Debris – S01E11

Épisode 11 – Asalah – 16/20
C’est un bon épisode, mais je suis déçu qu’il ne soit pas excellent comme les précédents. On touche du bout des doigts des réponses que les scénaristes refusent toujours de nous donner, ce qui laisse une grande frustration à l’écoute du générique final qui ne fait que poser les questions qu’on se pose. Le sort de la série reste incertain, en plus, mais les audiences sont au plus bas alors…

Spoilers

Bryan Beneventi est l’obsession de la personne affectée par un débris dans cet épisode.


Sola is possible. Always.

Ce fut très compliqué, mais je suis content de pouvoir enfin en revenir à mon Week-end en séries avec ce que je sais être un très bon épisode. Il ne peut pas en être autrement avec cette série, elle est bien trop bien pour me décevoir. On commence de manière surprenante avec une équipe de scientifique marchant à travers bois, comme moi tout l’après-midi, mais avec des combinaisons les protégeant en plus.

Les protégeant, oui. Il y a clairement beaucoup de radiations sur toute la zone, et elles semblent émerger d’une femme qui réclame Bryan Beneventi en boucle. Au moins, ça va être un épisode intéressant, on va enfin en savoir plus sur lui. Je suis content que ça soit abordé : la série va probablement être annulé – toujours pas de nouvelles pour le moment – alors il est temps d’en savoir plus sur lui.

Avant que cela n’arrive, nous avons droit à une longue scène d’introduction où Finola est couverte de café et où elle découvre que son père est en train de se rendre seul en Virginie pour mener sa propre enquête de son côté. Ce n’est pas exactement ce qu’il est censé faire.

Bon, elle n’a pas trop le choix de le laisser faire de toute manière, elle est bien trop loin de lui et il a le portable de Garcia pour être traçable malgré tout. Elle se rend donc avec Bryan sur les lieux où la femme continue de réclamer Bryan. Elle s’appelle Mariel, elle est maîtresse d’école et elle était en randonnée quand un étrange éclat de lumière l’a finalement rattrapé.

C’est gênant comme tout, parce qu’à présent, elle se trouve à être en boucle sur Bryan, alors même qu’il n’a aucune idée de qui elle est. Quand il s’approche et se présente à elle, elle semet soudainement à changer de disque, parlant de Surobi, une ville d’Afghanistan dans laquelle il a été déployé.

Et pour cause, elle se met à réciter des bouts de conversations du passé de Bryan, assez logiquement énervé par la situation. La femme est emmenée dans un laboratoire où elle finit par toucher Bryan qui s’effondre.

Alors que son cas médical devient la préoccupation numéro 1 de l’équipe de scientifiques sur place, Finola se retrouve ainsi seule à mener l’enquête, pendant que Bryan subit une IRM pour qu’on comprenne ce qui lui arriver. Au passage, Finola découvre l’obsession de la femme pour Surobi, puis que Mariel et Bryan sont liés d’une manière ou d’une autre par un débris.

Malheureusement, les agents restés dans les bois ne trouvent pas du tout de trace de débris, alors c’est juste frustrant. Sans trop de surprise, Maddox finit par débarquer à son tour dans le laboratoire, et alors que Finola l’interroge, il cache très clairement des informations qu’il a. Je suis sûr et certain qu’il sait ce qu’est Surobi, mais il n’en dit rien.

Il insiste juste pour dire que Surobi est une mission importante de Bryan, mais sans l’évoquer en détail. C’est un peu fou, tout de même. Cela n’empêche pas Finola de lui faire à nouveau beaucoup trop confiance : elle lui explique toutes ses théories, sans le moindre filtre. Et sur ce qui arrive à Bryan, sa seule théorie possible est une sorte de réseau reliant tous les débris entre eux.

Lorsque Bryan a été cloné, il a ainsi probablement donné au débris une partie de ses souvenirs, ou tous. Pourquoi cette mission exactement ? Mystère… Mais une chose est sûre, les débris sont connectés selon elle, et ils ont des parties de Bryan, mais aussi probablement des parties d’elle-même. Humph. Je sens que le cliffhanger de la saison va nous montrer ce que la série voulait proposer, et ça va être dingue.

En attendant, le débris finit par être trouvé, mais malheureusement, il est déjà désactivé. Il s’est infiltré en Mariel avant d’être désactivé, et donc le lien ne peut plus être rompu entre elle et Bryan de la manière simple envisagée par Finola jusque-là.

La seule solution pour Bryan est donc un reboot selon Finola. Cela semble une procédure bien risquée, mais c’est tout ce que Finola a en tête. Elle laisse Maddox avec le médecin de Bryan, et il est à nouveau question du dosage qu’il doit prendre. Je me demande vraiment de quoi il est question, mais cet épisode devrait enfin y répondre.

En attendant d’y arriver, nous suivons donc Finola mettre en place une thérapie par l’électrochoc à Bryan, dans l’espoir qu’il se réveille de l’état catatonique dans lequel il sera. Tout ce que ça fait, c’est que ça l’affecte au sein du flashback qu’il est en train de vivre.

Pendant ce temps, Bryan est donc en train d’avoir une crise de quelque chose, et ça nous mène enfin à quelques réponses sur son passé. Je ne vais pas mentir sur ce coup-là, je ne suis pas fan du tout des séries militaires et des épisodes qui se déroulent en Afghanistan avec encore et toujours le même filtre.

Ce n’est pas fou, quoi. Et le look de Bryan avec une barbe de je ne sais combien de semaines, autant ne pas en parler ! J’ai par conséquent décroché de l’épisode assez vite – ou en tout cas de cette partie. Il est pourtant question d’une mission très importante pour Bryan, où il croise une femme qui demande à lui parler. Soit. Non, vraiment, j’ai décroché. Moi qui espérais un bon épisode, c’est malin.

Bon, la femme annonce qu’il l’a sauvée, et on finit par apprendre qu’elle s’appelle Asalah. Comme dans toutes les séries avec des Afghans, Asalah sait parler un anglais quasiment impeccable et cela lui permet de sympathiser beaucoup avec Bryan. Je dis sympathiser, mais c’est à se demander s’il n’essaie pas de la draguer en lui faisant écouter du Elton John, juste parce qu’elle veut jouer du piano.

Elle est charmée, en tout cas. Pas de bol pour elle, elle n’est pas près de pouvoir jouer du piano en plein milieu d’un conflit armé contre les talibans. Elle a pour obsession de protéger son baba – son grand-père, mais elle veut aussi aider Bryan à atteindre la paix – la sola – en lui désignant les talibans les plus proches.

Bryan fait l’erreur de lui promettre de protéger son baba quand il est évident qu’il ne pourra rien pour lui, tout en lui demandant de ne surtout pas se mêler du conflit, car c’est trop dangereux. Sans la moindre surprise, Asalah prend malgré tout des risques : elle réussit à photographier les talibans qui sont dans le village autour.

Impressionné par son courage, Bryan lui demande une fois de plus de ne plus prendre de risque… avant de lui promettre de ne pas la laisser tomber. C’est dommage, on sait déjà qu’il le fera. La scène suivante nous introduit un Maddox bien plus jeune en Afghanistan – c’est le moment de la thérapie d’électrochocs prônée par Finola qui permet même à Bryan de le reconnaître et de nous indiquer qui il est, ça tombe bien.

On le savait déjà, mais on nous confirme ainsi que Maddox surveillait Bryan depuis un moment. Quand ce dernier part enfin en intervention, les électrochocs de Finola lui font prendre conscience de ce qu’il va arriver. Il annonce aussitôt aux militaires avec lui qu’il sait ce qu’il va se passer et qu’il veut tout arrêter.

C’est toutefois déjà trop tard quand tous les hommes disparaissent du champ de bataille : il se retrouve à apercevoir le cadavre d’Asalah. Triste. Nous assistons ensuite à son enterrement, et le moins qu’on puisse dire, c’est qu’il l’a bien laissé tomber, là. Elle s’est fait tuer par les talibans, hein, mais c’est un peu sa faute tout de même.

Une fois l’enterrement fini, Bryan aperçoit de nouveau Mariel et le contact peut enfin être établi avec celle-ci. Bryan dialogue avec elle, pour comprendre la raison pour laquelle ce débris a décidé de le ramener dans son passé et lui faire vivre tout ça. Elle lui tend la main et… Bryan se réveille d’un nouvel électrochoc.

Il demande aussitôt à voir Mariel, mais celle-ci est morte à son réveil, évidemment. Ce serait trop simple. C’est bien beau, mais ça ne nous dit toujours pas quel est le sérum qu’il prend, tout ça ? Tout ce qu’il raconte à Finola, c’est qu’Asalah avait appris qu’il serait pris en embuscade par les talibans et qu’elle avait eu peur qu’il pense avoir été trahi par elle.

C’est en voulant le prévenir qu’elle s’est fait tuer, comme l’apprendra à Bryan le fameux baba. Bryan explique tout ça à Finola, avant de confirmer que Maddox a sorti Bryan d’une prison où il risquait d’être jugé pour crime de guerre. Bon, nous avons donc des réponses, mais pas celles que j’attendais, et certainement pas toutes.

Bryan finit par expliquer à Finola qu’il pense que les débris vivent au contact des humains le même genre d’expérience qu’eux vivent au contact des débris. Et Finola est plutôt d’accord avec lui. Il ne lui dit toujours pas tout pour autant : sa dernière scène le voit parler avec Maddox des doses qu’il prend et qui sont désormais doublées.

Maddox remarque que Bryan est le seul qu’un débris a spécifiquement recherché, et il ne veut pas que cette expérience se reproduise un jour. Je sens qu’on est à la surface d’un complot plus grand, c’est tellement frustrant de ne pas avoir les réponses ! Et la dernière scène de l’épisode m’a laissé… perplexe, avec une sorte de conte où l’on voit un grand-père répartir quatre types de métaux aux quatre points cardinaux. Là, clairement, je n’ai rien compris, et ça me fait un deuxième point du Bingo Séries après le débris désactivé (dead) du milieu d’épisode.

Le générique de fin continue lui aussi d’être très intriguant – il s’agit toujours d’échanges radios, qu’il va falloir que je reprenne tous un jour. Cette fois, on nous annonce que Bryan a été retrouvé, suivi d’un « what the hell happen to these men » ou « this man ». Putain, je veux savoir moi aussi ! De même que je me demande ce que continenent les Laghari files reçus par Finola en fin d’épisode.

 

Walker – S01E10 (express)

Épisode 10 – Encore – 13/20
L’épisode est plutôt classique pour une série procédurale, mais il prend également le temps de développer certaines intrigues et personnages secondaires, ce qui lui permet d’être tout de suite plus intéressant que le précédent. J’aime bien ce que certains personnages sont en train de devenir, ça pourra peut-être garder mon attention pour la saison 2. Enfin, il faut déjà terminer cette saison, je sais.

Spoilers

Stella cherche à retrouver la trace de Trevor alors que le restaurant est bientôt prêt pour une réouverture attendue.

Je dois dire qu’il y a un vrai gros problème avec cet épisode : j’ai trouvé que la partie la plus intéressante était celle… de Stella ! C’est dire à quel point ça craignait ! Elle se rend au ranch pour essayer de retrouver Trevor, et elle se trouve ainsi confrontée à son beau-père. J’ai trouvé ça intéressant pour plusieurs raisons : l’ado est un peu plus supportable maintenant qu’elle mène des enquêtes seule et le prisonnier est clairement un bon manipulateur.

Ce n’est pas très compliqué de manipuler Stella par contre, parce qu’elle est même surprise qu’il connaisse son identité alors que bon, c’était évident. Et ce n’est pas très compliqué non plus de retrouver Trevor vu la rapidité avec laquelle elle met la main dessus, alors son père perd tout son côté menaçant à se servir de Stella pour réussir à l’atteindre aussi. Je pense que ces deux-là peuvent tout de même former un couple intéressant pour la suite, mais j’ai peur que les scénaristes ne parviennent jamais à en faire quelque chose de vraiment intéressant. 

Ainsi, en fin d’épisode, Stella continue de ne rien dire du tout à son père, et je trouve ça très stupide, même si elle a été menacé pour qu’elle ne dise rien. 

Autrement, on reprend l’intrigue du restaurant avec cet épisode : Cordell et ses enfants font tout pour assurer une réouverture en fin d’épisode. Pourtant, le restaurant est rapidement laissé aux mains d’August – insupportable – et du copain de Micki… qui n’a d’ailleurs pas une main très en forme. J’aime bien l’idée d’un développement de ce personnage, parce que son couple avec Micki est chouette.

On apprend donc qu’il pourra bientôt reprendre le boulot, mais il a encore les conséquences de son accident de l’épisode de la tornade. C’est rare d’avoir ce genre de série qui développe une intrigue comme ça pour un personnage secondaire. J’espère que ça continuera comme ça, parce que ça le rend intéressant !

On laisse forcément le fil rouge de côté cette semaine, histoire de nous faire croire que l’intrigue autour d’Emily est vraiment résolue. Tout le monde sait que ce n’est pas le cas et que Geri est forcément coupable de quelque chose, mais bon, on continue de faire comme si. À la place, on suit donc Cordell et Micki dans une nouvelle intrigue toute classique qui ne me marquera pas du tout. Je sais que je l’ai déjà oubliée, c’est ce genre d’intrigue procédurale qu’on oublie avant même qu’elle ne commence.

Oh, le personnage de Minnie Jayne est marrant, je ne dis pas… mais ça ne suffit pas exactement à me passionner, surtout qu’ils n’ont même pas payer le coupable en tant qu’acteur : il n’est que figurant puisqu’il ne parle même pas.

Autrement, ça y est, Liam, le frère de Cordell commence à déclarer qu’il veut faire sa campagne politique. Super, j’ai hâte de voir ça dis donc… Ah, non, effectivement. La campagne commence quand même par un petit pique-nique tout naze, tout de même. 

Le cliffhanger de l’épisode ? Geri reprend contact avec Cordell pour lui dire qu’Hoyt revient le lendemain alors que Stella et Trevor s’enfuient ensemble, en couple. Franchement, cet échange de regard interminable, ça sentait l’accident de voiture… mais même pas !


Debris – S01E10

Épisode 10 – I Am Icarus – 18/20
La série revient comme convenu avec un épisode très prenant qui est la suite directe du précédent. Si l’impact n’est pas aussi grandiose que ce que l’univers des possibles nous laissait imaginer, je trouve tout de même que cette histoire est vraiment cool pour montrer à quel point les débris peuvent proposer une histoire grandiose. Et puis, la série ne s’encombre pas avec des fausses pistes ou des angles morts : ça tient la route, et c’est à mes yeux le plus important.

Spoilers

Bryan tente coûte que coûte de retrouver sa réalité, quitte à risquer le sort de l’univers au passage.


Georges Jones is the only one who can save the world.

Comment voulez-vous que je commence ma journée par autre chose que cet épisode ? Il a pourtant fallu que je me fasse à l’idée parce que je n’ai pas trouvé immédiatement l’épisode. Par contre, à la seconde où j’ai pu mettre ma main dessus, j’ai voulu savoir la suite de ce cliffhanger traumatisant de l’épisode de la semaine dernière… vu il y a seulement deux jours, heureusement.

On reprend exactement sur la même intrigue et exactement là où nous en étions dans l’épisode précédent. Bryan vient donc voir Shelby qu’il avait menotté et le libère, avant de lui expliquer les règles qu’il vient d’apprendre de son coup de fil à Finola. Bryan reconnaît ne pas savoir ce qu’il veut – ou en tout cas, ne pas être honnête. Ils ont peu de temps pour sauter dans l’eau, mais Bryan prend encore le temps de retirer sa veste. C’est très con, parce que ça lui prend suffisamment de temps pour se faire tirer dessus par sa partenaire et mourir peu à peu sous l’eau.

Heureusement, donc, il parvient à sauter et finir sous l’eau, ce qui est suffisant pour qu’il remonte à nouveau le temps. Malheureusement pour lui, il se retrouve coincé avec exactement la même partenaire.

La surprise vient alors du fait qu’il tombe sur Kathleen, la sœur de Shelby. C’est un bon twist et c’est logique : Shelby et Kathleen aussi ont été séparés alors qu’ils sautaient en même temps. Bien sûr, Kathleen est comme Shelby, particulièrement déprimée d’avoir perdu son frère, mais elle reprend espoir quand elle comprend que Bryan connaît son frère. Ben oui, Bryan se présente comme il peut et lui fait un résumé de l’épisode précédent, ce qui peut aussi aider les audiences peu attentives à capter ce qui est en train de se passer, parce qu’on n’attend pas un double épisode dans une série procédurale normalement.

Kathleen lui montre alors que les dommages sur l’univers qu’il craint sont déjà en train de se faire : son salon est en train de se transformer en une fusion de plusieurs réalités. Ils peuvent les voir, mais ils ne peuvent pas être vus… Peut-être que la solution serait de plonger dans ces réalités, tout simplement ? Ils n’en semblent pas capables, c’est dommage. Bryan est obnubilé par Finola, par contre, c’est étrange et ça va un peu trop vite cette obsession étant donné leur relation pour le moment. Il comprend en tout cas qu’il faut retrouver au plus vite sa partenaire avant la destruction de l’univers.

Bon, en revanche, il a toujours une partenaire dans cette réalité et elle est grave chiante. Il sait même qu’elle n’hésitera pas à lui tirer dessus, alors Bryan essaie de rassurer Grace de manière bien plus calme que la fois précédente. Pour cela, il lui explique que le débris est au fond de l’océan et qu’il a besoin de temps pour tout régler en contactant Georges Jones.

Le problème, c’est que Grace lui rappelle qu’il a tué Georges Jones deux jours plus tôt. La sœur comprend que tout ça est vain et décide donc de plonger pour remonter à nouveau le temps, même si elle n’a pas l’habitude de le faire. Cette fois, Bryan semble apprendre de ses erreurs et ne retire pas sa veste… mais il est encore en train de nager derrière Kathleen, qui avait une longueur d’avance sur lui, quand elle repart en arrière.

Par conséquent, quand la boucle recommence, Bryan n’est plus dedans. Nous retrouvons à la place Finola dans la voiture, avec un nouveau partenaire, Gibson. C’est une excellente chose ça, parce qu’elle tombera probablement sur la sœur qui lui dira tout ce qu’elle peut. Par contre, pourra-t-elle la croire ? Ce n’est pas gagné. L’avantage, c’est que Finola semble en désaccord avec son partenaire – le même relou que celui que Bryan se coltinait plus tôt. L’autre avantage, c’est donc que Kathleen a une longueur d’avance aussi sur Finola : ainsi, elle n’hésite pas à lui donner le nom de son père pour gagner sa confiance et du temps.

Elle annonce de manière quelque peu dramatique que le monde peut être sauvé par Georges Jones, et uniquement lui. La sœur explique tout ce qu’elle peut en un minimum de temps. Franchement, elle est convaincante quand elle affirme à Finola qu’elle doit absolument appeler son père, parce que l’univers continuera d’être détruit autrement… mais nous, on sait qu’elle ment en partie à Finola, exactement comme son frère jumeau dans l’épisode précédent.

Finola est pourtant bien forcée de la croire. Ce qui est intéressant avec cette réalité, c’est que Georges est un scientifique respecté dans un grand laboratoire gouvernemental… Cela change tout et l’existence de ce multivers et de brèches possibles avec les débris signifient qu’on pourra probablement avoir des alter-égos plus tard dans la série. Le problème est en tout cas que Georges repart en arrière, avec moins d’informations que dans les versions précédentes puisque Finola ne sait pas tout.

Une constante, toutefois : Georges refuse qu’elle saute à nouveau dans l’eau, évidemment. C’est plutôt logique, parce qu’il repart avec toujours les mêmes informations, il doit en arriver à la même conclusion. En revanche, cette fois, il travaille avec Maddox qui connaît Bryan. Seulement voilà, dans cette réalité, il n’a pas sauvé la vie de Bryan, qui est devenu un criminel. L’univers des possibilités est immense là pour nous expliquer ce qu’a fait Bryan…

Dans la maison où Finola se trouve toujours, les brèches vers un autre univers continuent de s’ouvrir. Bryan et Shelby peuvent donc voir Finola et Kathleen, mais Bryan comprend que ce n’est pas la bonne Finola à son regard. Il tente de lui écrire un message, mais bien sûr, la brèche se referme avant qu’ils ne puissent communiquer efficacement. Pourquoi avoir mis tant de temps à écrire Bryan ? C’est frustrant.

Malgré ce qu’elle vient de voir, Finola refuse que Kathleen saute à nouveau. Le problème, c’est qu’elle culpabilise énormément, parce qu’elle est celle qui a demandé à Shelby de sauter encore et encore. On tourne en boucle avec Kathleen qui se précipite pour sauter à nouveau, quitte à détruire l’univers encore un peu plus. Elle veut retrouver son frère coûte que coûte après tout. Finola n’ose pas sauter immédiatement pour autant.

Lorsque la boucle se reforme, nous suivons donc cette fois Kathleen que l’on connaît assez pour ça. Elle est particulièrement déprimée et passe la journée à regarder le reflet de son frère dans une brèche. Shelby tend enfin la main vers sa sœur. C’est plutôt logique, mais Bryan l’arrête… on ne peut donc pas passer d’un univers à l’autre simplement avec cette brèche. Je me demande quand même ce qu’il se passerait si on envoyait un objet d’un univers à l’autre. Ce serait probablement mauvais signe – l’univers se fracasserait encore plus vite, j’imagine.

Bien sûr, tout ça nous renvoie à une nouvelle équipe se pointant chez Kathleen. Il est question cette fois de voir Finola et Grace en duo, et j’aurais beaucoup aimé suivre cette série, car les deux personnages sont plutôt intéressants comme duo. Le problème, c’est que cette fois, la dégradation lourde de l’univers est visible dès l’extérieur de la maison : le compte à rebours avant l’arrivée d’une équipe d’intervention qui empêcherait Kathleen de sauter est donc beaucoup plus tard.

Cela dit, Kathleen est quant à elle beaucoup plus prête à expliquer à Finola ce qu’il se passe. Le discours est bon et fait un résumé bien plus précis de l’épisode que la première fois, permettant en plus à Finola de parler directement à Bryan. Elle ne le connaît toujours pas, mais elle semble faire confiance à cette gamine qui a énormément d’informations sur elle et qui lui montre Bryan à travers une brèche. Celui-ci explique que dans une version que nous n’avons pas vue, Georges Jones lui a parlé de « Déviation bilatérale ».

Il aimerait donc que Finola le contacte, mais elle écrit qu’il est mort bien sûr, et met trois plombes à écrire quatre lettres sur son bout de papier. Ne pouvait-elle pas simplement le mimer ? C’est un détail, je sais, mais on les sait pressés par le temps. Dans le même genre, Shelby et Kathleen sont de belles plantes vertes sur ce coup-là, alors que bon, ils pourraient en profiter pour écrire eux aussi. Qu’importe.

Il y a un petit quelque chose qui me dérange tout de même, c’est que l’on ne sait pas quel Bryan est en train de faire équipe avec Shelby. Celui que l’on suit depuis le début de la série est censé être resté en arrière… On sait bien qu’il y a plusieurs univers où cela se déroule en même temps, mais c’est une minuscule incohérence à résoudre par nous-mêmes, c’est étonnant avec cette série.

Pour la résolution : Shelby et Bryan ont été séparés en début d’épisode lorsque Bryan est tombé pour la première fois sur Kathleen. On peut donc imaginer qu’il a convaincu ensuite un autre Bryan de le suivre. Une question se pose encore : arrivent-ils dans un univers parallèle qui existe ou sont-ils les créateurs de cet univers, bien malgré eux ?

Qu’importe, il faut que j’en revienne à ce superbe épisode. Kathleen essaie alors de convaincre Finola de sauter avec elle. Contre toute attente, Finola accepte cette proposition à l’encontre des lois de la physique et de la logique. Elle regarde Shelby plonger, hésite et… la suit finalement. Bien, encore un personnage qui remonte le temps, ça ne va pas du tout poser un problème par la suite, ça.

Et si les quatre sautaient en même temps, ne pourraient-ils pas finir à nouveau tous ensemble ? Ce n’est pas gagné, tout de même, mais ce serait logique – on sait que Shelby n’a jamais sauté en même temps que son frère, a priori. La boucle recommence pour Finola qui se retrouve à découvrir que son père est en vie dans cet univers… mais elle ne capte pas tout de suite ce que ça veut dire en ce qui concerne le monde et l’univers à sauver.

Finola peut finalement retrouver Kathleen dans sa maison et comme elles se rappellent l’une de l’autre, tout ça va plus vite. Bien sûr, Finola prend la décision d’appeler son père, et elle reste sans voix quand elle l’entend. La pauvre. Elle vient d’une réalité où son père est mort depuis un moment, je ne suis pas sûr qu’elle soit si pressée de quitter celle-ci et de parler de « Déviation bilatérale » avec lui. Malheureusement, l’hélicoptère arrive alors Finola en arrive bien vite à demander à son père quels sont les derniers mots qu’il lui dirait s’il devait ne plus jamais la revoir. Il n’est pas bien original avec un « I love you » bien prévisible. En tout cas, Finola en arrive à la même idée que moi : Kathleen et Shelby doivent sauter en même temps.

Le saut doit se faire exactement au même moment des deux côtés pour permettre de restaurer l’ordre d’origine. Finola prend encore le temps de réfléchir à tout ça : ils doivent synchroniser les montres pour deux minutes et sauter, eux, mais aussi Bryan et Finola qui sont des électrons libres perturbateurs. L’avantage, c’est que même si Finola n’a jamais fait équipe avec lui, Bryan la connaît assez pour comprendre ce qu’elle veut avec des regards. C’était chou.

Ils ont deux minutes pour sauter, mais Finola hésite encore à sauter, parce que son père est en vie dans cette réalité… Elle n’a pas envie de l’oublier. Ils ont intérêt à se dépêcher, mais tous sont super lents à se diriger vers le débris qui pourrait tous les sauver. Finalement, le saut se fait enfin pour tout le monde, et il se synchronise suffisamment. Qu’est-ce que cet épisode est cool ! Les quatre sont donc au fond de l’eau et n’ont plus qu’à attendre que le débris s’active enfin.

On en revient alors à Bryan et Finola travaillant ensemble. Je suis frustré par la fin d’épisode, parce que Bryan semblait se souvenir d’absolument tout au départ… mais finalement non. C’est bien plus logique comme ça : il ne comprend pas ce que dit Shelby en fin d’épisode et c’est normal puisque Shelby et Kathleen sont revenus au point de départ.

Pourtant, le point de départ n’est pas celui dans lequel semblaient être Finola et Bryan, qui sont arrivés dans un monde où il avait un petit frère – donc dans un autre univers déjà. Il est important de se souvenir de tout, je pense, parce que ce double épisode était génial : je veux un impact pour la suite ! J’aurais aimé que les scénaristes trouvent quelque chose pour que les personnages se souviennent – ou juste qu’ils se le racontent, avec une petite fusion des univers dans la tête des personnages étant passés de l’un à l’autre.

De son côté, Maddox découvre que sa femme a rendez-vous sans lui dans leur restaurant préféré une fois la réalité restaurée. C’est intrigant d’en revenir à cette intrigue, mais le but est de nous montrer que cette fois, il n’ira pas la voir et trouvera simplement les papiers du divorce en rentrant chez lui. Aha… bien fait ?

La fin d’épisode nous propose enfin un cliffhanger en repartant sur le prisonnier d’Influx qui s’amuse avec son gardien de prison en lui prenant le poignet. Cela ne peut être vain et on découvre rapidement qu’en fait, il peut voir ce que fait l’homme fait ensuite : il connaît ainsi le code qui lui permettra probablement de s’évader à un moment ou un autre. Cela nous explique aussi pourquoi il avait en tête la chanson écoutée par Finola il y a quelques épisodes… En touchant les gens suffisamment longtemps, il semble pouvoir accéder à eux – reste à comprendre de quelle manière (au sens : la vue ? l’ouïe ? les pensées ?).

Big Shot – S01E02

Épisode 2 – The Marvyn Korn Effect – 17/20
C’est fou comme la série est simpliste dans son écriture, ses problèmes, ses solutions, son humour, ses personnages… et comme ça prend à fond sur moi. Vraiment, on est sur du feel good comme j’aime, avec des acteurs que j’aime déjà et de nouvelles actrices prometteuses. Ce ne sera pas la série de l’année, ce ne sera pas un coup de cœur inoubliable, mais je sais déjà que cette série peut devenir un rituel sympa du dimanche pour moi. Il faut juste que j’apprenne à ne pas prendre trop de retard dans la diffusion de mes autres séries pour garder du temps pour elle.

Spoilers

Marvyn s’est peut-être ajusté à sa nouvelle équipe, mais il doit encore s’ajuster à ses nouveaux collègues.

That is the dumbest thing I’ve ever heard and I’m working with teenagers.

Eh, je vais oublier la série si je continue de ne pas la regarder ! Je me décide donc en ce dimanche soir à voir un épisode de plus, surtout que le pilot n’était pas si mal. On retrouve en ce début d’épisode le personnage de Marvyn en train de faire son petit jogging. Il tombe sur Louise en train de s’entraîner avec Dylan et d’autres adolescents un peu concons qui se moquent de son coach.

On nous remet dans l’ambiance au moins, il est insupportable avec une vie de merde, bien, on le savait déjà. Insupportable ? C’est plutôt dans la scène suivante qu’on le remarque : les filles de son équipe gagnent un match, mais pas de la bonne manière. En effet, les filles passent tout le match à filer le ballon à Louise plutôt que d’utiliser les autres joueuses, genre Destiny.

Par conséquent, Marvyn décide d’aller engueuler l’équipe – oui, elles ont gagné, mais pas comme il le fallait selon lui. Les filles prennent mal son sermon et sa punition, qui est encore davantage d’entraînement, évidemment. Pendant qu’elles font leurs exercices de maths et parlent maquillage, elles évoquent évidemment Marvyn – et seule Destiny prend sa défense. La seule qui reçoit des félicitations, finalement, c’est Louise, parce que son père est super fier d’elle.

Par contre, il n’aime pas trop découvrir que Marvyn lui conseille de ne pas être la seule tireuse de l’équipe. Il veut la voir rester la star de l’équipe quand Marvyn veut une équipe, donc une équipe soudée capable de voir qu’une star n’a rien à faire là. Le père finit assez déprimé de voir que sa fille n’est pas si heureuse que ça, mais au moins, c’est une bonne chose, parce que ça veut dire qu’il va peut-être prendre conscience qu’il est un père pas terrible.

C’est plutôt marrant, surtout que le sentiment de Louise reflète assez bien l’humeur de son coach également. Celui-ci prend un énième dîner avec Holly, et ça commence déjà à faire beaucoup en deux épisodes. Il est plutôt drôle de voir celle-ci essayer de comprendre ce nouveau coach et se rendre compte qu’il a probablement raison sur les compliments qu’il ne faut pas faire trop à la légère.

Elle lui fait de son côté prendre conscience qu’il est trop concentré sur le sport pour savourer sa vie et les bonnes choses qui vont avec. Poussé dans ses retranchements, il finit tout de même par reconnaître qu’il y a du positif dans sa vie, notamment sa fille, Emma. Pas de bol, Emma est digne de son père, en revanche : elle est clairement déprimée. Elle se fait harceler sur les réseaux sociaux à cause du pétage de câble de son père, et donc elle espère secrètement pouvoir le rejoindre et vivre avec lui.

Si elle en a l’opportunité quand sa mère obtient une offre de job en Italie, Marvyn n’est pas ravi à l’idée de s’occuper de sa fille à plein temps. Il l’envoie donc paître bien sympathiquement, tout en étant au téléphone au beau milieu de son établissement, ce qui m’a posé quelques problèmes éthiques en tant que prof. Bon d’accord, c’est dur de voir ce genre de séries quand on est passé de l’autre côté, mais heureusement, la série prend tout ça avec pas mal d’humour. Et ça marche !

En effet, en parallèle, nous continuons bien sûr de voir Marvyn découvrir la vie dans une école, et ça, c’était plutôt drôle. J’ai beaucoup aimé le côté multiplication des profs dans cet épisode, surtout qu’ils sont tous clichés et drôles – Felix, le jeune qui fait le café, George Pappas, l’équivalent du CPE complétement névrosé et bien sûr Ms Grint, la prof de littérature était bien marrants à observer interagir au sein de la salle des profs.

Franchement, tout ça fonctionne bien avec un grand problème pour l’épisode : Ms Grint a programmé la venue d’une intervenante pour le jeudi suivant, or c’est le jour d’entraînement des filles. Trois d’entre elles se retrouvent à devoir en parler au coach, et j’ai aimé la manière dont les scénaristes géraient les interactions entre elles. Finalement, le meilleur reste Marvyn qui obtient ce qu’il veut en ridiculisant Ms Grint et George grâce à Sherilyn, la principale.

Elle accepte que l’entraînement ayant été fixé avant, il devrait être prioritaire. Marvyn se vante aussitôt auprès d’Holly, mais la victoire n’est pas acquise pour autant. Bien sûr, Ms Grint n’abandonne pas son combat et elle obtient la victoire au moins pour une bataille : elle juge anormal que les filles doivent subir quatre heures d’entraînement par jour quand elles n’ont aucun cours avec autant d’heures.

C’est vrai que c’était abusé cette affaire d’entraînement le matin, et je vois mal comment la principale pouvait l’ignorer. C’est toutefois le cas. Sherilyn ordonne donc à Marvyn de laisser tomber l’entraînement du matin, et ça le fait bien chier.  Il est toutefois convaincu par Holly de le faire pour ne pas voir son nom finir dans les journaux à nouveau.

Les filles le prennent super mal, particulièrement Louise qui progresse vraiment pas mal dans cet épisode grâce aux conseils du coach. Ce n’est pourtant pas ouf les entraînements qu’il propose à base de chaussures à lacer comme il le souhaite et de passes à faire sans ballon… mais c’est efficace, c’est très clair ; surtout qu’il passe aussi du temps seul à seul avec Louise.

Celle-ci progresse donc au point d’être capable de faire des passes à l’aveugle, et elle s’en sert lors du match suivant, que toute son équipe gagne… La passe est toutefois au déplaisir de son père qui préfère la voir marquer, mais il doit se rendre à l’évidence : il n’est plus le seul coach pour sa fille. Et c’est tant mieux !

En plus, cette gamine est sacrément maligne, parce que quand elle apprend par Holly que les entraînements du matin ne peuvent plus avoir lieu à cause de Ms Grint, elle trouve une solution créative à un problème que tout le monde veut voir disparaître : elle organise par elle-même un entraînement sur le terrain de basket qui est à côté du chemin sur lequel Marvyn fait son jogging. Cela tombe bien, et ça explique que le match soit gagné par l’équipe. D’ailleurs, à la fin de ce match, Marvyn ne félicite toujours pas les filles, préférant faire en sorte qu’elles le fassent elles-mêmes.

Quant à Ms Grint, elle ne lâche pas l’affaire, de même que George : ils continuent de harceler continuellement la pauvre principale qui trouve elle aussi une solution créative à ce problème – vraiment, cette actrice me fera toujours rire ! – en obligeant Marvyn à passer du temps avec George chaque semaine. Cela commence mal entre les deux hommes, mais je suis sûr que d’ici la fin de saison, ça se passera mieux.

En attendant, Marvyn devrait prendre conscience qu’il est vraiment heureux d’être un prof, et je trouve que la série le gère bien. C’est dit par tout le monde dans l’épisode, sauf lui, et ça marche bien, parce qu’il en a conscience, mais refuse de le dire à voix haute. À la fin de l’épisode, il reste quand même faire un entraînement supplémentaire en tête à tête avec Destiny, parce qu’il découvre qu’elle a perdu son père quelques années auparavant.

J’aime vraiment beaucoup Destiny, et je me fais totalement avoir par les scénaristes qui mettent l’accent sur elle depuis deux épisodes. J’ai beau le savoir, ça continue de me plaire de la voir venir remercier son coach de s’occuper d’elle et être celle qui lui fait prendre conscience qu’Emma devrait être avec lui.

Oui, en fin d’épisode, Marvyn se décide enfin à faire sa fille avec lui, surtout qu’il supporte mal le décalage horaire. J’imagine que l’épisode 3 nous montrera l’arrivée d’Emma et les problèmes que ça va causer – elle est du même âge que l’équipe que son père coache, mais ce sera pour une autre fois même s’il est déjà sorti. J’ai pris du retard dans la série, mais ce n’est pas grave, je n’ai pas envie de rusher mon visionnage pour autant. Les épisodes ne vont pas disparaître de Disney + de toute manière… et autant la savourer épisode par épisode !