The Walking Dead : The Ones Who Live – S01E01 – Years – 16/20

Je ne savais pas que j’avais besoin de retrouver ce personnage, mais en vrai, ça m’a fait vraiment plaisir de savoir enfin ce qu’il était devenu et d’avoir des réponses. Pour autant, toutes les réponses ne sont pas satisfaisantes et les défauts de la franchise restent présents. Après, je savais à quoi m’attendre et la série est plutôt qualitative. Il faudra juste voir ce qu’elle a à raconter sur un cours un peu plus long. Pour l’instant, c’est exactement ce que j’en attendais, pas plus.

Spoilers

Où l’on découvre ce que Rick faisait pendant tout ce temps…


This is how.

Le résumé me renvoie si loin en arrière ! J’ai beau connaître l’histoire de ces personnages, j’ai beau savoir à peu près ce qui leur est arrivé parce que bon, il ne faut pas avoir fait St Cyr pour le comprendre avec tous les indices laissés, eh bien, ça me fait plaisir de reprendre cette histoire à peu près où on l’avait laissé. Bon, il y a clairement des images d’épisodes que j’ai l’impression de n’avoir jamais vu, notamment lorsque Jadis a les cheveux courts (World Beyond ?), mais les pièces du puzzle se remettent en place.

CRM

Le premier plan de la série est ensuite Rick de dos, en train de regarder des éoliennes et d’écouter les informations à la télévision ? Le mixage sonore est particulier, je n’ai rien entendu de ce qui était dit aux informations. On enchaîne sur Rick qui regarde un portrait de Michonne sur un téléphone, puis qui hésite à se trancher la gorge avec un rasoir. Soit.

Le générique semble laisser envisager beaucoup plus de civilisation que d’habitude. On verra bien. Le point de référence temporel de la série ? L’écroulement du pont, apparemment. On reprend donc cinq ans plus tard, avec Rick qui bosse désormais pour le CRM. On ne sait pas bien ce qu’il y fait, mais il est enchaîné et menotté pour eux. Son but est apparemment de tuer des zombies enflammés, rien de bien nouveau sous le soleil.

Seulement voilà, il s’éloigne autant que possible malgré sa laisse, puis Rick envisage de se couper la main pour s’enfuir. Allez, c’est un classique dans cette franchise, il devrait s’en remettre. En plus, j’ai vite calculé qu’il s’agissait de la main gauche. Pas une grosse perte. Rick finit par se faire à l’idée, qu’il a contemplé un moment de toute évidence. Il s’enfuit.

Bien sûr, Rick est pourchassé par des militaires de CRM. Il cautérise sa plaie avec un zombie en feu, ce que je trouve sacrément classe tout de même. Et alors qu’on est sûr qu’il est parvenu à s’enfuir, il se fait évidemment rattraper. On s’en doutait, c’était trop simple. Visuellement, la série est beaucoup plus qualitative que ce que la franchise nous propose habituellement, j’ai beaucoup aimé les zombies en feu.

La série nous promettait des retrouvailles entre Michonne et Rick. Comme cela n’est pas pour tout de suite, on nous propose donc un Rick qui s’évanouit et rêve de Michonne. Cela avait un petit côté flashsideways de LOST tout perturbant, avec deux personnages sacrément bien habillés – et maquillée pour Michonne ! – qui flirtent ensemble. Qu’ils sont beaux, que ça fait plaisir de les voir ensemble, même pour moi qui ne voulait pas les shipper. Il y a des voitures en arrière-plan et on comprend que Rick fait régulièrement ce même rêve, qui va ponctuer tout l’épisode.

Le rêve ne peut pas durer, cependant. Rick se retrouve donc amputé dans la même chambre qu’en début d’épisode. Il se sent con, je pense. Il n’a plus qu’une main et se met à raconter, en voix off, ce qui lui est arrivé. Après le pont, il s’est réveillé dans un hôpital militaire et a découvert l’organisation de CRM, avec toute une ville en état de fonctionnement. Seulement voilà, personne n’a le droit de s’échapper de cette ville : la sécurité est le plus important. Tant pis pour lui. Pêle-mêle, on en retient aussi que les walkers sont utilisés pour créer de l’énergie et qu’ils ont de la nourriture en quantité suffisante.

Rick a tout fait pour s’enfuir, passant tout ce temps à mettre au point un plan. Pardon, mais j’ai dû mal avec cet aspect de l’intrigue. Il a attendu cinq ans pour se couper la main, tout de même, ça ne donne pas l’impression d’un type qui a fait tout ce qu’il pouvait en attendant. En plus, il affirme qu’il est le seul à avoir toujours voulu s’enfuir, parce que personne d’autre ne le voulait… MOUAIS. Dans un univers pareil, je trouve ça difficile à croire que tout le monde tire un trait sur de potentiels survivants en-dehors des murs de la cité.

Un an après s’être coupé la main, si j’ai bien compris la voix off, Rick se retrouve avec un nouvel emploi. Il ne peut plus être aussi utile en bordure de ville, mais on l’emploie tout de même à nettoyer les rues de la ville. Il a pour mission d’éviter que des zombies entrent en ville, et pour cela, il est supervisé par un nouveau type. Ce dernier a l’air plutôt cool – on apprend qu’un autre prisonnier lui a laissé une cicatrice au front et il insiste pour dire qu’il n’y a pas de vie pour ceux qui s’échappent et que Rick ferait mieux de trouver quoi faire de sa vie avant de la perdre en s’échappant de nouveau.

Bon, après, le travail de Rick me pose plein de questions : il a plein de zombies à tuer tout de même, et si c’est quotidien, ça craint. Ce qui craint aussi, c’est que personne ne lui fournit une prothèse dans ce monde où, pourtant, les soins médicaux semblent au point.

En rentrant du boulot, Rick tombe sur une femme qui l’agresse à moitié pour le remercier de lui avoir montré qu’il était impossible de s’enfuir. Ah. Je croyais qu’il était le seul à vouloir s’enfuir et maintenant, il se retrouve avec un ersatz de Rosita qui lui balance ça ? Peut-on revenir sur le fait que je ne pardonne pas à la série-mère le sort réservé à Rosita dans le dernier épisode ?

Après cette femme, Rick retrouve un ami : Esteban. Cela fait deux ans que les deux hommes se parlent sur le même banc à observer la ville. Apparemment, c’est Esteban qui fait de longs monologues avec Rick qui l’écoute sans trop interagir. Le but de la scène ? Esteban prouve qu’il est possible de s’installer plus durablement avec la CRM. Au bout de six ans, il a obtenu le droit d’être un citoyen.

Malgré tout, il est très surpris de découvrir que Rick continue de bosser pour le CRM comme chasseur de zombies. Esteban finit par lui donner l’idée simple et efficace de s’enrôler dans les forces de CRM pour de bon, plutôt qu’en prisonnier. C’est tellement logique que je juge Rick de ne pas y avoir pensé en SIX ans : gagner la confiance de CRM pour devenir un soldat capable de partir de là…

Militaire

La série change totalement de ton, cette fois. On a droit à un montage un peu long où l’on découvre que Rick a donc rejoint les forces militaires de CRM. Le montage nous montre plein de choses de son entraînement en accéléré, introduisant aussi de nouveaux personnages, notamment un responsable de CRM qui n’est autre que Terry O’Quin. Vraiment, ce début est là pour nous faire penser à LOST.

Il me reste tout de même une question importante : comment peut-il encore y avoir tant de zombies dans le monde ? Cela va faire dix ans qu’ils tuent tous ceux qu’ils croisent, sérieusement, et il y a de plus en plus de survivants humains. Il ne peut pas y avoir tant de zombies. Bref. Bien sûr, Rick récupère finalement une prothèse : un poing noir avec une lame rétractable, une sorte d’amélioration, en soi. C’est abusé : on ne le voit pas avoir la moindre douleur fantôme. Cela paraît presque fun d’avoir une main de moins.

Après tout ça, le responsable avec la cicatrice au front prend à part Rick et sa nouvelle amie tout aussi violente que lui – la cicatrice vient d’elle – pour un petit débrief secret. Son but est de leur révéler ce qu’il pense de la politique de CRM, qu’il les voit comme des A parmi les B, qu’ils sont de futurs leaders et qu’il espère pouvoir changer le système de l’intérieur avec eux. Mouais.

Rick considère vraiment cette possibilité de changer le monde de l’intérieur, apparemment. Il en parle en voix off à Michonne, parce que oui, c’est à Michonne qu’il décide de parler plutôt qu’à Judith. Pardon, mais il semble plus intéressé à retrouver son plan cul (je n’ai jamais trouvé l’alchimie de ces deux-là !) que ses enfants, hein. Bon. Bref. L’air de rien, la voix off nous révèle aussi l’existence de deux autres grandes villes de CRM : Omaha et Portland. Ces deux villes ne cachent pas leur existence, contrairement à celle dans laquelle vit Rick et dont personne ne connaît l’existence ou l’emplacement en-dehors des murs de la ville.

MOUAIS. Comment on établit une telle alliance sans que personne ne sache où est la troisième ville ? Personne pour les suivre, personne pour craquer ? On y croit. Après tout ça, Rick se retrouve à parler avec le Général (O’Quin, donc) qui cherche à mieux cerner cet ancien prisonnier qui a tenté de s’enfuir quatre fois. Il n’est pas con : il sait très bien que Rick est probablement là pour tenter une nouvelle fois de s’échapper. Et bien sûr, il a des soupçons sur le leader qui donne des secrets l’air de rien à Rick.

La fuite

Je ne sais pas encore quoi penser de la série. Je suis un peu déphasé par la gestion du passage du temps dans la série. C’est inévitable : des années et des années ont passé dans la série-mère depuis le départ de Rick. Tout de même, ça fait bizarre : ce premier épisode est plein d’ellipses. On comprend que Rick change de vie peu à peu, qu’il est militaire et tout… mais pfiou, je n’arrive pas à savoir si je dois m’attacher à cette ambiance ou non.

J’ai l’impression que non. Tout cet épisode semble consister en une histoire abrégée de la manière dont Rick va finir par réussir à s’enfuir de la ville. Il recontacte ainsi Esteban après quelque temps (quelques années ?) afin de lui montrer un plan des souterrains de la ville. Grâce à Esteban, il obtient les infos qui lui manquent pour s’enfuir, notamment un code secret.

Rick se prépare ensuite à partir en mission. À force de jouer les militaires et les bons petits soldats, il a trouvé un moyen de s’enfuir : une mission un peu lointaine en hélicoptère, un zombie pour se faire passer mort, un moment en solo, et hop, il peut s’enfuir par les égouts. En théorie. En pratique, un zombie mord par surprise son équipement et il découvre subitement qu’une petite fille bien en vie se cachait parmi les zombies. MOUAIS.

Rick laisse passer sa chance de s’enfuir et tente de sauver la gamine, tout en étant assailli par la horde de zombies. Son alliée de CRM est là aussi heureusement. Elle lui sauve la vie, puis lui avoue qu’elle a tout vu… et a bien l’intention de le ramener avec elle de toute manière. Pour le convaincre, elle lui apprend que leur ami commun a des infos sur lui de toute manière et qu’il aurait été retrouvé bien vite s’il était parvenu à s’enfuir. Ah.

Voilà donc Rick qui se retrouve à se retourner contre son pote, essayant de comprendre ce qu’il sait sur lui. Et là, son ami ne l’est plus : le militaire révèle qu’il connaît la vie de Rick, qu’il a lu ses bouteilles à la mer et qu’il n’est pas compliqué de retrouver des infos sur Michonne, parce que c’est un nom peu courant. Ah.

Rick tente bien de tabasser ce type, mais c’est en vain : il a sacrifié trop de choses pour bosser à CRM ce type (il va falloir que je cherche son nom, à un moment), et par « trop de choses », j’entends qu’il a bombardé New-York, Los Angeles et tué sa femme hein. Il paraît jeune pour avoir eu le temps de faire tout ça lors de l’apocalypse. Sérieusement, il a quoi trente ans ? Ca lui faisait à peine vingt ans au moment de l’apocalypse.

Peu importe, vous me direz. Ce qui est sûr, c’est que ce n’est pas super bien écrit tout ça : Rick essaie de le tuer, le type ne le tue pas et finalement, tout est bien qui finit bien entre eux. On offre plus de pouvoir à Rick au sein de CRM, parce que tout de même, c’est un type bien. Mouais. MOUAIS. On en était déjà à 40 minutes et ça aurait été bien de s’arrêter là.

Résolution

Ce n’est toutefois pas le cas. On enchaîne en effet avec l’information qu’Omaha est tombée et que l’alliance n’est plus que celle de deux villes. L’alliée de Rick (Thorne ?) est désormais convaincue que Portland doit les suivre et être plus protectrice de son identité. Je n’ai pas vu la saison 2 de World Beyond, mais j’ai bien l’impression que la chute d’Omaha y est liée. Il faudra que je regarde ça. En attendant, l’alliée de Rick lui raconte la vie de la petite fille qu’ils ont sauvée. Ce n’est pas glorieux : elle a vu ses parents mourir et s’est retrouvée pleine de sang et de tripes de ses parents.

Le but de ce discours ? L’alliée semble prête à rester définitivement cette fois et elle essaie de convaincre Rick d’en faire autant. Nous revoilà donc au début de l’épisode, avec Rick comprenant qu’il ne pourra jamais s’enfuir et des envies de suicide suite à la chute d’Omaha. Je suis perplexe. Il n’arrive pas à se suicider, en tout cas, même s’il a décidé de mourir. Il enchaîne sur une dernière lettre écrite à Michonne : il l’aime toujours, mais il n’arrive plus à voir son visage, ni le visage de ceux perdus. Le voilà devenu un bon petit soldat désormais. Sa dernière bouteille à la mer est donc finalement un abandon de sa part : il abandonne définitivement la vie qu’il a connue derrière lui pour se concentrer à 100% sur ce qu’il peut faire pour sauver le monde désormais. Lâche, un peu. Mais bon, il faut bien vivre. Il brûle donc lettres et portraits de Michonne…

Malgré cette résolution, Rick se retrouve une nouvelle fois à rêver de Michonne sur un banc où il lui apporterait de la pizza. La série peut donc proposer dans ce premier épisode un baiser entre les héros, puis Michonne s’enflamme soudainement alors que Rick est assailli de souvenirs de ses années à CRM. Ce n’est pas glorieux. J’imagine que le but est de nous montrer qu’il ne parvient pas à tourner la page ? C’est particulier.

Rick se retrouve alors dans un avion avec son pote militaire qu’il a voulu tuer il y a quelques minutes, hein. Il lui raconte un souvenir d’enfance dont nous n’avions jamais entendu parler, avec un incendie dans sa maison et un monologue beaucoup trop long. The Walking Dead, quoi.

Il est finalement interrompu lorsque son meilleur ami se fait tuer bêtement. Ouais, ils sont dans un avion, mais celui-ci est pris d’assaut par plusieurs missiles. Rick se retrouve donc dans un avion qui s’écrase, aspergé du sang de ses potes. Les missiles qui sont envoyés sur l’avion sont nombreux. Celui-ci finit inévitablement par tomber au sol, où un comité d’accueil l’attend : une silhouette qu’on ne voit pas avec un sabre tue un à un tous les potes de Rick.

Ben tiens. Au moment d’en arriver à Rick, elle a la bonne idée de retirer son masque. Et c’est ainsi que Michonne reconnaît Rick, que Rick se retrouve nez à nez avec Michonne et… fin d’épisode. Honnêtement, je m’attendais à ce que ça prenne plus de temps que ça. J’imagine que l’épisode 2 nous fera le point sur Michonne, mais nos héros seraient donc ensemble dès l’épisode 3 ? Plutôt rapide comme retrouvailles. Allez, vivement la suite maintenant !

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The Walking Dead: The Ones Who Live (S01)

Synopsis : Après l’effondrement du pont, Rick a été sauvé par CRM. Il est plus que temps de savoir ce qu’il est devenu.

Pour commencer, il faut souligner que cela va faire quasiment dix ans qu’on attend cette série, sous une forme ou une autre. J’étais bien plus convaincu quand il était question de faire un film, moins motivé quand il était question d’une trilogie de films et encore moins quand on m’a annoncé une série.

Cependant, maintenant que la série-mère est terminée et que l’on se retrouve avec une multitude de spin-offs pour tenir toute l’année, je me dis que ce n’est pas si con de nous proposer ce retour de Rick et Michonne. C’est peut-être la série que j’attendais le plus dans les spin-offs, en plus : cela fait des années qu’on attend le retour de ces personnages. On sait tous plus ou moins que Rick est devenu soldat CRM et que Michonne est à sa recherche.

Je ne m’attends pas à de grosses surprises dans cette série, mais ça fait du bien de savoir qu’on aura des réponses après tant d’années. Pour le reste, c’est du Walking Dead, donc je pose mon cerveau et je savoure la petite dose d’hémoglobine et de tripes qu’ils voudront bien me servir.

Note moyenne de la saison : 18/20 

The Rookie : Feds – S01E01 – Day One – 13/20

Beaucoup trop de clichés, de sourires Colgate et de moments peu crédibles pour que la série soit un franc succès. Je vois déjà les défauts qui ont mené à son annulation – mais en même temps, ce sont des défauts qui existent aussi dans la série-mère. Ils n’ont pas eu de chance avec la grève et le rachat de 9-1-1, je pense. On verra bien.

Spoilers

Simone revient à Los Angeles maintenant qu’elle est agent du FBI.



Points faibles :

– L’épisode commence bien mal, avec deux nouveaux agents du FBI qui gère une dispute à laquelle on ne comprend pas grand-chose devant un lycée. Ni l’un ni l’autre ne me donne envie de croire qu’ils peuvent être du FBI. C’est du grand n’importe quoi, et le personnage de Brendon qui était acteur avant de rejoindre le FBI, ça m’a fait lever les yeux au ciel super haut dès le départ. Ca a continué pendant tout l’épisode : l’humour autour de son ancien job, le fait qu’il vomisse face au sang, le boss qui dit qu’il ferait un super agent sous couverture alors que tout le monde connaît son visage ? C’est du grand n’importe quoi. Et le cliffhanger qui le fait hésiter à redevenir acteur ? Tss.

– Simone a passé sa vie à Los Angeles, mais la seule personne qui vient la chercher à l’aéroport, c’est John ? Et comment ça John Nolan a le temps pour elle alors qu’on sait que Rosalind est dans la nature ? C’est étrange de voir que le crossover commence en foirant totalement le cliffhanger génial de la série-mère.

– Franchement, le personnage de Simone est insupportable. Elle fait le contraire de tout ce qu’on lui demande, à chaque fois. Comment a-t-elle pu devenir agent même ? Les rookies de la série d’origine n’en ont jamais fait autant à leur tête. Je ne comprends même pas comment ils essaient de nous faire croire que sa carrière peut exister là.

– Même quand il n’est pas question de sa carrière, elle est insupportable : sincèrement, elle est odieuse avec son père alors qu’il l’accueille chez elle… et sa relation avec lui ne parvient pas à me convaincre pour l’instant.

– Je sais que c’est un spin-off et que c’est donc normal de reprendre les codes de la série d’origine, mais je n’ai pas aimé le fait qu’on utilise des bodycams dans les interventions du FBI. En fait, c’est la première fois que j’en vois sur des agents du FBI et je trouve ça déroutant. Et puis, surtout, ça n’aide pas la série à trouver son indépendance, surtout que John et Angela sont dans l’épisode aussi.

– Je n’aime donc ni Simone, ni le chef qu’elle veut à tout prix rejoindre, ni Brendon. Cela risque d’être pénible sur certains épisodes…

Points forts :

– Rex Van de Kamp est le boss de Simone ? Cela me plaît bien ! Ce n’est pas fait pour durer, c’est certain, mais j’aime bien que l’acteur se retrouve un rôle, je l’aimais bien. Bon, il n’y a que 22 épisodes et Simone change déjà de division en cours de route, mais j’imagine que ça veut dire qu’on aura plein de guests dans cette série aussi.

– En parlant de guests, c’est un vrai plaisir d’avoir Angela dans l’épisode. J’aime bien qu’elle soit toujours en contact avec Simone. Le but est évidemment de nous certifier qu’on a affaire à un spin-off, et ça fonctionne.

– Niveau enquête, on est sur du très classique et on sait directement que Simone finira dans l’unité qu’on lui refuse en début d’épisode, mais il y a quelques bons moments tout de même. Le coup de l’ADN quand elle griffe le motard ? J’ai ri comme jamais. C’était une bonne idée, on va dire.

– L’épisode termine par une scène qui fait le tour des personnages pour donner quelques cliffhangers avant la suite, puis par la fameuse scène du « on a un criminel à attraper ». C’est plutôt efficace. Oh, on se demande juste pourquoi ils ne s’occupent pas de Rosalind, mais bon.

– Il y a trois personnages qui sortent du lot pour moi pour le moment : Elena, Carter Hope et Laura. Elena est directement ma préférée du lot et pourtant on la voit très peu dans l’épisode. J’espère qu’elle sera développée davantage, parce que chacune de ses scènes était une réussite. Les deux autres apportent un bon humour à être les recrues déjà expérimentées du FBI. J’imagine qu’ils ne le seront pas tant que ça. En tout cas, je vois déjà que Laura/Brendon vont se retrouver à flirter et que Carter sera un excellent allié pour Simone. Bref, le point fort, c’est qu’on a déjà une équipe et qu’on nous montre plein de personnages avec tout autant de pistes et dynamiques à explorer.

Echo – S01E01 – Chafa – 14/20

Bon, comme je l’imaginais, ce n’est pas glorieux du tout comme introduction. Je comprends pourquoi la série n’a pas fait parler d’elle : l’intrigue proposée est extrêmement décousue et galère à introduire ses personnages, sa mythologie et ses enjeux. Disons que ça donne l’impression qu’ils veulent être sur trois fronts à la fois, sans arriver à en gérer un seul. Ceci étant dit, les scènes d’action sauvent l’épisode car elles sont hyper qualitatives.

Spoilers 

Maya a une enfance aussi malheureuse que ce qu’on connaît d’elle à l’âge adulte.

Maya… You and I, your father, we’re family.

Enfance malheureuse

La série commence déjà mal avec un « Marvel Studios » qui se passe du générique habituel. Je suis là pour avoir ma dose de Marvel, ça commence théoriquement par là. Bon, je vais essayer de ne pas en tenir rigueur à la série et de me concentrer un peu sur ce qui suit. Le problème, c’est que je ne suis pas sûr de comprendre ce qui suit avec des êtres tatoués de partout (marqués serait plus juste) qui sortent de Terre et boivent de l’eau d’une source magique avant d’être enterrés à nouveau lorsque le plafond (volcanique ?) s’écroule. Mais qu’est-ce que je viens de voir ?

Ce qui est sûr, c’est que la femme qu’on vient de suivre finit par atterrir dans ce qui ressemble à un jardin d’Eden, avec un oiseau qui se pose sur elle et sa peau d’argile qui se craquèle. En-dessous, il y a une peau humaine et des vêtements qui l’empêchent de finir à poil devant le reste de sa tribu, les Choctaw.

Tout ça n’est en fait qu’une histoire racontée en 2007 par une petite fille à une autre, sa cousine, malentendante. Bon, il est question de Maya, quoi, mais je ne suis pas convaincu par une introduction qui semble déjà se perdre dans une mythologie inutilement compliquée. Il me semble qu’une voix off pour expliquer ce qu’on voit n’aurait pas été de trop, pour une fois.

Après, on n’est pas en manque d’action : les parents des petites filles sont en train de se faire une bonne soirée qui se terminera mal. Les grands-parents de Maya (je suppose) partent en laissant les cousines ensemble sous une tente. Comme il pleut des cordes, elles finissent par rentrer et réclamer du chocolat chaud. Alors que Maya part avec sa mère acheter de quoi en refaire, elles ont alors un sacré accident de voiture parce que les freins de sa voiture ne fonctionnent plus.

La scène suivante nous apprend que ceux-ci ont été sabotés à cause de son mari, un criminel local. Ma foi, on le savait déjà, mais ça ne fait pas de mal de nous le rappeler. Dans l’accident de voiture, Maya a aussi perdu sa jambe et son père a perdu tout le respect de sa belle-mère. Forcément. Le père décide dès lors de partir à New-York, loin de sa belle-famille qui lui en veut, tandis que Maya passe son temps à culpabiliser pour l’accident dont elle se sent responsable. Elle voulait du chocolat chaud après tout.

Le départ pour New-York est super violent pour la petite en tout cas. Non seulement, elle a perdu sa jambe et sa maman, mais elle perd aussi le soutien de sa cousine. C’est compliqué pour elle. À New-York, son père fait tout ce qu’il peut pour offrir une vie différente de la sienne à sa fille. Il veut la maintenir loin du crime, mais bon, quand on a un papa criminel, c’est un peu impossible. Maya observe tout et comprend vite ce qu’il en est.

Malgré sa jambe en moins, elle a une prothèse qui lui permet de faire du judo, où elle croise Fisk. On ne nous le dit pas encore comme ça, mais on le comprend.

Fisk

Après cette longue introduction, il est temps de sauter dans le temps pour quinze ans à peu près. Nous retrouvons Maya sur un ring de boxe où elle met KO son adversaire sans le moindre souci. Elle part ensuite en moto vers un immeuble où elle tombe sur un véritable massacre en cours. Un type avec une épée semble être en train de dégommer tout le monde dans le bâtiment. Maya se fait aussi discrète que possible et assiste ainsi au meurtre de son père, transpercé par un sabre. Euh… OK.

C’est une introduction plus que chaotique tout ça, et ça continue quand la cousine envoie des SMS à Maya pour lui dire qu’elle est là en cas de besoin. Mouais. C’est étonnant comme manière d’introduire un personnage tout ça. On ne comprend pas trop pourquoi, mais Maya est ensuite arrêtée par la police dans une concession de moto. Elle balance une moto sur une voiture de flics, mais aucun d’entre eux ne lui tire dessus.

C’est plutôt une bonne chose, cependant : ça permet à Fisk de venir s’occuper d’elle. Il empêche son arrestation et l’embarque en limousine pour lui raconter que lui aussi a perdu son papa quand il était jeune. Pardon, mais si le but est de nous faire compatir pour Fisk, non merci hein. C’est un connard, on le sait. Bref, il recrute Maya et l’engueule pour qu’elle transforme sa peine en quelque chose d’utile (pour lui).

Elle se rend alors dans un autre repaire de malfrats où elle aura pour mission de tuer tout le monde, parce qu’ils ne sont pas sympathiques avec le Caïd. Soit. Les mouvements de caméra sont fluides et les scènes d’action sont plutôt bien fichus, parce qu’il y a le budget Marvel, mais le personnage de Maya n’est pas dingue pour l’instant. On la voit par exemple s’en prendre à un garde qui essaie de la peloter avant de se figer complètement au moment où l’action commence.

Finalement, un méchant lui tombe dessus, ce qui la fait sortir de sa léthargie. Elle met KO deux types très rapidement, avant de… se faire attaquer par Daredevil ! Alléluia. Enfin un personnage qui peut donner envie d’accrocher à la série. Les scènes d’action avec lui sont toujours aussi incroyables. Malgré tout, Maya parvient à s’enfuir après une action très fluide. Elle a fait ses preuves pour Fisk et c’est comme cela qu’elle entre dans le monde du crime. De mon côté, elle fait ses preuves comme excellent personnage pour les scènes de combat : on s’éclate en post-prod à nous retirer le son par moment et les chorégraphies sont géniales.

La série peut avancer à nouveau très vite et nous rappeler que Maya, on la connaît déjà bien : nous avons eu l’occasion de la voir découvrir la vérité sur le meurtre de son père dans une autre série. C’est donc Hawkeye qui lui explique que c’est Fisk qui a commandité le meurtre de son père. Elle a du mal à le croire, mais doit se rendre à l’évidence. Elle décide donc de le tuer d’une balle dans la figure, juste après la bataille de Noël vue dans Hawkeye, justement.

Cinq mois plus tard

Ah, nous y voilà enfin : la moitié du premier épisode permet d’en arriver là où je pensais que la série allait commencer. Il serait temps. Nous retrouvons Maya blessée au ventre. Elle se rend en Oklahoma sur sa moto, manquant de se tuer en chemin parce qu’elle s’endort au guidon. Je ne savais même pas que c’était possible de s’endormir en moto en vrai.

Bref, elle se rend dans sa maison d’enfance et en profite pour recoudre sa blessure, avant de se mettre à rêver de la tribu Choctaw et de Chafa, la première femme de la tribu. C’est très décousu comme manière de nous introduire l’intrigue, c’est terrible.

Au réveil, elle a l’impression que sa maison va être prise d’assaut, mais ce n’est finalement qu’un de ses cousins, ravi de la retrouver. Le plaisir ne semble pas trop partager par Echo que je trouve odieuse avec lui. Certes, elle essaie de se faire discrète, mais ce n’est pas une raison pour être si détestable. J’imagine que ça permet d’instaurer le cadre de la série, ce que l’épisode cherche clairement à faire ensuite en nous présentant toute la ville avec des filtres et des biais très précis. Maya est une motarde, c’est l’ambiance visée de manière pas très discrète.

Pas très discrète, c’est aussi une manière de décrire Maya, je trouve. Elle se trimballe avec une moto hyper bruyante pour espionner sa cousine, devenue pompier, puis continue d’être très discrète en se rendant dans… comment ça s’appelle ? Une piste de patinage ambiance disco. En vrai, ça a l’air rigolo comme endroit.

L’idée est qu’elle contacte le gérant de cet endroit parce qu’il peut la mettre en relation avec quelqu’un pour soigner sa blessure par balle – Gretchen, croque-mort. Le problème, c’est qu’elle passe par l’accueil, tenu par un certain Vickie qui n’hésite pas à balancer sa présence en ville, en échange d’une prime. La série galère un peu à introduire ses personnages quand même. Vickie sort de nulle part et est un malfrat de plus, le gérant est clairement lié à la famille de Maya puisqu’il connaît sa cousine aussi. Cela dit, on passe vite à autre chose quand Maya révèle qu’elle est en fait en ville pour s’attaquer aux hommes de Fisk – à Fisk Entreprise.

Le gérant le vit mal très mal et décide donc de l’abandonner. Soit. Le flashback de l’épisode nous révèle alors, sans la moindre surprise, que Fisk a survécu. Le mec se prend un camion dans la face, une balle dans l’œil, mais il vit encore ? Tss. Oh, sinon, le générique de fin a plutôt la classe.

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