Ms Marvel – S01E01

Épisode 1 – Generation Why – 16/20
C’est un bon épisode de série qui propose très rapidement son propre ton et son propre univers. L’humour est bon, le rythme rapide. Toutefois, il me manque des enjeux pour du plus long terme et même si j’ai beaucoup aimé ce que je viens de regarder, j’ai l’impression que ça peut tout à fait se suffire à soi-même. À quoi bon continuer alors ? Je le ferai, parce que c’était fun, mais ça manquait vraiment de quelque chose pour une introduction – peut-être d’un meilleur cliffhanger, déjà.

Spoilers

Kamala souhaite se rendre à l’AvengersCon.

Who is this rebellious girl ?

C’est déjà beaucoup trop bien : le logo Marvel Studios me manquait beaucoup, mais je ne m’attendais pas à l’aimer autant avec une nouvelle bande sonore. L’introduction de la série en fait déjà beaucoup par contre : une fan de Captain Marvel, c’est un grand oui. Le résumé du MCU de cette manière ? Cela marche bien.

On sent bien qu’on est parti pour une série adolescente après, avec une overdose de réseaux sociaux et de vidéos courtes sur les super-héros. Cela s’enchaîne avec une introduction familiale réussie. On sent rapidement que Kamala est un peu dans la catégorie loser, à galérer avec sa famille. En fait, la série commence mal pour notre héroïne qui ne maîtrise pas la marche arrière et explose la voiture de son examinateur de conduite.

Quand on voit que ce sont ses parents qui lui apprennent à conduire, par contre, on comprend mieux. La scène est pas mal comique et ça permet de bien introduire la série : du rythme, du comique (j’aime beaucoup la mère de Kamala), des dessins de comics en arrière-plan… Et paf, il est temps pour l’héroïne de se rendre ensuite à l’école, même si je n’ai pas réussi à savoir tout de suite si elle était au collège ou au lycée. À nouveau, Kamala Khan ne semble pas du tout à sa place, jusqu’à ce qu’elle retrouve ses meilleurs amis, Bruno (we don’t talk about Bruno) et… je n’ai pas son nom. En chemin, elle croise aussi Zoe, qui commente son collier et, ma foi, elle a un très bon look pour une lycéenne cette Kamala.

Oui, parce qu’elle est au lycée, son conseiller d’orientation nous le confirme bien vite. Il la fait aussi bien stresser sur son futur, mais le but est surtout de nous vendre du comique. Tout ça ne me rappelle pas trop ce que j’avais lu, parce que j’avais commencé les comics tout de même.

J’ai bien aimé la scène chez le conseiller d’orientation, surtout que la division d’écran fonctionnait pas mal. La série en fait peut-être trop sur l’humour qu’elle veut avoir, mais le rythme a l’avantage d’être très prenant. Assez vite, on comprend que tout l’épisode tourne autour de l’AvengerCon à venir. Kamala est donc une geekette qui aime les conventions de super-héros. Ben parfait. Dans un monde où le péril est constant, c’est plutôt une bonne chose.

En plus, ça reste une ado qui fait tout pour aller à une convention, et ça, ça fonctionne bien. La série a une bonne esthétique quand elle se balade en vélo avec son meilleur ami, il y a eu un high five (en slow-mo) pour le Bingo Séries, moi, ça me va. Après, les dessins qui bougent constamment en arrière-plan, c’est particulier comme esthétique, mais ça donne bien l’aspect comics que la série souhaite avoir.

De retour chez elle, Kamala est rapidement déviée de son plan par la télévision, puis par sa mère qui lui montre un carton de vieilles affaires avant de l’emmener faire des courses. La vie d’une adolescente plutôt courante et classique… et j’avoue que ça a eu tendance à traîner un peu trop en longueur, étonnamment. Tout va vite, mais ça prend son temps ? Etonnante tendance.

Malgré tout, on glane des informations sur la vie de Kamala et sur le mariage de son frère, mais aussi sur son indépendance et ses envies de liberté, compromises par une mère très autoritaire (et géniale pour nous spectateurs finalement). Après, elle est une adolescente de seize ans, évidemment qu’elle ne fait ce qu’elle veut, même quand il s’agit d’aller à une convention avec son meilleur ami. Et pourtant, le Bruno est bien implanté dans la famille.

Bon, la demande aux parents pour la convention est ensuite exceptionnelle. D’abord, parce que c’est drôle, la mère me faisant rire dans ses réactions bien naturelles, et ensuite, parce que, il faut bien parler de l’évidence : la série enchaîne bien des références à la religion de l’héroïne sans que ça ne soit vu pour autant comme un problème pour qui que ce soit dans la série. Et c’est parfait – c’est même mieux que ce qu’on nous avait proposé pour Diablo dans X-Men 2 et sa foi chrétienne bien ridicule.

Toujours est-il que la mère de Kamala refuse bien sûr que sa fille aille en convention, surtout dans le costume très serré de Captain Marvel. Elle fait pourtant bien des efforts pour faire plaisir à sa fille, surtout quand son fils lui en parle après avoir tenté de consoler sa sœur. Pour aller en convention, Kamala doit donc être chaperonné par son père (normal) déguisé en Hulk (moins normal). Elle-même doit être une hulkette (She-Hulk en avance).

Bien sûr, elle a honte de son père bien rapidement et elle se retrouve à devoir parler à Bruno pour décompresser de tout ça. Là-dessus, il y a un petit manque de cohérence : les parents sont hyper présents dans sa vie, hyper autoritaires, mais elle passe sa soirée à envoyer des SMS à son meilleur ami (passe encore, surtout que j’ai adoré l’esthétique de l’envoi des messages), puis une deuxième soirée sur le toit d’un immeuble avec lui. Le rapprochement entre eux est visible.

Où sont les parents trop protecteurs à ce moment-là ? Je ne sais pas, il fait nuit, c’est bizarre qu’elle soit dehors, non ? Allez, il faut bien que l’épisode se déroule, et elle a fait mal à ses parents en disant qu’elle aurait honte de son père sur place. Cela finit par lui donner l’idée de se rendre en douce à la convention.

C’est clairement la pire idée du monde, mais c’est bien amené dans l’épisode à coups de dessins et de plans farfelus. Elle peut aussi compter sur le génie de Bruno qui a transformé la maison de Kamala en maison connectée plus high tech que Google ne l’a jamais rêvé. Il finira par servir ce Bruno, c’est sûr et certain… mais en attendant, il n’est pas bien convaincu par le plan de Kamala, surtout qu’elle fait tout ça sans pour autant finaliser son costume de Captain Marvel.

Pour y arriver, elle fouille le grenier de la maison où elle retrouve le bracelet amené en début d’épisode par sa mère… Et il est déjà temps pour la série d’enchaîner et d’en arriver à la convention. C’est un peu frustrant car on n’a toujours pas la moindre idée d’où va la série, mais on sait où va Kamala après tout : elle se rend en convention. Tout son plan dérape à chaque étape, de l’excuse donnée aux parents pour s’absenter de table qui n’est pas crédible au vélo laissé dans la rue car le chauffeur de bus démarre en passant par la branche d’arbre à côté de sa chambre qui craque sous son poids.

Malgré tout, Kamala a de la chance : elle parvient à se rendre à la convention et elle a théoriquement une heure pour s’y éclater. La série nous fournit plutôt le contenu d’une journée complète quand on y pense : le temps d’attente à chaque animation est déjà tellement long en vrai. Qu’importe, elle s’éclate et elle se rend au concours de cosplay qu’elle voulait tant faire.

Elle en oublie les gants confectionnés par son meilleur ami, elle en oublie la présence de Zoe sur scène en Captain Marvel elle aussi, et elle… réussit à enfiler le fameux bracelet qui s’ouvre pour eux sans qu’on ne sache trop comment. Quand elle le met, son monde change totalement, puisqu’elle obtient de mystérieux pouvoirs qu’elle ne maîtrise pas du tout.

Au départ, ça se passe plutôt bien, avec un gros succès au concours de cosplay… mais ça tourne vite au désastre quand elle provoque malgré elle un accident (totalement abusé) avec le casque géant d’un Iron Man et le marteau tout aussi géant de Thor. C’est Zoe qui prend très cher et manque de mourir. Par chance, elle est sauvée de justesse par Kamala.

Pas de bol, par contre, ça met clairement fin à la fête, parce que c’est la panique dans la convention quand tout tourne au désastre comme ça, forcément. Kamala et Bruno rentrent malgré tout et, avec une dernière aide de ses nouveaux pouvoirs, Kamala peut rejoindre sa chambre avec près de deux heures de retard, et surtout, donc, avec de nouveaux pouvoirs. Cosmiques.

Difficile de se faire une idée sur ce que la série voudra raconter ensuite et ça manque un brin de cliffhanger, mais le premier épisode est plutôt sympathique en lui-même. Le cliffhanger ? Il arrive post-générique en étant de toute manière assez prévisible : il y avait des caméras partout à la convention, alors quelqu’un la repère sur les réseaux sociaux. Quelqu’un ? C’est un commissariat, on dirait bien, avec une actrice de Orange is the new black et un flic qui a eu l’occasion d’interroger Peter Parker sur la mort d’un méchant vu comme un héros… Et ils veulent retrouver Kamala, évidemment ! Heureusement qu’elle avait un masque…

Bon, il y a au moins quelqu’un pour s’inquiéter des étranges pouvoirs d’une adolescente sur la scène de cette convention, ça me rassure un peu. Non parce que Bruno comme Kamala acceptent hyper rapidement ce qui leur arrive, tout de même.

Ms Marvel (S01)

Synopsis : Kamala Khan est une adolescente comme les autres, sauf qu’elle est fan des Avengers et autres super-héros qui sauvent régulièrement son monde. De là à en devenir une elle-même, bien malgré elle, il n’y a qu’un pas.

Pour commencer, j’ai un peu honte pour deux raisons : j’avais oublié que la série commençait aujourd’hui alors j’ai failli ne pas la regarder ET je n’ai jamais continué les comics après avoir lu un tome ou deux. Pourtant, j’aimais bien les comics. De toute manière, la série s’en éloigne beaucoup, préférant garder le ton et proposer sa propre histoire largement inspirée que proposer une transcription fidèle.

On verra bien ce que ça donnera. De toute manière, moi, il fallait que je sorte de ma panne de série, et je pense que voir celle-ci est un bon début : c’est nouveau, c’est frais, c’est une valeur sûre car le MCU ne me déçoit jamais totalement et je l’ai attendue un moment. Bref, j’ai misé beaucoup dessus en attendant le prochain Thor… J’espère ne pas me planter !

Note moyenne de la saison : 16/20

S01E01 – Generation Why – 16/20
C’est un bon épisode de série qui propose très rapidement son propre ton et son propre univers. L’humour est bon, le rythme rapide. Toutefois, il me manque des enjeux pour du plus long terme et même si j’ai beaucoup aimé ce que je viens de regarder, j’ai l’impression que ça peut tout à fait se suffire à soi-même. À quoi bon continuer alors ? Je le ferai, parce que c’était fun, mais ça manquait vraiment de quelque chose pour une introduction – peut-être d’un meilleur cliffhanger, déjà.
S01E02 – First Mission – 14/20
La série semble soudainement moins ambitieuse dans son esthétique avec ce deuxième épisode qui va toujours à toute allure, mais qui est visuellement plus calme. Les enjeux de la saison se dessinent, mais ils sont parfois noyés au milieu de nombreux messages sociaux qui passent plus ou moins bien. Il y a beaucoup à digérer l’air de rien, sous les allures de série pour ados. Le mélange des genres est sympathique, sans être aussi prenant que je l’aimerais. Pour l’instant, en tout cas.
S01E03 – Her Destiny – 14/20
J’aime bien la série et son rythme, en théorie. En pratique, je trouve que l’on passe d’une étape à l’autre bien trop vite, et c’est souvent dommage. J’aurais préféré une série qui prenne davantage le temps de développer son intrigue, plutôt que fournir autant d’éléments d’un coup. C’est chouette à regarder, mais pas toujours à comprendre. Ou alors, je suis fatigué… mais bon, ce patchwork de thématiques qui ne se répondent pas entre elles, ça donne un déséquilibre constant.
S01E04 – Seeing Red – 15/20
Le rythme est toujours effréné pour la série qui ne parvient décidément pas à décider ce qu’elle veut être. Exit la série ados, voilà un épisode mi-documentaire, mi-film d’action qui n’a plus grand-chose à voir avec le début de la série. C’est loin d’être mauvais et c’est plutôt sympathique à regarder, mais on ne sait jamais à quoi s’attendre quand on commence un épisode – et même d’une scène à l’autre d’ailleurs. Un patchwork, donc, encore et toujours, avec des scènes qui s’enchaînent sans qu’on ne sache toujours pourquoi et des moments qui ne parviennent pas à être dramatiques comme ils devraient l’être car ils sont trop précipités.
S01E05 – Time and Again – 16/20
Les réponses apportées par l’épisode ont l’avantage d’être fluides et d’apporter une conclusion naturelle à une grosse partie de ce qui était présentée durant la saison. Par conséquent, on nous laisse la porte ouverte à du mieux pour le dernier épisode, tandis que celui-ci fonctionne bien mieux en tant qu’unité narrative qui ne disperse pas trop. Et ça change de voir la série ne pas se disperser, et ça fait du bien.
S01E06 – Back to Normal – 18/20
C’est une excellente fin de saison parce que nous sommes délestés du poids de certaines intrigues et qu’on en revient à ce que la série souhaitait faire depuis le début. C’est divertissant et fun, on pardonne plus facilement le manque de subtilité quand c’est comme ça, et ça se termine à peu près comme je le souhaitais. Ce n’est pas pour autant qu’il n’y a pas de surprises en cours de route par contre !

NCIS Hawai’i S01E21 (express)

Épisode 21 – Switchback – 13/20
Les scènes d’action viennent clairement sauver cet épisode qui est autrement assez mou par plein d’aspects. Bon, il y a toutefois un retour que j’aime et une manière de sérialiser la vie des agents qui est tout de même assez agréable, particulièrement quand on rattrape trois épisodes d’un coup. Je suis triste que la fin de saison soit déjà si proche !

Spoilers

Une dispute de couple n’est vraiment pas ce qu’elle semble être quand elle se conclue par la mort d’un militaire qui voulait juste calmer monsieur.

Attendez, mais si la franchise NCIS se met-elle à sérialiser vraiment la vie de ses personnages ? Entre les noms en bas de l’écran qui annoncent le retour d’Enver Gjokaj et Lucy qui raconte sa vie sentimentale à ses collègues – ce qui permet de reparler de Skylar, sa nouvelle rencontre de l’épisode précédent avec qui elle n’arrive pas entrer dans une vraie relation (vraiment, c’est bien écrit) – j’ai eu du mal à en remettre. Chase, la légiste, est également de retour dans l’épisode, et ça ne fait que des bonnes nouvelles à l’approche d’une fin de saison : je me rends compte que j’aime les personnages assez pour être heureux de certains retours qui pourraient me faire ni chaud ni froid.

Ce n’est donc pas le cas avec cet épisode, et c’est plutôt chouette. Bon, sinon, l’épisode nous raconte une altercation de couple qui tourne mal avec le mec qui tue le militaire qui se mêlait de leur dispute par accident. Le problème, c’est que Jesse n’est pas convaincu qu’il s’agit d’un simple accident. Et il a raison : le militaire est mort trop rapidement, le couple de meurtriers est finalement bien trop calme dans sa fuite, réussissant même à échapper aux caméras.

L’enquête mène aussi Jesse et Jane dans un hôtel, mais pas assez loin dans l’hôtel pour mon point de Bingo. Ils sont en effet interceptés par les hommes de Joe. Eh, la surprise reste bonne même après avoir vu le nom d’Enver Gjokaj en début d’épisode. Il était en plus très chouette de le voir galérer tout l’épisode à tenter de reconquérir une Jane qui s’est fait à la vie sans lui. Il faut bien reconnaître que nous aussi, d’ailleurs.

Malgré tout, il parvient à l’emmener dans un avion avec un russe à questionner, ce n’est pas si mal pour un retour. Oui, la série vise bien avec une intrigue sur les russes, c’est vraiment le bon moment pour ça. Sinon, Jane est forcée de laisser ses enfants seuls chez elle pendant un certain temps… et ça nous mène à des scènes où Ernie continue de me taper sur les nerfs. Je crois que je n’aime pas ce personnage, ça devient vraiment définitif après quasiment une saison ?

À l’inverse, j’aime Jane et j’aime Joe. Ce dernier a la bonne idée d’un restaurant pour rattraper le temps perdu, mais elle l’interprète évidemment différemment : elle espère ainsi faire parler son témoin russe pendant le repas, c’est bien plus fun comme ça. Enfin pour elle, pas pour Joe : il ne fait que galérer.

Il faut dire qu’il ne lui donne pas toutes les informations en amont, ce n’est vraiment pas malin de sa part. Cela ne semble pas trop déranger Jane finalement : elle lui propose une nuit d’hôtel malgré tout, avant de procéder à l’échange de prisonniers pour lequel ils sont là.

Autrement, pour en revenir à Hawai’i, la traque continue et permet un bon épisode. C’était décidément un thème pour la franchise en cette fin de saison, mais j’ai vraiment aimé voir la course poursuite entre Anna, la méchante, et Lucy qui tente de l’arrêter comme elle peut. La scène d’action est excellente, une fois de plus. Clairement, l’actrice se défonce chaque semaine pour proposer de bonnes scènes d’action. Ce combat dans le bus est déjà mémorable, je crois ?

A côté, les agents masculins font un peu de la peine à voir à arrêter tout mollement le complice d’Anna là. Non, vraiment, c’est toujours Lucy qui est au cœur de l’action – même quand il s’agit de conduire en assistant à une explosion qui tue Anna et David. C’était bien la peine de nous les vendre si bien comme des personnages extrêmement chouettes et badass. Je suis un peu déçu, je dois bien avouer.

La fin d’épisode se contente donc d’une négociation un peu mollassonne avec des russes qui acceptent finalement un échange de prisonniers. Pas de bol, celui que Jane et Joe récupèrent finit par faire un malaise dans l’avion, et pas le genre de malaise qui lui permettra de survivre. C’est pourtant ce cliffhanger qui lance la fin de saison, donc je me demande de quoi il en retournera. Il y a plein de possibilités, une part de moi espère que ça puisse être lié à l’intrigue de l’anthrax de l’épisode précédent et à la probable pandémie à venir du côté de NCIS. On peut toujours rêver.

En attendant, consolons-nous en nous disant que si Jane passe une mauvaise soirée, elle a eu une bonne nuit avec Joe et le reste des agents est en train de faire la fête avant l’épisode final. C’est toujours ça de pris, non ?

NCIS Hawai’i S01E20 (express)

Épisode 20 – Nightwatch – 17/20
Oula, mais on change totalement d’ambiance avec cet épisode qui prend le temps d’avancer à la fois une enquête intéressante pleine d’action et la vie personnelle d’à peu près toute l’équipe. Il y a dans cet épisode des scènes attendues depuis un moment et de vraies avancées, avec encore et toujours un guest star remarquable. C’est top, tout simplement.

Spoilers

Commander un chauffeur du faux-uber, c’est dangereux à Hawai’i.

J’ai commandé pour la première fois un uber ce week-end, et voilà qu’il faut que je tombe sur cet épisode en ce dimanche soir. Toujours super rassurant de voir ce genre d’épisode avec des coups de feu tirés sans raison, là. J’ai beaucoup aimé l’intrigue cela dit, parce que ça lance une enquête intéressante où le chauffeur est un militaire ensuite en fuite.

L’un de ses passagers est mort, sa passagère est toute aussi absente de la voiture que lui. Reste alors à déterminer quels sont les rôles dans ce meurtre – otage, prisonnier, coupable ? Le pire, c’est encore que Sacks, le militaire, n’avait rien à faire sur l’île à ce moment-là. Du coup, tout le monde laisse tomber son week-end pour se lancer dans une chasse à l’homme.

Là encore, c’est une vraie réussite de l’épisode : il se concentre sur la vie perso de tout le monde, histoire qu’on voit ce qu’il se passe lors des week-ends. J’ai beaucoup aimé l’idée, même si ça ne donne pas grand-chose pour une grosse partie d’entre eux. C’est le printemps en tout cas : après Kai à l’épisode précédent, c’est au tour d’Ernie de draguer sa prof d’art et de Lucy d’avoir un premier rencard.

Bordel, l’écriture de l’épisode est bien foutu pour ça : il est très sympathique de la voir en premier rencard comme si de rien n’était avant d’être à nouveau confrontée par le taf à Whistler – et si possible, Whistler en maillot de bain parce qu’elle fait du surf le dimanche matin à 6h. Et bien sûr, Lucy la lance dans l’enquête, ce qui va bien lui permettre de se culpabiliser sur la suite.

C’est une excellente intrigue qui suit : pour une fois, Whistler est envoyée sur le terrain, seule. Cela se passe mal pour elle car elle se fait dégommer par une nana et qu’elle n’a pas le talent de Lucy au combat. C’est une excellente scène à laquelle on ne s’attendait pas et qui permet ensuite de nous montrer toute l’inquiétude de Lucy pour son ex – et en même temps, son envie de la protéger prend le dessus quand on découvre pour la première fois le boss de Whistler. J’aime juste énormément ce que ça donne pour l’épisode : l’intrigue est prenante car on n’a pas toutes les pièces du puzzle et on passe un bon moment à voir Lucy et Whistler jouer ensemble. Je veux dire, l’alchimie est toujours là quand même.

Pour en revenir à l’enquête, j’ai beaucoup aimé comment elle était menée, avec un mot mal interprété par l’otage à cause de l’accent de la femme qui le forçait à tuer pour elle et qui le trimballait sur toute l’île à la recherche de… Tom Lenk. Quel plaisir de le retrouver à l’écran celui-ci ! C’est toujours un plaisir de voir dans cette série des guests que j’aime bien et de se dire que les acteurs se font probablement des petites vacances à Hawai’i au passage.

Après, je plains un peu son personnage qui en arrive à soupçonner son frère d’avoir engagé quelqu’un pour le tuer – à moins que ce ne soit l’inverse. J’avoue que voir Tom Lenk me met toujours le doute, c’est un acteur qui sait très bien maîtriser les doubles rôles depuis Buffy, tout de même.

Le suspense est intéressant et la scène d’action fonctionne à fond avec une Lucy qui finit par venger Whistler bien malgré elle. Cela confirme aussi qu’elle est bien meilleure dans les chorégraphies de combat, d’ailleurs. Par contre, ça me rend triste de voir que la série veut nous faire gober que Lucy serait laissée toute seule si longtemps face à la tueuse à gage alors que toute son équipe est dans la maison juste à côté. Pourquoi personne ne débarque plus vite, hein ? La scène était chouette en tout cas.

Et bien sûr, elle mène à ce à quoi je m’attendais : Tom Lenk accusé d’être le grand méchant, avec un bon échange de réplique quand il est accusé aussi du meurtre de l’avocat à qui il souhaite parler. C’était efficace, mais pas autant que la confrontation finale entre Lucy et Whistler. En bossant avec le patron de cette dernière, Lucy a découvert que son ex-copine avait refusé une promotion qui l’aurait éloignée d’elle – et l’aurait ramené auprès de Cara, sa copine à elle. C’est gênant comme tout.

La confrontation est super difficile à vivre pour Kate (c’est donc ça son nom ?) parce qu’elle y découvre que Lucy était amoureuse d’elle avant que tout ne soit bêtement gâché. Les actrices ont une alchimie de dingue et un beau talent, ce qui fait que la scène finit par faire son petit effet. C’est rare dans cette franchise d’avoir des scènes émotionnelles du côté des sentiments amoureux. Du coup, c’est déstabilisant et pas suffisant pour vraiment faire pleurer, mais bon, l’effort est apprécié et bienvenu.

C’est frustrant, mais ça fait une belle évolution pour le personnage de Lucy rien qu’au cours de cet épisode. Tous les autres reprennent le week-end comme si de rien n’était et avec des avancées plutôt positives. Lucy, elle, se rend à son rencard avec Skylar après bien des doutes. Et Kai est confronté à son égoïsme : il rappelle finalement l’homme dont il essayait de se débarrasser en début d’épisode maintenant qu’il a pris conscience que sa femme était morte – du covid ? Eh, mignon comme message : il faut s’occuper de ceux qui sont seuls aussi.