Moon Knight – S01E02

Épisode 2 – Summon the Suit – 16/20
Je suis rassuré de voir que la série ne perd pas de temps à mettre en place son intrigue, parce que le début d’épisode souffrait encore de quelques longueurs. Pourtant, en cours de route, le rythme s’accélère et des réponses sont données, juste assez pour que l’on puisse se faire une vraie idée de ce qu’il se passe. La fin d’épisode donne bien plus envie de continuer la série, et comme j’en ai déjà vu un tiers, je devrais la finir.

Spoilers

Steven se réveille dans son lit après l’attaque au musée. Il entend bien comprendre ce qui lui arrive cette fois.

You’re not alone.

ENFIN ! Le générique Marvel Studios est là ! Oui, il m’en faut peu, mais ce générique me fait de l’effet et j’en ai marre d’entendre que c’est mieux de passer les génériques alors je le dirais à chaque fois, à chaque critique, c’est comme ça.

Le début d’épisode est plutôt énervant, parce qu’on en revient à un réveil supplémentaire de Steven. Toujours accroché à son lit par des sangles, cet abruti les oublie et s’explose la face au sol. Bon, peu importe, l’essentiel est ailleurs : Steven se rend au plus vite au musée pour savoir ce qu’il en est. Le problème, c’est qu’il n’en est rien.

Il regarde les bandes de vidéosurveillance avec le gardien du musée pour mieux s’apercevoir qu’il n’y a rien d’autre que lui dessus. Le molosse était d’après Steven un loup d’Egypte, mais il n’apparaît pas sur les vidéos, ce qui fait que le dégât des eaux des toilettes (mouais ?) est entièrement de sa faute. Il est rapidement renvoyé dans une scène où c’est de nouveau l’humour qui prime. Le problème, c’est que la série prend à nouveau son temps quand on aurait préféré plutôt avoir de l’action après la scène finale de l’épisode précédent.

Seulement voilà, Marc ne répond plus à Steven quand il se regarde dans le miroir. Il n’a donc pas le choix : il mène à nouveau l’enquête seul. Une fois viré, il se confie à un mime londonien sur ce qui lui arrive et ça lui donne l’idée de chercher à savoir à quoi sert la clé de Marc qu’il a trouvé avec le téléphone dans l’épisode précédent.

Il trouve assez vite la réponse : cela mène à un box où il trouve un lit, un sac avec de l’argent, un flingue et surtout un passeport au nom de Marc Spector. Celui-ci n’a plus trop le choix que d’intervenir à nouveau et de répondre aux questions de Steven. En théorie. En pratique, il essaie encore de la manipuler, alors même que c’est Steven qui semble avoir le pouvoir. Après tout, il a le fameux scarabée/compas en main et il est au contrôle de son corps.

Quand Marc lui demande d’aller dormir, c’est donc tout naturellement que Steven refuse. Mac finit donc par lui expliquer qu’il est un avatar de Khonshu, son maître. Ah, des explications. Je ne dis pas qu’elles sont satisfaisantes, je dis en revanche qu’elles sont essentielles et qu’elles auraient été bienvenues aussi dans le premier épisode.

Khonshu est le dieu égyptien de la lune, et il a donc un gardien pour lutter contre les malfaiteurs. C’est bien logique, mais dans le monde de Steven, ce n’est pas ça. Il ne semble pas si inquiet de ce qui lui arrive, il ne fait jamais le lien avec les super-héros Marvel, alors qu’il connaît plein de références culturelles. C’est énervant. Bon, en tout cas, il est inquiet d’être un criminel alors il décide de se rendre à la police.

Cela ne plaît pas du tout à Khonshu qui se met à le poursuivre, jusqu’à nous faire crier Steven – c’est parfait pour le Bingo Séries – qui finit par tomber dans la rue au moment où passait… Layla, comme par hasard. Elle tombe à pic, franchement. Elle a un milliard de questions elle aussi, comme nous, se demandant notamment s’il avait été enfermé sans le costume. Au détour de la conversation, elle nous apprend qu’elle est mariée à Marc, et ça perturbe Steven.

Il nous la ramène rapidement chez lui où il est harcelé par un Marc qui ne souhaite pas du tout que Layla apprenne qui il est. Il est aussi hors de question pour Marc que Layla tombe sur le scarabée, bien sûr. Avant qu’elle ne le fasse, c’était inévitable, elle découvre que Marc est persuadé d’être Steven (ou l’inverse ?) et qu’il est fan de la même poétesse qu’elle. Il parle aussi français, comme elle, et peut déchiffrer les hiéroglyphes, comme elle. Bref, ils ont une belle alchimie.

Ils sont toutefois rapidement stoppés par l’arrivée d’agents fédéraux. C’est du moins comme ça qu’ils se présentent… mais bon, Kennedy et Fitzgerald ? Steven est sacrément con, tout de même.

En plus, il refuse toujours que Marc lui vienne en aide alors qu’il sait désormais qu’il est en contact avec Khonshu, sous contrat avec lui et qu’il a tout intérêt de faire ce que Khonshu veut. Je veux dire, c’est un dieu, et il fait peur. Bref, les agents fédéraux trouvent rapidement l’argent, accusent Steven de vol et découvrent son passeport avec un faux nom. Ils l’arrêtent donc et l’emmènent aussitôt… ben, pas au commissariat.

Quelle surprise : les agents fédéraux sont en fait des membres de la secte qui l’emmène au QG du gourou, Harrow, à Londres. Celui-ci tente cette fois-ci une approche différente. On sait bien que c’est le méchant de la série, mais il essaie de se faire passer pour le gentil. Lorsqu’il touche Steven, ce dernier est capable de voir Khonshu. C’est assez amusant, parce que Khonshu lui demande de tuer le gourou, mais ça s’explique : Harrow est l’ancien avatar de Khonshu.

Il le connaît donc par cœur et il l’explique à Steven, avec un petit cours de mythologie égyptienne aussi. Ainsi, on apprend que Khonshu punit les criminels après le crime, alors que lui a désormais décidé de servir Ammit, qui punit ceux qui feront le mal aussi dans le futur. C’est plus simple à ses yeux, plus problématique aux yeux d’autres. De toute manière, Steven se retrouve coincé dans une situation qui le dépasse largement.

Marc essaie en permanence de reprendre le contrôle, Khonshu souhaite voir Harrow mourir et celui-ci défend son point de vue, tout en expliquant qu’il a vraiment besoin de retrouver le scarabée. En effet, le scarabée est aussi une boussole menant au tombeau d’Ammit. Cela lui permettrait de la ressusciter, et donc de mener son projet à terme. Pour cela, il a aussi une relique d’Ammit, une canne, qui lui permet d’utiliser une partie de son pouvoir – et de menacer Steven pour obtenir ce qu’il veut.

Celui-ci ne craque tout de même pas si facilement et ne révèle pas l’emplacement du scarabée. Par contre, Layla, qui s’était cachée à l’arrivée des « agents fédéraux », débarque avec et lui demande d’invoquer le costume. Le problème cette fois-ci, c’est que Steven n’a aucune idée de ce dont elle parle et ne peut donc pas faire grand-chose pour l’aider. Le plan est alors de s’enfuir, tout s’enfuir.

C’est plutôt logique comme plan d’action, mais ce n’est pas si efficace quand Harrow appelle derrière eux une nouvelle créature de la mythologie égyptienne pour les chasser. Il est assez vite révélé que la créature est invisible aux yeux de tous, sauf de Steven. Celui-ci ne peut toutefois pas vraiment se battre contre elle tant qu’il n’a pas le costume, qu’il appelle finalement quand il se fait jeter à travers une fenêtre.

Le costume qui arrive est un simple costard, mais avec un masque qui protège suffisamment Steven pour qu’il survive à une chute autrement mortelle. Il a eu la bonne idée de l’appeler pile à temps, même si Marc se moque pas mal de ce costume. La bataille contre la bête continue toutefois, celle-ci cherchant à récupérer le scarabée.

En toute logique, Layla finit elle aussi par débarquer pour venir en aide à Steven, et le combat finit par les mener dans la rue où plein de passants risquent d’être blessés par la créature qui s’acharne sur eux, allez savoir pourquoi. Steven laisse alors le contrôle à Marc, et ça marche tout de suite beaucoup mieux. Marc invoque le bon costume, puis escalade un immeuble. Oui, cette fois, nous avons vraiment le droit de suivre tout ce que fait Marc, et c’est intéressant parce qu’il est sacrément agile dans sa manière d’emmener le monstre invisible aux yeux des londoniens le plus loin possible d’eux.

En deux temps, trois mouvements au-dessus des immeubles de Londres, la bête est sacrifiée et tout est bien qui se termine bien. Ou pas : Marc se rend compte qu’il n’a pas le scarabée sur lui. Pire que tout, Harrow récupère ainsi le scarabée des mains d’un SDF qui vient de le trouver sur le lieu du crash de Steven quelques instants plus tôt. Au moins, Lalyla a le temps d’apercevoir ce qu’il se passe, mais pas d’agir : la balance d’Ammit condamne bien vite le pauvre SDF qui n’avait rien demandé.

De son côté, Steven est désormais prisonnier des miroirs et regarde Marc péter un câble après la perte du scarabée. Un dialogue s’établit entre les deux hommes prisonniers du même corps, et il faut encore nous expliquer ce qu’il s’est passé exactement pour en arriver là. Le pauvre Steven est vraiment un prisonnier qui n’a plus le droit de sortir, et Marc se fait un plaisir de le lui expliquer qu’ils ont échangé leur place pour l’instant.

Marc explique aussi que Khonshu aimerait faire de Layla sa prochaine avatar, mais ça ne satisfait pas Steven comme explication. Il n’en faut pas beaucoup plus pour que Marc pète un câble et explose le miroir dans lequel il lui parlait. Khonshu débarque alors pour reprocher à Marc son incapacité à gérer le corps de Steven.

Il l’informe aussi qu’Harrow a pris possession du scarabée, puis renouvelle sa menace de faire de Layla sa prochaine avatar, ce qui nous confirme qu’elle est vraie cette menace. Au détour d’une réplique, on nous dit aussi que Marc était sacrément faible quand il a été choisi, presqu’un cadavre. Cela ne nous dit pas exactement comment ça fonctionne, mais c’est une information de plus à prendre. Khonshu emmène ensuite Steven et Marc en Egypte. C’est un bon cliffhanger, même si je ne sais pas trop pourquoi Marc se bourre autant la gueule avant d’aller accomplir sa mission qui sera probablement d’arrêter Harrow dans son ouverture du tombeau d’Ammit.

Moon Knight – S01E01

Épisode 1 – The Goldfish Problem – 16/20
C’est encore trop tôt pour savoir vraiment quoi penser de la série : l’introduction est longue et semble perdre du temps, ce qui fait qu’on termine l’épisode avec un tas de questions, mais pas vraiment de réponses. En attendant, on a eu un bon paquet de surprises et de scènes d’action plutôt efficaces du côté du divertissement. Bref, l’intrigue me laisse perplexe pour l’instant, mais ça se regarde bien.

Spoilers

Steven est un employé de musée tout ce qu’il y a de plus banal, qui semble passer à côté de sa vie. Sauf que.

Did he just throw the gun ?

Quelle étrange première scène ? J’arrive sans rien savoir de la série et je vois un type casser un verre pour le mettre dans ses chaussures, avant de mettre ses chaussures. Bien sûr. Tout le monde fait ça, non ? Et on enchaîne sur un Marvel Studios avec la mauvaise musique de générique ? Je ne suis pas d’accord du tout. C’est emmerdant, en plus, les deux premières minutes de la série ne sont qu’un enchaînement de trois chansons différentes sans une seule réplique.

C’est étrange, mais pas autant que la morning routine du personnage principal qu’on nous montre ensuite : il se réveille attaché à son lit, mais peut s’en détacher. Autour de celui-ci, du sable. Sur la porte, un scotch l’empêchant de sortir. Et au téléphone ? Le répondeur de sa mère, dont il nourrit Gus, le poisson rouge.

Bon, on nous présente un personnage un peu désorganisé malgré une routine assez claire. Il semble faire la même chose chaque matin, mais réussit tout de même à être en retard pour son bus. On finit par connaître son nom, Steven, quand il arrive à son travail. Il bosse dans un musée sur l’Egypte, dont il est un passionné. Malheureusement pour lui, il bosse surtout dans la boutique et est censé vendre des bonbons aux enfants, pas leur expliquer comment on embaume un corps.

Il a clairement sa préférence, pourtant. La suite nous révèle qu’il est censé avoir un rencard avec une guide touristique du musée, mais il en a tout oublié. Malgré tout, il a une bonne mémoire puisqu’il a plein de connaissances sur l’Egypte. Bon, on ne sait pas bien où la série a envie de se rendre par contre, et c’est un peu long comme début. Le personnage nous est présenté comme attachant, certes, mais ça finit par être lourd. En plus, pour voir ça après Ms Marvel (je suis en retard, oups), je trouve que ça se ressemble un peu trop comme introduction.

La suite est bien meilleure, cependant, parce que l’on suit le personnage alors qu’il rentre chez lui et suit son… evening routine ? Ca existe ça ? Il fait clairement tout ce qu’il peut pour ne surtout pas s’endormir, à coup de rubick’s cube et de lecture sur l’Ennéade – les neuf dieux égyptiens. Pourtant, il se réveille au milieu de nulle part – à la campagne.

Une voix semble lui parler, lui demander de remettre le corps à Marc, puis de s’enfuir. Le problème, c’est qu’il n’y a personne avec lui et que derrière lui, il  a un château avec des hommes essayant de lui tirer dessus. C’est peut-être parce qu’il a un scarabée d’or dans la main ? Allez savoir. Il n’est pas bien discret à se rendre dans le village le plus proche.

Steven essaie bien d’être discret, mais avec une capuche, on ne voit que lui quand il s’approche de ce qui ressemble fort à une secte. Le gourou de celle-ci a un tatouage de balance sur le bras et il se permet de juger la vie de ses fidèles. S’ils ont fait le bien toute leur vie, tout va bien, ils peuvent rejoindre ses rangs. S’ils ne l’ont pas fait ou s’ils feront le mal dans le futur, Ammit les juge et les tue. Rien que ça.

Bon, comme prévu, il est rapidement repéré par Arthur Harrow, le gourou de la secte qui l’accuse d’être un mercenaire et veut récupérer le scarabée au plus vite. Steven veut bien s’exécuter, mais la voix dans sa tête, digne de Venom honnêtement, ne l’entend pas comme ça : Steven perd le contrôle de son corps et n’arrive pas à tendre la main. Il serre le poing, éloigne le scarabée de l’homme, ça ne fonctionne pas quoi.

Quand la foule s’impatiente et qu’il semble être pris en embuscade, il perd connaissance… et se réveille entouré de corps blessés et allongés. Il s’agit des membres de la secte qui ont voulu lui prendre le scarabée des mains. Il est en revanche encore en ville et face à ses ennemis, alors il est forcé de prendre la fuite en camion.

S’ensuit une très bonne scène de course poursuite à la montagne et en camion. La scène est un brin flippante par moment si on est du genre à avoir le vertige. Toute cette course et fusillade est ponctuée d’évanouissement de la part de Steven, qui se réveille chaque fois en vie – donc dans une meilleure position que trois secondes plus tôt pour lui – mais dans de beaux draps. Genre, à un moment, il se retrouve en marche arrière, quoi.

La scène est visuellement très réussie, avec plein d’embuscades, de camions chargés de bois, mais aussi d’humour quand il double une petite vieille au doigt d’honneur très poli. Bon, en tout cas, on sent bien que son alter-égo, Marc, est un pro. Steven se réveille alors dans son lit et tout semble aller pour le mieux… mais je suis loin d’être si naïf, et lui aussi. Il repère bien vite que son poisson rouge a soudainement deux nageoires au lieu d’une, et ce n’est pas tout à fait normal.

Après, j’avais bien deviné ce qu’il en était : à la Dr Jekyll et Mr Hyde, Steven a donc une double personnalité, et son double, Marc, a pris le dessus sur sa vie un bon moment. D’où tous les jeux de reflets dans la réalisation depuis le début de l’épisode. C’est beau esthétiquement, au moins. Quant à Steven, il est deux de tension et met un moment à comprendre ce qui lui arrive : il ne le réalise qu’une fois au rencard avec sa guide touristique. Elle ne se pointe pas, et pour cause : il a deux jours de retard au rencard.

Cette fois, Steven est perturbé par tout ce qui lui arrive. Il rentre chez lui à la recherche d’une réponse, mais il est loin de la trouver. Tout au mieux, il trouve une cachette dans son appartement avec un portable qui lui permet de parler à une certaine Layla. Elle est inquiète pour le sort de Marc, probablement son copain, dont elle n’a plus de nouvelles depuis des mois. Et cet appel où Steven a un accent anglais et ne s’occupe pas d’elle ne doit pas la rassurer.

Cependant, à force de chercher des réponses, il finit par attirer l’attention de la voix dans sa tête. Celle-ci lui demande d’arrêter de chercher des réponses qu’il ne peut avoir. Quelques problèmes électriques plus tard, Steven se met à apercevoir un étrange type momifié qui se dirige vers lui dans le couloir de l’immeuble – il ne s’agit pourtant que d’une grand-mère intimidé de voir ce type cinglé dans l’ascenseur.

Quelques instants plus tard, Steven est de retour dans le bus pour aller au travail. Il ne semble vraiment pas malin par contre, à ne pas se rendre compte que ses absences laissent clairement la place à quelqu’un d’autre gérant sa vie – ou son corps pour reprendre ce que disait la voix. Ainsi, malgré toutes les péripéties qui viennent de lui arriver, Steven se rend au boulot, inquiet tout de même de retrouver le gourou de la secte dans le bus, puis au musée.

Harrow est surpris de constater que Steven n’avait pas menti sur son nom en se présentant, mais il arrive à l’embobiner suffisamment longtemps pour lui faire passer le test d’Ammit afin de savoir s’il est bon ou non. Pour Steven, évidemment, le tatouage de la balance n’arrive pas à se décider. Harrow précise qu’il y a du chaos en lui, mais il a surtout une double personnalité, en vrai. Surpris, Harrow le laisse s’enfuir.

Ce n’est que temporaire, et surtout, il a été révélé entre temps que les clients du musée et une bonne partie du personnel faisaient eux-mêmes partie de la secte. Steven peut tout de même passer une journée tranquille… avant d’être attaqué le soir-même par une bête étrange, une sorte de molosse peu sympathique, toujours à la recherche du scarabée.

La scène est à nouveau prenante, avec Steve qui court à travers le musée pour se sauver la vie, s’enferme aux toilettes et… parle à son reflet. Pour être plus exact, c’est le reflet, Marc, qui lui parle. Et il lui demande de lui laisser prendre le contrôle pour leur sauver la vie. C’est effectivement ce qu’il se passe : Marc prend le contrôle, se transforme donc en un personnage tout droit sorti d’un comics, c’est certain, et nous défonce le molosse.

On nous introduit donc Moon Knight comme ça. Et ça fonctionne plutôt bien, même si on sort tout de même de là avec beaucoup de questions et très peu de réponses ! Au moins, j’ai une théorie pour expliquer pourquoi on l’appelle Chevalier de la Lune : il prend possession du corps de Steven la nuit, donc c’est logique. Mais si.

Ms Marvel – S01E04

Épisode 4 – Seeing Red – 15/20
Le rythme est toujours effréné pour la série qui ne parvient décidément pas à décider ce qu’elle veut être. Exit la série ados, voilà un épisode mi-documentaire, mi-film d’action qui n’a plus grand-chose à voir avec le début de la série. C’est loin d’être mauvais et c’est plutôt sympathique à regarder, mais on ne sait jamais à quoi s’attendre quand on commence un épisode – et même d’une scène à l’autre d’ailleurs. Un patchwork, donc, encore et toujours, avec des scènes qui s’enchaînent sans qu’on ne sache toujours pourquoi et des moments qui ne parviennent pas à être dramatiques comme ils devraient l’être car ils sont trop précipités.

Spoilers

Kamala et sa mère arrivent au Pakistan, et tant pis pour les autres intrigues en cours ?

How are you so casual about this ?

Je crois qu’il faut que je me fasse une raison : j’avais moins envie de voir cet épisode que le précédent. Je ne suis pas aussi  à fond que ce que je le souhaitais, mais bon, l’essentiel est quand même d’avoir envie de revenir pour regarder la suite de l’histoire, je pense. Par contre, vraiment, faut qu’ils arrêtent de me péter le générique de Marvel Studios, je veux mon petit chill de début d’épisode, moi !

Le début d’épisode surprend en nous emmenant directement dans un avion où se trouve Kamala et sa famille. Elle n’est pas à côté de sa mère, mais à côté d’un type qui doit bien vite regretter de lui adresser la parole. Il comprend vite qu’il est en pleine dispute familiale à être entre elles : Kamala est punie par sa mère après avoir ruiné le mariage de son frère, mais elle est tout de même emmenée au Pakistan par sa mère parce que c’est la grand-mère qui le demande.

C’est une bonne chose pour Kamala car ça permet de lever temporairement sa punition. Cette fois, la série l’explique mieux que pour la fugue du premier épisode, tout de même. Et alors qu’on nous dit que la grand-mère est super fatiguée et vieille, Sana fait finalement partie du comité d’accueil. Kamala y rencontre deux cousins et retrouve donc sa grand-mère, qui en bonne grand-mère est heureuse de retrouver sa petite-fille mais critique vite la peau de sa fille. Sympa.

La série nous propose alors un petit tour en voiture pour découvrir la culture pakistanaise bien rapidement, avant qu’on ne  comprenne que le petit tour est probablement bien long. En effet, la grand-mère, la mère et la fille arrivent en pleine journée dans la maison familiale. Rapidement, Kamala se trompe de chambre et découvre l’atelier de dessin et peinture de Sana. C’est une sacrée artiste.

Au milieu des œuvres d’art, Sana conserve quelques photos de son passé et recréé comme elle peut ses souvenirs. C’est bien gentil tout ça, mais Kamala veut juste des réponses. Pourquoi ne pas les avoir eues au téléphone ? Mystère. En tout cas, on les a désormais : Sana sait très bien le pouvoir du bracelet et s’en est servie elle-même pour rejoindre le dernier train lors de la Partition des Indes. Elle a envoyé le bracelet à Kamala parce qu’elle sait qu’elle est un djinn et parce que ce bracelet lui a sauvé la vie.

Le problème, c’est que maintenant, il y a eu cette vision d’un train qui est le même que lors de la Partition. Cela pose plus de questions que ça n’apporte de réponses, mais ça ne semble pas gêner la grand-mère. Kamala l’est un peu plus, mais elle réussit tout de même à dormir et à visiter un peu le pays de ses origines. Cela apporte quelques scènes marrantes où elle rencontre sa tante, mange bien trop épicé, découvre que le jean n’était pas le meilleur habit à porter et part en virée avec ses cousins.

Comme dans chaque épisode, on a donc quelques petites scènes pour nous faire un apport culturel sympathique. Après tout, je suis celui qui se plaignait il y a quelques mois de ne plus avoir de séries prenant la peine de m’apprendre vraiment des choses et de me faire réfléchir, non ? Le problème, c’est que tout ça nous provoque un décalage où l’on n’arrive pas vraiment à savoir le genre de la série qu’on est en train de regarder.

Cela ne semble plus être une série pour ado quand Kamala est soudain perdue dans un pays qu’elle ne connaît pas et se fait avoir comme la touriste qu’elle est. Elle finit par réussir à trouver la gare qu’elle voulait voir malgré tout pour enquêter sur son passé et sur sa vision. Bizarrement, elle y est retrouvée par un type qui n’hésite pas à l’attaquer.

Celui-ci a certes le visage caché, mais il ne tarde pas à révéler qu’il l’a suivie depuis un moment parce qu’il a senti la Noor en elle. J’aime bien le concept, j’aime à nouveau la scène d’action qui en découle, mais le combat entre eux semble plus être une manière de se montrer l’un l’autre tout ce qu’ils savent faire. Et puis, comme tout le monde dans l’épisode, j’ai du mal avec le look de Kamala aussi. Elle porte ainsi son masque tout du long, alors que clairement le type sait qui elle est.

Au moins dans les grandes lignes, en tout cas. Il sait qu’elle est un djinn, mais il est surpris de voir qu’elle ne fait pas partie des clandestins. Il s’agit là d’un mot-clé qui décide Kamala à lui faire aveuglément confiance pour échapper aux gardes de la gare. Soit. J’ai du mal avec Kamala qui suit toujours le monde et révèle son identité secrète à tout le monde, quand même – sauf à sa meilleure amie qui ne répond plus à ses textos depuis qu’elle sait qui elle est, c’est évident.

En tout cas, le nouveau de la série emmène Kamala à travers un marché de la ville jusque dans un restaurant qui paraît miteux mais révèle finalement une cachette plus grande que le bâtiment lui-même. Kamala découvre ainsi les Red Daggers, qui ont pour mission de protéger les citoyens des Djinns. Soit. Ceci lui est expliqué par Waleed, qui connaît l’histoire familiale de Kamala et particulièrement celle d’Aisha.

Il n’hésite pas à lui raconter tout ce qu’il sait, y compris à lui montrer que les deux mondes coexistent : celui des Djinns est une des dimensions cachées avec laquelle nous communiquons. Le plus jeune (le fils de Waleed ?) explique également à Kamala que ses pouvoirs viennent de l’énergie de l’autre monde. Le problème, c’est que la Noor qui vient du bracelet pourrait aussi, à terme, détruire notre monde à force de coexister.

Il est ainsi important que Kamala protège le bracelet quoiqu’il arrive – et elle découvre au passage que l’inscription sur le bracelet lui dit que ce qu’elle cherche la cherche aussi. Bien ? Est-ce la vérité alors ? Mystère. Ce que l’on sait en tout cas, c’est que Kamala ne rejoint pas ses cousins ensuite mais retourne auprès de sa grand-mère.

Elle ne lui raconte pas tout ce qu’elle a découvert, bien au contraire. En même temps, je ne sais pas bien comment elle le raconterait : elle a trouvé des gardiens anti-djinn qui la laissent vivre et sont limite associés à elle alors qu’elle en est une ? C’est bizarre tout de même.

La conversation avec Sana n’apporte pas grand-chose, alors Kamala décide finalement de sortir pour une soirée au coin du feu avec Kimo, le type qu’elle vient juste de se rencontrer et avec qui elle se battait à la gare quelques heures plus tôt. Ecoutez, je ne sais pas ce qu’il se passe avec cette série, mais vraiment le rythme ne va pas. Faites nous 22 épisodes, franchement. Là, Kamala se retrouve à passer une excellente soirée – mais ça sort de nulle part (ou presque).

En parallèle, la mère est sûre que Kamala est avec les cousins, alors elle ne s’inquiète pas pour sa fille. Elle préfère faire le ménage chez sa mère en l’engueulant de ne pas tenir assez bien sa maison, avant de lui faire un massage. Le vrai plan de la mère de Kamala est surtout de proposer à sa mère de venir vivre avec elle aux États-Unis… mais celle-ci n’en a pas envie, parce qu’elle est trop en désaccord avec sa fille sur plein de choses, à commencer par les histoires et théories qu’elle raconte depuis toujours.

On comprend entre les lignes qu’il s’agit d’histoires sur les djinns, mais ce n’est pas explicité, parce que rien ne l’est jamais tout à fait. Kamala rentre ensuite pour passer un bon moment avec sa mère, continuant de découvrir la nourriture pakistanaise. C’est un peu cliché qu’elle découvre tant de choses alors qu’elle a toute une famille pakistanaise tout de même. Non ?

Le lendemain, elle retourne voir Waleed et Kimo pour s’entraîner et mieux découvrir ses pouvoirs. Déjà plus tôt, dans la bataille, elle a découvert qu’elle pouvait éviter les coups de couteau grâce à ses pouvoirs. Et alors que l’entraînement se passe bien et qu’elle obtient un peu plus de quoi faire son costume, tout part en vrille de manière improbable. En effet, pendant ce temps, aux Etats-Unis, et ça paraît complètement déconnecté du reste a priori, les Clandestins parviennent à s’enfuir de la prison où ils étaient. Najma décide toutefois de laisser son fils derrière elle, parce qu’il est un traître. OK ? On n’a pas eu le temps de tous les connaître assez pour que la trahison soit horrible à voir, en vrai.

L’important est toutefois que les Clandestins se rendent hyper rapidement au Pakistan sans même être arrêtés par les autorités alors qu’ils doivent théoriquement être recherchés. Ne posons pas trop de questions : retenons qu’ils interrompent une chouette scène entre Kamala, Kimo et Waleed. Et ils ont toujours aussi envie de tuer tout le monde, apparemment ?

Franchement, ils auraient mieux fait de continuer à manipuler gentiment Kamala avant d’en arriver là. Et le petit-copain de Kamala aurait pu la prévenir peut-être ? Bon, d’accord, c’est pas son copain. Mais vous avez l’idée. Je raconte tout ça et j’en oublie la critique de la scène d’action qui suit, avec une course poursuite dans une ville pakistanaise. C’est plutôt une bonne scène où Kamala peut utiliser ses pouvoirs pour semer quelques Clandestins à ses trousses.

On s’amuse bien dans l’ensemble, mais la scène nous fait perdre Waleed de vue, et ce n’est pas une bonne chose. Entre temps, Kamala a le temps d’utiliser ses pouvoirs pour provoquer un accident de camion ou pour en voler un. Oui, oui, finalement, elle apprend à conduire à peu près comme il faut. Elle sauve in extremis Kimo des clandestins, mais est sauvée elle-même par Waleed. Comme il fait le choix de la sauver, et de sauver Kimo, Waleed tourne brièvement le dos à Najma.

L’essentiel était de sauver le bracelet après tout. C’est con pour Waleed qui meurt assez vite (du moins on le suppose) sous les yeux de Kimo et Kamala. Ils n’ont pas le temps de s’en remettre qu’il faut à nouveau fuir : ils se retrouvent dans un cul-de-sac et le combat contre les clandestins reprend.

Tout ça est vraiment bien mené par la série et ce genre de scènes d’action font qu’on oublie presque que la série a tant de mal à nous expliquer ce qu’il se passe. Le rythme est bon dans ce genre de scène et alors que Kimo tue l’un des clandestins, Najma tente de reprendre le bracelet comme elle peut.

Ce faisant, elle donne un coup de couteau dedans que Kamala n’a pas le temps d’éviter. Elle passe alors un travers un portail qui la ramène… en pleine partition des Indes. Je ne peux pas dire que ce soit inattendu, mais ce n’est vraiment pas la série que j’imaginais pour Miss Marvel. En tout cas, elle est maintenant bien dans la merde à se retrouver au milieu d’un épisode historique lors duquel elle n’était pas censée être née… À moins qu’elle ne soit là pour être les étoiles qui sauveront sa grand-mère.

Vus cette semaine #25

Ce RDV se contente de reprendre l’ensemble de mes avis sans spoiler sur les épisodes vus au cours de la semaine. C’est donc un simple copier-coller de ce qui se trouve déjà dans la colonne de droite et qui est mis à jour quotidiennement. Le titre de chaque épisode mène à la critique plus complète et avec spoilers. Les épisodes sont reclassés par ordre chronologique de diffusion, en J+1… 

Mercredi

Ms Marvel – S01E03 – Her Destiny – 14/20
J’aime bien la série et son rythme, en théorie. En pratique, je trouve que l’on passe d’une étape à l’autre bien trop vite, et c’est souvent dommage. J’aurais préféré une série qui prenne davantage le temps de développer son intrigue, plutôt que fournir autant d’éléments d’un coup. C’est chouette à regarder, mais pas toujours à comprendre. Ou alors, je suis fatigué… mais bon, ce patchwork de thématiques qui ne se répondent pas entre elles, ça donne un déséquilibre constant.

Vendredi

The Orville – S03E04 – Gently Falling Rain – 16/20
C’est un épisode d’excellente facture, comme toujours, mais cette fois-ci, je trouve que la série va peut-être un peu trop loin dans la géopolitique et dans la trahison de ce qu’elle a pu être par le passé. Si j’ai beaucoup aimé l’intrigue proposée, les avancées proposées me paraissent un peu trop artificielles ou regrettables pour vraiment les approuver. Enfin, le timing d’une partie de l’épisode passe mal aussi avec l’actualité, mais ça, ils n’y sont pour rien après deux ans d’attente dans la diffusion de cet épisode.

Dimanche

Evil – S03E02 – The Demon of Memes – 17/20
C’est de nouveau un très bon épisode, ça ne fait aucun doute. J’aime beaucoup le thème de l’épisode et la manière dont les personnages évoluent tout au long de ces cinquante minutes, tout en étant frustré de tout ce qu’on ne voit pas et de ce qui reste implicite dans l’intrigue. Pour l’instant, cette saison 3 reste plus linéaire et logique, cependant, je garde donc espoir pour la suite.
Evil – S03E03 – The Demon of Sex – 17/20
Je suis plutôt très content de la direction que la série prend avec cet épisode : j’ai soudainement l’impression que les scénaristes cherchent à répondre à ce qui me posait problème depuis une demi-saison, avec une intrigue plus sérialisée, plus de cohérence et le retour d’anciennes intrigues. Concrètement, cet épisode me rassure pour la suite, tout en proposant une intrigue et quelques scènes inoubliables. Forcément.

Rattrapage

How I met your Father – S01E09 – Jay Street – 13/20
Ce n’est toujours pas drôle du tout, il y a quelques moments qui en deviennent même crispant tellement les blagues tombent à l’eau mais… mais il y a quelque chose qui n’était pas là avant avec cet épisode. Ce n’est pas le clin d’œil/guest de la série originale, c’est vraiment la narration qui arrive à créer une situation digne de la série originale. Il est évident que ça ne tient pas la comparaison à l’originale, mais retrouver une once de ce qui plaisait tant à l’époque est agréable.
How I met your Father – S01E10 – Timing is Everything – 13/20
Oui, le timing est essentiel, c’est vrai, et les scénaristes feraient mieux de le comprendre : ça marche aussi avec l’humour ce conseil. Alors bien sûr, cet épisode final a les ingrédients classiques d’un final, mais il en est presque trop prévisible et jamais tout à fait drôle quand il tente de l’être, jamais tout à fait surprenant, jamais tout à fait triste. Pire, certaines choses sont rushées… C’est pourtant l’épisode qui aura réussi à me faire rire. Attendez, en fait, le pire, c’est que je sais que je vais être de retour en saison 2. Je suis masochiste.

Et c’était tout.

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