Walker – S01E08 (express)

Épisode 8 – Fine is a Four Letter Word – 14/20
Si la série reste peu surprenante, je commence vraiment à me faire à ses personnages et à accrocher à certaines intrigues. Cette semaine, quelques effets spéciaux et un événement un brin dramatique suffisent ainsi à accrocher mon attention suffisamment pour que la note monte un peu quand même. Après, je vais lancer une pétition pour entarter toute la famille Walker, je crois.

Spoilers

Les adolescents se préparent au bal de promo, Micki se fait encore aux dernières révélations et Cordell n’a aucune idée de ce que fait son frère dans son dos.

Par où commencer au juste avec cet épisode ? C’est compliqué, parce que je ne comprends toujours pas le rythme de la série, ni l’équilibre qu’elle tente de trouver… en vain. Concrètement, j’ai eu l’impression de regarder deux séries différentes en un seul épisode, et ce n’était pas un effet agréable comme ça peut parfois l’être. Commençons par le pire, donc, et ce sera sans surprise les adolescents.

Le bal de promo est un passage inévitable pour les séries adolescentes, et c’est un peu le problème : ça n’a pas grand-chose à faire ici, dans une série qui n’est pas supposée être centrée sur eux. Par chance, un avis de tempête est émis et annule le bal en question, qui se fait en comité très restreint. Tellement restreint en fait qu’il ne reste que les adolescents que l’on connaît déjà, ça tombe bien. Et leurs aventures sont loin d’être palpitantes ou originales. Autrement dit, j’ai décroché sur un grand nombre de scènes de l’épisode, et le seul moment censé nous faire réagir m’a fait sourire tant c’était stupide.

Comme dans toutes les séries et tous les films du monde, Trevor donne ainsi sa veste de costume à sa copine qui aurait apparemment froid et comme dans toutes les séries et tous les films du monde, il oublie de retirer un objet compromettant de sa veste. Stella découvre donc l’identité de son mec. Bon, ben ça, c’est fait, comme on dit. Le problème, c’est que ça devrait la bouleverser plus que ça ne le fait et que l’intrigue romantique qui en découle avec une dernière danse ensemble ou je ne sais trop quoi n’avait aucun sens. Pourquoi n’en parle-t-elle pas à son père ? Ou au moins à quelqu’un ? Insupportable.

Je passe mon chemin, et j’évacue le reste des relations romantiques insupportables de l’épisode : Cordell se fait draguer par une prof du lycée et c’était tellement lourd et mal écrit que je me demande vraiment pourquoi on nous inflige ça, surtout pour nous dire ensuite qu’il n’est pas prêt à se remettre en selle. C’est vrai qu’on le voit peu sur un cheval. Autrement, les parents de Cordell ne servent toujours à rien d’autres que m’énerver, apparemment. Malgré les disputes et le froid entre eux, les voilà donc qui se réconcilient au bal de promo (logique), parce que leur fils a trompé son copain et que, du coup, ça donne envie au père d’aimer à nouveau sa femme. What the fuck ?

C’est au mieux écrit avec les pieds, au pire, écrit dans les années 90 ? Franchement, la morale du père était insupportable. Soutiens ton gamin avant de juger comme ça, le jugement pourra venir après, il est visiblement pas bien ton môme, c’est quoi l’intérêt de le pousser au suicide ? Eh, ça nous ferait du drama au moins. Pardon, je reviens en arrière sur ce fils dont je n’ai toujours pas retenu le prénom. Il y a deux problèmes avec son couple : je ne l’aime pas trop lui, en tant qu’acteur, et son copain, c’est Niko de Grey’s Anatomy que je déteste également en tant que personnages dans la série d’ABC.

Ici, pourtant, leur couple fonctionne bien face au drama : le frère de Cordell décide de mentir sur ce qui s’est passé dans l’épisode précédent. Plutôt que d’avouer à son copain qu’on essaie de le tuer, il préfère le larguer pour le protéger, en s’assurant qu’il pense avoir été trompé. C’est tellement mieux la vérité, dis donc. Finalement, le copain a beau être relou, il a bien raison quand il analyse son mec comme un type voulant tout contrôler. Et pourtant, Micki l’a bien conseillé en début d’épisode.

Oui, parce que ça y est, Micki a fait ses propres recherches malgré son drama personnel et elle a fait parler le frère de Cordell : elle comprend donc qu’Emily n’a pas été tué par l’homme qu’ils ont envoyé en prison. C’est embêtant comme tout, cette affaire. Elle conseille donc au frère de Cordell de dire la vérité, ce qu’il fait en fin d’épisode pour mieux s’attirer les foudres de son père. J’ai tous envie de les tarter dans cette famille, à n’accepter aucune erreur de personne. En plus, là, il n’a même pas vraiment fait d’erreurs ? Heureusement que je marquais un point du Bingo Séries avec Cordell voyant toujours son ex-femme partout, parce que la scène m’a vraiment énervé, surtout après tous les mouvements de Micki qui a ramé tout l’épisode à faire comprendre à Cordell que certains secrets méritent d’être gardés le temps d’être digéré.

Oui, parce que (bis) Micki est aussi un brin hypocrite quand elle conseille au frère de balancer toute la vérité alors qu’elle ne dit toujours rien à son propre copain sur sa véritable identité bouleversée dans l’épisode précédent. On ne va pas se mentir, j’avais déjà oublié en début d’épisode que sa mère lui avait menti toute sa vie, mais c’est revenu bien vite dans l’épisode, heureusement. J’ai bien aimé la manière dont c’était traité et dont son copain se vexe d’être au courant après Cordell. Par contre, lui et son « tu sais quoi qui t’affecte plus que prévu », mais quel horrible type égoïste ? C’est quoi ça, elle a dit qu’elle ne voulait pas en parler, tu n’en parles pas devant son mec ?

Trop bizarre. Bref. J’ai bien aimé les conséquences de cette intrigue improbable et la crise d’angoisse de Micki, ça ajoutait du sel à cet épisode. Les effets spéciaux sont également plutôt bons cette semaine, avec une intrigue qui nous propose une tornade histoire de stresser un coup et de montrer avec une métaphore peu subtile que les personnages sont bouleversés par une tempête en plein dans leur petits cœurs. Pas subtile, je sais, comme tout le reste de la série… Mais un peu divertissant quand même.


Resident Alien – S01E08

Épisode 8 – End of the World As We Know It – 19/20
Un excellent épisode qui gère bien sa tension avec une énorme dose d’humour, comme toujours, et qui marque un tournant pour la série à deux épisodes de sa fin de saison. Cela confirme que la série va avancer vite, et ça me va très bien comme ça, parce qu’il y avait des moments qui ne devait pas traîner beaucoup plus, même si ça passait encore pour quelques épisodes. En revanche, l’épisode ne s’encombre pas trop de certains détails et aspects finalement peu crédibles, tout en ayant du mal avec un rythme un brin haché. Sans mauvais jeu de mots par rapport à la scène finale, bien sûr.

Spoilers

Harry, Asta et D’Arcy se réveillent après une chute dans une crevasse au milieu de nulle part. Ils vont devoir trouver un moyen de s’en sortir vite, surtout qu’Harry est blessé.


What the hell are you?

Il était hors de question de terminer ma semaine sans avoir vu cet épisode, et tant pis si ça m’a fait me coucher à pas d’heure et que cet article n’a pu paraître que ce matin. En plus, le cliffhanger de l’épisode précédent était vraiment excellent… On reprend cette semaine sur celui-ci et ma foi, c’est toujours aussi bien pensé : Asta, D’Arcy et Harry sont donc dans une crevasse au milieu de nulle part dans un désert de glace.

Harry a la jambe coincée par le glacier et il craint le pire concernant ce qui permet de cacher son apparence d’alien aux yeux des autres. Pour l’instant,

Asta cherche forcément de savoir si elle a du réseau, mais bien sûr que non. La seule solution est probablement dans la clé du vaisseau d’Harry, mais les filles ne le savent pas. Elles espèrent pouvoir atteindre le jet ski, alors qu’Harry, lui, veut juste atteindre sa radio et appeler sa planète pour détruire la nôtre. La radio lui est toutefois inaccessible et, de toute manière, Harry et Asta tombent encore plus bas dans la crevasse lorsque suite à un mauvais mouvement, D’Arcy fait tomber le jet ski de la fragile plateforme où il était. Elle s’éclate la tronche au passage, en plus.

Et la radio d’Harry n’appréciant pas la chute, le vaisseau disparaît à nouveau et le signal disparaît, ce qui n’arrange pas du tout les militaires qui continuaient d’observer tout ça. Ils ont toutefois une piste : le Colorado.

Comme je l’espérais, dans la crevasse, Asta découvre rapidement qu’Harry est un extra-terrestre puisqu’une moitié de son visage est bleu – et qu’il n’arrive pas à lui cacher bien longtemps vu les conditions. Il a beau improviser qu’il est allergique aux abeilles des neiges, ça ne passe que moyennement pour Asta qui finit par découvrir la vérité. La seule réaction d’Asta ? Elle est nauséeuse. Ma foi, ça peut se comprendre. Harry veut rester discret, bien sûr, et elle semble le comprendre assez vite. Harry est également génial, à nous balancer qu’il y a donc aussi d’autres races extraterrestres expérimentant sur Terre, les reptiliens.

Il reste néanmoins une substance bleue, étrange pour Asta, tout autour d’eux dans la neige. Cette substance permet à Asta de comprendre soudainement que son ami extra-terrestre est blessé et en train de saigner. Cela fonctionne vraiment énormément bien de voir Asta s’inquiéter pour Harry et réussir par elle-même à comprendre que ce qu’il cherchait dans la glace, c’était une radio, parce que tous les aliens dans les films cherchent toujours à tuer l’espèce humaine ou à contacter leur planète.

Asta retrouve aussi l’humour excellent d’Harry lorsqu’il lui affirme qu’il n’aime pas manger les humains… mais pas qu’il ne les tue pas. Pour le sauver, Asta se retrouve à lui toucher le pénis, ce qui était bien drôle, avant de comprendre qu’elle peut cautériser la plaie avec un fusil de secours. Le hurlement d’Harry alors qu’elle cautérise la plaie à vif nous réveille enfin D’Arcy qui est dans un état pire que prévu : elle a une main brisée par la paroi, en plus du reste.

Persuadée d’avoir tuer ses amis, D’Arcy passe une bien mauvaise journée et tente de les contacter. Asta lui assure que tout va bien, même si elle a les mains pleines de sang d’alien. Charmant. Le truc, c’est qu’Harry est bien plus flippé qu’Asta par l’idée d’un groupe de sauvetage : il n’a pas envie de devenir l’attraction de la ville, ni que le reste de la ville veuille le tuer. Asta essaie désespérément de le rassurer, mais ce n’est pas gagné.

Par conséquent, elle change de sujet et essaie de comprendre un peu plus cet alien qui a eu l’idée bizarre de prendre l’identité d’Harry. L’extraterrestre lui ment bien mal en assurant ne pas avoir la moindre idée de ce qu’est devenu le médecin dont il aurait pris l’ADN grâce à ce qui traînait en ville. Asta croit pourtant tout ce qu’Harry lui raconte, sans sembler avoir un jugement bien à elle. Il faut dire qu’il lui dit une bonne partie de la vérité, aussi, notamment en ce qui concerne Isabelle qui n’est pas enceinte de lui ou qui n’est pas très prude en ce qui concerne la sexualité avec son mari. Comme toujours, la série parvient à manier l’humour dans les moments les plus inattendus et ce qui pourrait casser le charme de la série le renforce encore plus.

Bien sûr, Asta comprend également qu’Harry n’a pas menti sur la mort de son épouse, même si c’est un peu plus complexe que ça pour son espèce. S’il assure qu’il n’est pas triste de cette mort, les larmes qui coulent le long de ses joues disent évidemment le contraire. Harry est bien forcé de lui expliquer qu’il a commencé à développer des sentiments depuis qu’il est dans la peau d’un humain, et que ça lui fait bizarre de gérer tout ça. S’il en a quelques-uns, il n’a pas encore tout ce qu’il faut comme sentiments, ne comprenant toujours pas pourquoi Asta est si déprimée à l’idée d’avoir eu un seul enfant abandonné quand lui en a abandonné des centaines – quatre centaines, en fait.

L’espèce d’Harry est une espèce vraiment charmante, en tout cas, avec des abandons de bébé et des rejet de la peau d’un coup. Les scénaristes s’éclatent bien avec cette intrigue et ce long dialogue entre Harry et Asta qui fonctionne à merveille. Je suis content de voir la série avancer dans cette direction honnêtement, surtout qu’Asta apprend à aimer cet extra-terrestre.

Côté production de la série, le maquillage est bon, en plus, parce qu’Asta s’éclate à l’essuyer sur son visage et il tient bien… contrairement au personnage qui continue de perdre ses forces. Et pour cause, il est blessé ailleurs qu’à la jambe. Asta n’est certes pas dégoûtée par le visage déformé d’Harry, mais quand elle voit son torse et ses mains supplémentaires, elle change soudain d’idée. Malgré tout, elle a pour intention de sauver Harry et elle est prête à s’improviser chirurgienne pour lui. Elle plonge directement la main dans son corps, et les scénaristes s’amusent à nous ajouter des dents dans le ventre de l’extraterrestre ou des petits bras qui s’agrippent à Asta.

En revanche, si Asta et Harry sont sûrs qu’ils vont s’en sortir grâce à D’Arcy… en fait, D’Arcy est incapable d’escalader la crevasse. Elle fait quelques vidéos pour elle-même, si elle s’en sort, ou pour les autres, si c’est son cadavre qui est retrouvé. La scène était beaucoup plus poignante que prévu, parce que malgré l’humour du scénario qui continue de percer dans ces vidéos, on sent la détresse du personnage. Et j’aime ce personnage.

Elle finit par retrouver sa motivation à vivre en se rappelant le jour où elle a failli perdre la jambe et où Asta l’a forcée à survivre en revenant de loin pour la voir. C’était sympathique là où ça aurait pu être longuet, précisément parce que c’est réglé en une scène, même si l’ascension de D’Arcy prendra quasiment tout l’épisode.

En bas, Asta et Harry continuent en tout cas leur discussion en parlant analyse de film, radio alien à retrouver et vrai prénom d’Harry qui est impossible à répéter sans faire d’erreur, pour le dire gentiment. Asta effectue ses recherches en vain, toutefois, et elle finit par poser des questions à Harry sur sa planète qu’il décrit comme merveilleuse. Harry révèle alors à Asta que son espèce, celle des humains, fait franchement de la merde… et ça la remotive à trouver la radio, car elle sent qu’Harry n’a pas forcément que des intentions positives et pacifiques. Il faut dire qu’il lui a dit avant que les humains coopéraient un temps avec les aliens avant que l’harmonie entre les espèces soit ruinée… rien de bien rassurant pour une Asta qui a vu suffisamment de films pour se méfier.

Pendant ce temps en ville, tout va aussi bien que d’habitude, avec un maire qui est bien incapable de gérer sa ville puisqu’il ne sait pas dire non à qui que ce soit. Il prend des conseils du shérif pour cela, cependant, alors je ne suis pas sûr que ce soit une excellente idée. Et je ne suis pas sûr que ce soit une scène géniale, non plus. Il y avait un bon humour, OK, mais ça nous casse l’épisode, tout de même. Je préfère l’intensité de l’intrigue dans la crevasse.

Après, l’humour de la député Liv (ah c’est donc ça son nom ?) qui revient chercher ses affaires et fait passer ses messages à travers Ben, j’avoue, ça m’a fait éclater de rire. Dans le diner de la ville, cependant, nous avons de nouveaux arrivants qui nous ramènent bien du suspense : le soldat de l’armée et son escorte agent très spéciale sont arrivés, en effet, et ils se mettent à la recherche d’Harry.

Ils sentent bien qu’ils ne trouveront jamais l’alien, ce qui fait que le militaire est prêt à appeler du renfort, oubliant que la mission est supposée être secrète. L’agent est ainsi prête à le tuer sans la moindre hésitation… mais il est sauvé in extremis par l’une des affiches de Max recherchant un extraterrestre et ramenée par le vent.

C’est merveilleux. Le vent ? C’est qu’une tempête s’apprête à éclater en ville. Malgré celle-ci, Ben emmène sa femme au restaurant où il impose ses choix pour la commande, avec bien des difficultés, tout ça à cause du shérif. Ce dernier essaie de ridiculiser le père d’Asta qui signale sa disparition, mais en jouant la carte militaire, le père finit par convaincre le shérif de lui faire confiance. Pour en revenir au restaurant, Ben découvre que manger des escargots, c’est compliqué, alors que nous découvrons que Liv vit sa meilleure vie. Ben essaie ainsi de l’imiter dans un baiser à Kate, mais ça ne marche pas exactement comme ça : il saigne de la lèvre, alors ça part en vrille.

Bon, Kate réussit finalement à rassurer Ben sur l’état de leur couple, et moi, je n’ai pas tout à fait accroché à cette scène. Enfin, c’était de la bonne comédie et construction de personnages, mais pour l’instant, je voulais surtout passer mon temps du côté d’Harry et Asta ; pas tellement en perdre avec eux. Heureusement, quand il aperçoit le shérif parler au rencard de Liv (accessoirement collègue de D’Arcy), Ben se lève et vient voir ce qu’il se passe.

Les choses se mettent assez vite en place pour lancer des recherches, mais la pauvre Liv est laissée sans la moindre chance de pouvoir participer à ses recherches… alors que la femme de Sam est surprise en plein rencard avec un amant. Voilà qui change tout à l’intrigue servant de fil rouge à ce début de saison. Enfin, Kate passe aussi aux toilettes et rencontre l’agent qui s’arrange pour obtenir plus d’information sur elle, son mari et surtout sur Max. « Sarah », comme elle décide de se faire appeler, est ravie de cette nouvelle amitié avec la femme du maire, mais c’est surtout parce qu’elle a hâte de rencontrer Max et d’en apprendre plus sur l’alien.

Malgré la tempête et sa blessure à la main, D’Arcy finit par réussir à grimper au sommet de la crevasse et balancer ce qu’il faut pour remonter Harry et Asta. Contre toute attente, elle est donc capable de remonter Harry à elle toute seule, à la force de ses bras – et Asta a la bonne idée de couvrir le visage d’Harry d’une cagoule. OK pour la cagoule, mais D’Arcy qui a encore assez de forces pour remonter Harry, j’ai du mal à y croire tout de même. En plus, elle avait un jet ski à tenter d’allumer pour le remonter bien vite, non ?

Je ne sais pas, mais en tout cas, les scénaristes ne s’encombrent pas de ce détail (qui n’en est pas un). Asta est elle aussi remontée par D’Arcy, et elle fait tout ce qu’elle peut pour cacher la véritable nature d’Harry à D’Arcy. Celle-ci les emmène aux urgences, mais Asta a un autre plan : elle demande de l’aide à son père, le seul en qui elle peut avoir confiance sur le sujet. Elle abandonne donc D’Arcy aux urgences, et j’ai trouvé ça bien dommage pour leur amitié qui va forcément en prendre un coup.

Une fois au diner où Harry perd un tas de sang dans des endroits improbables, le père d’Asta a la meilleure réaction face à l’alien désormais dans sa vraie forme et totalement dénudée, à savoir un bon « oh hell no ». S’il pense d’abord qu’il s’agit de Ben quand il apprend qu’il s’agit d’une personne qu’il connaît, le père est surpris de découvrir que c’est en fait Harry. Quant au fait que sa fille lui ramène un extra-terrestre, il semble s’en remettre vachement vite alors que c’est quand même super surprenant comme fin de soirée, surtout que la soirée a été forte en émotions pour lui.

Asta est déprimée, en tout cas, parce qu’elle sent qu’Harry est en train de mourir. Le père a bien peur de l’alien, mais il décide de faire tout ce qu’il peut pour venir en aide à sa fille qui a confiance en l’extra-terrestre. C’est suffisant pour lui – et ça ne devrait pas, parce qu’Harry n’est pas exactement un pacifiste. En attendant, le père se débarrasse donc du shérif et accepte de les aider à sauver Harry. Oui, Asta veut bien aider Harry, mais elle ne peut rien faire pour lui tant qu’elle ne dit pas exactement ce qu’il se passe.

Pour sauver Harry, il faut ainsi couper la jambe d’Harry au hachoir, et c’était bien drôle à voir comme extrémité. Asta en est incapable, mais elle peut au moins rassurer Harry en lui donnant sa radio – ce que la voix off nous rappelle être une très mauvaise idée pour l’espèce humaine. Malgré son état, Harry pense encore à détruire notre espèce qui lui vient pourtant en aide. Il va vite changer d’avis, je crois. De toute manière, la radio est probablement cassée. Et puis, il y a une saison 2, on ne terminera donc pas sur la destruction de l’humanité dans deux épisodes.

Voilà en tout que le père coupe la jambe sans trop d’hésitation, et ça fait un cliffhanger bien trop improbable et excellent, franchement. Bon, maintenant, j’ai très envie de voir la suite, et il est très probable que je ne résiste pas au visionnage de deux épisodes la semaine prochaine. On verra bien.

The Falcon and the Winter Soldier – S01E04

Épisode 4 – The Whole World is Watching – 17/20
L’épisode prend tout de même son temps, mais il va crescendo vers des pistes que je ne m’attendais pas forcément à voir exploitées comme elles le sont ici. L’intrigue commence à révéler sa force de frappe et l’on voit de mieux en mieux vers quoi on se dirige, avec une fin dont le ton était plutôt inattendu en ce qui me concerne. Nous sommes loin de ce qu’était l’épisode 1 et je me demande quel degré atteindra la série d’ici sa fin.

Spoilers

Bucky, Sam et Zemo sont toujours à la recherche de Karli, en remontant la seule piste qu’ils aient : celle de Donya Madani..

I’m not your enemy. I agree with your fight.

Si je ne suis pas aussi à fond que lors de la diffusion de WandaVision, je me rends compte que je veux bien ma petite dose de Marvel chaque semaine quand même, surtout que cette série est hyper protéiné niveau action. Bon, l’épisode commence directement par le flashback qu’on m’avait déjà spoilé, et l’avantage, c’est que ça me fait directement un point du Bingo Séries avec un flashback sur Bucky ayant plus de barbe que d’habitude.

Bon, et sinon, pour la vraie critique, nous voilà donc qui débarquons en plein Wakanda il y a six ans. Souvenons-nous : Bucky a accepté d’être cryogénisé là-bas en attendant qu’on trouve de quoi le guérir. D’après un comic sorti avant Infinity War, Suri l’a rapidement réveillé pour qu’il soit enfin déprogrammé et ne puisse plus devenir le Soldat de l’Hiver tueur à gage d’Hydra.

C’est embêtant, parce que la personne qui l’a aidé dans ce long combat avec lui-même est Ayo. Le flashback est sympathique et nous apprend donc que c’est principalement par la médiation que Bucky est soigné ? J’exagère bien sûr, mais ça nous mène rapidement au présent où les personnages sont maintenant dans une impasse, parce qu’ils veulent des choses différentes. Ayo n’est pas trop ravie de voir son protégé libérer Nemo après tout ce temps.

Ils se séparent malgré tout en plutôt bons termes et Bucky rentre ainsi dans sa nouvelle planque où il se rend compte que Karli a commis un attentat. C’est embêtant et ça pousse le trio à trouver un nouveau plan, qui consiste à tenter de se rendre à une cérémonie en l’hommage de la personne que Karli voulait sauver à tout prix, Donya Madani. Pourquoi pas. Les relations entre les trois hommes restent plutôt sympathiques, même si ça fait très bataille de mâles alpha, avec Zemo qui remercie tout de même Bucky d’avoir voulu l’aider.

Les voilà donc qui se rendent dans l’ancien immeuble de Donya Madani, pour mieux se retrouver confronté au silence global de l’immeuble. C’est finalement un professeur qui renseigne Samy quand il lui explique qu’il cherche Donya, mais malgré ça, le prof ne fait pas assez confiance à Samy pour lui parler plus longtemps que ça. Il lui explique juste qu’il ne veut pas parler, faute d’avoir confiance, et qu’il n’est pas un réfugié, parce qu’il n’a plus rien à fuir.

Finalement, celui qui a le plus de facilité à faire parler les membres de cette communauté, c’est Zemo. Il réussit vite à faire parler les enfants de l’immeuble en leur offrant des loukoums, et il obtient ainsi le lieu de la cérémonie en l’hommage de Donya. Le problème, c’est qu’il ne compte pas partager l’information du tout : il demande au contraire aux enfants de se taire et de ne surtout pas faire confiance à Bucky et Sam. C’est… frustrant.

Le duo de héros le regarde faire et ils ne se doutent de rien, en plus ! Oh, Bucky interroge bien Zemo, mais il aurait mieux fait de le surveiller comme il faut. En effet, Zemo fait ensuite du chantage à notre duo : il leur dit que la cérémonie sera durant l’après-midi, mais il refuse d’en donner la localisation, histoire de se garder leur protection face aux Dora Milaje. Comme ils se retrouvent à nouveau dans ce qui devrait être une impasse, Sam décide de contourner le problème en faisant appel une nouvelle fois à Sharon.

Difficile pour nous de continuer à lui faire confiance alors qu’elle cache clairement quelque chose, mais elle promet de leur venir en aide, puisqu’elle peut (ou pas) accéder à un ou deux satellite(s) pour les aider. Tss. Cela suffit à Sam qui se décide donc à aller à la cérémonie, en suivant Zemo et son « associée », une petite fille à qui il donne en plus de l’argent.

Oh, pour accéder à la petite fille, il y a toutefois un sacré obstacle : Captain America et son meilleur ami débarquent et tentent d’empêcher le trio de mener à bien son plan. Captain America est de plus en plus agressif et insupportable, refusant totalement le plan de Sam. Ce dernier veut se rendre à la cérémonie de manière paisible : il veut simplement parler à Karli pour tenter de la raisonner… pas l’attaquer ou lui tomber dessus comme le souhaite John, ce Captain America du pauvre.

Heureusement, il écoute son meilleur ami qui a la capacité de le raisonner, et ça nous mène rapidement à la cérémonie pour Donya, où Karli est bien présente. De son côté, Karli fait face en début d’épisode aux news la présentant comme une terroriste. Elle vient de tuer trois hommes et de faire onze blessés, en même temps, donc c’est plutôt logique. L’appellation semble tout de même la déranger, alors même qu’elle envisage de détruire le bouclier si jamais elle réussit à mettre la main dessus.

Elle a en tout cas les doses de sérum de Super Soldat avec elle, puisqu’elle avait eu la bonne idée de les planquer dans un cimetière. Elle papote tranquillement avec son pote terroriste, persuadée d’être en toute sécurité dans ce pays… mais ce n’est pas le cas : Sam se rapproche peu à peu d’elle et se montre à visage découvert pendant la cérémonie pour Donya, alors que Captain America monte la garde de Zemo, qu’il menotte. Où sont les Wakandais ?

On ne le saura pas tout de suite, parce qu’avant d’avoir de l’action et des combats, il nous faut de quoi discuter. Sam et Karli entament donc la discussion, et Sam fait tout ce qu’il faut pour tenter de la convaincre que la paix est possible. Il veut aussi lui montrer qu’elle est en train de devenir la menace qu’elle combat elle-même : elle créé une armée de Super Soldats et elle tue des gens au passage. Bizarrement, elle ne trouve pas la comparaison charmante !

Cela dit, cela lui permet de comprendre peu à peu que Sam est peut-être quelqu’un de bien. Celui-ci est assez diplomate pour la ramener du bon côté, oui, oui. Le seul problème qu’il reste, c’est que Captain America est un impatient. John décide de ne pas laisser dix minutes à Sam et il débarque sans prévenir pour arrêter Karli, ce qui est la pire idée du monde.

Karli n’apprécie pas du tout l’embuscade qu’on lui tend et utilise rapidement sa Super Force pour se barrer. Bien sûr, Bucky la suit en utilisant les mêmes dons, mais ça se termine mal avec une Karli qui parvient à s’enfuir et à semer Bucky et Sam. Elle ne sème pas tout le monde pour autant : Zemo n’a aucun mal à se débarrasser de ses menottes une fois sans surveillance, et il tombe nez à nez avec Karil.

Il n’hésite pas une seconde à lui tirer dessus dans une scène qui m’aura bien surpris. Karli perd même le super sérum au passage, et Zemo en profite pour récupérer une des seringues au sol avant de tout détruire. Il laisse la possibilité à Karli de s’enfuir, mais il fait au moins la bonne chose à tout détruire. Tout ? Non, il se fait assommer avant par le bouclier de Captain America. John remarque ainsi qu’il reste une seringue, et il la ramasse évidemment.

Il n’ose pas immédiatement se l’injecter, parce que ça ferait désordre, mais il la conserve sur lui sans en parler à aucun de ses alliés, évidemment. Fais chier. Karli s’est certes fait tirer dessus, mais elle peut résister à quelques balles, heureusement pour elle. Elle est dépitée d’avoir perdu ses doses de sérum, persuadée d’avoir perdue trop de temps, et elle a un peu raison. Elle reçoit toutefois un message du Power Broker qui va bien l’embêter : il veut récupérer ses doses de Super Sérum où il la tuera. C’est gênant, vu le contexte. Karli ne se laisse pas démonter pour autant, son nouveau plan est simple : séparer ses ennemis et tuer Captain America. Eh, je suis d’accord avec elle dis donc !

Du côté de la planque de nos héros, nous retrouvons Zemo et Sam en pleine discussion sur le sérum du Super Soldat et l’absence d’hésitation à en prendre. Je n’ai pas trop accroché à cette scène, parce que je préfère les chamailleries entre Sam et Bucky, qui heureusement reprennent vite… avant d’être interrompus par John.

Ce nouveau Captain America me saoule de plus en plus je dois dire, et c’est sans surprise qu’il vient pour récupérer Zemo. Quand Sam lui fait remarquer qu’il est bien plus utile que ce Captain America de pacotille dans leur combat, le dit Captain est prêt à en venir aux mains avec Sam, qui est dans un flou entre bien et mal de plus en plus problématique à ses yeux. Le truc, c’est que John tombe aussi dans ce flou à vouloir s’attaquer à Sam comme ça.

C’est à ce moment là que l’armée des wakandaises décide enfin d’intervenir. Je ne les attendais presque plus, mais les Dora Milaje qui débarquent sont exceptionnellement fortes et n’hésitent pas à remettre l’insupportable Captain America à sa place en deux temps, trois coups de poings dans la face. Lemar et lui ont bien du mal à s’en tirer. Bucky finit par intervenir pour empêcher Ayo de tuer Captain America, ce qu’elle n’apprécie pas.

Le combat se généralise alors à l’ensemble des personnages présents, à l’exception de Zemo, qui préfère s’éclipser discrètement comme il sait si bien le faire. Il a toujours un plan, c’est fou. C’est un méchant que j’apprécie bien plus maintenant que je le vois dans une série. Quant à Bucky, il se bat vraiment par principe pour empêcher les Dora d’aller trop loin. Ayo le connaît toutefois beaucoup trop pour se laisser faire, et elle n’hésite pas à désactiver son bras et le faire tomber sans prévenir.

Cela met quelque peu fin aux combats, surtout que Captain America se fait clairement martyriser là. Alors qu’une Dora Milaje voulait prendre le bouclier, Ayo l’en empêche finalement et Captain America comprend qu’il n’est qu’une petite frappe de bas étage. C’était tellement drôle à voir. Bien sûr, Zemo s’enfuit sans problème dans tout ça, Bucky est terrifié de découvrir qu’on peut lui retirer son bras comme ça et John en arrive à considérer pour de vrai la prise du Super Sérum. Loin d’être le compas moral qu’il est censé être, il en parle à son meilleur ami qui n’est pas non plus un exemple de moralité. Il avoue donc qu’il prendrait le serum sans hésiter et sans craindre les changements que cela pourrait provoquer sur lui.

Ah qu’il est con. Il rappelle tout de même à John qu’il prend toujours les bonnes décisions… mais il insiste sur toute la différence que ça aurait pu faire d’avoir ce sérum. Tout est dit. Je pensais que la prise de Super Serum serait la fin de l’épisode, mais il reste en fait encore quelques minutes, et les scénaristes comptent bien s’en servi.

Nous découvrons donc que Karli n’hésite pas à appeler Sarah pour en savoir plus sur Sam qui a fait l’erreur de vouloir raisonner Karli avec l’argument de sa sœur. Cette dernière protège son frère comme elle peut et sert de messagère à Karli auprès de Sam, ce qui fonctionne plutôt pas mal. J’ai vraiment aimé la conversation entre les deux femmes, jusqu’au moment où Karli s’est retrouvée à menacer Sarah et les neveux de Sam. Aïe, Karli donne exactement l’endroit où se donne Sarah, en plus. C’est que ça paraît super sérieux d’un coup, et Sam ne le prend pas bien du coup quand Sarah l’appelle pour lui transmettre le message.

Même si Karli lui demande de venir seul, Sam décide de se pointer avec Bucky… ce qui ne déplaît pas totalement à Karli pour autant. Je l’aime vraiment beaucoup elle, quand elle n’est pas dans l’action impulsive et violente. Peut-être que c’est la faute du Super Sérum ?

Sharon sort alors de nulle part (et pour pas grand-chose) dans une communication radio avec Sam pour le prévenir que le nouveau Captain America s’approche dangereusement. Tout le monde prend alors la fuite… et Karli s’en prend toutefois à Bucky, alors qu’ils sont encore plus ou moins du même côté ? Quelle drôle d’idée. Tout ça nous mène peu à peu à un cliffhanger que l’on voit arriver et qui est bien long à venir : John et Lemar se pointent sur les lieux, à la recherche de Karli. Quand Lemar disparaît soudainement, on voit bien que John est de plus en plus coincé : la disparition de Battlestar, c’est trop pour lui.

Le Lemar en question, il est enlevé par des hommes de Karli qui n’ont aucun mal à le maîtriser puisqu’ils ont des Super Soldats. Captain America se défend tout de même un peu mieux, heureusement. Le problème, c’est qu’il le fait parce qu’il a pris le Super Serum. Et ça, son assaillant s’en rend compte exactement en même temps que Sam qui le voit tordre du métal sans le moindre souci.

Le stress est plutôt bon, en vrai, avec un Lemar qui tente de s’échapper et des combats de Super Soldats en veux-tu en voilà quand Bucky débarque. C’est la même chose également du coté de Sam et John , chacun avec leur Super Soldat. Heureusement que Sam a la technologie pour se défendre, et un Super Bucky pour lui venir en aide. Ce n’est pas le seul à avoir un meilleur ami : John aussi en a un, et c’est tant mieux pour Captain America qui est à deux doigts de se faire tuer par Karli, débarquant par surprise. Lemar se précipite pour le sauver… et c’est une mauvaise idée parce qu’il ne peut pas faire face à Karli. Celle-ci n’a aucun mal à le repousser, mais elle le fait avec trop de facilité : le coup est super violent et elle le tue un brin par accident. Il est clair qu’elle ne voulait pas aller si loin, mais c’est le problème quand on ne maîtrise pas sa force.

Si elle parvient à s’enfuir le temps que tout le monde se remette du choc de voir Lemar se faire tuer comme ça, elle nous lance Captain America sur un chemin de vengeance vraiment peu propice à un héros comme celui-ci. Captain America s’élance par la fenêtre pour retrouver Karli, mais il ne tombe que sur un de ses hommes de main qui n’a aucune idée, le pauvre, de l’endroit où se trouve Karli.

Et c’est là que la série me prend par surprise en virant d’un coup vers un côté beaucoup plus sombre : Captain America le tue de sang froid, sans la moindre hésitation, devant toute la foule qui le filme – et Karli qui se fond dans celle-ci. La série peut s’arrêter cette semaine sur le bouclier couvert de sang et le symbole de l’Amérique complétement bafoué, observé par Sam et Bucky. Outch. Finalement, je ne l’avais pas vu venir ce cliffhanger.

Le Caméléon, c’est Dexter avant l’heure, en fait ? (The Pretender, #04)

Caméléon (le) - Geek-ItSalut les sériephiles,

Comme promis hier soir, me voilà donc de retour pour parler des épisodes du Caméléon que j’ai eu le temps de voir en début de semaine, et qui comptaient donc pour l’ancienne grille de Bingo Séries.

La série continue de proposer des épisodes que je trouve assez inégaux d’une fois à l’autre : parfois, je vais accrocher énormément, parfois, je vais m’ennuyer devant et me rappeler les a priori négatifs que j’avais parfois pour elle quand j’étais petit.

Épisode 8 – Not Even a Mouse – 16/20

S1E8 Not Even A Mouse. The most beautiful gift, a lovely bunny from...Jarod. | The pretenders, Favorite tv shows, Tv showsUn épisode de Noël dans la pure tradition des épisodes de Noël, avec un personnage qui fait un sapin et des échanges de cadeaux ? J’adore, ça me manque parfois dans les séries d’aujourd’hui d’avoir la certitude de tomber sur ces épisodes de Noël. En revanche, un peu déçu de constater que la trame générale ne s’accélère pas vraiment avant la pause hivernale dans la diffusion. Les indices commencent à pleuvoir toutefois avec cette histoire de jumeaux qui se retrouvent toujours et avec le lapin offert par Jarod à Miss Parker. J’ai hâte d’en savoir beaucoup sur cette intrigue, donc quelque part, c’est que ça fonctionne.

Le style de l’épisode est très différent des précédents : certes, Jarod mène une enquête comme d’habitude, mais cette fois-ci, il est médecin légiste. Cela nous le fait apparaître encore plus froid que d’habitude en présence de cadavres. Il s’attache à certains dont il veut trouver l’identité ou la cause de la mort, il est totalement détaché du reste. Et on le voit même se blesser volontairement avant de se jeter sur le capot d’une voiture, ce qui me fait sérieusement me demander quel est son rapport à la douleur : ça n’a pas l’air de le déranger plus qu’une piqûre de moustique de s’ouvrir jusqu’au sang. Là encore, j’ai envie d’en savoir bien plus sur Jarod et le Centre, mais vous commencez à le savoir.

Sinon, Sydney a donc un frère, et ça aussi c’était une révélation intéressante. De son côté, Jarod passe son premier Noël à l’extérieur du Centre, l’occasion pour lui de recevoir des cadeaux et nous montrer que le Centre a beau éduquer des génies capables de se faire passer pour n’importe qui (mais dans quel but, dites-nous tout !), ils oublient de toute évidence un aspect essentiel de l’être humain : la culture ? Jarod ne semble vraiment que commencer à comprendre ce qu’est Noël. D’accord, il n’a pas de famille, mais de là à ne pas connaître les classiques de la littérature et de la culture populaire comme Dickens, il y a un problème de la part du Centre.

Hâte d’avoir un épisode où il sera prof de littérature un jour, du coup. Cela arrivera forcément, cette saison va finir par être à court de profession franchement ! En attendant, l’épisode creuse ses mystères sans apporter de réponse, je suis frustré… mais également très investi !

Ah, et si j’oublie de préciser une fois que plus que Miss Parker est cool et badass, c’est parce qu’elle ne l’est pas tellement dans cet épisode où elle se fait poser un lapin par son père pour mieux en recevoir un de Jarod. Jarod est un génie de faire des cadeaux comme ça, mais le père de Miss Parker qui la néglige totalement à Noël, c’est juste beaucoup trop triste. Les scénaristes nous la rendent bien plus humaine, c’est une bonne idée !

Watch The Pretender S01E09 | followshowsÉpisode 9 – Mirage – 13/20

Alors, en introduction de cet épisode, je disais qu’il y avait des épisodes beaucoup moins bons, et celui-ci en fait clairement partie… Ca ne reste qu’un avis purement subjectif, mais on passe de la neige de l’épisode précédent au désert ; et je n’ai pas trouvé ça bien glorieux avec un développement lourd sur un natif américain qui serait un guide spirituel de Jarod, mais en fait non, parce que Jarod arrive finalement à disparaître comme lui le fait… La série surfe sur une culture en la tournant en dérision, comme beaucoup d’autres dans les années 90. Cela ne me plaisait déjà pas à l’époque, en plus.

Au-delà de cet aspect, l’épisode a toutefois de bons points, notamment le choix d’un métier que j’ai trouvé plutôt original et cool, celui d’instructeur de sauts en parachute. Je ne sais pas où ils sont allés chercher l’idée, mais ça changeait de certains poncifs des épisodes précédents, et surtout, j’ai trouvé qu’il y avait quand même un bon budget pour la série – on a des vrais scènes de sauts en parachute (par des cascadeurs, certes, mais quand même, c’est trop cool pour une série de cette époque).

Comme d’habitude, Jarod est assez vicieux, mais certaines punitions passent mieux que d’autres à mes yeux parce que je n’ai pas aimé le personnage qu’il punissait. Cela dit, pas bien fan de cette intrigue, j’étais content de terminer cet épisode !

En revanche, si je suis monté à 13/20, c’est parce qu’il y avait un gros plus pour le développement de Miss Parker dans cet épisode. Pour son anniversaire, elle est en quête de ses origines et on nous dévoile une sensibilité qui la rend encore plus intéressante. On sent qu’ils ont des idées pour elle, mais ils prennent encore leur temps, c’est frustrant – mais c’est de la bonne frustration, ça veut dire que la série m’accroche. Et ça, je n’aurais pas parié dessus le mois dernier quand j’ai commencé en me disant que peut-être c’était une erreur de la commencer.

The Pretender S01E10 - video DailymotionÉpisode 10 – The Better Part of Valor – 15/20

Je ne sais pas trop par où commencer avec cet épisode, qui est un peu plus prenant que le précédent. Evacuons ce qui doit l’être tout de suite : le futur tueur du Seattle Grace Hospital est déjà un bon gros bâtard, et je découvre que même avec dix ans de moins (ou vingt ?), je n’arriverais jamais à dissocier cet acteur de ce rôle et aller au-delà de mon traumatisme de la fin de saison 6 de Grey’s Anatomy. Cependant, la punition réservée par Jarod au tueur de l’épisode ? Humph.

Vraiment, Jarod aurait de quoi faire un excellent méchant. Je me rends compte avec cette série que je ne suis pas du tout dans le « œil pour œil, dent pour dent ». Je le savais déjà, mais ça me paraît encore plus évident quand je vois toute une équipe de pompiers refuser de faire son travail et laisser brûler une maison juste pour se venger. C’est un crime aussi. Que leur chef aille en prison, OK, qu’il soit puni par la destruction de tous ses biens, franchement ? Jarod mérite autant la prison que les personnages qu’il condamne à force.

Je suis hyper tiraillé sur l’aspect vengeur que présente la série, surtout qu’il y a un autre problème : on ne connaît jamais vraiment les personnes qu’il venge. Cela brouille volontairement les frontières entre bien et mal dans la série, mais c’est perturbant car il reste érigé en héros de la série, pas tellement en anti-héros. Il a son code d’honneur, OK, mais c’est Dexter avant l’heure en fait. Le meurtre en moins. Quoique franchement, là, il force le type à se brûler la main et tout, mais il est donc à ça de le tuer !

Sinon, en ce qui concerne le Centre, ils ont ENFIN l’idée la plus logique du monde : utiliser un autre génie pour tenter de traquer Jarod. Il était temps d’y arriver. J’aime le fait qu’on nous souligne que le Caméléon soit si unique qu’aucun autre génie ne peut se glisser tout à fait dans sa peau, mais ça me pose toujours plein de questions sur le Centre, parce que concrètement, qu’est-ce qu’il voulait faire de ce Caméléon ?

En plus, Jarod a beau être un génie, il a du mal avec certains trucs assez simples, du genre dresser un chien en utilisant la sauce de la caserne, j’y ai pensé quarante bonnes secondes avant lui, alors que je ne pense pas être un génie. Bon, c’est un détail, mais les épisodes durent 46 minutes, et souvent, je trouve que les trois-quatre minutes supplémentaires par rapport au format des autres séries de l’époque se sentent sur les scènes où Jarod est seul. La série s’obstine aussi sur son enfance, sans forcément que je n’y trouve un intérêt à chaque épisode – et dans celui-ci, on aurait pu s’en passer, ça ne servait ni le fil rouge de la saison, ni l’enquête de la semaine.

Et sinon, Miss Parker ? Outch, étonnante écriture du personnage. Jusque-là, j’adorais ce qu’ils en faisaient malgré des touches de sexisme, mais là, le personnage est super maltraité à être hyper gentille et limite niaise après avoir couché avec un type ; genre changement de personnalité du tout au tout, si elle est comme ça dans les autres épisodes, c’est parce qu’elle est mal b… Bon, bref, j’étais content de la retrouver hyper énervée quand Sydney nous rappelle l’existence du patriarcat, ils ont au moins réussi ça – de quoi se mêle-t-il au juste et qui est-il pour avoir un avis sur la vie sexuelle de sa boss ?

La trahison de son amant ? Je l’ai vue arriver dès le coup de téléphone qu’elle reçoit, mais elle est bien amenée et ça donne une nouvelle dimension encore au Centre. C’est assez frustrant pour l’instant d’être tout en bas de l’échelle hiérarchique et de ne rien savoir de ce qu’il se passe. Bref, à deux doigts de me dire qu’il faudra que je la regarde une deuxième fois pour tout capter quand j’aurais eu toutes les réponses en fin de série.

Bon. Finalement, j’aurais mieux fait de faire un article par épisode comme pour les autres séries, je suis incorrigible, j’en arrive encore à faire des critiques de plus en plus longue. À la semaine prochaine, si tout va bien 🙂