Le ventre mou du Caméléon (The Pretender, #05)

Caméléon (le) - Geek-ItSalut les sériephiles,

Pour cette nouvelle semaine, et comme nous sommes en période de vacances scolaires, j’ai réussi à voir un épisode de plus que d’habitude. Non, vraiment, à ce stade-là, on sent que je vais avoir fini la série en juin. 2022. En tout cas, la série est un peu dans son ventre mou – j’adore les saisons de 22 épisodes, mais il faut bien reconnaître qu’il y a toujours ce moment en milieu de saison où les intrigues du fil rouge patinent et où il ne se passe pas grand-chose. Il faut toutefois en passer par là pour que ça redevienne bien ensuite !

En revanche, je vous rassure toutefois par rapport au titre de cet article, je parle évidemment de la série, et non du personnage. Le ventre de l’acteur, il n’est carrément pas mou si j’en crois l’épisode 14 qui nous permet de bien le voir et le revoir.

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Épisode 11 – Bomb Squad – 13/20

Oh je suis déçu par mon scénariste préféré de la série là, il ne s’est pas foulé. Pas besoin d’être un génie pour trouver directement le coupable de l’épisode… Et ça m’a dérangé, parce que ça reste une bonne partie du suspense de la série qui laisse de côté une grosse partie de son fil rouge. Cependant, le coupable « de la semaine » est donc un homme qui s’amuse à mettre des bombes un peu partout en ville pour être le héros qui les arrête. C’est un symptome classique de pyromane pompier, mais c’est rigolo grâce à l’acteur qui se retrouve dans la peau de ce personnage. En effet, même s’il est bien plus jeune, impossible de ne pas reconnaître immédiatement le futur Artz de Lost, qui a lui-même ses petits problèmes avec les explosifs.

Au-delà de cette blague à laquelle ils ne peuvent pas grand-chose (à moins que l’acteur ne soit casté sur suggestion du scénariste ?), j’ai trouvé que l’ensemble était plutôt moyen parce que Jarod met trois plombes à comprendre l’évidence. C’est dommage car l’épisode avait plein de potentiel ! Je peux en dire autant du personnage de la femme aveugle, victime involontaire du seria-bombeur, mais bon, le problème vient possiblement de moi et de mes envies d’un nouveau Daredevil dans une série qui n’a rien à voir avec le schmilblick.

Comme d’habitude, Jarod a beau être un Caméléon, il continue de lui manquer des grands points culturels puisqu’il n’a pas eu d’enfance. Imaginez ce que ça donnerait à l’époque du Hand Spinner ! Dans cet épisode, Jarod est à fond sur M. Patate, et cette partie de l’intrigue aura réussi à me faire rire… mais c’est bien là les seules scènes qui ont réussi à me captiver à fond du côté de Jarod. Plus j’avance dans la série, plus le personnage me pose problème. Par chance pour moi, s’il est la tête d’affiche de la série, il n’en est pas le seul pour autant.

Ben oui, la série nous parle également du Centre, et de Miss Parker. Même si elle me révolte à écraser des clopes dans un croissant gentiment proposé par Sidney, elle donne de l’intérêt à cet épisode. On découvre en effet que ses supérieurs pensent qu’il existe un traitre dans leur rang. Cela permet, pour une fois, de développer davantage la vie de Broots qui obtient une certaine consistance dans cet épisode. En plus, il consulte un détective privé, ça m’arrange du point de vue du Bingo Séries.

L’intrigue autour de la vie de famille de Broots et de Miss Parker qui veut trop s’en mêler était bien intéressante. Une autre qui était hyper intéressante est celle concernant Angelo. On sent la possibilité d’un certain fil rouge puisqu’il refuse d’identifier comme un indice important une photo de la mère de Jarod vieillie par informatique. Je me demande quelle dent personnelle il aura contre Jarod – car je n’arrive pas à le voir comme un potentiel allié, il fait un trop bon méchant.

The Pretender Season 1 Episode 12

Épisode 12 – Prison Story – 13/20

J’ai un nouveau jeu pour vous ! Prenez n’importe quel job du caméléon et reliez-le à une série !

Cette fois-ci, Jarod se retrouve gardien de prison qui tente de sauver un homme dans le couloir de la mort, et ça ressemble tout de même beaucoup à Prison Break, même s’ils n’ont pas osé faire de Jarod un prisonnier. Cela l’aurait empêché de regarder ses VHS du passé où, lorsqu’il était enfant, il a tenté de prouver l’innocence de quelqu’un condamné à mort.

Je reste étonné de voir Jarod être capable de compatir avec certains personnages – ici la fille du prisonnier – alors qu’il ne montre pas d’émotion pour tout le reste, et toujours face à la douleur. Nous avons même une scène où il s’asseoit à la place du condamné à mort, pour se mettre à sa place, précisément. Bref, l’épisode n’est pas exceptionnellement dur à percer une fois de plus : le condamné à mort est bien innocent et il suffit de voir Jarod cinq minutes en tant que surveillant de prison pour comprendre que tous ses collègues ont un rapport pété à l’autorité. Il met donc tout en place pour faire tomber le garde véreux qui tue régulièrement d’autres prisonniers, dans des incidents qu’il provoque lui-même.

On notera que la série continue ses placements de produit pour tous les jeux possibles des années 90 également, et ça me fait vraiment rire. Hâte d’avoir un épisode où il jouera à la Game Boy. En attendant, nous avons donc un jeu qui occupe Jarod, même si je n’ai jamais su comment ça s’appelait, et un Monopoly géant entre lui et Miss Parker. Cette dernière se retrouve forcée de travailler avec Broots qui l’accompagne désormais en mission pour contrebalancer les sentiments qui existent entre Miss Parker et Jarod.

C’était plutôt intéressant, avec Sidney qui continue de psychanalyser Miss P. Celle-ci n’apprécie pas trop et stresse de plus en plus, ce qui lui provoque des problèmes médicaux. J’imagine qu’on en entendra parler plus tard, puisque le stress est inhérent au travail de Miss P. La pauvre rate finalement Jarod malgré un excellent jeu de piste géant qui la mène à la prison juste après le sauvetage mené par Jarod.

On perd aussi quelques minutes de l’épisode avec une intrigue plus sentimentale : un prisonnier qui a perdu sa femme quelques années avant mais continue de faire comme si elle était en vie. Mignon. La série fait passer son message anti-peine de mort, au moins… même si la torture semble toujours validée par l’équipe des scénaristes au complet.

The Pretender Season 1 Episode 13Épisode 13 – Bazooka Jarod – 12/20

Oula, j’ai eu beaucoup de mal à accrocher à l’intrigue de l’épisode, Jarod rejoignant les marines sans pour autant croiser le NCIS. Blague à part, les intrigues dans l’armée sont rarement celles qui me plaisent le plus dans les séries et ça ne change pas avec cet épisode, même si la manière dont il s’incruste dans l’armée est intéressante, profitant du congé de supérieurs hiérarchiques.

C’est tout le problème d’une série comme celle-ci, et je l’avais déjà avec Dollhouse : si on n’accroche pas à la partie « épisode de la semaine », ben on se retrouve à attendre que ça finisse plus vite. En plus, avec ces 46 minutes par épisode, je trouve le rythme de la série souvent un brin trop long. Cela ne manque pas avec des passages musicaux et censés être plein d’émotions ici… mais tout comme Jarod, je n’ai pas de cœur et d’émotions pour des personnages que je ne connais pas vraiment.

Bon, l’intrigue a ses points positifs tout de même : la fille de la supérieure de Jarod amène un peu d’humanité au sein de l’armée avec sa crise d’adolescence, les aller-retours dans le sous-marin ajoutent de la pression et l’obsession du jour de Jarod est pour des chewing-gums (et les bulles allant avec) qui contiennent des bande-dessinées humoristiques. Soit.

Il était beaucoup plus intéressant de suivre Miss Parker. Elle continue de creuser son passé, principalement à cause de ce que Jarod lui a déjà fait découvrir depuis le début de la série. J’ai encore du mal à recoller les morceaux, en revanche, parce que si elle a un passé mystérieux, il manque encore trop d’éléments à celui-ci pour qu’on puisse voir à quoi mène ce puzzle. C’est frustrant, principalement car on se retrouve à en savoir moins que les personnnages. C’est un bon moyen de conserver le suspense, mais ça nous laisse dans le noir.

Au passage, Sidney reprend son rôle plus que trouble à annoncer à Miss Parker qu’elle risque de finir comme sa mère si elle continue de creuser comme ça – moi, je trouve que ce sont les scénaristes qui creusent de plus en plus, la série a perdu de son peps sur les deux derniers épisodes. Bien sûr qu’elle va le faire de toute manière, puisque son jeu de chat et la souris la mène presque à Jarod… Qui préfère s’amuser à lui laisser une bande-dessinée cryptique directement dans son appartement, recouvert de chewing-gum, pour lui annoncer qu’il a un secret sur son passé. Humph. Je ne sais pas trop ce que ça donnera, mais Miss Parker m’a sauvé l’épisode, vraiment.

The Pretender 01x14 : Ranger Jarod - Series AddictÉpisode 14 – Ranger Jarod – 16/20

Aïe, l’épisode fait un peu mal aux précédents, parce qu’il est beaucoup mieux qu’eux et me redonne enfin la série qui m’accrochait en début de saison. Surtout, il souligne un point qu’il manque quelque peu à la série, surtout pour l’époque : de la romance. Toute bonne histoire finit toujours par nous insérer de la romance, et c’est ce que les scénaristes décident de faire avec cet épisode. Le problème, c’est que ça fonctionne très bien et que ça risque de manquer ensuite à la série ! L’avantage, c’est que ça redonne du pep’s à toute la série en proposant un épisode inévitablement bien plus marquant !

Dans le passé, on nous établit une étrange relation de jeunes amoureux entre Jarod et Miss Parker enfant, avec le mystère du prénom de cette dernière chuchotée à l’oreille de Jarod. Les enfants donnent tout ce qu’ils ont pour faire croire à cette relation amoureuse, et comme c’est soutenu par le jeu de l’actrice adulte, ça passe plutôt bien. L’adulte ? Miss Parker développe clairement un sentiment de jalousie lorsqu’elle apprend que Jarod est en train de tomber amoureux d’une femme. Ben oui, Jarod est perdu face à ses sentiments alors il appelle Sidney pour savoir comment gérer ses émotions et ses sentiments nouveaux. C’est ce qui est efficace avec cette épisode : Jarod a enfin des sentiments autres que ceux qui le poussent à être le white savior de la veuve et de l’orphelin. Cela fait du bien à la série de voir le personnage explorer d’autres aspects de sa personnalité, et j’imagine que ça fait du bien aux audiences de nous le présenter à moitié à poil pendant un bon quart de l’épisode.

Les sentiments de Jarod ? Ils sont pour Nia, une actrice très jolie et un personnage plutôt convaincant pour faire craquer Jarod. Elle est volontaire au centre des rangers du coin, où Jarod bosse dans cet épisode, et un jeu de séduction s’établit tout de suite entre les deux. Elle est marquée par son passé en Argentine, il est marqué par son passé dans le Centre et les deux personnages apprennent à se connaître autour de ces cicatrices. Nia finit l’épisode en en sachant presque plus que nous sur Jarod, et c’était très intéressant de voir cette relation se développer – et Jarod perd même sa virginité dans cet épisode. Le plus gros reproche à faire ici est que cette intrigue aurait mérité d’être étendue sur deux ou trois épisodes, mais c’est difficile à faire avec ce format de série. Nia aurait pu accompagner Jarod pour un ou deux autres jobs, ça ne m’aurait pas dérangé.

Après, ça aurait posé encore plus la question de l’argent, jamais vraiment abordé. Jarod ne restant jamais un mois sur le moindre boulot, je me demande bien comment il a assez d’argent pour se louer des chambres d’hôtel à travers tout le pays (et même pour faire ces voyages d’ailleurs). En plus, c’est bien beau d’être un caméléon, mais il a des trous béants dans sa culture, et ça me choque toujours autant. Que comptait en faire le Centre, au juste ? C’est bien d’avoir un espion capable de s’infiltrer partout et tout, mais s’il se grille dès qu’il est question de M. Patate ou de Star Wars, ça craint un peu, non ?

Bon, donc, l’intrigue amoureuse est laissée derrière par Jarod en fin d’épisode : il fait ses adieux à Nia, qui sait très bien qu’il est poursuivi et qui n’hésite pas à faire croire à Miss Parker qu’il est possible que Jarod change de pays. Ah, oui, il pourrait tout à fait faire ça aussi, ça élargirait les frontières de la série ehe. Bon, d’accord, ce n’est pas ce qu’il va se passer. Et l’intrigue un peu plus policière ? En tant que Ranger, Jarod part à la recherche d’un homme disparu en forêt, ce qui le mène sur la piste de narcotrafiquants. Pourquoi pas, mais quand même, ça tombe bien, l’homme a été coincé par un autre ranger que Jarod peut donc punir ; et Nia ne trouve rien à redire dans cette punition sadique qui consiste à enfermer l’homme dans la même grotte que celle où il a laissé pourir sa victime. Je ne change pas d’avis sur Jarod, malgré ses beaux sentiments pour Nia !

Bref, heureusement que j’ai vu cet épisode 14, sinon ma meilleure amie serait venue me tuer dans mon sommeil pour n’avoir dit presque que du mal de son caméléon préféré (coucou toi qui lis ça !). En vrai, la série ne s’évite pas certains défauts classiques de l’époque et des saisons de 22 épisodes (qui l’ont encore parfois aujourd’hui). Rien de bien grave et un ensemble qui reste assez intrigant pour donner envie de continuer à chaque fois, surtout que je sais que ça peut s’améliorer.

The Falcon and the Winter Soldier – S01E05

Épisode 5 – The Truth – 16/20
Sans trop de surprise, l’épisode prend le temps de mettre en place un tas de graines qui ne germeront que lors du prochain épisode. Je n’attendais pas autre chose, surtout que nous avons eu notre dose d’action tout de même cet épisode. Il y a beaucoup de conséquences à gérer après l’épisode précédent de toute manière, et ça se fait plutôt naturellement dans cet épisode qui, s’il bavarde un peu trop et ne donne pas tout à fait tout ce que je souhaitais, réussit bien me hyper pour la fin de la série la semaine prochaine.

Spoilers

Sam et Bucky rappellent à John qu’il doit faire face aux conséquences de ses actes alors que Karli se fait discrète le temps de reprendre des forces.

You gotta give me the shield, man.

Ah ben super, la série reprend cette semaine avec un épisode qui dure plus d’une heure (parce que oui, je reste toujours jusqu’au bout du générique, on ne se refait pas !). Il faut dire qu’il y a de quoi faire avec le cliffhanger de la semaine dernière et il ne reste que deux épisodes avant la fin de la série. Je suis curieux de voir les rebondissements qu’il reste en stock. Pour l’instant, la série reprend avec un bouclier toujours ensanglanté et un John qui n’assume pas tellement ce qu’il vient de faire en tant que Captain America.

Il s’isole donc pour déprimer un coup, et il y a de quoi, puisqu’il vient de se laisser consumer par la rage après avoir vu son meilleur ami mourir. Captain America est donc à terre pour ce début d’épisode où Sam et Bucky le retrouvent et tentent de le raisonner. Pas évident de faire face à la rage pure d’un Captain America franchement. Le problème est justement là : Sam lui demande de lui rendre le bouclier pour qu’il se calme et ne fasse pas plus de dommage à l’héritage de Steve.

En tout cas, c’est comme ça que John le voit, et il décide aussitôt qu’il est hors de question de céder à la pression. Maintenant qu’il a pris le sérum de super soldat, il peut en effet se battre contre les deux héros de la série, et il n’hésite pas à les attaquer, y compris en se servant du fameux bouclier. Il nous détruit un bras robotique de Bucky et s’en prend ensuite à Sam, qui fait tout ce qu’il peut pour récupérer le bouclier.

Il y a des symboles plus forts que tout, et John le sait. Il est tellement dans sa rage de vouloir être Captain America qu’il n’hésite pas ensuite à arracher les ailes de Falcon et se servir du bouclier pour l’achever. C’est sans compter sur Bucky qui se relève à temps pour sauver son ami et foutre une bonne raclée à John.

Ce dernier voit son bouclier arraché littéralement de son bras par Bucky et Sam qui bossent bien ensemble. Finalement, cette excellente scène de combat prend fin lorsque John est mis KO par ce combat à trois et que le bouclier retombe entre les personnages. Bucky est le premier à se relever, et il fait passer un message clair et peu sympathique à Sam en lui balançant le bouclier. Voilà qui est fait.

C’est un sacré début d’épisode qui nous éloigne un temps de l’intrigue de la saison, même s’il est important de voir Sam récupérer ce bouclier. Une fois ce combat terminé, la série peut reprendre sa respiration pour faire le point sur tout ce qu’il s’est passé la semaine dernière, et ce point est fait avec le retour de Torres dans la série.

Il est sympathique ce personnage, je l’aime bien. Il explique ainsi que Karli court toujours les rues, mais que ses hommes ont été en grande partie arrêtés. Cela ne plaît pas à Sam qui comprend que Karli va simplement avoir le temps de reprendre bien plus de forces, ce qui pose un problème sur le long terme. Il en parle vite fait avec Torres, qui regarde ensuite Sam embarquer le bouclier nettoyé avec lui. Sam abandonne ses ailes derrière lui, parce qu’il a bien compris que c’était à lui de revêtir le costume de Captain America…

D’ailleurs, le cas de Captain America tuant un étranger dans les rues de son propre pays ? Cela tourne mal pour John. C’est un incident diplomatique de grande envergure, tout de même, et il doit faire face aux conséquences de ses actions devant un jury de militaire. Ils décident tout simplement de destituer John de son rôle de Captain, lui demande le bouclier (aha, c’est con) et lui retire son droit à la retraite ou à rester soldat.

Cela ne plaît pas du tout à John qui s’énerve et se barre, mais qui au moins ne perd pas le soutien de sa copine. Celle-ci est plus que motivée à rester avec lui malgré tout ça. Ils sont interrompus dans une conversation sur le rôle de Captain non compris de l’armée par une certaine comtesse Valentina Allegra de Fontaine, que je vais effectivement appeler Val dans la critique, ce sera plus simple. Elle est là pour recruter John même si on ne sait pas exactement pourquoi pour l’instant.

En parallèle, Karli retourne dans sa planque après le départ des militaires, et elle est plus énervée que jamais de voir ce qu’ils ont fait de la maison de personnes qui n’avaient rien fait de vraiment mal à simplement les abriter.

Nous retrouvons ensuite Bucky en Sokovie, où il rend une petite visite à a Zemo. Ce dernier est persuadé que Bucky est là pour le tuer, mais ce serait une punition trop simple pour là… et ça ferait rebasculer du mauvais côté notre Soldat de l’Hiver. Il s’occupe donc non pas de tuer Zemo, mais de le remettre aux Dora. C’est un incident diplomatique rapidement réglé, comme ça, mais Bucky a encore un service à demander.

Pendant ce temps, Sam, lui, décide de retourner voir l’homme noir qui aurait pu être le Captain America à la place de Steve Rogers, Isaiah, si les américains n’étaient pas si racistes. Il lui ramène le bouclier de Steve, mais ça ne fait pas particulièrement plaisir à Isaiah qui ne se reconnaît pas dans ce symbole américain. Sam le questionne pour mieux comprendre ce qui a pu se dérouler dans le passé. C’est le moment des derniers bavardages avant la conclusion : on peut donc obtenir la backstory d’Isaiah. Il a obtenu son injection de super sérum en pensant qu’il s’agissait d’un vaccin contre le tétanos.

Ce n’était évidemment pas le cas : il s’agissait de prototypes du super sérum donnés à plusieurs soldats pour voir comment ils réagissaient. Les soldats sont envoyés en mission sans être pour autant stabilisés après la prise du sérum, et Isaiah nous raconte que tout ça a mal tourné. Il a sauvé quelques hommes, mais ce fut en vain : tous les soldats ayant pris le sérum sont morts, à l’exception d’Isaiah, qui a pu servir de rat de laboratoire pendant quelque temps encore.

Une infirmière a fini par le prendre en pitié et s’est arrangée pour le faire passer pour mort, ce qui lui a permis de disparaître complètement. Le gouvernement a alors fait disparaître l’histoire d’Isaiah, comme il a toujours fait disparaître l’Histoire des noirs dans ce pays. Isaiah termine sa petite histoire en insistant sur deux choses : le gouvernement ne laissera jamais un noir être Captain America et aucun noir qui se respecte n’osera jamais porter le costume de Captain America.

Arf. J’imaginais une intrigue différente pour l’acceptation de Sam en tant que Captain America, et je suis perplexe face au personnage d’Isaiah – autant que devant l’idée de l’associer dans cette transition à Bucky, qui reste un homme blanc après tout. C’est en tout cas vraiment intéressant de voir la série prendre le temps d’aborder des sujets vraiment nécessaires, y compris dans l’Amérique aujourd’hui. Ils ont ainsi à la fois un temps de retard et un temps d’avance sur nous : retard parce que j’ai l’impression que la situation y est mille fois pire, d’avance, parce qu’on est loin de se remettre en question comme eux.

Sam finit en tout cas par rentrer chez sa sœur avec le bouclier, en profitant pour s’occuper de ses neveux. Nous sommes vraiment dans un épisode qui marque une pause dans l’intrigue, mais ça marche plutôt bien puisque ça a pour but de nous montrer le cheminement du personnage pour accepter le rôle dans lequel on veut tous le voir désormais. En attendant, il se contente de réparer comme il peut le bateau avec Sarah et tout le quartier.

Puis, avec Bucky qui lui rend visite pour lui remettre une valise venue du Wakanda. Contre toute attente, la série prend alors le temps d’une belle pause humoristique avec Bucky qui aide Sam sans utiliser son bras robotique et en draguant un peu Sarah, tout de même. On enchaîne sur des scènes sympathiques où les deux héros réparent le bateau, tout en discutant encore du cas de Karli. Tout ça ne dure qu’une petite journée, parce que Bucky a déjà prévu de rentrer en avion.

Sam l’invite toutefois à rester plus longtemps sur place, comme la ville est sacrément cool. Bucky accepte et dort sur le canapé, pour mieux être réveillé par les neveux de Sam en train de s’amuser avec le bouclier. Eh, c’est plutôt cool de voir ces enfants jouer avec une arme de guerre et, accessoirement, de meurtre. Non ? Ah, non, peut-être pas.

La journée de la veille peut recommencer, avec Bucky aidant une nouvelle fois Sam à réparer le bateau, mais cette fois-ci avec le thème de la série que j’aime beaucoup. Les deux hommes sont toutefois arrêtés par Sarah qui n’aime pas tellement les voir travailler sur une partie du bateau qui ne pose pas de problème selon elle.

Ils s’isolent donc ensuite pour s’entraîner à utiliser le bouclier et pour parler enfin des différends entre eux à ce sujet. Bucky explique ainsi à Sam qu’il voit le bouclier comme la seule famille qui lui reste. C’est un peu étrange, mais Sam affirme qu’il le comprend, c’est déjà ça. Il insiste par contre pour expliquer à Bucky que l’opinion de Steve n’est pas la plus importante : ce qui compte, ce n’est pas l’avis des autres sur lui, c’est qui il souhaite vraiment être. Humph, étrange conseil. Les deux se mettent ensuite d’accord pour retravailler ensemble face à Karli quand il y aura besoin, même s’il leur reste encore à décider ce qu’ils sont – ils ne sont pas des partenaires ou une équipe, par exemple.

Et ils ne sont pas non plus des Avengers si l’on en croit la réplique de Sam insistant pour dire que la revanche n’est pas la solution pour Bucky qui a passé trop de temps à réparer les erreurs passées et pas assez à se projeter dans ce qu’il pouvait faire. Bucky s’en va finalement en laissant le bouclier à Sam.

Ce dernier peut ainsi passer du temps avec sa sœur, qui avoue qu’elle ne veut pas vendre le bateau finalement. Ce n’est pas une solution viable pour les finances, mais c’est leur héritage familial, et c’est important. Sam en arrive à la conclusion qu’il est important pour lui de se battre encore et de se préparer à prendre le bouclier publiquement. Comme il n’est pas un super soldat, il a besoin d’un long entraînement, dans un montage qui nous donne presque envie de faire du sport, franchement. Et ça permet à Sam de se préparer à être le Captain America que je veux voir en fin d’épisode.

La série prend autrement le temps d’en revenir à John, qui est dans une sale position cette semaine. Il se rend chez les parents de Lemar pour expliquer ce qu’il s’est passé, mais il le fait en mentant et en assurant qu’il n’aurait jamais laissé s’enfuir la personne ayant tué leur fils. Yep, il affirme que l’homme qu’il a tué était le meurtrier, mais nous savons bien que c’est faux. Les parents de Lemar le croient toutefois sur parole, parce que leur fils admirait John et qu’il lui faisait toute confiance. Cela doit être un peu dur pour John de se faire à l’idée qu’il est un menteur sur ce coup-là, mais il simplifie au moins le travail de deuil de la famille.

Autrement, Sharon continue de ne servir quasiment à rien cette semaine, mais sa scène est probablement là pour introduire ce qu’il se passera dans le dernier épisode : elle engage un certain Batroc, qui lui parle en français pour lui reprocher d’avoir perdu la moitié de son équipe à cause d’elle. Le problème, c’est que Batroc a pour intention de tuer Falcon, d’une part, et qu’il bosse avec Karli, d’autre part. Elle assume totalement d’être une criminelle désormais, et tant pis si ça ne plaît pas à tous ses hommes de main.

Son intention est d’attaquer lors d’un vote du GRC pour renvoyer dans leur pays d’origine tous les immigrés étant réapparus aux États-Unis après cinq ans de disparition grâce à Thanos. Charmant, la politique US de l’univers Marvel. Tout cela termine ainsi par une attaque terroriste sur le point de se produire et sur Sam sur le point de revêtir le costume, clairement dans la valise venant du Wakanda. Aaah ! J’avais tellement envie de le voir dans cet épisode, je suis frustré, vivement la semaine prochaine ! En plus, il y a aussi une scène post-générique dans cet épisode pour nous apprendre que John est dans son coin en train de se construire son propre bouclier de Captain America. Captain America contre Captain America ? Hâte de voir Sam gagner !

 

Resident Alien – S01E10

Épisode 10 – Heroes of Patience – 19/20
S’il y a bien une scène qui m’a un peu décroché de l’épisode, tout le reste était sacrément pertinent et bon pour donner l’impression d’une conclusion rondement menée… sans pour autant retirer la perspective d’une saison 2 qui promet d’être aussi fun et réussie que la première ! La saison est menée de manière impeccable, les sous-intrigues sont terminées, d’autres sont prêtes à nous mener ailleurs et les personnages sont restés attachants du début à la fin, avec un humour et des répliques qui font toujours mouche. Bref, un vrai petit délice !

Spoilers

Harry a désormais tout ce qu’il faut pour détruire l’humanité… à part peut-être l’envie de le faire ?


If you kill everyone, you kill me.

Après l’épisode précédent, impossible de m’arrêter, je voulais vraiment savoir la suite. Bon, en vrai, j’aurais pu m’arrêter et attendre une semaine de plus, mais eh, j’avais envie de finir la saison, j’ai tenu tout ce temps avec la diffusion française, c’est quand même pas mal ! Par contre, le résumé de l’épisode précédent m’a frustré : je n’avais apparemment pas l’épisode complet juste avant, puisqu’il me manquait une scène entre Sarah et Richard, où Richard reprochait à Sarah d’avoir pris l’objet extraterrestre dans la chambre de Max.

Tout ça a vite été oublié quand il est révélé au début de cet épisode que cinq mois plus tôt, Harry s’est rendu secrètement en ville pour tuer Sam. Et non, je ne parle pas de l’extraterrestre, je parle bien de l’humain. En fait, la nuit où Harry s’est fait tuer, il venait d’empoisonner le traitement de Sam. Ah oui, sacré karma, effectivement.

Cinq mois plus tard, D’Arcy remue ciel et terre, et surtout les flics, pour venger la mort de l’homme qu’elle aime, Harry. Elle l’a vu dans le congélateur après tout, et elle est hyper inquiète. Elle a toutefois fait l’erreur de quitter la cabane, et quand elle y revient avec les flics, Harry est bien présent, en vie. Il sait évidemment que le cadavre a été trouvé et il a eu la bonne idée de le changer de place.

D’Arcy passe ainsi pour une folle alcoolique, et ça marche bien : elle est arrêtée par le shérif, alors que Liv trouve une chaussure au bord du lac, relançant l’intrigue du pied retrouvé quelques épisodes plus tôt. C’est évidemment Asta qui libère D’Arcy de sa cellule, mais malheureusement D’Arcy n’explique pas totalement l’ensemble de ce qu’elle a vu à Asta, pensant qu’il ne s’agissait pas du cadavre d’Harry (forcément), mais juste d’un cadavre d’une personne tuée par Asta et Harry. Pourquoi pas.

Pendant ce temps, Max montre à son amie la vidéo de Sarah volant l’objet qu’il avait gardé et elle est aussitôt convaincue que Sarah est une femme du MIB, avec une écharpe violette. Ils comprennent qu’ils doivent prévenir Harry de ce qui est en train d’arriver, mais il faut bien sûr faire attention à ne pas être suivis par le gouvernement.

J’ai vraiment cru que l’amie allait prévenir Harry en secret pendant que Max pédalait en entraînant à sa suite les agents, mais je me suis lourdement trompé : leur plan était tout autre, et l’amie fait exprès d’entrer en collision avec le camping-car de Sarah et Richard. Max et son amie ont en fait comme intention de prévenir Asta de ce qu’ils savent. Je suis frustré, parce que la gamine annonce qu’elle a un prénom, mais je n’ai toujours aucune idée de ce que c’est. Je n’arrive pas à l’entendre à chaque fois que c’est dit, et sans les sous-titres ben, je galère. Bref, j’ai enfin pris la peine d’aller sur Google : elle s’appelle Sahar.

Bref, en tout cas, ces gamins sont beaucoup trop malins : ils ont mis le portable de Kate sous le camping-car du gouvernement au moment de l’accident, afin de pouvoir traquer le gouvernement. Malheureusement, ce n’est pas exactement ce qu’il se passe : Sarah et Richard les devancent et entrent par effraction dans la maison pour les interroger, ce qu’ils peuvent faire parce que Kate est occupée à faire son sport avec des écouteurs alors que Ben passe son temps à papoter sur un banc avec D’Arcy.

Il est étonnant de voir qu’il est celui qui essaie de lui remonter le moral et de lui prendre la main pour l’aider à se sentir bien plus utile. Elle n’a vraiment pas de raison de déprimer – oui, elle n’est pas allée loin au niveau professionnel et n’a pas fait de grande différence dans la vie des gens, mais eh, elle a sauvé Asta et Harry il y a deux épisodes quand même. D’ailleurs, n’est-ce pas la main qui est brisée, en théorie, que Ben lui prend ? Bon, D’Arcy gâche le moment de toute manière, parce qu’elle se décide à embrasser Ben.

Cela le fait repartir plus vite, et ce n’est pas une bonne chose pour lui. Il se retrouve en effet face à une porte fermée à clé, parce que Sarah et Richard y sont. Ils interrogent ainsi les enfants et obtiennent ce qu’ils veulent de la part de Max qui leur indique qui est cet alien en blouse blanche. Je sens qu’il les a dirigés vers un mauvais médecin.

En tout cas, s’il le fait, c’est parce que sa mère est en danger dans le placard. En théorie. En pratique, pour protéger son fils et Sahar, elle défonce la porte alors que Ben entre par effraction chez lui pour s’en prendre lui aussi à Sarah et Richard. La scène est magistrale avec les deux parents qui s’éclatent à frapper les agents du gouvernement. Bon, ils ne savent pas qu’ils sont des agents du gouvernement bien sûr, et Ben n’entre que parce que le shérif lui a annoncé arriver « d’ici cinq minutes ». C’était trop long pour lui.

Les scènes sont géniales, que ce soit celle-ci ou celle où les flics arrivent pour prendre les dépositions de tout le monde et voir Ben et Kate se rouler des pelles comme jamais. Eh, ça fait plaisir de voir ce couple au bord du divorce retrouver son amour comme au premier jour.

Bien sûr, Asta tente de contacter Harry après avoir parlé avec Max et Sahar, mais c’est en vain. Elle est interrompue par Liv alors qu’elle quittait le travail, parce que Liv veut récupérer le pied dans le congélateur pour vérifier s’il est compatible avec la chaussure qu’elle a trouvée en début d’épisode. C’est très con pour Harry ce qui est en train de se passer : sans la moindre surprise, Asta reconnaît le pied cette fois : elle a vu la tâche de naissance sur le pied d’Harry dans l’épisode précédent.

Et avec ce que D’Arcy a crié en début d’épisode, elle reconstitue vite la vérité : Harry est mort et dans le congélateur de la cabane, alors que l’extra-terrestre a assuré ne pas savoir ce qui lui est arrivé.

De son côté, Harry passe une bonne partie de l’épisode seul. Il peut ainsi réparer la machine qui lui permettra de détruire l’espèce humaine, mais avant ça, de la publicité pour de la pizza l’interrompt. Heureusement que j’ai moi-même mangé de la pizza juste avant l’épisode, parce que vraiment, ça m’aurait donné envie.

Il rentre alors chez lui pour activer le détonateur qui détruira l’humanité… Mais avant ça, il veut d’abord tester son détonateur sur le cadavre d’Harry. Ce n’est pas si évident de nous détruire apparemment, parce que même ça, ça le fait culpabiliser. L’extraterrestre se retrouve alors en conversation avec Harry, et comme à chaque fois, je n’ai pas trop aimé cette scène. Cela m’a quelque peu décroché de l’épisode final, je dois dire, même si la construction du personnage est bonne.

Finalement, Harry détruit le cadavre juste à temps pour l’arrivé d’Asta qui le confronte pour savoir enfin la vérité. C’est une excellente scène à suivre, parce que ça ressemble tout simplement à une rupture amoureuse. Harry comprend qu’Asta est la part d’humanité qui le brûle chaque fois qu’il touche son détonateur. Eh oui, j’aurais pu ajouter cette information, effectivement : Harry se découvre une humanité grâce à l’engin.

Ses sentiments pour Asta sont ce qui l’empêche de détruire la Terre, mais en découvrant qu’il est un menteur et un tueur, celle-ci a plutôt tendance à le rejeter. C’est étrange, non ? Il vit très mal ce rejet, par contre, et ça lui retire tout sentiment d’humanité. Il peut ainsi se décider à détruire l’humanité, cette fois : le compte à rebours est alors lancé, avec une détonation prévue 90 minutes plus tard. Parfait, cela laisse du temps pour l’acte suivant où Jay se confie contre toute attente à D’Arcy. Elle a un nouveau job au diner de la ville, Jay, et D’Arcy découvre donc le grand secret d’Asta. Elle fait alors en sorte de venir en aide à Jay qui cherche à se venger de son père qui battait sa mère. C’est plutôt drôle à voir, avec une voiture balancée pour provoquer un sacré accident.

Loin de tout ça, le médecin de la ville est embarqué par Sarah et Richard, puis par l’armée. La générale ordonne immédiatement à Sarah de tuer Richard qui n’a plus vraiment d’utilité, alors que la série nous tease une intrigue du complot bien plus large que prévu. Je vais clairement être au rendez-vous pour celle-ci, mais avant d’en arriver en saison 2, il faut déjà conclure la saison 1.

Sans trop de surprise, Max contacte donc Asta pour lui annoncer que le gouvernement lui a appris qu’Harry comptait tuer tout le monde. Comme ce n’est pas vraiment une option qui les fait rêver, les deux se mettent d’accord pour se retrouver et partir à la recherche d’Harry. En plus, ça tombe bien, Max est sûr qu’Harry se rendra à la base militaire, et il a raison. La base qui m’avait toujours paru super loin à être dans un autre Etat n’est en fait qu’à un peu plus d’une heure de route, alors tout le monde y arrive à temps.

Harry s’y rend pour retrouver son vaisseau et décoller. Par contre, le pauvre oublie de prendre ses pizzas au passage, et il envisage un temps de faire demi-tour, même s’il n’a plus le temps. Il est finalement freiné par l’armée, mais ce n’est qu’une broutille pour cet extra-terrestre qui a bien de la force de frappe depuis son vaisseau.

La force de frappe, c’est bien, mais ce n’est pas précis pour éviter de toucher Asta et Max quand ceux-ci sont pris en otage. En effet, ils sont venus à la base pour tenter d’empêcher Harry de détruire l’humanité, mais ils n’ont pas été bien discrets au passage. Comme annoncé plus tôt dans l’épisode, un petit « Ooh Child » est alors lancé, mais désolé, ça ne vaut pas celui de Brothers & Sisters en fin de saison 1 également. La musique est juste là pour nous montrer un Harry sous forme extra-terrestre se débarrasser des soldats.

Asta ordonne à Max d’aller se cacher pendant le combat, puis elle se relève pour un tête à tête très touchant avec Harry. Les deux se déclarent amis, et Harry pense un temps qu’Asta viendra avec lui sur sa planète. Nope. Asta insiste pour sauver l’humanité, et ça suffit pour Harry : il se laisse convaincre que sauver son amie et ses amis à elle vaut le coup. Il ne détruit donc pas notre espèce, yay ! Il prend tout de même le temps de parler une dernière fois de ses pizzas avant de décoller définitivement pour retourner vers sa planète.

Enfin, ça, c’est le plan théorique. En pratique, évidemment, Harry se rend compte après s’être débarrassé du détonateur dans l’espace que… Max s’est caché dans son vaisseau. Et lui, il veut bien être ramené à la maison. Evidemment.

EN BREF – Je ne regrette pas du tout d’avoir été sollicité par Syfy France pour regarder la série le jour de sa diffusion. Je n’en avais que des bons échos, donc elle était sur ma liste et je suis sûr que j’aurais fini par la regarder, mais peut-être pas à la semaine comme je l’ai fait là. Je pense que j’aurais fait une erreur de passer à côté, et je suis content d’avoir suivi tout ça à la semaine, même si je suis persuadé qu’elle fonctionne très bien en bingewatching aussi.

J’ai trouvé satisfaisant de suivre toute cette intrigue sur deux mois, et ça me remotive à faire ça plus souvent sur des saisons en cours ou déjà terminées. Puisque c’est efficace, pourquoi se priver ? C’est probablement ce que Syfy s’est dit d’ailleurs : la série est déjà renouvelée pour une saison 2, pas de suspense à avoir, nous aurons bien la suite de cette histoire.

J’ai déjà hâte de savoir ce que la saison 2 nous réservera : Harry doit retourner Max, bien sûr, mais il y a une multitude de pistes ouvertes pour une suite. Oui, le couple Ben/Kate s’en tire bien et le shérif/Liv sont réconciliés (avec une nouvelle cafetière d’ailleurs !), mais il y a toujours ce meurtre avec le pied du vrai Harry qui n’a pas été élucidé. Jay n’a toujours pas vraiment réussi à se réconcilier avec sa mère biologique, et ce n’est pas parce que D’Arcy va jouer la tante cool que tout va s’arranger pour elle.

D’ailleurs, D’Arcy est probablement le personnage qui aura le plus à évoluer, puisqu’elle finit la saison déçue par son amitié avec Asta, lui cachant trop de choses. Asta va devoir gérer d’être celle qui a sauvé l’humanité, Richard va devoir échapper à cette cinglée de coéquipière qui veut désormais le tuer et les intrigues gouvernementales pourraient prendre le dessus.

Et tout ça, c’est encore sans compter des intrigues beaucoup plus marginales, comme le chasseur d’alien de l’épisode 9 joué par Terry O’Quinn. Rien ne dit qu’il ne fera pas une nouvelle apparition par la suite. Il faut peut-être que je me mette à lire les comics, parce que j’aime vraiment beaucoup la mythologie mise en place par la série.

Et en même temps, je n’ai pas envie de me spoiler la suite. Cruel dilemme, n’est-ce pas ?

Resident Alien – S01E09

Épisode 9 – Welcome Aliens – 19/20
L’épisode prend son temps au début, mais on ne s’y trompe pas : nous sommes clairement sur l’avant-dernier épisode de la saison et tout s’accélère progressivement. C’est une excellente chose car la saison révèle bien toute sa construction. En revanche, certaines intrigues semblent presque bâclées alors qu’elles paraissaient importantes à l’origine, et ça m’a un peu décontenancé. M’enfin, de bons acteurs et une bonne histoire, ça me fait oublier tout le reste !

Spoilers

Harry se remet progressivement de l’épisode précédent avec l’aide d’Asta, alors que D’Arcy se sent mise de côté par ses amis.


I think some of them are here to do good.

Eh, bonjour tout le monde ! Je publie cet article tôt le matin, mais vous comprendrez qu’il s’agit en fait d’un épisode que j’ai vu hier soir… histoire d’en revenir à cette série le jeudi soir, quoi. Elle est tellement bien cette série, c’était l’assurance d’une bonne soirée quand même. Cet épisode reprend avec un énième flashback, trente années plus tôt. Une femme enceinte prend le bus avec son copain et tout part rapidement en vrille quand le reste des passages du bus sont soudainement figés, que les lumières s’éteignent et que seule elle et son copain se retrouvent encore à bouger.

Bien sûr, avec le stress, elle se met à perdre les eaux, avant de léviter face à son copain. Un nouveau flash lumineux les ramène finalement à la réalité… mais la femme n’est plus enceinte. L’angoisse.

Trente ans plus tard, Harry se réveille et découvre qu’il n’est pas mort. Asta continue de vouloir prendre soin de lui parce qu’elle le pense amputé, mais en bon descendant de poulpe, il a des capacités régénératrices qui font qu’il a déjà un tentacule en train de repousser à la place de sa jambe. C’était plutôt marrant, surtout qu’Asta essaie ensuite d’apprendre le respect à Harry en faisant en sorte qu’il essaie au moins de la remercier après tout ce qu’elle a fait.

Pour cela, il suffit de lui faire du chantage avec la radio/télécommande qu’Harry veut absolument récupérer pour contacter sa planète et détruire la nôtre. Bon, cette dernière partie, Asta ne la connaît pas exactement comme ça, bien sûr, et Harry, lui, ne découvre qu’après s’être excusé que l’engin est cassé. Il est tout de même capable de le rebooter, heureusement, mais il est embêté dans sa convalescence par Max qui lui rend visite.

Il est quelque peu surpris et vexé de voir qu’Asta est au courant, mais il est mal placé pour le dire, puisqu’il a lui-même partagé le secret avec son amie qui en est désormais à l’espionner. Cette gamine est trop maligne pour son propre bien, et pour celui de notre planète. C’est une vraie girlboss, et elle explique à Harry que ce sont probablement les Men in Black qui ont pris son vaisseau. C’est bien drôle à voir et ça relance l’intrigue avec Harry qui a pour mission d’aller récupérer une part

Après s’être occupé d’Harry, Asta retourne au travail où elle retombe évidemment sur D’Arcy qui ne comprend pas trop pourquoi sa meilleure amie l’a abandonnée la veille au soir. C’est une bonne chose que les scénaristes prennent la place de s’occuper de cette relation, même si ce n’est pas la priorité de l’épisode avec Harry voulant absolument recontacter sa planète.

Pour ce faire, il embarque Asta dans une convention sur les extra-terrestres, parce que ben… Il a besoin d’experts sur le sujet, et parce qu’il a besoin de quelqu’un pour le conduire comme il prend trop de médicaments pour être en état de conduire lui-même. Les scénaristes s’éclatent bien avec cette convention et quelques théories du complot, comme les astronautes sur la lune, et ça m’a bien éclaté moi aussi.

Et quand en plus Peter, l’expert dont on suit la conférence, est joué par Terry O’Quinn, moi, je suis tout simplement fan. Cela fait toujours plaisir de retrouver Locke dans une série, même si je n’aimais pas le personnage de Locke. Eh, ça marche bien : il joue ici un chasseur d’extra-terrestres qui met mal à l’aise Harry.

Cela dit, ce qui fonctionne bien avec l’épisode, c’est que Peter demande ensuite au public de témoigner de leur expérience avec les extra-terrestres, et ça se termine en une suite de personnes terrorisées par ce qu’il s’est passé dans leur vie. Asta décide alors de prendre la parole pour retourner la situation à l’avantage des extra-terrestres, qu’elle défend… Sans savoir qu’Harry, en voix-off, nous assure qu’elle se trompe.

Harry trouve finalement ce qu’il cherche lors du témoignage d’une femme qui assure avoir un implant extra-terrestre dans le bras, or, lui, il cherche une technologie extraterrestre… Il se met aussitôt à poursuivre la femme, baissant un peu trop sa garde et ne se rendant pas compte que Peter le voit comme un alien. Yep, lui aussi il peut voir les extra-terrestres.

Asta exige tout de même des explications auprès d’Harry qui finit par lui avouer qu’il veut récupérer un implant d’extraterrestre. Ben oui, les personnes enlevées par des extraterrestres ont bien des implants d’après lui, et ça l’encourage à agresser la femme qui a déclaré avoir un implant extra-terrestre. Le problème, c’est qu’elle a menti, et qu’elle prévient ensuite la sécurité.

Harry se retrouve donc à devoir fuir à la fois la sécurité et Peter, parce qu’il voit rapidement que le chasseur l’a pris en grippe. Cela marche bien comme épisode, avec Asta qui détourne l’attention de Peter autant que possible. Ce n’est quand même pas suffisant, car après un aparté dans une autre pièce, Harry retombe nez à nez avec le chasseur.

Ce n’est pas si grave : il réussit à prendre le dessus sur Peter, qui est l’homme du début d’épisode. Il espère grâce à l’implant pouvoir un jour récupérer le contact avec les extraterrestres pour rencontrer enfin son fils… mais ça n’arrivera jamais puisque Harry récupère l’implant, avant de rejoindre Asta à qui un homme a mis le doute quand même en lui expliquant que son alien était peut-être un Christophe Colomb bien déguisé. Intéressant.

Pendant ce temps, en ville, le shérif commence à regretter d’avoir poussé Liv à démissionner quand il comprend qu’elle a passé le repas avec son père et qu’elle a l’avantage d’être à l’écoute, elle. Il reprend donc son tableau de meurtre quand il se rend au travail, persuadé qu’il y trouvera une piste, et c’est le cas. Le meurtre de Sam est facile à résoudre : sa femme est celle qui est la suspecte idéale. Elle avait une relation extra-conjugale et elle a voulu se séparer de son mari, tout simplement.

C’est vite expédié pour un fil rouge, en revanche. Cela nous permet d’en revenir à Ben et Kate, cette dernière ayant invitée « Sarah » et son « mari », « Richard », à dîner avec eux. Cela attriste Ben qui voulait juste sa soirée Tacos, mais ça attriste aussi Sarah de se rendre compte que Max n’est pas présent dans la maison pour ce repas entre adultes.

Cela ne fait rien, elle demande à son faux mari de faire diversion le temps de fouiller la chambre de Max… et d’y trouver ce qu’elle cherche, un morceau de technologie alien. Oups. Bien sûr, elle est grillée par Kate quand même, mais ce n’est pas bien grave car elle a quelques talents d’actrice bien cachée. Elle prétend donc être mal à l’aise de ne pas pouvoir avoir d’enfants, profitant de ce que Richard a improvisé plus tôt pour se caser en tant que possible babysitter. Et ça fonctionne à fond… sauf que Max a une caméra dans sa chambre, évidemment.

En parallèle, Ben se confie à Richard sur sa culpabilité de ne pas avoir pu empêcher le meurtre de Sam. C’était sympathique, mais pas vraiment utile pour l’épisode, à première vue. En même temps, dans le genre inutile, on a un long karaoké entre Liv et le shérif qui se déroule dans le bar de D’Arcy, et c’était excellement joué de la part des scénaristes. La scène est aussi drôle qu’émouvante quand Liv accepte de récupérer son insigne de policière alors que le shérif s’agenouille pour lui rendre.

Dans le bar, bien sûr, on retrouve également D’Arcy interrogée par Jay sur ce qu’il s’est passé dans l’épisode précédent. Jay est plutôt marrante à annoncer faire ça juste pour quelques points supplémentaires dans sa moyenne, mais elle comprend rapidement que D’Arcy a failli mourir, et qu’Asta aussi. Jay flippe donc carrément, mais D’Arcy ne s’en rend pas compte du tout, avec son amie du bowling débarquant en larmes d’avoir failli la perdre.

C’était bien drôle, ça ne fait qu’empirer ensuite quand D’Arcy lui fait remarquer que toute la ville la voit comme une héroïne, à l’exception d’Harry et Asta qui l’ignorent complètement désormais. Pauvre D’Arcy, j’ai de la peine pour elle. Elle se retrouve rapidement à s’inquiéter énormément pour Asta dont elle n’a pas de nouvelle, imaginant qu’elle a pu être kidnappée. D’Arcy se rend donc à la cabane d’Harry pour essayer de retrouver sa meilleure amie et Harry, mais en s’infiltrant par effraction, tout ce qu’elle finit par trouver, c’est… le cadavre du vrai Harry dans le congélateur. L’épisode se termine ainsi sur un joli cri.