Debris – S01E09

Épisode 9 – Do you know about Icarus ? – 19/20
C’est un épisode franchement osé et plein d’audace, qui va clairement faire fuir toutes les audiences de la série alors que j’adore ce qu’ils proposent. La série est pour un public de niche, c’est sûr et certain, et au risque de me répéter par rapport à l’épisode précédent, elle n’a rien à faire sur un network où elle ne peut pas fidéliser grand-monde avec ce format. C’est pourtant génial. RENEW DEBRIS.

Spoilers

Finola et Bryan mettent George à l’abri tout en continuant à travailler comme si de rien n’était pour que Maddox ne se doute de rien.


It’s like you’re drifting through a kaleidoscope of timelines.

Non, vraiment, je suis content de pouvoir faire d’une pierre deux coups et enchaîner cet épisode après le précédent dont le cliffhanger m’a frustré tellement je ne m’attendais pas à ce que l’épisode se termine ainsi. Loin de Finola confrontant sa boss sur ce qu’elle sait possiblement des actions de Maddox, cet épisode reprend sur un jeune homme qui semble fuir quelque chose, plonge d’une falaise, nage un coup et se retrouve à s’abriter, au fond de l’eau, à l’intérieur d’un énorme morceau de débris.

C’est très étrange, parce qu’il s’y laisse mourir… pour mieux finir dans sa maison, sec, à chercher une certaine Kathleen, sa sœur. Pas de bol pour Shelby, ce personnage, sa sœur est devenue Mac, son petit-frère. Bon, écoutez, on verra.

Après le générique, on retrouve notre trio du motel qui est à présent en route – mais on ne sait pas vers où. Finola souligne qu’ils sont en train de trahir chacun leur pays, mais qu’elle s’en fout pas mal, parce qu’elle considère Maddox comme responsable du suicide de son père et que Ferris n’en a rien à foutre de laisser Finola en charge tant que les américains n’en savent pas plus qu’eux.

C’est lourd comme vision du personnage, mais admettons. Il me paraît important de souligner que les personnages manquent d’avoir un accident à cause d’un cerf au moment où une nouvelle alerte sur la tablette de Finola leur indique l’émergence d’un nouveau cas de débris. De toute manière, peu importe, ils arrivent à destination : ils rendent visite à Garcia, un homme isolé en pleine forêt.

On comprend un peu mieux pourquoi : il a le visage sacrément défiguré et des yeux aux pupilles très étranges. Je plains l’acteur, ce sont des lentilles probablement très chiantes à porter. En revanche, le personnage, il a l’air d’en savoir sacrément plus que nous : il sait par exemple que Bryan prend des injections d’un étrange produit et que c’est pour ça qu’il a l’air en forme. J’avais oublié cette intrigue, j’ai de nouveau hâte d’en savoir plus.

En attendant, Bryan et Finola doivent reprendre leur journée de boulot comme si de rien n’était. Ben oui, ils ne veulent pas que Maddox sache que quelque chose a changé, donc c’est plutôt logique comme attitude. Par contre, ils se retrouvent embarqués dans une boucle temporelle avec des twists inattendus quand ils arrivent enfin chez Shelby.

Lui, il sait très bien qui ils sont, mais il ne leur explique pas tout de suite, prenant son temps pour en arriver à tout ce qu’il sait : sa sœur et lui ont trouvé un morceau de vaisseau extraterrestre, ont joué avec et ont découvert qu’ils pouvaient grâce à lui remonter de deux jours dans le passé. Jusque-là tout va bien, ils jouent avec, tout ça, tout ça. Seulement voilà, il arrive un moment où la réalité se met à changer et où Kathleen disparaît, étant remplacé par Mac, ou par Steven, ou par d’autres frères et sœurs. Les parents ? En voyage pour un mois, ça tombe bien.

Forcément, Shelby souhaite continuer à utiliser le débris pour retrouver sa sœur, même si ce n’est pas ce que veulent Finola et Bryan. De toute manière, il les connaît bien et il a les arguments qu’il faut pour les faire changer d’avis sur cette envie de lui confisquer son débris : chaque fois, Finola appelle George, et George aide Shelby à comprendre ce qu’il se passe. S’il ne revient pas vite à sa réalité d’origine, alors la fabrique de la réalité s’effondrera. Comme d’hab avec les voyages dans le temps et les boucles temporelles de toute manière.

Finola et Bryan sont rapidement convaincus par Shelby, et hop, Georges se retrouve au téléphone avec lui. Il veut bien l’aider à retrouver sa sœur, évidemment, seulement voilà : ce n’est pas du tout une bonne idée selon lui de continuer à sauter dans l’eau à 16h03 jusqu’à ce qu’il retrouve sa sœur. Le plus logique serait en effet de sauter précisément au même moment et d’utiliser le débris à la nanoseconde précise où il l’a utilisé la première fois pour retourner à une réalité où sa sœur existerait.

Pas de bol, Shelby le sait très bien ! Et alors que Finola apprend ça au téléphone, à part, et qu’elle s’en confie à Bryan, toujours à part, Shelby se barre et saute dans l’eau pour remonter le temps. On en arrive donc au début de cet épisode : il fuyait nos héros.

Et quand je dis qu’on en arrive au début, on se retrouve piégé dans une boucle temporelle avec quelques changements. Ainsi, le cerf n’est pas en plein milieu de la route cette fois, il est tranquillou au bord de la route et Bryan ne manque pas de le percuter. Sans accident, l’arrivée chez Garcia est légèrement différente, mais on en revient au même point très rapidement car ce n’est pas le but de l’épisode de nous montrer ça.

L’épisode préfère se concentrer d’abord sur la relation entre Garcia et George. Ce dernier semble culpabiliser de ce qui est arrivé à son ancien collègue, alors il s’en excuse, mais pas sans lui dire qu’il connaissait de toute manière les risques. Du côté de l’intrigue du bond temporel, on comprend que Bryan a eu la bonne idée de recommencer à sauter dans l’eau pour pouvoir répondre à une nouvelle question de George.

En effet, ce dernier voulait savoir s’il apercevait des couleurs. Comme le spectre des couleurs paraît très important à George lorsqu’il l’a au téléphone une nouvelle fois, Shelby décide d’utiliser un appareil photo pour tenter de prendre en photo le moment du saut. Pas de bol, ça ne fonctionne pas. Et encore moins de bol : Finola disparaît pour la nouvelle boucle temporelle créée par ce saut. Ainsi, Bryan se retrouve avec un coéquipier nommé Niels.

Ce dernier n’a pas l’air d’avoir inventé l’eau chaude, mais ce n’est pas grave du tout : il ne reste que pour une boucle assez courte, puisque Shelby apprend le décès de George Jones six mois plus tôt et fait aussitôt faux bond aux inspecteurs. Et puisque ça fonctionne une fois, ça fonctionne aussi toutes les fois suivantes, quand Bryan fait équipe avec Rahim, Roberta, Jafar, Claire, Maria ou Alvin. Le plus fun serait que la série introduise comme ça un nouveau perso récurrent à l’arrière-plan, mais je n’y crois pas tellement.

On en revient finalement à Finola, mais le temps que ça arrive, Shelby a développé une nouvelle théorie tout seul : il peut apercevoir Kathleen dans des miroirs par moment, alors il a foutu des miroirs absolument partout dans le salon. Bien sûr, Finola et Bryan ne le croient pas immédiatement, mais ils sont forcés de constater qu’il dit peut-être vrai quand ils aperçoivent finalement Kathleen dans un miroir.

Il est ensuite question des couleurs au téléphone avec George, et George lui explique que comme il voit du orange, le débris qu’il utilise est peut-être le même qu’un autre, beaucoup plus petit, sur lequel il avait bossé dans le Kent. Ce débris donnait à une femme ce qu’elle désirait, et de toute évidence, le grand désir de Shelby, c’est de vivre dans un monde sans sa jumelle – même si la réalité se brise peu à peu et est visible à travers les miroirs.

Et c’est très étrange, parce qu’on sent bien qu’on approche de la fin de l’épisode, mais la solution ne semble pas être proche pour autant. Vont-ils oser ?

Alors que Finola apprend que Shelby ne doit surtout pas plonger à nouveau, voilà donc Shelby qui se précipite à nouveau vers le débris, forcément. Seulement, cette fois, il est suivi par Bryan. Je m’attendais à ce que ça se produise plus tôt dans l’épisode, mais ce n’est que là que ça arrive, et quand ça arrive enfin, c’est d’importance capitale.

En effet, Bryan se retrouve dans une nouvelle réalité et, cette fois, on a un de nos personnages principaux qui sait ce qu’il se passe. Pas de bol pour lui, il ne bosse plus avec Finola, mais avec une certaine Grace qui assure le connaître depuis cinq ans. La réciproque n’étant pas vraie, il ne peut pas être certain que George soit mort dans cette réalité et il galère vraiment beaucoup à essayer d’expliquer à Grace ce qu’il se passe ; alors qu’il voit aussi que l’univers est de plus en plus brisé, puisque des images floues d’un autre univers parallèle sont désormais visibles dans le salon.

En parallèle de tout ça, dans une des réalités (mais j’imagine que ce sera pareil dans toutes de toute manière), Maddox découvre que sa femme semble le tromper avec son amant dans leur restaurant habituel. Pas de bol pour Craig, elle a juste eu la bonne idée d’embaucher un avocat pour divorcer de son insupportable mari. J’ai ri.

Leur passé reste assez peu clair et est l’une des intrigues qui fait que je n’arrive jamais à aller jusqu’à 20 avec cette série quand je la note… parce que je n’aime pas le personnage de Craig, je ne m’attache pas tellement à Julia ou Dario, faute de les connaître. C’est un peu mieux cette fois, bien sûr : on apprend ainsi que Julia conduisait une voiture quand Dario a eu son accident.

L’accident ne reste pas dans le passé pour elle, même si Craig veut absolument faire comme si. Et on comprend bien qu’il compte utiliser les débris pour soigner son fils… mais pfiou que c’est long à mettre en place tout ça. Je m’en fous de ce personnage, je ne l’aime pas.

En revanche, la fin d’épisode est beaucoup, beaucoup plus prenante : Maddox ordonne à Grace de mettre un terme aux actions de Bryan pour éviter qu’il ne saute et retourne au débris, quoiqu’il en coûte. Si on n’est pas bien sûr de la raison pour laquelle il dit ça, on a ainsi confirmation qu’il est un connard dans toutes les timelines possibles. Bryan, lui, préfère recontacter Finola, même si elle ne sait pas qui elle est.

Il a des informations suffisamment crédibles pour qu’elle lui fasse confiance cela dit, surtout quand ses collègues cherchent des informations sur lui et qu’il semble dire à peu près la vérité à parler d’une histoire écrite par son père – encore en vie dans sa réalité et pas mort la semaine précédente dans un raid contre INFLUX – pour sa mère. L’histoire est évidemment très similaire à celle de cet épisode, et elle fait prendre conscience à Bryan que désormais, il veut absolument retourner auprès de Finola – on peut passer toute une vie à se mentir sur ce que l’on veut vraiment.

Et oui, l’épisode s’arrête là. C’est de la torture, ce cliffhanger ! Je me demande vraiment ce qu’ils vont faire pour le prochain épisode – peuvent-ils avoir l’audace de déjà faire un reset de la série ? Les audiences vont probablement s’effondrer alors que c’est un excellent twist… mais pas sur un network ! Et même s’ils n’ont pas cette audace et repartent sur plus simple comme résolution… Cela va forcément affecter la série ? Exit le simple format procédural avec une résolution à chaque épisode ? Je dis oui.

Je dis aussi que je veux absolument une saison 2…

Debris – S01E08

Épisode 8 – Spaceman – 18/20
On ne me retirera pas de la tête que c’est une excellente série qui n’a rien à foutre sur un network qui risque de l’annuler, parce qu’elle ne peut pas y trouver son public. C’est très frustrant, parce que l’intrigue propose vraiment tout ce que j’adore en science-fiction, avec des cas de la semaine qui ne sont que des prétextes à un fil rouge complotiste désormais assez développé pour être tout le point d’intérêt de cet épisode.

Spoilers

Maddox a retrouvé la piste de George Jones. Bryan et Finola doivent donc le retrouver, mais les ordres des agences pour lesquelles ils travaillent diffèrent fortement.


How are you alive?

Deux semaines déjà depuis mon dernier épisode de cette série, ça passe beaucoup trop vite. Ce n’est pas faute d’avoir eu envie de le lancer à plusieurs reprises, mais je n’ai jamais trouvé le temps pour. Une partie de moi espérait aussi voir passer une annonce de renouvellement, parce que la série m’emballe énormément et ça me rassurerait qu’elle soit déjà renouvelée pour pouvoir la reprendre en toute tranquillité d’esprit.

Ce n’est pas le cas, mais ça n’empêche pas ce début d’épisode d’être très prenant avec une femme sujet d’une expérience tentant de s’enfuir et lutter pour sa vie. Elle découvre au passage, dans un entrepôt, qu’il y a plein d’autres sujets de l’expérience à présent à l’état de cadavres. Ce n’est pas spécialement une bonne nouvelle pour elle par contre, puisque ça signifie qu’elle risque de finir dans le même état.

D’ailleurs, quand elle est repérée, elle est obligée de se cacher dans un des sacs mortuaires. Grand bien lui en fait : grâce à ça, quand elle est retrouvée et passe à travers un homme qui veut la tuer, elle laisse en lui une partie de ce sac, qui finit par le tuer, très lentement et très douloureusement. Au secours, ça ne donne pas envie comme manière de mourir – bon, ça ne donne pas envie de mourir, je sais.

Loin de tout ça, George Jones est donc en vie, et c’est le sujet de la réunion lors de laquelle nous retrouvons Bryan et Finola. C’est Maddox qui gère cette réunion où il nous indique qu’ils ont plein d’informations sur l’endroit où il se pourrait trouver – et qui est justement l’endroit où se déroulait ce début d’épisode. L’équipe est donc envoyée pour récupérer George et tout paraît assez limpide sur la suite des événements.

Le seul problème, c’est que c’est trop simple pour la série d’en arriver là comme ça, alors tout est d’un coup beaucoup plus compliqué quand Maddox insiste très fortement auprès de Bryan pour qu’il tue George – et il lui annonce également que son collègue, Shea, est au courant. Bryan fait tout ce qu’il peut pour faire changer d’avis son supérieur, mais c’est en vain, nous laissant avec plein de questions sur les vraies intentions de Maddox. Comme d’habitude.

De son côté, Ferris, la boss de Finola, lui ordonne de s’exfiltrer avec son collègue, Phelps, lorsqu’elle aura récupéré son père. Un avion les attendra bien gentiment en-dehors du convoi prévu pour acheminer George – sauf que les américains n’ont pas vraiment de convoi prévu pour ça. Finola le découvre vite parce que la série a fait le choix désormais de faire collaborer les deux agents ensemble. J’ai vu la scène arriver, et j’en suis très content.

Je trouve que ça fonctionne bien comme manière de nous introduire cet épisode : on a un cas de la semaine, puis le duo d’enquêteurs qui continue de bosser ensemble malgré les ordres contradictoires qu’ils reçoivent. Ils ne savent pas trop comment se débarrasser de Sha et faire en sorte que George survive, mais c’est au moins clair cette fois : Bryan sera du côté de Finola, peu importe les règles.

En chemin, ils rencontrent la jeune femme du début d’épisode qui a continué de développer ses super pouvoirs, au point de devenir quasi invisible cette fois. On nous explique rapidement, par l’intermédiaire de Finola, qu’elle bouge si vite qu’on ne la voit plus tellement – et une fois que c’est fait, ils peuvent l’interroger sur l’endroit dont elle vient de s’enfuir.

Ils se rendent surtout compte qu’elle a été greffée avec un débris. Oui, oui, la série développe sa mythologie avec des personnes implantées désormais ; et j’en arrive à me dire que les pilules avalées permettant de se téléporter sont certainement des bouts de débris, en fait. En tout cas, c’est intéressant comme possibilité pour la suite : si ça existe dans la série, ça finira par être stabilisé pour donner des pouvoirs à n’importe qui, y compris nos agents.

En attendant d’en arriver là, Finola confie la femme à un autre agent, mais celle-ci lui explique tout de même qu’elle n’a aucune idée d’où est la boule de lumière avant ça. La boule de lumière ? Il en avait été question dans l’épisode des clones, mais on ne sait pas encore de quoi il est question. C’est lié aux débris, c’est sûr, mais pas encore bien clair pour nous. J’imagine que la saison 1 se terminera là-dessus et sur quelques réponses concernant les Jones.

Ben oui, parce que tout de même, quand Finola arrive dans la base d’où la femme s’enfuyait, c’est pour mieux découvrir que son père y est bien : elle retrouve en effet son écriture sur un tableau couvert de formules auxquelles nous ne comprenons absolument rien. Elle non plus, mais forte de cette certitude, la mission prend une toute autre ampleur désormais. C’est vrai que la série nous laisse le doute sur la possibilité d’un clone avec une autre scène voyant un homme se faire une greffe de visage à partir de la peau de ce qui ressemble fort à son jumeau (mais un jumeau qu’il attache et n’hésite pas à scalper, donc)… mais l’écriture, ça ne se clone pas.

Dans la base qu’ils fouillent, Finola, Phelphs, Bryan et Sha parviennent à libérer des cobayes, avant de tomber sur un scientifique, de dos, qui ressemble fort au père de Finola. Elle a un doute jusqu’à ce qu’il retourne, c’est très clair. Sha n’hésite pas à tirer en tout cas, même si ce n’est finalement pas George. On est au clair sur ses ordres après tout. D’ailleurs, en parlant de « clair », le reste du building est désert quand ils le fouillent. Parce que oui, ils le fouillent, une fois que Finola a eu la bonne idée de se prendre une balle et d’être défendue par Bryan, tout semble désert…

Finola finit toutefois par tomber sur son père, qui lui fait un rapide câlin. Humph, je ne sais pas quoi en penser là. Ca non plus, on ne peut pas le feindre : l’odeur de quelqu’un, sa manière de faire un câlin à sa fille… Elle l’aurait tout de suite grillé si ce n’était pas lui, non ? On arrive vite à un moment de grande tension en tout cas : Sha les retrouve en premier et pointe son flingue sur George, sans hésiter, une fois de plus.

Par chance, Finola le voit à temps pour s’interposer… et ça part en vrille avec l’arrivée de Bryan, puis de Phelps qui n’hésite pas à pointer à son tour son collègue américain avec son arme de service. Oups. Lorsque Bryan parvient à calmer la situation, Sha tente tout de même l’impossible en tirant sur Phelps, avant de tenter de tuer George. Pas de bol pour lui, il a sous-estimé Bryan : il n’hésite pas à tirer sur son partenaire. Sha finit donc au sol alors que le reste de l’équipe parvient à s’enfuir, difficilement tout de même.

Phelps finit par mourir en-dehors de la base, pendant que Bryan s’occupe des caméras de surveillance pour s’assurer que tout le monde pense que George n’était pas là. C’est un bon plan, je trouve, et il ment donc ensuite à Maddox en arrangeant un peu la réalité. Finola, Bryan et George peuvent alors prendre la voiture – c’est pratique les deux collègues qu’on connaissait peu qui meurent dans cet épisode, tout de même.

Le trio est toutefois interrompu par un coup de téléphone de Dee Dee, la sœur de Finola. Si Finola fait le choix de ne rien dire à sa sœur de son père ressuscité, elle apprend donc que Ferris la manipule depuis un moment pour la faire revenir en Angleterre. Elle fait ce qu’elle peut à distance pour protéger sa sœur, puis comprend qu’ils ne doivent pas se rendre au point de rendez-vous prévu par Ferris.

L’homme greffé du visage se retrouve donc à attendre sur la route pour rien – parce qu’il bosse pour Ferris, évidemment. Finola et Bryan ont donc eu la bonne idée de changer leur plan au dernier moment : ils se rendent dans un motel pour protéger George coûte que coûte.

Je trouve que ça fonctionne bien, de même que les révélations de George qui explique qu’il était bien mort, mais qu’on lui a greffé un morceau de débris dans l’œil – la paupière ? – pour le ramener à la vie. Ils sont sympathiques ces Influx. Ils le ramènent à la vie avec un but toutefois : ils ont besoin de lui pour construire une machine à partir des débris. Bon, le seul problème, c’est que George n’est pas un témoin très fiable. Il a plein de trous de mémoire concernant sa résurrection et ce qu’il a fait depuis.

S’il est certain d’avoir quasiment terminé la machine, il ne peut pas expliquer à quoi elle servait. C’est problématique tout de même. Et ça arrange bien les scénaristes : il a juste assez d’informations pour nous satisfaire et nous garder dans le flou sur la suite de la série.

Avant d’en arriver là, on en arrive au moment émotion qu’il fallait bien avoir : Finola confronte donc son père sur son retour, sur son absence et sur la difficulté à se faire à son absence. C’était une très jolie scène, avec George se justifiant finalement sous l’importance de la technologie apportée par les Debris. En quoi est-ce que ça justifie exactement un suicide ? Parce qu’il s’est suicidé non ?

Il les voit comme un don capable de sauver l’espèce humaine et de faire repousser des forêts en quelques jours, par exemple, alors tout ça valait bien de sacrifier sa famille et leur tranquillité d’esprit. Finola reste importante aux yeux de son père (enfin, à l’œil), mais la planète était sa priorité avant sa mort. Et même après, du coup. Tout ça n’est pas bien clair, mais Finola semble trouver la force de lui pardonner en tout cas. Et nous, on avance dans la série.

Pas dans le bon sens, en revanche. En effet, on découvre que le père de Finola lui demande de récupérer un dossier pour construire un scanner, et j’ai trouvé ça super louche de sa part. Bryan semble tout de même OK pour faire tout ce que lui dit Finola ensuite, alors qu’il la soigne de sa blessure par balle qui n’est qu’une « égratignure ». Ben oui, bien sûr, classique.

La série multiplie les secrets par contre, c’est très clair. Finola en révèle tout de même un à sa boss : elle lui indique qu’elle est avec son père, que Bryan a menti et qu’elle a besoin d’elle pour accéder aux dossiers de son père. Le cliffhanger nous laisse là et franchement, je n’ai pas du tout capté que ça allait être la fin. C’est très frustrant et je suis content d’avoir un deuxième épisode à voir pour mieux comprendre ce que George fout de son côté à emprunter de l’aluminium pour s’en recouvrir de la tête au pied afin de dormir.

J’ai regardé la saison 1 de The Wilds (et je le regrette)

Salut les sériephiles,

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Voici le SOS d’un sériephile en détresse

Ce soir à 21h, on sera de nouveau en direct sur la chaîne Youtube de Geeleek pour un podcast de 42 minutes. Le thème du jour consiste à parler de séries qui ont un bon concept, mais qui ne parviennent pas pour autant à être de bonnes séries ! L’occasion parfaite pour moi de me lancer dans The Wilds, une production Prime Vidéo parue sur la plateforme en décembre dernier et qui aurait pu m’attirer au premier abord… mais qui était il y a quelques jours une candidate parfaite comme série « anti-moi » afin de marquer un point supplémentaire au Bingo Séries.

The Wilds : l'aventure intérieure - Femmes de SériesEt pour cause ! La série a un joli synopsis : des adolescentes difficiles se retrouvent à devoir survivre sur une île déserte après un crash de l’avion qui les menait dans une retraite entre filles, mais très vite, on comprend qu’il y a un mystère derrière tout ça. Le mystère est incarné en partie par le personnage de Rachel Griffiths, la géniale Sarah de Brothers & Sisters, alors la série aurait pu me faire envie sur le papier. Le truc, c’est qu’avant même sa diffusion, la bande-annonce ne donnait pas franchement envie. Et depuis la diffusion de la série le 11 décembre dernier, je n’en entends que du négatif. Vraiment. De tous les horizons (même de certaines élèves, et ça me fait plaisir), les critiques négatives pleuvent parmi les sériephiles.

Une exception notable : les influenceurs adooooorent la série. Hum. Sont-ils payés pour ça ? Je ne sais pas, on va dire qu’ils ne sont peut-être pas sériephiles. Il serait hypocrite de ma part de dire que ça ne plaît à aucun ado parce qu’on voit des tweets qui disent du bien de la série, aussi, et qu’une saison 2 est prévue suite à de bonnes audiences (mais là également, vu la promo, ce n’est pas étonnant).

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Oui, il y aura une saison 2, je sais…

Bon, et si on entrait dans le vif du sujet ? Qu’est-ce qui ne va pas au juste ? Je ne sais pas trop par où commencer, honnêtement. Par le premier épisode sûrement… Comment dire ? C’était pénible à regarder. Les adolescentes sont présentées comme des clichés sur pattes, mais pas tellement des clichés réalistes de ce qu’on pourrait croiser face à des ados difficiles, juste l’image que se ferait des boomers d’ados difficiles. Jeanette GIFs | TenorEt encore, difficiles avec énormément de guillemets, parce qu’on apprend à connaître leur passé, et ça va, on a connu pire.

Le passé, justement. La formule des survivants sur une île déserte avec des flashbacks permettant de les découvrir, elle était originale il y a vingt ans. La série ne parvient pas à surprendre par sa forme, surtout qu’elle nous ajoute une notion d’interrogatoire a posteriori qui ne laisse que peu de suspense sur le futur (à chaque épisode ou presque, on apprend la survie future d’une des ados) et m’a fait penser à l’horrible saison 3 de 13 Reasons Why. En pire, parce que toutes les ados sont des Annie en puissance ; et les inspecteurs sont… peu intéressants, dirons-nous.

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La formule de la série ne surprend pas, bon, ça pourrait encore passer ; même avec des personnages peu originaux. Le truc, c’est que ça ne s’arrête pas là : les personnages ont des passés très clichés, qui forment une collection de tous les traumas possibles pour les ados ; mais elles ont aussi des réactions totalement stupides (eh, si je faisais tomber mon portable dans l’eau ? Si on faisait un concours de construction de cabane pour savoir qui va manger les chips ?), des anecdotes qui les desservent en permanence (je suis fière d’avoir jeté ma pisse sur quelqu’un ???) et des répliques… “There was trauma. But being a teenage girl… That was the real living hell”. Non. Ce sont les répliques de cette série qui sont le « real living hell ».

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Et comme je suis allé au bout de la série, j’ai plein d’anecdotes du genre qui décrédibilisent vachement l’ensemble de la série. La fin du premier épisode (spoiler) nous révèle qu’il s’agit en fait d’une expérience où les filles sont filmées en permanence. Dans quel but ? C’est encore plus drôle : celui de prouver que les femmes peuvent créer une société plus juste et avec un partage des taches plus équilibrés que ce que les hommes ne font.

The Wilds' Dissects the Teenage Girl Experience Through Big ConceptOui, oui, la série endosse un rôle pseudo-féministe tout du long, et c’est ce qui était je pense le plus dérangeant au milieu de plans à fond dans le male gaze. On sent la tentative de l’être, mais c’est un calvaire même de ce point de vue-là. Par exemple, Gretchen nous fait tout un laïus sur les chaussures à talons qui sont horribles à porter et sont clairement un impératif du patriarcat… juste avant de nous dire qu’elle en porte parce que ça lui fait de belles jambes. Genre, non ? Ne déconstruis pas ce que tu tentes maladroitement de construire sous couvert d’une bonne blague ? (qui n’est pas bonne, d’ailleurs). Alors oui, le casting est en grande partie féminin (et on nous en présente certaines comme très intelligentes, hum) et ça passe le Bechdel test à chaque épisode, mais ça ne fait pas tout, et j’ai même l’impression que ça fait plus de mal au message que ça tente de faire passer.

Every step of the way
Une des rares fois où l’une est reprise quand elle se fout des règles d’une autre (?)… et ça se fait juste par un regard, quoi.

De toute manière, les ados entre elles passent leur temps à se bodyshamer ou slutshamer, tout en se disant fan du « girl power »… Humph, ce n’est pas exactement ça la représentation dont on a besoin pour les adolescents, désolé. Pas plus qu’on a besoin de Leah amoureuse de son copain qui ressemble fort à un prédateur sexuel à coucher avec une gamine de 17 ans. On sait quand même que ce genre de série fonctionne vachement sur l’identification aux personnages, et c’est hyper problématique de vendre ça : aucune des filles ne semble vraiment être un modèle (à part peut-être Nora, mais faut voir ce qu’ils lui font faire aux autres) à suivre, or, face à ce type de séries, les ados ont tendance à s’identifier et reproduire.

and poor melanie and shelby being like we can't help being hot and kind |  Explore Tumblr Posts and Blogs | Tumgir
(SPOILERS) Trop vendeur cette relation de hate/love, ça me donne envie d’être en couple, dis donc !

The Wilds' Dissects the Teenage Girl Experience Through Big ConceptLa violence survient régulièrement, souvent sans la moindre raison valable (et parfois en allant trop loin toujours sans raison ?), les rebondissements sont franchement déjà vus depuis vingt ans (je veux dire, LOST n’inventait déjà pas l’eau chaude en ce qui concernait les rebondissements liés à la survie sur une île déserte, mais depuis…) et la série n’a pas grand-chose à dire finalement, à part peut-être qu’elle n’a rien compris au féminisme et surfe sur une tendance à proposer des personnages féminins… que je ne peux pas dire complexes tant elles sont toutes le stéréotype de base (l’athlète qui ne peut plus l’être, la catholique en crise de foi, etc.).

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Je n’ai même pas réussi à accrocher à 100% à Toni !

Il y aura tout de même une saison 2, et je suis sûr que je vais la regarder, parce que ça fait un bon fond sonore en travaillant. Et puis, on avait des questions sans réponses en fin de saison 1 (eh, spoilers) avec des cliffhangers parfaitement inattendus, en plus ! The Wilds GIF by Amazon Prime VideoGenre, EVIDEMMENT, il y en a une en danger de mort et COMME PAR HASARD, on ne l’a jamais vue dans le futur dis donc. Ah, et la base scientifique de la série qui nous dit qu’on veut prouver que les filles sont meilleures que les mecs à créer une société juste ? Il faut le prouver, avec la même expérience concernant des mecs, of course. Je peux déjà parier que le fils de Gretchen en fera partie ; il correspond à la définition « à problème » puisqu’il a tué le copain de Nora (à cause du patriarcat bien sûr).

The Wilds : l'aventure intérieure - Femmes de Séries
La série a aussi tendance à se reposer sur la musique parfois, et c’est peut-être l’un des rares trucs positifs à en dire, ça, j’ai bien aimé.

Non, vraiment, j’ai cherché, j’ai tenu jusqu’au bout, mais la saison 1 obtient l’improbable moyenne de 9,6/20, bien moins que Riverdale encore. Les acteurs sont (parfois) bons dans la série de la CW… là, non, on voit qu’ils ne savent pas ce qu’ils jouent et sont mal dirigés. Au cas où, les notes des épisodes sont, dans l’ordre : 6, 7, 9, 9, 12, 10, 11, 11, 8 et 13. Cinq épisodes avant d’y mettre la moyenne ! Hâte d’en parler ce soir dans 42 minutes !

Jeanette the wilds | Explore Tumblr Posts and Blogs | Tumgir
Bordel, j’avais déjà oublié cette scène, c’est si ridicule !

The Nevers – S01E02

Épisode 2 – Exposure – 18/20
Le duo Whedon/Espenson reste toujours bien efficace dans un épisode qui développe davantage la mythologie de la série avec toujours autant d’humour et de bavardages. C’est un peu trop bavard, malheureusement, mais c’est tout le problème d’HBO, des épisodes d’une heure et de ces scénaristes qui aiment s’entendre parler. Malgré tout, j’accroche énormément à la série qui s’enferme dans des schémas et intrigues que j’ai toujours adorés ailleurs. Pas de surprise, donc.

Spoilers

Mundis met tout en son pouvoir pour retrouver Mary, sauf que justement, il n’a pas de pouvoirs lui !

How are you not wonderful ?

Il est bon signe que je me souvienne du nom d’une majorité des personnages après une semaine, mais aussi que l’envie de revenir soit forte, malgré une durée d’épisode (et interviews, j’imagine) affichant 1h12 de spectacle. Le résumé de l’épisode précédent est, comme souvent avec ce genre de série, une excellente chose permettant de démêler la complexité de l’intrigue.

Malgré tout ça, la série reprend sur deux personnages qu’on ne connaît pas, notamment une certaine Miss Cassidy, une italienne, dont l’amie aimerait bien être une Touchée elle aussi, pour se transformer en une femme d’exception. Cela ne fait pas rire Miss Cassidy, et pour cause : on finit par découvrir qu’elle est elle-même une Touchée, dont le pouvoir est de faire léviter les objets qu’elle touche de ses mains nues. Une chance que la société de l’époque laisse les gants à la mode.

Miss Cassidy est rapidement repérée comme une Touchée dans son magasin suite à un incident et comme suite à l’attaque de Maladie de l’épisode précédent tout le monde est effrayé par les Touchés, elle est forcée de s’enfuir, en direction de l’Orphelinat. Elle passe avant ça par chez elle où elle découvre que son amie est prête à la trahir sans le moindre remords. Sympathique. Elle a failli lui dire où elle irait, mais ne l’a pas fait heureusement.

Malheureusement, l’adresse qu’elle a n’est pas la bonne. La série joue bien avec nous sur ce coup-là, parce qu’on pense vraiment qu’elle met trois plombes à s’y rendre et qu’elle est sauvée in extremis d’une énième milice anti-Touché, alors qu’elle tombe en fait directement dans gueule du loup. La pauvre.

Quand on revient enfin à l’orphelinat d’Amalia True, c’est pour découvrir que le policier, Mundis, y emmène ses hommes. Ceux-ci mènent une perquisition très envahissante dans l’orphelinat, à la recherche d’éléments prouvant leur lien avec Maladie. C’est en vain bien sûr, mais ça nous permet de découvrir un peu mieux certains personnages et certains dons, tout en réaffirmant que True et Penance Adair sont des personnages très cool.

Amalia est forcée de subir un entretien avec Mundis, et il est évident qu’Adair s’y incruste, pour ne pas laisser son amie seule face au policier. Il n’y a pas grand-chose à retenir de cette longue scène, si ce n’est qu’il est évident que Mundis n’a pas l’intention de cacher son lien avec Mary, la Touchée à la voix d’or, kidnappée dans l’épisode précédent. Cet entretien est plein d’un humour excellent, notamment lorsqu’il est question du témoignage d’Hugo ou de la dévalorisation de True vis-à-vis d’elle-même.

Le personnage d’Olivia Williams, Mrs Bildow, débarque alors et met un terme à l’entretien, avec un fauteuil et un pouvoir qui vraiment lui donnent des allures de Professeur Xavier. Oui, l’entretien est vite terminé et si Mary n’est pas encore retrouvée, elle reste le centre d’intérêt de nos personnages. Mrs Bildow annonce donc qu’elle s’attendait à cette descente de police depuis deux jours. Elle est aussi là pour donner une mission à Penance.

Elle a besoin d’elle et de quelques touchées pour faire… de la figuration ? De l’animation est un terme plus juste. De l’animation ? Elle l’emmène dans une réception entre riches dans un très joli château XVIIe. Bref, Mrs Bildow exploite totalement les touchées et elle leur demande même de mettre un ruban pour qu’on puisse bien les reconnaître. Oula. C’est touchy comme pratique si je peux me permettre le jeu de mots.

Le plus intéressant est encore que Penance y retrouve Augustus, qui a très envie de lui parler. On voit bien que sa sœur se fait des films, mais elle est loin de se douter que son frère est lui aussi un Touché. On comprend bien que toute la société pense qu’il s’agit d’un problème exclusivement féminin, alors que non. Augustus révèle que son pouvoir est tout simplement de se transformer en corbeau, et ça semble coller parfaitement à son personnage, d’une manière ou d’une autre. C’est fou, non ?

J’ai aimé cette scène où ils parlent des sensations provoquées par les pouvoirs qu’ils ont obtenus. Ils sont interrompus par une Touchée, ce qui permet à Augustus de découvrir que sa sœur était dans une pièce adjacente. Elle est très déçue de découvrir que son frère ne fait aucun effort pour elle : il a été vu s’en aller de cette petite fête avec Penance alors qu’il était normalement là pour l’aider avec les donateurs. Ouep, cette petite soirée entre riches est un événement caritatif censé permettre à Bildow de réunir assez de fonds pour avancer dans son projet.

C’est intéressant, mais j’ai surtout aimé voir Olivia Williams dans un nouveau rôle d’autorité bien glaçant, alors qu’Augustus s’écrasait face à elle. Et puis, bien sûr, il y a de l’humour dans les démonstrations de pouvoirs des filles, et ça, c’est cool – contrairement à Augustus obéissant à sa sœur. Penance tombe donc de haut quand elle retrouve Augustus juste après. Elle avait l’impression d’avoir un vrai quelque chose avec lui, mais ce n’est pas le cas. Cela fait de la peine à Lucy de voir Penance avoir le cœur brisé. C’est un peu extrême, tout de même, et nous voyons donc Penance s’en aller de la barraque en utilisant à nouveau sa voiture qui n’est plus qu’un prototype.

Augustus aussi la voit s’enfuir… et il se téléporte aussitôt dans la tête d’un corbeau qui passait par-là. Ah, il ne se transforme pas lui-même, il est connecté à eux. C’est intéressant comme pouvoir, ça change un peu. Malheureusement, il est interrompu par du bruit à la fête, et par un verre de champagne. Il perd la trace de Penance un peu trop tôt et ne la voit pas être interrompue dans son trajet par des hommes flippants l’entourant. Et la kidnappant ?

Augustus, lui, il préfère s’entourer d’Hugo et des prostituées qu’Hugo lui impose… mais je n’ai rien suivi au reste de la scène dans ce club privé d’Hugo, qui semble vouloir se servir du nom d’Augustus Bildow pour faire bien.

Pendant ce temps à l’Orphelinat et comme toujours, Amalia a une petite vision pour nous indiquer ce qui l’attend et ne donne pas envie pour elle, avant de rencontrer une certaine Désirée. Celle-ci est très expansive et bavarde, et elle cherche un endroit où se loger. Elle est en effet effrayée par un de ses clients qui veut la tuer. Elle est clairement une prostituée, et elle a un personnage qui permet un petit gag sur la vulgarité du langage devant certains enfants, puisqu’elle en a un qui s’appelle Nigel.

Elle est aussi une Touchée qui a un pouvoir bien particulier : elle est capable de faire parler n’importe qui, avec expansion… mais elle a aussi tendance à tout oublier. Malaria trouve tout de suite son avantage en Désirée, même si elle peur d’être espionnée par elle. Elle l’emmène malgré tout au commissariat pour en savoir plus sur la relation entre Mary et Mundis. Elle a bien compris qu’il y avait quelque chose à creuser, et Mundis révèle évidemment qu’il avait une jolie relation avec Mary dans le passé.

Quand elle a ce qu’elle veut, Amalia fait sortir Désirée de la pièce et peut avoir une vraie conversation honnête avec le flic : il n’apprécie pas les méthodes d’Amalia, mais cela fonctionne malgré tout. Elle voulait s’assurer qu’il s’inquiétait plus pour Mary qu’il ne voulait tuer Maladie. Une fois que c’est fait, Amalia lui révèle que Mary a chanté une chanson que seuls les Touchés ont chanté et Mundis essaie de mieux comprendre le pouvoir d’Amalia.

C’est l’occasion de savoir qu’elle n’arrive pas à changer ses visions (pour l’instant), mais que cela lui donne un certain calme car elle sait ce qu’il va se passer. Soit. Il est intéressant de voir les deux personnages travailler ensemble, mais la scène tourne vite au bavardage… Et c’est un problème que j’ai avec cette série, je la trouve très, très bavarde et elle m’épuise un brin avec ses accents à couper au couteau, parce que je n’y suis pas tellement habitué.

En tout cas, Amalia finit par avoir une jolie vision de Maladie en train de la frapper, et ça lui donne une piste. Elle ne dit rien à Mundis, préférant garder une longueur d’avance et laisser Désirée lui indiquer qu’elle est partie quand il la cherchera.

Nous retrouvons aussi Lord Massen dans cet épisode, et son intrigue reste celle qui m’intéresse le moins. On voit bien qu’il est conservateur et effrayé par les Touchés ; particulièrement depuis ce qu’il s’est passé à l’Opéra. Par contre, tout ça continue de désintéresser Hugo, qui s’avère toujours aussi désinvolte. Cela énerve inévitablement le Lord – et nous, ça nous permet de prendre conscience d’une intrigue plus large avec un frère pour Hugo, Caleb, mort noyé, et un père très puissant.

Bien évidemment, l’épisode vient aussi nous donner des nouvelles de Mary. Elle est enfermée dans les égouts, je pense, en compagnie d’une Maladie toujours aussi cinglés, mais aussi de ses hommes de main. Nous avons celle qui maîtrise le feu, mais aussi un autre capable de créer des illusions et transformer les rats en morceau de poulet appétissant.

Enfin, Mary est avec une femme qui espère devenir une Touchée par tous les moyens, y compris en s’arrachant les orteils. C’est particulièrement déprimant pour Mary, surtout qu’elle comprend bien qu’on veut exploiter ses pouvoirs alors qu’elle est incapable de les utiliser sur demande : ils sont clairement liés à ses émotions.

J’ai eu du mal à accrocher aux scènes entre Maladie et Mary cependant. Autant la folie douce de Maladie fonctionne bien avec le côté théâtral de l’Opéra, autant dans un lieu sombre et dégoûtant, elle est moins effrayante. Par contre, elle est toujours aussi perchée : elle ne veut pas entendre Mary chanter, mais elle ne veut pas non plus la libérer sous caution. Oui, elle veut de l’argent, mais non, elle n’en veut pas. Sublime.

L’intrigue commençait à patiner, mais heureusement, Amalia finit par remonter leur piste, bien aidée par la pyromane, évidemment, et elle tombe sur une Maladie qui continue de s’écouter parler encore et encore, même après avoir été tabassée par Amalia. Elle a un bon syndrome connu chez les méchantes de Whedon, finalement, et ce n’est pas surprenant. Ce qui est un peu plus surprenant, c’est finalement qu’Amalia reconnaît Maladie comme une certaine Sarah, une ancienne amie auprès de qui elle s’excuse de manière bien formelle.

Maladie s’avère alors jalouse de l’amitié entre Amalia et Penance. Elle place donc Amalia face à un choix impossible : elle lui donne un pistolet et le choix de sauver soit Mary, soit Penance. Ben oui, Penance est évidemment tombée dans les mains de Maladie, et en bonne malade, celle-ci envisage de les pendre.

Face à choix stupide qui ne lui permet pas non plus de tirer sur Maladie, Amalia prend alors le choix de se tirer une balle dans le ventre. C’était inattendu et ça perturbe le plan de Maladie, tout en permettant aux flics d’intervenir à temps pour sauver Mary et Penance. C’est bien gros tout ça, mais ça marche plutôt pas mal. Il est juste dommage que malgré une balle prise aussi dans le ventre, Maladie parvienne à s’échapper.

Amalia, elle, est rapidement sauvée par Horatio dont c’est le pouvoir. Elle se fait certes disputer par Penance, mais c’est pour le principe : tout finit bien entre les deux femmes et Amalia s’en sortira probablement sans la moindre séquelle au prochain épisode. Mary est elle aussi sauvée sans problème, et elle fait le choix de prendre une chambre à l’orphelinat elle aussi, expliquant à Mundis que ça vaut mieux car elles sont préparées pour se battre contre Maladie après tout.

Il est alors temps d’en arriver à la fin de l’épisode nous révélant Mrs Bildow comme une méchante, elle aussi. Elle est en effet la patronne d’un étrange groupe de scientifiques qui travaillent dans l’ombre à des sous-terrains de la ville à… déterrer l’étrange OVNI de l’épisode précédent. S’ils y travaillent, ce ne sont pas eux qui se salissent les mains. Le cliffhanger nous révèle au contraire que Mrs Bildow est à la tête de la menace qui s’empare des Touché(e) en les kidnappant, puisque Miss Cassidy est là, lobotomisée, à déplacer des pierres elle aussi. Etrange. Reste à savoir quel sera le rôle de Mrs Bildow dans le futur, parce qu’elle annonce une guerre maintenant…


C’est tout pour l’épisode, mais je tiens à dire que j’aime beaucoup le petit reportage qui suit sur la manière dont est créé la série. Après l’Opéra la semaine dernière, on se concentre aujourd’hui sur le gala, les effets spéciaux pour créer une Primrose géante ou sur la relation Augustus/Penance. Et dire que Whedon disait que les comics permettaient justement à l’univers de Buffy d’avoir un personnage géant alors que ça aurait été impossible financièrement à l’écran ! Maintenant, ils sont capables d’avoir ce type d’effets spéciaux filmés en direct. C’est dingue.