Paradise – S02E01 – Graceland – 15/20

C’est trop long et parfois lent au point d’être pénible. La série fait le choix de recommencer à raconter son histoire par une voie quelque peu détournée et ça ne me dérange pas forcément, mais j’ai eu du mal à accrocher. En plus, mon vrai problème dans cette affaire a été que le temps passait d’abord trop vite et ensuite que le scénario ne parvenait à me paraître réaliste. La saison 1 était impeccable de ce point de vue, ce début de saison 2 est… aux antipodes de ça ? C’est charmant, mais ça manque d’un moment me retournant le cerveau.

Spoilers

Avant l’Apocalypse, les gens avaient une vie. Annie, pas vraiment.

Come restart the world with me, Annie.

J’espérais que la série reprendrait avec un bon gros résumé de la saison 1. Ce n’est pas le cas. Bon. Je vais survivre et je ne doute pas que le puzzle va se recomposer peu à peu. J’ai trop hâte de découvrir ce que la série va nous proposer en saison 2 – je n’ai pas vu la moindre bande-annonce – pour attendre plus longtemps. Le début de saison est loin de ce que nous proposait la série en saison 1 en plus : on voit une jeune adolescente assister à une visite de la maison d’Elvis. C’est marrant, parce que je reconnais la maison des films sur Elvis et Priscilla de ces dernières années.

L’adolescente semble être une experte qui occupe ses journées à faire la visite avant d’aller s’occuper de sa mère, très clairement malade. C’est sa mère qui semble vouer une passion pour Elvis et qui lui demande d’assister à ces visites. Un jour, l’adolescente rentre chez elle pour trouver sa mère morte.

Après un détour par l’enterrement, on comprend que le but est de s’intéresser à cette adolescente qui, devenue adulte, travaille dans un hôpital. Annie Clay, c’est son nom, est une étudiante en médecine que l’on suit lors d’une consultation médicale en apparence banale. En pratique, malheureusement, Annie a une vraie crise de panique quand elle examine la patiente, parce qu’elle reconnaît des symptômes de sa mère dans cette patiente. Si elle tente de poursuivre son diagnostic, elle s’effondre devant sa supérieure et tous ses collègues.

Annie abandonne aussitôt ses études. Elle n’a pas de famille, plus de job, et elle retourne devant la maison d’Elvis, par habitude. Elle passe une sale journée, mais la cheffe de la sécurité de la maison d’Elvis, Gayle, la prend en pitié et lui propose un job quand elle comprend qu’elle en a vraiment besoin. Et c’est ainsi qu’Annie se retrouve avec un nouveau job : elle devient la guide des visites de la maison d’Elvis.

Y a pas de savoirs inutiles, je suppose. Elle connaît la visite par cœur et peut donc la gérer sans aucun mal. C’est une trajectoire de vie étonnante, mais pourquoi pas. On est très loin, par contre, de ce que la série proposait en saison 1. Pas de quoi s’inquiéter : on y revient vite. Un jour, alors qu’elle commence sa visite, Annie se rend compte que son groupe de touristes ne la suit pas. Et pour cause : la fin du monde vient juste d’être annoncée.

Les médias présentent les catastrophes qui touchent l’Australie et le reste du monde, ce qui fait que la panique gagne tout le monde dans cette belle journée ensoleillée. Annie ne cède pas à la panique pour autant : elle demande à Gayle de réunir des vivres et de les emmener dans la cave de Graceland, la maison d’Elvis. Elle comprend qu’il va falloir survivre et elle le comprend vite : en bonne américaine, elle récupère le flingue d’Elvis dans une vitrine, aussi. On ne sait jamais, je suppose, un flingue, c’est hyper utile face à la nature qui se déchaîne, lol. Annie prend le temps de libérer les chevaux des écuries, puis va dans sa chambre récupérer des affaires. Il est peut-être déjà trop tard avec la montée des eaux qui se propage et une tempête horrible qui s’approche.

Gayle et Annie sont devenues super amies et n’ont plus qu’elles au monde. La fin du monde ne change pas grand-chose pour elles finalement, en fait ? Les téléphones lâchent ensuite, puis l’électricité. Malheureusement, Gayle est prise par surprise à ce moment-là, et elle tombe dans l’escalier qui mène à la cave. C’est bien le moment. C’est la fin du monde et elle se casse la gueule, devenant une patiente dont Annie doit prendre soin. Pas sûr que ce soit son choix de base.

Annie a fait des études de médecine cependant, ce qui est plutôt pratique pour Gayle : elle passe les rois premiers jours dans ce bunker de fortune à s’occuper d’elle et la soigner. Elles n’ont toujours pas d’électricité cependant et ne savent pas trop quoi faire. À l’extérieur, c’est tout simplement la fin du monde : l’apocalypse a eu lieu, mais il y a encore des gens en vie. Comme ils sont américains, ils se tirent dessus pour voler les ressources des autres.

La vie isolée dans la maison d’Elvis est plutôt chouette, je crois. De la terrasse de la maison, les deux femmes ont une vue terrible sur la ville au destin désastreux. Et une explosion d’usine les surprend, les forçant à rentrer se mettre à l’abri. Le temps passe alors et les deux femmes vivent comme elles peuvent dans cette cave : le sixième jour, elles trouvent de quoi s’amuser dans la maison d’Elvis, le dix-neuvième, elles s’inquiètent du froid polaire qui s’installe en plein été, le vingt-quatrième, la survie est clairement très compliquée.

Allez faire du chauffage quand il n’y a pas d’électricité ! Je suis même surpris de voir qu’il y a des bougies le 45e jour… Comment on trouve des bougies si longtemps alors qu’on vit dans le noir ? Le plus triste est que Gayle remercie Annie de faire tout ce qu’elle peut pour elle et d’avoir réussi à l’empêcher d’avoir froid… alors qu’elle est juste en train de mourir. Ne plus sentir le froid quand il fait froid, ce n’est pas bon signe.

Annie comprend qu’elle va perdre Gayle et se retrouver seule. Le lendemain, il faut donc enterrer (enneiger, même) le corps de Gayle. La série parvient à me rendre triste pour un personnage que je connais à peine. Et là, contre toute attente, on passe au jour 689.

Allez. Deux ans après la fin du monde, donc, Annie vit toujours dans la maison d’Elvis, seule. Elle a une sacrée force de caractère pour avoir tenu un confinement de deux ans, je suppose. Le plus surprenant, ce jour-là, c’est qu’Annie remarque qu’il y a un rayon de soleil qui perce dans le salon. Oui, oui, le soleil est de retour, enfin ! L’air est encore respirable, apparemment, pour une raison qui m’échappe. Annie parvient même à faire pousser des fleurs.

Et puis, un jour, elle entend un bruit très improbable : celui d’un avion. Elle voit ensuite des hommes au portail de sa demeure. Après deux ans sans voir personne, il y a de quoi avoir très peur, je suppose. Elle comprend que la maison va être prise d’assaut et monte aussitôt à l’étage, à la recherche du flingue d’Elvis. Elle n’a pas le temps de plus : les hommes qui entrent dans sa maison, nombreux, comprennent que la maison est habitée et se mettent aussitôt à sa recherche.

Elle tente bien de faire croire qu’elle a pris la fuite, mais c’est en vain : elle est vite retrouvée par un homme, Link, qui lui jure qu’ils veulent simplement voir les voitures d’Elvis. J’ai un doute, franchement. C’est un drôle d’épisode de reprise qui ne va définitivement pas nous montrer les personnages de la série avant la fin, hein ?

Pendant que ses hommes vont voir si les voitures sont encore là, Link prend le temps de papoter avec Annie. Elle lui explique qu’elle voulait rester discrète et a fait en sorte que personne ne sache qu’elle vivait là. La relation qui s’établit entre eux est étrange, pleine de défiance, forcément, et de jeu de pouvoir qui ne sont pas en faveur d’Annie.

Alors que Link se met à jouer au piano et apporte un peu de douceur, Annie décide de l’attaquer pour aller se réfugier et s’enfermer dans le sous-sol. Link est assommé mais est vite à sa recherche. Il est trop tard. Annie est certes tranquille pour un moment, mais elle passe trois jours enfermée en sous-sol. Elle finit par en sortir quand elle est forcée de le faire par faim – surtout que les hommes à l’étage font un super petit-déjeuner.

Annie est forcée de sympathiser, cette fois, avec cette bande d’hommes inconnus et menaçants par leur simple existence. Elle leur donne son prénom, puis écoute Link lui raconter sa vie et… Je ne sais pas, je n’accroche pas plus que ça à cette scène, en vrai. J’ai envie que la série accélère et passe à autre chose. Ce début de saison m’a fait penser à celui de la saison 2 de LOST où on nous introduisait un nouveau personnage lié à l’intrigue avec un flashback aussi… mais sans pour autant nous l’imposer sur un épisode complet. Je ne sais pas, c’est long, là.

Le groupe d’hommes, en plus, pfiou, ce n’est pas passionnant. Ils apportent pourtant des informations essentielles. Ainsi, deux-tiers de la population des USA serait mort : tsunami, effondrement de la société, famine… Soit. Link explique à Annie qu’ils comptent rester encore plusieurs jours, après lui avoir présenté seulement deux autres hommes, Geiger et Big Papy, qui s’intéresse lui aux plantes qu’Annie arrive à faire pousser.

Les jours passent et Annie se fait à la présence des hommes, peu à peu. C’est un peu gros, tout ça. Aucun d’entre eux ne semble l’agresser ? Eh, ça redonne foi en l’humanité cette affaire. Ils se contentent de désosser certaines voitures d’Elvis pour s’en servir. Au passage, alors que la météo s’améliore significativement, Annie remarque que le poignet de Link est cassé. Elle lui répare bien vite grâce à ses quelques connaissances médicales qui tiennent la distance.

Contre toute attente, Annie voit aussi revenir un des chevaux de l’écurie. Autant les voitures ne servent plus à rien, autant un cheval, ça peut servir. Le truc, c’est que je m’attendais à une société bien plus détruite que ça. Là, on se retrouve avec une Amérique qui peut encore fonctionner apparemment.

Un soir, Link sympathise (et drague, je pense) avec Annie. Il lui dit qu’il n’a que 25 ans, lui présente sa carte étudiante, lui indique qu’ils partiront le lendemain vers l’Ouest en faisant un détour par St Louis parce qu’ils n’ont pas trop le choix… Et je ne le sens pas. Il invite Annie à un super dîner de départ, et bien sûr, Annie se maquille et se prépare et… Ah, je ne sais pas, je n’ai pas confiance en eux.

Le dîner ne se passe pas si mal et Link (nommé ainsi parce que Zelda) débarque avec la barbe rasée, pour plaire à Annie. Quand au cours du repas, Annie explique que ce qui lui manque du monde d’avant, c’est de faire des visites de la maison d’Elvis (pardon, c’est son job qui lui manque ? Eh bah, sacré amour de son job !). Il n’en faut pas beaucoup plus pour qu’elle se retrouve à guider tout le groupe dans Graceland.

Le groupe s’arrête en chemin, laissant Annie seule avec Link, évidemment. Les deux personnages se tournent littéralement autour. Finalement, il lui passe une main sur le visage et il n’en faut pas plus pour qu’elle fonde en larmes dans ses bras. Deux ans sans le moindre contact humain, soit la moindre caresse, sans rien ? Oui, forcément, il y a de quoi s’effondrer, je suppose. C’est une jolie scène d’humanité, qui dérape vite vers un baiser, puis vers du sexe, Annie en profitant pour découvrir toutes les cicatrices de Link. Pour une première fois entre eux et après autant de temps tout se passe drôlement bien et je suis surprise que le reste du groupe les laisse autant tranquille. Ils passent en tout cas un joli moment d’amour.

Après l’amour, Link explique à Annie que son groupe est à la recherche des objets électriques qui fonctionnent encore pour se rendre ensuite dans le Colorado. Ils espèrent y trouver un bunker de la taille d’une ville – mais aussi peut-être autre chose. Mouais. Bien sûr, Link demande aussi à Annie de l’accompagner. Une jolie nuit d’amour et de promesses, donc.

Le lendemain, cependant, Annie s’isole dans la cave où elle s’enferme. Elle laisse derrière elle Link, nu dans son lit. Elle refuse de le suivre, donc. Putain, se faire ghoster après l’Apocalypse ? Il prend cher le Link. Il s’énerve, de manière assez légitime parce que faut vraiment arrêter de ghoster les gens, mais un de ses hommes finit par lui dire qu’ils n’ont plus le temps de rester.

Ils doivent aller dans le bunker et tuer Alex. Allons bon, c’est encore autre chose ça. Link a apparemment un problème médical, aussi, puisqu’il se met à saigner du nez. Après tout ça, il se décide malgré tout à quitter Graceland. Il promet à Anie de revenir pour elle, laisse quelques affaires derrière et prend soin de fermer le portail de la maison, mais c’est tout.

Sans trop de surprise, le temps passe ensuite et il est révélé qu’Annie s’en sort bien dans la survie seule. Elle est évidemment enceinte et son ventre pousse vite. Quand elle entend un avion se crasher, elle sait qu’elle ferait mieux de rester chez elle… mais elle a peur qu’il s’agisse de Link. Elle monte donc à cheval et part à la recherche de l’épave de l’avion. La scène est belle, bien aidée par une reprise magnifique de I can’t help falling in love with you. Seulement voilà, elle ne tombe pas sur Link. Non, celui qui s’est crashé, c’est évidemment Xavier.

> Saisons critiquées sur le blog | À ne pas manquer

Paradise (S02)

On en était où ?

J’ai tellement dévoré la saison 1 que j’ai un peu oublié certains tenants et aboutissants, mais bon, le monde est arrivé à son terme et vit désormais dans un bunker. Le truc, c’est qu’il y a aussi des survivants en-dehors du bunker et que maintenant que le meurtre du président est résolu, Xavier sort du bunker et part à la recherche de sa femme.

Saison 1

Ce que j’en attends

Les attentes sont énormes, mais si j’essaie d’être un peu raisonnable, je vais dire que j’en attends de retrouver le casting que j’adore et peut-être aussi la sensation de grosse surprise qu’ils savaient très bien installer en saison 1. Je ne regarde plus tellement de séries dernièrement, alors bien évidemment j’espère que cette saison qu’elle me redonne envie de passer du temps devant ma télé – ce n’est pas gagné avec plein de détours à Disneyland toujours, beaucoup de séances de cinéma, mais aussi plein de lectures.

Vous remarquerez que je la commence plutôt dans les temps par rapport à la saison 1 et que j’ai enchaîné directement les trois premiers épisodes diffusés hier sur Disney +. Ce n’est pas un hasard : j’ai adoré alors je veux leur rendre mon plaisir en leur faisant une petite vue. C’est déjà ça. Je sais que je ne vais pas rester à jour toute la saison, mais bon, ça fait déjà plaisir de l’être ce soir, non ?

Note moyenne de la saison : 15/20

Paradise – S02E01 – Graceland – 15/20

C’est trop long et parfois lent au point d’être pénible. La série fait le choix de recommencer à raconter son histoire par une voie quelque peu détournée et ça ne me dérange pas forcément, mais j’ai eu du mal à accrocher. En plus, mon vrai problème dans cette affaire a été que le temps passait d’abord trop vite et ensuite…

Lire la critique

Paradise – S02E02 – Mayday – 17/20

Nous sommes toujours loin de ce que proposait la saison 1, mais c’était inévitable avec cette évolution de la série. J’espère désormais que la suite pourra raccrocher tous les wagons ensemble, mais je vais leur faire confiance. En attendant, cet épisode parvient bien mieux à me surprendre dans son récit et m’intéresser, malgré quelques temps morts et une volonté évidente…

Lire la critique

Paradise – S02E03 – Another Day in Paradise – 18/20

Quel plaisir de retrouver enfin la série telle que je l’aime : j’ai l’impression d’être de retour dans les intrigues de la saison 1 et ça me plaît davantage. L’idéal serait d’avoir un équilibre entre toutes les intrigues, mais vraiment, je comprends l’intérêt d’avoir diffusé les trois épisodes en une fois. J’ai vraiment eu ma dose (et j’ai quand même hâte…

Lire la critique

Paradise – S02E04 – A Holy Charge – 17/20

Je ne suis pas venu ici pour souffrir, OK ? Je suis abasourdi devant cet épisode qui fait avancer très vite le temps et ses intrigues, en prenant le temps aussi de me surprendre par ses décisions. C’est un début de saison qui prend vraiment des directions inattendues et, pour le coup, je trouve que c’est une bonne chose. Il est…

Lire la critique

Paradise – S02E05 – The Mailman – 18/20

Cela faisait longtemps qu’une série ne me faisait pas autant penser à Lost dans sa construction, et c’est plutôt un élément positif en soi, même si ça signifie que cet épisode ne m’apporte pas tout ce que je voulais parce qu’on se concentre juste sur une pièce du puzzle. Mais quelle pièce ! Bien que beaucoup de choses soient prévisibles, la…

Lire la critique

Paradise – S02E06 – Jane – 09/20

C’est peut-être la fatigue qui parle, parce que je suis très fatigué, mais cet épisode est tout simplement mauvais. Mauvais du côté de l’écriture, mauvais du côté de l’acting d’une grande partie des acteurs qui semblent se rendre compte que tout est brouillon, mauvais dans les répliques toutes plus clichées les unes que les autres. On dirait une caricature qui…

Lire la critique

Paradise – S02E07 – The Final Countdown – 14/20

L’épisode précédent laisse des traces et j’ai du mal à prendre la série vraiment au sérieux après un si mauvais épisode. Pourtant, celui-ci s’en sort mieux à faire avancer tous ses pions en même temps. C’est peut-être un peu trop prévisible parfois et un peu trop schématique aussi : tout avance trop vite, parce qu’il n’y a pas assez d’épisodes dans…

Lire la critique

Paradise – S02E08 – Exodus – 13/20

Quel dommage que huit épisodes ne permettent pas de développer vraiment l’intrigue voulue. Les scénaristes font des bons de géants, l’impact émotionnel n’est pas du tout à la hauteur des enjeux présentés et il est irritant d’assister à des scènes où les personnages semblent se téléporter, surtout quand tout le reste est de qualité et qu’il y a de vraies…

Lire la critique

Top 25 des saisons vues en 2025

Salut les sériephiles,

Cela faisait longtemps que je n’avais plus fait de top, mais à une époque, j’en faisais carrément un calendrier de l’avent. J’aurais pu faire pareil cette année si je m’y étais pris à temps, mais mieux vaut tard que jamais. Chaque année, je me dis que faire un classement est une idée discutable. Et chaque année, je le fais quand même. Parce qu’un top, ce n’est pas qu’une histoire de notes : c’est une façon de raconter une année de visionnage, mais aussi et surtout une manière de garder une trace facilement accessible pour les années suivantes, quand je vais me la jouer petit nostalgique !

Voici donc une liste de 25 saisons vues cette année (possiblement, je viens juste de finir la 25e pour que ça sonne bien pour mon article et c’est pour ça que je publie si tard, vous n’avez pas de preuve). J’ai choisi de les classer de la moins bonne à la meilleure. D’abord, parce que personne n’a envie de finir un article sur une déception, mais aussi parce que je trouve ça plus positif d’aller vers le meilleur. Et normalement, je publie ça juste à temps pour votre réveillon, eh. J’espère que ça vous plaira !

Les notes sont évidemment subjectives, liées au contexte, à l’attente, à l’humeur du moment. Elles sont également fixées par rapport à ce que j’attends de la série – c’est-à-dire qu’il est évident que je n’ai pas les mêmes attentes quand je lance un épisode de Severance ou un de Plus belle la vie. Ici, je me suis contenté de faire la moyenne des épisodes de chaque saison !

25. Ironheart – 09/20

Hum, il est possible que je vienne juste de la finir et que je le regrette un peu. Si l’objectif était de me donner une petite dose de Marvel “comme avant”, Ironheart m’a surtout rappelé pourquoi je soupire autant devant certaines séries du MCU, comme Echo, par exemple. Le casting est excellent, mais l’écriture transforme l’héroïne en une ado capricieuse (alors qu’elle est adulte) et complètement débile, alors qu’elle est censée être un génie. Et la conclusion, qui n’en est pas une, n’est absolument pas logique par rapport au reste de la série. Un échec cuisant, donc.

24. Marvel Zombies (S01) – 09,5/20

Sur le papier, l’idée avait tout pour me parler : reprendre l’univers Marvel en mode animé, gore et décomplexé. Dans les faits, Marvel Zombies m’a surtout laissé une impression de rendez-vous raté. C’est souvent paresseux dans l’écriture, rarement surprenant, et l’animation ne suffit pas à compenser l’absence d’enjeux ou d’émotion. On regarde, on reconnaît des personnages, on passe à autre chose. Une curiosité dispensable, clairement pas la proposition audacieuse que j’espérais.

23. Tomb Raider – 10/20

J’avais très envie d’y croire. Vraiment. J’aime Lara Croft, j’aimais l’idée d’un animé Netflix pour explorer ses quêtes, son héritage et son rapport à l’aventure. Les dessins sont beaux, l’animation est fluide, il y a clairement du savoir-faire… mais je suis complètement passé à côté du scénario. Les enjeux ne m’ont jamais accroché, les personnages encore moins (ce qui est quand même un comble pour Tomb Raider), et l’ensemble m’a laissé assez froid. Une série que j’aurais voulu aimer, mais que j’ai surtout regardée sans jamais réussir à m’impliquer.

Pas de critique dispo sur le blog.

22. Alien Earth – 13,9/20

Le concept avait de quoi intriguer : ramener Alien sur Terre, en série, avec l’ambition d’élargir l’univers sans se contenter de recycler les films. Et sur certains aspects, ça fonctionne plutôt bien : l’ambiance est soignée et de rares idées viennent vraiment enrichir la franchise. Le problème, c’est que la série peine à maintenir la tension sur la durée. Le rythme est inégal, les personnages mettent du temps à exister et l’ensemble manque d’un vrai souffle horrifique. C’est aussi la preuve que je surnote vraiment sur le blog, parce que je ne vois pas comment on peut leur donner la moyenne alors qu’ils ont autant foiré un concept si simple !

21. What if…? (S03) – 14/20

Troisième saison, et toujours le même constat : What If…? est une série aussi sympathique que frustrante. L’idée de départ reste excellente et certains épisodes proposent de vrais détournements malins de l’univers Marvel, avec une animation efficace et quelques concepts vraiment fun. Mais l’ensemble manque de régularité et trop d’épisodes donnent l’impression de survoler leurs idées sans les pousser jusqu’au bout. Une saison correcte si l’on regarde la moyenne, mais en vérité catastrophique et sauvée uniquement par la conclusion de la série. Dommage.

20. Plus belle la vie Encore plus belle (S02) – 14/20

Cette deuxième saison confirme surtout une chose : le rythme de croisière est trouvé. Rien de révolutionnaire ici, mais une série qui assume d’être un feuilleton populaire. Tout n’est pas égal : certains arcs sont bâclés à en devenir inutiles, d’autres tombent un peu à plat. Une saison correcte, sans éclat, mais efficace. J’espère juste ne plus jamais revoir Ophélie dans la série (et je sais que c’est impossible).

Pas de critique sur le blog (imaginez le nombre d’articles, sinon !)

19. The Walking Dead Daryl Dixon (S03) – 14,1/20

J’ai beau aimer Daryl et reconnaître les efforts de mise en scène, cette saison confirme surtout que la franchise The Walking Dead vit désormais sur ses acquis. Le dépaysement fonctionne et surprend toujours dans cette série, l’ambiance est soignée, mais les intrigues tournent en rond et peinent à justifier leur existence sur la durée. Je regarde plus par habitude que par réel enthousiasme. Correct, mais clairement pas indispensable.

18. NCIS Tony & Ziva (S01) – 14,3/20

Retrouver Tony et Ziva avait tout du plaisir coupable… et c’est exactement ce que propose cette première et unique saison. Le duo fonctionne toujours, l’alchimie est intacte et la série sait jouer sur la nostalgie sans trop forcer. En revanche, les intrigues restent très classiques, parfois même un peu paresseuses, et peinent à exister autrement que comme prétexte à réunir les personnages. Une saison agréable et humoristique, portée par ses héros, mais qui ne cherche jamais vraiment à se réinventer. Diffusée sur M6 à partir du samedi 10 janvier 2026, la série vient d’être annulée aux USA. Dommage.

17. The Last of us (S02) – 14,9/20

Une saison 2 impressionnante sur le plan formel, mais loin de m’avoir embarqué autant qu’elle semble l’exiger. The Last of Us impose ses choix, sa violence et son propos sans jamais chercher à ménager le spectateur, au risque de transformer l’expérience en épreuve plus qu’en plaisir de série. Je reconnais l’ambition, mais je suis resté souvent à distance car ça manque de maîtrise. En fait, ça m’a parfois même agacé par ses lenteurs…

16. Heated Rivalry (S01) – 15/20

Le concept promettait une vraie romance sur fond de rivalité sportive. Problème : la rivalité est à peine exploitée et la romance n’en est pas une dans les premiers épisodes, parce qu’un plan cul n’a jamais rien eu de romantique. Heated Rivalry fonctionne pourtant grâce à ses acteurs, ses personnages et à ses scènes efficaces par leur réalisme. Elle offre une représentation plus que nécessaire et attendue et je l’aime vraiment pour ça. C’est un coup de depuis l’épisode 3, la fin de l’épisode 5 me fait encore monter les larmes alors que j’ai vu la scène 150 fois au moins sur les réseaux sociaux et elle m’a fait tomber dans une vraie obsession (je vais commencer les romans en janvier). Bref, je l’adore… mais objectivement, non, l’écriture ne mérite pas plus que 15.

15. 9-1-1 (S08) – 15,3/20

La série continue d’aligner les catastrophes improbables et les situations toujours plus excessives, et c’est à la fois sa force… et sa limite. 9-1-1 reste efficace, rythmée, parfois très divertissante, mais cette saison 8 donne aussi l’impression de tourner en rond, avec des intrigues qui recyclent beaucoup et des arcs émotionnels moins marquants qu’avant. Je regarde toujours avec plaisir, mais plus par fidélité que par véritable surprise. Une saison correcte, qui n’est mémorable que pour sa décision totalement incompréhensible vers la fin… mais je ne veux pas spoiler si vous n’êtes pas à jour.

14. Culte (S02) – 15,5/20

La saison 2 continue d’explorer ses thèmes avec sérieux, en reprenant ici l’histoire des 2Be3, mais sans retrouver l’élan ni la force de la première. Culte reste bien écrite, pertinente dans ce qu’elle raconte, mais l’ensemble m’a paru plus sage, moins marquant, comme si la série avançait désormais en terrain balisé… et en oubliant que sa plus grande force, c’est le réalisme. Ils oublient trop de coller à une époque et rajoutent toute une partie de fiction qui ne fonctionne pas aussi bien qu’ils l’espèrent, parce que ça trahit le concept.

13. Daredevil Born Again (S01) – 15,6/20

J’attendais beaucoup de ce retour, peut-être trop. Daredevil: Born Again fait le job sur certains aspects, comme l’ambiance, quelques personnages, l’envie de renouer avec quelque chose de plus sombre. Cependant, l’ensemble reste inégal et parfois frustrant. On sent une série tiraillée entre héritage et nouvelle direction, sans toujours réussir à trancher. Ce n’est clairement pas un ratage, mais pas non plus le renouveau marquant que j’espérais. J’attends beaucoup de la saison 2 en 2026.

12. Grey’s Anatomy (S21) – 15,6/20

Vingt-et-une saisons plus tard, Grey’s Anatomy continue d’avancer, parfois contre toute attente. Moi, je continue de radoter et ça pourrait être un copier-coller de mon avis de la saison 17 que ça reviendrait au même : cette saison n’est clairement pas la plus marquante, mais elle reste étonnamment solide, avec quelques arcs (et un départ dont j’ai parlé dans un article à part accessible ici surtout, bordel) qui me rappellent pourquoi je suis encore là après tout ce temps. Tout n’est pas égal, certains personnages tournent en rond, mais la série conserve son savoir-faire.

11. Law & Order Special Victims Unit (S26) – 16/20

La série n’a plus rien à prouver et cette saison 26 le confirme tranquillement. SVU continue de traiter ses affaires avec sérieux, efficacité et une certaine rigueur qui force le respect, même après autant d’années. Tout n’est pas marquant, loin de là, mais la constance est impressionnante et certains épisodes rappellent pourquoi la série reste une référence du genre. Je ne suis plus surpris, mais je reste fidèle, et à ce stade, c’est déjà beaucoup.

Pas de critique sur le blog, je regarde ça sans prendre de note.

10. Severance (S02) – 16,4/20

Une saison attendue, scrutée, et forcément comparée à la première… Je suis surpris qu’elle finisse si haut dans le top tant elle m’a en vérité déçu ! Oui, Severance continue de fasciner par son concept, son univers et certaines idées très fortes, mais cette saison 2 m’a aussi paru beaucoup trop étirée, trop embourbée dans son propre mystère et pas assez claire dans les réponses qu’elle apportait. Il y a toujours des moments brillants, des images marquantes et une vraie identité, mais l’impression que la série retient volontairement ses cartes m’a tellement frustré. Il faut attendre plusieurs années pour la suite et à mon sens, ils se sont perdus en chemin là.

9. You (S05) – 16,7/20

Après une saison 3 clairement en trop et une saison 4 qui tentait de redresser la barre (saisons également vues sur le blog, les critiques sont sur le blog), cette saison 5 a au moins le mérite d’assumer la fin. You continue de chercher à rendre Joe fascinant ou excusable et va au bout de sa logique, avec un succès plus ou moins discutable. Tout n’est pas irréprochable, mais la série parvient à se conclure de manière cohérente – sans la moindre surprise, par contre. Une fin plutôt satisfaisante pour une série qui aurait dû s’arrêter plus tôt.

8. Home for Christmas (S03) – 16,8/20

J’avais peur d’un retour inutile, mais cette saison 3 s’en sort mieux que prévu. Home for Christmas retrouve une partie de ce qui faisait son charme, avec des situations toujours un peu bancales, des personnages attachants et cette ambiance douce-amère qui fonctionne bien à Noël. Tout n’est pas aussi juste ni aussi marquant qu’avant, mais la série reste sincère et agréable à suivre, sans chercher à en faire trop. Une saison imparfaite, mais plutôt réussie. J’espère même une saison 4, maintenant.

7. Skeleton Crew (S01) – 17/20

Grosse bonne surprise. Skeleton Crew réussit là où beaucoup de séries Star Wars récentes se sont plantées : proposer une vraie aventure, simple, lisible, portée par des personnages attachants et une énergie très “cinéma”. Le ton est plus léger, parfois très référencé, mais l’ensemble fonctionne parce que la série assume pleinement son point de vue et son public. Ce n’est pas révolutionnaire, mais c’est efficace, généreux et franchement plaisant à suivre. Par contre, je ne pensais pas qu’elle finirait si haut dans le classement, c’est une surprise de voir que ça m’a autant plu… alors que c’est très oubliable.

6. Resident Alien (S04) – 17,2/20

La série continue de faire ce qu’elle sait faire de mieux : mêler l’absurde, l’émotion et la SF sans jamais perdre son identité. Cette saison 4 est peut-être un peu moins surprenante, bien qu’elle s’éloigne des comics, mais elle reste portée par des personnages toujours aussi attachants et un humour qui tombe souvent juste. Resident Alien se termine avec brio, avec suffisamment de cœur et d’idées pour rester très agréable à suivre jusqu’à son ultime minute.

5. Eyes of Wakanda (S01) – 17,3/20

Une excellente surprise quand je m’attendais à être déçu après les échecs récents d’autres séries Marvel me concernant (il n’y a qu’à voir le début de de ce top). Eyes of Wakanda parvient à enrichir l’univers sans l’alourdir, en proposant une série animée élégante, (trop) concise et bien écrite. Chaque épisode explore une facette différente de l’héritage wakandais, avec de vraies idées de mise en scène et un sens du rythme très maîtrisé. Une très belle proposition, qui prouve que Marvel peut encore faire juste…

4. Dream Productions (S01) – 17,3/20

Mieux vaut tard que jamais, en voilà une autre finie ce matin. C’est une très bonne surprise, et une énorme frustration à la fois. Dream Productions exploite brillamment l’univers de Vice-Versa, avec des idées vraiment drôles, un rythme très efficace et une vraie réflexion sur le fait de grandir et de laisser certaines choses derrière soi. Les personnages fonctionnent immédiatement et certains épisodes sont excellents. Le principal problème reste son format : trop court, trop resserré, avec une conclusion un peu bancale qui empêche la série d’aller totalement au bout de ses idées. Malgré ça, j’ai passé un excellent moment, et j’en aurais clairement repris beaucoup plus.

3. Splendeur & Influence (S01) – 17,5/20

Deuxième coup de cœur de cette année. Une excellente comédie, et une vraie surprise. La série démarre très fort avant d’accuser un léger coup de mou, mais reste portée par une écriture efficace et surtout par Anne Dorval, absolument exceptionnelle, comme toujours. C’est drôle, très drôle même, avec des gags qui s’enchaînent et donnent envie d’enchaîner les épisodes sans réfléchir. Une série qui se dévore plus qu’elle ne s’analyse, ce qui explique aussi pourquoi elle fonctionne si bien… et pourquoi elle est parfois difficile à décortiquer en critique.

Pas de critique sur le blog, donc, je riais trop pour ça.

2. Twisted Metal (S02) – 17,6/20

Cette saison 2 assume encore davantage son délire et gagne clairement en efficacité, surtout qu’ils ont casté une actrice que j’adore alors… Sans surprise, elle est dans mon top 3 (la surprise, c’est qu’elle ne soit pas première). Twisted Metal pousse plus loin son humour perché, son côté excessif et ses personnages improbables, sans chercher à devenir autre chose que ce qu’elle est. C’est bourrin, parfois très con, mais étonnamment bien rythmé et souvent très fun. Une série qui sait exactement jusqu’où aller, et qui s’améliore en embrassant pleinement sa folie. J’ai tellement hâte de voir la suite !

1. Paradise (S01) – 18/20

Un dernier coup de cœur dans les nouveautés de cette année. Paradise accroche immédiatement par son concept, puis confirme l’essai épisode après épisode grâce à une écriture solide, un vrai sens du rythme et une montée en tension parfaitement maîtrisée. La série sait ménager ses révélations, faire confiance à son spectateur et aller au bout de ce qu’elle raconte sans tricher. C’est prenant, efficace, et surtout très satisfaisant à suivre du début à la fin.

Cette fois, c’est tout pour moi, le blog s’arrête ici pour 2025 ! Je vous souhaite un excellent réveillon, plein de bonnes choses et à demain pour les vœux de la nouvelle année (oui, il y aura un article demain aussi, c’est la fête cette semaine).

Belle soirée à tous !

Paradise – S01E08 – The Man Who Kept the Secrets – 20/20

L’écriture de cette saison est si parfaitement maîtrisée que c’en est vertigineux quand les réponses sont apportées le plus naturellement du monde dans cet épisode. Les mystères paraissent si simples à résoudre quand on a les bons éléments en main… et c’est tellement énervant de ne pas les avoir vus. Peut-être que si j’avais eu plusieurs semaines devant moi lors de la diffusion, j’aurais grillé un ou deux détails… mais là, comment voulez-vous qu’en regardant la série d’un seul coup, je me rende compte par moi-même que j’avais les pièces du puzzle ? Le cerveau est retourné, je valide à 100% cette fin de saison.

Spoilers

Qui donc a tué Cal ? On va enfin le savoir !

Sorry bud, wrong place, wrong time.

Voilà un épisode final plus court qui commence bien : on y suit la construction de la ville souterraine. C’est vrai que ça soulève plein de questions : des gens ont construit une ville post-apocalyptique sans que ça ne fuite alors qu’ils savaient qu’ils n’y seraient pas les bienvenues ? C’est assez étrange. On suit en tout cas la vie d’employés du chantier. Ils sympathisent et ont un bon groupe, même si on en suit surtout deux, Adam et un autre dont je n’ai pas retenu le prénom. Ils sont mignons comme tout, mais ils se tuent à la tâche.

Littéralement. Le chef de chantier se rend compte que le site choisi pour la construction de la ville est toxique. Pour lui, Anders, il s’agit officiellement d’un site pour un centre de recyclage, mais il n’est pas idiot et voit bien qu’ils construisent autre chose – c’est trop gros pour un centre de recyclage. Anders se fait en tout cas virer dès le lendemain du jour où il a signalé le danger. C’est plus simple comme ça : on le met de côté et les travaux peuvent continuer. Tant pis si des ouvriers meurent, hein.

Anders a tout de même l’info que quelque chose de grave se prépare. C’est ainsi qu’il se prépare lui-même pour un attentat grave contre le président des USA : celui dans lequel Xavier s’est fait tirer dessus en se prenant une balle à la place de Cal. C’est une sacrée origin story : on le voit être isolé suite aux travaux de construction, faire plein de recherches sur le président et sur la catastrophe qui pourrait arriver.

De retour dans le présent, on retrouve un Xavier qui est complètement paumé par les révélations de Sinatra. Il est forcé d’être son pantin désormais : Sinatra a sa fille en otage. Presley ? Elle va bien et ne se rend même pas compte qu’elle est l’otage de Jane. Elle pense faire quelque chose de bien en accompagnant Jane dans sa dépression suite à la mort de Billy. Pourtant, Jane est une sacrée connasse. Elle m’a fait mourir de rire : quand elle a Sinatra au téléphone, elle révèle qu’elle est capable de tuer Presley sans hésitation… mais surtout que son désir le plus profond est de récupérer la Wii présidentielle pour elle. Qu’est-ce qu’on ne ferait pas pour une petite partie de jeux vidéos, hein ?

En tout cas, Xavier a d’autres préoccupations, lui ! Il fait ce qu’il peut pour apaiser la situation qu’il a lui-même rendue explosive. Il convainc Robinson de relâcher les otages, puis retourne sur la scène de meurtre de Cal. Il cherche à trouver ce qu’il a manqué le jour J et il finit par trouver très vite : en se concentrant un peu, il se souvient que Cal manipulait les CD devant lui… et y trouve le CD enregistré pour Jérémy. Bien caché, mais pas assez.

Il apprend en l’écoutant que Cal est passé à la bibliothèque et y a laissé quelques secrets d’État… Il n’en faut pas plus pour que Xavier comprenne que le code trouvé dans le paquet de cigarettes de Cal soit en fait une référence d’un livre à la bibliothèque. Il s’y rend et trouve le fameux livre qui contient bien des secrets d’État… Mais alors qu’il les consulte, il se fait assommer par le bibliothécaire. BORDEL.

Je me sens tellement con de ne pas l’avoir reconnu. On l’a vu dans plein d’épisodes ce bibliothécaire et je ne l’ai pas reconnu une seule seconde : il s’agit d’Anders, l’homme qui a voulu assassiner le Président. Mais putain, mais comment il a pu entrer dans le complexe, sérieusement ? Un flashback nous révèle qu’il a été envoyé en prison, évidemment, et qu’il s’est alors raccroché à sa relation avec Adam.

Malheureusement, Adam ne voulait rien à voir avec lui : il était désormais en train de mourir. Le jour de la fin du monde, Anders a toutefois pu s’évader de prison assez vite et simplement. Il y avait une émeute, les gardiens se faisaient tuer, voilà quoi. Il a toutefois un plan, contrairement à tous ses codétenus : il sait exactement dans quelle montagne aller.

Il n’a pas d’accès ? Pas grave. Il se fait passer pour un officier en volant un uniforme de gardien à la prison, puis remonte les embouteillages menant à la montagne, essayant de trouver des personnes qui pourraient y avoir accès. Il finit par tomber sur un couple dans sa voiture : l’homme est bibliothécaire. Il tue le couple et prend son rôle de bibliothécaire. Il se métamorphose physiquement aussi, pour lui ressembler : petite calvitie, barbe taillée et hop, ce n’est plus le même. Ma foi, la saison est menée d’une main de maître. Jamais on n’aurait pu s’attendre à un coup pareil, les scénaristes sont très forts.

Ce n’est pas tout, en plus. Si ce perso secondaire un peu random est bien l’assassin du président, il a  une complice : la serveuse pote de Gabriela. Il la rencontre par hasard en pleine apocalypse alors qu’elle déprime dans sa voiture et hop, il l’embarque. Elle devient sa femme pour les papiers – et elle l’aide à pénétrer dans la montagne quand son bracelet cassé pose problème. C’est beau. Une belle équipe.

L’assassinat du Président ? Eh, il a survécu à la fin du monde, ça peut bien attendre. Il se fait à sa nouvelle vie dans la montagne et en oublie son désir de vengeance… jusqu’au jour où Cal passe dans sa bibliothèque pour faire sa nouvelle mixtape. Oh non, Cal est mort parce qu’il avait peur de se faire tuer par Sinatra, mais ce n’est pas Sinatra qui le tue ? C’est trop triste pour lui !

Le meurtre ? Le bibliothécaire s’infiltre dans une maison définitivement mal gardée, donne un coup au Président alors qu’il est sur son balcon avec la tablette. La tablette tombe. Le Président est trainé à l’intérieur de la chambre, mais a encore le temps d’indiquer avec son sang le paquet de cigarettes trouvé par Xavier en début de saison. Puis, Cal essaie de se battre contre son assassin, en vain. C’est d’une violence comme mort ! Et le choix de la version karaoké en fond sonore est incroyablement bien pensé. Bon, c’est logique, c’est le point d’orgue de la saison, le point autour duquel tout a été construit… mais tout de même ! C’est la fin d’une enquête par les aveux d’Anders lui-même – tout ça parce qu’il était amoureux d’Adam et voulait le venger en tuant le Président à l’origine de son empoisonnement lors du chantier dans la montagne, en vrai.

De son côté (et dans le présent), le nouveau Président est forcé de déclarer à ses citoyens que Cal a été assassiné. Il balance aussi un petit couvre-feu/confinement, l’air de rien. Sinatra, elle, pète un câble de manière de plus en plus évidente : elle est rongée par le stress et la culpabilité de tout le mal qu’elle a fait. C’est au stade où elle se sent obligée de virer Gabriela, parce qu’elle n’assume plus du tout. C’est assez dingue à voir : Gabriela se fait remercier au moment où elle s’y attend le moins. Pas si bonne psy finalement.

Quand Robinson lui rend visite, elle se laisse convaincre de l’aider à faire des recoupements pour l’aider dans son enquête pour trouver le meurtrier de Cal. Ben oui, Xavier sait qui c’est, mais il n’a pas pu communiquer l’info. Qu’à cela ne tienne, les deux femmes remontent la piste de Maggie, la serveuse, qui devrait avoir une allergie à la noix mais qui mange souvent du fromage à la noix. Gabriela comprend qu’il y a usurpation d’identité et la jeune femme finit par avouer qu’elle a été forcée par le bibliothécaire.

Cela permet à Robinson de débarquer à la bibliothèque et de trouver Xavier, ligoté. Anders s’est enfui depuis un moment, avec pour projet de rejoindre l’extérieur et de révéler au monde qu’il y a encore de la vie dans le bunker. Il abandonne Xavier en vie derrière lui pour qu’il puisse raconter son histoire – mais n’écoute pas la sienne et son envie de sortir de la montagne pour retrouver Terri. C’est bien écrit tout ça.

Robinson retrouve Xavier plus vite qu’Anders ne le soupçonnait : il n’en faut pas plus pour que Xavier la conduise directement à Anders, parce qu’il connaît son plan de sortir du bunker. Coincé dans le ciel de la montagne, Anders comprend que c’est trop tard pour lui. Il se suicide finalement en traversant le plafond-ciel de la ville. Impressionnant.

Xavier termine alors sa journée dans le bureau de Sinatra pour lui dévoiler le résultat de son enquête express et le vrai meurtrier du Président. Il ne lui raconte pas toute l’histoire, espérant surtout avoir des nouvelles de Presley. Malheureusement, les nouvelles que Sinatra a à lui apporter ne sont pas bonnes : elle a reçu un message de Jane qui lui dit que le problème est réglé. Elle en déduit que Presley est morte.

Sinatra s’excuse donc auprès de Xavier pour ce qu’elle a fait car elle ne voulait pas que ça aille si loin. Pour aller loin, ça va aller loin : Xavier tue les deux gardes du corps de Sinatra pour essayer de savoir exactement ce qu’il est advenu de sa fille. Alors qu’il est sur le point de tuer Sinatra, celle-ci se prend une balle inattendue : Jane débarque en effet et lui tire dessus, avant d’expliquer à Xavier que sa fille va bien. Le but de Jane est clair : elle s’assure que Sinatra reste en vie car elle a encore besoin d’elle, tout en continuant de passer pour la gentille. Vraiment, elle tire bien son épingle du jeu, elle est douée !

Xavier rentre chez Jane et y retrouve toute sa famille, qui va bien. C’est merveilleux. On est donc sur un joli happy end, avec toutefois le livre du Président qui est entre les mains de Xavier et Robinson. Ils y découvrent tout un tas d’infos sur l’extérieur, sur le possible nombre de survivants et surtout sur le fait qu’Atlanta n’est pas détruite. Wow. Forcément, Xavier décide donc de quitter la montagne pour aller chercher sa femme. Il laisse ses enfants sous la protection de Robinson (et probablement de Jane, fuck).

Le montage de fin de saison commence alors, évidemment avec pour BO Another Day in Paradise. Qu’est-ce que ça fonctionne bien ! On y voit d’une part Xavier faire le trajet lui permettant de quitter la montagne, utilisant les codes secrets qu’il trouve dans le livre pour cela. Il monte ensuite dans Air Force One et quitte la montagne avec cet avion. Seul. Il aurait pu au moins prendre un coéquipier ? Eh vous savez quoi ? C’est une DINGUERIE. Voilà, j’ai dit le mot.

Du côté des autres personnages de la série, on voit que Jeremy écoute les derniers mots de son père, qui lui conseille de réparer sa ville s’il ne l’aime pas. Il va tellement se lancer en politique, surtout que depuis la veille, il a déjà commencé à expliquer qu’il y a des survivants hors de la montagne et à révéler des secrets d’Etat.

Gabriela, elle, n’a plus envie de manger ses frites au fromage de noix. Au sommet de l’État, c’est le bordel : Cal est mort, Sinatra est gravement blessée, bon courage au Président qui tente de s’imposer. La seule qui finit vraiment bien sa saison, c’est Jane : elle a sa Wii et son jeu de tennis, alors elle est heureuse. Elle me tue, vraiment, j’adore ce personnage.

En bref

Je me doutais que j’allais beaucoup aimer la série quand j’ai vu la première fois une affiche sur Disney +, rien que parce que le casting envoyait déjà du rêve dessus. Ensuite, j’ai entendu plein d’avis positifs et j’ai eu peur – peur qu’on me la survende, peur de ne pas aimer à force de trop en attendre. Finalement, Paradise a su éviter ces écueils : même lorsqu’elle pond des twists auxquels je m’attends depuis plusieurs épisodes, elle le fait de la bonne manière pour que ça fonctionne. Les enjeux sont crédibles, les personnages sont pour la majorité bien écrits ou ont des défauts qui peuvent les rendre à peu près appréciables.

Il n’y a pas à dire, la série est une réussite. J’aimerais en voir plus souvent des comme ça et, en même temps, j’aimerais qu’elles sachent durer plus de huit épisodes par saison, car c’est vraiment trop peu. Il y aurait eu de la matière à faire une saison complète après ce pilote, sincèrement, quitte à faire des épisodes un peu plus courts. C’est vraiment pour lui trouver un défaut cela dit, parce que s’il y avait eu 22 épisodes, peut-être que je n’aurais pas osé me lancer dans un rattrapage estival.

Loin de ces défauts, la série est au contraire un véritable exemple de maîtrise du point de vue de l’écriture. Les aller-retours dans la timeline sont un vrai plaisir, avec des flashbacks qui sont tous véritablement utiles et une attention aux détails si poussée qu’elle en est rare et terriblement efficace ! J’aimerais que toutes les séries nous fassent ça.

Maintenant, il me faut attendre jusqu’à fin janvier pour la suite. J’ai déjà hâte de savoir de quoi il en retournera lors du retour de la série – et j’espère la voir lors de la diffusion. Je me connais, c’est pas gagné ça, surtout maintenant que je m’en suis fait une série estivale ! Une appréhension, déjà : comment attendre ce niveau d’écriture pour une saison 2 ? Y aura-t-il une telle convergence des petits détails pour résoudre un potentiel mystère ? Y aura-t-il simplement un saut dans le temps pour reprendre la structure avec les flashbacks ? Il y a tant de possibilités à explorer !

> Saisons critiquées sur le blog | À ne pas manquer