Je veux plus de films comme ça (si, si) !

Salut les sériephiles,

En ce début de semaine, j’ai vu une éclipse incroyable (à ça d’en faire un article, j’adore les éclipses) et deux films qui me donnent envie d’écrire un article ce soir parce que j’ai vraiment accroché. Ils n’étaient pas parfaits, et même, ils étaient bourrés de défauts, mais j’ai eu l’impression qu’ils apportaient ENFIN ce que j’attends désespérément de mes séries : des histoires de fin du monde réussies, de la survie à échelle familiale et humaine, des personnages qui parviennent à être attachants même s’ils cumulent à peu près tous les défauts stéréotypés de leur tranche d’âge. Magique, non ?

À défaut de l’avoir dans les séries, je l’ai dans des films. Su-per.

L’un vient tout juste de sortir au cinéma, l’autre est disponible sur Netflix depuis quelques jours. Et l’un comme l’autre arrivent dans une période où, Spider-Man mis à part (promis, je ferai un article dessus à un moment), c’est un peu la diète côté cinéma pour moi.

The End of Oak Street

J’y suis allé parce qu’Anne Hathaway est géniale en ce moment et parce que j’avais vu passer les noms de J.J. Abrams et Michael Giacchino sur le projet. Ce que je n’avais pas forcément retenu, en revanche, c’est qu’il s’agit du nouveau film de David Robert Mitchell, le réalisateur d’It Follows (que j’ai adoré) qui n’avait plus sorti de long-métrage depuis huit ans. J.J. Abrams est ici producteur et Michael Giacchino signe la musique, comme d’hab.

Franchement, le film est un gros mélange de concepts déjà vus ailleurs : on a un quartier américain des années 80 (la mode Stranger Things a encore de beaux jours devant elle, apparemment) qui se retrouve envoyé à l’époque des dinosaures à la suite de quelques éruptions solaires, et on suit une famille typiquement américaine qui tente de survivre au désastre.

Ce n’est pas exactement le film qui va révolutionner la science-fiction, donc. Mais est-ce que j’avais besoin qu’il le fasse ? Pas vraiment.

Si le film ne tient pas franchement debout du côté temporel de la chose, et que cette fin est assez navrante en ce qui me concerne, j’ai vraiment passé un super moment de cinéma. On se marre bien, il y a du drama, quelques twists, de l’adrénaline face aux dinosaures et juste ce qu’il faut d’émotion. Surtout, le film n’oublie jamais que derrière son concept complètement perché, ce qui nous intéresse vraiment, c’est cette famille qui essaie tant bien que mal de ne pas mourir et, éventuellement, de continuer à se supporter.

C’est tout bête, mais ça fonctionne sur moi.

Non, vraiment, je suis sorti de là en me disant que j’avais enfin vu un bon film étatsuniens de science-fiction bien comme on les aime. Enfin, comme je les aime, peut-être ? Un gros concept, une famille dysfonctionnelle qui s’unit malgré tout, un monde qui part en cacahuète et des personnages obligés de se débrouiller avec. Je dirais même plus : des persos parfois complètement idiots. Sérieusement, et attention, petits spoilers : la recherche de Starbuck au milieu du film ou l’énorme incohérence à la fin, c’est pour m’achever ?

Et pourtant, ça ne m’a même pas empêché d’aimer le film. C’est peut-être ça, finalement, que je recherche en ce moment : pas forcément quelque chose de parfaitement écrit ou de totalement crédible, mais un concept suffisamment efficace pour que j’accepte de jouer le jeu et de me laisser embarquer. Pourquoi les séries ne le font plus ? Pourquoi est-ce qu’on manque cruellement de films qui le font ?

The Last House

Le second film dont je souhaite parler dans cet article, c’est The Last House, sur Netflix (Le Dernier refuge en VF). Je l’ai lancé sans savoir à quoi m’attendre du tout. J’étais même complètement à la ramasse : je pensais, probablement à cause de l’affiche aperçue uniquement en miniature, qu’il s’agissait d’un film d’horreur coréen.

Si je suppose qu’il y a ce qu’il faut pour faire peur à certains d’entre vous, c’est finalement surtout un film de science-fiction assez mignon et pas du tout coréen. Le film est réalisé par Louis Leterrier, réalisateur français auquel on doit notamment Insaisissables ou Fast X, mais aussi plusieurs épisodes de Lupin. Bref, que des trucs que je n’ai pas vu.

Ce qui est amusant, c’est qu’il expliquait justement avoir été attiré ici par quelque chose de beaucoup plus intime que ses habituels gros films d’action : une famille ordinaire confrontée à une situation complètement extraordinaire. Et c’est précisément ce qui m’a plu dans les deux films de cet article.

On suit ici une famille (le papa, la maman, le fils, la fille, toujours, c’est le schéma classique quoi) qui vit dans un quartier typiquement étatsuniens, décidément, et qui se retrouve un beau jour complètement enfermée chez elle. Impossible d’ouvrir les portes ou les fenêtres, impossible de sortir. Là où le début m’a immédiatement fait penser à The End of Oak Street, la direction prise est finalement l’exact inverse : dans un film, le quartier tout entier est projeté ailleurs ; dans l’autre, la famille ne peut justement plus quitter sa maison.

Eh, ça m’a fait regretter l’époque du confinement. Enfin, l’époque où on faisait taire son stress en regardant trois films par jour et en vivant d’amour et d’eau fraîche, en ce qui me concerne. Pas sûr que ce soit exactement le souvenir collectif de 2020.

S’il y a quelques longueurs, j’ai beaucoup accroché à la manière dont la famille apprend à survivre. C’est même ça qui m’a le plus intéressé dans le film : voir comment le quotidien se réorganise, comment les ressources diminuent, comment chacun trouve une place dans cette nouvelle vie et comment une situation complètement absurde finit presque par devenir normale.

Les personnages sont attachants, ils ont bien trop de chance pour que tout soit crédible et ils survivent encore et encore à des situations ou une temporalité qui auraient probablement réglé leur sort depuis longtemps dans la vraie vie. Mais là encore : peu importe. On se marre bien des petites références (le spot anti-piratage du DVD !), on tremble un peu pour eux, on ne comprend pas ce qu’il se passe et on découvre les règles au fur et à mesure.

Le début est sûrement trop long pour que le film fonctionne parfaitement, mais c’est justement pendant cette partie que je me suis dit que j’aurais adoré que The Last House soit une série. Franchement, il y aurait de quoi faire en suivant deux ou trois maisons du quartier, chacune avec ses propres méthodes de survie, ses tensions et ses découvertes. Le concept s’étend en plus facilement sur une très longue période de temps, alors forcément, mon cerveau de sériephile s’est mis à imaginer tout ce qu’on aurait pu en tirer sur dix épisodes ou même, soyons fous, 22 parce que ça me manque (pas du tout en boucle sur les mêmes idées dans tous ses articles, le type).

Je ne vais pas spoiler la fin ici, mais sans le côté increvable des personnages, je pense que le film aurait même pu être un coup de cœur, ne serait-ce que parce qu’il apporte enfin une idée un peu nouvelle dans son postulat de départ.

C’est basique à souhait et le film ne creuse pas forcément tous ses concepts ni toute sa mythologie, mais ça m’a vraiment plu. Y a même les petits moments émotions nécessaires. D’ailleurs, s’ils font un jour une suite, je suis très curieux de voir ce que ça pourrait donner.

On reste forcément beaucoup à la surface de l’univers parce que ce n’est jamais qu’un film de moins de deux heures, mais j’ai retrouvé quelque chose que j’aimais beaucoup dans les premières années de Netflix : cette impression qu’ils pouvaient proposer un film original avec un concept improbable et nous embarquer au passage.

Quant au message du film… Là encore, c’est très basique. Mais je n’avais pas besoin de plus compliqué. Cela m’a rappelé, et attention, ça va sortir de nulle part, ce qu’ils avaient fait avec Okja il y a presque dix ans déjà. Pas dans le concept, évidemment, mais dans cette manière de partir d’une idée de science-fiction assez énorme pour finalement revenir vers quelque chose de très simple et très humain.

Maintenant, redonnez-moi des séries comme ça !

Finalement, je crois que c’est surtout pour ça que ces deux films m’ont donné envie d’écrire cet article. Ils ont leurs défauts. Beaucoup, même. Ils sont parfois prévisibles, leurs personnages prennent des décisions débiles, leur mythologie mériterait d’être davantage creusée et leur scénario réclame régulièrement qu’on ferme gentiment les yeux sur la vraisemblance, mais je m’en fiche un peu.

Parce qu’ils m’ont rappelé à quel point j’aime ce type d’histoires : un petit groupe de personnages, si possible une famille dysfonctionnelle, fait face à une catastrophe qui provoque la fin de leur monde en enchaînant des décisions plus ou moins idiotes. Fear the Walking Dead, par exemple et pour n’en citer qu’une, ne commence pas autrement, en fait.

Pourquoi est-ce que je trouve ça dans deux films sortis à cinq jours d’intervalle et presque plus jamais dans mes séries ? Bref, je vous conseille vraiment ces deux films et j’espère qu’ils rencontreront assez de succès pour que quelques producteurs de télévision se disent qu’il est peut-être temps de secouer un peu la fourmilière des reboots ou revivals improbables et des teen dramas écrits pour les adultes. On en est là en 2026, non ?

Je veux à nouveau des séries de science-fiction perchées sur de la survie familiale et dysfonctionnelle comme ça.

PS : si vous aimez ce genre d’histoires de survie en pleine fin du monde mais que vous n’êtes pas trop films, je vous recommande aussi, tant que j’y suis, la lecture d’Aurora de David Koepp. Oui, oui, le scénariste derrière Jurassic Park, parfaitement.

Vous y trouverez ce même sentiment de regarder un bon gros film typique des années 2000, mais écrit avec un peu plus de modernité ; les mêmes défauts, avec des éléments pas toujours très crédibles s’appuyant pourtant sur de bonnes idées de départ ; et surtout cette même idée d’une survie dans un quartier qui n’a absolument rien demandé à personne.

L’histoire ? Des éruptions solaires, décidément, qui privent la Terre de presque toute son électricité. Je l’ai dévoré bien rapidement à la sortie de Cold Storage (autre très bon film original écrit par David Koepp, mais ça a moins à voir avec le genre de films dont je parle ce soir). Manifestement, j’ai un truc qui m’attire et qui me manque. Faut dire que la série la plus récente dans ce genre-là que j’ai dû regarder était un vrai naufrage, je crois… Oui, bien sûr que je vous parle de Manifest et peut-être que vous comprenez mieux pourquoi je suis allé au bout de celle-ci, du coup.

Films vus – Semaines 14 et 15

Salut les sériephiles confinés,

Le confinement continue, et mon visionnage de nombreux films avec. Par conséquent, pas le temps de chômer dans mes articles du mercredi, je continue à faire le tour des films que je vois avec vous :

Semaine 14

Le Jeu

Regarder Le Jeu (2018) Streaming VF | Complet | Francais ...Un petit film français, ça fait toujours du bien, surtout quand il est question d’un dîner entre amis avec des personnages attachants et des secrets bien gardés qui éclatent au grand jour. Le principe ? Des amis dînent et décident de consulter tous ensemble les messages, mails, SMS et appels reçus au cours de la soirée… Ce qui est gênant parce qu’ils ont à peu près tous au moins un secret.

J’adore ce genre de films : il y a une ambiance de huis-clos puisque tout se passe (ou presque) dans le même appartement, mais les personnages ont quand même des interactions privées coupées des autres à plein d’occasions. Les secrets se dessinent petit à petit, on devine bien la situation de chacun et surtout, il y a beaucoup d’humour et des acteurs excellents.

Vraiment, le film est passé à ça d’être un coup de cœur, mais je suis très déçu de la fin… Je m’attendais à quelque chose de ce style, mais pas de cette manière, et ça m’a principalement frustré parce que le message que le film transmet (malgré lui ?) n’est pas spécialement un message que j’approuve ou applique dans mon quotidien.

Green Book (2018)

Green Book

Ne voyez pas ce film si vous avez faim, parce que croyez-moi, vous allez avoir envie de manger devant… à moins que vous ne soyez trop dégoûtés, je ne sais pas trop. Le film raconte la vie d’un italo-américan, Tony Lip, qui est engagé pour être le garde du corps du Dr Don Shirley, un pianiste noir mondialement connu… Le twist étant, bien évidemment, que le film se déroule en 1962 dans les États du Sud des États-Unis, encore très racistes. Tony a alors besoin d’avoir avec lui un « Green Book », pour savoir les adresses acceptant les noirs. De quoi à le confronter à son propre racisme…

Je n’étais absolument pas convaincu par le synopsis du film, mais je ne regrette pas de l’avoir vu, car il a réussi à me faire changer d’avis. Je me suis trouvé embarqué dans cette histoire, un brin prévisible, parce que si ça se passait autrement, on n’en aurait pas fait un film, ou en tout cas, pas en 2019. C’est un bon film, qui tient bien ses promesses.

snowpiercer | Tumblr

Snowpiercer

Dans un monde dévasté, il ne reste qu’un train qui parcourt la Terre en pleine ère glaciaire sans jamais s’arrêter. Tout pourrait aller bien, mais comme dans toute dystopie post-apocalyptique qui se respecte, ce train est une société qui ne fait pas rêver, avec tous les pauvres massés à l’arrière du train et les plus riches à l’avant. L’histoire du film, et du roman, et de la série à venir bientôt, raconte une rébellion partant du wagon des pauvres qui se mettent en tête de remonter le train, en quête d’égalité.

J’avais totalement oublié le livre en me lançant dans le film, que j’ai voulu voir avant l’arrivée de la série. J’en ressors très satisfait : très bon casting, effets spéciaux sympathiques et histoire plutôt cool elle aussi.

C’est peut-être l’histoire qui est ce qui fonctionne le moins ici, parce qu’elle est hyper classique et prévisible, jusqu’à la dernière scène, qui m’a en plus rappelé Okja, du même réalisateur. Dingue de se dire que c’est aussi lui qui est derrière Parasite tant les trois films sont différents. Celui-ci est clairement au milieu de ce top 3, parce que j’ai bien accroché, mais il n’a pas été un coup de cœur non plus.

Semaine 15

More Than Only (2017) - IMDbMore than only

Nous voilà enfin sur un film qui s’est avéré être un véritable coup de cœur inattendu. Ce film, il est arrivé je ne sais trop comment dans mon algorithme Youtube et la lecture automatique en arrière-plan de la rédaction d’un article m’a piégé à le voir… Mais c’est tant mieux ! Il s’agit d’un film LGBT qui suit la relation entre deux hommes, depuis la première drague à… bon, je ne vais pas vous spoiler ; en passant par tout un jeu de séduction à base d’Harry Potter.

Les personnages sont super attachants, le film respire l’authenticité, les acteurs ont une bonne alchimie, les personnages secondaires servent bien leur rôle et je n’ai pas trouvé une fausse note dans ce scénario qui, aussi basique soit-il, est très engageant. Je suis difficile quand il s’agit de films, et encore plus quand il s’agit de romances, mais là, je ne garde que de bons souvenirs et je sais que j’aurai envie de le revoir. Comme quoi, les petites productions sont parfois les plus attachantes !

Enough

Difficile de se remettre en selle après un coup de cœur, alors rien ne valait un bon film d’action avec une héroïne attachante. Le film raconte l’histoire de Slim, une femme persuadée d’avoir trouvé l’homme idéal, mais qui va pourtant vite déchanter.

OFFICIAL LOL IMAGES & GIFS THREAD - Beyond Beautiful JLO

Je ne savais pas de quoi parlait le film – dispo sur Netflix – avant de le lancer, pour Jennifer Lopez surtout, parce que je me demandais ce qu’elle donnait en tant qu’actrice.

Elle est meilleure actrice que le scénario pas toujours bien convaincant, ce qui fait que le film est une bonne dose d’adrénaline plutôt agréable à suivre. Comme beaucoup de mes films vus cette année, il n’est pas incontournable, mais il est cool quand même.

Voilà, je m’arrête là de ma liste de films pour aujourd’hui, parce que la faim commence à me gagner et parce que ça me laisse un décalage d’un mois que j’arrive à tenir pour le moment.

Star Wars, les derniers Jedi & moi

Salut les sériephiles,

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À court d’inspiration pour l’article du jour, je me suis tourné vers le grand-écran pour l’article d’aujourd’hui où je vais parler du dernier Star Wars, mais aussi de mon rapport à cette saga. Après tout, c’est un sujet à la mode et j’ai déjà parlé plusieurs fois de films dans mes articles 500 mots, alors autant vraiment rentabiliser la place de cinéma au prix exorbitant (ah, Paris !) de samedi dernier avec cet article. Oui, j’ai pris le temps de digérer avant d’en parler.

Bon, avant toute chose, il faut savoir que je fais partie de cette drôle de générations de non-fans de Star Wars qui vont quand même les voir au cinéma parce qu’ils ont été biberonnés à Star Wars. Je m’explique : quand j’ai vu les deux premières trilogies, j’étais déjà beaucoup trop spoilé puisque je savais les gros rebondissements (du « je suis ton père » au « nous sommes frère et sœur, oups », en passant par la main coupée). Pire que tout, je me suis farci une rediffusion en VF sur M6 – la VO peinant à charger sur mon petit boîtier TNT de l’époque. Oui, j’ai découvert Star Wars si tard que ça.

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À ce moment-là, j’avais déjà vu la sixième saison de Buffy qui y fait très régulièrement référence, mais aussi un nombre incalculable de scènes de séries ou films parlant de la saga. Autant le dire cash, ça n’aide pas du tout à rentrer dedans et je n’ai pas vraiment apprécié les six premiers films – je ne sais même plus dans quel ordre j’ai vu tout ça.

Toutefois, j’en ai aimé certains aspects, l’univers étendu en premier lieu, l’imagination qu’il y a derrière et la simplicité de cette chronique familiale qui paraît si complexe au premier abord. Du coup, quand il a été question du Réveil de la Force il y a deux ans, et par JJ Abrams en plus, je me suis comme tout le monde précipité au cinéma pour tomber amoureux de Rey. Comme tout le monde.

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Comment résister à ce personnage ?

Après un détour catastrophique par Rogue One (speedwatché et pour ainsi dire zappé), j’ai passé un an loin de l’univers Star Wars, évitant les bandes annonces autant que possible… au point d’en oublier la date de sortie du film, malgré un marketing qu’on m’a dit imposant (et il faut bien le reconnaître : j’ai des chaussons stormtroopers au pied, juste parce que).

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Quid des Derniers Jedi (avec quelques spoilers) ? Ce fut interminable, tout simplement. J’ai passé la première heure du film à aimer replonger dans cette histoire et à savourer certains clins d’œil (les fameuses transitions, la musique du générique initial, etc), tout en sentant rapidement l’ennui se pointer… Il faut dire que le film traîne en longueur, avec un scénario ironiquement coincé dans l’espace… ou sur une île. Très vite et comme Rey, le film se met à tourner en rond et à proposer des intrigues qui m’ont parues pompées ailleurs, ou en tout cas déjà trop vues (Rey/Kylo deviennent ainsi un peu Potter/Voldy, quoi).

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Les enjeux sont ennuyeux pendant une grosse partie du film et j’étais content de voir l’action arriver à sa fin. Vous vous souvenez quand j’ai dit m’être tenu éloigné du marketing ? J’avais raté l’info que le film durait 2h30. Du coup, ce que je pensais être sa fin a dû se produire à genre 1h45 de film, et j’ai eu droit à 45 minutes de rab… où je n’en pouvais plus.

Pourtant, c’était là le meilleur du film. En fait, je supprimerai bien quelques scènes de la première heure pour en arriver plus vite à ces scènes d’action plus jouissives… et avec cette fois une référence évidente à Matrix et surtout un Luke Skywalker qui se la joue Vieux Maître des Chevaliers du Zodiaque. Alors, oui, il y a eu des surprises et celle-ci en fait partie, mais ça m’a juste trop paru pompé.

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Luke, c’est toi ?!

Et dois-je parler de cette intrigue « libérons les animaux » qui semblait tout droit sortie d’Okja ? Gênant.

Pour compléter la critique, je suis comme toujours avec Star Wars totalement perdu dans les couples que je suis censé shiper (c’est un bon point je crois) et je suis reconnaissant au scénario d’avoir inclus tout un tas de gags à la blockbuster post-Avengers. Je sais que c’est probablement une hérésie pour les puristes, mais ça m’a permis de tenir tout le film.

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Rien à redire sur le casting, en revanche, y compris Kylo Ren dont le dessous d’œil me stresse à bouger tout seul #sachezle

Du coup, je suis extrêmement mitigé, car je l’ai trouvé beaucoup trop long, souvent ennuyeux, parfois expéditif (le retour final de Rey dans le vaisseau avec Chewbacca, quelqu’un pour m’expliquer comment elle a fait ? ou d’où Leia maîtrise aussi bien la Force pour se sauver la vie comme si de rien n’était dans une scène qui était, pour ma part, plus ridicule que poétique ?)… mais que la magie a malgré tout opéré ! Je sais que j’irai voir le suivant avec un intérêt toujours égal, une curiosité de retrouver ces personnages, qui ont pour certains mal évolués (Rey a tourné en rond pendant 2h, Snoke & Plasma n’ont servi à rien dans la trilogie…).

Ah, et pour terminer, grosse déception quand le nouveau personnage que j’ai préféré, c’est Paige, pas Rose, et que les pertes n’ont pas été suffisamment ressenties. Vivement la suite, quand même.

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Quant au trailer, il spoile joyeusement la bataille finale du film. Au moins, si je l’avais vu, j’aurais su qu’il me restait encore beaucoup à voir quand j’ai cru que le film se terminait !