The Falcon and the Winter Soldier – S01E06

Épisode 6 – One World, One People – 17/20
Beaucoup d’action dans cet épisode, mais aussi une conclusion plutôt naturelle aux intrigues ouvertes tout au long des six épisodes, avec des prolongements possibles pour le reste du MCU. Toutefois, la lisibilité des scènes d’action n’est pas toujours la meilleure, me laissant l’impression que ça aurait pu être mieux géré par moment. Autrement dit, j’ai aimé cette série, qui est excellente. Force est de constater qu’elle est une série d’action avec un très bon message… servant un peu trop de transition peut-être ? Je ne sais pas, cet épisode final m’a un peu déçu dans mes attentes, tout en étant très bon quand même. 

Spoilers

Sam et Bucky empêchent Karli et ses hommes de main de mener à bien leur attentat.

I don’t fly man, that’s your thing.

C’est déjà la fin de saison (et de série), ce qui nous promet un épisode mouvementé. Difficile de résister à l’envie de voir cet épisode, donc, et je n’ai pas résisté longtemps malgré le travail qu’il me reste à faire. Je suis en vacances après tout.

L’épisode prend un peu son temps à commencer, histoire de nous remettre toute la série en place, avec les personnages qui se pointent tous un à un vers l’immeuble où va se diriger l’attentat de Karli et son groupe. Oui, tous les personnages : Bucky y est rejoint par un vieillard qui s’avère en fait porter un masque numérique et être Sharon. Sacrée technologie, on ne l’avait plus revue depuis Agents of S.H.I.E.L.D, il me semble ? Content de voir une nouvelle référence à la série, même si elle est oubliée par Marvel depuis deux ans, avant même sa fin.

Bref, Sharon retire alors son masque en public, en assurant que personne ne la recherche là, mais ça n’a aucun sens. Ce n’est pas bien logique d’avoir gardé ce masque avant de venir sur la scène, en tout cas, parce que le retirer, c’est clairement visible ?

Bon, l’attentat commence très vite une fois qu’elle est là, et je ne lui fais pas confiance pour aider nos héros parce qu’elle a un rôle trop peu clair sur tout ça. L’attentat ? C’est soft au départ, avec juste des fumigènes balancés dans la salle où devait avoir lieu le vote. Captain America débarque alors en volant, parce que ça y est, Sam a bien enfilé le costume !

Il s’agit clairement de ce qui était dans la valise, donc, et je suis déçu. On ne le voit pas le découvrir ou l’enfiler, on le voit juste avec le costume sur le dos, costume qui a désormais les ailes de Falcon associé à lui, malgré le bouclier. C’est un super-héros après tout ! Et comme il n’a pas le super-sérum, il lui faut bien des avantages pour se battre contre les super méchants.

Je reste déçu de la manière dont est introduit ce costume, parce que c’est censé être le grand moment de révélation, et ça se fait dans le feu de l’action. Nous n’avons pas vraiment le temps de le voir, et tout est en lumière rouge quand il se bat. C’est dommage. Il débarque en tout cas au dernier étage pour mettre à terre quelques méchants et permettre l’évacuation des personnes censées voter…

Malheureusement, ces derniers finissent tout de même otage de Karli, qui part en cacahuète ensuite à annoncer à ses collègues terroristes que même si l’idée est de négocier grâce aux otages, elle est prête à les tuer si cela s’avérait nécessaire. Humph. Avant ça, elle contacte Bucky pour tenter de le rallier à sa cause, parce que j’imagine que ça vaut le coup d’essayer ?

J’ai eu du mal avec ce début d’épisode : autant l’épisode précédent semblait tout mettre en place, autant là, on se retrouve balancé avec des personnages qui ont des intentions claires qui n’ont jamais trop été données avant. Quel est le but exact de Bucky, à part monter sur une moto pour le sex-appeal et les cascades qui ont la classe ?

Bon, allez, il se débrouille pour aller sauver des otages coincés dans un camion, alors que les flammes risquent de tout faire exploser. Cela lui permet d’être vu en héros et d’avoir quelques remerciements bienvenus, ça le change. Sam aussi a droit à quelques applaudissements après avoir mis à terre un hélicoptère en sauvant les vies qui devaient l’être. Il ne s’arrête pas pour les entendre pour autant, retournant à l’assaut d’un deuxième hélicoptère dans lequel il repère une femme capable de le piloter.

Il parvient à la contacter et réussir à mener une excellente opération lors de laquelle il fait tomber le pilote de l’engin en s’assurant que la femme puisse sauver tous les autres otages. C’était franchement la classe comme scène : il n’y a pas grand-chose à commenter, si ce n’est que les effets spéciaux sont toujours à la hauteur.

C’est le cas dans tout l’épisode, avec des chorégraphies de combat bien réussies pour Bucky, de la ruse pour Sharon qui met KO un type avec un gadget ou des situations tendues lorsqu’un camion d’otages manque de s’écraser de peu au sol en tombant de très haut… Il est toutefois retenu de justesse par John Walker, également sur les lieux de la baston.

Lui, il vient en faux Captain America pour stopper Karli et venger Lemar. La terroriste a la bonne idée de lui balancer que la vie de Lemar ne valait rien du tout à ses yeux, en plus, c’est quelque chose tout de même. Le combat entre eux est sympathique, mais vite abrégé, et pour cause : l’équipement de Walker ne tient pas la route.

On est loin du vrai bouclier de Captain America, qui est vite déformé par un simple coup de pied de Karli. Il me ferait presque pitié cette semaine John : il ne parvient pas du tout à faire le poids face à Karli, et même quand il pense pouvoir faire une différence en sauvant les otages, la terroriste et ses hommes de main lui tombent dessus. Il ne parvient pas à sauver les otages, mais heureusement Sam arrive…

Il peut donc sauver le camion d’une chute mortelle pour ses otages et être reconnu comme le nouveau Captain America qu’il est censé être. C’est jouissif à voir, surtout qu’il s’en tire très bien et met à terre les terroristes ensuite en un coup de bouclier. Malheureusement, il ne parvient pas à les arrêter à cause de nouveaux fumigènes qui permettent à Karli de s’enfuir.

Celle-ci peut ainsi se retrouver nez à nez avec Sharon, dont le rôle de grande méchante s’éclaircit enfin : sans trop de surprise, elle est le fameux Power Broker qui fait trembler tout le monde depuis le début, y compris Karli. Cette dernière découvre que Batroc – le plus canadien des français – avait été embauché pour l’espionner, et ça ne lui plaît pas tellement.

Elle profite cependant d’un désaccord entre Sharon et Batroc pour s’en tirer mieux que prévu : Batroc est tué par Sharon d’un coup de feu, Sharon se fait tirer dessus par Karli et tout le tumulte que ça provoque attire Sam sur les lieux. Lui, il ne voit pas Sharon comme le Power Broker qu’elle est, malheureusement, et c’est bien dommage.

Karli a beau lui demander de rester en-dehors de ça, ce n’est pas ce qu’il fait, forçant la rousse à s’en prendre à lui, dans une scène très touchante où elle s’énerve de remarquer que Sam refuse de s’attaquer à elle. Il accuse les coups, ne fait rien d’autre que de la légitime défense très sobre et il est ainsi un très bon Captain America se battant pour la paix. Malheureusement, ça n’arrange pas les affaires de Sharon de voir que Karli risque de s’en tirer, alors elle n’hésite pas à lui tirer dessus deux fois, en traitresse, sans que Karli ne puisse voir venir le coup.

J’ai de la peine pour elle qui est laissée pour morte, mais qui est bizarrement celle que Sam privilégie : il l’emmène en volant auprès des secours, laissant Sharon derrière lui alors qu’elle est également blessée par balle ? Bizarre. Il est toutefois beaucoup plus symbolique de voir ce nouveau Captain America atterrir avec Karli dans les bras devant un parterre de journalistes et d’ex-otages tout juste sauvés. Ces derniers ne perdent pas le Nord de leur agenda politique et affirment toutefois à Sam qu’ils voteront tout de même.

En parallèle de tout ça, j’oublie tout de même de souligner que si Sam s’occupe de Karli, Bucky et Walker font alliance pour arrêter rapidement les autres terroristes, grâce à leur application, tout simplement. Pas futés ces terroristes… sauf que Sam insiste bien pour souligner qu’ils ne sont pas des terroristes : ils sont des victimes du pouvoir en place. Il se lance alors dans une belle leçon de morale auprès de tous les politiques, y compris un Sénateur qui continue de lui dire qu’il ne comprend pas la situation.

Tout ça se fait évidemment devant des caméras qui diffusent en direct au reste du pays le discours de ce nouveau Captain America sur les riches prenant des décisions entre riches, sans prendre en compte les personnes que ces décisions affecteront en premier lieu. C’est frustrant comme situation, et je me demande vraiment quelle décision sera prise ensuite…

En attendant, Captain America peut papoter un peu avec Bucky, puis avec Sharon qui s’en tire très bien dans cette saison. Il est ensuite appelé à la rescousse pour aller récupérer un homme qu’il a fait tomber dans l’eau et qui est encore en vie, mais a besoin d’être secouru. Malheureusement, ce faisant, il ne peut sauver les autres hommes de main de Karli, victimes d’un attentat, un vrai cette fois, puisque le camion dans lequel ils sont faits prisonniers explose.

Cela arrange bien les affaires de Valentina, dont on ne sait toujours pas bien quel rôle elle jouera à plus grande échelle dans cet univers. En attendant, elle paie un nouveau costume à Walker : celui de Captain America, mais en noir. Il peut ainsi rester en service en tant qu’U.S Agent. Allez, hop, un super-héros de plus à suivre par la suite. Cela va commencer à devenir aussi compliqué que les comics, là.

En attendant, il faut conclure les intrigues ouvertes : Bucky peut donc retourner auprès du vieil homme avec qui il était très ami dans le premier épisode, histoire de lui annoncer qu’il est le meurtrier de son fils. C’est une bonne chose, et ça lui permet d’arriver au bout de son carnet. Il fait ainsi un petit cadeau à sa psy et termine bien son intrigue en s’effaçant à nouveau dans la rue.

Sam, lui, choisit de retourner voir Isaiah qui le félicite de sa sdécision et l’appelle Captain American. C’était chouette comme tout, mais il fallait que ça finisse différemment : il est donc très chouette de voir de Sam l’emmener au musée Captain America pour lui montrer qu’il a fait en sorte qu’une salle lui soit consacrée. Oui, il y a une salle Isaiah Bradley, afin que l’Histoire se souvienne de lui et ce qu’il a vécu ; de ce qu’il a fait pour son pays.

Le message de la série est là, il était important de finir là-dessus… mais j’ai eu un goût de trop peu quand même, me donnant un sentiment de « tout ça pour ça », parce qu’au fond, tout ça n’a servi qu’à faire la transition de Falcon à Captain America, et j’ai peur que ce soit une manière de se dédouaner par la suite en oubliant ce message. Je ne sais pas, je ne suis pas directement concerné par les problèmes évoqués, peut-être que c’est pour ça que l’impact est amoindri sur moi. Je ne peux pas dire qu’il n’y en a pas eu en plus, parce que j’ai trouvé que c’était très beau comme scène, ce moment dans le musée entre Isaiah et son petit-fils.

C’était une fin toute en émotion, donc, et on termine par un super barbecue dans la ville d’origine de Sam, avec un Bucky qui se comporte envers lui comme le buddy qu’on voulait qu’il soit. Simple et efficace comme fin, avec un petit flou sur ces personnages. Bien sûr, cela laissait d’autres personnages dans le flou : le vote est reporté, mais on ne sait pas encore ce qui sera fait… Quant à Sharon, on découvre que Sam a tenu sa promesse.

Elle est rétablie comme agent Carter par le gouvernement américain qui l’honore et lui rend son titre et sa position hiérarchique… sauf qu’elle est désormais une grande méchante en tant que Power Broker. Arf. J’ai quand même l’impression qu’on nous a vendu une série qui se centrerait aussi sur elle, alors que pas du tout. Il lui faudra son propre chapitre, plus tard… au contraire de Zemo, qui termine dans une prison luxueuse (The Raft !) et qu’on ne reverra peut-être pas de sitôt ?

EN BREF – La fin est moins surprenante que celle de Wandavision, et j’ai moins l’impression de voir un grand changement dans l’univers Marvel – pourtant, il y en a. Concrètement, la série permet de montrer au mieux quand Sam accepte de devenir Captain America, ce qui n’aurait pas pu être fait avec tant de travail dans un film. Là, les bavardages sur la question sont utiles et bien écrits, j’ai hâte de le voir dans les prochains films – et j’espère qu’il aura son propre film.

En ce qui concerne Bucky, nous ne sommes pas à fond dans le buddy movie que j’espérais, notamment dans ce dernier épisode où on ne le voit pas assez se battre aux côtés de Sam – ils sont toujours séparés. C’est un peu dommage, mais son évolution fonctionne et le mène au bout de sa rédemption. Il est donc prêt lui aussi pour d’autres films dans lesquels les scénaristes n’auront pas trop à s’embarrasser d’expliquer qu’il est bel et bien un gentil.

Parmi les autres pistes ouvertes par la série, Karli est laissée pour morte sans que son pouls ne soit pris et sans qu’elle ne soit enterrée : dans le l’univers Marvel, tout peut donc encore lui arriver. Sharon, elle, rejoint donc le S.H.I.E.L.D, je suppose, tout en étant le Power Broker. Sa scène finale ne peut être plus explicite : elle veut revendre sur le marché noir tout un tas de technologie US de pointe, elle sera donc une méchante de l’ombre pour une partie au moins de la phase 4. Enfin, John Walker est introduit comme l’US Agent, avec Valentina pour le chapeauter, ce qui nous laisse une part de mystère pour les films à venir. Ou les séries.

L’univers s’étend sans plus s’arrêter… mais la série donne tout de même un sentiment d’achèvement qui fonctionne bien. Well done. Vivement Loki dans deux mois, maintenant !

 

J’ai regardé la saison 1 de The Wilds (et je le regrette)

Salut les sériephiles,

https://img.buzzfeed.com/buzzfeed-static/static/2020-12/22/20/asset/c1a360e18dfc/anigif_sub-buzz-8306-1608668332-15.gif?output-quality=auto&output-format=auto&downsize=360:*
Voici le SOS d’un sériephile en détresse

Ce soir à 21h, on sera de nouveau en direct sur la chaîne Youtube de Geeleek pour un podcast de 42 minutes. Le thème du jour consiste à parler de séries qui ont un bon concept, mais qui ne parviennent pas pour autant à être de bonnes séries ! L’occasion parfaite pour moi de me lancer dans The Wilds, une production Prime Vidéo parue sur la plateforme en décembre dernier et qui aurait pu m’attirer au premier abord… mais qui était il y a quelques jours une candidate parfaite comme série « anti-moi » afin de marquer un point supplémentaire au Bingo Séries.

The Wilds : l'aventure intérieure - Femmes de SériesEt pour cause ! La série a un joli synopsis : des adolescentes difficiles se retrouvent à devoir survivre sur une île déserte après un crash de l’avion qui les menait dans une retraite entre filles, mais très vite, on comprend qu’il y a un mystère derrière tout ça. Le mystère est incarné en partie par le personnage de Rachel Griffiths, la géniale Sarah de Brothers & Sisters, alors la série aurait pu me faire envie sur le papier. Le truc, c’est qu’avant même sa diffusion, la bande-annonce ne donnait pas franchement envie. Et depuis la diffusion de la série le 11 décembre dernier, je n’en entends que du négatif. Vraiment. De tous les horizons (même de certaines élèves, et ça me fait plaisir), les critiques négatives pleuvent parmi les sériephiles.

Une exception notable : les influenceurs adooooorent la série. Hum. Sont-ils payés pour ça ? Je ne sais pas, on va dire qu’ils ne sont peut-être pas sériephiles. Il serait hypocrite de ma part de dire que ça ne plaît à aucun ado parce qu’on voit des tweets qui disent du bien de la série, aussi, et qu’une saison 2 est prévue suite à de bonnes audiences (mais là également, vu la promo, ce n’est pas étonnant).

tv shows recommendations on We Heart It
Oui, il y aura une saison 2, je sais…

Bon, et si on entrait dans le vif du sujet ? Qu’est-ce qui ne va pas au juste ? Je ne sais pas trop par où commencer, honnêtement. Par le premier épisode sûrement… Comment dire ? C’était pénible à regarder. Les adolescentes sont présentées comme des clichés sur pattes, mais pas tellement des clichés réalistes de ce qu’on pourrait croiser face à des ados difficiles, juste l’image que se ferait des boomers d’ados difficiles. Jeanette GIFs | TenorEt encore, difficiles avec énormément de guillemets, parce qu’on apprend à connaître leur passé, et ça va, on a connu pire.

Le passé, justement. La formule des survivants sur une île déserte avec des flashbacks permettant de les découvrir, elle était originale il y a vingt ans. La série ne parvient pas à surprendre par sa forme, surtout qu’elle nous ajoute une notion d’interrogatoire a posteriori qui ne laisse que peu de suspense sur le futur (à chaque épisode ou presque, on apprend la survie future d’une des ados) et m’a fait penser à l’horrible saison 3 de 13 Reasons Why. En pire, parce que toutes les ados sont des Annie en puissance ; et les inspecteurs sont… peu intéressants, dirons-nous.

The Wilds GIF by Amazon Prime Video - Find & Share on GIPHY

La formule de la série ne surprend pas, bon, ça pourrait encore passer ; même avec des personnages peu originaux. Le truc, c’est que ça ne s’arrête pas là : les personnages ont des passés très clichés, qui forment une collection de tous les traumas possibles pour les ados ; mais elles ont aussi des réactions totalement stupides (eh, si je faisais tomber mon portable dans l’eau ? Si on faisait un concours de construction de cabane pour savoir qui va manger les chips ?), des anecdotes qui les desservent en permanence (je suis fière d’avoir jeté ma pisse sur quelqu’un ???) et des répliques… “There was trauma. But being a teenage girl… That was the real living hell”. Non. Ce sont les répliques de cette série qui sont le « real living hell ».

The Wilds GIF by Amazon Prime Video

Angry Bro GIF by Amazon Prime Video - Find & Share on GIPHY

Et comme je suis allé au bout de la série, j’ai plein d’anecdotes du genre qui décrédibilisent vachement l’ensemble de la série. La fin du premier épisode (spoiler) nous révèle qu’il s’agit en fait d’une expérience où les filles sont filmées en permanence. Dans quel but ? C’est encore plus drôle : celui de prouver que les femmes peuvent créer une société plus juste et avec un partage des taches plus équilibrés que ce que les hommes ne font.

The Wilds' Dissects the Teenage Girl Experience Through Big ConceptOui, oui, la série endosse un rôle pseudo-féministe tout du long, et c’est ce qui était je pense le plus dérangeant au milieu de plans à fond dans le male gaze. On sent la tentative de l’être, mais c’est un calvaire même de ce point de vue-là. Par exemple, Gretchen nous fait tout un laïus sur les chaussures à talons qui sont horribles à porter et sont clairement un impératif du patriarcat… juste avant de nous dire qu’elle en porte parce que ça lui fait de belles jambes. Genre, non ? Ne déconstruis pas ce que tu tentes maladroitement de construire sous couvert d’une bonne blague ? (qui n’est pas bonne, d’ailleurs). Alors oui, le casting est en grande partie féminin (et on nous en présente certaines comme très intelligentes, hum) et ça passe le Bechdel test à chaque épisode, mais ça ne fait pas tout, et j’ai même l’impression que ça fait plus de mal au message que ça tente de faire passer.

Every step of the way
Une des rares fois où l’une est reprise quand elle se fout des règles d’une autre (?)… et ça se fait juste par un regard, quoi.

De toute manière, les ados entre elles passent leur temps à se bodyshamer ou slutshamer, tout en se disant fan du « girl power »… Humph, ce n’est pas exactement ça la représentation dont on a besoin pour les adolescents, désolé. Pas plus qu’on a besoin de Leah amoureuse de son copain qui ressemble fort à un prédateur sexuel à coucher avec une gamine de 17 ans. On sait quand même que ce genre de série fonctionne vachement sur l’identification aux personnages, et c’est hyper problématique de vendre ça : aucune des filles ne semble vraiment être un modèle (à part peut-être Nora, mais faut voir ce qu’ils lui font faire aux autres) à suivre, or, face à ce type de séries, les ados ont tendance à s’identifier et reproduire.

and poor melanie and shelby being like we can't help being hot and kind |  Explore Tumblr Posts and Blogs | Tumgir
(SPOILERS) Trop vendeur cette relation de hate/love, ça me donne envie d’être en couple, dis donc !

The Wilds' Dissects the Teenage Girl Experience Through Big ConceptLa violence survient régulièrement, souvent sans la moindre raison valable (et parfois en allant trop loin toujours sans raison ?), les rebondissements sont franchement déjà vus depuis vingt ans (je veux dire, LOST n’inventait déjà pas l’eau chaude en ce qui concernait les rebondissements liés à la survie sur une île déserte, mais depuis…) et la série n’a pas grand-chose à dire finalement, à part peut-être qu’elle n’a rien compris au féminisme et surfe sur une tendance à proposer des personnages féminins… que je ne peux pas dire complexes tant elles sont toutes le stéréotype de base (l’athlète qui ne peut plus l’être, la catholique en crise de foi, etc.).

https://img.buzzfeed.com/buzzfeed-static/static/2020-12/18/16/asset/a33e60e64038/anigif_sub-buzz-4364-1608309966-38.gif

Je n’ai même pas réussi à accrocher à 100% à Toni !

Il y aura tout de même une saison 2, et je suis sûr que je vais la regarder, parce que ça fait un bon fond sonore en travaillant. Et puis, on avait des questions sans réponses en fin de saison 1 (eh, spoilers) avec des cliffhangers parfaitement inattendus, en plus ! The Wilds GIF by Amazon Prime VideoGenre, EVIDEMMENT, il y en a une en danger de mort et COMME PAR HASARD, on ne l’a jamais vue dans le futur dis donc. Ah, et la base scientifique de la série qui nous dit qu’on veut prouver que les filles sont meilleures que les mecs à créer une société juste ? Il faut le prouver, avec la même expérience concernant des mecs, of course. Je peux déjà parier que le fils de Gretchen en fera partie ; il correspond à la définition « à problème » puisqu’il a tué le copain de Nora (à cause du patriarcat bien sûr).

The Wilds : l'aventure intérieure - Femmes de Séries
La série a aussi tendance à se reposer sur la musique parfois, et c’est peut-être l’un des rares trucs positifs à en dire, ça, j’ai bien aimé.

Non, vraiment, j’ai cherché, j’ai tenu jusqu’au bout, mais la saison 1 obtient l’improbable moyenne de 9,6/20, bien moins que Riverdale encore. Les acteurs sont (parfois) bons dans la série de la CW… là, non, on voit qu’ils ne savent pas ce qu’ils jouent et sont mal dirigés. Au cas où, les notes des épisodes sont, dans l’ordre : 6, 7, 9, 9, 12, 10, 11, 11, 8 et 13. Cinq épisodes avant d’y mettre la moyenne ! Hâte d’en parler ce soir dans 42 minutes !

Jeanette the wilds | Explore Tumblr Posts and Blogs | Tumgir
Bordel, j’avais déjà oublié cette scène, c’est si ridicule !

The Nevers – S01E02

Épisode 2 – Exposure – 18/20
Le duo Whedon/Espenson reste toujours bien efficace dans un épisode qui développe davantage la mythologie de la série avec toujours autant d’humour et de bavardages. C’est un peu trop bavard, malheureusement, mais c’est tout le problème d’HBO, des épisodes d’une heure et de ces scénaristes qui aiment s’entendre parler. Malgré tout, j’accroche énormément à la série qui s’enferme dans des schémas et intrigues que j’ai toujours adorés ailleurs. Pas de surprise, donc.

Spoilers

Mundis met tout en son pouvoir pour retrouver Mary, sauf que justement, il n’a pas de pouvoirs lui !

How are you not wonderful ?

Il est bon signe que je me souvienne du nom d’une majorité des personnages après une semaine, mais aussi que l’envie de revenir soit forte, malgré une durée d’épisode (et interviews, j’imagine) affichant 1h12 de spectacle. Le résumé de l’épisode précédent est, comme souvent avec ce genre de série, une excellente chose permettant de démêler la complexité de l’intrigue.

Malgré tout ça, la série reprend sur deux personnages qu’on ne connaît pas, notamment une certaine Miss Cassidy, une italienne, dont l’amie aimerait bien être une Touchée elle aussi, pour se transformer en une femme d’exception. Cela ne fait pas rire Miss Cassidy, et pour cause : on finit par découvrir qu’elle est elle-même une Touchée, dont le pouvoir est de faire léviter les objets qu’elle touche de ses mains nues. Une chance que la société de l’époque laisse les gants à la mode.

Miss Cassidy est rapidement repérée comme une Touchée dans son magasin suite à un incident et comme suite à l’attaque de Maladie de l’épisode précédent tout le monde est effrayé par les Touchés, elle est forcée de s’enfuir, en direction de l’Orphelinat. Elle passe avant ça par chez elle où elle découvre que son amie est prête à la trahir sans le moindre remords. Sympathique. Elle a failli lui dire où elle irait, mais ne l’a pas fait heureusement.

Malheureusement, l’adresse qu’elle a n’est pas la bonne. La série joue bien avec nous sur ce coup-là, parce qu’on pense vraiment qu’elle met trois plombes à s’y rendre et qu’elle est sauvée in extremis d’une énième milice anti-Touché, alors qu’elle tombe en fait directement dans gueule du loup. La pauvre.

Quand on revient enfin à l’orphelinat d’Amalia True, c’est pour découvrir que le policier, Mundis, y emmène ses hommes. Ceux-ci mènent une perquisition très envahissante dans l’orphelinat, à la recherche d’éléments prouvant leur lien avec Maladie. C’est en vain bien sûr, mais ça nous permet de découvrir un peu mieux certains personnages et certains dons, tout en réaffirmant que True et Penance Adair sont des personnages très cool.

Amalia est forcée de subir un entretien avec Mundis, et il est évident qu’Adair s’y incruste, pour ne pas laisser son amie seule face au policier. Il n’y a pas grand-chose à retenir de cette longue scène, si ce n’est qu’il est évident que Mundis n’a pas l’intention de cacher son lien avec Mary, la Touchée à la voix d’or, kidnappée dans l’épisode précédent. Cet entretien est plein d’un humour excellent, notamment lorsqu’il est question du témoignage d’Hugo ou de la dévalorisation de True vis-à-vis d’elle-même.

Le personnage d’Olivia Williams, Mrs Bildow, débarque alors et met un terme à l’entretien, avec un fauteuil et un pouvoir qui vraiment lui donnent des allures de Professeur Xavier. Oui, l’entretien est vite terminé et si Mary n’est pas encore retrouvée, elle reste le centre d’intérêt de nos personnages. Mrs Bildow annonce donc qu’elle s’attendait à cette descente de police depuis deux jours. Elle est aussi là pour donner une mission à Penance.

Elle a besoin d’elle et de quelques touchées pour faire… de la figuration ? De l’animation est un terme plus juste. De l’animation ? Elle l’emmène dans une réception entre riches dans un très joli château XVIIe. Bref, Mrs Bildow exploite totalement les touchées et elle leur demande même de mettre un ruban pour qu’on puisse bien les reconnaître. Oula. C’est touchy comme pratique si je peux me permettre le jeu de mots.

Le plus intéressant est encore que Penance y retrouve Augustus, qui a très envie de lui parler. On voit bien que sa sœur se fait des films, mais elle est loin de se douter que son frère est lui aussi un Touché. On comprend bien que toute la société pense qu’il s’agit d’un problème exclusivement féminin, alors que non. Augustus révèle que son pouvoir est tout simplement de se transformer en corbeau, et ça semble coller parfaitement à son personnage, d’une manière ou d’une autre. C’est fou, non ?

J’ai aimé cette scène où ils parlent des sensations provoquées par les pouvoirs qu’ils ont obtenus. Ils sont interrompus par une Touchée, ce qui permet à Augustus de découvrir que sa sœur était dans une pièce adjacente. Elle est très déçue de découvrir que son frère ne fait aucun effort pour elle : il a été vu s’en aller de cette petite fête avec Penance alors qu’il était normalement là pour l’aider avec les donateurs. Ouep, cette petite soirée entre riches est un événement caritatif censé permettre à Bildow de réunir assez de fonds pour avancer dans son projet.

C’est intéressant, mais j’ai surtout aimé voir Olivia Williams dans un nouveau rôle d’autorité bien glaçant, alors qu’Augustus s’écrasait face à elle. Et puis, bien sûr, il y a de l’humour dans les démonstrations de pouvoirs des filles, et ça, c’est cool – contrairement à Augustus obéissant à sa sœur. Penance tombe donc de haut quand elle retrouve Augustus juste après. Elle avait l’impression d’avoir un vrai quelque chose avec lui, mais ce n’est pas le cas. Cela fait de la peine à Lucy de voir Penance avoir le cœur brisé. C’est un peu extrême, tout de même, et nous voyons donc Penance s’en aller de la barraque en utilisant à nouveau sa voiture qui n’est plus qu’un prototype.

Augustus aussi la voit s’enfuir… et il se téléporte aussitôt dans la tête d’un corbeau qui passait par-là. Ah, il ne se transforme pas lui-même, il est connecté à eux. C’est intéressant comme pouvoir, ça change un peu. Malheureusement, il est interrompu par du bruit à la fête, et par un verre de champagne. Il perd la trace de Penance un peu trop tôt et ne la voit pas être interrompue dans son trajet par des hommes flippants l’entourant. Et la kidnappant ?

Augustus, lui, il préfère s’entourer d’Hugo et des prostituées qu’Hugo lui impose… mais je n’ai rien suivi au reste de la scène dans ce club privé d’Hugo, qui semble vouloir se servir du nom d’Augustus Bildow pour faire bien.

Pendant ce temps à l’Orphelinat et comme toujours, Amalia a une petite vision pour nous indiquer ce qui l’attend et ne donne pas envie pour elle, avant de rencontrer une certaine Désirée. Celle-ci est très expansive et bavarde, et elle cherche un endroit où se loger. Elle est en effet effrayée par un de ses clients qui veut la tuer. Elle est clairement une prostituée, et elle a un personnage qui permet un petit gag sur la vulgarité du langage devant certains enfants, puisqu’elle en a un qui s’appelle Nigel.

Elle est aussi une Touchée qui a un pouvoir bien particulier : elle est capable de faire parler n’importe qui, avec expansion… mais elle a aussi tendance à tout oublier. Malaria trouve tout de suite son avantage en Désirée, même si elle peur d’être espionnée par elle. Elle l’emmène malgré tout au commissariat pour en savoir plus sur la relation entre Mary et Mundis. Elle a bien compris qu’il y avait quelque chose à creuser, et Mundis révèle évidemment qu’il avait une jolie relation avec Mary dans le passé.

Quand elle a ce qu’elle veut, Amalia fait sortir Désirée de la pièce et peut avoir une vraie conversation honnête avec le flic : il n’apprécie pas les méthodes d’Amalia, mais cela fonctionne malgré tout. Elle voulait s’assurer qu’il s’inquiétait plus pour Mary qu’il ne voulait tuer Maladie. Une fois que c’est fait, Amalia lui révèle que Mary a chanté une chanson que seuls les Touchés ont chanté et Mundis essaie de mieux comprendre le pouvoir d’Amalia.

C’est l’occasion de savoir qu’elle n’arrive pas à changer ses visions (pour l’instant), mais que cela lui donne un certain calme car elle sait ce qu’il va se passer. Soit. Il est intéressant de voir les deux personnages travailler ensemble, mais la scène tourne vite au bavardage… Et c’est un problème que j’ai avec cette série, je la trouve très, très bavarde et elle m’épuise un brin avec ses accents à couper au couteau, parce que je n’y suis pas tellement habitué.

En tout cas, Amalia finit par avoir une jolie vision de Maladie en train de la frapper, et ça lui donne une piste. Elle ne dit rien à Mundis, préférant garder une longueur d’avance et laisser Désirée lui indiquer qu’elle est partie quand il la cherchera.

Nous retrouvons aussi Lord Massen dans cet épisode, et son intrigue reste celle qui m’intéresse le moins. On voit bien qu’il est conservateur et effrayé par les Touchés ; particulièrement depuis ce qu’il s’est passé à l’Opéra. Par contre, tout ça continue de désintéresser Hugo, qui s’avère toujours aussi désinvolte. Cela énerve inévitablement le Lord – et nous, ça nous permet de prendre conscience d’une intrigue plus large avec un frère pour Hugo, Caleb, mort noyé, et un père très puissant.

Bien évidemment, l’épisode vient aussi nous donner des nouvelles de Mary. Elle est enfermée dans les égouts, je pense, en compagnie d’une Maladie toujours aussi cinglés, mais aussi de ses hommes de main. Nous avons celle qui maîtrise le feu, mais aussi un autre capable de créer des illusions et transformer les rats en morceau de poulet appétissant.

Enfin, Mary est avec une femme qui espère devenir une Touchée par tous les moyens, y compris en s’arrachant les orteils. C’est particulièrement déprimant pour Mary, surtout qu’elle comprend bien qu’on veut exploiter ses pouvoirs alors qu’elle est incapable de les utiliser sur demande : ils sont clairement liés à ses émotions.

J’ai eu du mal à accrocher aux scènes entre Maladie et Mary cependant. Autant la folie douce de Maladie fonctionne bien avec le côté théâtral de l’Opéra, autant dans un lieu sombre et dégoûtant, elle est moins effrayante. Par contre, elle est toujours aussi perchée : elle ne veut pas entendre Mary chanter, mais elle ne veut pas non plus la libérer sous caution. Oui, elle veut de l’argent, mais non, elle n’en veut pas. Sublime.

L’intrigue commençait à patiner, mais heureusement, Amalia finit par remonter leur piste, bien aidée par la pyromane, évidemment, et elle tombe sur une Maladie qui continue de s’écouter parler encore et encore, même après avoir été tabassée par Amalia. Elle a un bon syndrome connu chez les méchantes de Whedon, finalement, et ce n’est pas surprenant. Ce qui est un peu plus surprenant, c’est finalement qu’Amalia reconnaît Maladie comme une certaine Sarah, une ancienne amie auprès de qui elle s’excuse de manière bien formelle.

Maladie s’avère alors jalouse de l’amitié entre Amalia et Penance. Elle place donc Amalia face à un choix impossible : elle lui donne un pistolet et le choix de sauver soit Mary, soit Penance. Ben oui, Penance est évidemment tombée dans les mains de Maladie, et en bonne malade, celle-ci envisage de les pendre.

Face à choix stupide qui ne lui permet pas non plus de tirer sur Maladie, Amalia prend alors le choix de se tirer une balle dans le ventre. C’était inattendu et ça perturbe le plan de Maladie, tout en permettant aux flics d’intervenir à temps pour sauver Mary et Penance. C’est bien gros tout ça, mais ça marche plutôt pas mal. Il est juste dommage que malgré une balle prise aussi dans le ventre, Maladie parvienne à s’échapper.

Amalia, elle, est rapidement sauvée par Horatio dont c’est le pouvoir. Elle se fait certes disputer par Penance, mais c’est pour le principe : tout finit bien entre les deux femmes et Amalia s’en sortira probablement sans la moindre séquelle au prochain épisode. Mary est elle aussi sauvée sans problème, et elle fait le choix de prendre une chambre à l’orphelinat elle aussi, expliquant à Mundis que ça vaut mieux car elles sont préparées pour se battre contre Maladie après tout.

Il est alors temps d’en arriver à la fin de l’épisode nous révélant Mrs Bildow comme une méchante, elle aussi. Elle est en effet la patronne d’un étrange groupe de scientifiques qui travaillent dans l’ombre à des sous-terrains de la ville à… déterrer l’étrange OVNI de l’épisode précédent. S’ils y travaillent, ce ne sont pas eux qui se salissent les mains. Le cliffhanger nous révèle au contraire que Mrs Bildow est à la tête de la menace qui s’empare des Touché(e) en les kidnappant, puisque Miss Cassidy est là, lobotomisée, à déplacer des pierres elle aussi. Etrange. Reste à savoir quel sera le rôle de Mrs Bildow dans le futur, parce qu’elle annonce une guerre maintenant…


C’est tout pour l’épisode, mais je tiens à dire que j’aime beaucoup le petit reportage qui suit sur la manière dont est créé la série. Après l’Opéra la semaine dernière, on se concentre aujourd’hui sur le gala, les effets spéciaux pour créer une Primrose géante ou sur la relation Augustus/Penance. Et dire que Whedon disait que les comics permettaient justement à l’univers de Buffy d’avoir un personnage géant alors que ça aurait été impossible financièrement à l’écran ! Maintenant, ils sont capables d’avoir ce type d’effets spéciaux filmés en direct. C’est dingue.

Big Shot – S01E01

Épisode 1 – Pilot – 16/20
Plutôt une bonne surprise cet épisode ! Je m’attendais à une comédie au format 20/25 minutes et je ne me suis rendu compte qu’à la trentième minute que ce n’était pas le cas. C’est positif et bon signe pour la série, je trouve. Si elle ne révolutionne rien, elle est divertissante et sympathique. En revanche, après cet épisode, une chose est sûre : il va falloir qu’elle trouve son rythme et son public, parce qu’on oscille entre des moments très Disney Channel (d’accord, j’exagère) et d’autres beaucoup moins naïfs et plus modernes. C’est déstabilisant.

Spoilers

Marvyn est un coach de basketball se retrouvant forcé de prendre en charge une équipe de filles dans un lycée loin de sa ville natale.

101

You need a second chance, this is the only one I can get you.

Etrange début de série honnêtement, avec Stamos vu dans un montage en train de conduire et en train de s’énerver lors d’un match de basket où il est coach. Il jette ainsi une chaise sur un arbitre, et on comprend assez vite qu’il a été viré et est bon pour changer de vie, et de job. Il voyage donc le long d’une côte américaine et arrive devant une école.

24h plus tôt, loin de l’océan, le personnage principal de la série, Marvyn est convoqué pour une réunion avec un boss et/ou ami, je n’ai pas réussi à savoir. Il est question de la suite de sa carrière après ce dérapage contre un arbitre, et il apprend donc qu’il va devoir entraîner une équipe de filles dans une école privée. Et même pas à l’université, donc ; au lycée. C’est la dégringolade totale juste pour une chaise jetée, et ce n’est pas exactement son rêve. C’est en tout cas rapidement drôle avec un personnage qui se retrouve plongé dans un collège de filles, perdu au milieu du hall.

Il cherche ainsi le bureau de la principale, qui est aussi la principale raison pour laquelle je suis devant cette série : Yvette Nicole Brown. J’adore cette actrice, et ce rôle lui va plutôt bien. Elle insiste pour que Marvyn soit un exemple pour les filles et se comporte en professeur, pas uniquement en coach. Ce n’est pas gagné, on ne s’improvise pas professeur.

Au téléphone, le boss ou pote de Marvyn insiste pour lui expliquer que personne ne veut de lui et qu’il doit juste survivre jusqu’au prochain moment où il pourra être embauché. Il est forcé de raccrocher pour rencontrer toutefois son assistante, Holly. Cette dernière est fan de lui, mais pas au point de lui demander d’entraîner les filles comme il le faisait avec les garçons, puisqu’il ne les traitait pas si bien que ça de toute évidence.

Il y a des moments drôles, j’aime les acteurs et je vais donner une chance à la série, mais clairement, ce n’est pas trop mon genre de comédie qui se développe pour l’instant. Le coach peut ensuite commencer son premier entraînement, avec un coup de sifflet qui déplaît à Olive, une de ses étudiantes. Bim, deuxième coup de sifflet. Le coach est loin d’être sympathique avec son équipe, n’hésitant pas à dire que certaines doivent perdre du poids d’entrée de jeu. Oui, il bodyshame l’une d’entre elle, avant de s’en prendre à une seconde qui s’avère avoir une condition médicale expliquant son comportement. Ah, la vie de prof…

Marvyn finit par s’en prendre à Louise, une autre étudiante, qui est aussi de la famille ayant fondé l’école, ou au moins le gymnase. C’est assez drôle à voir, parce que la gamine qui bouffe un chewin-gum est parfaitement insolente avec son coach et Marvyn décide aussitôt d’en faire un exemple, même si elle est une fille à papa. Louise est ainsi suspendue de l’équipe, et ça fait que Marvyn est aussitôt convoqué dans le bureau de la directrice.

Cette dernière n’apprécie pas de voir Marvyn faire déjà le contraire de ce qu’elle lui demandait, à savoir un #PasDeVague, finalement. Elle n’est pas au bout de ses peines avec ce coach, et on voit bien que c’est un humour sur lequel la série tente de jouer.

Dans les vestiaires, les filles se moquent du coach et j’avoue que la scène était plutôt marrante, même si ça ne plaît pas à toutes les filles de l’équipe. Il y en a une qui n’apprécie pas tellement d’avoir été informée qu’elle devait perdre du poids. Elle se rend donc dans le bureau du coach pour se plaindre, et c’est l’occasion pour nous de voir ce que Marvyn va donner comme professeur.

Il semble plutôt bien s’y prendre avec elle, lui expliquant qu’il ne voit pas les gens comme gros ou mince, mais comme des athlètes qui ont besoin de conseils pour être les meilleurs. Elle ne le voit pas comme ça, elle, et elle comprend que loin d’être un psychopathe, Marvyn est en fait un harceleur.

Voilà qui est fait et qui m’accroche davantage à la série, parce que le héros est un connard qui a du chemin à faire et qui va probablement le faire grâce à son équipe. J’espère, en tout cas. En attendant, il se retrouve à boire une bière avec Holly, et ça, ce n’était pas exactement ce que j’avais envie de voir, par contre. On apprend donc qu’Holly est divorcée parce qu’elle a trompé son mari, et que Marvyn est divorcé sans ami, lui aussi. On comprend vite pourquoi il n’a pas vraiment d’amis : il est insupportable avec tout le monde, et aussi avec Holly qui essaie de lui faire prendre conscience qu’il confond ces collégiennes avec les athlètes qu’il a entraînés.

Pourtant, ces collégiennes sont de futures PDG et elles sont probablement plus riches et avec plus de pouvoir que lui. Voilà qui est fait. Le personnage de Marvyn est clairement en difficulté avec ce job, et il s’enferme un peu dans ses souvenirs, mais il a heureusement sa fille, Emma, pour l’aider à se faire à sa nouvelle vie. Pourtant, celles qui ont vraiment du souci à se faire pour se faire à leur nouvelle vie, ce sont ses élèves. Il décide en effet de les faire venir à six heures du matin pour un entraînement, parce qu’il y en aura deux jusqu’au week-end où elles doivent se battre contre Laguna, une autre école du coin.

Le problème de ce match, c’est aussi qu’il y aura des recruteurs là-bas, pour surveiller une autre gamine, Savannah Gibson, qui est une excellente joueuse. Le père de Louise, qui est celui qui a fait en sorte que Marvyn soit embauché dans l’école et aide sa fille à être meilleure, prend donc forcément mal que sa fille soit exclue pour ce match. Pourtant, Marvyn ne change absolument pas d’avis quand le père lui demande de faire jouer sa fille.

Ce qui le fait changer d’avis, c’est Louise elle-même. Elle manque de le renverser, déprimée, et il cherche à savoir ce qui explique ce comportement de la gamine. Les scénaristes ne se foulent pas et en font une fille à papa qui veut rendre son paternel fier mais ne sait pas trop comment s’y prendre. C’est pour cela qu’elle se cache derrière une carapace plutôt désagréable, mais ça suffit à convaincre Marvyn de lui dire qu’elle pourra assister au match en tenue, sur le banc, sans paraître être suspendue.

La directrice passe évidemment par là et est terrifiée de voir Marvyn sortir de la voiture de son élève. J’ai tellement ri, parce que je me suis fait la réflexion lorsqu’il est monté dans la voiture. Quel genre de prof, surtout d’un sexe différent, ose se retrouver seul à seul avec un élève dans un espace confiné en 2021 ? On évite au max de le faire. Bon, cela dit, la série ne s’embarrasse pas avec le covid, alors allez savoir en quelle année nous sommes ! Je l’ai déjà écrit ailleurs, mais pour moi, les séries font une erreur lorsqu’elles n’intègrent pas le covid, car le retour à la « vie normale » n’est pas pour tout de suite à mes yeux. J’espère me tromper.

L’entrainement peut en tout cas reprendre – même si les filles ont envisagé de tout laisser tomber et de toutes démissionner à la cafétéria dans une excellente scène. J’aime bien ces scènes pour la série – oui, ça donne envie de faire du sport, mais ce que j’aime, c’est surtout que les actrices ont l’air de faire elles-mêmes une bonne partie de l’entraînement.

Marvyn n’est toutefois pas prêt pour ce qui suit : il demande à deux joueuses de passer tout leur temps ensemble en attendant le match, et il tombe mal, puisque Mouse a peur que sa coéquipière soit amoureuse d’elle. Ah, les adolescentes. Marvyn repasse une soirée à boire de la bière avec Holly pour lui expliquer qu’il est complètement dépassé par ce job. Le collège, c’est trop pour lui, il n’est pas prêt pour tout ça.

Elle lui remonte le moral comme elle peut en lui disant qu’il s’y fera et nous pouvons donc suivre le match pour la fin de l’épisode. Louise étant sur le banc pendant tout le match, c’est la catastrophe pour les filles. Elles se font défoncer par l’équipe adverse, et l’arbitre est clairement aveugle à un certain nombre de fautes. Moi, c’est le moment où je me suis rendu compte que cette série était composée d’épisodes de 40 minutes.

Jusque-là, j’étais sûr que c’était une comédie de 25 minutes. Bon, je ne l’aurais peut-être pas commencé si j’avais su qu’elle était si longue, alors on va dire que c’est une bonne chose pour elle. J’ai quand même l’impression que la série se trompe de format. L’épisode aurait bénéficié d’un format plus court ici, et je sens que ça risque d’être le cas plus tard aussi.

En attendant, Marvyn fait donc un discours trop long pour remonter le moral de ses troupes, après les avoir engueulées un moment. C’est l’occasion pour moi de me faire aux visages des différentes actrices et, très franchement, je vois en elles un certain potentiel pour une grande carrière d’actrices, déjà. Je ne sais pas, j’ai un bon feeling avec certaines, notamment Louise ; je sens qu’il y a du potentiel du côté du jeu. C’est peut-être parce que c’est une de celle qui a eu le plus à faire.

En tout cas le discours du coach finit par faire son effet sur l’équipe. En deuxième mi-temps, la musique change et les filles remontent progressivement le score. Je dois bien avouer que je ne me suis jamais passionné pour le basket, alors je n’y connais pas grand-chose et certains gestes me paraissent être des fautes, mais ne le sont apparemment pas. En tout cas, il ne reste que peu de temps pour rattraper définitivement le score.

Nous sommes à 50-56, alors ça pose un grand problème au coach. La seule joueuse capable d’aller au bout et de rattraper ce score est Louise. Bien qu’il ne veuille pas la faire jouer, Marvyn se décide alors à mettre Louise sur le terrain. Cela commence plutôt bien, puisqu’elle met trois points d’un coup… mais elle rate le coup de la victoire et déçoit aussitôt son père. Oups.

Le match est perdu, mais le coach, qui annonce à son équipe que c’est inacceptable, insiste également pour dire que ce n’est qu’un début. C’est plutôt encourageant pour la suite, surtout que la directrice est aussi heureuse de cette défaite, meilleure que bien des défaites. Allez, je suis pris au jeu de cette série, elle a ses bons moments, même si on sent bien que nous sommes sur une chaîne Disney à d’autres. J’ai envie de croire que la saison sera intéressante, malgré des intrigues peu intéressantes, du genre la relation entre Emma et son père. On verra bien, mais cette fin, même sans cliffhanger a été efficace sur moi.