Resident Alien – S01E01

Épisode 1 – The Ride – 17/20
Pour l’instant, la série ne révolutionne rien, mais elle fait très bien ce qu’elle met en place. Je sens que je vais beaucoup accrocher aux personnages qui nous sont présentés, et je ne regrette pas de me lancer dans cette nouvelle aventure. Assurément, c’est à regarder pour son humour autant que pour le mystère qui se met déjà en place. Hâte de prendre le temps de voir la suite !

Spoilers


No. I compared you to a lizard.

Quelle idée de commencer la série par un plan nous montrant Patience, dans le Colorado, en plein printemps ? Le printemps, ce n’est pas encore tout de suite pour nous. Bon, pour eux, ça l’est, mais il neige tout de même, parce que c’est le principe du Colorado. Et j’adore déjà cette série dès le départ : on nous présente son personnage principal, un alien, comme étant un homme ayant quelque chose à cacher.

En effet, il s’agit d’un extra-terrestre, mais il se fait passer pour un homme marginal et vivant loin de la civilisation. Il faut ce qu’il faut pour protéger son secret, mais celui-ci est mis en danger lorsque la police vient nous chercher cet homme, Harry, parce qu’ils ont besoin de lui. Il est le seul médecin disponible dans le périmètre pour effectuer l’autopsie du corps du… médecin de la ville.

On enchaîne sur un excellent flashback nous montrant le crash de cet alien sur Terre, quatre mois plus tôt. C’est un orage qui l’a fait se crasher et l’a forcé à considérer l’option de vivre sur la planète, en compagnie des humains. Avant cela, il lui fallait toutefois un déguisement et, par chance pour lui, il a rapidement trouvé comment faire : il s’est introduit chez un docteur vivant seul et loin de la civilisation, mais à proximité de son lieu de crash.

Les effets spéciaux sont bons, et j’ai bien aimé la scène nous introduisant l’alien comme une espèce assez menaçante, avec des braset mains à des endroits improbables. Rapidement, l’homme se fait donc exterminer par cet alien. Il n’a jamais vraiment eu la moindre chance, je ne pense.

Le médecin plongé dans l’eau glacée, l’alien prend rapidement son apparence, puis enfile ses vêtements. Ce n’est toutefois pas si simple de s’intégrer sur une planète étrangère : il lui faut apprendre la langue, et il le fait en regardant en boucle les mêmes scènes de série. Eh, je l’aime bien, cet alien !

Enfin, il doit retrouver son vaisseau avant que la neige ne fonde… ce qui n’est pas gagné. Quatre mois plus tard, cela ne semble toujours pas fait, alors il n’a pas vraiment le choix que de faire ce que la police lui demande et de venir examiner le corps d’un médecin mort. Cela commence par un gros malentendu quand il renifle une infirmière simplement endormie, mais bon, admettons.

L’humour de la série est particulier, mais je ne suis pas loin de penser qu’il est particulièrement bon, avec une flic qui n’ose pas annoncer à la femme du défunt que son mari est mort et un maire tout jeune qui est clairement dépassé par la situation. L’alien s’éclate totalement, mais lorsqu’il voit le cadavre, il sait immédiatement qu’il s’agit d’un suicide… ou plutôt d’un meurtre commis par lui-même, pour le dire comme lui.

J’aime déjà beaucoup ce personnage principal qui est à la fois un héros et un anti-héros. Je n’arrive pas à savoir si je suis avec lui ou contre lui : la société humaine est loin d’être exceptionnelle après tout, alors pourquoi vouloir la sauver ?

D’accord, mais… Est-ce que je suis content de le voir coincé par le maire et forcé de rester dans la ville pour l’autopsie complète quand il cherche à s’enfuir ? Ou est-ce que je suis triste pour lui ? C’est perturbant comme rapport à un personnage. Pour ne rien arranger aux affaires de notre personnage principal, il se rend compte qu’il y a un humain capable de voir à travers son déguisement : un enfant. Et si un enfant a le gène nécessaire pour ça, il y a peut-être un adulte aussi pour le faire.

En attendant de devoir se confronter à ce problème, il se confronte à l’autopsie. Il le fait avec l’infirmière de la ville qui refuse d’envisager le suicide de son médecin d’enfance. C’est mignon comme tout cette autopsie et les interactions entre les personnages : l’alien va jusqu’à l’appeler lézard et être surpris par son intelligence quand elle lui fait remarquer qu’un médecin aurait su comment se tuer plus rapidement que ça.

Le mystère est plutôt bon : le médecin, Sam, est donc mort de manière étrange alors qu’il y a un alien en ville ? Harry, c’est le nom de l’alien, est embarqué bien malgré lui dans cette affaire, alors que tout ce qu’il souhaite, c’est pouvoir tâter le cerveau de Sam, et peut-être le manger. Quand il peut enfin le faire, par contre, c’est pour être mieux interrompu par la femme de Sam, qui débarque pour le chercher, sans savoir qu’il est mort.

La pauvre est servie, là. Harry se rend ensuite au bar pour raconter tout ça à l’infirmière, se sentant forcé d’aller au bar puisqu’elle lui a dit qu’elle le trouvait bizarre. Il veut lui prouver qu’il est parfaitement normal après tout. Malheureusement pour lui, il n’est pas habitué au whisky. Il n’en faut pas plus pour que ça finisse mal pour lui. Quelques notes de Starships nous mettent dans l’ambiance du bar, et on comprend qu’il est bourré : il se met à danser n’importe comment au milieu du bar, avec tout le monde qui lui remet des verres dans les mains. J’adore, tout simplement.

Ils savent comment me plaire dans cette série ! Bourré, Harry se décide ensuite à retrouver l’enfant qui l’a reconnu plus tôt dans l’épisode, pour mieux le tuer. La fenêtre de sa chambre ne s’ouvre pas tout à fait comme il le voudrait, mais il en faut plus pour arrêter un alien. Il suffit d’un enfant qui hurle avec deux parents qui débarquent pour voir ce qu’il a, par exemple.

Bien sûr, les parents refusent de croire Max, l’enfant, et de regarder sous le lit pour savoir s’il dit vrai lorsqu’il affirme qu’il y a un extra-terrestre sous le lit. Harry se contente donc d’un simple doigt d’honneur à l’enfant, et il remet à plus tard son plan. À la place, il rentre chez lui et découvre la gueule de bois. J’ai bien aimé la manière dont il découvre l’alcool sans parvenir à découvrir son vaisseau pour autant – tout autant que j’ai aimé la scène avec l’infirmière (Asta, d’après TVtime) et la barmaid, D’Arcy.

Le matin, il se rend ensuite en ville où les policiers l’attendent en musique (sort of ?) puisque le corps de Sam a disparu. Il les rassure en leur expliquant qu’il a déplacé le corps dans la neige, pour le conserver comme il faut. C’était plutôt drôle, ma foi, mais il est vraiment perché comme type, lui. La série introduit ensuite Jay, une assistante qui n’aime pas beaucoup le médecin : elle aimait Sam et Harry critique sa tache de naissance, ça fait beaucoup.

Elle l’insulte, mais il ne comprend pas immédiatement le sens de l’insulte, ne le cherchant que plus tard, lorsqu’il arrive chez Asta. Il s’y rend en effet pour l’aider à vider la maison où elle vivait avec Jimmy, son ex, qu’elle n’aime plus. Pas si évident de le larguer en paix, toutefois. Jimmy, l’ex jaloux dont elle lui avait parlé la veille dans le bar, les attend en effet lorsqu’ils sortent de la maison, et il n’aime pas la vue d’Harry. Par conséquent, il lui montre son flingue.

Harry accepte de s’en aller, parce qu’après tout, cette infirmière n’est pas son problème… mais il fait rapidement demi-tour pour la sauver tout de même. C’est efficace comme retournement de situation et comme attaque de l’alien, qui n’a aucun mal à mettre au sol Jimmy. Mais alors vraiment aucun. C’est louche. Quand Asta lui demande comment il a fait, après avoir donné un bon coup de pied à Jimmy tout de même, Harry lui assure qu’il a réussi à faire tout ça rien qu’avec du yoga… et tout ce qu’elle trouve à faire, c’est retirer ses chaussures pour marcher dans la neige. Humph.

On a droit à une scène où elle se dit différente et où elle assure avoir abandonné son bébé à l’adoption, ce qui fait que je l’imagine déjà être la mère de l’enfant qui voit les aliens. En attendant, on enchaîne sur l’enterrement où Harry comprend qu’il est le nouveau médecin de la ville, qu’il le veuille ou non. Il comprend aussi que Sam a été empoisonné : il voulait se faire une trachéotomie pour respirer à nouveau, mais il a manqué de temps. Ding dang, c’est un meurtre.  

Et dire que quatre mois, il devait simplement poser un engin sur notre planète et rentrer chez lui. Ce n’est pas ce qu’il s’est passé : à la place, il s’est crashé, et Asta l’a vu alors qu’elle s’enfuyait de chez elle, loin de son ex violent qui venait de la battre et tentait à présent de s’excuser comme la merde qu’il était.

Oups, pardon, c’est sorti tout seul. Forcément, elle a réussi à fuir, ça on le savait déjà, mais elle s’est ensuite arrêtée pour pleurer dans un tunnel où elle a aperçu un cerf. Classique. Tout aussi classique est le cliffhanger qui nous révèle qu’Harry n’est pas un gentil alien : il est là pour provoquer un événement censé anéantir la race humaine, et on l’apprend lorsqu’il retrouve un bout de son vaisseau dans la neige.

C’est… gênant. En attendant, il a la chance de pouvoir être le médecin de la ville et de devoir s’occuper du gamin qui le prend pour un alien. L’occasion de réutiliser le mot préféré de Jay.

Resident Alien (S01)

Synopsis : Après s’être posé en catastrophe sur Terre, un alien doit prendre l’identité d’un homme pour passer incognito. Il se retrouve malgré tout bien rapidement lié à l’enquête sur la mort mystérieuse du docteur d’une ville du Colorado.

Pour commencer, voilà une série dont je ne sais pas grand-chose, mais qui m’a immédiatement attiré pour tout un tas de raisons. Déjà, les affiches mettent en vedette Alan Tudyk, ce qui reste un bon gage de qualité. Ensuite, c’est une série de science-fiction. En plus, il y est questions d’aliens, et je n’ai que peu de séries à mon actif avec de vrais extra-terrestres (je veux dire, j’ai du mal à compter Supergirl dedans, quoi). Enfin, c’est diffusé sur Syfy. Ah, et Tequi n’en dit que du bien sur Twitter aussi !

D’ailleurs, ce n’est pas un hasard si cet article sort aujourd’hui : alors que cela fait à peine un mois que la diffusion a commencé aux États-Unis, Syfy France diffusait ce soir à 21h le premier épisode de la série, et me le filait en avant-première pour l’occasion. Je n’allais pas bouder mon plaisir, j’ai modifié mon planning, et hop, c’était parti pour le premier épisode…

Du coup, voilà ce que j’en ai pensé :

Note moyenne de la saison : 17,5/20

S01E01 – Pilot – 17/20
Pour l’instant, la série ne révolutionne rien, mais elle fait très bien ce qu’elle met en place. Je sens que je vais beaucoup accrocher aux personnages qui nous sont présentés, et je ne regrette pas de me lancer dans cette nouvelle aventure. Assurément, c’est à regarder pour son humour autant que pour le mystère qui se met déjà en place. Hâte de prendre le temps de voir la suite !
S01E02 – Homesick – 17/20
L’air de rien, la série nous propose de suivre un grand nombre de personnages et, même si elle le fait avec beaucoup d’humour, c’est assez dur de tenir le rythme et de tout critiquer. Tant pis. L’avantage, c’est que c’est une série vraiment drôle et prenante, avec plusieurs intrigues qui se développent assez vite. L’inconvénient, c’est que l’équilibre entre les diverses intrigues n’est pas encore trouvé.
S01E03 – Secrets – 16/20
Si on perd en crédibilité par moment avec des personnages qui font confiance un peu trop facilement au nouvel arrivant en ville, la série gagne en capital sympathie avec un humour improbable qui tombe toujours à pic et sait comment me faire rire. En plus, ça ne l’empêche pas de développer un fil rouge intéressant et des intrigues plus complexes que ce que l’on pouvait penser à l’origine.
S01E04 – Birds of a Feather – 18/20
Si la crédibilité de certaines intrigues est souvent à remettre en question, il n’y a pas à dire, l’écriture de la série est vraiment très chouette, avec des personnages attachants et de bonnes blagues. Je n’ai pas l’impression de n’avoir vu que quatre épisodes ! Et ça devient difficile d’attendre une semaine entre les épisodes, parce que c’est vraiment très prenant comme intrigue. Je vais quand même le faire, parce que c’est un mode de diffusion que j’aime, tout simplement.
S01E05 – Love Language – 16/20
Ah, la voie choisie est intéressante pour la suite, je suis curieux de voir comment ça va se développer et comment le fil rouge va évoluer. Je le trouve particulièrement lent dans son avancée, mais c’est parce que la série se concentre davantage sur les histoires de chaque personnage que sur l’intrigue principale. Pour autant, l’épisode manque un peu de peps dans les dynamiques entre personnages par rapport au début. Bref, j’aime toujours, mais je commence à trop m’habituer à la formule et l’écriture de la série.
S01E06 – Sexy Beast – 16/20
Les différentes pièces du puzzle s’emboîte bien dans cet épisode qui change un peu de sa narration habituelle et accélère finalement le rythme du fil rouge, l’air de rien. L’épisode précédent permet de mettre de côté certains éléments qui ralentissaient Harry jusque-là, et le changement fonctionne plutôt pas mal pour la série, je trouve. L’épisode est très sympathique et donne toujours envie de revenir, encore et encore. Un vrai plaisir.
S01E07 – The Green Glow – 16/20
S’il y a des morceaux d’intrigues auxquels j’ai eu du mal à accrocher, je suis bluffé par tout ce qu’il se passe en un épisode, et par la fluidité avec laquelle ça se passe chaque semaine. C’est efficace et accrocheur, j’aime vraiment beaucoup comment la série a réussi à créer son univers et à être convaincante en si peu de temps. En plus, je pense qu’elle est aussi efficace en diffusion hebdomadaire comme je le fais qu’en bingewatching, et ça, c’est rare.
S01E08 – End of the World As We Know It – 19/20
Un excellent épisode qui gère bien sa tension avec une énorme dose d’humour, comme toujours, et qui marque un tournant pour la série à deux épisodes de sa fin de saison. Cela confirme que la série va avancer vite, et ça me va très bien comme ça, parce qu’il y avait des moments qui ne devait pas traîner beaucoup plus, même si ça passait encore pour quelques épisodes. En revanche, l’épisode ne s’encombre pas trop de certains détails et aspects finalement peu crédibles, tout en ayant du mal avec un rythme un brin haché. Sans mauvais jeu de mots par rapport à la scène finale, bien sûr.
S01E09 – Welcome Aliens – 19/20
L’épisode prend son temps au début, mais on ne s’y trompe pas : nous sommes clairement sur l’avant-dernier épisode de la saison et tout s’accélère progressivement. C’est une excellente chose car la saison révèle bien toute sa construction. En revanche, certaines intrigues semblent presque bâclées alors qu’elles paraissaient importantes à l’origine, et ça m’a un peu décontenancé. M’enfin, de bons acteurs et une bonne histoire, ça me fait oublier tout le reste !
S01E10 – Heroes of Patience – 19/20
S’il y a bien une scène qui m’a un peu décroché de l’épisode, tout le reste était sacrément pertinent et bon pour donner l’impression d’une conclusion rondement menée… sans pour autant retirer la perspective d’une saison 2 qui promet d’être aussi fun et réussie que la première ! La saison est menée de manière impeccable, les sous-intrigues sont terminées, d’autres sont prêtes à nous mener ailleurs et les personnages sont restés attachants du début à la fin, avec un humour et des répliques qui font toujours mouche. Bref, un vrai petit délice !

Are you afraid of the dark ? – S02E02 (Fais mois peur, 2019)

Épisode 2 – The Tale of the Night Frights – 18/20
C’était beaucoup trop bien cette semaine encore avec un dernier acte d’épisode tout simplement génial. Je leur pardonne certains défauts, et notamment un moment où les ados semblent vraiment stupides de ne comprendre l’évidence que bien tardivement, parce que vraiment, j’étais à fond devant cet épisode. J’adore cette série, j’espère déjà qu’ils feront une saison 3 tout aussi géniale !

> Saison 2


Spoilers

Let’s go this is a rescue mission, not a uber.

Si j’ai adoré le premier épisode, je me rends compte avec tristesse que j’ai totalement zappé le nom des personnages et oublié tout ce qui n’était pas le cliffhanger. Enfin, non, quand même, mais j’aurais préféré pouvoir enchaîner. Ceci étant dit, on reprend avec le héros qui hurle le nom de son pote, Connor, donc ça remet dans l’ambiance. Et pour l’être encore plus, je me suis éteint la lumière pendant qu’ils marchaient vers le phare.

Un jour, on me retrouvera mort d’une crise cardiaque, à cause d’un jump scare débile, ça va être terrible. En attendant, nos héros s’approchent bien lentement du phare et finissent par y entrer. Plus exactement, c’est Connor qui y entre, se moque de Luke qui a peur d’y rentrer et… et j’ai sursauté. Ben oui. Connor donne le titre de la série avant de se retrouver enfermé dans le phare car la porte se ferme toute seule.

Quelques cris plus tard, la porte se rouvre, sans personne dans le phare. Luke est surpris toutefois par un zombie de Connor débarquant derrière lui pour lui reprocher de ne pas être venu au phare avec lui. Oh, le pauvre Luke culpabilise, dis-donc. Il se réveille alors dans son lit, après un cauchemar bien peu clair pour la chronologie : a-t-il rêvé le cliffhanger précédent.

Pas sûr, parce qu’une question se pose rapidement : qui a une chaussette sur sa lampe de chevet ? Pardon, la vraie question, c’est qui a une marque de main d’ombre sur son cou ? Ben c’est Luke, mais la trace disparaît vite, rassurez-vous, il pourra aller à l’école après le générique. Le générique est vraiment bien en plus, y a de bonnes images d’indices. J’aurais dû allumer une bougie, d’ailleurs.

Avant l’école, Luke doit d’abord supporter son père qui tente bien trop d’être cool avec lui – et qui a un faux air de Geeleek parfois ? Il soupçonne son fils de se masturber, mais il est loin du compte : Luke se renseigne sur les histoires d’horreur, toujours.

Au lycée, Gaby apprend progressivement à conduire avec sa mère, et c’est vrai que c’est fou, les américains font la conduite accompagnée super tôt. Ce sera utile pour plus tard dans la saison, inévitablement. Bien sûr, au lycée, Hannah continue de tenter de distribuer ses affichettes et ça permet un très bon plan-séquence. Depuis quand Nickleodeon fait des séries ambitieuses aussi dans la réalisation ? Ca marchait bien pour nous réintroduire chaque personnage dans une perspective d’adolescents.

Ben oui, Luke organise une réunion du club en pleine journée dès qu’il arrive, et c’est vrai que c’est un peu fou de voir les adolescents continuer à vivre comme si de rien n’était alors que Connor n’était pas là… Mais ce sont des ados dans une série pour ados, alors bon, il faut ce qu’il faut ! Il montre à ses amis le contenu du sac, mais ceux-ci sont super sceptiques et envisagent qu’il ne s’agit pas du sac de Connor, même si Luke est sûr de lui, et pour cause, durant la nuit, il – …

Eh non ! Ils sont interrompus toujours par la même prof qui me fait trop rire, et qui est très douée dans son rôle d’adulte relou, mais marrante. Gaby se débarrasse de la prof, mais elle sacrifie aussi Jai au passage Le pauvre se retrouve en retenue parce que les autres le lâchent en disant qu’il leur avait demandé d’aider à décorer le lycée pour un bal à venir. C’était drôle.

J’ai de la peine pour Jai, bien sûr, mais j’ai bien aimé que tout ça permette à Hannah et Luke d’avancer assez vite dans l’épisode : on se retrouve ainsi avec les deux adolescents qui parviennent à entrer (par effraction) dans la maison de Connor. Il a une chambre absolument magnifique, en plus ? Toute la maison est éclairée par un ensemble de guirlandes LED, c’est hyper cosy – mais pas très lumineux par contre. C’était rigolo par contre : ça complétait vachement bien ma propre déco de LED autour de la télévision.

Bref. Luke hésite toujours à parler à Hannah de ce qui lui arrive, mais ce n’est pas le cas finalement. Ils préfèrent tenter d’entrer dans l’ordinateur, puis se rendre à une nouvelle réunion du club où Luke n’a plus le choix de parler du Shadow-Man. C’est d’une tristesse pour lui : ses amis ont du mal à le croire, surtout qu’il en parle sans évoquer ce qui lui est arrivé pendant un moment.

Il le fait finalement, mais c’est juste pour convaincre ses amis de ne pas aller voir la police, car personne ne les croirait. Certes. L’histoire est bien racontée, mais ça commençait presque à être redondant… Après, je trouve que c’est la base de la série de raconter des histoires d’horreur, donc c’est une bonne idée de prendre le temps de proposer cette scène. De manière très étrange, on découvre qu’Hannah a également été victime du Shadow-men. C’est un peu moins prenant, par contre : elle fait des paralysies nocturnes (et le joue moins bien que dans The Haunting of Hill House, parce que non, on ne bouge pas autant dans son lit quand on est paralysé, merde). Cela fait longtemps que ça ne m’est plus arrivé, mais j’en fais aussi et clairement, son histoire m’a mis mal à l’aise.

Ben oui, tout ce qu’elle décrit, et cette ombre qui se penche sur elle… C’est stressant et c’est ça la paralysie du sommeil, quoi. Par contre, personne ne se fait happer comme ça par son matelas à cause d’un type en ombre, je vous rassure. Personne ne finit non plus avec des empreintes d’ombre sur le corps. Normalement.

Jai ne comprend pas trop comment tout ça est possible, en plus, parce qu’il est sûr qu’ils sont rentrés sortis de la forêt avant la nuit. Soit. Il va vite changer d’avis : une fois chez lui, il lit un comic book bien gentiment, avant de se rendre compte que c’est un comic book qui est en train de prédire très exactement ce qui est en train de lui arriver. J’ai bien aimé, même si sa curiosité m’a paru bien conne : je veux dire quand tu comprends que ça correspond à ce que t’es en train de vivre, tu passes directement aux dernières places, ou tu restes au moins à la même place. C’est un comic book : bien sûr que ça va mal se passer pour le héros à un moment.

Et effectivement, il s’aperçoit que son alter-égo du comic se retrouve nez à main avec le Shadow-Man. Là pour le coup, Jai ne demande pas son reste et retourne s’enfermer dans sa chambre, paniqué. Il essaie bien d’appeler en vain Luke, mais celui-ci est en train de suivre son entraînement de sport, alors il n’entend pas immédiatement son message vocal paniqué : Jai se rend compte qu’il s’est trompé en regardant l’heure du coucher du soleil, donc ils sont maudits. Oui, mais bon, il a autre chose à faire puisqu’il doit s’occuper de laver les serviettes de ses amis.

Pendant ce temps, Seth continue d’embêter sa sœur et ça passe mal quand, en plus, Jai l’appelle et la fait paniquer. Il faut dire que l’appel de Jai pour lui dire qu’ils sont maudits tombe à pic avec quelqu’un essayant d’entrer chez elle. Elle stresse à mort, voit une ombre, entend la porte s’ouvrir… et comprend qu’elle vient de se faire avoir par son frère. Je m’y attendais vraiment, mais la scène de panique d’Hannah fonctionne tout de même.

Bref, c’est finalement Gaby qui est confrontée au Shadow-man, et je dois dire que ça fonctionne vraiment bien les jeux d’ombres qui s’attaquent aux adolescents pendant la nuit. Gaby est rapidement terrifiée, mais ce n’est que le début : elle tombe sur une femme qui, elle, ne voit pas le Shadow-man. Bref (bis), elle passe pour une folle, alors que le Shadow-man finit par la lâcher pour aller voir Seth, cette fois. Evidemment.

La porte de la maison se rouvre seule, et cette fois, il est clair que le Shadow-man est chez eux, mais Hannah n’en est toujours pas convaincue. Oh, elle sent bien que quelque chose cloche, mais elle a le réflexe d’éteindre les lumières, à chaque fois. J’imagine que c’est pour mieux voir son ennemi… mais ce n’est pas si mal de ne PAS le voir, non ? Au moins, il ne peut rien lui faire quand il est invisible.

Toutefois, Hannah finit par l’apercevoir devant elle, et elle ne prévient toujours pas son petit frère. C’est pourtant après lui que le Shadow-man en à présent. Inévitablement : il était dans le bois aussi. Le monstre s’en prend bien à eux quand Hannah accuse une nouvelles fois son petit frère d’être celui qui cherche à lui faire peur, et Seth a la présence d’esprit de balancer un objet pour allumer la lumière.

La réaction logique d’Hannah ? Appeler aussitôt ses amis, qui sont déjà en visio à flipper ensemble. On notera toutefois qu’avant l’arrivée du Shadow-Man, Hannah a reçu un coup de fil anonyme sans personne au bout du fil. Ma théorie est que Connor continue d’essayer de sauver ses amis depuis un monde parallèle ou quelque chose comme ça, parce que dans le premier épisode, on l’avait vu dans la télé juste avant que Luke ne soit attaqué.

Tout ça rend psychopathe, en plus, parce que j’ai surveillé partout les ombres derrière eux. Qu’importe ma théorie, il faut passer à l’action : les adolescents décident de se rendre au lycée pour sauver Luke, et comme ils doivent y aller vite, il est décidé que c’est Gaby qui conduira sa voiture pour les y amener. C’est une bonne idée, et une carte que je m’attendais à voir jouer par les scénaristes… mais pas si rapidement.

D’ailleurs, rapidement, c’est exactement la manière dont tout se met en place dans cet épisode avec Gaby qui conduit bien vite et n’est pas discrète à klaxonner devant chez Hannah et Seth. Ceux-ci font ce qu’ils peuvent pour tromper les parents en faisant croire qu’ils sont endormis. Heureusement qu’ils sont rapides en tout cas, parce que ça permet à Jai de débarquer et d’allumer la lumière du gymnase à temps. Bref, ça va parce que le monstre est super lent, tout de même !

Tout notre petit monde part donc se planquer chez Connor et décide de dormir ensemble, avec deux d’entre eux pour monter la garde à chaque fois. Hannah décide de blâmer Jai parce que lui s’est planté d’horaire, tout de même. Bien vu. Bien sûr, Jai décide de convaincre les autres que son histoire de comic book est importante, mais ce n’est pas le but de cet épisode – alors ça finit simplement en comparaison des personnages avec les archétypes comics. C’était sympa, sans plus.

On note que Seth continue d’essayer d’écrire son histoire flippante et qu’il demande conseil aux autres, plus habitués. Quant au monstre de son histoire ? Hannah. Ca m’a fait rire. En parallèle, les adolescents continuent de vouloir entrer dans l’ordinateur de Connor, volé plus tôt par Hannah et Luke, ce qui les fait tourner en rond et finit par provoquer un pétage de câble de Luke. C’était inévitable comme scène, parce qu’il est frustré de ne pas mieux connaître son ami et tout, mais c’est insupportable de voir un adolescent criser dans son t-shirt « girl power » emprunté.

Le monstre semble utiliser un marteau (j’espère ? Je vais dire que c’en est un pour le Bingo Séries) pour pénétrer dans la pièce où son nos héros, et c’est excellent à voir. Seth se planque et se sépare des autres, et comme c’est le plus petit, il est rapidement évident qu’il va être la victime privilégiée du monstre.

Cela ne manque pas, et Seth est trainé au sol, dans une scène d’action et d’adrénaline vraiment bien menée. Les lumières sont coupées par le monstre et nos héros font ce qu’ils peuvent pour tenter de garder Seth avec eux. Luke et Hannah ont toutefois peur de se faire toucher à leur tour, alors que Gaby et Jai cherchent une lampe qui fonctionne. Ils n’ont rien prévu, dis donc.

La lampe torche trouvée par Jai fait disparaître le monstre directement, et c’est apparemment seulement maintenant que les adolescents comprennent que ça suffit à blesser le monstre qui en a après eux. Ils s’arment donc de lumières en tous genres pour faire face au Shadow-Man. Bon, ils ne brillent pas d’intelligence s’ils ne comprennent ça que maintenant.

La scène est toutefois très bien menée, avec des moments de stress bien sentis quand le monstre parvient à étrangler Luke après quelques va-et-vient dans la pièce à cause de la lumière le dispersant à chaque fois. Les effets spéciaux sont très sympathiques, le stress est prenant parce que je me dis qu’ils pouvaient tout à fait décider de terminer l’épisode à n’importe quel moment à présent, finissant sur un ado blessé ou amené par le Shadow-Man.

Ce n’est pas ce qu’il se passe : Luke est sauvé une deuxième fois par Jai, avec une lampe de youtubeur de Connor. Oui, sauf que la lampe s’éteint dès qu’il marche car elle se débranche. Boulet. Nos héros se réunissent avec des lumières de fortune au centre de la pièce. On a alors le fameux plan Avengers qui fonctionne toujours aussi bien, et ça se termine avec Seth qui fait un tour de magie avec une boule lumineuse, permettant à Gaby de se rendre compte du problème de la lumière débranchée.

Les ados forcent alors le monstre à fuir, et il fuit en aspirant les ombres de nos adolescents et en rallumant les lumières. Intrigant ! J’ai ADORÉ cette putain de scène, je suis cloué à mon canapé et je ne dormirai pas de la nuit après un tel épisode, franchement.

Ce n’est toujours pas fini en plus ! Les adolescents en arrivent à la conclusion que Connor avait dû comprendre le coup des lumières. Luke, lui, finit par comprendre que le mot de passe de Connor est lié à la Midnight Society finalement, et ça leur permet d’enfin ouvrir son ordinateur… où Connor était en train de chercher à mettre en place une séance de spiritisme pour parler à une ancienne victime de notre monstre de la saison. Eh, très cool, ça, hâte de voir ce que ça donnera !

> Saison 2

Walker – S01E02 (express)


Épisode 2 – Back in the Saddle – 12/20
Ce n’est toujours pas très glorieux comme série, mais ça se regarde quand on se fait à manger. Grosso modo, c’est prévisible et programme familial pas très ambitieux… mais comme on est sur la CW, on a aussi une envie de moderniser un univers qui n’était pas très ouvert d’esprit. Bon courage quand c’est dans l’ADN de la série d’être un peu vieillotte, tout de même.

Micki doit enquêter sur un mystérieux incendie alors que Walker veut renouer le lien avec ses enfants.

Spoilers

La série lutte comme elle peut contre les affres du temps : la série d’origine est pleine de ce qui paraît aujourd’hui être des défauts, avec un personnage principal interprété par un Chuck Norris loin des considérations féministes du mouvement #metoo et de l’ouverture d’esprit des années 2020. Qu’à cela ne tienne, on sent que les scénaristes veulent faire changer les mentalités des fans… sauf que je doute que les fans de la série d’origine regardent ce reboot.

C’est tout de même très différent de ce qu’était la série d’origine… et d’ailleurs, je la connais mal, donc je ne vais pas m’aventurer sur ce terrain-là. Cet épisode est on ne peut plus classique dans sa structure, avec un côté procédural nous permettant de suivre une enquête sur l’incendie d’une écurie. Ma foi, on s’en doutait vu mon amour du procédural, mais je n’ai absolument pas suivi ce qu’il se passait dans l’enquête, qui termine par une scène d’action sympa à cheval.

Les acteurs semblent toujours s’éclater. On nous développe d’ailleurs le duo Micki/Walker, et c’est très lourd dans l’écriture, avec un Walker qui continue d’enquêter quand on lui dit explicitement de ne pas le faire et une Micki qui répond à toutes ses questions avant, à chaque fois, de lui rappeler qu’il ne doit pas enquêter. Euh ?

Côté familial, Walker gère toujours ses enfants comme il peut après son absence, et ça vaut ce que ça vaut, à savoir que c’est écrit lourdement : August entend son père se battre avec son oncle, Steila (bizarre comme orthographe, mais c’est ce que j’ai cru lire sur la plaque ?) communique avec son père par SMS uniquement, avant d’accepter une petite activité avec lui et de fondre en larmes… Humph. Je n’attends rien de plus, remarquez.

Bref, il n’y a bien que le personnage de Micki qui m’intéresse encore un peu dans la série, mais même elle est tout de même un grand cliché. Comme je le disais plus haut, la série tente de jouer davantage sur la diversité que l’originale, et les scénaristes en font des caisses avec cette ranger qui est à la fois une femme et une personne de couleur. J’aime l’actrice, donc j’accroche pour l’instant. Et tant mieux, parce que le fil rouge sur la mère des enfants Walker semble s’essouffler dans cet épisode apportant des réponses qui retirent tout le mystère de sa mort ?

Je m’attendais tellement à un cliffhanger lors de la vidéo mémorial, mais non… encore une fois, c’est une fin qui tombe à l’eau.

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