Chernobyl – S01E01

Épisode 1 – 1:23:45 – 18/20
Bon, et bien, comme prévu, le sujet est grave et extrêmement bien géré : c’est atroce et horrible. Les images sont magnifiques, ce qui fait peur pour la suite car c’est saisissant de réalisme, et malgré les longueurs, l’ambiance est tellement oppressante qu’on est scotché à son écran. Je me réserve les meilleures notes pour la suite, parce qu’il s’agit d’une introduction qui, si elle est géniale, promet déjà de grandes choses. Le petit plus qui est une bonne surprise : la série propose aussi une réflexion plus approfondie sur les réactions humaines face aux catastrophes et sur la gestion politique de ce type d’événement.

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Spoilers

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There was nothing sane about Chernobyl.

26 avril 1988 – La série fait directement passer un message très clair avec cette scène d’introduction : les fake news, ça fait oublier la vérité et l’espoir de la vérité ; et ça, dès 1988. Ce n’est pas dit aussi clairement, il est évident toutefois que les scénaristes ne commencent pas par là sans arrière-pensée. De manière originale, cette introduction commence donc après la catastrophe avec un homme parlant de Tchernobyl – oui, il y a un t au début du mot en français – et de tout ce qu’il y a fait. Ce sera probablement le « héros » de la série, si tant est qu’il puisse y avoir un héros dans ces conditions.

Il enregistre son témoignage sur des cassettes audio, puis sort de chez lui pou les planquer dans une ruelle. L’ambiance est sombre, mystérieuse, intrigante : on manque encore de contexte pour tout comprendre ; même si on devine à son mouchoir ensanglanté que l’homme est malade. Il donne à manger à son chat, fume une dernière cigarette et… se pend. Le ton est donné. En même temps, difficile d’en attendre autre chose.

Il a attendu une heure précise, en plus : deux ans et une minute plus tôt, une femme enceinte a une nausée et on aperçoit loin, très loin, une tache lumineuse qui est évidemment l’explosion de Tchernobyl. La femme s’appelle Lyudmilla et c’est une bonne idée de proposer son point de vue, d’autant qu’ils ont un appartement avec une sacrée vue, elle et son mari.

Ce n’est qu’à ce moment précis de la série que je me suis rappelé que j’habitais moi-même à proximité (relative, mais proximité quand même) d’une centrale nucléaire. Au sein de celle-ci, on se doute bien que c’est l’horreur qui commence : il y a un incendie à éteindre sur le toit et un cœur qui a explosé, alors que c’est impossible. C’est la panique et tout le monde essaye de comprendre ce qui arrive, sans y parvenir et en essayant de se convaincre qu’ils ont suivi tous les protocoles et n’y sont pour rien.

Tous les pompiers sont appelés dans le secteur, à commencer par le mari de Lyudmilla, évidemment. Dans la centrale, les radiations commencent à faire leur effet : certains se mettent à vomir du sang ou à avoir des boutons sur la tronche…

Ce qui est déjà dur avec cette série, c’est de savoir parfaitement vers quoi elle se dirige. La catastrophe de Tchernobyl, on la connaît tous : voir les pompiers se rendre sur place pour faire leur boulot est difficile, parce qu’ils sont tous condamnés à mort sans même le savoir. Et on voit bien que ça va être douloureux, en plus, parce que dans l’usine, les premiers cadavres font peur.

On suit notamment des hommes se rendant au cœur pour comprendre ce qu’il s’est passé, et découvrir qu’il n’y a plus de cœur. Leur chef s’obstine à dire qu’ils sont tous fous de penser qu’il n’y en a plus, malgré les conditions médicales clairement dégradés de bon nombre de ses hommes. L’un d’eux ne revient même pas, s’effondrant en route avec des taches de sang apparaissant un peu partout sur son corps. L’horreur, quoi.

Difficile aussi de ne pas être frustré de voir les civils sortir de chez eux et observer l’incendie qu’ils trouvent magnifiques, alors même qu’ils feraient mieux de rester enfermés ou le chef rappeler tous les hommes qui ne sont pas présents à la centrale, signant par la même leur arrêt de mort. Parmi les officiels, on écoute le rapport du chef bien loin de la réalité : celui qui prend alors les décisions ne peut pas encore le savoir, mais c’est de ce constat sympathique et erroné qu’il part pour établir le plan d’action.

Pourtant, tout le monde comprend peu à peu dans l’usine que leur arrêt de mort est déjà signé : il n’y a plus de cœur. Un certain nombre d’employés décide tout de même de feindre qu’il est encore là : s’il ne l’est plus, ils sont déjà morts ; et il s’y refuse. C’est un déni qui paraît humain, c’est sûr, mais c’est ce qui participe à la catastrophe, avec plein de personnes qui viennent en renfort.

Du côté des dirigeants, on retrouve ce même déni, même si certains avertissements sur les premières irradiations et les cas médicaux catastrophiques déjà repérés en inquiètent certains. Le discours est facile : il n’y a pas de danger, il ne peut pas y en avoir, il faut avoir foi et confiance et ne surtout pas répandre de « fausses rumeurs »… Quand les fake news deviennent la vérité officielle, applaudies par tous les dirigeants, donc : l’orgueil et le patriotisme communiste de l’URSS exacerbés et mis en scène dans la série sont extrêmement crédibles.

Et c’est bien ça qui est flippant, parce que c’en est au point où les dirigeants affirment que les témoins qui ont vu l’absence de cœur mentent, que les équipements sont défectueux car les résultats obtenus sont impossibles ou au point où on envoie au suicide des hommes qui n’en ont pas envie et savent très bien ce qu’on leur fait faire. Atroce comme il faut, le déni humain dans toute son horreur.

Du côté des civils qui observent l’incendie, c’est assez atroce : tout le monde trouve ça beau et s’amuse de la pluie de cendre qui leur arrive en pleine tronche, surtout les enfants. Les enfants. Bon dieu, j’imagine déjà les épisodes suivants, ça va être une série horrible. Les premiers pompiers sont déjà en train de mal vivre leur intervention, avec des malaises chez certain.

À l’hôpital, c’est une infirmière qui sera notre héroïne, inquiète de ne pas avoir reçu de blessés et de ne pas avoir les médicaments anti-radiations nécessaires. Elle passe la nuit à s’inquiéter, mais c’est pour mieux être surchargée le matin suivant, parce qu’il y a PLEIN d’hommes qui vont lui arriver, la pauvre. Il faut juste que tout le monde sorte du déni.

C’est le cas au petit matin où des dizaines d’ambulances arrivent à l’hôpital, chargées des premières victimes, alors que Valery Legasov est appelé pour faire partie d’une réunion officielle chargée de traiter l’événement. C’est l’un des premiers à vraiment alerter sur la situation… mais personne ne l’écoute et on lui demande de ne pas faire de politique, simplement de répondre aux questions scientifiques qui lui seront posées. Au secours.

L’épisode se termine sur un début de journée tout sympathique, avec les enfants qui se rendent à l’école, parce que la vie suit son cours pour tout le monde. Ou presque : il y a tout de même un oiseau qui s’effondre au sol, mort. Bien.

Pour finir, il faut bien un mot sur la production de la série elle-même et, franchement, les images sont magnifiques et chaque plan est clairement travaillé. Pour l’instant, c’est super beau à voir, mais le réalisme est tel que je sais déjà pourquoi la série sera difficile, parce que les dégradations des corps vont être horribles à voir. En fait, j’ai passé mon épisode à anticiper le pire à venir.

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Les meilleures séries dans l’espace

Salut les sériephiles,

Une fois de plus, nous nous retrouvons en ce vendredi pour un top 5 qui n’en sera pas un. Il n’est pas toujours évident d’avoir un top 5 avec les thèmes du TFSA et je me suis rendu compte en l’écrivant que je n’arrivais pas tout à fait à 5 avec le thème de Tequi cette semaine, alors même que j’aime bien les séries dans l’espace et que j’en ai quelques-unes à voir sur ma liste depuis des mois, pour ne pas dire des années. Non, vous ne rêvez pas, c’est bien Yodabor que vous entendez s’énerver à distance derrière son ordinateur, trépignant d’impatience de me voir ENFIN commencer The Expanse un jour. Promis, c’est toujours sur ma liste.

Maintenant que c’est dit, passons aux quatre séries qui ont attiré mon attention pour ce thème :

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4. Missions

On commence par une série française. C’est rare dans les TFSA, mais eh, pour une fois qu’on a une série française assez sympa dans le ton de la science-fiction, ce serait dommage de s’en passer. Alors bien sûr, vous n’y trouverez pas une rigueur scientifique, parce qu’on est bien dans de la fiction, donc n’y allez pas en attendant une histoire parfaitement crédible de A à Z. En revanche, si vous êtes comme moi et que vous imaginez bien les histoires qui basculent dans le fantastique, vous devriez pouvoir accrocher. Bref, je vous la conseille vraiment si vous ne connaissez pas, surtout que la saison 2 ne tardera plus à débarquer sur OCS.

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3. Stargate SG-1

Bon, j’ai hésité à la mettre dans le top, mais eh, il y a tout de même pas mal d’épisodes qui se déroulent dans l’espace, surtout dans mes saisons préférées, vers la fin de la série – notamment la saison 8. On est dans un vaisseau spatial bien souvent et on va à la vitesse de la lumière, les classiques des space opera.

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2. Firefly

En parlant, space opera, parlons Firefly et son univers totalement fou, calquant les codes du western sur une quête spatiale. L’idée est farfelue, mais c’est du Joss Whedon, et ça fonctionne totalement grâce à des personnages très travaillés et une dynamique de groupe super chouette. Si ça reste un traumatisme de n’avoir qu’une demi-saison et un film, c’est une série qui vaut vraiment le détour. Elle n’est pas devenue culte pour rien. Ce n’est certes pas ma préférée de Whedon (l’inverse, même, je crois), mais elle reste bien drôle à voir et découvrir. Peut-être d’ailleurs qu’il faudra que je la redécouvre à l’occasion.

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  1. The Orville

Et puis, bien sûr, il y a celle que je regarde encore en ce moment et dont j’espère vraiment un renouvellement cette semaine ! The Orville, c’est la série que je ne savais pas que j’attendais : parodie de Star Trek sur laquelle je ne me suis jamais vraiment penchée, cette série a finalement sa propre dynamique. Elle est cool parce que sa construction est assez old school (et un peu trop procédurale à mon goût), mais elle propose toujours des épisodes hyper travaillés côté scénario. Utopies, dystopies, messages politiques par le biais de la science-fiction, parodies, répliques travaillées… Il lui a fallu quelques épisodes pour trouver son rythme et son équilibre mais depuis, elle est vraiment très cool et a proposé des épisodes qui m’ont beaucoup plu !

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C’est tout pour moi, même s’il me reste à évoquer mon envie de voir Dark Matter, un jour. Et puis, à la veille de la reprise, difficile de ne pas citer aussi un des arcs scénaristiques d’Agents of S.H.I.E.L.D que j’avais adoré et qui se déroulait dans l’espace. Enfin, chaque fois qu’ils font un détour dans l’espace, ça fonctionne de toute manière. Et ça me fait penser que j’aurais pu aussi parler de The Inhumans, mais bon, pas sûr qu’elle vaille la peine d’être dans un top !

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Future Man – S02E11-13

Épisode 11 – Dia de Los Robots – 18/20
Dernier épisode de transition avant la fin de saison, cet épisode parvient assez bien à se servir de tous les éléments présentés jusqu’à maintenant dans la saison. On voit que l’écriture est toujours aussi maîtrisée puisque de nombreux détails finissent par devenir des parties importantes du plan de l’épisode, alors que d’autres gags fonctionnent bien grâce à une pré-introduction dans les épisodes précédents.

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Spoilers

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You’re a wheel-maker, not a war-maker.

Tiger se réveille pour découvrir qu’elle est désormais seule avec Stu : Josh et Wolf se sont évadés avec Ty-Anne. Et pour tout arranger, Tiger ne peut plus parler qu’espagnol à cause du tranquilisant utilisé par Ty-Anne qui était une invention de Stu pour apprendre l’espagnol simplement. C’est brillant parce que ça permet une jolie parodie des télénovelas comme elle est énervée et amoureuse de Stu ; et c’est brillant parce que ça permet de la distinguer de Ty-Anne (qui a aussi une frange). Elle prend cher cette saison l’actrice, entre l’espagnol et la voix suraiguë.

Bon, et ça se termine avec une Tiger tellement trahie qu’elle accepte de partir sur Mars bien rapidement. Elle a quand même le droit à une visite de la psy qui est là pour s’assurer qu’elle est bien prête à partir sur Mars. Si jamais elle n’avait pas envie, elle se retrouverait en effet à mourir dans l’opération, donc il est logique d’avoir Stu qui s’en inquiète. Et comme c’est Tiger, non seulement elle est décidée, mais en plus elle veut savoir comment son corps sera détruite une fois qu’elle sera dans Mars.

Du côté de la Résistance, ça se passe mal parce que Stu a décidé de s’attaquer au Nag en représailles de l’attaque de sa maison. C’est un grand n’importe quoi, mais ça permet à Wolf de retourner chez « lui ». Et la vie dans le Nag a bien changé : c’est désormais Pump qui en est l’overlord. L’angoisse. L’apprenti n’est pas très heureux de retrouver son maître : il le fait donc torturer, parce que la vie dans le futur est fun comme ça.

La torture se fait sur une roue, évidemment, mais tout de même, Wolf arrive à parler avec le reste du Nag : le but est clair, il veut les pousser à entrer en révolution contre l’ordre établi par Stu, parce qu’il est plus que temps que ça se fasse. Ce n’est toutefois pas facile de convaincre un Pump assoiffé de pouvoir. Bon, allez, il a au moins le soutien de son cluster.

Tout son mariage se retrouve donc emprisonné : les six membres du cluster sont emmenés, enchaînés, vers le site du lancement pour prouver qu’ils avaient tort de croire Wolf et que l’humanité ne sera pas dirigée par des robots. Hâte de voir leurs tronches quand ils comprendront que si, en fait.

Le compte à rebours avant le lancement vers Mars commence, et ça se fait de manière synchrone avec la fin de l’épisode évidemment. Josh ne peut pas laisser faire ça : avec l’aide d’Achille, il a l’idée d’aller le premier dans Mars : une fois dans la machine, il pourra la détruire avant que quiconque n’y entre. C’était sans compter sur Jimmy qui a gagné sa place pour être le premier sur Mars. Il était bien drôle de voir celui-ci refuser de laisser passer un Josh persistant à être le premier.

Ouep, il avait la solution parfaite pour ça : son allergie qui lui déforme le visage. Cela lui permet ainsi de remonter toute la file sans même attirer l’attention de la sécurité. C’est beau… sauf que ce n’est pas entièrement efficace : Stu finit par s’apercevoir qu’il est là et comprend qu’il fait partie d’un plan de la Résistance. Qu’importe, il veut quand même le laisser entrer dans Mars.

Le problème ? Tiger découvre seulement maintenant qu’une fois dans Mars, Stu sera un empereur suprême : oui, elle avait le contrôle de tout quand elle était dans le programme, mais c’est parce que Stu le lui avait permis. Le reste des humains n’aura pas cette chance. Et c’est gênant comme tout car il prévoit déjà de torturer Josh pour l’éternité. Cette fois, même si elle est sa petite amie, notre héroïne ne peut laisser faire Stu. Alors qu’il disparaît pour corriger le bug que représente Josh dans son système – c’est son humanité, Tiger décide donc de libérer Josh avant qu’il n’aille dans Mars et de révéler au monde entier que Stu manquait.

C’est parti pour le chaos de la fin de saison : les habitants du Nag sont arrivés sur le site du lancement pour s’attaquer aux gens qui y vivent et qui sont en train de découvrir qu’ils suivaient les ordres d’un dictateur. Et il le vit tellement mal qu’il décide d’envoyer ses robots-tueurs à leur encontre. Bizarrement, ce n’est que maintenant que la Résistance se rend compte que ce n’était peut-être pas une bonne idée de s’attaquer à Stu. Ben oui, bien vu.

Maintenant, l’humanité est juste foutue.

Épisode 12 – The Brain Job – 20/20
Je ne m’attendais pas du tout à un tel épisode. Il se passe en 28 minutes tellement de choses que j’ai du mal à croire que ça n’a duré que 28 minutes. Comme toujours avec cette série, je suis bluffé par leur capacité à débiter les gags et les références, à enchaîner parodies et rebondissements et à proposer des scènes totalement jouissives à voir. Grosse réussite.

> Saison 2


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Then we give a brain job he will never forget.

La guerre fait rage et Wolf se réveille pour apercevoir Tiger au-dessus de lui. Elle le sauve du champ de bataille où clairement tout se passe mal. Le monde est pépère en train d’être détruit et Wolf est dégoûté d’avoir perdu son cluster. Ty-Anne propose au trio des pilules pour se suicider… mais découvre soudainement que tout espoir n’est pas perdu parce que Josh refuse d’abandonner.

Ce n’est pas lui qui apporte pourtant les éléments dont ils ont besoin (ça se saurait), c’est Tiger, lorsqu’elle révèle qu’elle a touché le cerveau de Stu. Ty-Anne a bon espoir de pouvoir y accéder pour enfin le détruire : c’est en fait le plan A de la Résistance depuis toujours, parce que Josh n’était qu’un plan de secours dont il n’était même pas sûr qu’il fonctionne.

Voilà qui est fait pour ruiner la motivation de Josh. Toutefois, Tiger révèle qu’elle a encore de l’essence pour le TTD, assez pour exploser la colline et mettre fin aux actions de Stu. Ou assez pour se servir du TTD que Ty-Ann a encore sur elle. Ouais, finalement, celui détruit il y a quelques épisodes n’était qu’une réplique. C’est un peu gros, mais dans une série aussi tordue, ça passe encore. Par contre, faut toujours qu’on m’explique comment ils comptent sauver l’humanité une fois la menace Stu éliminée. Je comprends bien qu’il soit une menace, mais il est aussi leur seul espoir de survie…

Qu’importe, Josh a un plan pour le détruire en utilisant le TTD. L’explication est simpliste et nous ferait presque croire que Josh est devenu ingénieur. Cependant, Wolf décide d’utiliser tout seul le TTD pour… remonter dans le temps. Seul. Il était temps d’avoir enfin un petit voyage dans le temps. En plus, c’est super sympa parce qu’il ne le fait pas de manière si solitaire que ça : en fait, il prend le temps d’aller chercher son cluster et sa fille pour les mettre à l’abri en 1993, dans une communauté de hippies polygames.

Il va jusqu’à assister au mariage de Lugnut, avant de revenir dans le futur, dix minutes plus tard pour raconter tout ça. C’est sympa, mais heureusement ça ne prend pas trop de temps non plus. À la place, on en revient vite à l’épisode précédent, quand le Josh avec sa tronche d’allergique essaye de rentrer dans l’espace de lancement de Mars.

On découvre que c’est facile puisque les gardes sont en fait remplacés par Tiger et Wolf. Bon, tout ne peut pas bien se passer toutefois : Josh allergique (qu’on va appeler J1) aperçoit le Josh du futur et le reconnaît immédiatement à… son entrejambe compressé dans le costume ridicule du futur. Franchement, c’est un running-gag qui fait ses preuves d’épisode en épisode. Il le poursuit et découvre donc qu’il est devenu un simple accessoire dans le plan. Ce qu’il prend mal.

En bon Josh, J1 nous fait donc une crise métaphysique et s’attaque à Josh du futur, mais bon, ça finit bien, parce que tout est bien qui finit bien dans cette série. Ou pas : la Tiger du passé a aperçu Josh cette fois, et elle doit à présent être convaincue que Stu est un grand-méchant. Ce n’est pas si évident que ça, même si c’est elle-même qui le lui explique, et même si Wolf lui fait une jolie déclaration d’amour – entendue par deux Tiger, donc.

Malgré tout ça, Tiger du passé décide de les trahir, mais heureusement Tiger du futur s’en rend compte. Comment ça c’est trop compliqué à suivre cette critique ? Ce n’est que le début de nos ennuis, parce que Ty-Ann décide de prendre la place de la Tiger du passé pour s’assurer que le plan puisse continuer de se dérouler normalement. Ah, oui, le plan, donc : il est assez simple, ils doivent s’assurer que Stu aperçoive bien Josh-allergique pour réparer le bug, et ce faisant couper son système de sécurité.

Grâce à ça, Tiger, Wolf et Josh (ceux que l’on suit depuis le début de la série) peuvent utiliser le TDD pour faire tout un tas de voyages dans le temps : ils ont onze secondes pour passer toute la sécurité de Stu tant qu’elle est coupée. Il y aurait sûrement eu des possibilités de plans plus simples (comme toujours quand on a une machine à remonter le temps), mais aucune n’aurait été aussi drôle et parfaite que celle-ci.

En effet, le trio est en train de courir dans le couloir et de remonter le temps toutes les onze secondes. Rapidement, ils s’entendent derrière eux et évidemment les scénaristes en profitent pour rajouter un tas d’humour à cette course, en suivant non seulement le trio de base, en plein stress, mais aussi les trios qui les suivent qui s’apprêtent à tous se faire buter par le système de sécurité parce qu’ils ne sont plus les premiers. C’est du pur mindfuck et c’est génial à voir.

Forcément, ils finissent donc par arriver à l’intérieur de l’antichambre contenant le cerveau de Stu, et c’est Josh qui nous le détruit, même s’il le laisse blablater encore une dernière fois avec celle qui est sa fille – à qui il vient d’annoncer qu’il n’en avait rien à faire – et avec Tiger, qu’il essaye de convaincre de son amour éternel. Oui, mais l’éternité est sacrément courte quand son cerveau se fait détruire et qu’il devient tout un tas d’avatars plus ou moins connus – j’ai bien aimé le Minecraft. Il se décompose et les scénaristes s’amusent jusqu’à parodier un film qui a cartonné cette année en nous montrant ensuite la disparition de tous les objets-hologrammes vus dans la saison. C’était bien foutu, et drôle côté parodie. Du grand Future Man.

Et juste comme ça toute l’intrigue de la saison 2 se termine – même si bon, l’humanité est toujours dans la merde, j’insiste. Toute ? Nope, voilà que débarquent des flics temporels de Santa Clarita qui décident d’arrêter nos héros et de les amener avec eux. Le dernier épisode promet donc de renouveler une fois de plus l’intrigue – c’est l’heure du jugement ?

Épisode 13 – Ultra-Max – 20/20
Rien que pour cet épisode, la série vaut le coup d’être vue. Ce scénario d’épisode était aussi tordu que logique, imprévisible que prévisible, drôle que sérieux, etc, etc. Les scénaristes ont tout donné pour une fin de saison qui s’avère donc à la fois ouverte et fermée, qui peut faire office de fin de série ou non et qui, franchement, était possiblement leur meilleur épisode. Un coup de maître, l’air de rien ; mais peut-être que si moi j’ai accroché, ça n’aura pas été le cas de tout le monde.

> Saison 2

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You’ve never changed anything.

Changement total d’ambiance pour ce dernier épisode, donc, et je suis curieux de voir ce que ça va donner. J’aimais la capacité de la série à se renouveler régulièrement et totalement en saison 1, et ça m’a beaucoup manqué dans cette saison 1. Je suis donc heureux de découvrir ce vingt-sixième chapitre de la série qui se passe désormais en 3491 sur l’île de la Damnation.

Et c’est on ne peut plus génialissime comme épisode. C’est encore plus bavard que d’habitude – comme quoi c’était possible – et on nous introduit le personnage de Susan, un homme (oui oui) qui vient nous expliquer cette fin de saison qui est encore plus mindfuck que l’épisode précédent. Il explique enfin ce que j’avais théorisé un milliard de fois sans certitude : chaque fois que les personnages de la série ont utilisé le TTD, ils ont en fait créé une nouvelle réalité.

Ainsi donc, ils ont créé beaucoup trop de réalités et à remonter le temps toutes les onze secondes, ils ont même réussi à détruire toute une nébuleuse de la galaxie, avec des extra-terrestres dedans. Cela fait un petit paquet de meurtres à leur actif. Ce n’est que le début tout ça : ils sont dans des cubes de verre d’où ils peuvent se voir les uns les autres, mais pas s’entendre.

Et c’est top, parce que nous suivons Susan parler avec les trois en parallèle : il leur apprend donc tout ce qu’il s’est passé pour leurs autres eux. Certains ont décidé de ne pas rester dans le couloir de Stu, mais de repartir dans le passé, à des époques différentes, créant chaque fois de nouvelles timelines. Et aucun d’eux n’a jamais tué Hitler. En revanche, certains ont fini par l’aider à gagner en pouvoir. Ben oui, inévitablement certains finissent mal. En tout cas, ça fait plaisir de voir la série prendre conscience de l’ensemble de ses paradoxes comme ça, et les assumer à fond.

Susan essaye ensuite de monter les uns contre les autres les membres du trio ; et c’est beau à voir, parce qu’ils sont fidèles les uns envers les autres… jusqu’à ce que Wolf et Tiger se retrouvent à pouvoir parler et être entendu par Tiger. Et à ce moment-là, clairement, merci j’ai lu Huis-clos de Sartre. J’ai commencé à douter de la peine de mort qu’on leur a appliqué : cela ressemblait d’un coup à une torture bien plus perfide et infinie.

Et j’ai adoré la suivre, avec Susan qui enchaîne ensuite en proposant à chacun ce dont ils ont toujours voulu, à la condition de vendre un autre membre du trio. Wolf hésite ainsi à dénoncer Josh pour récupérer enfin son sexe, Tiger hésite pour quelques vinyles et Josh refuse totalement de les trahir. Face à tant de loyauté, Susan propose alors à Josh une solution simple : il doit tuer soit Wolf, soit Tiger. Et c’est à lui de choisir. J’adore. C’est totalement tordu, mais je n’attendais pas autre chose de la part de la série.

Bien entendu, Tiger et Wolf se voit proposer le même dilemme : chacun pense donc avoir la dure décision de tuer les autres en échangeant son dessert qui comprend du poison avec celui d’un autre. Et quand Susan présente ça, il pense bien à regarder la caméra, ce qui met la puce à l’oreille sur l’ultime twist de l’épisode. Même si je l’ai vu arriver, je l’ai savouré à fond.

Et avant lui, il fallait encore assister à un dernier repas entre les trois héros de la série, s’envoyant tous des piques les uns envers les autres, chacun étant persuadé d’avoir le pouvoir de tuer les autres, chacun étant persuadé que les autres voulaient le trahir. Pourtant, quand il a été question d’en arriver au dessert et de devoir échanger les desserts dans le noir le plus complet, chacun a pris la décision de… se suicider.

Loin d’un tribunal, Susan débarque alors en les applaudissant et en les félicitant d’être de merveilleux candidats de télé-réalités pour une émission appelée « The DieCathalon » (le mort-athlon ?) ; sponsorisé par Ultra-Max, dont nous avons effectivement entendu parler un bon nombre de fois dan l’épisode. Tout cela était tellement tordu depuis le départ que la fin n’a pas réussi à me surprendre, en revanche, j’adore comment ça conclue cette saison – à présent, il peut donc y avoir une saison 3 ou une excellente fin de série en saison 2 ; parce que le trio dans une chasse à l’homme, ça fait une bonne fin je trouve. Ils trouveront toujours le moyen d’y survivre, on le sait bien. Ou alors ils sont déjà tous morts. Qu’importe, ces deux saisons étaient excellentes.

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EN BREF – Cette saison 2 confirme que la série n’a pas froid aux yeux et ne recule devant à peu près rien. Si j’ai trouvé dommage qu’on perde une bonne partie de l’ADN de la série puisque nous avions beaucoup, beaucoup moins de sauts dans le temps, j’ai continué d’adorer les développements de personnages. Il est assez clair que les scénaristes prennent leur pied pendant les épisodes et lors de la conception des gags, mais ça ne tombe jamais à côté. Chaque petit détail peut compter dans la trame générale, et généralement, il finit par le faire.

Le dernier épisode proposé redistribue une fois de plus les cartes et conclue à merveille deux saisons complétement what the fuck, mais en même temps extrêmement logiques. Rien à redire, à part que je serais heureux s’ils font une saison 3. Et sinon, eh bien, je ferais avec (enfin, sans), mais ce serait dommage.

Cette série mérite d’être tellement plus regardée !

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> Saison 2

Future Man – S02E07-10

Épisode 7 – Homicide : Life in the Mons – 18/20
De bonnes surprises tout au long de l’épisode accompagnent une parodie qui aurait pu probablement être plus efficace. Cet épisode fait apparemment office de mi-saison, et on sent bien qu’il se dirige vers une fin intéressante dès le départ. Je ne m’attendais pas à une telle scène de fin ; et à vrai dire, je ne m’attendais pas non plus à une grosse partie de ce qui précède. Cela donne l’impression que ça vaut le coup de tourner en rond un bon moment.

> Saison 2


Spoilers

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After today, the last thing I want is to be more like you.

Bizarrement, cet épisode commence par Athena qui engueule sa scientifique parce qu’elle ne met pas au point assez rapidement une nouvelle machine à remonter le temps. Très rapidement, cet épisode promet de prendre un ton tout à fait différent : celui de la parodie de Law & Order. Ce ne sont pas les premiers à le faire, mais ça fonctionne toujours bien ce genre de parodie, car on sait exactement ce qu’il en est.

Stu et Tiger continuent en effet de mener l’enquête pour retrouver Eunice/Athena… et ils flirtent ensemble au passage. Le pire, c’est que ça passe très bien à l’écran ! De la même manière, avec sa veste en cuir, Tiger fait une enquêtrice de police totalement convaincante, même si elle se débarrasse de témoins gênants ; du genre, Ty-Ann.

Elle retrouve beaucoup trop rapidement Eunice dans une des tentes du campement déjà vu à l’épisode 2, mais celle-ci a pris le parti de détruire toutes les preuves pour éviter que Tiger ne gagne sur elle. Il n’empêche que je ne m’attendais pas à voir un face à face si rapidement entre les deux femmes. En plus, notre grande méchante meure bien trop vite franchement.

Ty-Ann est complétement dévastée par la mort de celle qui était comme sa mère, mais Tiger n’en a pas grand-chose à carrer : elle veut juste retrouver son TTD, sa machine à voyager dans le temps et le deuil, ce n’est pas un truc qu’elle connaît (enfin, c’est au contraire un truc qu’elle connaît trop bien). Nous en sommes à la partie analyse de la scène du crime et cela permet à Ty-Ann de se rendre utile.

Elle mène Tiger directement vers un possible allié d’Eunice grâce à une poudre blanche qui sert d’indice. Cela permet à Tiger de tomber sur la meilleure des coupables possible : Geraldine… qui n’est autre que Jeri de la saison 1 ! Je suis tellement heureux de la revoir, c’est génial.

Bien sûr, elle se dit innocente, mais Tiger ne la croit pas une demi-seconde. Elle préfère la torturer jusqu’à ce que Ty-Ann l’arrête et la force à libérer Géraldine qui est clairement innocente puisqu’elle est capable de les mener vers une meilleure piste… Ou pas. De manière prévisible, mais le bon genre de prévisible, Geraldine mène Tiger tout droit dans un piège.

Elle est en fait une grande méchante, ça va de soi, et elle récupère de quoi faire fonctionner la machine à remonter le temps des mains de Tiger – ou plutôt de son décolleté, remarque. Geraldine fait alors l’erreur de ramener le TTD dans la tente où est prisonnière Tiger. C’est une erreur de débutante et Tiger n’a aucun mal à se libérer et mettre K.O tout le monde… sauf Geraldine. Cette dernière s’enfuit avec le TTD qu’elle essaye d’utiliser malgré les avertissements de Tiger qui lui promet qu’elle va en mourir et détruire le TTD si elle fait ça.

Cela ne manque pas : cette fois Geraldine garde sa tête… mais tout le reste explose. Pff. Je suis dégoûté, ma joie de la retrouver aura été de courte durée. En plus, ça craint comme tout cette explosion du seul moyen de retourner dans le passé ; je préfère quand la série voyage plutôt que de rester coincé en 2162…

En parallèle, Wolf voit déjà le pouvoir lui monter à la tête : il se fait faire une jolie coupe de cheveux et est rapidement blasé de voir Josh débarquer pour se plaindre d’une énième attaque du Cercle Pointé. C’est plutôt drôle à voir, mais ça s’améliore encore quand Wolf doit convaincre son cluster que Josh est un type bien, même s’il est censé être un rejet de la société et qu’il a dû négocier avec le gardien pour qu’il soit libéré.

Malgré tout les efforts de Wolf, Josh est tellement insupportable à hurler qu’ils sont tous en danger de mort s’ils n’arrêtent pas au plus vite le lancement vers Mars qu’il se retrouve coincé. Wolf est ainsi obligé de l’attacher dans un coin de sa maison, ce qui est assez ridicule. Cela n’empêche pas Josh de stresser : il s’est fait attaquer par une rousse du Cercle Pointé la veille après tout, alors qu’il dormait. Ainsi, quand Lugnut, la fille de Wolf, vient le voir pour jouer avec lui ; il en profite pour lui donner la mission de chercher à identifier celle qui l’a attaqué.

Ce serait simple et efficace si Lugnut ne cherchait pas avant ça à s’entraîner sur l’une de ses mères. En même temps, je le comprends Josh, moi non plus je ne ferais pas confiance à Wolf pour mener l’enquête. Comme lui, je me serais donc retrouvé sur un bûcher et sauvé in-extremis par Wolf, prêt à me traiter en bon toutou. Heureusement que je ne joue pas aux jeux vidéos, ça ne risque pas de m’arriver. Josh, lui, finit avec une muselière alors que Wolf se rend à un rendez-vous avec Tiger.

Celle-ci lui annonce que cette fois-ci, ils sont fichus et coincés dans cette timeline pour de bon. Ils ont donc moins de deux jours pour aller sur Mars s’ils veulent survivre. Le seul problème, c’est que Wolf est passé dans le camp des climato-sceptiques : il est persuadé que les scientifiques mentent et que la planète restera vivable.

On en arrive alors à l’une des meilleures scènes de la saison, et on sent bien que c’est là pour faire office de mi-saison : Wolf comprend enfin que Tiger fait désormais partie des Biotics. Les indices sont évidents depuis un moment, il était temps qu’il s’en rende compte. C’est le mensonge de trop pour lui : elle a beau lui expliquer que sa nouvelle vie à lui est basée elle aussi sur un mensonge bien plus gros que ça, il ne lui pardonne pas d’être une Biotic. C’est triste comme tout : cela mène Wolf et Tiger à se séparer, a priori définitivement. Bon, ils ont déjà fait le coup l’an dernier, mais ça fonctionne bien ce genre de scènes entre eux. Le suspense est là pour la suite, j’ai envie de savoir quelle tournure ça prendra, parce que cette fin était violente pour Tiger qui s’entend dire, par Wolf qu’elle a toujours aimé, qu’elle n’a absolument personne.

Épisode 8 – The Last Orchata – 19/20
Ah, ça repart beaucoup mieux avec cet épisode qui s’éclate de nouveau et pousse toujours plus loin le délire. Mes quelques inquiétudes de voir la série prendre un coup de vieux s’envolent d’un coup avec cet épisode qui prouve qu’elle est toujours polymorphe, et que ses transformations amènent bien le meilleur d’elle-même à chaque fois.

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It is so much more than balls.

Voilà, c’est malin, j’ai tellement procrastiné durant mon dimanche que je ne suis même pas sûr d’arriver au bout de cette saison avant le début de la semaine. Je le vois comme un signe que cette saison a perdu en qualité quand même, parce que je ne devrais pas avoir un problème de motivation à m’y mettre, franchement.

Cet épisode nous révèle que Josh a trouvé le moyen de se débarrasser de sa muselière, et aussi qu’il a récupéré son chien-robot. On ne sait pas bien comment, surtout qu’il le cache toujours à Wolf, mais ça a l’air d’être une manière pour lui de garder son calme, alors pourquoi pas. Il reçoit une visite de Wolf qui vient le nourrir tout sympathiquement… et lui révéler surtout qu’ils sont coincés pour toujours dans cette timeline. C’est une bonne manière de résumer toute l’intrigue tout ça, et de nous laisser Josh en pleine dépression comme il comprend que Wolf n’a rien fait pour lui.

Pendant ce temps, Tiger est en pleine dépression et ce n’est pas beau à voir, alors que Stu se met à faire du sport. Oui, oui, le Stu qui n’est qu’un hologramme de toute manière. Il veut maigrir, il veut maigrir, écoutez. Il essaye quand même de remotiver Tiger et de la mettre en action, mais ce n’est pas efficace du tout.

Elle a juste envie de se droguer, mais à la place, il lui propose une machine qui lui permet de s’échapper dans le fantasme de son choix… et elle se retrouve dans un joli fond blanc où elle peut surtout… toucher Stu. Ouep, c’est un réalité alternative après tout, et donc tout peut y être réel et comme elle le souhaite. Je m’attendais à ce qu’elle tente tout de suite de se construire un TTD, comme c’est ce qui l’a envoyé en dépression. À la place, elle se contente d’une petite boule rouge, parce que c’était son exemple.

Le gag traîne un peu en longueur, mais il est excellent parce qu’il finit par les mener, Stu et Tiger, dans une réalité alternative où ils peuvent s’acheter des tacos, et même des tacos au chat. Bon, cela dit, Tiger n’est pas convaincue par le miracle qu’elle a sous le nez. Je pense qu’on donnerait tous n’importe quoi pour avoir une machine de ce genre, mais dans le fond, elle a bien raison : ce n’est jamais qu’un fantasme, et pas la réalité.

Cette vérité est toutefois trop brutale pour Stu qui le prend très mal. Il la ramène donc dans une réalité vide où il lui propose de revoir son meilleur souvenir – quand elle a récupéré un carré de sucre d’un cadavre dans son enfance. Merveilleux. Et ensuite ? Ce n’est toujours pas assez pour Tiger, alors il lui conseille d’avoir une conversation qu’elle aurait voulu avoir et n’a pas pu. C’est l’occasion pour la série de nous ramener la mère de Kronish, Estelle, et de se moquer d’elle-même en rappelant qu’il aurait suffit de tuer ce personnage pour résoudre tout le problème de la saison 1. M’enfin bon, c’est marrant à voir et ça finit par Estelle qui conseille à Tiger de se laisser séduire par Stu, parce qu’il est tout à fait charmant selon elle. Ehe, on te voit Stu.

Cependant, cette fois Tiger est convaincue : elle retourne chez le vendeur de tacos et part en délire total. Alors cela dit, totalement total le délire : elle est toujours en pleine en dépression, en fait. Par conséquent, elle s’en tire avec un joli numéro musical où elle affirme qu’elle n’en a plus rien à faire que tout ça ne soit pas réel. La chanson est géniale, et Stu s’en mêle, et c’est excellent à voir. Il faut toutefois revenir dans la réalité, et elle est dégoûtée de voir que Stu n’est qu’un fantôme dans la réalité. Pour la consoler, il décide donc de lui montrer qu’il existe encore.

Il l’emmène dans une salle où reste un bout de son cerveau et commence alors une longue, longue métaphore étonnamment réussi de l’acte sexuel. Ouep, Tiger touche le cerveau de Stu et ensemble, ils couchent ensemble – bizarrement, mais tout de même. Est-ce qu’elle oublie Wolf pour autant ? Bien sûr que non : elle a toujours son orteil, après tout. Ainsi quand Stu lui demande de l’accompagner définitivement dans cette réalité virtuelle, elle accepte, mais pas sans une arrière-pensée pour le fait qu’elle pourra y retrouver Wolf.

Définitivement ? Ah oui, il n’a jamais été question d’aller sur Mars comme le promet Stu depuis le début de la saison. En fait, MARS est un acronyme pour cette réalité virtuelle où il compte envoyer toute l’humanité. C’est une manière bien plus sûre de sauver tout le monde selon lui – même si physiquement, ils seront donc tous morts, m’enfin bon.

Avant tout cela, il reste encore une bonne journée cependant, et Josh réussit enfin à activer son chien-robot en fin d’épisode : il suffisait d’appuyer sur « on ». Le problème, c’est qu’il en active la caméra et que Stu est donc aussitôt au courant… Il n’est pas ravi du tout de voir Joosh débarquer en 2162, et il demande à ce qu’on lui amène, quitte à tuer tous ceux qui s’y opposeraient.

Épisode 9 – The Balad of Pup-E. Q. Barkington – 18/20
Dans la continuité des précédents, cet épisode réserve quelques bonnes surprises au milieu d’un nombre incroyable de bavardages – même les scènes d’action semblent vouloir parler. Alors même que cet épisode est plus court que les autres, il m’a paru plus long tant il y a d’informations données à la minute. Tant mieux.

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So you’re not Torque ?

C’est un épisode bien plus court que propose la série cette fois, et ça m’a franchement surpris. Bon en même temps, ça reprend par une nuit d’union sexuelle pour Wolf qui dit ne pas être d’humeur pour coucher avec l’ensemble du cluster. Faut dire que ça fait beaucoup d’un coup, mais ils sont tous prêts à lui faire plaisir, alors il accepte ; et les enfants se mettent à chanter à tue-tête et Josh essaye de… dormir avec son nouveau meilleur ami le chien.

Il n’est donc pas prêt du tout quand les deux hommes du Cercle Pointé débarquent pour l’enlever, et il ne se défend pas vraiment. Par chance pour lui, deux hommes de Stu débarquent et le sauvent… pour mieux essayer de l’enlever. Il interrompt donc l’orgie de Wolf et du cluster pour demander à Wolf de le sauver une nouvelle fois. Bien qu’un brin énervé d’être interrompu en pleine gâterie, Wolf se montre réactif et permet à Josh de s’enfuir vers leur point de rendez-vous.

Inutile de dire que le cluster est tout choqué de découvrir qu’il a des rendez-vous secrets avec Josh. On peut les comprendre, c’est inattendu tout ça : toute leur maison est assaillie par de nombreux hommes armés, ceux de Stu. Ah ben heureusement que le Nag était censé être imprenable, hein. Wolf se bat comme il peut, découvrant au passage qu’il a deux assaillants différents, et Josh s’enfuit en essayant de contacter Tiger. On notera aussi que Wolf ne dit plus rien quand il se bat, que parmi le Cercle, il y avait un de ses amis, et qu’il comprend vite que les autres sont envoyés par Stu.

Dans tout ça, Wolf s’en tire, mais son cluster est traumatisé. Il se voit donc forcé d’avouer toute la vérité à chacun d’entre eux : il n’est pas Torque et veut donc se barrer. Il ne leur explique pas tout à fait tout ce qu’il pourrait leur dire, mais juste assez pour justifier son départ. Hop, on retrouve donc le Wolf guerrier prêt à se barrer… mais malheureusement, il retombe sur Lugnut, qui n’apprécie pas qu’on lui mente et lui dise qu’il a été brûlé vivant alors qu’elle savait depuis le départ qu’il n’était pas son père.

Ainsi, la série nous propose une scène très triste d’adieux avec Lugnut. C’était bien écrit et les sentiments étaient bons, même si on n’a pas spécialement eu le temps de s’attacher à cette enfant – en revanche, c’est déjà une sacrée actrice.

Stu ? Pendant ce temps, il annonce à Ty-Anne, sa fille, qu’elle n’a plus à venir sur Mars puisqu’il ira avec Tiger. Elle n’est vraiment pas ravie et envoie son père balader. Ce n’est pas la journée de Stu, puisque c’est ensuite Tiger qui l’envoie balader : elle refuse de manger avec lui pour simplement « aller vérifier un truc ». Stu comprend bien qu’elle a reçu un message de Josh, et il est complétement flippé à cette idée, conforté en plus par le fait qu’il peut espionner les retrouvailles entre Josh et Tiger.

Il envisage de les tuer à cause de la psy qui n’apprécie pas d’entendre Tiger demander des informations sur Wolf, mais il change d’avis en entendant Tiger affirmer que leur avenir est sur Mars avec Stu. C’est chouette comme tout pour le personnage de Stu, franchement.

Il n’apprécie pas de devoir partager sa villa avec Joosh, cependant, alors il s’amuse bien de lui avec quelques hologrammes et fausse nourriture. Si c’était sympa côté humour, ça ne faisait pas avancer le schmilblick. Heureusement, pour ça, nous avons l’arrivée de Wolf chez Stu. Il s’en prend à lui comme il peut, c’est-à-dire uniquement avec des mots. Ce n’est pas bien efficace et ça tourne vite à une explication avec Tiger. C’était ça qui nous intéressait tous après tout, et c’est facilité par Josh en pleine crise identitaire à ne pas être reconnu par les autres, ni écouté, ni rien du tout.

Josh sert enfin à quelque chose dans cette saison puisqu’il essaye de réconcilier Wolf et Tiger, mais tout ça finit par se montrer inutile : Tiger est endormie et Stu paralysé par « Achille », le grand méchant à qui Athena obéissait. Le grand méchant ? Evidemment, il s’agie de Ty-Ann. C’est tellement évident que j’aurais dû le voir venir, franchement, j’adore ce rebondissement. Cela passe très bien avec le reste de la saison – c’est cohérent, c’est elle qui a mené Tiger sur une fausse piste à l’origine – et ça lui permet d’avoir malgré tout le début de saison la confiance immédiate de Josh et Wolf.

Bon, il me reste un doute sur son identité cela dit, elle pourrait ne pas être Ty-Ann, mais une troisième version de Tiger. Cela dit, elle sortirait de nulle part, donc ça n’aurait pas beaucoup de sens. Je m’attendais à ce qu’Achille soit Torque, moi, je suis passé à côté.


Épisode 10 – Exes and OS – 18/20
Un bon épisode qui apporte de nombreuses réponses et boucle certaines boucles, tout en prenant soin de donner une bonne cohérence à l’ensemble de la saison. Toutefois, la cohérence ne m’empêche pas de me poser un certain nombre de questions qui sont pour le moment sans réponse. C’est donc bien… mais y a un mais ; et j’attends de voir la suite pour mieux tout appréhender.

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I can’t believe we’re fucking inside your dad.

Cet épisode à la brillante idée de revenir sur l’enfance de Ty-Anne, ce qui permet de voir à quel point elle a galéré en tant qu’enfant. En même temps, avec un parent hologramme, ce n’est pas trop étonnant. C’est intéressant de voir que dès le départ, Stu était déjà un robot, cela dit. Cela permet de chouettes gags et explique bien mieux la haine que Ty-Anne voue à son père, même si je trouve que l’adolescente castée ne correspond pas du tout à l’actrice adulte.

Bon, pour compenser l’absence de parents solides, sous tous les sens du terme, Stu a donc embauché le docteur Hoogeven, future Athena. Et c’est elle qui s’est occupée d’éduquer Ty-Anne sur tous les sujets, y compris le sujet le plus tabou de tous : son père est un monstre, ce que Ty-Anne a découvert à l’adolescence. Elle a ainsi découvert l’existence de sujets-tests mourant tous les uns après les autres. Des sujets-tests pour quoi ? Pour Mars bien sûr.

Une telle intelligence artificielle ne peut s’être construite du jour au lendemain, et c’est terrifiant car tout ça est présenté super rapidement. En tout cas, ça explique pourquoi et comment Ty-Ann a compris qu’elle était son talon d’Achille. C’est simple et efficace, et ça ne nécessite pas beaucoup plus de back story

Je n’étais pas complétement à côté de la plaque avec Torque, cela dit : il menait bien une vie secrète avec Ty-Anne, donc il aurait pu être Achille ! Je n’étais pas si loin, j’avais juste faux sur presque toute la ligne, alors je suis content. Toujours est-il qu’on a du mal à voir comment ils se sont rencontrés, et comment Torque a acquis tant de connaissances informatiques ;

Nous étions loin du compte – enfin, « nous » c’est mes théories et moi. Torque a donc hacké le programme de Stu, et il a embarqué Tiger avec lui dedans. Les deux se sont données la mission assez  simple de mettre fin au projet de Stu en faisant en sorte de le tuer. Le problème, c’est que ça ne leur est venu qu’après plusieurs tentatives pour s’enfuir ensemble sans grand succès – genre ils ont atterri chez des cannibales par exemple ; on a connu plus stimulant.

Les deux se retrouvent alors coincés dans une fête qui tourne en boucle : elle recommence chaque fois qu’ils s’énervent ou disent un gros mot. C’est un grand classique la boucle temporelle et ici, elle fonctionne très bien avec des personnages qui passent leur vie à jurer et s’énerver l’un après l’autre. On les accompagne tout au long de cette fête, et on comprend que Ty-Anne est assez maline pour deviner le mot de passe de son père, et donc avoir une chance d’arriver dans la salle qui le détruira.

Il y a un peu d’action au passage quand même, notamment quand la police intervient au sein de la fête pour tuer tout le monde et rebooter le système. C’est aussi simple qu’efficace et ça permet d’accélérer les choses pour le couple qui progresse plus vite qu’au cours des cinq minutes d’engueulades et reset de la fête qui ont précédé. Avant de passer à la dernière étape du plan, ils prennent toutefois le temps de se réconcilier – et de faire l’amour, même s’ils sont à l’intérieur de la tête de Stu (enfin la tête, c’est un programme informatique, quoi).

On sent tout de suite vers quoi on se dirige ici : après ça, ils ont tout pour détruire Stu, mais on sait que ça va échouer. Et quand Ty-Anne se déconnecte, on sait très bien qu’elle ne reverra jamais Torque qu’elle laisse derrière pour qu’il fasse tout le boulot. Cela ne manque pas : il essaye bien de détruire Stu, mais ça ne le dérange qu’un court instant notre robot. En revanche, Torque y laisse la vie et se fait enterrer au sein même de la chambre de Ty-Anne.

Cela nous permet d’en revenir au présent où elle raconte tout ça à Josh et Wolf – et du coup, elle devrait être plus attachée que ça à Wolf, plus surprise au moins ; et Wolf aurait dû être révolté des infidélités de Torque. Bon, cela dit, ce n’est pas l’essentiel : on comprend enfin que la simulation que Josh a détruit en début de saison était reconstruite à partir de celle de Stu, grâce la mort de Torque. C’est parfait pour donner du sens à toute la saison : Josh est le seul capable de mettre fin au plan de Stu.

Et si je comprends bien qu’ils veuillent détruire ce monstre et tout, il me manque juste une dernière étape à leur raisonnement : ils envisagent de détruire Mars lors de son lancement en utilisant Josh. C’est très bien et tout… mais comment vont-ils sauver l’humanité après ça ? Et eux-mêmes ?

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