The Nevers – S01E01

Épisode 1 – Pilot – 19/20
Envoûtant est le premier mot qui me vient à l’esprit pour décrire cet épisode qui m’a aspiré dans son monde bien à part. J’y retrouve un paquet d’ingrédients que j’adore, mais ce n’est pas étonnant car le travail de Whedon est absolument partout dans cet épisode – y compris dans ses quelques défauts, du coup, faciles à repérer maintenant. J’ai adoré, même si la série possède vraiment des ingrédients qui ne sont pas faits pour moi, des petites longueurs et des sous-intrigues sur lesquelles il faudra que je revienne plus tard pour bien les comprendre. En tout cas, je ne suis pas déçu du tout de ce premier épisode après des années d’attente !

Spoilers

En 1899, Londres doit faire face à une épidémie de « Touchés », des personnes développant des pouvoirs.

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Gentlemen, might we be civil?

Je ne regarde plus grand-chose sur HBO, alors ça faisait une bonne année que je n’avais plus entendu le son de leur générique, et je suis bien content de l’entendre : je me rends compte que ça me manquait, et que je l’associe encore à un gage de qualité, parce que je choisis les séries que je regarde chez eux.

Nous sommes ensuite plongés dans le Londres de 1896 au son d’une petite musique douce assez agréable. Par contre, difficile de savoir ce qu’on regarde au premier abord, parce qu’on nous présente tout un tas de personnages menant leur petite vie – et tout un tas d’acteurs du Whedonverse, il faut bien le dire. C’est satisfaisant. Pêle-mêle, nous voyons un orphelinat, une drôle d’audition, un cabinet de médecin et un orage qui gronde au-dessus de Londres.

Bon, il faudra revoir cet épisode quand on connaîtra tous les personnages. Pour l’instant, c’est envoûtant avec de jolis mouvements de caméra, des plans très esthétiques et un personnage féminin qui dévie de sa course pour sauter dans le vide. Soit. Trois ans plus tard, une femme se réveille dans un manoir magnifique. Est-ce la même ? Ces premières minutes vont rapidement manquer de dialogue.

Le manoir magnifique semble être celui d’une communauté, puisqu’on y voit plusieurs femmes – et l’héroïne prépare rapidement du thé, parce que faut pas déconner, nous sommes en Angleterre. Elle se prépare à sortir, alors qu’ailleurs, nous suivons une femme en plein travail de métallurgie. Pressée par le temps, elle se prépare à sortir et arrête toutes les machines de cet étrange laboratoire. Les deux femmes se retrouvent alors et récupèrent une ombrelle chacune. C’est l’occasion pour nous de savoir que la première s’appelle Mrs True et la seconde Miss Adair. Je ne vais pas vous mentir, j’ai fait pause dès les premières répliques pour activer les sous-titres.

C’était plus que nécessaire, l’accent anglais est à couper au couteau. Visuellement aussi, on est en Angleterre et il n’y a aucun doute. On nous introduit rapidement la série et son fil rouge dans les rues de Londres d’ailleurs, avec un tueur en série nommé Maladie qui a tué cinq victimes déjà quand la série commence. Et il n’arrange pas les affaires de True et Adair, parce que la population semble penser que ce meurtrier a été « touché », or elles le sont aussi.

Oui, ce n’est pas bien clair encore, mais nous comprenons donc que Mrs True dirige un institut s’occupant des filles « touchées », c’est-à-dire des jeunes filles développant des « étrangetés » qu’on appelerait habituellement des pouvoirs. Ainsi, Mrs True est capable de se teleporter ? C’est ce qu’on pense au départ, avant de comprendre quelle a simplement des prémonitions, en fait, elle est capable de savoir ce qui lui arrivera dans le futur.

Cela semble se faire uniquement par touche, par contre. En tout cas, les deux femmes se rendent chez les Haplisch, une famille où une jeune fille, Myrtle, est touchée : elle ne parle plus anglais, mais toutes les langues du monde, sans se rendre compte de ce qu’il se passe. C’est plutôt drôle à voir, surtout que True se débrouille comme elle peut pour expliquer aux parents qu’il ne s’agit pas d’une possession satanique.

Malgré ces explications, il y a un problème : Myrtle est en train de se faire enlever par des hommes dans sa chambre. True se précipite et nous découvrons ainsi son pouvoir avec certitude, ainsi que ses capacités physiques vraiment au top. Elle se bat contre deux hommes qu’elle réussit à mettre KO alors qu’Adair lui vient en aide avec un tas d’inventions. Comme nous ne connaissons pas encore la série, on a l’avantage d’être surpris à chaque gadget utilisé alors que ce n’est pas le cas de True, qui les maîtrise tous.

Et ça tombe bien : cela lui permet de sauver Myrtle des griffes d’un étrange homme masqué qui risque d’être le grand méchant de la série, ou de la saison. Maladie ? Je ne pense pas, on verra. En tout cas, ça nous lance une course poursuite vraiment intéressante dans les rues de Londres. C’est hallucinant comme HBO met toujours le budget dans ses séries, et il n’y a pas à dire, la série est en train de m’accrocher énormément avec ces scènes de course poursuite en calèche dans Londres.

Par contre, la calèche est abandonnée par Adair, Myrtle et True qui utilisent un prototype pour fuir, une espèce de petite voiture digne de Mario Kart. Et True a une vision qui lui permet d’affirmer qu’elles doivent se rendre ensuite à l’opéra. Soit. Elle ne sait pas encore pourquoi, mais elle sait qu’elle y sera demandée.

Avant d’y aller, les femmes passent par l’institut où l’on découvre de nouveaux personnages, notamment une femme capable de faire pousser les plantes plus rapidement, une autre, Lucy, qui est capable d’annoncer leur arrivée et une qui ressemble fort à Belle de Disney, non ? Elle s’appelle Primrose Chattoway et a un petit problème de taille. Un grand problème, même. C’est bien senti, ça fait très Alice.

Il n’y a pas que des femmes sur place, il y a aussi le docteur Horatio, vu en début d’épisode, et un couple qui envisage de se marier. J’aime déjà énormément cette série qui réunit ensuite les personnages principaux dans le laboratoire d’Adair, où il est question de l’attaque qui vient d’avoir lieu. True est perduadée que ce n’est pas la première fois qu’une femme qui a été touchée se fait enlever, et elle demande ainsi à parler à Better King, son protecteur qui lui indique où sont les Touchées… mais qui ne semble pas être un gentil pour autant.

Bon, True est également soignée d’une de ses blessures par son être de Lumière, Horatio. Désolé, mais on a clairement Phoebe et Léo dans cette scène, non ? C’est un peu déroutant, surtout que Myrtle semble quant à elle tout droit sortie de la dernière saison de Buffy et que True se met à flirter avec Horatio. Je rate des choses… Notamment les ¾ des répliques de Myrtle qui parle dans une langue différente à chaque fois.

Bon, loin de tout ça, la série nous introduit aussi un personnage bisexuel totalement dans le cliché du fêtard dans l’excès permanent qui commence sa journée en buvant trop d’alcool dans ce qui est qualifié par un autre de sexclub. Après tout, si je dis qu’il est bisexuel, c’est simplement à cause du cliché du personnages réveillant nu au milieu d’un lit entre deux amants.

Hugo, c’est son nom, a l’air bien marrant et l’acteur est déjà à fond dans son personnage, clairement, mais la série va m’épuiser, je pense. Il est en effet contacté par un autre homme qui panique un peu face aux Touchées, notamment parce qu’il sait qu’elles viendront à l’Opéra et parce que True veut que les Touchées soient acceptées par la société. Pfiou.

Le fêtard accepte finalement de se rendre à son tour à l’opéra pour aider son ami, mais uniquement si celui-ci accepte de fréquenter son sex club, non pas pour flirter, mais pour se relaxer. OK. L’homme, Augustus si j’ai bien entendu, a aussi une étrange fascination pour les corbeaux.

Nous pouvons donc en arriver à True et Adair se rendant à l’opéra dans des robes merveilleuses (et tout le casting est si beau dans ces tenues), maintenant qu’on sait qu’elles sont aussi soupçonnées d’être « compagnes ». J’ai un doute, tout de même, après la scène True/Horatio. Elles sont interrompues en chemin par un contact du Better King (ou lui-même ? pfiou, j’ai du mal à tout suivre dans cette série pour l’instant). Il les menace quelque peu, mais True ne se laisse pas tellement intimidée par l’homme. Celui-ci est donc ridiculisé par un de ses hommes qui se retrouve puni et doit perdre un doigt. AH. Entre temps, les filles ont négocié d’obtenir l’exclusivité des informations sur ce qui hante les Touchées.

À l’arrivée à l’Opéra, True est tout de même stressée, et j’aime beaucoup son tic à la main, parce que ça m’arrive d’avoir le même. Bien sûr, l’arrivée à l’opéra nous introduit d’autres personnages également, notamment une amante pour Hugo, et le personnage d’Olivia Williams. Quel plaisir d’entendre à nouveau son accent. Il semblerait qu’elle soit la sœur d’Augustus, mais aussi la patronne de True (Miss Bildlow) et qu’elle n’apprécie pas beaucoup Hugo et ses tendances à draguer les deux sexes.

Malgré tout, elle se fait à sa présence et commence un débat sur l’utilisation du terme « employé » à la française avec un certain Lord Massen (j’ai is si longtemps à le reconnaître avec sa perruque !). True en profite pour s’incruster dans cette conversation, et ce rassemblement de tous les personnages était plutôt intéressant. On y suit le problème d’intégration des Touchées, considérées comme des malades par Lord Massen, on y adore True et ses réflexions politiques sur la nécessité d’un singulier au mot « employé », on y découvre les pouvoirs d’Adair avec plus de précisions (elle sait donc où veut aller l’électricité) et on y voit le stress d’Augustus.

Il n’est pas très doué pour flirter, mais il m’a fait mourir de rire à balancer à True qu’elle n’avait rien de bizarre et qu’elle était plutôt jolie. Ces considérations sont toutefois vite oubliées une fois que le spectacle commence – et qu’Hugo continue d’être un bon cliché dérangeant à coucher dans les coulisses – et que True voit sa prémonition arriver.

Elle ne comprend pas trop ce qu’il se passe, mais son stress s’accentue, parce qu’elle sent qu’il va se passer quelque chose d’important. Et effectivement : la série nous introduit le personnage de Maladie, qui tue un des chanteurs de l’Opéra parce qu’il est déguisé en diable. Pfiou. Maladie est un personnage immédiatement excellent, comme ça. Elle a une folie douce qui rappelle Bellatrix Lestrange, en un brin plus terrifiant.

Elle terrifie tout l’opéra qui la regarde faire, et on ne sait pas encore quel est son pouvoir. Elle a un bon discours intéressant, bien qu’il soit difficile de suivre tous ses arguments. Sans trop de surprise, ça finit toutefois mal avec un de ses hommes de main qui tire dans le tas. Il est heureusement interrompu par une des chanteuses de l’opéra.

Elle a une véritable voix de sirène qui arrête immédiatement tous les Touchés dans l’assistance, si je comprends bien. Et il n’y a pas que des femmes : Augustus est lui aussi Touché si l’on en croit la lumière qui s’échappe de lui. C’était sacrément intéressant, mais la Sirène pose un problème de sécurité pour tous les Touchés désormais. Elle est repérée par Maladie qui s’intéresse évidemment à elle et décide de l’enlever, surtout qu’elle sait bien qu’elle pourra lui être utile.

Il faut bien dire ce qui est et qui est surprenant : Maladie n’agit pas seule. Elle a aussi des hommes et femmes de main, parmi lesquels une Touchée capable de balancer du feu un peu partout. Voyant Maladie enlever celle que j’appelle ici la Sirène mais dont le prénom est Mary, Amalia True (j’aime ce prénom) décide de partir à sa recherche. Elle passe donc devant l’érection d’Hugo (quel humour) et réussit à rattraper Maladie.

Malheureusement pour elle, Maladie prend le dessus grâce à sa femme de main qui nous met KO Amalia et leur permet de s’enfuir avec Mary. Miss Adair finit par retrouver Amalia dans une ruelle où elle s’amuse à se battre contre des hommes bourrés sans avoir remis sa robe. On comprend vite vers quoi on se dirige pour le reste de la saison/série, avec Miss Adair qui explique que la chanson de Mary lui a fait se sentir à sa place et leur donne bien la mission de retrouver les Touchées et de faire en sorte de les aider. Mary ne sera pas tuée tout de suite par Maladie d’après True, en plus.

Si j’accrochais beaucoup aux personnages de True et Adair en début d’épisode, j’avais plus de mal à me concentrer durant l’épisode sur les autres scènes présentées. On découvre ainsi une sorte de conseil pour nous rappeler que le patriarcat, c’est mal, dans lequel siège justement Lord Massen. Franchement, j’avais décroché sur cette scène, je ne vais pas faire semblant. Il y a également un meurtre dans cet épisode, et c’est le détective Mundis qui est chargé de l’enquête. Alors que tout le monde soupçonne Maladie, une femme tueuse en série donc, d’être responsable, le détective affirme que ce n’est pas le cas : le message laissé sur la scène de crime comprend des fautes d’orthographe, et elle, elle sait écrire.

La scène de crime est dans les tunnels londoniens (le futur métro ?), et Mundis demande aussitôt l’arrêt du chantier pour vérifier les mains de tous les hommes afin d’y trouver du sang. Bien sûr, Mundis est retrouvé aussi en fin d’épisode où il mène l’enquête à l’Opéra et interroge Hugo sur ce qu’il a vu, ce qu’il n’a pas fait et sur les actions de True. Il semble être révélé qu’il connaisse Mary, aussi, mais nous n’en savons pas plus pour l’instant.

La toute fin d’épisode est bien plus envoûtante, et pas juste parce que le nom de Joss Whedon apparaît à trois reprises dans le générique de fin. Avant ça, nous retournons en effet trois ans avant pour comprendre mieux ce qu’il en est de cette affaire de « touchés ». Ils ont été touchés par une étrange neige tombant d’une machine lumineuse dans le ciel – un OVNI ? un ange ?.

La scène était magnifique à suivre et nous révélait aussi que la fille de Lord Massen, lui-même ex-militaire, fait partie des Touchés alors que Maladie était donc déjà à l’asile avant d’être touchée. Par contre, une fois que l’OVNI disparaît, tout le monde reprend sa vie comme si de rien n’était et elle est la seule à en parler… Pas étonnant qu’elle soit vue comme une cinglée. C’est très étrange et le mystère est prenant. Je reviendrai, peu importe la durée des épisodes ! D’ailleurs, il ne dure pas 1h12, finalement, c’est la bande-annonce et d’autres émissions en rapport avec la série qui rallonge l’épisode ; comme pour Euphoria en saison 1.

Bien sûr, j’ai regardé les interviews de l’équipe ensuite, parce que quel plaisir de voir Jane Espenson kiffer le personnage de Maladie. Evidemment qu’elle est là pour l’écrire. Et tout ce casting semble vraiment génial. Il y a un grand absent, Whedon bien sûr, mais il est absolument partout dans cet épisode et ça se sent – dans l’écriture, dans les références, dans le casting… Espérons que les autres épisodes corrigent certains défauts forts Whedoniens (un brin de racisme non conscientisé et une bisexualité forcément amplifiée du côté de la sexualité).

The Nevers (S01)

Synopsis : La série a été présentée comme une série de science-fiction dramatique et épique où un groupe de femmes victoriennes se retrouvent affublées de capacités particulières, d’ennemis les traquant sans relâche et d’une mission changeant le monde. Le premier épisode nous montre que ce n’est pas que ça.

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Pour commencer, voilà une série que j’attends depuis plusieurs années, mais dont je reporte le visionnage depuis quelques jours parce que son premier épisode dure plus d’une heure. C’est insupportable dans un planning séries déjà chargé, j’espère que ce sera aussi bien que peut l’être une série comme Westworld, le seul moyen que je lui pardonne, je crois.

La série n’est pas tellement calibrée pour moi quand on prend en compte la période durant laquelle elle est censée se dérouler, mais à l’origine, elle a attiré mon attention parce qu’elle était chapeautée par Joss Whedon, à une époque où c’était encore gage de qualité. Depuis, la série a pris pas mal de retard et Whedon s’est enfoncé de plus en plus dans sa haine anti-Trump et les nombreux scandales que j’ai fini par nommer Whedongate sur le blog. Plus on en apprend, d’ailleurs, moins je suis surpris : il n’écoute pas les personnes avec qui il travaille, même ses acteurs, et a ses favoris, c’est là-dessus qu’il a construit sa carrière perçue comme géniale pendant deux décennies, hein. Bon, après, il faut évoluer avec son temps et il ne semble pas réussir à le faire, c’est problématique.

Cela dit, ça tombe bien, il s’est retiré du projet (de lui-même qu’on nous dit, alors que ça m’étonnerait beaucoup), pas de problème vis-à-vis de la cancel culture comme ça. Je me demande quand même si on sentira sa patte sur le premier épisode ; et si c’est le cas, je sais que ça peut être suffisant sur du plus long terme, parce que je n’ai pas oublié que c’est déjà ce qu’il s’est passé avec Agents of S.H.I.E.L.D.

Tout ça n’a plus grand rapport avec la série que je m’apprête à regarder cependant, alors je vais arrêter ici cette introduction, ça vaut mieux je pense.

Note moyenne de la mi-saison : 17,5/20

S01E01 – Pilot – 19/20
Envoûtant est le premier mot qui me vient à l’esprit pour décrire cet épisode qui m’a aspiré dans son monde bien à part. J’y retrouve un paquet d’ingrédients que j’adore, mais ce n’est pas étonnant car le travail de Whedon est absolument partout dans cet épisode – y compris dans ses quelques défauts, du coup, faciles à repérer maintenant. J’ai adoré, même si la série possède vraiment des ingrédients qui ne sont pas faits pour moi, des petites longueurs et des sous-intrigues sur lesquelles il faudra que je revienne plus tard pour bien les comprendre. En tout cas, je ne suis pas déçu du tout de ce premier épisode après des années d’attente !
S01E02 – Exposure – 18/20
Le duo Whedon/Espenson reste toujours bien efficace dans un épisode qui développe davantage la mythologie de la série avec toujours autant d’humour et de bavardages. C’est un peu trop bavard, malheureusement, mais c’est tout le problème d’HBO, des épisodes d’une heure et de ces scénaristes qui aiment s’entendre parler. Malgré tout, j’accroche énormément à la série qui s’enferme dans des schémas et intrigues que j’ai toujours adorés ailleurs. Pas de surprise, donc.
S01E03 – Ignition – 19/20
Il est difficile de noter un épisode qui possède probablement ma meilleure scène d’action de 2021 – désolé Falcon ! – et qui a en plus réussi à me surprendre plusieurs fois, du côté des évolutions de l’intrigue ou des personnages… tout en étant aussi un épisode avec des scènes auxquelles je ne comprends pas grand-chose, probablement faute d’investissement de ma part. La série reste très bavard, mais dans l’ensemble, je pense que cet épisode va rester un immense « waouh » pour cette année. Sans parvenir à 20, donc.
S01E04 – Undertaking – 17/20
Certaines intrigues se précisent, et c’est agréable de les comprendre, quand d’autres arrivent et rendent tout ça encore plus confus. L’avantage, c’est que je ne sais jamais tout à fait vers quoi on se dirige avec eux tellement ça part dans tous les sens. L’inconvénient, c’est que la critique n’apporte probablement pas toutes les réponses. Mais bon, je passe de bons moments devant la série, c’est déjà ça !
S01E05 – Hanged – 17/20
J’ai un sentiment très partagé face à cet épisode, parce que j’ai vraiment eu l’impression qu’il manquait des scènes entre celui-ci et le précédent, pour ne pas dire qu’il manquait un épisode complet. Malgré tout, c’était hyper prenant et j’ai beaucoup aimé, surtout la dernière partie de l’épisode qui a réussi à me prendre complètement par surprise par rapport à ce qui semblait se préparer. Hâte de finir ce début de saison, déjà, puisque le sixième marquera une pause dans la diffusion.
S01E06 – True – 15/20
J’ai bien failli ne pas mettre la moyenne à l’épisode tellement la première moitié (et un peu plus) m’a inutilement perdu dans une intrigue rendue volontairement alambiquée. Au moins, la lecture de la critique doit être drôle, je ne comprenais rien à rien. Tout cela me laisse un arrière-goût de Dollhouse ou Firefly avec une narration inversée, mais au moins pour ces séries, Joss Whedon avait l’excuse d’avoir eu des pilots à recommencer ou diffuser dans le mauvais ordre. Là… Je ne sais pas trop quel était le parti pris de tout ça. Je me suis en tout cas fait balader tout du long, c’est déjà ça. Et maintenant qu’on a une meilleure idée de ce que la série veut nous vendre – et ça n’a RIEN à voir avec ce par quoi elle a commencé – j’ai bien envie de voir la suite. Dans un an, donc. Tss.
S01E07 – It’s A Good Day – 16/20
Que c’est difficile de critiquer cette série ! J’adore son casting, ses personnages, son esthétique, son ambiance, mais je ne comprends jamais rien à une immense partie de ce qu’il se passe. Les mois – années ! – qui se déroulent entre chacun de mes visionnages n’aident pas, mais en vrai, je suis forcé de reconnaître qu’elle n’est pas toujours si bien écrite que ça. À vouloir être trop intelligente et volontairement complexe, la série nous perd au lieu de nous guider dans son histoire. Cela ne m’a pas empêché d’être à fond pour certaines scènes, et je trouve que je me suis fait un beau cadeau d’anniversaire avec le visionnage de cet épisode.
S01E08 – I Don’t Know Enough About You – 15/20
Que c’est frustrant ! Cet épisode tourne beaucoup en rond pour finir d’une excellente manière, mais entre-temps, il a juste réussi à me perdre à plusieurs reprises. Cette série est un vrai puzzle à recomposer comme on peut, sans le moindre guide pour nous montrer le chemin. C’est particulier, mais comme j’adore l’ambiance et que les acteurs sont excellents, j’essaie de m’accrocher. Ce n’est pas non plus comme si j’avais encore beaucoup d’épisodes à me mettre sous la dent.

Debris – S01E07

Épisode 7 – You Can Call Her Caroline – 16/20
Cet épisode est légèrement moins prenant, je trouve, mais c’est peut-être aussi parce que je l’enchaîne juste après le précédent qui avait de beaux moments de tension. Si l’intrigue m’a moins accroché dans cet épisode, elle n’en reste pas moins intéressante à suivre ; c’est juste que j’aurais aimé que plus d’attention soit portée au fil rouge. Malheureusement, ça ne peut pas être le cas à chaque fois, et il me faudra attendre impatiemment le prochain épisode, tout simplement.

Spoilers

Dans le Maine, un débris semble forcer des personnes à agir contre leur volonté, avant de leur faire oublier ce qu’elles ont fait.


I don’t think it wants us to be here.

Ouh le résumé de l’épisode triche sur certaines scènes qu’il remonte différemment, même si ça ne change pas grand-chose, ma foi. Quant à l’épisode, j’en aime beaucoup la première scène qui nous montre un couple en train de s’embrouiller pour un ferry en retard avant d’être encore plus intrigant. Il nous montre en effet un homme stressé recevant un SMS et s’apercevant que tous les gens autour de lui sont subitement figés.

Tous ? Non, il reste la femme du couple qui se lève et tend la main pour récupérer la main de l’homme, contenant probablement le débris. Le mystère est déjà prenant quand les premières notes du générique retentissent. Et je l’aime vraiment bien ce petit générique de SF des années 80, je trouve qu’il plonge bien dans l’ambiance de la série. Chacun ses goûts, je sais qu’il déplaît aussi.

Quoiqu’il en soi, après le générique, on en arrive pour la première fois il me semble à Bryan dans le bâtiment de son agence. Il a en effet rendez-vous avec Maddox qui veut le mettre au courant de ce qu’il sait sur les appels dans le Maine afin que Bryan puisse y mener l’enquête. Bien sûr, c’est là qu’aura lieu sa prochaine mission avec Finola, et pour l’instant, Bryan choisit de faire plutôt confiance à Finola qu’à son boss : il parle simplement d’une intuition, mais il avoue tout de même que Finola sait que son père est en vie car elle « agit différemment ».

Moui. Elle n’est pas ravie de l’apprendre quand Bryan lui explique qu’il ne peut laisser Maddox vulnérable face à sa boss car il refuse de penser qu’il puisse être un traitre. Pff. Bon, allez, c’est logique, c’est son boss qui lui a sauvé la vie et en qui il est censé avoir toute confiance après tout. Les scènes dans l’avion deviennent plus intéressantes maintenant qu’ils vont bosser en duo pour en savoir plus sur le complot qui se trame, franchement.

En attendant, nous partons donc dans le Maine, parce que ça tombe bien, c’est là qu’a eu lieu l’accident-suicide du début d’épisode. Et les scientifiques sont bien incapables de dire ce qu’il se passe sur la vidéo de surveillance qu’ils ont : l’homme se suicide devant des témoins qui ne se souviennent de rien et la femme qui récupère ce qui doit être le débris est retrouvée tout aussi amnésique.

Bon, en tout cas, l’homme, Liam, qui s’est suicidé était bien en présence d’un débris, c’est vite confirmé par les détecteurs de Finola et Bryan. C’est aussi confirmé par Luke, le frère de Liam, qui explique que son frère avait trouvé un bout de métal qu’il considérait être un bout d’OVNI. Ah, c’est qu’il devient difficile de cacher ce qu’il se passe dans le monde apparemment. Quant à Liam, il avait une petite fille, Caroline, qui ne sait pas encore qu’il est mort, mais ça ne l’empêchait pas d’agir très différemment durant de longues périodes après avoir trouvé le débris.

Finola s’intéresse à ces périodes, parce que ça lui rappelle ce qui lui est arrivée elle-même avec le faux petit garçon, mais aussi aux théories du complot sur les OVNI. Elle demande ainsi l’ordinateur de Liam à Luke, qui lui donne… et le retient un instant pour demander à Finola de lui expliquer comment annoncer la mort de Liam à Caroline. C’était louche, mais pas autant que la scène suivante qui nous montre les deux héros s’en aller de cette ferme où ils étaient, sans vérifier avant le lac près duquel le débris avait été trouvé.

Du moins, c’est ce qu’ils pensent. Peut-être qu’ils ont vérifié et oublié ? Avec les débris, tout est possible. Et ça embête bien Finola, surtout qu’elle se rend compte qu’elle n’a aucune envie de s’approcher du lac. On note aussi avant ça que Bryan se retranche une fois de plus dans le silence quand il est question de ses années en Afghanistan et après ça que Bryan semble moins affecté que Finola par le débris – ou plus, c’est selon. Elle, elle a l’impression que le débris lui parle.

Par contre, c’est Bryan qui n’arrive pas à dormir de la nuit quand ils se rendent à l’hôtel. Le lendemain, les personnages échangent autour du buffet de l’hôtel (un truc classique dans ce genre de déplacement, pourquoi on ne le voit jamais ?) et comprennent qu’ils doivent aller voir l’ex-femme de Liam. C’est en effet à elle qu’il a téléphoné dix minutes avant sa mort. La visite est intéressante : l’ex-femme explique qu’elle a obtenu la garde de sa fille après s’être battue énormément pour l’avoir.

Par contre, elle n’a pas été récupéré sa fille parce qu’elle aurait sa place là-bas – c’est là-bas qu’elle devrait être. Ah, nous revoilà donc à cette mystérieuse Caroline, que l’on retrouve au bord du lac dans lequel elle s’assoit sans hésiter. Ce ne doit pourtant pas être très agréable de s’asseoir dans une eau si froide !

Une fois dedans, il se passe un truc étonnant : plusieurs débris semblent venir à elle, sans la moindre difficulté. Il y a toutefois des difficultés qui se pointent pour Caroline : les agents fédéraux sont intrigués par ce qu’il se passe et reviennent voir Caroline… qui regarde gentiment la télévision, en théorie. Finola est tout de même intriguée par Caroline, surtout qu’elle s’enfuit ensuite pour se rendre à nouveau vers le lac alors que Liam affirme qu’il n’a aucun souvenir d’avoir été conseillé de se rendre dans un hôtel.

On en revient toujours au même : ce débris mystérieux contrôle totalement les personnages qui sont autour de lui, et c’est vraiment étonnant comme pouvoir. J’ai hâte d’en savoir plus un jour sur cet OVNI, mais ça m’inquiète, parce que les audiences de la série ne sont pas excellentes. Pourtant, vraiment, elle est très cool pour une série de ce genre, je trouve. Ce n’est toutefois pas leur meilleur épisode pour le moment, avec une Caroline qui révèle à Finola un tas d’informations intéressantes.

En fait, ce n’est pas le débris qui manipule tout le monde, c’est Luke, l’oncle de Caroline. Il est énervé par quelque chose, et Bryan en profite pour parler politique avec lui après avoir constaté qu’il avait le sac bleu dans lequel était le débris en début d’épisode. Bryan ne contourne toutefois pas le problème très longtemps : il finit par demander à Luke d’arrêter ce qu’il est en train de faire.

C’est vraiment prenant comme intrigue, ça : Luke confesse sans mal ce qu’il a fait, pensant probablement pouvoir effacer ensuite la mémoire de Bryan. Si Luke a demandé à son frère de se tuer, c’est parce qu’il s’est mis en travers de la mission ; et s’il n’a pas envie de faire du mal à sa nièce, il est prêt à le faire si elle ne lui ramène pas plus de débris. Oula. La scène joue sur l’intensité de ce qui est raconté, mais je la trouve drôlement bavarde et je n’ai pas réussi à accrocher totalement à cet échange entre Luke et Bryan, probablement parce que je n’aime pas tellement l’acteur.

Il nous raconte son passé de soldat et l’aide qu’on lui a apporté en lui tendant simplement la main, mais j’ai trouvé le tout plus ridicule que réussi. Luke refuse de prendre la main tendue de Bryan, lui efface la moyenne, puis efface la mémoire de tout le monde autour du lac. Tout le monde remballe donc les affaires, mais j’espère vraiment que Finola se souvient, elle, histoire d’avancer dans l’intrigue, et puis histoire de protéger cette pauvre Caroline de son oncle.

Ce dernier se rend compte que Caroline lui ment depuis un moment et cache des débris, et comme il vient d’en utiliser beaucoup – chaque morceau de débris disparaissant après utilisation pour contrôler les pensées des uns et des autres – Luke est bien forcé de partir à la recherche de ses débris. Il en retrouve tellement, par contre, que je me demande vraiment la taille du vaisseau.

Et aussi, il serait bon d’avoir des intrigues un peu plus internationales, non ? Bon, pour l’instant, on va rester dans le Maine, puisque Finola se rend compte au moment de monter dans l’avion qu’elle ne se souvient pas comment elle est arrivée là. Ah. J’aime beaucoup cette résistance qu’elle a développé au débris, mais il va falloir nous en dire plus. En attendant, Luke explose l’avion dans lequel les agents devaient monter.

Heureusement, Finola a eu la présence d’esprit de ne pas monter dedans, et elle est la première à repérer Luke à l’aéroport. Je ne sais pas exactement ce qu’il venait y faire, mais il en profite pour s’attaquer à Finola, sauvée de justesse par l’arrivée de flics qui s’entretuent sous l’influence de Luke. Encore et toujours. Finola est aussi sauvée par Bryan, qui n’hésite pas à tirer sur un flic qui allait s’en prendre à Finola. Le pauvre flic n’avait pourtant rien demandé.

Finalement, Finola ne réussit pas à totalement empêcher Luke de contrôler son esprit, et heureusement, Caroline débarque à temps pour tuer son oncle qui menaçait de forcer Bryan à se suicider. Elle peut ainsi conclure rapidement cette intrigue et être confiée à nouveau à sa mère, qui l’aimait beaucoup, mais pas assez pour lutter contre ce débris.

Pendant ce temps, du côté des américains, on continue d’interroger le terroriste arrêté il y a deux épisodes, en le torturant. C’est si fun le Patriot Act. Comme toujours, en revanche, cette partie de l’intrigue a du mal à me passionner, parce qu’on y retrouve Maddox supervisant une torture bien dégueulasse. La scène de torture est aussi ironiquement stressante pour nous, à cause d’un son de battement de cœur, en boucle.

La torture nous balance dans une scène de pure science-fiction, par contre : les américains auraient donc la possibilité de nous relier à une machine fournissant des images à partir de nos souvenirs. J’ai des doutes sur la faisabilité d’un truc pareil, par contre. Cela permet en tout cas à Maddox d’en apprendre plus sur Jones, et sur sa localisation. Il organise aussitôt un raid, et il demande à Bryan de se mettre sur le coup, avec Finola.

Le problème, c’est que la fin d’épisode est hyper intrigante, avec la sœur de Finola qui l’appelle et fait tout pour qu’elle revienne au plus vite à Londres. Elle utilise même un code de leur enfance qui lui permet de faire comprendre à sa sœur qu’elles sont sur écoute et ne peuvent pas tout se dire… et pour cause, elle est avec la boss de Finola qui surveille tout ça.

La fin d’épisode est franchement réussie, avec un bon travail du son pour nous lâcher un cliffhanger que l’on voit venir. Vivement le prochain épisode !

PS : Merci l’accent de Finola pour le Bingo Séries !

Debris – S01E06

Épisode 6 – Supernova – 17/20
Je continue d’être bien trop passionné par cette série qui possède tous les ingrédients que j’aime dans la science-fiction, avec des personnages que l’on commence à mieux cerner avec cet épisode. Il y a une intrigue plus large qui se dévoile peu à peu, et j’ai hâte d’en savoir plus sur la destination visée par la série. C’est intrigant et prenant, que voulez-vous ?

Spoilers

Un groupe de jeunes se trouve en présence d’étranges cadavres qui vont attirer l’attention de nos agents.


They will die if we run further.

Comment ça, ça fait déjà deux semaines que je n’ai pas regardé cette série ? Je l’aime pourtant vraiment bien, et c’est avec plaisir que j’y reviens. Quitte à avoir du retard, je me suis dit que je pourrais attendre d’en avoir deux à regarder pour me faire une bonne soirée. Finalement, je ne sais pas si j’aurais la motivation de regarder les deux ce soir, mais bon, j’ai envie de voir le premier au moins.

Bref, ce début d’épisode 6 est très étrange, avec un adolescent qui dépouille une maison de ses plantes en bon état alors qu’il y a des cadavres un peu partout autour de lui. J’exagère, il y a deux ou trois corps, mais ceux-là sont liés à l’intrigue de la série puisqu’il s’agit de squelettes entourés d’étranges particules.

Comme d’habitude, je trouve ça intéressant comme intrigue, parce que c’est un peu original, au moins. La relation tendue entre Finola et Bryan est originale aussi, tellement on est habitué de voir le duo d’enquêteurs qui se drague et/ou se chamaille. Là, il y a une tension non exploitée et, malgré cela, Finola se confie tout de même à Bryan sur la vidéo envoyée par sa sœur lors de l’épisode précédent.

Une fois que c’est fait, elle appelle sa boss et on comprend mieux ce qu’il se passe : elle fait exprès de raconter des souvenirs concernant les lieux où son père était avant sa mort – la Grèce et, la prochaine fois, Chypre – à Bryan, afin que sa boss puisse vérifier ce qu’il raconte ensuite à son boss à lui.

Vraiment, cet espionnage permanent entre eux, j’ai hâte que ça se termine, mais je le trouve intéressant malgré tout. Bon, bien sûr, une fois que ceci est mis de côté, les personnages sont envoyés sur la scène de crime de début d’épisode, où ils découvrent que les cadavres squelettiques sont ceux de personnes âgées. Elles ont probablement été emmenées là par un groupe d’adolescents, mais il reste à comprendre pourquoi. Peut-être que le champ électromagnétique autour des cadavres, suffisamment puissant pour charger des portables en pleine forêt, explique cela, non ? Bon, non, et c’est pour ça que je ne suis pas enquêteur.

Bryan et Finola préfèrent faire un tour dans la forêt pour chercher une piste, et ils trouvent des arbres marqués à la craie. Chaque fois qu’ils sont séparés, cependant, Bryan et Finola semblent contacter leur boss respectif. Ainsi, Bryan se retrouve à devoir enquêter sur le père de Finola pour savoir s’il s’est rendu à Chypre. Cela tombe bien, dis donc. Et c’est prenant de voir une double enquête se dérouler en parallèle : il a à peine appris ça qu’il découvre qu’un nouveau senior a disparu.

Les méchants adolescents continuent donc de travailler, et on les retrouve au bord d’une route à faire d’étranges expériences avec un cerceau et une distance de toute évidence importante. La jeune femme semble épuisée chaque fois qu’elle est trop loin du débris, donc, et ça inquiète son copain de la voir si affaiblie. Il se rend donc à nouveau auprès d’une nouvelle personne âgée qu’il écoute, lui promettant de l’aider quand il explique n’avoir aucune envie de continuer à vivre dans cet état misérable de vieux monsieur. Peu ou prou. Peu importe, en fait.

Pour en revenir à l’intrigue concernant Bryan et Finola enquêtant l’un sur l’autre, on se rend compte rapidement que tout cela les dépasse complètement : Bryan reçoit encore un coup de fil au cours de l’épisode qui lui apprend que des agents de son agence à lui sont dans son appartement à elle. Et ça commence à ne plus trop lui convenir d’enquêter sur sa partenaire.

Pourtant, il n’hésite pas à recommencer – ils font une planque pour vérifier si les méchants de l’épisode vont revenir à leur voiture ou non – et lui poser plein de question sur son père. Il souhaite confirmer les informations fournies par son patron sur le possible voyage à Chypre. Il le fait avec une discrétion toute relative, parce qu’il culpabilise et parce qu’elle sait déjà ce qu’il en est de ce qu’est en train de faire son « partenaire ».

Finola finit par mettre les pieds dans le plat et lui demander pourquoi il lui pose toutes ces questions, et il lui avoue enfin la vérité. Finola a une sacrée poker face qui dure un bon moment, avant de balancer qu’elle savait qu’il savait. C’est plutôt intéressant comme scène, parce que les deux acteurs la gèrent à merveille. Le sujet est prenant, puisqu’il s’agit du fil rouge.

En plus, Bryan se met enfin à table et ne cache plus rien à Finola : il lui raconte tout ce qu’il a appris au cours des épisodes précédents, avant de terminer en expliquant qu’il espère pouvoir faire confiance à Finola désormais. Elle, elle préfère sortir de la voiture sans ajouter un mot, bien consciente qu’elle a menti sur son père aimant beaucoup Chypre.

Même si toute cette intrigue est prenante, il ne faut pas oublier que nous avons également une affaire en cours avec des adolescents… qui sont finalement très surprenants. En fait, ils ne sont pas si jeunes que ça : il s’agit au contraire de personnes âgées, rajeunies par le débris. On s’en rend compte un peu trop tard, par contre ! En effet, les agents font savoir qu’ils sont présents quand deux adolescents se rapprochent de la voiture. Enfin, ados… ils ont une bonne vingtaine, je pense.

Ce n’est toutefois pas l’intérêt de l’épisode : le fonctionnement du débris est vraiment intéressant, avec un effet rajeunissant sur ceux qui le touchent, grâce à une inversion biologique. Je ne suis pas sûr que ça passe vraiment côté scientifique ce qu’on nous avance là, mais l’épisode est vraiment sympathique. Les cadavres ? C’est qu’il y a un effet « boomerang biologique » peu agréable lorsqu’on s’éloigne trop du débris après avoir été rajeuni : on revieillit, avec un bonus d’âge qui fait que l’on meurt.

Eh, au moins, on peut charger des portables, c’est déjà ça ! Le couple-phare des ados de l’épisode est donc le couple qui a trouvé en premier le débris et ses propriétés magiques. Bizarrement, ils ne veulent pas se rendre, même lorsque deux d’entre eux sont capturés. La femme refuse d’être responsable de la mort de leurs amis, alors ils restent dans le périmètre.

Le couple espère vainement récupérer leurs amis et pouvoir continuer leurs expérimentations : plus il y a de personnes rajeunies par le débris, plus le périmètre où ils peuvent être s’agrandit. C’est donc intéressant de propager la jeunesse à d’autres… mais pour une raison ou une autre, les agents s’y opposent. Honnêtement, je n’ai pas trop compris nos héros dans cet épisode : tout le monde cherche la jeunesse éternelle, non ? On a là un débris hyper utile pour l’histoire de l’humanité, et ils refusent de le laisser au main d’un scientifique.

Le couple décide alors de se suicider, tout simplement. C’est beau comme intrigue de sortie : on comprend un peu mieux ce qu’il en est du marquage des arbres qui était en fait un moyen de marquer la frontière qu’ils pouvaient passer. C’est une belle scène finale pour ce couple qui regarde le paysage bien joli depuis une falaise, après avoir abandonné derrière eux le débris. Ils ont eu une vie ensemble, et c’est tout ce qu’ils souhaitaient. Ils ne veulent pas redevenir les personnes âgées qu’ils étaient, surtout qu’elle était malade.

C’était un bel épisode, mais il aurait pu être encore plus fort en émotions avec des petites images d’une vie partagée. Allez, ça aurait coûté trop cher pour la série.

En parallèle de tout ça, nous découvrons en plus que Bryan s’injecte un produit de manière régulière – mais cette fois-ci, c’est plus tôt que d’habitude. Finola n’est pas au courant de ce qu’il se passe, et ça m’énerve : il venait enfin de lui balancer une grosse partie des secrets, en théorie. Il ne le fait pas de tout l’épisode, préférant finir sur une nouvelle engueulade avec elle alors même qu’elle lui confie qu’ils peuvent se faire confiance.

Finola révèle donc que sa boss aussi a un plan étrange en tête avec cette histoire de Grèce et de Chypre, mais elle insiste pour expliquer à Bryan qu’il ne peut pas faire confiance à Maddox, bossant contre la coalition, peut-être avec des chinois. Bryan n’a pas trop envie d’entendre ça ou de la croire, mais il lâche en retour que l’appartement de Finola est surveillé. C’est déjà ça.

Sans trop de surprise, la série en revient également à l’intrigue Influx avec le terroriste arrêté dans l’épisode précédent. Il a un sacré pedigree résumé par le boss de Bryan. Maddox cherche à en savoir plus sur les intentions d’Influx, mais c’est sans succès : le terroriste refuse de parler, même quand il est question du père de Finola. C’est frustrant, surtout que je ne crois pas tellement aux théories de Maddox.

Le terroriste semble toutefois indiquer que George Jones est peut-être torturé… mais il a à peine dit ça qu’il s’endort de manière étrange. Nous n’en saurons pas plus pour l’instant. Dans un laboratoire, nous découvrons également que le téléphone portable du terroriste est en train d’être hacké par un scientifique qui galère dessus… mais qui finit par découvrir que le terroriste reçoit des appels depuis le Maine.

Maddox, lui, continue d’avoir des relations étranges avec des russes, si je ne me trompe pas sur l’accent. Pas vraiment les chinois, donc. Il obtient grâce à son premier contact de rencontrer une femme blonde qui lui donne l’accès à un débris elle aussi. Je ne comprends pas tellement ce qu’il manigance pour l’instant, mais si je suis honnête, je n’en ai pas grand-chose à faire, je trouve qu’il s’agit du point faible de la série pour le moment… Nous n’en savons pas assez sur lui pour être vraiment intéressé par ce qu’il fait !