Resident Alien – S01E09

Épisode 9 – Welcome Aliens – 19/20
L’épisode prend son temps au début, mais on ne s’y trompe pas : nous sommes clairement sur l’avant-dernier épisode de la saison et tout s’accélère progressivement. C’est une excellente chose car la saison révèle bien toute sa construction. En revanche, certaines intrigues semblent presque bâclées alors qu’elles paraissaient importantes à l’origine, et ça m’a un peu décontenancé. M’enfin, de bons acteurs et une bonne histoire, ça me fait oublier tout le reste !

Spoilers

Harry se remet progressivement de l’épisode précédent avec l’aide d’Asta, alors que D’Arcy se sent mise de côté par ses amis.


I think some of them are here to do good.

Eh, bonjour tout le monde ! Je publie cet article tôt le matin, mais vous comprendrez qu’il s’agit en fait d’un épisode que j’ai vu hier soir… histoire d’en revenir à cette série le jeudi soir, quoi. Elle est tellement bien cette série, c’était l’assurance d’une bonne soirée quand même. Cet épisode reprend avec un énième flashback, trente années plus tôt. Une femme enceinte prend le bus avec son copain et tout part rapidement en vrille quand le reste des passages du bus sont soudainement figés, que les lumières s’éteignent et que seule elle et son copain se retrouvent encore à bouger.

Bien sûr, avec le stress, elle se met à perdre les eaux, avant de léviter face à son copain. Un nouveau flash lumineux les ramène finalement à la réalité… mais la femme n’est plus enceinte. L’angoisse.

Trente ans plus tard, Harry se réveille et découvre qu’il n’est pas mort. Asta continue de vouloir prendre soin de lui parce qu’elle le pense amputé, mais en bon descendant de poulpe, il a des capacités régénératrices qui font qu’il a déjà un tentacule en train de repousser à la place de sa jambe. C’était plutôt marrant, surtout qu’Asta essaie ensuite d’apprendre le respect à Harry en faisant en sorte qu’il essaie au moins de la remercier après tout ce qu’elle a fait.

Pour cela, il suffit de lui faire du chantage avec la radio/télécommande qu’Harry veut absolument récupérer pour contacter sa planète et détruire la nôtre. Bon, cette dernière partie, Asta ne la connaît pas exactement comme ça, bien sûr, et Harry, lui, ne découvre qu’après s’être excusé que l’engin est cassé. Il est tout de même capable de le rebooter, heureusement, mais il est embêté dans sa convalescence par Max qui lui rend visite.

Il est quelque peu surpris et vexé de voir qu’Asta est au courant, mais il est mal placé pour le dire, puisqu’il a lui-même partagé le secret avec son amie qui en est désormais à l’espionner. Cette gamine est trop maligne pour son propre bien, et pour celui de notre planète. C’est une vraie girlboss, et elle explique à Harry que ce sont probablement les Men in Black qui ont pris son vaisseau. C’est bien drôle à voir et ça relance l’intrigue avec Harry qui a pour mission d’aller récupérer une part

Après s’être occupé d’Harry, Asta retourne au travail où elle retombe évidemment sur D’Arcy qui ne comprend pas trop pourquoi sa meilleure amie l’a abandonnée la veille au soir. C’est une bonne chose que les scénaristes prennent la place de s’occuper de cette relation, même si ce n’est pas la priorité de l’épisode avec Harry voulant absolument recontacter sa planète.

Pour ce faire, il embarque Asta dans une convention sur les extra-terrestres, parce que ben… Il a besoin d’experts sur le sujet, et parce qu’il a besoin de quelqu’un pour le conduire comme il prend trop de médicaments pour être en état de conduire lui-même. Les scénaristes s’éclatent bien avec cette convention et quelques théories du complot, comme les astronautes sur la lune, et ça m’a bien éclaté moi aussi.

Et quand en plus Peter, l’expert dont on suit la conférence, est joué par Terry O’Quinn, moi, je suis tout simplement fan. Cela fait toujours plaisir de retrouver Locke dans une série, même si je n’aimais pas le personnage de Locke. Eh, ça marche bien : il joue ici un chasseur d’extra-terrestres qui met mal à l’aise Harry.

Cela dit, ce qui fonctionne bien avec l’épisode, c’est que Peter demande ensuite au public de témoigner de leur expérience avec les extra-terrestres, et ça se termine en une suite de personnes terrorisées par ce qu’il s’est passé dans leur vie. Asta décide alors de prendre la parole pour retourner la situation à l’avantage des extra-terrestres, qu’elle défend… Sans savoir qu’Harry, en voix-off, nous assure qu’elle se trompe.

Harry trouve finalement ce qu’il cherche lors du témoignage d’une femme qui assure avoir un implant extra-terrestre dans le bras, or, lui, il cherche une technologie extraterrestre… Il se met aussitôt à poursuivre la femme, baissant un peu trop sa garde et ne se rendant pas compte que Peter le voit comme un alien. Yep, lui aussi il peut voir les extra-terrestres.

Asta exige tout de même des explications auprès d’Harry qui finit par lui avouer qu’il veut récupérer un implant d’extraterrestre. Ben oui, les personnes enlevées par des extraterrestres ont bien des implants d’après lui, et ça l’encourage à agresser la femme qui a déclaré avoir un implant extra-terrestre. Le problème, c’est qu’elle a menti, et qu’elle prévient ensuite la sécurité.

Harry se retrouve donc à devoir fuir à la fois la sécurité et Peter, parce qu’il voit rapidement que le chasseur l’a pris en grippe. Cela marche bien comme épisode, avec Asta qui détourne l’attention de Peter autant que possible. Ce n’est quand même pas suffisant, car après un aparté dans une autre pièce, Harry retombe nez à nez avec le chasseur.

Ce n’est pas si grave : il réussit à prendre le dessus sur Peter, qui est l’homme du début d’épisode. Il espère grâce à l’implant pouvoir un jour récupérer le contact avec les extraterrestres pour rencontrer enfin son fils… mais ça n’arrivera jamais puisque Harry récupère l’implant, avant de rejoindre Asta à qui un homme a mis le doute quand même en lui expliquant que son alien était peut-être un Christophe Colomb bien déguisé. Intéressant.

Pendant ce temps, en ville, le shérif commence à regretter d’avoir poussé Liv à démissionner quand il comprend qu’elle a passé le repas avec son père et qu’elle a l’avantage d’être à l’écoute, elle. Il reprend donc son tableau de meurtre quand il se rend au travail, persuadé qu’il y trouvera une piste, et c’est le cas. Le meurtre de Sam est facile à résoudre : sa femme est celle qui est la suspecte idéale. Elle avait une relation extra-conjugale et elle a voulu se séparer de son mari, tout simplement.

C’est vite expédié pour un fil rouge, en revanche. Cela nous permet d’en revenir à Ben et Kate, cette dernière ayant invitée « Sarah » et son « mari », « Richard », à dîner avec eux. Cela attriste Ben qui voulait juste sa soirée Tacos, mais ça attriste aussi Sarah de se rendre compte que Max n’est pas présent dans la maison pour ce repas entre adultes.

Cela ne fait rien, elle demande à son faux mari de faire diversion le temps de fouiller la chambre de Max… et d’y trouver ce qu’elle cherche, un morceau de technologie alien. Oups. Bien sûr, elle est grillée par Kate quand même, mais ce n’est pas bien grave car elle a quelques talents d’actrice bien cachée. Elle prétend donc être mal à l’aise de ne pas pouvoir avoir d’enfants, profitant de ce que Richard a improvisé plus tôt pour se caser en tant que possible babysitter. Et ça fonctionne à fond… sauf que Max a une caméra dans sa chambre, évidemment.

En parallèle, Ben se confie à Richard sur sa culpabilité de ne pas avoir pu empêcher le meurtre de Sam. C’était sympathique, mais pas vraiment utile pour l’épisode, à première vue. En même temps, dans le genre inutile, on a un long karaoké entre Liv et le shérif qui se déroule dans le bar de D’Arcy, et c’était excellement joué de la part des scénaristes. La scène est aussi drôle qu’émouvante quand Liv accepte de récupérer son insigne de policière alors que le shérif s’agenouille pour lui rendre.

Dans le bar, bien sûr, on retrouve également D’Arcy interrogée par Jay sur ce qu’il s’est passé dans l’épisode précédent. Jay est plutôt marrante à annoncer faire ça juste pour quelques points supplémentaires dans sa moyenne, mais elle comprend rapidement que D’Arcy a failli mourir, et qu’Asta aussi. Jay flippe donc carrément, mais D’Arcy ne s’en rend pas compte du tout, avec son amie du bowling débarquant en larmes d’avoir failli la perdre.

C’était bien drôle, ça ne fait qu’empirer ensuite quand D’Arcy lui fait remarquer que toute la ville la voit comme une héroïne, à l’exception d’Harry et Asta qui l’ignorent complètement désormais. Pauvre D’Arcy, j’ai de la peine pour elle. Elle se retrouve rapidement à s’inquiéter énormément pour Asta dont elle n’a pas de nouvelle, imaginant qu’elle a pu être kidnappée. D’Arcy se rend donc à la cabane d’Harry pour essayer de retrouver sa meilleure amie et Harry, mais en s’infiltrant par effraction, tout ce qu’elle finit par trouver, c’est… le cadavre du vrai Harry dans le congélateur. L’épisode se termine ainsi sur un joli cri.

The Nevers – S01E01

Épisode 1 – Pilot – 19/20
Envoûtant est le premier mot qui me vient à l’esprit pour décrire cet épisode qui m’a aspiré dans son monde bien à part. J’y retrouve un paquet d’ingrédients que j’adore, mais ce n’est pas étonnant car le travail de Whedon est absolument partout dans cet épisode – y compris dans ses quelques défauts, du coup, faciles à repérer maintenant. J’ai adoré, même si la série possède vraiment des ingrédients qui ne sont pas faits pour moi, des petites longueurs et des sous-intrigues sur lesquelles il faudra que je revienne plus tard pour bien les comprendre. En tout cas, je ne suis pas déçu du tout de ce premier épisode après des années d’attente !

Spoilers

En 1899, Londres doit faire face à une épidémie de « Touchés », des personnes développant des pouvoirs.

101

Gentlemen, might we be civil?

Je ne regarde plus grand-chose sur HBO, alors ça faisait une bonne année que je n’avais plus entendu le son de leur générique, et je suis bien content de l’entendre : je me rends compte que ça me manquait, et que je l’associe encore à un gage de qualité, parce que je choisis les séries que je regarde chez eux.

Nous sommes ensuite plongés dans le Londres de 1896 au son d’une petite musique douce assez agréable. Par contre, difficile de savoir ce qu’on regarde au premier abord, parce qu’on nous présente tout un tas de personnages menant leur petite vie – et tout un tas d’acteurs du Whedonverse, il faut bien le dire. C’est satisfaisant. Pêle-mêle, nous voyons un orphelinat, une drôle d’audition, un cabinet de médecin et un orage qui gronde au-dessus de Londres.

Bon, il faudra revoir cet épisode quand on connaîtra tous les personnages. Pour l’instant, c’est envoûtant avec de jolis mouvements de caméra, des plans très esthétiques et un personnage féminin qui dévie de sa course pour sauter dans le vide. Soit. Trois ans plus tard, une femme se réveille dans un manoir magnifique. Est-ce la même ? Ces premières minutes vont rapidement manquer de dialogue.

Le manoir magnifique semble être celui d’une communauté, puisqu’on y voit plusieurs femmes – et l’héroïne prépare rapidement du thé, parce que faut pas déconner, nous sommes en Angleterre. Elle se prépare à sortir, alors qu’ailleurs, nous suivons une femme en plein travail de métallurgie. Pressée par le temps, elle se prépare à sortir et arrête toutes les machines de cet étrange laboratoire. Les deux femmes se retrouvent alors et récupèrent une ombrelle chacune. C’est l’occasion pour nous de savoir que la première s’appelle Mrs True et la seconde Miss Adair. Je ne vais pas vous mentir, j’ai fait pause dès les premières répliques pour activer les sous-titres.

C’était plus que nécessaire, l’accent anglais est à couper au couteau. Visuellement aussi, on est en Angleterre et il n’y a aucun doute. On nous introduit rapidement la série et son fil rouge dans les rues de Londres d’ailleurs, avec un tueur en série nommé Maladie qui a tué cinq victimes déjà quand la série commence. Et il n’arrange pas les affaires de True et Adair, parce que la population semble penser que ce meurtrier a été « touché », or elles le sont aussi.

Oui, ce n’est pas bien clair encore, mais nous comprenons donc que Mrs True dirige un institut s’occupant des filles « touchées », c’est-à-dire des jeunes filles développant des « étrangetés » qu’on appelerait habituellement des pouvoirs. Ainsi, Mrs True est capable de se teleporter ? C’est ce qu’on pense au départ, avant de comprendre quelle a simplement des prémonitions, en fait, elle est capable de savoir ce qui lui arrivera dans le futur.

Cela semble se faire uniquement par touche, par contre. En tout cas, les deux femmes se rendent chez les Haplisch, une famille où une jeune fille, Myrtle, est touchée : elle ne parle plus anglais, mais toutes les langues du monde, sans se rendre compte de ce qu’il se passe. C’est plutôt drôle à voir, surtout que True se débrouille comme elle peut pour expliquer aux parents qu’il ne s’agit pas d’une possession satanique.

Malgré ces explications, il y a un problème : Myrtle est en train de se faire enlever par des hommes dans sa chambre. True se précipite et nous découvrons ainsi son pouvoir avec certitude, ainsi que ses capacités physiques vraiment au top. Elle se bat contre deux hommes qu’elle réussit à mettre KO alors qu’Adair lui vient en aide avec un tas d’inventions. Comme nous ne connaissons pas encore la série, on a l’avantage d’être surpris à chaque gadget utilisé alors que ce n’est pas le cas de True, qui les maîtrise tous.

Et ça tombe bien : cela lui permet de sauver Myrtle des griffes d’un étrange homme masqué qui risque d’être le grand méchant de la série, ou de la saison. Maladie ? Je ne pense pas, on verra. En tout cas, ça nous lance une course poursuite vraiment intéressante dans les rues de Londres. C’est hallucinant comme HBO met toujours le budget dans ses séries, et il n’y a pas à dire, la série est en train de m’accrocher énormément avec ces scènes de course poursuite en calèche dans Londres.

Par contre, la calèche est abandonnée par Adair, Myrtle et True qui utilisent un prototype pour fuir, une espèce de petite voiture digne de Mario Kart. Et True a une vision qui lui permet d’affirmer qu’elles doivent se rendre ensuite à l’opéra. Soit. Elle ne sait pas encore pourquoi, mais elle sait qu’elle y sera demandée.

Avant d’y aller, les femmes passent par l’institut où l’on découvre de nouveaux personnages, notamment une femme capable de faire pousser les plantes plus rapidement, une autre, Lucy, qui est capable d’annoncer leur arrivée et une qui ressemble fort à Belle de Disney, non ? Elle s’appelle Primrose Chattoway et a un petit problème de taille. Un grand problème, même. C’est bien senti, ça fait très Alice.

Il n’y a pas que des femmes sur place, il y a aussi le docteur Horatio, vu en début d’épisode, et un couple qui envisage de se marier. J’aime déjà énormément cette série qui réunit ensuite les personnages principaux dans le laboratoire d’Adair, où il est question de l’attaque qui vient d’avoir lieu. True est perduadée que ce n’est pas la première fois qu’une femme qui a été touchée se fait enlever, et elle demande ainsi à parler à Better King, son protecteur qui lui indique où sont les Touchées… mais qui ne semble pas être un gentil pour autant.

Bon, True est également soignée d’une de ses blessures par son être de Lumière, Horatio. Désolé, mais on a clairement Phoebe et Léo dans cette scène, non ? C’est un peu déroutant, surtout que Myrtle semble quant à elle tout droit sortie de la dernière saison de Buffy et que True se met à flirter avec Horatio. Je rate des choses… Notamment les ¾ des répliques de Myrtle qui parle dans une langue différente à chaque fois.

Bon, loin de tout ça, la série nous introduit aussi un personnage bisexuel totalement dans le cliché du fêtard dans l’excès permanent qui commence sa journée en buvant trop d’alcool dans ce qui est qualifié par un autre de sexclub. Après tout, si je dis qu’il est bisexuel, c’est simplement à cause du cliché du personnages réveillant nu au milieu d’un lit entre deux amants.

Hugo, c’est son nom, a l’air bien marrant et l’acteur est déjà à fond dans son personnage, clairement, mais la série va m’épuiser, je pense. Il est en effet contacté par un autre homme qui panique un peu face aux Touchées, notamment parce qu’il sait qu’elles viendront à l’Opéra et parce que True veut que les Touchées soient acceptées par la société. Pfiou.

Le fêtard accepte finalement de se rendre à son tour à l’opéra pour aider son ami, mais uniquement si celui-ci accepte de fréquenter son sex club, non pas pour flirter, mais pour se relaxer. OK. L’homme, Augustus si j’ai bien entendu, a aussi une étrange fascination pour les corbeaux.

Nous pouvons donc en arriver à True et Adair se rendant à l’opéra dans des robes merveilleuses (et tout le casting est si beau dans ces tenues), maintenant qu’on sait qu’elles sont aussi soupçonnées d’être « compagnes ». J’ai un doute, tout de même, après la scène True/Horatio. Elles sont interrompues en chemin par un contact du Better King (ou lui-même ? pfiou, j’ai du mal à tout suivre dans cette série pour l’instant). Il les menace quelque peu, mais True ne se laisse pas tellement intimidée par l’homme. Celui-ci est donc ridiculisé par un de ses hommes qui se retrouve puni et doit perdre un doigt. AH. Entre temps, les filles ont négocié d’obtenir l’exclusivité des informations sur ce qui hante les Touchées.

À l’arrivée à l’Opéra, True est tout de même stressée, et j’aime beaucoup son tic à la main, parce que ça m’arrive d’avoir le même. Bien sûr, l’arrivée à l’opéra nous introduit d’autres personnages également, notamment une amante pour Hugo, et le personnage d’Olivia Williams. Quel plaisir d’entendre à nouveau son accent. Il semblerait qu’elle soit la sœur d’Augustus, mais aussi la patronne de True (Miss Bildlow) et qu’elle n’apprécie pas beaucoup Hugo et ses tendances à draguer les deux sexes.

Malgré tout, elle se fait à sa présence et commence un débat sur l’utilisation du terme « employé » à la française avec un certain Lord Massen (j’ai is si longtemps à le reconnaître avec sa perruque !). True en profite pour s’incruster dans cette conversation, et ce rassemblement de tous les personnages était plutôt intéressant. On y suit le problème d’intégration des Touchées, considérées comme des malades par Lord Massen, on y adore True et ses réflexions politiques sur la nécessité d’un singulier au mot « employé », on y découvre les pouvoirs d’Adair avec plus de précisions (elle sait donc où veut aller l’électricité) et on y voit le stress d’Augustus.

Il n’est pas très doué pour flirter, mais il m’a fait mourir de rire à balancer à True qu’elle n’avait rien de bizarre et qu’elle était plutôt jolie. Ces considérations sont toutefois vite oubliées une fois que le spectacle commence – et qu’Hugo continue d’être un bon cliché dérangeant à coucher dans les coulisses – et que True voit sa prémonition arriver.

Elle ne comprend pas trop ce qu’il se passe, mais son stress s’accentue, parce qu’elle sent qu’il va se passer quelque chose d’important. Et effectivement : la série nous introduit le personnage de Maladie, qui tue un des chanteurs de l’Opéra parce qu’il est déguisé en diable. Pfiou. Maladie est un personnage immédiatement excellent, comme ça. Elle a une folie douce qui rappelle Bellatrix Lestrange, en un brin plus terrifiant.

Elle terrifie tout l’opéra qui la regarde faire, et on ne sait pas encore quel est son pouvoir. Elle a un bon discours intéressant, bien qu’il soit difficile de suivre tous ses arguments. Sans trop de surprise, ça finit toutefois mal avec un de ses hommes de main qui tire dans le tas. Il est heureusement interrompu par une des chanteuses de l’opéra.

Elle a une véritable voix de sirène qui arrête immédiatement tous les Touchés dans l’assistance, si je comprends bien. Et il n’y a pas que des femmes : Augustus est lui aussi Touché si l’on en croit la lumière qui s’échappe de lui. C’était sacrément intéressant, mais la Sirène pose un problème de sécurité pour tous les Touchés désormais. Elle est repérée par Maladie qui s’intéresse évidemment à elle et décide de l’enlever, surtout qu’elle sait bien qu’elle pourra lui être utile.

Il faut bien dire ce qui est et qui est surprenant : Maladie n’agit pas seule. Elle a aussi des hommes et femmes de main, parmi lesquels une Touchée capable de balancer du feu un peu partout. Voyant Maladie enlever celle que j’appelle ici la Sirène mais dont le prénom est Mary, Amalia True (j’aime ce prénom) décide de partir à sa recherche. Elle passe donc devant l’érection d’Hugo (quel humour) et réussit à rattraper Maladie.

Malheureusement pour elle, Maladie prend le dessus grâce à sa femme de main qui nous met KO Amalia et leur permet de s’enfuir avec Mary. Miss Adair finit par retrouver Amalia dans une ruelle où elle s’amuse à se battre contre des hommes bourrés sans avoir remis sa robe. On comprend vite vers quoi on se dirige pour le reste de la saison/série, avec Miss Adair qui explique que la chanson de Mary lui a fait se sentir à sa place et leur donne bien la mission de retrouver les Touchées et de faire en sorte de les aider. Mary ne sera pas tuée tout de suite par Maladie d’après True, en plus.

Si j’accrochais beaucoup aux personnages de True et Adair en début d’épisode, j’avais plus de mal à me concentrer durant l’épisode sur les autres scènes présentées. On découvre ainsi une sorte de conseil pour nous rappeler que le patriarcat, c’est mal, dans lequel siège justement Lord Massen. Franchement, j’avais décroché sur cette scène, je ne vais pas faire semblant. Il y a également un meurtre dans cet épisode, et c’est le détective Mundis qui est chargé de l’enquête. Alors que tout le monde soupçonne Maladie, une femme tueuse en série donc, d’être responsable, le détective affirme que ce n’est pas le cas : le message laissé sur la scène de crime comprend des fautes d’orthographe, et elle, elle sait écrire.

La scène de crime est dans les tunnels londoniens (le futur métro ?), et Mundis demande aussitôt l’arrêt du chantier pour vérifier les mains de tous les hommes afin d’y trouver du sang. Bien sûr, Mundis est retrouvé aussi en fin d’épisode où il mène l’enquête à l’Opéra et interroge Hugo sur ce qu’il a vu, ce qu’il n’a pas fait et sur les actions de True. Il semble être révélé qu’il connaisse Mary, aussi, mais nous n’en savons pas plus pour l’instant.

La toute fin d’épisode est bien plus envoûtante, et pas juste parce que le nom de Joss Whedon apparaît à trois reprises dans le générique de fin. Avant ça, nous retournons en effet trois ans avant pour comprendre mieux ce qu’il en est de cette affaire de « touchés ». Ils ont été touchés par une étrange neige tombant d’une machine lumineuse dans le ciel – un OVNI ? un ange ?.

La scène était magnifique à suivre et nous révélait aussi que la fille de Lord Massen, lui-même ex-militaire, fait partie des Touchés alors que Maladie était donc déjà à l’asile avant d’être touchée. Par contre, une fois que l’OVNI disparaît, tout le monde reprend sa vie comme si de rien n’était et elle est la seule à en parler… Pas étonnant qu’elle soit vue comme une cinglée. C’est très étrange et le mystère est prenant. Je reviendrai, peu importe la durée des épisodes ! D’ailleurs, il ne dure pas 1h12, finalement, c’est la bande-annonce et d’autres émissions en rapport avec la série qui rallonge l’épisode ; comme pour Euphoria en saison 1.

Bien sûr, j’ai regardé les interviews de l’équipe ensuite, parce que quel plaisir de voir Jane Espenson kiffer le personnage de Maladie. Evidemment qu’elle est là pour l’écrire. Et tout ce casting semble vraiment génial. Il y a un grand absent, Whedon bien sûr, mais il est absolument partout dans cet épisode et ça se sent – dans l’écriture, dans les références, dans le casting… Espérons que les autres épisodes corrigent certains défauts forts Whedoniens (un brin de racisme non conscientisé et une bisexualité forcément amplifiée du côté de la sexualité).

The Nevers (S01)

Synopsis : La série a été présentée comme une série de science-fiction dramatique et épique où un groupe de femmes victoriennes se retrouvent affublées de capacités particulières, d’ennemis les traquant sans relâche et d’une mission changeant le monde. Le premier épisode nous montre que ce n’est pas que ça.

100

Pour commencer, voilà une série que j’attends depuis plusieurs années, mais dont je reporte le visionnage depuis quelques jours parce que son premier épisode dure plus d’une heure. C’est insupportable dans un planning séries déjà chargé, j’espère que ce sera aussi bien que peut l’être une série comme Westworld, le seul moyen que je lui pardonne, je crois.

La série n’est pas tellement calibrée pour moi quand on prend en compte la période durant laquelle elle est censée se dérouler, mais à l’origine, elle a attiré mon attention parce qu’elle était chapeautée par Joss Whedon, à une époque où c’était encore gage de qualité. Depuis, la série a pris pas mal de retard et Whedon s’est enfoncé de plus en plus dans sa haine anti-Trump et les nombreux scandales que j’ai fini par nommer Whedongate sur le blog. Plus on en apprend, d’ailleurs, moins je suis surpris : il n’écoute pas les personnes avec qui il travaille, même ses acteurs, et a ses favoris, c’est là-dessus qu’il a construit sa carrière perçue comme géniale pendant deux décennies, hein. Bon, après, il faut évoluer avec son temps et il ne semble pas réussir à le faire, c’est problématique.

Cela dit, ça tombe bien, il s’est retiré du projet (de lui-même qu’on nous dit, alors que ça m’étonnerait beaucoup), pas de problème vis-à-vis de la cancel culture comme ça. Je me demande quand même si on sentira sa patte sur le premier épisode ; et si c’est le cas, je sais que ça peut être suffisant sur du plus long terme, parce que je n’ai pas oublié que c’est déjà ce qu’il s’est passé avec Agents of S.H.I.E.L.D.

Tout ça n’a plus grand rapport avec la série que je m’apprête à regarder cependant, alors je vais arrêter ici cette introduction, ça vaut mieux je pense.

Note moyenne de la mi-saison : 17,5/20

S01E01 – Pilot – 19/20
Envoûtant est le premier mot qui me vient à l’esprit pour décrire cet épisode qui m’a aspiré dans son monde bien à part. J’y retrouve un paquet d’ingrédients que j’adore, mais ce n’est pas étonnant car le travail de Whedon est absolument partout dans cet épisode – y compris dans ses quelques défauts, du coup, faciles à repérer maintenant. J’ai adoré, même si la série possède vraiment des ingrédients qui ne sont pas faits pour moi, des petites longueurs et des sous-intrigues sur lesquelles il faudra que je revienne plus tard pour bien les comprendre. En tout cas, je ne suis pas déçu du tout de ce premier épisode après des années d’attente !
S01E02 – Exposure – 18/20
Le duo Whedon/Espenson reste toujours bien efficace dans un épisode qui développe davantage la mythologie de la série avec toujours autant d’humour et de bavardages. C’est un peu trop bavard, malheureusement, mais c’est tout le problème d’HBO, des épisodes d’une heure et de ces scénaristes qui aiment s’entendre parler. Malgré tout, j’accroche énormément à la série qui s’enferme dans des schémas et intrigues que j’ai toujours adorés ailleurs. Pas de surprise, donc.
S01E03 – Ignition – 19/20
Il est difficile de noter un épisode qui possède probablement ma meilleure scène d’action de 2021 – désolé Falcon ! – et qui a en plus réussi à me surprendre plusieurs fois, du côté des évolutions de l’intrigue ou des personnages… tout en étant aussi un épisode avec des scènes auxquelles je ne comprends pas grand-chose, probablement faute d’investissement de ma part. La série reste très bavard, mais dans l’ensemble, je pense que cet épisode va rester un immense « waouh » pour cette année. Sans parvenir à 20, donc.
S01E04 – Undertaking – 17/20
Certaines intrigues se précisent, et c’est agréable de les comprendre, quand d’autres arrivent et rendent tout ça encore plus confus. L’avantage, c’est que je ne sais jamais tout à fait vers quoi on se dirige avec eux tellement ça part dans tous les sens. L’inconvénient, c’est que la critique n’apporte probablement pas toutes les réponses. Mais bon, je passe de bons moments devant la série, c’est déjà ça !
S01E05 – Hanged – 17/20
J’ai un sentiment très partagé face à cet épisode, parce que j’ai vraiment eu l’impression qu’il manquait des scènes entre celui-ci et le précédent, pour ne pas dire qu’il manquait un épisode complet. Malgré tout, c’était hyper prenant et j’ai beaucoup aimé, surtout la dernière partie de l’épisode qui a réussi à me prendre complètement par surprise par rapport à ce qui semblait se préparer. Hâte de finir ce début de saison, déjà, puisque le sixième marquera une pause dans la diffusion.
S01E06 – True – 15/20
J’ai bien failli ne pas mettre la moyenne à l’épisode tellement la première moitié (et un peu plus) m’a inutilement perdu dans une intrigue rendue volontairement alambiquée. Au moins, la lecture de la critique doit être drôle, je ne comprenais rien à rien. Tout cela me laisse un arrière-goût de Dollhouse ou Firefly avec une narration inversée, mais au moins pour ces séries, Joss Whedon avait l’excuse d’avoir eu des pilots à recommencer ou diffuser dans le mauvais ordre. Là… Je ne sais pas trop quel était le parti pris de tout ça. Je me suis en tout cas fait balader tout du long, c’est déjà ça. Et maintenant qu’on a une meilleure idée de ce que la série veut nous vendre – et ça n’a RIEN à voir avec ce par quoi elle a commencé – j’ai bien envie de voir la suite. Dans un an, donc. Tss.
S01E07 – It’s A Good Day – 16/20
Que c’est difficile de critiquer cette série ! J’adore son casting, ses personnages, son esthétique, son ambiance, mais je ne comprends jamais rien à une immense partie de ce qu’il se passe. Les mois – années ! – qui se déroulent entre chacun de mes visionnages n’aident pas, mais en vrai, je suis forcé de reconnaître qu’elle n’est pas toujours si bien écrite que ça. À vouloir être trop intelligente et volontairement complexe, la série nous perd au lieu de nous guider dans son histoire. Cela ne m’a pas empêché d’être à fond pour certaines scènes, et je trouve que je me suis fait un beau cadeau d’anniversaire avec le visionnage de cet épisode.
S01E08 – I Don’t Know Enough About You – 15/20
Que c’est frustrant ! Cet épisode tourne beaucoup en rond pour finir d’une excellente manière, mais entre-temps, il a juste réussi à me perdre à plusieurs reprises. Cette série est un vrai puzzle à recomposer comme on peut, sans le moindre guide pour nous montrer le chemin. C’est particulier, mais comme j’adore l’ambiance et que les acteurs sont excellents, j’essaie de m’accrocher. Ce n’est pas non plus comme si j’avais encore beaucoup d’épisodes à me mettre sous la dent.

Debris – S01E07

Épisode 7 – You Can Call Her Caroline – 16/20
Cet épisode est légèrement moins prenant, je trouve, mais c’est peut-être aussi parce que je l’enchaîne juste après le précédent qui avait de beaux moments de tension. Si l’intrigue m’a moins accroché dans cet épisode, elle n’en reste pas moins intéressante à suivre ; c’est juste que j’aurais aimé que plus d’attention soit portée au fil rouge. Malheureusement, ça ne peut pas être le cas à chaque fois, et il me faudra attendre impatiemment le prochain épisode, tout simplement.

Spoilers

Dans le Maine, un débris semble forcer des personnes à agir contre leur volonté, avant de leur faire oublier ce qu’elles ont fait.


I don’t think it wants us to be here.

Ouh le résumé de l’épisode triche sur certaines scènes qu’il remonte différemment, même si ça ne change pas grand-chose, ma foi. Quant à l’épisode, j’en aime beaucoup la première scène qui nous montre un couple en train de s’embrouiller pour un ferry en retard avant d’être encore plus intrigant. Il nous montre en effet un homme stressé recevant un SMS et s’apercevant que tous les gens autour de lui sont subitement figés.

Tous ? Non, il reste la femme du couple qui se lève et tend la main pour récupérer la main de l’homme, contenant probablement le débris. Le mystère est déjà prenant quand les premières notes du générique retentissent. Et je l’aime vraiment bien ce petit générique de SF des années 80, je trouve qu’il plonge bien dans l’ambiance de la série. Chacun ses goûts, je sais qu’il déplaît aussi.

Quoiqu’il en soi, après le générique, on en arrive pour la première fois il me semble à Bryan dans le bâtiment de son agence. Il a en effet rendez-vous avec Maddox qui veut le mettre au courant de ce qu’il sait sur les appels dans le Maine afin que Bryan puisse y mener l’enquête. Bien sûr, c’est là qu’aura lieu sa prochaine mission avec Finola, et pour l’instant, Bryan choisit de faire plutôt confiance à Finola qu’à son boss : il parle simplement d’une intuition, mais il avoue tout de même que Finola sait que son père est en vie car elle « agit différemment ».

Moui. Elle n’est pas ravie de l’apprendre quand Bryan lui explique qu’il ne peut laisser Maddox vulnérable face à sa boss car il refuse de penser qu’il puisse être un traitre. Pff. Bon, allez, c’est logique, c’est son boss qui lui a sauvé la vie et en qui il est censé avoir toute confiance après tout. Les scènes dans l’avion deviennent plus intéressantes maintenant qu’ils vont bosser en duo pour en savoir plus sur le complot qui se trame, franchement.

En attendant, nous partons donc dans le Maine, parce que ça tombe bien, c’est là qu’a eu lieu l’accident-suicide du début d’épisode. Et les scientifiques sont bien incapables de dire ce qu’il se passe sur la vidéo de surveillance qu’ils ont : l’homme se suicide devant des témoins qui ne se souviennent de rien et la femme qui récupère ce qui doit être le débris est retrouvée tout aussi amnésique.

Bon, en tout cas, l’homme, Liam, qui s’est suicidé était bien en présence d’un débris, c’est vite confirmé par les détecteurs de Finola et Bryan. C’est aussi confirmé par Luke, le frère de Liam, qui explique que son frère avait trouvé un bout de métal qu’il considérait être un bout d’OVNI. Ah, c’est qu’il devient difficile de cacher ce qu’il se passe dans le monde apparemment. Quant à Liam, il avait une petite fille, Caroline, qui ne sait pas encore qu’il est mort, mais ça ne l’empêchait pas d’agir très différemment durant de longues périodes après avoir trouvé le débris.

Finola s’intéresse à ces périodes, parce que ça lui rappelle ce qui lui est arrivée elle-même avec le faux petit garçon, mais aussi aux théories du complot sur les OVNI. Elle demande ainsi l’ordinateur de Liam à Luke, qui lui donne… et le retient un instant pour demander à Finola de lui expliquer comment annoncer la mort de Liam à Caroline. C’était louche, mais pas autant que la scène suivante qui nous montre les deux héros s’en aller de cette ferme où ils étaient, sans vérifier avant le lac près duquel le débris avait été trouvé.

Du moins, c’est ce qu’ils pensent. Peut-être qu’ils ont vérifié et oublié ? Avec les débris, tout est possible. Et ça embête bien Finola, surtout qu’elle se rend compte qu’elle n’a aucune envie de s’approcher du lac. On note aussi avant ça que Bryan se retranche une fois de plus dans le silence quand il est question de ses années en Afghanistan et après ça que Bryan semble moins affecté que Finola par le débris – ou plus, c’est selon. Elle, elle a l’impression que le débris lui parle.

Par contre, c’est Bryan qui n’arrive pas à dormir de la nuit quand ils se rendent à l’hôtel. Le lendemain, les personnages échangent autour du buffet de l’hôtel (un truc classique dans ce genre de déplacement, pourquoi on ne le voit jamais ?) et comprennent qu’ils doivent aller voir l’ex-femme de Liam. C’est en effet à elle qu’il a téléphoné dix minutes avant sa mort. La visite est intéressante : l’ex-femme explique qu’elle a obtenu la garde de sa fille après s’être battue énormément pour l’avoir.

Par contre, elle n’a pas été récupéré sa fille parce qu’elle aurait sa place là-bas – c’est là-bas qu’elle devrait être. Ah, nous revoilà donc à cette mystérieuse Caroline, que l’on retrouve au bord du lac dans lequel elle s’assoit sans hésiter. Ce ne doit pourtant pas être très agréable de s’asseoir dans une eau si froide !

Une fois dedans, il se passe un truc étonnant : plusieurs débris semblent venir à elle, sans la moindre difficulté. Il y a toutefois des difficultés qui se pointent pour Caroline : les agents fédéraux sont intrigués par ce qu’il se passe et reviennent voir Caroline… qui regarde gentiment la télévision, en théorie. Finola est tout de même intriguée par Caroline, surtout qu’elle s’enfuit ensuite pour se rendre à nouveau vers le lac alors que Liam affirme qu’il n’a aucun souvenir d’avoir été conseillé de se rendre dans un hôtel.

On en revient toujours au même : ce débris mystérieux contrôle totalement les personnages qui sont autour de lui, et c’est vraiment étonnant comme pouvoir. J’ai hâte d’en savoir plus un jour sur cet OVNI, mais ça m’inquiète, parce que les audiences de la série ne sont pas excellentes. Pourtant, vraiment, elle est très cool pour une série de ce genre, je trouve. Ce n’est toutefois pas leur meilleur épisode pour le moment, avec une Caroline qui révèle à Finola un tas d’informations intéressantes.

En fait, ce n’est pas le débris qui manipule tout le monde, c’est Luke, l’oncle de Caroline. Il est énervé par quelque chose, et Bryan en profite pour parler politique avec lui après avoir constaté qu’il avait le sac bleu dans lequel était le débris en début d’épisode. Bryan ne contourne toutefois pas le problème très longtemps : il finit par demander à Luke d’arrêter ce qu’il est en train de faire.

C’est vraiment prenant comme intrigue, ça : Luke confesse sans mal ce qu’il a fait, pensant probablement pouvoir effacer ensuite la mémoire de Bryan. Si Luke a demandé à son frère de se tuer, c’est parce qu’il s’est mis en travers de la mission ; et s’il n’a pas envie de faire du mal à sa nièce, il est prêt à le faire si elle ne lui ramène pas plus de débris. Oula. La scène joue sur l’intensité de ce qui est raconté, mais je la trouve drôlement bavarde et je n’ai pas réussi à accrocher totalement à cet échange entre Luke et Bryan, probablement parce que je n’aime pas tellement l’acteur.

Il nous raconte son passé de soldat et l’aide qu’on lui a apporté en lui tendant simplement la main, mais j’ai trouvé le tout plus ridicule que réussi. Luke refuse de prendre la main tendue de Bryan, lui efface la moyenne, puis efface la mémoire de tout le monde autour du lac. Tout le monde remballe donc les affaires, mais j’espère vraiment que Finola se souvient, elle, histoire d’avancer dans l’intrigue, et puis histoire de protéger cette pauvre Caroline de son oncle.

Ce dernier se rend compte que Caroline lui ment depuis un moment et cache des débris, et comme il vient d’en utiliser beaucoup – chaque morceau de débris disparaissant après utilisation pour contrôler les pensées des uns et des autres – Luke est bien forcé de partir à la recherche de ses débris. Il en retrouve tellement, par contre, que je me demande vraiment la taille du vaisseau.

Et aussi, il serait bon d’avoir des intrigues un peu plus internationales, non ? Bon, pour l’instant, on va rester dans le Maine, puisque Finola se rend compte au moment de monter dans l’avion qu’elle ne se souvient pas comment elle est arrivée là. Ah. J’aime beaucoup cette résistance qu’elle a développé au débris, mais il va falloir nous en dire plus. En attendant, Luke explose l’avion dans lequel les agents devaient monter.

Heureusement, Finola a eu la présence d’esprit de ne pas monter dedans, et elle est la première à repérer Luke à l’aéroport. Je ne sais pas exactement ce qu’il venait y faire, mais il en profite pour s’attaquer à Finola, sauvée de justesse par l’arrivée de flics qui s’entretuent sous l’influence de Luke. Encore et toujours. Finola est aussi sauvée par Bryan, qui n’hésite pas à tirer sur un flic qui allait s’en prendre à Finola. Le pauvre flic n’avait pourtant rien demandé.

Finalement, Finola ne réussit pas à totalement empêcher Luke de contrôler son esprit, et heureusement, Caroline débarque à temps pour tuer son oncle qui menaçait de forcer Bryan à se suicider. Elle peut ainsi conclure rapidement cette intrigue et être confiée à nouveau à sa mère, qui l’aimait beaucoup, mais pas assez pour lutter contre ce débris.

Pendant ce temps, du côté des américains, on continue d’interroger le terroriste arrêté il y a deux épisodes, en le torturant. C’est si fun le Patriot Act. Comme toujours, en revanche, cette partie de l’intrigue a du mal à me passionner, parce qu’on y retrouve Maddox supervisant une torture bien dégueulasse. La scène de torture est aussi ironiquement stressante pour nous, à cause d’un son de battement de cœur, en boucle.

La torture nous balance dans une scène de pure science-fiction, par contre : les américains auraient donc la possibilité de nous relier à une machine fournissant des images à partir de nos souvenirs. J’ai des doutes sur la faisabilité d’un truc pareil, par contre. Cela permet en tout cas à Maddox d’en apprendre plus sur Jones, et sur sa localisation. Il organise aussitôt un raid, et il demande à Bryan de se mettre sur le coup, avec Finola.

Le problème, c’est que la fin d’épisode est hyper intrigante, avec la sœur de Finola qui l’appelle et fait tout pour qu’elle revienne au plus vite à Londres. Elle utilise même un code de leur enfance qui lui permet de faire comprendre à sa sœur qu’elles sont sur écoute et ne peuvent pas tout se dire… et pour cause, elle est avec la boss de Finola qui surveille tout ça.

La fin d’épisode est franchement réussie, avec un bon travail du son pour nous lâcher un cliffhanger que l’on voit venir. Vivement le prochain épisode !

PS : Merci l’accent de Finola pour le Bingo Séries !