à bonne distance de ces chirurgiens, c’est fou. Bon, après il est pris en charge par Bailey puis Link. Il n’a pas envie de l’être, mais bon, tout le monde s’en fiche, sa santé est la priorité de Bailey.

Et sa santé n’est pas terrible, avec une nécrose à supporter. Par chance, il a de bons médecins : Kwan essaie donc de l’aider autant qu’il peut à faire le bon choix. En parallèle du reste, la série profite aussi du personnage de Kwan pour faire un peu de politique. C’est une année électorale aux US et il faut s’enregistrer pour voter. Seulement voilà, Kwan dit que ce n’est pas son truc. Simone ne le lâche plus. C’est horrible parce que je suis d’accord avec Simone, mais je la trouve tellement chiante.

Elle finit par entendre ses arguments sur le système pourri lorsqu’il en parle avec le patient qui est obligé d’attendre que son état s’aggrave pour espérer avoir une prise en charge de ses frais. Cela révolte Simone et Kwan qui débarquent dans le bureau de Richard pour raconter l’histoire de ce patient et leur révolte interne. Ils le font malgré eux et sans le savoir devant certains décisionnaires qui, aussitôt, prennent en charge le cas de ce travailleur de l’hôpital.

Même s’ils trouvent une solution efficace, il reste un problème : il y en a pour des semaines et des semaines de traitement à l’hôpital. Cependant, il a un fils… Bref, le système est pourri ; l’intrigue s’étalera sur plusieurs épisodes et, malgré tout, Kwan se décide à aller s’enregistrer pour voter aux élections.

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