Qui se rappelle encore de Russian Doll ?

Salut les sériephiles,

J’espérais avoir le temps de commencer la saison 2 de Russian Doll ce soir, mais à vrai dire, j’ai trop de retard dans plein de séries pour avoir vraiment envie de me lancer dedans. C’est tellement fucked up, en plus, je sais que ça demandera toute ma concentration pour l’apprécier pleinement. Une partie de moi se dit que 3h30/4h, ça se trouve rapidement et que je vais me faire la saison sur une seule soirée… une autre partie de moi se dit que c’est tellement lourd que ça risque de terminer en visionnage étalé sur plus longtemps que ça.

Voir aussi : Mes critiques de Russian Doll (S01)

En attendant, si je ne la commence pas ce soir, c’est aussi parce que le dernier épisode de la série que j’ai vu date du 27 mai… 2019. Trois ans entre deux saisons, c’est extrêmement long, surtout pour une série dont les épisodes sont si courts. La saison 1, je m’en souviens vaguement comme d’une aventure bon délire, à laquelle on ne comprenait pas tout mais qui proposait des personnages attachants.

Et si le dernier épisode semblait conclure la série, voilà donc qu’une suite débarquait sur Netflix aujourd’hui. C’est pourquoi j’ai décidé de me pencher un peu sur la fin de saison 1, pour voir de quoi je me souvenais avant de lancer la deuxième saison. Premier point gênant : je ne me souvenais pas du nom de l’héroïne. Il faut dire que Nadia est particulièrement antipathique sur les premiers épisodes, à faire la fête tout le temps et à être détachée de tout – un sentiment accentué par le problème de la boucle temporelle. Nadia est un personnage qui revit en boucle sa soirée d’anniversaire de ses 36 ans, une soirée qu’elle vit particulièrement mal, même si elle est très entourée. Elle adore son chat et ses amis, mais ça ne semble pas suffisant pour lui donner envie d’être heureuse de sa vie. La boucle temporelle est vécue comme une malédiction dont elle cherche désespérément la cause, en vain. Et ça devenait ennuyeux.

Cela tourne mieux une fois qu’Alan arrive dans la série. Je ne me souvenais pas de son nom non plus, mais lui aussi, il revit constamment sa journée, en essayant de maintenir une routine bien moins éclatée au sol que celle de Nadia. Difficile d’oublier l’introduction du personnage et de sa routine, je n’ai jamais vu un acteur se laver autant les dents. Ceci étant dit, ça fonctionnait plutôt bien et je me souviens même de ce qui le lance dans cette boucle temporelle !

Voir aussi : Et si j’étais coincé dans une boucle temporelle ?

Alors qu’il voulait demander la main de sa petite amie, il s’est rendu compte que celle-ci le trompait ; avec un plan cul de Nadia. Dur à encaisser, mais en plus, il a droit de revivre ce trauma en boucle. Bienvenue en Enfer. Toute sa routine millimétrée part en vrille quand il rencontre Nadia, évidemment, et qu’ils comprennent que pour se sortir de la boucle, ils doivent s’accepter et travailler ensemble.

Ce n’est pas gagné : ils se détestent autant qu’ils aiment se faire l’amour, et plus le temps passe, plus la boucle temporelle semble détériorer tout ce qui arrive autour d’eux. Ainsi, des gens disparaissent, des fruits pourrissent sans raison… on sent que le temps presse. A force de chercher, ils comprennent que s’ils s’étaient parlés la toute première nuit, ils ne seraient probablement pas morts. En effet, Alan s’est suicidé peu de temps après avoir croisé Nadia, qui l’ignorait royalement, alors qu’elle, elle s’est fait renverser par une voiture.

Comprenant enfin tout ça et ayant fait le point sur les traumas qu’ils avaient l’un et l’autre, les deux personnages se donnent rendez-vous une ultime fois… pour mieux comprendre qu’ils ne se reconnaissent pas. Chacun se retrouve dans sa propre timeline et doit convaincre l’autre de l’écouter et de le rejoindre, afin d’éviter sa mort. Ils y parviennent tous les deux grâce aux informations récoltées sur l’autre. Dans une ultime scène cryptique, les personnages se rendaient alors, chacun dans un univers, à la même parade.

De là, l’écran séparé redevenait un seul et même écran, suggérant que les deux personnages reprenaient le cours d’une vie normale… peut-être dans la même timeline ? Franchement, la fin était cryptique, et j’espère que la saison 2 l’éclaircira un tout petit plus. Dans tous les cas, c’est une saison qui m’intrigue et que je sais que je regarderai !

NCIS Hawai’i S01E17 (express)

Épisode 17 – Breach – 15/20
Un épisode tout sympathique, même s’il suit les schémas auxquels je m’attendais et n’arrive pas toujours à me surprendre. La série continue de prouver qu’elle fonctionne, mais elle restera toujours un ersatz de la franchise, même avec toutes les modifications qu’elle y apporte inévitablement. Hâte de trouver le temps pour le crossover maintenant.

Spoilers

Une cyber-attaque menace toute l’île.

L’épisode a commencé par me laisser sceptique face à ce qui était montré, à savoir un incident qui ressemblait à un meurtre tout pépère pour l’équipe du NCIS. Assez vite, pourtant, l’épisode se décentre de cet événement pour nous révéler qu’il est bien plus ambitieux que ça encore : il y a une cyberattaque qui se prépare sur l’ensemble d’Hawai’i et cet accident n’était jamais qu’un avertissement de ce qui risquait d’arriver.

Ma foi, c’est efficace comme idée, mais ça l’est même presque trop : ça correspondrait davantage à ce qu’on attend comme intrigue pour une fin de saison ou un gros crossover, surtout lorsqu’un des agents se fait kidnapper en pleine rue. Une fois de plus, Lucy prend un peu cher niveau confiance en elle parce qu’elle ne peut pas faire grand-chose pour venir en aide à son ami. J’étais content de la voir réussir à le sauver d’une balle qui l’aurait tué en fin d’épisode, car sans ça, elle aurait encore été bien dépourvue d’une utilité au NCIS.

Ceci étant dit, ce kidnapping permet au NCIS de collaborer une fois de plus avec Whistler. Cela devient lassant de voir les scénaristes trouver un milliard d’excuses pour justifier la présence de la blonde, mais au moins, j’ai aimé qu’ils prennent le temps de souligner le ridicule de la situation en faisant en sorte que Lucy elle-même le remarque. De toute manière, il était temps pour les deux femmes d’en arriver aux scènes de réconciliations attendues.

Pour que cela puisse se faire, il fallait en arriver à un moment où Lucy lui demande de s’excuser, parce que ça n’avait pas encore été fait. Que ça se fasse après l’aveu qu’elle ne veut pas le faire car ça signifierait la fin de leur relation ouvre très clairement la porte à une suite pour ces deux personnages. Je ne vais pas mentir : j’ai hâte de voir comment elles vont se remettre ensemble, même si j’ai toujours peur que ce soit pour de la courte durée. Elle finira bien par être méchante ou anti-NCIS d’une manière ou d’une autre.

En attendant, on se consacre donc à une cyber-attaque dont je peine à voir la crédibilité : toute l’électricité de l’île d’Hawai’i ? Tout son système hydraulique ? C’est forcément couvert et protégé bien plus que ne le laisse entendre cet épisode qui suggère qu’il n’y a pas de système de sécurité ou de générateur pour les locaux du NCIS. Genre, une agence fédérale tout de même – sur un bateau si j’ai bien compris d’ailleurs ? Même les portes fonctionnent à l’électricité, faudrait voir à pas déconner ? Ils arrivent tout de même à aller et venir en cas de panne de courant, c’est déjà positif, au moins.

Pour le reste, l’épisode manquait un peu d’action à mon goût. J’ai pris l’habitude des grosses scènes de combat et là les moments de kidnapping et d’enlèvement étaient tout planplan en comparaison. Même le grand méchant qui finit par tomber tombe sans grand rebondissement. Genre, un agent qui sort de nulle part et lui tombe dessus, ce n’est pas un combat mémorable.

Ce doit l’être un peu tout de même : j’écris cette critique après une semaine, donc je fais à partir de mes souvenirs. C’est ce qui explique qu’elle soit si décousue et finalement si peu complète : voilà ce que j’en ai retenu. Ca et Jane qui s’affirme une fois de plus comme une cheffe d’agence par laquelle il est normal de passer quand il s’agit de traiter avec ses hommes. Bref, un épisode pas dingue, surtout après celui sur les pirates ; mais pas mauvais non plus.

NCIS Hawai’i S01E16 (express)

Épisode 16 – Monsters – 14/20
On est sur un épisode beaucoup plus classique bien sûr, mais il fonctionne malgré tout plutôt bien dans sa manière de développer les personnages et les interactions entre tous. L’air de rien, il prend en effet le temps de s’intéresser à tout le monde, tout en menant une enquête qui fonctionne bien. Je n’en demande pas plus, j’ai eu tout ce que je voulais avec cet épisode.

Spoilers

Un tueur à gage tue des agents du FBI avant de se ramener à Hawai’i.

Je ne sais pas trop par où commencer la critique de cet épisode : il est difficile d’ignorer la première scène qui nous présente des agents du FBI qui agissent exactement comme tous les personnages de la série, mais se font tuer en deux secondes là où nos héros s’en sortent toujours à merveille. Au moins, ça a le double avantage de nous présenter le méchant de l’épisode, un tueur à gage donc, et de nous justifier la présence de Whistler dans l’épisode, encore une fois.

Même Lucy est saoulée par son omniprésence qui ne paraît pas bien logique et la souligne, c’est dire… Mais moi, j’aime vraiment la voir fonctionner en duo avec Jane depuis quelques épisodes, alors je suis plutôt content de voir ce que donne cet épisode. Concrètement, ça permet de voir aussi le couple Lucy/Whistler se réconcilier lentement, l’air de rien. Elles se remettront ensemble avant que Whistler soit tuée ou devienne méchante, ou les deux. J’espère toujours me tromper, mais je trouve que la saison est écrite comme ça, c’est plus fort que moi.

L’intrigue de la semaine se concentre autrement beaucoup sur le personnage de Kai. Une fois de plus, cela permet de souligner ses daddy issues. Il est de nouveau question de cuisine dans son travail car il doit passer sous couverture (ça se fait toujours si vite) dans un restaurant hawaien. C’est plutôt facile de se faire embaucher quand on a un père avec des connexions dans tous les restaurants, apparemment, et Kai fait des miracles en cuisine.

Un homme parfait, donc. Il tape clairement dans l’œil de sa cheffe en cuisine, d’ailleurs, mais le flirt reste à la surface sans jamais aller plus loin car il la soupçonne d’être une méchante. Finalement, elle n’est que la fille d’un tueur à gages et moi, je n’ai pas réussi à savoir pourquoi son visage me disait tant quelque chose. En vrai, j’aimerais qu’on puisse la revoir dans d’autres épisodes, car je trouve que ça permettait de dessiner un couple sympa pour Kai. Quant à la mission sous couverture, elle fonctionnait bien.

De son côté, Jesse se prend encore des coups dans cet épisode, avec un accident de voiture assez impressionnant en cours de route, mais bon, rien de bien grave, je vous rassure, c’est vite expédié et oublié par l’épisode. D’ailleurs, vite expédié et oublié, c’est probablement ce qui arrivera avec mes souvenirs de cet épisode. J’ai beau y réfléchir, je ne vois pas de scène qui restera vraiment marquante sur du plus long terme.

Peut-être que le plus important à retenir pour ça vient du côté de Jane lorsqu’elle découvre que son fils est accepté dans une grande université, mais que l’université en question n’est pas à Hawai’i. Forcément. Cela ne pouvait qu’arriver vu comment on nous présente le gamin depuis le début de la série. La sœur est beaucoup oubliée pour l’instant, mais lui a quelques intrigues tout de même.

Bref, il ne souhaite pas parler de son admission à ses parents par peur de les voir flipper, et la suite de l’épisode lui donne raison parce que le père refuse catégoriquement de voir son fils s’en aller. Jane, plus modérée, parvient à le calmer bien sûr. La suite au prochain épisode, probablement, car Alex ne prend pas de décision à la fin de cet épisode. Le mystère demeure entier quant à son avenir…

Mais l’air de rien, chaque personnage a eu son petit moment dans l’épisode et l’occasion de développer à la fois le pro et le perso – si on considère l’amitié Jesse/Lucy comme du perso en tout cas. Bon, bien sûr, il reste le génie de l’informatique, mais bon, je ne l’aime pas trop à vrai dire, alors ça ne m’a pas dérangé qu’on ne le développe pas outre mesure. Comme d’hab, en fait.

NCIS Hawai’i S01E15 (express)

Épisode 15 – Pirates – 15/20
Un épisode qui fonctionne mieux que ce que j’imaginais au premier abord grâce à son rythme et sa volonté de tout faire vite et bien. Il y a quelques scènes qui prêtent à sourire vu le contexte, mais dans l’ensemble, c’est cohérent et efficace comme manière de nous présenter les choses. Cela fait du bien d’avoir ce type d’intrigue pour la série, ça développe certains personnages et certaines relations tout en cassant la routine. J’approuve.

Spoilers

Jesse est pris en otage par des pirates lors d’une expédition en mer avec sa fille et ses camarades.

J’ai eu très peur au début de cet épisode : le titre ne me disait rien qui vaille et je sentais la structure que je déteste en mode « 24h plus tôt ». Ce n’est finalement pas du tout ce que nous obtenons dans cet épisode : bien au contraire, même. L’épisode ne perd pas de temps à mettre en place son intrigue. Je ne suis même pas sûr que je me souvenais du fait que Jesse avait une fille, mais ça ne met pas longtemps à être réintroduit et, partant de là, on comprend vite où ils veulent en venir : une intrigue un peu plus complexe où Jane fait ce qu’elle peut pour retrouver son collègue.

Il y a quelques aberrations en début d’épisode, c’est sûr, notamment quand Jesse se débarrasse de son portable, mais dans l’ensemble, c’est efficace comme mise en place d’intrigue. Et alors que je m’attendais à tout un épisode sur le bateau avec Jane et le NCIS partant à la recherche de Jesse, j’avoue que je me suis retrouvé vachement surpris quand il est révélé très tôt que la femme bien gentille les accueillant sur le bateau n’est évidemment pas une victime mais la cheffe des pirates.

C’est tout le temps comme ça dans les séries, que ce soit pour des pirates ou des prises d’otage, donc ça ne peut pas me surprendre de voir ce genre de twist, mais je ne m’attendais pas à ce que ça se passe si vite et que Jesse passe par-dessus bord. Là-dessus, ils réussissent donc plutôt très bien à surprendre et mener leur intrigue vers autre chose, avec toujours un petit côté LOST inévitable quand Jesse arrive sur une île déserte.

J’aime malgré tout toute son intrigue, même si j’aurais aimé que ça traîne sur deux ou trois épisodes : je pense que ça aurait pu être sympa de développer cette intrigue sur plusieurs épisodes, et ça aurait pu passer mieux : là, il y a des moments qui ne sont pas franchement réussis quand on le voit être capable de se faire un bandage sur une blessure pare-balles avec juste une petite feuille récupérée dans la jungle.

Vraiment, ça ressemblait à du LOST, et c’était gros. Je veux bien qu’il soit entraîné comme un militaire, mais tout de même, il y a des limites. Malgré tout, j’ai bien aimé le rythme et l’enchaînement de l’épisode, même si la fille est sacrément conne à hurler « papa » quand elle le voit finalement alors que son père lui avait demandé explicitement de se taire. M’enfin, bon, admettons.

Les scènes d’action sont toujours efficaces, Jesse continue de courir à travers la jungle et de mettre KO les méchants, et il finit par libérer les otages peu importants. Oui, il y en a des plus importants : un gamin dont la famille est richissime et la fille de Jesse.

Jesse prend le risque d’un bluff qui n’a aucun sens quand on voit que sa fille est en danger, mais c’est tout de même efficace. Il réussit à la faire s’enfuir et sa fille semble n’avoir aucun remords à se barrer en courant sans l’aider. Putain, ça fait plaisir de voir des gamins bien élevés qui écoutent ce que disent les parents et font pas trop de merde pour le reste de l’épisode.

Jesse s’en sort finalement indemne (ou presque) grâce à l’arrivée sur place. Va falloir m’expliquer comment ils retrouvent si vite Jesse dans la jungle, mais bon, ce n’est pas grave, l’essentiel, c’est que l’épisode avance vite. Avant d’en arriver là, on suit bien sûr tout ce qu’il se passe au NCIS aussi. J’aime beaucoup voir le fait que les scénaristes n’oublient pas la peur de l’eau de Lucy qui se développe en un détail qui a son importance. Elle surmonte sa peur de l’eau pour Jesse, de même qu’elle surmonte ses difficultés avec Whistler, acceptant de bosser avec pour retrouver son collègue préféré. Bon, d’accord, c’est le minimum, mais ça fonctionne tout de même bien de voir tout ça, c’est plaisant.

Whistler continue aussi d’être développée grâce à ça. Elle arrache un « merci » à Lucy en fin d’épisode et continue de passer beaucoup de temps loin du FBI et proche du NCIS. Je continue de me méfier d’elle, mais j’aime bien la relation qu’elle développe avec Jane, ça donne un côté tutrice/élève qui fonctionne bien. Pour en revenir à nos moutons, est-ce que j’ai pété un câble en voyant Kai donner son arme mais pas son gilet pare-balle à Jesse ? Evidemment. Cela n’avait absolument aucun sens.

De toute manière, on approchait de la fin de l’épisode, alors c’est sans trop de surprise que la pirate finissait par se rendre sans résister plus que ça. Le gamin retrouve sa mère qui n’a pas coopéré assez vite et a fait perdre un temps précieux à toute l’équipe (mais ce n’est pas grave, elle avait juste peur voyons), et tout est bien qui finit bien entre Jesse et ses collègues, Jesse et sa fille, Jesse et sa fe… ah non, sa femme reste aux abonnés absents pour le moment, personne ne s’est donné la peine de la caster comme elle était soi-disant en randonnée quelque part.