Resident Alien – S01E07

Épisode 7 – The Green Glow – 16/20
S’il y a des morceaux d’intrigues auxquels j’ai eu du mal à accrocher, je suis bluffé par tout ce qu’il se passe en un épisode, et par la fluidité avec laquelle ça se passe chaque semaine. C’est efficace et accrocheur, j’aime vraiment beaucoup comment la série a réussi à créer son univers et à être convaincante en si peu de temps. En plus, je pense qu’elle est aussi efficace en diffusion hebdomadaire comme je le fais qu’en bingewatching, et ça, c’est rare.

Spoilers

Harry a bien compris que son vaisseau avait été trouvé par d’autres ; maintenant, il doit gérer les conséquences de cette découverte comme il peut – et tant pis si c’est déprimant.


Why do you have books? Don’t you own a computer?

Après de bons épisodes de Shonda Rhimes, rien de tel qu’un changement total d’univers, non ? Ce début d’épisode, un billion d’années plus tôt, est parfait pour ça. On voit donc rapidement des météorites qui s’entrechoquent et tombent sur la Terre et le temps passe rapidement, de la création d’une vie sous-marine à un aquarium de restaurant. Etonnant début, je me demande où ça mènera, tout ça.

Sans trop de surprise, on reprend après le générique là où nous en étions au cliffhanger précédent, et la voiture qui arrive n’est pas celle de l’armée, mais celle d’Isabelle. Bien évidemment qu’Isabelle a fait semblant de s’évanouir, j’en étais sûr et certain. Elle pose un problème à l’armée qui n’ose plus intervenir et qui comprend rapidement qu’ils ont simplement affaire à un couple qui se dispute.

Moui, c’est gros quand même, surtout qu’il explique qu’il la drogue et tout, hein ; mais bon, Harry est suffisamment malin pour savoir qu’il est surveillé. Aussitôt, il improvise donc une dispute de couple, mais c’en est trop pour Isabelle qui comprend qu’il a besoin de temps et d’espace pour lui. Elle l’imagine toujours comme son mari, et cette fois-ci, elle est prête à divorcer pour de bon. Le problème, c’est qu’Harry ne souhaite pas voir Isabelle partir finalement. Il a envie de la garder auprès d’elle, parce qu’il a envie de manger et qu’elle l’aide bien à faire manger.

C’était marrant comme écriture de scène, même si je trouve gros que l’armée laisse tomber Harry si vite. C’est leur seule piste, tu fais au moins attention et tu fais des recherches sur lui. En plus, les recherches iraient assez vite leur prouver qu’Harry a un comportement chelou, tout le monde s’en rend compte en ville, quoi.

La rupture est difficile pour Harry comme pour Isabelle, mais celle-ci obtient une part de vérité quand elle l’entend dire qu’il l’a aimé une fois, il y a longtemps. J’espère qu’on reverra Isabelle dans la série, parce que j’ai appris à aimer le personnage finalement. Quant à Harry, il continue ses recherches des débris de son vaisseau dans la neige, oubliant vite Isabelle.

Il pète un câble quand il comprend que l’armée a peut-être tout ce qui lui appartient, et il décide alors de réagir comme les humains dans ce cas-là : il se réfugie dans l’alcool. Bien sûr, oui. Ca et les médicaments, ce n’est pas un bon mélange, et il s’évanouit rapidement. À son réveil, il n’est pas seul chez lui, mais ce n’est pas Isabelle qui lui prépare à manger.

Non, non, c’est le cadavre d’Harry qui fait à manger. Oh, super, un épisode où le personnage de l’extraterrestre se met à halluciner, il ne manquait plus que ça ; surtout qu’il lui reproche d’être un mauvais coup parce qu’il l’a entendu coucher avec Isabelle. C’était drôle d’avoir un Alan Tudyk en cadavre, franchement, mais ça ne mène à pas grand-chose d’autre qu’un cadavre traitant un extra-terrestre d’humain pathétique et détruit. Allez, c’était drôle, surtout le moment de faux éveil d’Harry qui m’a décroché un rire.

Le problème, c’est que Harry se retrouve sans la moindre perspective d’avenir sur la planète Terre. IL en est donc à chercher un emploi quand il est embêté par Max. Ses parents viennent en effet de lui annoncer qu’il allait devoir quitter la ville pour un institut pourri, et il ne comprend pas trop pourquoi cela lui arrive alors qu’ils sont censés être en trêve. Harry n’en a rien à faire des problèmes de Max, par contre, donc il l’envoie balader bien vite, sans prêter attention au fait que Max sache qu’il a des produits aliens dans le coffre de sa voiture.

Autrement, l’enquête sur le meurtre de Sam continue dans le cabinet médical où Asta se pose des questions sur Harry. Elle vient de lire le diagnostic de Max et elle ne comprend pas trop comment un gamin chez qui elle n’a jamais vu le moindre problème peut se retrouver à devoir être envoyé si loin. Elle a beau poser des questions à Ethan, elle voit bien que celui-ci est si imbu de lui-même qu’il n’est pas de bons conseils.

Elle est ensuite perturbée par le fait que la police vienne une fois de plus enquêter sur son lieu de travail, et principalement sur Jay qui reste la principale suspecte. Si elle soupçonne plutôt Jimmy, Asta refuse catégoriquement de leur en parler, ce que je trouve quelque peu abusé parce que ça reste une piste importante à explorer, même si elle n’a pas de preuve. C’est à la police d’en trouver après tout, et tant pis si le shérif est incompétent.

Asta s’en confie alors à D’Arcy dans une scène sympa, mais pas incontournable, qui est surtout là pour nous expliquer ensuite que les filles se retrouvent à consoler Harry. Celui-ci a tenté de trouver un job au bowling, et ça n’a pas marché, comme l’alcool et les pilules. Face à tout ça, et à son divorce, la solution de D’Arcy est facile : il faut se droguer, tout simplement.

Venant de D’Arcy je ne suis pas surpris, mais ça continue de me décevoir d’avoir toujours des personnages qui sont présentés comme cools parce qu’ils se droguent. On a ça dans chaque série, c’est un peu lourd. Cela dit, ces personnages qui se droguent, c’est plus une manière de faire avancer le scénario : quand ils ont faim, ils se rendent au restaurant du début d’épisode, et ça aide bien Harry qui se rend compte que le poulpe dans l’aquarium est un cousin à lui. Il peut ainsi lui parler.

De son côté, Asta balance soudainement qu’elle soupçonne qu’Harry d’être un sociopathe, rien que ça. Je peux la comprendre cela dit, surtout qu’Harry est en train de parler un poulpe après tout. Les effets spéciaux ont du mal à tenir l’idée, mais oui, nous revoilà face à des scénaristes qui ont des idées bien marrantes en tête : Harry parle avec ce poulpe jusqu’à découvrir que Max est celui qui va pouvoir l’aider. Après, Harry n’est pas le plus cinglé dans l’affaire : Asta et D’Arcy aussi parlent aux animaux dans les aquariums.

Harry ayant trouvé une piste, il se rend aussitôt chez Max et fait pipi dans son lit, mais pas avant d’avoir eu l’information qu’il voulait : Max aperçoit une lueur verte autour des objets du vaisseau d’Harry, et ça, c’est plutôt une bonne chose pour lui qui veut retrouver des morceaux du vaisseau pour s’en sortir de son problème. Il n’explique pas à Max qu’il a pour but de détruire l’humanité, et il obtient assez vite son aide.

Pour cela, il suffit en effet de confier à ses parents qu’il s’est trompé dans son diagnostic. C’est triste pour Harry, parce que ça permet à Ethan de se vanter de n’avoir jamais fait la moindre erreur de diagnostic – ce n’est pas crédible – et ça ruine sa réputation de médecin auprès du maire, et surtout de la femme du maire. En tout cas, ça fonctionne : Max n’est plus envoyé dans un institut lointain, il accepte donc de venir en aide à Harry.

Les deux se retrouvent à bosser ensemble dans l’école : Harry a l’idée d’utiliser un télescope pour que Max lui indique où est la machine qu’il cherche tant. En effet, ils ont besoin d’un télescope pour ça, parce qu’il est rapidement évident que Max ne peut pas voir sa lueur verte à travers un écran. Et hop, la machine est rapidement retrouvée.

Bien sûr, dans tout ça, on suit encore les parents de Max en proie à l’horreur d’avoir eu une confiance aveugle dans un seul médecin qu’il ne connaissait pas tant que ça. C’est compliqué à gérer, surtout avec Ben qui n’arrive jamais à dire les choses en face à sa femme. Celle-ci ouvre alors une boîte de Pandore parce qu’elle a besoin d’un partenaire qui lui dise la vérité et qui la confronte un peu… Be careful what you wish for : il lui dit certes qu’elle avait tort de faire confiance à Harry, mais il n’arrête pas d’enchaîner les reproches ensuite.

En parallèle, Asta se décide enfin à aller à la police pour balancer Jimmy. En un interrogatoire, celui-ci donne des informations qui permettent de rapidement arrêter l’homme de ménage de l’école du coin. Enfin, rapidement, c’est un euphémisme pour le shérif qui lui court après pendant un moment à travers tout le bâtiment ; mais beaucoup moins pour son adjointe qui connaît les raccourcis et m’a bien fait rire à marcher tout tranquillement.

J’ai eu beaucoup plus de mal à supporter le shérif lui faisant un tas de reproches sans queue ni tête, à commencer par le fait qu’elle lui manquerait de respect. J’ai aimé la voir démissionner, bien sûr, mais je me demande ce qu’elle va devenir ensuite.

En attendant, nous suivons Harry toujours à la recherche de sa machine, même si Max insiste pour dire qu’il ne devrait vraiment pas y aller : l’emplacement de la machine est en effet beaucoup trop risqué dans la montagne. Il crie après son extraterrestre préféré pour lui dire de ne pas y aller car c’est dangereux, et Asta et D’Arcy qui passent par là dans cette ville minuscule s’en inquiètent immédiatement. Elles interrogent Max qui refuse de trop en dire, mais qui leur donne quand même la direction à suivre.

Malgré le danger, elles se précipitent à la recherche d’Harry, et ça se termine mal : Harry retrouve certes l’engin qu’il cherchait, mais les trois personnages tombent lorsque le sol s’effondre sous leur pied. Ah, les cliffhangers sont toujours aussi efficaces, honnêtement.

Par contre, j’ai eu plus de mal à me faire à une autre partie de l’épisode qui voyait les personnages de l’armée continuer de mener leur enquête et en venir à la conclusion que l’extra-terrestre allait détruire la planète grâce à un livre de complotistes sur d’anciennes civilisations venues d’ailleurs que l’on retrouverait dans les animaux marins. Allez, soit. En fin d’épisode, l’armée parvient même à retrouver Harry : en retrouvant la machine sphérique qu’il cherchait depuis tout ce temps, il active les pièces de son vaisseau spatial – et le débris qu’il a laissé à Max, qui aimait bien voir cette lueur verte.

The Falcon and the Winter Soldier – S01E03

Épisode 3 – Power Broker – 15/20
Je n’ai clairement pas revu les bons films pour cette série, qui prolonge tous les opus auxquels j’ai le moins accroché apparemment. Les scènes d’action restent des spectacles d’action incroyables et on avance vraiment vite dans l’intrigue, puisque nous sommes déjà à la mi-saison. Tant mieux, d’ailleurs, parce que c’est bien, mais pas à la hauteur des films que je préfère dans le MCU.

Spoilers

Sam et Bucky demandent de l’aide à Zemo, qui leur apporte en échange d’une condition improbable à première vue.

Listen, Sharon, we need your help.

Heureusement qu’il y avait un résumé de l’épisode précédent, parce que j’avais déjà zappé que le cliffhanger précédent nous emmenait voir Zemo. Comme à la bonne époque de WandaVision, on commence toutefois par une publicité du Conseil Mondial du Rapatriement qui nous promet une manière de nous réconcilier et de recommencer à vivre normalement après la réapparition de 50% de la population mondiale. Ben ma foi, il était temps qu’on nous dise que ça avait été la méga-merde, mais le slogan de la compagnie en trois mots là ? J’ai eu l’impression d’avoir notre gouvernement et ses stratégies anti-Covid, c’était quelque chose.

Une fois la pub terminée, nous suivons une nouvelle intervention de Captain America qui ne fait toutefois pas grand-chose lors de son intervention : il demande aux hommes l’accompagnant de ne pas leur laisser le temps de détruire quoique ce soit, mais il entre tranquillement en marchant et en disant qu’il s’appelle John Walker. Pas de bol pour lui, Captain America se fait cracher dessus par le terroriste, et j’ai bien rigolé.

Bien sûr, lui et Lemar étaient là pour retrouver Karli, et le pote de Captain America n’hésite pas à lui expliquer que c’est bien normal de ne pas avoir de bonnes pistes pour lui mettre la main dessus : elle vient en aide aux réfugiés et donne des papiers pour restaurer le monde tel qu’il était avant le « blip », elle a des alliés fidèles, inévitablement.

Pendant ce temps, les héros de la série se débrouillent comme ils peuvent pour entrer en contact avec Zemo, mais ce n’est finalement pas Sam qui le fera : Bucky lui demande d’aller voir Zemo seul, parce qu’il sait très bien qu’il parlera plus facilement à un ancien agent d’Hydra qu’à un Avenger. Il n’a pas tout à fait tort : Zemo prend clairement son pied quand il voit Bucky, et il tente tout de suite d’essayer les mots qui faisaient partir en vrille Bucky… Avant de lui demander de le faire s’évader.

Rien que ça. Sam n’approuve pas du tout l’idée de Bucky, mais il n’a pas vraiment son mot à dire : il déteste Zemo qui a tué le roi T’Chaka après tout, sauf que Bucky a déjà fait en sorte que Zemo puisse s’enfuir. Euh. Tu m’étonnes qu’il était sous surveillance le Bucky ! Cela n’a pas de sens, en plus, je ne comprends pas bien comment il s’y est pris pour mettre une carte d’accès dans le livre de Zemo.

Pour le reste, Bucky s’arrange tout simplement pour faire en sorte que deux prisonniers se battent et Zemo fait le reste. Tu parles d’une prison de haute sécurité ! Et Zemo rejoint finalement Bucky et Samy… dans son propre hangar secret. C’est sacrément abusé, parce que Sam finit par se faire rapidement à l’idée d’être aidé par ce fugitif qui devrait franchement rester en prison. Je ne sens pas tellement la tournure de la série sur ce coup-là, je n’ai pas envie de la voir nous mettre ces deux personnages du côté négatif de l’œil du grand public.

J’avais plutôt envie de voir ces héros devenir les héros que l’on veut qu’il soit, pas de les voir se mettre à parler de Marvin Gaye avec l’un de leur ennemi mortel ? Franchement ! Zemo est donc toujours super riche, il a un hangar, mais aussi un jet privé dans lequel il emmène nos personnages à la recherche d’une certaine Selby. La direction du jet ? Madripoor, un bel Etat pirate qui ne donne pas du tout envie comme destination de vacances.

Avant d’y arriver, Zemo trouve bien sûr la liste des anciennes victimes du Soldat de l’Hiver, ce qui énerve passablement Bucky, mais qui n’a pas grand intérêt autre que nous rappeler qu’il y a eu un premier épisode à cette saison. Bien sûr, à Madripoor, ils changent vite d’identité, Sam devenant un autre homme au goût vestimentaire douteux, Smiling Tiger, parce que celui-ci lui ressemble.

Malgré tout, les voitures de luxe et la ville de débauche qu’est Madripoor fonctionne plutôt bien à l’écran. La série a toujours du budget et permet à nous immerger dans une ville que j’étais impatient de découvrir depuis qu’il en avait était question quelques minutes plus tôt.

Le reste n’est pas passionnant par contre : Zemo s’arrange bien vite pour que la rumeur se répande que le Soldat de l’Hiver est par là, alors que Sam est vraiment pris pour Smiling Tiger. Il doit ainsi boire un drôle de cocktail à base d’entrailles de serpent, et franchement, ça ressemblait plus à un test pour s’assurer que c’était lui… sauf que bon, ça se voit bien que ce n’est pas lui ? Il met trois plombes à le boire.

Bucky est meilleur sous couverture : Zemo lui dit d’attaquer un homme et ça ne prend pas deux secondes pour qu’il se remette à ses anciennes habitudes et nous détruise le bar en deux temps, trois mouvements. Allez, quatre mouvements. Tout ce grabuge fait assez d’effet pour que Selby accepte de les recevoir : Selby est donc une figure d’importance de Madripoor avec tous les pouvoirs pour les aider à obtenir des informations sur le sérum.

Zemo avait promis qu’il faudrait remonter la piste et les échelons pour arriver à la personne derrière tout ça, après tout. L’échange commence plutôt bien entre eux, mais est interrompu par un coup de fil de Sarah, la sœur de Sam. Bien malgré elle, elle fait tout foirer en appelant son frère par son prénom, mais avant que Selby ne puisse réagir, elle se fait tirer dessus par un tireur mystérieux dont on ne sait rien.

Notre trio ne demande pas son reste et s’enfuit aussitôt, loin de se douter qu’ils viennent directement de se prendre un contrat sur leurs têtes. Le pauvre Smiling Tiger qui n’est même pas à Madripoor et va se retrouver à mourir pour le meurtre de Selby qu’il n’a pas commis ! En attendant, notre trio se retrouve avec tout un tas de tueurs à gage prêts à les abattre. Clairement, dans une ville de vice et débauche comme Madripoor, ce n’est pas terrible d’avoir sa tête mise à prix.

En tout cas, pour leur venir en aide, ça y est, la série nous ramène enfin Sharon ! On m’avait vendu Emily VanCamp dans cette série, donc attendre trois épisodes pour la voir, ce fut long, surtout que le casting est autrement beaucoup trop masculin pour 2021. Le personnage nous est rapidement réintroduit avec habileté lorsqu’elle résume sa relation à chacun des héros de la série, mais aussi à Zemo.

C’est une équipe plus qu’improbable qui se constitue, si je le dis autrement. Elle a bien sûr un endroit où se rendre avec les réfugiés. Elle s’est habituée à la vie dans l’illégalité, et je l’aime beaucoup cette ex-agent vivant désormais dans un luxe très cool. J’adore l’actrice, ça aide. Le personnage, lui, est moins convaincant dans les films, alors je la redécouvre totalement, parce que j’avais zappé qu’elle n’était plus tout à fait en bon terme avec les USA.

Madripoor n’accepte bien sûr pas les extraditions et ça explique ce qu’elle fait là désormais. Je pensais qu’elle avait réussi à se réhabiliter la pauvre, je l’imaginais vraiment haut placée dans le S.H.I.E.L.D, je suis à l’Ouest. Là, Sam essaie clairement de marchander avec elle et de lui promettre qu’il blanchira son nom en échange de son aide.

Elle se laisse étonnamment convaincre, même si elle ne le croit pas tellement, et les emmène ensuite dans une boîte de nuit pour les riches de Madripoor. Sam peut ainsi troquer ses talons et son costume (pas si) horrible pour une tenue bien plus classe. On change ainsi d’ambiance tout en restant dans le monde de la nuit, quoi. Elle trouve rapidement un contact qui lui permet d’emmener Zemo, Sam et Bucky dans un conteneur où ils doivent rencontrer un autre contact pendant qu’elle montera la garde.

Le conteneur a un faux fond et est en fait emménagé en un véritable immeuble.

C’était plutôt classe, il faut bien le dire, mais les fenêtres, c’est chouette aussi. Le type qui y vit est donc un certain Docteur Nagel, qui a recréé le sérum de Super Soldat. Il est bien sûr un méchant, c’est évident et il négocie aussitôt avec eux, ne voulant pas céder ce qu’il sait sans une contre-offre intéressante.

La scène est toutefois longuette, surtout qu’on sait qu’il va parler et que c’est entrecoupé de moments où Sharon annonce que les tueurs à gage de la ville les ont retrouvés. Comment ? Mystère. Nagel finit par parler, heureusement. Après avoir bossé pour Hydra, il a bossé pour la CIA qui lui a demandé de recréer le sérum grâce à un peu de sang de l’autre Super Soldat qui n’était pas Captain America. Of course. C’est rapidement expédié comme explication, et j’ai aimé le fait que Nagel balance ensuite qu’il a disparu pendant le Blip pour expliquer que sa trouvaille soit restée secrète si longtemps.

A son retour, tout son labo avait disparu et seul le big boss de Madripoor avait encore les moyens de l’aider à produire des doses du sérum : son nom est Power Broker. OK, ça, c’est un nom qu’il va falloir retenir, parce que c’est clairement quelqu’un qui aura son rôle à jouer. Malheureusement pour lui, Karli a toutefois volé les vingt doses de sérum que Nagel avait créé pour lui.

D’humeur bavarde, Nagel révèle ensuite que Karly est auprès d’une femme malade, une certaine Donya Madani, qu’elle voulait absolument sauver. Pas de bol, c’est en Lettonie qu’on finit par retrouver Karli, auprès d’une proche âgée qui décède. Soit ? J’ai vraiment l’impression qu’on veut nous faire compatir avec les méchants et qu’on doit voir les gentils comme de possibles méchants pour l’instant. C’est donc Donya qui vient de mourir, parce que Nagel n’a pas réussi à lui venir en aide. Et pendant qu’il explique tout ça au trio de tête de la série, cette pauvre Sharon se bat contre les tueurs en gage dans d’excellentes scènes d’action où la cascadeuse s’en donne à cœur joie.

Sharon finit tout de même par débarquer dans le conteneur pour indiquer qu’ils n’ont plus vraiment le temps car les tueurs à gage qu’elle met KO les uns après les autres se rapprochent de plus en plus. Zemo tue alors sans hésiter Nagel, profitant de la diversion créée bien malgré elle par Sharon. Quelle idée aussi de faire confiance à Zemo. Il parvient même à s’échapper ensuite quand un sniper nous balance une rocket dans le tas de conteneurs qui servait de maison à Nagel. L’explosion qui s’ensuit est vraiment sympathique, la fusillade un peu moins.

On est clairement en plein film d’action avec ce type de scènes, et je n’arrive pas à savoir où la série veut aller avec tout ça. On a une route assez claire, hein, mais quel est le but de tout ça ? Les tueurs à gages sont heureusement ralentis par le retour de Zemo qui n’hésite pas à créer à son tour une explosion pour sortir Sam et Bucky d’affaire, ces deux-là étant en train de s’engueuler en pleine fusillade parce qu’ils sont incapables de prendre la place de second vis-à-vis de l’autre. C’était drôle, allez.

Le nouveau trio constitué par Sam, Buck et Sharon parvient donc à survivre à ce guet-apens… grâce à l’aide de Zemo. Il ne s’est pas échappé, finalement, il est venu en aide à nos héros, et ça, c’est inattendu. Tous les personnages peuvent alors s’enfuir, mais Sharon refuse de partir avec eux, ne voulant/pouvant pas remettre les pieds aux Etats-Unis. À la place, elle monte dans une voiture en expliquant à une femme qu’elles ont de gros problèmes. Ah, on la reverra, ouf.

De son côté, le nouveau Captain America découvre que Sam et Bucky ont fait en sorte de libérer Zemo, et il n’est pas très content. Lemar n’est pas convaincu, mais il se laisse embarquer par son pote qui lui promet de mener l’enquête avant d’en parler à qui que ce soit. Admettons

Nous retrouvons alors Karli auprès d’un centre du CMR (Conseil Mondial de Rapatriement, donc). On sent que ça va mal tourner, mais avant ça, elle nous explique qu’elle a envisagé un temps de devenir professeur, avant de se retrouver à prendre le sérum et de prendre cette voie du terrorisme. Elle explique alors à l’homme avec elle qu’ils ont les toutes dernières doses du sérum maintenant que Nagel est mort. Elle est vachement bien informée, n’empêche.

L’avantage, c’est qu’elle aussi en mesure de négocier avec Power Broker, maintenant. Et histoire de s’assurer que Karli reste bien une terroriste, la fin d’épisode est claire : oui, elle nous paraît gentille, mais elle est tout de même dangereuse. En effet, Karli a réussi son coup dans le centre de CMR et volé six mois de provisions sans problème. Le problème, elle finit par le créer en faisant exploser le bâtiment par contre. Cela ne plaît pas tellement à son coéquipier, puisqu’il restait des hommes en vie dedans… mais bon, c’est trop tard. De toute manière, il n’y a que ce type de violence que les hommes comprennent d’après elle. Mouais.

Pendant ce temps, dans le jet de Zemo, Sam comprend enfin qu’il a fait une erreur en rendant le bouclier à un musée, mais ce n’est toujours pas parce qu’il aurait voulu le porter lui-même. Nope, c’est parce qu’il pense maintenant qu’il fallait le détruire. Bon, toujours pas Sam, mais j’ai hâte que tu comprennes que ce bouclier est pour toi.

En attendant, ils apprennent que la femme que voulait aider Karli est morte en Lettonie. Et Zemo a bien sûr un endroit où aller en Lettonie, ça va de soi. Ce n’est toutefois toujours pas la fin de l’épisode, et ça, vraiment, c’était surprenant : la vraie fin voit Bucky laisser Sam et Zemo ensemble pour faire demi-tour et jouer au petit poucet dans toute la ville de Riga. Il récupère chaque fois des petites boules numériques et remonte ainsi la piste, cherchant à tomber sur la personne qui les sauve depuis le début de l’épisode, j’imagine. Et contre toute attente, il s’agit d’une guerrière du Wakanda, Ayo. Purée, il faut que je revois le film, j’en avais entendu tellement de bien que ça m’avait fait le même effet qu’avec Winter Soldier, j’en attendais trop.

Pour en revenir à la série, Ayo est évidemment là pour venger la mort de son ancien roi, T’Chaka, en tuant Zemo, même si T’Challa l’avait laissé en vie. Est-ce un moyen de nous introduire Black Panther 2 ?

Le Caméléon, une série d’actualité, finalement (The Pretender, #03)

Salut les sériephiles,

Caméléon (le) - Geek-ItMe revoilà pour un nouvel article critiquant de manière express quelques épisodes du Caméléon vus au cours de la semaine dernière. Le rythme est plutôt pépère, franchement, il y en a eu trois. J’ai l’impression d’en avoir vu plein ces derniers temps, et pourtant, ce n’est pas le cas, on est vendredi et mon dernier épisode date de dimanche. J’espère que ça ira mieux avec le télétravail qui me permet une organisation différente – et c’est une série qui peut le faire sur des tâches administratives ne demandant pas une concentration de fou.

Bon, et le titre de l’article ? Très franchement, j’étais surpris de constater que dans les notes prises en cours de visionnage, il était toujours question de 2021. Faut que je me fasse une raison. Sinon, désolé pour l’heure tardive de publication encore aujourd’hui : j’ai beau écrire les articles à l’avance, il faut aussi que je les planifie pour que ça serve vraiment à quelque chose apparemment !

undefinedÉpisode 5 – The Paper Clock – 13/20
Comme pour les épisodes précédents, je reste pour le fil rouge et parce que la série parvient à m’apporter un semblant de nostalgie des années 90 tout en étant assez moderne dans l’esprit. Par contre, ce n’est pas glorieux et je n’ai pas accroché à beaucoup de choses. Je partais pourtant avec un a priori très positif, l’épisode ayant parmi ses scénaristes un certain Javier Grillo-Marxuac, avant qu’il ne fasse ses preuves ensuite dans Charmed et surtout dans Lost.

Cette fois, l’épisode peine à surprendre dans sa construction, avec ce qui ressemble presque à des running gags : Broot croit encore que Miss Parker peut ne pas être au courant de ce qu’il fait et/ou que Jarod n’a pas trois longueurs d’avance sur lui, de même que Miss Parker est sûre et certaine qu’elle va rapidement coincer Jarod alors que non. C’est con, ça, d’ailleurs, parce que sans elle, il se serait gentiment rendu à la fin de cet épisode, Sydney lui ayant procuré ce qu’il demandait : une photo de sa mère.

Comme je l’avais relevé plus tôt dans mon visionnage, j’ai un problème avec ce fil rouge, c’est que je ne cerne pas bien le Centre pour le moment. On aperçoit encore une autre génie enfant dans cet épisode, et je ne vois pas bien pourquoi se focaliser comme ça sur Jarod s’ils ont tant de génies. Et aussi : que souhaitent-ils en faire ? J’ai hâte que la série apporte quelques réponses, sans avoir pour l’instant la certitude d’en avoir pour plus tard.

Sinon, pour en revenir au commentaire plus terre à terre de l’épisode, on y voit Jarod interpréter un avocat et se débrouiller pour en faire tomber un autre, son patron dans l’épisode. Il y parvient grâce à Isaac, qui parce qu’il est travesti offre une touche moderne à l’épisode pour l’époque, très cliché pour aujourd’hui. Au moins, on nous épargne le fameux cliché du travesti/trans qui se fait tuer, alors que ça courait les rues (ou au moins les épisodes) dans les années 90. Bref, la série est en avance sur son temps, mais bien en retard par rapport à ce qui se fait aujourd’hui (ce qui est tout à fait normal) et je continue d’avoir du mal à me remettre tout à fait dans l’esprit des années 90.

Cela me pose beaucoup moins de problèmes quand je regarde des séries que je regardais déjà dans les années 90… Est-ce un effet du biais de conscience ?

undefinedEpisode 6 – To Serve & Protect – 15/20
C’était clairement beaucoup mieux du point de vue de l’évolution du personnage de Jarod, et ça m’a fait plaisir de le voir encore dans une profession bien reconnaissable et habituelle pour les séries. Après les médecins, les flics, donc, et tant qu’à faire les flics ripoux. C’est un épisode qui s’inscrit bien dans l’actualité du futur, même si c’est surtout des flics qui se couvrent du meurtre d’un collègue, là.

Dans l’épisode, j’ai principalement aimé tous les moments où l’on nous fait constater que Jarod est vraiment un génie. Disons que ça aide de le voir être génial, parce qu’à défaut de cerner le Centre, on comprend mieux comment ils forment les recrues. Il n’en reste pas moins qu’il y a un mystère sur ces jeunes génies tous orphelins, et c’est précisément ce qui inquiète Jarod. C’est drôlement efficace de le voir être obsédé par la recherche de sa mère en tant que flic, même si j’ai eu du mal à accrocher à l’idée que la collègue qui lui vient en aide ne soit pas plus curieuse que ça. Encore une fois, les flics entre eux, hein, c’est un monde qui m’échappe.

L’épisode était vraiment sympathique, et ça marche aussi du côté de Miss Parker qui se fait avoir de manière super bête par sa proie. Elle se retrouve derrière les barreaux, et ça, ça me fait bien rire, parce que franchement, elle n’est pas maligne de ne pas savoir qu’il ne faut pas cacher son arme… surtout que bon, ça doit être un truc bien réputé sur cet État où elle était. Parfois, je me dis qu’elle se fait avoir bêtement, mais ça ne m’empêche pas de l’aimer.

Je trouve tout de même étrange qu’elle rate son coup de feu en fin d’épisode. Si c’est hyper crédible par rapport à ce qu’il se passerait dans la vraie vie, c’est quand même étonnant dans une série. Après, elle réussit quand même un coup de maître en empêchant Jarod de découvrir les informations que l’enveloppe contient sur sa mère. Je dois vous avouer que j’étais frustré, je pensais vraiment qu’on allait avancer là-dessus. Du coup, la moue de Jarod quand il fait tomber l’enveloppe n’était pas loin d’être la mienne aussi. Et c’était efficace aussi du point de vue du jeu du chat et de la souris : Miss Parker était vraiment près du but, mais non.

undefinedEpisode 7 – A Virus Among Us – 15/20
Je me repose un peu sur mes habitudes, mais la série est sympathique à découvrir comme ça, grosso modo un jour sur deux avec des épisodes qui s’enchaînent et se ressemblent dans la construction. Cette fois encore, Jarod vient en aide à une famille dont le mari est mort, laissant la veuve éplorée s’occupant d’un gamin. Le schéma est visible sur sept épisodes, surtout quand on se les enchaîne comme ça… mais pourquoi pas ?

C’est une première saison, après tout. En plus, il y a d’autres points qui me paraissent en progrès, comme la continuité entre les différents jobs et les différentes identités de Jarod. Ici, on le retrouve en prof de chimie qui devient épidémiologiste plus vite que Macron, ça le fait ; et ça continue aussi en fin d’épisode après une obsession sur les cafards. Bon, et bien sûr, je découvre cet épisode en 2021, je ne peux pas ne pas parler du coronavirus et souligner à quel point l’intrigue est ironique aujourd’hui. Et le titre de l’épisode avec « Among Us » ? Magique ! Mais il faut vraiment que j’arrête de faire toujours référence au présent.

Dans cet épisode, Miss Parker continue de se faire avoir, et j’ai adoré le coup de la colle en fin d’épisode provoqué par les cafards et tout. Par contre, Jarod qui lui refile la grippe gratuitement, j’ai eu beaucoup de mal. Je suis partagé sur Jarod, parce que j’adore Miss Parker. J’adore qu’elle perde, bien sûr, ça fait partie du personnage, mais je n’ai pas envie qu’il lui fasse non plus autant de mal que ce qu’il fait. C’est quand même un bon gros ***** avec elle, à plusieurs reprises. Et ça me pose un problème pour accrocher à 100% à Jarod, qui est pourtant tout sympathique à d’autres égards.

De la même manière, il punit toujours les personnages qui ont commis des crimes et c’est bien normal, mais la torture va parfois loin. Cet épisode en est encore une preuve quand il fait croire à un médecin qu’il a contracté un virus mortel. Je sais, je sais, il l’a bien mérité… Seulement, je ne suis pas très oeil pour oeil, dent pour dent ; or c’est la philosophie de Jarod.

Bon, dans tout ça, c’est bien parce que je suis Team Miss Parker que je me fais avoir. Sinon, l’épisode continue de nous rendre Sydney de plus en plus intrigant et sombre. Il a une part d’ombre qui me perturbe beaucoup.

Debris – S01E05

Épisode 5 – Earthshine – 17/20
La série fonctionne vraiment toujours autant, surtout que l’on commence à comprendre que nous sommes au sommet d’un iceberg bien énorme. Il va falloir démêler peu à peu toute la mythologie de la cellule, partagée également par des divisions au sein des agences gouvernementales que nous observons. Chaque personnage a ses pièces du puzzle et j’ai hâte qu’on le reconstitue peu à peu.

Spoilers

Un bus disparaît en plein centre-ville et reparaît quelques kilomètres plus loin, et tant pis si ses passagers ne survivent pas tous.


Even if you stop it, you can’t stop it

Vous ne pensiez tout de même pas que j’allais recommencer à attendre le dimanche pour voir les épisodes de cette série ? J’ai beaucoup trop accroché la semaine dernière pour ne pas me jeter dessus cette semaine dès que j’ai eu un brin de temps… à plus de 23h, donc. Qu’importe, c’est chouette de retrouver la série quand même.

L’épisode commence par une banale scène dans les transports en commun qui était plutôt sympa, parce que c’était une représentation assez réaliste des transports pré-covid. C’est peut-être le plus gros problème de la série : ne pas traiter la pandémie, ça se comprend, mais ça leur posera un problème de cohérence/crédibilité si on garde les masques ad vitam aeternam.

Bref, on s’en fout, l’épisode commence lorsque le bus est frappé par un bruit qui rend sourd tout le monde, avant d’être happé par ce qui se ressemble à un portail… sauf que ce portail se rouvre au milieu de nulle part et laisse les passagers en très mauvais état, parce que le bus est en hauteur quand il sort du portail. Aïe. Il y a un passager qui survit, rampe hors du bus et peut tout de même demander où il est à un homme qui contemple les dégâts. Pardon ? Qui es-tu monsieur ?

Bien sûr, nos inspecteurs sont appelés sur le cas, ce qui les force à prendre l’avion ensemble, une fois de plus. Finola en profite pour continuer de faire la tronche à Bryan, et j’ai trouvé ça plutôt cool : elle refuse de lui donner à lire le rapport du cas à venir, comme il ne les lit jamais de toute manière.

A leur arrivée sur la scène du bus crashé, il est rapidement question de trou de vers et d’un homme qui a disparu. Il s’agit de notre seul survivant du bus qui a donc été emmené loin de son lieu de crash. L’enquête est intéressante et comme d’habitude, on ne sait pas trop vers quoi on va se diriger. Le coup du trou de vers, c’est déjà plus courant que ce que les premiers épisodes ont servi, mais ça marche tout de même parce qu’ici, le but de l’épisode est ailleurs.

En effet, on veut surtout nous montrer les divisions entre les agences de Bryan et Finola, ainsi que nous donner des informations sur les terroristes que l’on voit depuis le début sans jamais avoir d’informations sur eux. Grâce à un coup de fil, Bryan apprend que les gens en ville ont bien entendu un bruit sourd étrange avant la disparition du bus, mais c’est tout. En revanche, la caméra qui filme la disparition du bus est pleine d’informations pour nos agents.

La caméra permet à Finola de remarquer une tasse de café laissé à l’abandon par un homme suspect observant ce qu’il se passe. C’est tellement gros, je ne peux pas croire à la puissance de cette caméra et à la présence de cet homme, clairement un terroriste, pile là dans l’axe de la caméra. Mais bon.

Le survivant du bus ? Il est rapidement retrouvé par les agents accompagnant nos héros. Le problème, c’est qu’il est mort désormais : il s’est fait tirer dessus, mais pas que. Il a beaucoup de petites blessures, ce qui fait penser à Finola que quelqu’un a dû voulu faire des tests sur son ADN pour savoir si celui-ci avait été impacté par le trou de ver.

C’est intéressant, parce que bien sûr, elle demande à Bryan qui pourrait bien faire ça, et il ne répond pas, alors qu’il pense inévitablement à son père, non ? Ils pensent aussi à Influx, bien sûr, d’autant que cette histoire de trou de ver rappelle à Bryan l’existence d’un ancien débris volé quelques mois plus tôt. En essayant de retrouver une vidéo de celui-ci, qui a déjà été testé une fois par les terroristes – Influx – auparavant, Finola découvre qu’elle n’a pas l’accès pour la voir. Et ça signifie donc que les américains l’empêchent d’y accéder.

Cette fois, on part donc sur l’idée d’une entente entre agence qui a dû mal à être efficace à 100%, mais aussi sur l’idée d’une piste terroriste, et je trouve que ça fonctionne bien d’imaginer des terroristes voulant utiliser les morceaux du débris pour leur propre plan. Reste à savoir quel sera le plan. Pour cela, le duo d’enquêteurs s’intéresse donc à l’homme qui a laissé son café après avoir vu passer le bus dans le trou de vers.

Ils remontent rapidement une piste, surtout que l’homme est connu des services de la NSA. Vraiment, ce que j’aime avec cette série, c’est qu’elle avance vite à chaque épisode : les héros heurtent peu de murs et sortent toujours des impasses rapidement, mais sans que ça ne paraisse non plus être improbables.

Ils en arrivent rapidement à voir la vidéo de surveillance d’un hôtel où l’homme s’est rendu, et Finola remarque alors que parmi les terroristes, il y a un des hommes qui a été vu avec son père. Cela l’énerve de savoir qu’il y a une liaison possible entre son père et les terroristes, mais aussi que ces terroristes soient si près d’elle, et en même si loin. C’est un vrai cauchemar pour elle, qui envisage toutes les théories, y compris les clones et une possibilité pour Influx d’avoir utilisé l’ADN de son père.

C’est intéressant, parce qu’elle s’en plaint à sa boss qui reste aussi calme que possible. Une vraie british, dis donc. Au-delà du cliché, cela devient intéressant de repérer quelques points de tension dans l’alliance entre les agences. Finola est de plus en plus électron libre au fur et à mesure des épisodes, je me demande jusqu’où ça ira : elle est loin de respecter toujours les protocoles comme au début de la série par exemple.

Bryan sort alors, forçant Finola à raccrocher, et entend l’étrange son qui a été entendu en début d’épisode… Cela permet aux enquêteurs de comprendre qu’un nouvel incident va avoir lieu, mais ils n’ont aucune idée pour savoir quand et comment. La frustration doit être énorme. En plus, les scientifiques sont inquiétants à leur révéler que le bruit sourd s’étend sur un périmètre extra-large, bien plus large qu’en début d’épisode. Le bruit s’arrête alors qu’ils arrivent à cette conclusion, mais rien ne se passe. Ben oui, le périmètre est grand, il faut que les débris chargent ; et aussi que le trou de ver se forme.

Autrement, Craig continue d’avoir ses enquêtes solitaires en parallèle. Je n’arrive pas à savoir ce qu’ils veulent faire du personnage, mais sa femme veut désormais déménager pour aider son fils, Dario, à être mieux soigné. Elle a connaissance d’un institut qui pourrait les aider, mais Craig ne voit pas ça comme ça. J’imagine qu’il veut se servir des débris pour le guérir.

En tout cas, il reçoit ensuite un appel de Bryan qui n’est pas ravi de son boss : il cherche à comprendre pourquoi la vidéo cherchée par Finola a disparu. Concrètement, son boss aurait dû approuver la demande de la personne voulant la supprimer, mais il ne l’a pas fait. C’est louche, je ne lui fais pas confiance à ce Craig.

Finola aussi reçoit un appel de sa sœur en plein milieu de l’enquête. Sa sœur est obsédée par une étrange chanson, et Finola comprend rapidement que sa sœur noie le poisson de quelque chose de beaucoup plus grave : Dee Dee se sent seule, alors qu’elle est devant un hôpital au beau milieu de la nuit. Elles ne mettent pas longtemps à avoir les larmes aux yeux toutes les deux. Les pauvres.

Finola raccroche malgré tout, débordée par son boulot… mais ce n’est que le début. Les choses empirent quand Bryan et elle repèrent finalement l’homme qui a abandonné son café le matin même. C’est à croire qu’il voulait se faire repérer, ce coup du café, mais apparemment, c’est bien une erreur de sa part puisqu’il semble sincèrement surpris de voir les agents devant son hôtel. Pas bien malin ce terrorise !

L’homme se suicide, non sans affirmer qu’il est persuadé que la technologie sera libérée et que quelqu’un d’autre prendra sa place. Personne ne pourra arrêter le trou de ver selon lui. Bien sûr, Finola appelle sa boss pour lui faire un rapport de cet échec et demander des ressources supplémentaires, mais ce qu’elle obtient, c’est à la place un rendez-vous mystérieux à ne nouvelle intersection où on lui file une clé USB. On ? Oh, cet acteur, je le connais et ça fait plaisir de le revoir ! Par contre, il est sacrément mystérieux : il annonce à Finola que son père n’est pas un clone et que sa boss en sait plus qu’elle ne veut bien le dire.

L’homme s’enfuit avant que Finola ne puisse faire quoique ce soit, et j’ai trouvé qu’elle prenait la nouvelle plutôt bien. Elle encaisse le coup quasiment sans réaction, ce que je trouve étonnant. En tout cas, l’enquête peut avancer maintenant qu’ils retrouvent la vidéo des premières expérimentations d’Influx.

Si au départ, elle n’a pas l’impression de voir quoique ce soit qui puisse l’aider, elle repère rapidement deux tours en acier sur la vidéo… exactement comme le bus ayant disparu et étant réapparu à proximité de deux grands poteaux d’acier lui aussi. Bon, ils n’ont plus qu’à trouver deux immeubles en plein Manhattan… C’est pratique, ça. Ce n’est pas vraiment un avantage, ni un coup d’avance, finalement.

Comme on est à New-York, Maddox finit par arriver, histoire de donner quelques ordres et de séparer nos héros. En effet, ils comprennent que le débris a besoin d’un chargement et qu’ils ont un temps limité avant l’ouverture du trou de vers. Il faut à présent faire en sorte de désarmer le débris, ce qui n’est pas gagné d’avance quand tout ce qu’ils savent, c’est qu’il se trouve probablement dans un grand immeuble de Manhattan.

Ils arrêtent leur choix sur trois immeubles particulièrement riches en acier et se séparent ainsi. Si le débris n’est pas dans l’immeuble de Bryan, il est dans celui de Finola. L’agent du MI-6 fait tout ce qu’elle peut pour arrêter les terroristes, mais ce n’est pas si évident ou simple. Un des hommes qui l’accompagne se fait toucher par des balles et les terroristes plient bagage bien rapidement.

S’ils sont rapides, ils ne se téléportent toutefois pas, ce qui m’a paru surprenant. Je m’attendais à autre chose avec eux, mais rapidement, on apprend qu’il y a une limite du nombre de fois où l’on peut se téléporter. Un des agents d’Influx n’est ainsi pas ravi d’apprendre que sa seule possibilité pour s’en sortir vivant va être de se téléporter… et probablement de finir comme son pote qu’on avait retrouvé à moitié enfoncé dans un bout de pont ?

Je ne sais pas ce qui est la meilleure option entre ça et Finola qui le traque avec difficulté et pourrait bien le tuer pour le principe, parce que je sens qu’elle va finir par péter un câble. En tout cas, Maddox finit par appeler Bryan pour lui dire que ce n’est pas dans son immeuble que se trouve le deuxième débris… Ce qui signifie qu’il y aurait bien un débris dans celui où est Bryan.

Il faut en effet deux débris pour ouvrir le trou de ver. Bryan fait demi-tour et ne tarde pas à apercevoir le débris, finalement, mais on nous explique que celui-ci n’étant pas synchronisé avec l’autre, il n’émet aucune radiation. Moui. C’est du charabia scientifique pour arranger les scénaristes, ça. D’ailleurs, la scientifique qui accompagne Bryan, restée en arrière avec un garde, se rend compte qu’il y a une mare de sang derrière une porte. Et hop, la voilà qui se fait tirer dessus, de même que l’agent moins chanceux qui se fait carrément tuer.

Bryan étant occupé, cela force Maddox à être celui qui contacte Finola pour suivre avec elle où elle en est et ce qu’il se passe. Celle-ci n’a pas du tout envie de bosser avec ce traitre, alors elle retire son oreillette, tout simplement, sans se douter qu’elle perd son avantage lorsque l’homme utilise de quoi se téléporter. On comprend toutefois que la téléportation l’affecte vraiment : non seulement, il ne maîtrise pas son point de chute, mais en plus, son front devient violacé. Et pas comme l’oncle Vernon, hein.

Malgré tout, il parvient à échapper aux agents à sa poursuite et à lancer son propre morceau de débris. L’événement va pouvoir commencer, avec les débris qui se synchronisent à nouveau. La scientifique, même si blessée à mort, l’annonce à Bryan. Evidemment, il s’inquiète aussitôt de ce qu’il va se passer, et il traine alors la scientifique jusqu’au lieu où est leur partie du débris. Le but est évidemment de réussir à désamorcer les débris et les pouvoirs qu’ils ont, à coups de fréquence.

J’aime bien l’idée, parce que ça nous montre enfin quel est le travail des scientifiques. Oh, je n’y comprends absolument rien bien sûr, mais au moins, on fait genre qu’il y a une logique derrière les débris. Finola, elle, perd la trace des terroristes, mais est retrouvée par l’un d’eux, qui l’empêche de sortir son flingue et semble surpris de découvrir qu’elle a les yeux de son père.

Alors qu’elle tente de l’interroger pour en savoir plus, le bruit sourd l’interrompt et l’empêche de pouvoir parler avec ce terroriste. L’événement peut alors commencer… mais ne va pas au bout : Bryan parvient à l’arrêter, même s’il n’entend plus rien des instructions de la scientifique. Bien sûr. Il est chouette de le voir travailler en équipe avec un autre personnage que Finola, surtout que les scénaristes commencent à étoffer les rôles secondaires. C’est bien, ça me fait plaisir.

J’aime beaucoup d’ailleurs la relation qui se noue tout au long de l’épisode entre Finola et un autre agent, un homme noir tout à fait charmant et s’inquiétant toujours de savoir comment elle va. Par contre, cet agent revient un peu trop souvent à la charge pour que ce soit innocent de la part des scénaristes : il sera soit un love interest, soit un homme d’Influx, soit les deux.

L’avantage de tout ça, c’est que le terroriste qui s’en prenait à Finola est arrêté par d’autres agents. Reste à savoir ce que nos héros pourront tirer de lui, en espérant qu’ils pourront l’interroger. Ce ne sont toutefois pas nos agents qui l’interrogeront : l’homme est emmené par Maddox ailleurs, là où on ne pourra pas l’entendre crier d’après Bryan. Mouais. Finola n’est pas tout à fait convaincue, par contre.

Elle décide donc de fuir Bryan, avant de mentir à Maddox en affirmant que le terroriste ne lui a rien dit. Elle demande quand même à l’interroger, mais ce n’est pas comme ça que Maddox envisage la coopération avec le MI-6. C’est bien dommage, et cette intrigue géopolitique entre les agences va me souler s’ils n’arrivent pas rapidement à se mettre d’accord.

Heureusement pour Finola, elle a toujours sa sœur pour lui envoyer une vidéo du passé et lui remonter le moral avec. C’est une vidéo où elles étaient petites et chantaient une chanson en espagnol avec leur père, dansant dans la maison. C’est tout mignon et ça fait pleurer Finola d’entendre Porque te vas, même si elle ne doit pas entendre grand-chose dans New-York sans écouteurs.

Pendant toute la scène, j’étais toutefois à l’affût d’un indice. Je connais trop ce genre de séries, il y a forcément quelque chose… Et c’est finalement le terroriste arrêté en train de chanter la chanson dans son van qui m’a fait faire la plus belle des grimaces.

Je suis vraiment pris dans cette intrigue, j’espère que la série apportera des réponses ! Et le pire dans tout ça, c’est que je veux des réponses sur tout ça et que j’en oublie presque qu’on ne sait pas d’où viennent ces débris, hein.