NCIS Hawai’i S01E06 (express)

Épisode 6 – The TOurist – 14/20
Une fois n’est pas coutume, la série sait se trouver les meilleurs guests… mais l’épisode en lui-même est plutôt creux par rapport à d’autres. J’ai plus eu l’impression que les scénaristes plantaient des graines pour la suite de la saison, que ce soit du côté des personnages comme des intrigues. Il faudra voir les conséquences de l’épisode sur du plus long terme, donc.

Spoilers

Une touriste est enlevée lors de sa lune de miel. Comme il s’agit de la femme d’un militaire, le NCIS est appelé pour mener l’enquête.

Bien que beaucoup moins prenant que l’épisode précédent, j’ai bien aimé suivre celui-ci car il avait à nouveau un guest que j’aime beaucoup : Titus Makin. Il va juste falloir m’expliquer, en revanche, la raison qui le pousse à quitter The Rookie si c’est pour se retrouver à choper des petits jobs de guests parfaitement oubliables dans des séries procédurales de petite envergure. Vraiment, c’est incompréhensible. On va dire que c’est tant pis pour lui ?

L’épisode était plutôt sympathique du point de vue de l’enquête, avec une influenceuse qui n’est pas exactement ce qu’elle prétend être, mais juste une agent de la CIA sous couverture. En revanche, j’ai trouvé que ça manquait un peu de contextualisation et d’explications parfois, que ce soit avec Jane qui nous sort un passé d’agent CIA elle aussi (ça promet les épisodes flashbacks) ou le type retrouvé mort sur le bateau. On sait ce qu’il s’est passé, mais ça aurait pu être mieux amené. Après, le pire reste à mes yeux la scène de l’enlèvement… où il est clair dès le départ que ce n’est pas un enlèvement ? 

Je veux dire, je me suis dit immédiatement que ça n’en était pas un… mais alors les agents du NCIS qui ont la vidéo en HD 4k plus ultra là, ils ne voient pas qu’elle est en train de suivre très volontairement le type avant de se mettre « dans l’optique qu’elle le connait déjà ». Bordel ! Le plan ne laisse que peu de doute quand on le voit à ce moment-là. Il y avait à mon sens une grosse incohérence dans la manière dont c’était filmé et montré, et c’est fort dommage. Ce n’est jamais qu’un détail de l’épisode toutefois, et j’ai envie de laisser le bénéfice du doute à la série.

Les développements des personnages fonctionnent plutôt bien, avec Kai qui découvre le passé de Jane et le geek dont j’ai à nouveau oublié le nom qui sert toujours aussi bien l’humour de la série. Bien sûr, côté développement, il fallait surtout s’intéresser à Jane et sa famille ici, avec sa… je ne sais pas ? Elle l’appelle « Tante » devant ses enfants qui semblent en faire autant, mais du coup, je n’ai pas réussi à déterminer si elle était censée être sa soeur ou sa tante. Une chose est sûre, elles sont de la même famille et ont bossé ensemble pour la CIA.

Et alors que tout semble indiquer que la tante pourra reprendre son rôle de babysitter dans d’autres épisodes, surtout que c’était étrange de la voir débarquer et se plaindre de ses étudiants comme si elle avait toujours été là, CBS a indiqué que l’actrice n’était qu’une guest-star. Elle vole vraiment l’épisode, pourtant, avec une intrigue de son passé qui pourrait parfaitement avoir son rôle à jouer dans la suite de cette saison. Je ne sais pas, j’ai aimé son personnage et sa relation avec Jane. Je pense qu’il y aurait moyen de la voir revenir.

À l’inverse, j’ai toujours du mal à voir ce que les scénaristes souhaitent faire de Whistler. La copine de Lucy est de retour, mais toujours pas pour être vraiment en couple avec. Cette fois, elles ne se draguent même plus vraiment, à part peut-être quand Lucy la demande en rencard pour tenter de détourner son attention… Je préfère presque ça, sauf que la fin d’épisode où Whistler jalouse la situation professionnelle de Lucy nous explique que non, ça ne sera pas que ça leur relation.

En attendant, Whistler est toujours là pour empêcher de tourner en rond les agents du NCIS et je trouve ça sympa de voir ce spin-off prendre autant de temps à nous montrer la hiérarchie et la bureaucratie derrière les insignes des agents fédéraux. Ca se tire dans les pattes en permanence et à presque tous les épisodes dans ce spin-off, c’est surprenant. 

Dans l’ensemble, j’ai ainsi passé un bon moment devant l’épisode et, à vrai dire, s’il est tout à fait ce que j’en attendais, je l’ai trouvé meilleur que celui de la série-mère de cette semaine…

 

Walker – S02E02 (express)

Épisode 2 – The One Who Got Away – 17/20
À la lumière des news concernant le casting de la série, cet épisode fait particulièrement mal car il nous montre bien à quel point l’un de ses personnages est essentiel à la série. Pourtant, ce personnage s’apprête à la quitter… Et je me demande comment les scénaristes vont s’en remettre ! En attendant, c’est un épisode plutôt réussi qui s’éloigne de certains fils rouges ouverts la semaine dernière, ce qui n’est pas dérangeant en début de saison.

Spoilers

Micki est rattrapée par son passé en pleine mission sous couverture.

Bon, d’accord, je n’avais pas tout capté au flashback de la semaine dernière depuis mon train et mon petit écran de portable : Micki se retrouve à faire face à l’un de ses ex alors qu’elle est sous couverture. Contre toute attente, celui-ci ne balance pas Micki, voyant dans la présence de cette ex une opportunité de sortir des sales affaires dans lesquelles il est avec Serano. Son but est d’obtenir un deal pour avoir l’immunité, et il arrive assez vite à avoir au moins la confiance de Micki.

Il faut dire que son passé sorti de nulle part est assez chargé, parce qu’elle a failli se fiancer avec le type tout de même. Soit. J’aime bien voir Micki sous couverture, surtout qu’elle a un look toujours aussi fou. Par contre, vraiment et au risque de me répéter, cet épisode prouve à quel point Micki est un personnage central de la série.

Elle a les meilleures répliques et, ici, la meilleure intrigue, même si on fait difficilement plus cliché que ce passé avec un criminel. J’ai aimé que les scènes permettent finalement de régler plusieurs points qui restaient sans conclusion dans le premier épisode, notamment en ce qui concerne Cordell et le capitaine. Les voir évoquer ensemble les suspicions sur Cordell qui était visé par le sniper, il était temps que ça se fasse ! Dans le même genre, ça développe bien le personnage de Micki et toute l’enquête finit par mener à la réapparition de la DA Davidson.

Je tiens à souligner à quel point celle-ci est un bon ajout au casting. Déjà, ça nous fait une femme de plus, et ce n’est jamais en trop dans ce genre de série incapable de passer le Bechdel Test. Ensuite, son inquiétude pour Cordell est hyper visible, donc ça rajoute une tension amoureuse pour le futur qui est bien plus appréciable que celles que Walker a pu avoir jusqu’ici. Concrètement, j’ai aimé la voir remettre Liam à sa place à chaque fois en prenant la défense de Cordell et Micki alors qu’il était évident que n’importe quel bon DA ne ferait PAS ça.

Dans l’ensemble, c’est efficace pour faire avancer l’épisode, par contre, avec Cordell qui continue de faire confiance à Micki quoiqu’il arrive et le duo de partenaires qui s’en sort bien dans toutes les situations. Les scènes d’action sont prenantes tout au long de l’épisode, notamment avec l’incendie. On nous montre une fois de plus que le duo est excellent. Là où l’épisode marque vraiment tous les points, en revanche, c’est dans son fil rouge avec Serano qui fait un méchant d’envergure intéressante pour la série.

Bien sûr, il est arrêté en fin d’épisode, mais la promesse de son retour dans la série fonctionne très bien. Il est passé à ça de nous assassiner Cordell après tout, et il y a toujours cette intrigue de caméras planquées chez les Walker pour nous tenir intrigués. La meilleure partie de l’épisode reste bien sûr le personnage de Garrison et sa relation avec Micki. Les deux ex se chamaillent tout l’épisode et, franchement, elle a plus d’alchimie avec lui qu’avec Trey. Il faut dire qu’il est plus dans son game, hein.

J’aime beaucoup Trey, mais le faire devenir coach sportif, ce n’était pas tout à fait ça pour qu’il reste crédible dans son couple avec Micki. Franchement, on le suit durant tout l’épisode en train de s’inquiéter pour elle alors qu’il… surveille la colle de Stella, August, le fils Davidson dont je ne retiens pas le nom et… Todd ? Qu’est-ce qu’il fout là, lui ? C’est vraiment parce qu’il fallait quelqu’un en duo avec August, franchement.

Bien sûr, pour tenter de rendre ça intéressant, les scénaristes réfléchissent à une punition quelque peu différente, mise en place par Trey. La notion de punition chez Trey ? Une sorte d’escape game avec une clé à retrouver dans un vestiaire où les ados sont enfermés (mais où la porte menant à l’extérieur est ouverte ?).

Oui, la solution de Trey consiste à mettre Stella et l’ado avec qui elle est en conflit depuis plus d’une semaine dans le même vestiaire. Humph, je ne sais pas, les enfermer ne me paraît pas la meilleure des idées, même si c’est cool ce côté escape game. Cela se passe mieux pour Todd et August. Je ne sais pas trop l’intérêt d’insister autant sur le personnage de Todd dans l’épisode, entre les comparaisons avec le Breakfast Club et ça, mais il est plutôt cool comme perso. Pas sûr qu’il puisse avoir un rôle à jouer pour la suite.

En tout cas, cette partie de l’intrigue au lycée était super chiante. C’était assez long pour qu’on ne se coltine pas les grands-parents Walker, au moins, mais voir Stella et sa Némésis faire la paix et tomber dans la relation prévisible de flirt aussi vite, c’était tout sauf nécessaire. Le coup du cheval blessé en fin d’épisode, c’était d’un naze ! J’espère que c’était une intrigue pour rien.

Ce qui n’est pas une intrigue pour rien, en revanche, c’est que Micki ne cherche pas à rentrer chez elle en fin d’épisode, parce que sa mission sous couverture est bien plus bouleversante qu’elle ne l’envisageait. Alors que Garrison accuse assez logiquement Spider, celui avec qui Micki flirtait la semaine passée, d’être le sniper qui a failli tuer Cordell, Micki se rend compte, un brin trop tard, que Garrison était présent dans le bar lorsque Spider est mort. C’est une bonne idée de la part des scénaristes et tout est écrit de manière cohérente.

Je me doutais bien que Garrison se proposant pour être sous couverture était une mauvaise idée, mais je ne pensais pas que ça le serait à ce point : il ne met pas longtemps à devoir trahir Micki lorsque Serano se rend compte que Garrison est un traître. Finalement, Garrison fait son choix et reste un personnage fidèle à Micki : il manque par trois fois de tuer Cordell alors qu’il est en position rêvée pour le faire, faisant même un décompte pour celle-ci.

On sent que la série va partir en vrille et elle le fait de la meilleure des manières, avec Micki qui sauve de justesse Cordell en poussant Garrison dans le vide. Et comme ce n’est pas encore assez dramatique, elle parvient à le tenir à bout de bras suffisamment longtemps pour que ce soit une véritable torture de le voir mourir. Oui, Micki sauve Cordell en tuant son ex, mais la mort n’est certainement pas ce qu’elle visait pour lui. Lindsay Morgan fait un travail toujours aussi fabuleux quand elle perd un de ses love interest, et… merde, je sens que les scénaristes tiennent là l’intrigue qui va faire que Micki demande à prendre du recul, histoire que l’actrice puisse disparaître comme prévu de la suite de cette saison 2.

C’est franchement dommage quand cet épisode confirme tout le talent de l’actrice et l’ingéniosité de ce personnage.


Walker – S02E01 (express)

Épisode 1 – They Started it – 15/20
C’est un titre d’épisode digne d’une cour de maternelles que proposent les scénaristes en ce début de saison… et si je suis parfaitement honnête, l’intrigue de cette saison 2 semble être à peu près de ce niveau-là. Cela dit, ça pimente la vie très calme des Walker, alors il faudra voir ce que ça donne sur du plus long terme, même si on tombe dans certains clichés de la saison 2 qu’on aurait pu éviter facilement.

Spoilers

Micki est sous couverture tandis que les Walker retrouvent d’anciens voisins en nouveaux voisins.

 

Commençons tout de suite par : WTF ? Ils ont littéralement ignoré leur cliffhanger pendant quasiment tout l’épisode en ne nous le casant que pour une petite scène de rien du tout, je trouve ça super perturbant comme concept. J’espère que ça reviendra assez vite sur le devant de la scène, car on sait que c’est là. Il y a fort à parier que ça resurgisse du côté de la couverture de Micki qui est la première intrigue dont je vais parler dans cette critique.

En effet, je trouve ça plutôt bien amené dans la série… mais pas du tout au sein de cette nouvelle saison. Micki reste en périphérie pendant une énorme partie de l’épisode, sans avoir forcément les scènes que j’aurais voulu voir. Sa couverture, c’est juste elle en un peu plus rebelle, ce qu’elle était déjà beaucoup en ranger. Cela fait toujours plaisir de la voir bien maquillée, mais à part ça, je n’ai pas trop accroché à son intrigue de flirt sous couverture.

J’aime assez que l’on observe déjà sur son copain les effets de cette mission. Comme Cordell a eu du mal à revenir, on comprend que Micki est en train de passer à côté d’une partie de sa vie pour le boulot. Oui, ils étaient sur le point de se marier, oui, elle l’aime toujours, mais je ne sais pas comment il va supporter de savoir que la couverture va la mener à flirter vraiment avec un beau gosse de plus, en plus de Cordell avec qui elle a une relation qui peut déjà susciter des jalousies, j’imagine.

Je vois peut-être un peu loin dans le cliffhanger en écrivant tout ça, j’espère me tromper, mais il me paraît évident que les scénaristes veulent faire durer autant que possible la couverture de Micki. Pourtant, ce début de saison la met déjà à mal : elle néglige sa relation amoureuse, elle oublie de faire des rapports à son chef et elle manque de se faire griller à deux reprises, parce que les hommes de sa vie sont toujours aussi cons. Une fois de plus, cet épisode ne passe pas le Bechdel Test d’ailleurs, que d’hommes dans sa vie, pas une femme à qui donner la réplique de tout l’épisode ? Il y a de l’abus. Et pourtant, j’ai aimé la scène dans le bar, qui finit par le type qu’elle filait sur le toit d’une voiture, et celle de combat avec Cordell. Nous avions de bons moments à se mettre sous la dent, et heureusement.

Heureusement, parce que l’arrivée des nouveaux voisins, ça m’a moins botté. Du côté des vieux, c’était comme l’an dernier super plat de voir la nouvelle voisine se rappeler à leur bon souvenir. Eh, on se serait cru dans une cour de maternelle à les voir s’envoyer des piques comme ça, ça ne menait nulle part.

Du côté des ados écervelés, eh bien, ce ne fut pas un plaisir de retrouver August et Stella, à part peut-être ce « now what did I do ? » qui m’aura bien fait rire tant il était réaliste. Les ados rencontrent le nouveau voisin sur le parking du lycée sans savoir qui il est, alors que nous avions tous deviné dès son entrée en scène de qui il s’agissait. Ce n’était pas bien discret comme manière de faire. Le voisin est donc un ado lui aussi et il s’embrouille rapidement avec les Walker qu’il ne connaît que de réputation – et de mauvaise réputation en plus.

August qui lui fout un coup de poing ? J’ai sursauté, parce que ça sortait de nulle part ? Autant de Stella, c’était cohérent avec le personnage, autant August n’a jamais été si impulsif l’an dernier. La baston n’était après qu’un prétexte à leur faire découvrir l’identité de Davidson junior et des nouveaux voisins. J’ai principalement aimé le fait qu’elle permettait d’introduire de manière plus drôle la mère de cet ado, qui s’inscrit comme le genre d’antagoniste que j’aime dès ses premières secondes dans l’épisode.

S’il était maladroit d’avoir Cordell se souvenant de l’incendie avant même d’apprendre le retour des Davidson dans sa vie, j’ai trouvé très marrant qu’elle remplace Liam à son poste et que son mari soit si cassant avec Liam. J’ai tellement ri quand il a été question des élections ! Et puis, j’adore l’acteur choisi pour interpréter son mari, même si le personnage a tout du gros con dès qu’il ouvre la bouche. Il faudra voir à quoi il sert à long terme, parce que c’était presque redondant d’en arriver déjà à une bagarre entre Liam et lui.

En tout cas, tout comme Cordell, la nouvelle voisine se retrouve à devoir jouer les arbitres durant tout l’épisode et à arrondir les angles. Cela fonctionne plutôt bien et est drôle à suivre, en faisant instantanément un personnage que l’on peut aimer (pour mieux la détester plus tard, je pense). C’est sincèrement une grosse ficelle d’introduire un personnage de cette manière, en insistant en plus sur un autre mystère surgi du passé familial Walker, mais les facilités scénaristiques existent pour une bonne raison j’imagine : elles permettent des intrigues auxquelles on accroche bien vite.

Autrement dit, ce début de saison est plutôt engageant et bien parti pour redresser un peu le niveau. La série restera très moyenne, mais ça ne l’empêchera pas d’être divertissante.

 

 


NCIS Hawai’i S01E05 (express)

Épisode 5 – Gaijin – 16/20
Cet épisode prouve une fois de plus l’importance que peuvent avoir les guest-stars sur une production pour raviver mon intérêt face à une intrigue plus que classique. Pour le reste, on sent que la série a trouvé son équilibre et les dynamiques qu’elle voulait instaurer entre ses personnages. C’est ainsi un épisode divertissant, qui propose tout ce que j’attendais de lui, et un peu plus encore.

Spoilers

Une soirée karaoké tourne mal quand un militaire japonais est retrouvé mort – assassiné de la même manière que sa petite-amie un an plus tôt.

Je sais, je suis un public facile, mais franchement, entre le karaoké du début d’épisode (c’est toujours une bonne idée de proposer du karaoké) et la liste des guests qui commençait par Enver Gjokaj puis Madeline Zima, il aurait fallu que cet épisode soit vraiment écrit avec les pieds pour qu’il ne me plaise pas. Ce ne fut pas le cas, heureusement.

Bien sûr, l’intrigue n’a rien de vraiment révolutionnaire et elle confirme même un problème que je soupçonnais dès le départ, avec Hawai’i qui limite tout de même les possibilités d’enquête du NCIS. Aujourd’hui, l’équipe enquête donc sur le meurtre d’un officier qui n’est pas américain, parce qu’il serait abusé d’avoir toujours des militaires américains morts sur une petite île. C’est une bonne idée, car la dimension géopolitique peut s’avérer intéressante… mais c’est aussi bâclé au sein de l’épisode.

Celui-ci est largement sauvé par une Madeline Zima au top de sa forme et de ses performances en tant qu’actrice. Je ne me lasse jamais de son jeu et de ses rôles toujours très originaux, tout en étant ressemblant. La voir en psychopathe qui ne ressent aucune émotion, ça semblait effectivement fait pour elle et elle s’en tire à merveille. Elle m’a captivé durant toutes ses scènes, me faisant presque regretter que les scénaristes ne lui en fournissent pas plus.

Clairement, son personnage (celui de la colocataire accusée à tort) est le plus remarquable de l’épisode, et tant pis pour le casting habituel. Aucun ne semble faire le poids face à son jeu, ce qui me pose presque problème pour la série de manière globale. Jane est particulièrement loin d’être au niveau en face d’elle, avec une performance un brin robotique… Dommage.

Si Madeline Zima était une coupable idéale, les scénaristes font le choix de rendre coupable des meurtres un autre personnage. C’est plutôt une bonne chose, car je l’imaginais être coupable – mais pas meurtrière pour autant ; je la voyais bien avoir employé quelqu’un pour faire le sale boulot à sa place. J’ai adoré son personnage et le rebondissement de la voir sous couverture à la fin, même si c’était simpliste dans l’écriture.

On est devant NCIS après tout ! D’ailleurs, la série nous embauche enfin un médecin légiste, et je tiens à dire que j’ai adoré sa scène. J’espère qu’on aura l’occasion de la revoir, car elle était plutôt marrante et avait de bonnes répliques. Le duo avec Lucy était efficace et plaisant à suivre, c’est une bonne chose. D’ailleurs, Lucy a droit à son développement cette semaine aussi, avec une haine de karaoké bien compréhensible quand on l’entend finalement chanter en fin d’épisode. Si j’ai bien aimé ce moment où toute l’équipe s’éclate ensemble – et nous prouve que ça y est, Kai s’est intégré au groupe parce que ça fait plus de quatre épisodes – j’ai détesté voir ses collègues s’empresser de la traîner à une soirée karaoké quand elle dit qu’elle déteste ça.

Je ne comprends pas ce délire des scénaristes de vouloir nous faire croire que c’est cool de forcer ses collègues à faire des trucs qu’ils disent détester. Ce n’est pas bien nouveau, particulièrement dans cette franchise, mais ça me déçoit toujours. Et comme en plus c’est l’un des rares trucs à se mettre sous la dent du côté vie privée des personnages cette semaine, c’était un peu odieux. Les scénaristes ne laissent pas beaucoup de place pour que ça se développe, rendant encore plus artificielle la scène finale.

C’est également en fin d’épisode qu’on a autre chose à se mettre sous la dent : Enver Gjokaj est de retour dans l’épisode et il est plutôt marrant de le voir squatter l’équipe pendant toute l’enquête. Inévitablement, ça se termine à nouveau en jeu de pouvoir et flirt avec Jane et inévitablement, il finit par l’inviter à dîner… mais celle-ci refuse. Allez, hop, j’accepte de shipper, parce que je crois qu’Enver Gjokaj pourrait être shippé avec n’importe qui ou n’importe quoi, il a de l’alchimie avec tout le monde. Vraiment.

Les raisons du refus de Jane ? J’ai bien aimé, même si là aussi, ça paraît artificiel – et ça ne durera pas éternellement. Elle ne veut pas avoir à faire face aux regards et aux médisances des autres qui apprendraient qu’elle sort avec un haut gradé militaire alors qu’elle est la première femme à ce poste. Je peux la comprendre, ça fait vraiment promotion canapé, même si ce n’est pas le cas. Et t’as pas forcément envie de vivre ça. En plus, bon, mélanger vie pro et vie privée, ce n’est pas toujours évident. M’enfin… Elle a clairement envie de lui, et inversement, alors c’est uniquement parce que nous sommes en début de série que leur couple est voué à l’échec.

Ce n’est qu’une affaire d’épisodes. Affaire à suivre. Mon dieu, un fil rouge dans une série de la franchise NCIS ?