Heated Rivalry – S01E01 – Rookies – 12/20

C’est très beau, très esthétique à la réalisation et au casting, mais ce n’est pas une romance. Du tout. Twitter m’a menti, une fois de plus. C’est l’histoire d’un plan cul à la chronologie totalement éclatée et bien plus frustrante que la soif sexuelle entre les deux protagonistes, dont je me demande bien ce qui les attire l’un l’autre au-delà de l’aspect charnel de se croiser une fois tous les 36 du 13e mois de l’année. Plus ou moins. Bref, je ne suis pas convaincu, parce que même la rivalité sportive entre eux n’est pas tellement exploitée. Par contre, quand il s’agit de les déshabiller, ils savent les exploiter sous (presque) tous les angles…

Spoilers

Les deux nouvelles stars montantes du hockey ne sont pas dans la même équipe. Des rivaux prêts à tomber amoureux, quoi.


It’s everything you dreamed of ?

L’épisode commence comme la bande-annonce : Ilya Rozanov est en train de fumer quand Shane Hollander vient se présenter à lui. OK. Ce sont deux jeunes adultes, je crois, j’espère, qui se rencontrent pour la première fois ; et Ilya n’est pas censé fumer, mais il s’en fout. Je le déteste déjà, c’est super. Ils sont rivaux, alors Ilya n’est pas très sympa avec Shane, sachant très bien qu’ils sont voués à se détester. Nous apprenons alors que nous sommes en 2008 et une voix off nous présente les deux stars pour nous expliquer dans quoi on met les pieds. Deux joueurs de hockey rivaux, finalement, y a-t-il besoin de plus d’introduction que ça ?

Bien sûr que oui. Après tout, le créateur, Jacob Tierney, est un mordu de hockey et c’est clairement ce qui l’intéresse dans cette histoire à la base s’il bossait sur Shoresy à la base. C’est ce qu’il met en avant dans ce début d’épisode où le temps passe vite et nous montre que les deux héros sont les étoiles montantes de leur sport au Canada. C’est un peu étrange car quand on les retrouve, ils sont déjà sur des échanges de regard plein de haine et une compétition ridicule – ennemies to lovers on vous a dit.

La compétition ? Après une petite scène où on a vu Shane en caleçon mettre une paire de chaussettes (on sait ce que vous faites pour les audiences !), on le voit s’entraîner sur un vélo d’appartement – dans une salle de sport. Ilya débaque, se met sur le vélo d’à côté et les voilà qui entrent en compétition de qui ira le plus vite et en fera le plus.

Complètement claqués, ils s’assoient ensuite au sol et on voit que le regard de Shane se concentre beaucoup sur le corps d’Ilya, son entrejambe et la gourde qui y est judicieusement placé. Shane est tellement excité que ça en est dérangeant : la caméra se focalise bien sur son regard qui suit les gouttes de sueur le long du cou d’Ilya et sur les mains qui se caressent au moment d’échanger la gourde. J’ai tant de blagues à faire, je vous jure !

Six mois plus tard, encore, les deux se retrouvent sur une nouvelle compétition. On est déjà en 2009, finalement, et c’est même le nouvel an. Ilya passe le réveillon tout seul après une défaite au hockey et il se prend toute la pression de son père qui veut le voir gagner. Ben tiens. On peut difficilement faire plus cliché que ça et, en même temps, faut bien reconnaître que ça fonctionne.

Si le père d’Ilya est énervé et ne veut pas que son fils perde face à Shane, Ilya a d’autres idées en tête apparemment. Ainsi, il signe pour une campagne publicitaire qui se fait avec Shane (je crois qu’on ne sait même pas vraiment le produit, et le tournage a l’air plus fun qu’autre chose) : c’est son idée et il s’en vante auprès de Shane sans le moindre complexe.

Oui, vraiment, sans le moindre complexe : il le rejoint ensuite sous la douche et se déshabille sans le prévenir qu’il arrive. Bon, il paraît que ça se fait comme ça dans les douches des grands athlètes, mais moi je trouve ça étonnant, un peu, que ce soit si libre d’accès pour de grandes stars internationales comme ils semblent l’être dans le domaine du hockey. Je ne sais pas, n’importe qui peut entrer dans le vestiaire et se foutre à poil alors ?

Puis… C’est bizarre qu’ils ne soient que tous les deux du coup ; bizarre aussi que Shane décide de prendre une douche alors que ce n’était pas un match. Mieux vaut ne pas être pudique, en tout cas ; mieux vaut aussi, peut-être, ne pas être gay quand il se retrouve seul à seul avec Ilya. La série nous vend un début de porno à ce stade, avec deux jolies paires de fesses sous la douche : Shane mate Ilya (pas si) discrètement, Ilya le lui rend bien moins discrètement, s’amusant même de voir son érection – ce petit haussement de sourcil était aussi hilarant qu’un peu hot, en vrai. Shane, lui, a un peu honte (deux lettres qui changent tout le sens de la phrase, n’est-ce pas ?), mais il se rend compte bien vite qu’il n’est pas le seul à être excité.

Oui, parce que voilà, Ilya se met alors à se masturber devant lui. Et c’est pas juste une érection réflexe devant lui qu’il dissimulerait avec de la gêne : non, Ilya le regarde et le mate complètement, sans la moindre once de honte. Shane est tout perturbé, Ilya lui fait signe de se masturber lui aussi et bizarrement, ça semble déranger Shane qui est celui dont le regard a tout initié. Shane lui demande carrément de ne pas faire ça ici. Le « ici » est lourd de sens.

Au point où ils en sont, je ne vois pas trop pourquoi, parce que de toute manière, ils sont les deux seuls athlètes sur place, pour la pub. A priori, ils sont assez confiance pour se balader à poil donc… ils ont une relative tranquilité. OK, ils ne peuvent pas être bruyants, mais au pire, au stade où ils sont. Dans les vestiaires, Shane propose ensuite à Ilya de faire comme si rien ne s’était passé, assurant que c’est ce qu’il souhaite. Il ment mal.

Ilya lui propose donc de passer le soir même à 21h dans sa chambre d’hôtel, mais il se contente d’un « je frapperais peut-être à la porte ». Mort de rire. Il va tellement se faire désirer. C’est si évident qu’il ne se pointera pas, mais Shane se fait tout un film, se prépare et passe la soirée à l’attendre. La musique est sympa, mais ça va vite en besogne, car ils ne se connaissent pas. C’est juste purement de l’attirance sexuelle sur fond de « je déteste qu’il soit aussi bon que moi en sport ». Su-per.

En chemin pour la chambre d’hôtel de Shane, Ilya tombe sur la mère de Shane. C’est presque hilarant, mais ça casse mon plan : je pensais qu’il ne se pointerait pas. S’il est clairement là pour baiser, Shane essaie de lui dire qu’ils feraient mieux de se parler. Lol. La tension sexuelle entre eux est très bien jouée, mais la série va si vite : on n’a pas eu le temps de sentir toute la frustration et tout le jeu qu’il y aurait pu avoir dans ces ellipses de plusieurs mois d’un coup. Soit. Cela semble pourtant être une composante essentielle de ce « couple ».

Sans parler plus que ça, les voilà donc qui se déshabillent rapidement. On me vendait une romance, mais ça, c’est juste du cul finalement. Oh, c’est esthétique on va dire, ils sont très beaux ces deux acteurs. La série nous montre des fesses, mais censure tout le reste, comme il se doit. Les scènes d’intimité sont réussies pour montrer autant que possible le corps des acteurs, sans que ça devienne un porno. Par contre, niveau écriture… Eh, c’est finalement au milieu d’une pipe interrompue par Ilya qui trouve que c’est trop bon que les deux se mettent à se parler vraiment. Il y a peut-être une certaine réalité envisageable avec cette scène, mais ça ne paraît pas très sain. Je sais, enemies to lovers, qui a dit que ce serait sain ?

On apprend ainsi qu’Illya n’en est pas à son premier mec, parce qu’il a couché avec le fils de son coach en Russie (ben super), mais que Shane, lui, n’a jamais rien fait avec un autre mec. Il est drôlement entreprenant sur la fellation à Shane pour quelqu’un qui n’a rien fait avant. La série ne montre certes pas de sexe, mais elle est loin d’être pudique quand il s’agit de montrer la relation sexuelle entre les deux hommes, en tout cas. Ilya aussi ne l’est pas, comme on l’a déjà établi avant : il souhaite absolument voir Shane se déshabiller devant lui.

Une fois que c’est, ça va extrêmement vite entre eux. Illya jouit très vite et semble prêt à partir, mais il ne fait que jouer avec Shane – qu’il appelle par son nom de famille. Il est satisfait de la première fois de Shane, mais il lui démontre que c’est possible d’aller encore plus vite en lui retournant sa faveur. Je suis un peu dérangé par la gêne qu’époruve Shane au moment de jouir, parce qu’Ilya veut avaler mais ils n’en ont pas parlé avant. Et moi, les actes sexuels dans lequels un des deux partenaires dit « stop », ça me tend un peu, voyez-vous. Et pourtant, le sdeux sont très satisfaits de ce qui se passe entre eux finalement.

Comme le reste de la relation, c’est express, en revanche. On a cinq minutes de cul entre eux, Shane se rhabille et bonne nuit, à demain. Pardon, mais… Même pas de petite douche. Vous me direz, ils l’ont prise avant déjà. Et Shane s’inquiète quand même de savoir si Ilya racontera à quelqu’un ce qu’il s’est passé – mais non. Quelle belle relation gay dis donc.

Trois mois plus tard. Trois mois plus tard ? La série veut me tuer. On découvre que Shane est toujours à fond dans son admiration d’Ilya, à regarder des vidéos Youtube et à arriver en retard au repas avec ses parents à cause de ça. Et autant je pensais au départ que le hockey allait avoir un rôle essentiel dans l’histoire, autant je découvre que je me suis mis le doigt dans l’œil.

On voit ainsi le début d’un match où ils sont l’un contre l’autre… pour mieux passer tout de suite à Ilya en train de regarder une interview de Shane, en français. Ah ! Un canadien qui parle français, c’est top.

Les mois passent à nouveau et on se fout vraiment de moi à ce stade. Je n’accroche pas du tout à la chronologie qui ne met pas en avant le sport et les compétitions, mais simplement les rencontres entre les deux. Et encore, même ça c’est… particulièrement bref ? On les retrouve en conférence de presse à se faire du pied (à distance, quand même, nul en vrai ?) et à répondre aux journalistes sur des questions de sport auxquelles je dois bien avouer que je ne comprends rien. Bon. Le problème vient de moi aussi, je ne connais rien au hockey. Je m’attendais tout de même à quelques explications, à un duel plus visible entre les deux rivaux, mais non, on a juste des scènes balancées comme ça où on sait qu’ils sont très bons en hockey – Ilya avec une petite longueur d’avance.

Tous les matchs sont évoqués entre deux, avec à peine trente secondes de match à chaque fois. On les voit s’affronter… pour mieux les retrouver sur le banc, à parler parmi le brouhaha du match comme les deux amants qu’ils sont – sauf qu’ils ne sont pas amants, justement, ils sont juste plan cul.

Sur le banc de l’équipe de Shane, il y a un autre acteur que j’adore. Il est un coéquipier, Scott, qui parle mal d’Ilya, mais qui glisse à Shane l’information qu’il est dans la chambre d’hôtel à côté de celle d’Ilya. Ben super. Cela fait stresser Shane quand il rejoint Ilya dans sa chambre, mais ça n’arrête pas du tout les deux garçons, loin de là.

Shane se rend dans la chambre d’hôtel et il ne faut pas longtemps pour qu’Ilya soit déshabillé complètement. C’est ensuite au tour de Shane qui, une fois de plus, garde ses chaussettes. Ils savaient ce qu’ils faisaient je vous dis. Après les fellations, il est temps de parler sodomie, avec Ilya qui a très envie de pénétrer Shane. Il s’inquiète de son consentement tout de même (ouf), puis de son expérience sur le sujet pour mieux découvrir que… Shane a un dildo dans les fesses, ce à quoi Ilya ne s’attendait clairement pas. Il fait un peu d’humour, mais espère quand même pouvoir faire l’amour à Shane. En vain.

Il comprend que ça ne sera pas pour ce soir, mais il promet à Shane que ce sera pour la prochaine fois. Ils sont de nouveau en compétition deux semaines plus tard. Ilya organise ainsi leur prochain plan cul directement dans l’appartement de Shane. Cela ne semble pas plaire plus que ça à Shane en vrai. Il est si angoissé de tout.

Après ce petit moment sexuel entre eux, Ilya donne enfin son numéro à Shane qui n’osait pas le demander, mais essayait quand même. Voilà donc Shane qui se fait appeler Jane dans le portable d’Ilya, et Ilya qui s’avère être Lily.

Deux semaines plus tard par contre, c’est la douche froide pour Shane : il y a une tempête de neige à Montréal qui annule les matchs car les autres joueurs ne peuvent venir. Shane est coincé à Montréal, Ilya ne peut y venir. Il n’a clairement pas de nouvelle de Lily et, une fois dans les vestiaires, il se laisse inviter à un dîner chez un autre coéquipier. Mouais. C’est peut-être parce qu’ils sont à moitié à poil, peut-être parce qu’on a vu Shane faire l’amour avant, mais ça semble si gay ça aussi !

De son côté, Ilya reçoit une visite surprise qu’il semble ne pas trop apprécier : celle de sa petite amie. Oh ben super, le voilà bisexuel et il ghoste complètement Shane qui est pourtant accro. Pauvre petit Shane.

Ce n’est que quatre mois plus tard que les chemins de Shane et Ilya se recroisent. Cette chronologie est si naze ! Ils se recroisent à l’occasion d’une cérémonie où Shane est sacré meilleur nouveau de la saison, super. Sur place, Scott lui propose d’aller boire des coups avec ses deux autres compétiteurs, un certain Vincent et… Ilya.

Scott les a beaucoup associés déjà et ça semble déranger Shane… mais il laisse les choses se faire quand même. On arrive alors à la fin de l’épisode où les deux se retrouvent sur le toit de l’événement auquel ils sont. Shane est énervé après Ilya : pendant toute la saison, Ilya a apparemment gagné sur lui à chaque fois (franchement, on ne l’a pas tant vu que ça !) et, pour une fois qu’il gagne, il espérait voir Ilya le célébrait. Ce n’est pas le cas.

Il faut dire qu’Ilya a d’autres problèmes plus importants à gérer : il doit retourner en Russie trois jours plus tard et n’a pas le cœur à la fête. Mouais. Ils ne me vendent pas du rêve du tout ce couple. C’est bien de s’aventurer sur des séries différentes de ce que je regarde habituellement, mais peut-être qu’il y a une raison qui fait que je reste sur mes séries habituelles quand je vois ce qu’on me vend ici. Du sexe plus qu’une relation amoureuse pour le moment.

Ilya finit par embrasser par surprise Shane, qui vit très mal le fait d’être embrassé en extérieur. Il a peur d’être vu. Oh, ça leur ferait du bien de se décoincer sur la question pourtant. Drôle de cliffhanger, en tout cas : ils se quittent en froid en attendant la prochaine saison. Bon. Je verrai le prochain épisode plus tard, du coup. On m’avait vendu une romance, ce n’est pour l’instant qu’un long plan cul ; on m’avait vendu des rivaux, je sens juste de l’agacement du côté de Shane. Et Ilya est pas mal détestable. Bref.

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Heated Rivalry (S01)

De quoi ça parle ?

De deux joueurs de hockey rivaux qui tombent amoureux l’un de l’autre.

Ce que j’en attends

C’est l’hiver et il faut bien que la température dans l’appartement remonte de quelques degrés avant que je tombe malade. Ainsi quoi de mieux, ce week-end, que de me laisser porter par les douces voix de Twitter qui m’ont mise en avant cette série qui promet quelques degrés supplémentaires ? Six épisodes tous diffusés avant Noël, une romance gay ennemies to lover, qu’est-ce qui pourrait mal tourner ?

Plein de choses, à commencer par le fait que je ne suis pas très romance de base (même si je me soigne tellement Ludo a insisté) et encore moins ennemies to lover (mais Ludo m’a embarqué dans Fourth Wing, alors qui sait ?). En vrai, c’est une romance gay, ça sera très choupi et sûrement un peu hot, ça va très bien avec le mois de décembre. Twitter me l’a vendu comme une histoire d’amour, certes, mais aussi comme l’adaptation d’un roman -18 qui respecte parfaitement le cahier des charges de la nudité.

Bon, j’ai d’autres arguments pour me décider à regarder la série, je vous rassure : j’hésitais en voyant tout ça, alors j’ai lancé la bande-annonce. Il y a dedans des visages connus d’acteurs que j’aime bien, qui ne sont pas forcément excellents, mais qui ont mon capital sympathie. Et puis, c’est une série qui change complètement de ce que je regarde habituellement : c’est un peu ce que je cherche dernièrement, parce que je me plains que ça manque de nouveauté sur les networks, alors faut bien aller chercher les nouveautés ailleurs, je suppose. Pourquoi m’obstiner à toujours voir les mêmes séries et m’en plaindre (coucou 9-1-1), pourquoi en avoir marre des spin-offs et reboots si je ne tente pas le reste et ce qui ne devrait pas me plaire ?

En plus, techniquement, c’est un peu comme si je suivais un conseil d’Aurélien en regardant la série, parce que le créateur bosse aussi pour Shoresy. Croyez-le ou non, mais c’est l’argument final qui fut décisif pour me faire lancer l’épisode 1, parce que j’avais peur que ce soit médiocre jusqu’au bout, mais bon, j’ai cru voir que c’était le créateur de cette série (c’est pas le cas, j’ai mal vu) et s’il est bon, ça ne peut pas être si catastrophique que ça. En plus, je n’ai rien vu du mois et on a un podcast « keskonavu » à diffuser la semaine prochaine, quoi.

Note moyenne de la saison : 15/20

Heated Rivalry – S01E01 – Rookies – 12/20

C’est très beau, très esthétique à la réalisation et au casting, mais ce n’est pas une romance. Du tout. Twitter m’a menti, une fois de plus. C’est l’histoire d’un plan cul à la chronologie totalement éclatée et bien plus frustrante que la soif sexuelle entre les deux protagonistes, dont je me demande bien ce qui…

Heated Rivalry – S01E02 – Olympians – 13/20

Si le hockey n’est toujours pas une préoccupation pour la série, le côté romance pointe (très !) timidement le bout de son nez dans cet épisode. On tourne beaucoup en rond, le temps passe toujours trop vite, les protagonistes sont énervants (parce qu’inactif ou chiant, selon le perso), mais petit à petit, ça se dirige vers…

Heated Rivalry – S01E03 – Hunter – 18/20

Je suis complètement dérouté par cet épisode qui change totalement de point de vue et raconte une histoire bien différente de celle des deux premiers épisodes. Et, en fait, il me raconte ce pour quoi j’étais venu à la base. C’est juste beaucoup mieux, c’est simple, c’est de la romance efficace parce qu’elle est basique,…

Heated Rivalry – S01E04 – Rose – 14/20

Il faut me faire une raison : je n’aime pas le couple phare de cette histoire, parce que précisément, ils ne sont pas un couple. C’est dommage, ça me gâche une bonne partie de l’épisode et je préférerais qu’on continue d’explorer d’autres vies autour d’eux qui ont l’air plus saines et amusantes. Seulement voilà, l’argument de…

Heated Rivalry – S01E05 – I’ll Believe in Anything – 18/20

OK. Wow. Cet épisode, comme le troisième, me fait reconsidérer la série très différemment. Dès qu’elle s’éloigne du cul et du sexe pour développer ses personnages, elle marque bien des points. La représentation qu’elle propose de la peur du coming-out, de la manière de vivre (sa relation) dans un pays homophobe et, de manière globale,…

Heated Rivalry – S01E06 – The Cottage – 15/20

Aaah. J’ai l’impression que la série vient juste de commencer et la saison est déjà terminée. J’en ai marre des mini-saisons, rendez-moi les networks ! L’histoire commence à peine pour Shane et Ilya aussi, et c’est aussi parce que cet épisode prend ENFIN le temps de se poser et de développer une vraie relation. Je sais…

VOIR AUSSI :

Pourquoi Heated Rivalry a tant de succès ?

Salut les sériephiles, Il faut battre le fer tant qu’il est chaud, je suppose, alors parlons peu, parlons Heated Rivalry, la série qui se transforme depuis quelques semaines en phénomène et dont tout le monde parle. Bon, d’accord, j’exagère : mes réseaux sociaux sont submergés par la série, mais c’est mon algorithme qui doit jouer, surtout…

9-1-1 Nashville – S01E01 – Pilot – 12/20

Si l’on retrouve bien tout l’ADN de la franchise dans ce premier épisode, j’ai du mal, pour l’instant, à m’accrocher aux nouveaux personnages. Il y a beaucoup de clichés, du drama soapesque vu et revu et surtout, il y a un patriotisme exacerbé qui m’a fait lever les yeux au ciel et souffler aussi fort que la tornade qui est au cœur de cet épisode introductif. Bon, après, c’est plus ou moins ce que j’attendais de la série quand même. Il faut être patient et lui laisser le temps de s’installer, je suppose.

Spoilers

Une tornade s’apprête à frapper Nashville.


I’m not a firefighter, I’m a dancer.

Je ne connais pas bien Nashville, mais je ne suis pas surpris que le choix soit fait de commencer la série par un concert. On y suit une manager un peu dépassée par la situation quand le vent se met à souffler de plus en plus fort. Elle a peur que les effets pyrotechniques soient une mauvaise idée, mais ils ne sont pas grand-chose comparé à ce qui l’attend : tout l’échafaudage présent sur la scène s’effondre alors qu’une tornade s’approche petit à petit. Allons bon, une tornade.

Ce qui est bien, c’est que j’habite à proximité de la ville française qui vient juste d’être frappée par une tornade la semaine dernière, alors je suis tout à fait prêt à vivre le trauma d’une tornade à l’écran, moi.

Bien sûr, on nous annonce une catastrophe, mais elle n’est pas pour tout de suite. On veut d’abord nous montrer les personnages de la série, histoire qu’on s’attache à eux. Deux nuits plus tôt, nous découvrons donc le capitaine de la caserne que l’on va suivre, Don, et pfiou. J’ai soupiré fort face à ce personnage interprété par un acteur que je n’aime pas trop et aux hobbies qui crient Nashville : on le voit donc dans un stade à monter un cheval et tout.

J’avoue que je n’accroche pas tellement à cet aspect très américain. Eh, c’était pareil avec le Texas dans Lone Star et finalement la série était sympathique. En attendant, l’introduction de la parfaite famille américaine n’a pas tellement pris sur moi et je dois dire que la première vision de la caserne non plus. Est-ce que la série est déjà en train de me perdre ? Possiblement. J’attends la première intervention pour me faire une idée, mais c’est long.

Les personnages sont introduits de manière un peu ridicule, je trouve : la première pompière est ainsi introduite en train de chanter en vision avec une guitare. On a bien compris qu’on était à Nashville, c’est peut-être bon ?! J’ai trouvé que la série enchaînait trop les clichées sur la ville – et sur l’écriture d’une série aussi. Ainsi, Don Hart à la tête de la caserne et de la famille parfaite jusqu’ici a un lourd secret qu’il cache à son fils Ryan par exemple, tandis qu’une autre femme, Rox, est très contente d’entendre qu’il va y avoir une tempête sur Nashville, parce que ça veut dire plus de boulot pour eux et qu’elle est accro à l’adrénaline. Mouais.

Je réclamais la première intervention et je l’ai presque regrettée : on suit un groupe de jeunes femmes lors d’un enterrement de vie de jeune fille bien particulier. Grosso modo, elles sont sur un véhicule à pédales et provoque un accident quand elles repartent sans la conductrice après une fausse alerte – une demoiselle d’honneur malade jusqu’à ce qu’elle pète, rote et aille mieux. On se fout de nous. Le foutage de gueule ne fait que commencer, par contre : le premier pompier à arriver sur scène n’est pas un pompier, c’est un strip-teaseur.

Son nom est Blue et il est introduit comme danseur dans un nightclub où il fait un striptease en tant que pompier. Malgré tout, il a un grand cœur et fait une lap dance à une cliente qui était harcelée par d’autres. Ensuite, il se précipite lors de l’accident de l’enterrement de vie de jeune fille et est hyper efficace pour s’occuper de la future mariée qui est, évidemment, celle qui est le plus blessée. Il a tout ce qu’il faut pour la dégager des débris sous lesquels elle est coincée en plus : il utilise son huile de massage pour la glisser hors du poteau qui l’écrase, puis arrache sa veste pour utiliser ensuite les bretelles qu’il porte comme garrot.

Quand nos pompiers arrivent sur le lieu de l’incident, ils sont surpris de voir ce faux pompier assurer autant. Ryan le félicite et est surpris de voir que son père et le danseur se connaissent déjà. Et pour cause : Don annonce à Ryan que Blue est son frère. Allons bon.

La scène suivante donne plus d’informations. De retour à la caserne, le capitaine explique donc à son fils qu’il a eu un autre enfant avec une certaine Dixie. Techniquement, il n’a pas trompé la mère de Ryan : ils étaient séparés à ce moment-là, mais se sont remis ensemble. Il n’a jamais été amoureux non plus de Dixie. Tout va bien alors.

Enfin, presque. Maintenant que Dona retrouvé son fils, il a carrément envie de le faire venir travailler pour lui. Bien sûr, Ryan n’est pas convaincu par l’arrivée de son frère à la caserne. Il essaie de le repousser, en parlant du salaire moins intéressant, mais Blue débarque à la caserne bien vite. Il annonce avoir quitté son travail de danseur. D’après Ryan, il ne pourra pas devenir pompier pour autant, car même s’il a un brevet de sauveteur, il n’est pas un pompier certifié.

C’est comme ça que fonctionne la vie pour tout le monde, mais pas pour une série américaine. Ainsi, Don trouve une solution pour son fils caché : il lui propose d’être un cadet et de faire son entraînement sur le terrain. Il y aurait eu des précédents, dans des circonstances exceptionnelles… et ça semble fonctionner pour Blue. Mouais.

Sans trop de surprise, Ryan décide de son côté d’aller passer du temps avec sa mère, dans un ranch, parce que Nashville. Il est face au secret de son père et il se sent forcé de tout raconter à sa mère. Il est toutefois surpris de voir que sa mère est déjà au courant de cet autre enfant. En plus, elle en profite pour avouer à son fils qu’elle aussi a pris du bon temps avec d’autres hommes quand ils étaient séparés, donc elle ne peut pas lui reprocher. En plus, eh, ils en ont parlé à l’Eglise et ont payé pour lui chaque fois que besoin jusqu’à sa majorité.

Eh. Le côté religieux est un peu lourdingue, mais j’ai bien aimé ce petit revirement de situation. C’est aidé par le fait que ce soit Arizona Robbins qui le dise, hein. En revanche, Ryan annonce quelque chose à sa mère qu’elle n’était pas prête à entendre : son père veut faire travailler Blue à la caserne. Elle ne dit rien, mais elle n’a pas exactement une excellente poker face.

En parallèle, nous assistons à une scène similaire entre Blue et sa mère, Dixie. Elle ne semble pas fan de Don, lui reprochant de les avoir abandonnés et de s’être contenté de donner de l’argent sans jamais être là. Bizarrement, on vient de dire à Ryan que c’est elle qui avait provoqué cette situation. J’imagine que ce sera du drama pour plus tard. En attendant, Blue est prêt à commencer à la caserne.

Il s’y rend donc et son père le présente à toute l’équipe. C’est l’occasion de choper le prénom complet de Roxie, la médecin de l’équipe, ou de Taylor, la guitariste qui connaît aussi Cam, l’opératrice du 9-1-1. Ah oui, l’opératrice !

On nous l’introduit au travail évidemment, et on n’a pas grand-chose à se mettre sous la dent pour ce premier épisode. On ne la connaît pas bien : elle a un lien avec Taylor et elle est efficace dans son job. On la voit ainsi répondre à un appel d’une jeune femme qui vient d’offrir à sa nièce un cerf-volant. Un cerf-volant un jour de tempête ? Qu’est-ce qui pourrait mal tourner, hein ? On a affaire à la pire tante du monde. Je veux bien qu’on nous la vende comme une super tatie, mais elle n’est pas foutue de regarder la météo ? Avec le vent qu’il y a, c’est sans surprise que sa nièce s’envole.

Une fois dans le ciel, il n’y a que le 911 pour lui venir en aide. La série nous apprend cette fois que le 9-1-1 peut utiliser la visio pour avoir un visuel de ce qu’il se passe. C’est grosso modo ce qu’il faudra retenir de cette intervention qui montre les limites des effets spéciaux de la série et des idées de Cam. Cam reste bien calme et ressemble quand même à une Maddie 2.0 quand elle propose d’utiliser (en vain) une nappe pour faire filet. Finalement, la petite est sauvée par tous les invités de son anniversaire qui font une chaîne humaine et tout se termine bien. Il manque quand même une réplique où la gamine se dirait ravie de son cadeau, je trouve, mais bon, soit.

Tout ça nous ramène à la première scène de la série, avec la tornade qui s’approche. Les pompiers sont appelés sur la scène pour venir en aide aux fans coincés sous les décombres de la scène. Soit. Ils font un travail plutôt efficace, on retombe sur tous les clichés de la franchise, le triage, le capitaine qui hurle ses ordres, tout ça tout ça. La tornade fonce sur eux, ce qui ajoute une pression et un effet course contre la montre plutôt bienvenue : j’ai eu le petit rush d’adrénaline que l’on cherche avec cette franchise, donc c’est une bonne chose.

Par contre, j’ai trouvé que ça prenait trop de temps quand même. Une tornade, ça se déplace vite ; ça balance aussi des débris, des arbres, des voitures, etc. Bref, on ne reste pas dehors pendant une tempête pareille, mais là, si. Que les pompiers le fassent et cherchent un moyen de venir en aide à tout le monde, c’est plutôt logique. Qu’on nous sorte ensuite une scène où le chanteur du groupe sort de l’abri et demande à tous les fans de faire pareil pour venir en aide aux pompiers ? Ridicule.

OK, ça fait d’eux des héros du quotidien et la petite musique épique aide bien à nous vendre une scène merveilleuse où les américains sont géniaux… mais… non ? Jamais de la vie un capitaine de pompiers ne prendrait le risque de mettre autant de gens en danger. Je n’y crois pas.

Bon, tant mieux pour les gens que ça sauve, mais la prise de risque est telle. Dans la réalité, la tornade aurait fait des blessés supplémentaires à ce moment-là. Et puis, même, les gens sortent d’un abri de fortune qui ne va peut-être même pas résister à la tornade… Bref. J’ai du mal à y croire, comme j’ai du mal à croire qu’on maintienne un concert en extérieur un jour de tempête avec risque de tornade. J’imagine que les américains sont habitués à vivre avec les tornades, mais tout de même, c’est étrange.

Tout est bien qui finit bien, avec les débris trop lourds qui sont déplacés par la foule et les pompiers pour libérer les derniers coincés. Au passage, on a eu l’occasion aussi de voir Roxie et Taylor bosser, c’était sympa, j’en attends plus dans les autres épisodes. Une fois tout le monde libéré, Don insiste pour que tout le monde aille se mettre à l’abri, y compris les pompiers capables de prodiguer des soins médicaux.

Le capitaine utilise en revanche l’aide de Blue, ce qui n’a pas trop de sens pour moi, quand il entend un dernier homme, un machiniste, coincé en hauteur. Ryan ne l’avait pas vu, parce qu’il n’a pas regardé en hauteur de la scène, concentré sur les gens au sol. Pas malin. Le cliffhanger voit donc le père et ses deux fils venir en aide à cet homme (dans la vraie vie, je pense qu’il aurait été abandonné aux prières de chacun, hein). La tornade approche et fonce sur eux… Et la suite au prochain épisode. Mouais.

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9-1-1 Nashville (S01)

De quoi ça parle ?

Cette série suit le quotidien des policiers, équipes paramédicales, pompiers et répartiteurs du numéro d’urgence de Los Angeles Nashville. Tout simplement.

9-1-1 | 9-1-1 Lone Star

Ce que j’en attends

Je ne sais pas moi-même. Je n’ai pas encore fini 9-1-1 Lone Star car je vis dans le déni de la fin de la série – je ne veux pas qu’elle se termine. Ai-je vraiment besoin de commencer une nouvelle série de la franchise et, honnêtement, a-t-on vraiment besoin d’une troisième série ? Bien sûr que non. Je vais la regarder quand même.

C’est la facilité. J’aime bien le casting – du moins, j’aime bien Jessica Capshaw et LeAnn Rimes (mais il va falloir supporter Chris O’Donnell), je sais déjà à peu près dans quoi je mets les pieds avant de commencer, l’efficacité de la formule n’est plus à prouver et j’ai besoin de me consoler en espérant trouver une série qui ne sera pas aussi ratée que le début de saison 9 de la série-mère. C’est à peu près tout, en fait. ABC veut profiter de sa nouvelle poule aux œufs d’or, et ça se comprend.

Bref, je suis toujours prêt à perdre mon temps devant des séries qui ne seront jamais mes séries préférées apparemment !

9-1-1 Nashville – S01E01 – Pilot – 12/20

Si l’on retrouve bien tout l’ADN de la franchise dans ce premier épisode, j’ai du mal, pour l’instant, à m’accrocher aux nouveaux personnages. Il y a beaucoup de clichés, du drama soapesque vu et revu et surtout, il y a un patriotisme exacerbé qui m’a fait lever les yeux au ciel et souffler aussi fort…

9-1-1 Nashville – S01E02 – Hell and High Water – 14/20

C’est bizarre, mais je trouve que cet épisode fait un bien meilleur premier épisode que le précédent par bien des aspects : on apprend enfin à connaître les personnages et les lieux, et ça marche un peu mieux. Pour autant, il y a de nombreux aspects que je trouve longuet et un peu ennuyeux, notamment dans…

9-1-1 Nashville – S01E03 – Forces of Nature – 14/20

OK, ça devient définitif à ce stade : je n’aime pas l’aspect soap car il est raté pour moi en 2025 et je trouve dommage que la surenchère ne se contente pas d’être la surenchère des catastrophes auxquelles les héros font face. L’irréalisme des réactions des personnages me sort à plusieurs reprises de cet épisode à…

9-1-1 Nashville – S01E04 – Bad Case of the Blues – 15/20

Il serait bon de commencer à développer d’autres personnages plutôt que de se centrer toujours sur les quatre mêmes, parce qu’ils vont vite me provoquer une overdose autrement. En revanche, je suis content de retrouver tout ce petit monde pour un nouvel épisode et je pense que la série pourrait se faire une place dans…

9-1-1 Nashville – S01E05 – Lost Children – 12/20

La série a réussi à s’imposer dans mon planning pour le moment et je reconnais qu’il y a plusieurs personnages que j’aime bien, mais franchement, je trouve que les scénaristes sont trop dans l’excès à tous les niveaux. C’est déjà le cas dans la série-mère alors ça ne devrait pas m’étonner plus que ça, pourtant,…

9-1-1 Nashville – S01E06 – Good Southern Manors – 15/20

C’est mieux que la série-mère, assurément, mais ce n’est pas non plus un épisode de pause qui me laisse sur un suspense insoutenable. Tout est assez prévisible et manque de se concentrer sur les personnages : il n’y en a que deux vraiment mis en avant dans l’épisode et c’est dommage de ne pas réussir à…