What if…? – S01E02

Épisode 2 – What if… T’Challa was Star-Lord ? – 18/20
Je m’attendais à être déçu par cet épisode, je ne sais pas trop pourquoi – peut-être parce qu’il se concentrait sur des personnages que je pensais moins connaître ou aimer que Peggy. Ce n’est finalement pas le cas du tout : au contraire même, je trouve que cet épisode est très percutant, à la fois dans son humour et ses scènes d’action. Le concept fonctionne super bien encore cette semaine et je me suis surpris à être sacrément investi dans les relations, ramifications et pistes explorées par les scénaristes.

Spoilers

Sur un étrange malentendu, les Ravageurs n’enlèvent pas Peter Quill, mais trouvent T’Challa au Wakanda.

When you’re out of luck, always go duck

J’ai beau avoir de l’imagination, j’ai du mal avec ce titre d’épisode : je ne vois pas trop comment tout cela serait possible, même si je me doute bien que ça aura un lien avec les Ravageurs, puisque j’ai vu les épisodes des Légendes des Studios Marvel. D’ailleurs, malgré ça, j’ai l’impression que ça fait bien plus d’une semaine que je n’ai plus entendu le générique de ce studio !

Ce n’est pourtant pas le cas, mais qu’importe : ce qui compte, c’est que ça me fait toujours aussi plaisir d’avoir une nouvelle fois ma dose. Ouais, drogué aux production Marvel, et alors ? J’espère juste que nous n’aurons pas le même problème de rythme trop rapide sur chaque épisode, parce qu’autant Captain America, je maîtrisais encore à peu près le film, autant T’Challa et Star-Lord, je n’aurais pas toutes les références en tête.

Après le générique, nous retrouvons à nouveau le rôle du Watcher en voix-off, histoire de nous raconter la ramification différente que nous analyserons cette semaine. En parlant de voix, j’ai trouvé très étonnante la voix de T’Challa, puisque je ne savais pas que Chadwick Boseman avait eu le temps de prêter sa voix à son personnage avant de mourir. Avec Chris Evans, ils avaient trouvé une voix assez similaire, je trouve, alors je m’attendais à ça pour T’Challa. L’entendre là… Eh, ça rend triste et ça donne envie de revoir Black Panther. Peut-être qu’au deuxième visionnage, sans la hype me l’ayant trop survendu, j’accrocherais mieux ?

Allez, qu’importe, je suis là pour voir un dessin-animé sur T’Challa en Star-Lord. C’est bien drôle à voir, parce qu’on retrouve l’humour de Star-Lord, mais avec T’Challa, et ça fonctionne bien quand il se « bat » contre un de ses fans, pourtant chargé de l’arrêter alors qu’il est en train de voler la Pierre du Pouvoir sur Morag. Contrairement au premier épisode, l’épisode ne se donne pas la peine de nous raconter exactement les origines du changement : autant on a su que Peggy avait fait un choix qui changeait tout, autant avec T’Challa, nous sommes lancés in media res alors qu’il est en train de commettre un vol.

Ce n’est pas exceptionnel du côté de l’histoire et il est effectivement rapidement question des Ravageurs et de Yondu. Difficile d’avoir Star-Lord sans lui, puisqu’il s’agit de son père adoptif au cœur des films Les Gardiens de la Galaxie. Ensemble, ils forment une très bonne équipe et semblent travailler main dans la main avec les mêmes objectifs. Voilà qui nous change et qui permet à ce Star-Lord d’être très efficace quand il vole la Pierre… mais pas pour Thanos ! 

Avant de dévoiler ceci, il est plutôt temps pour un flashback loin dans le passé et loin dans la galaxie : retour sur Terre, en 1988, où Yondu confie la tâche à ses hommes de main d’aller enlever la progéniture d’Ego. Malheureusement, ce qui change tout, donc, c’est qu’il demande à ses hommes de le faire et que ces derniers sont débiles au point de confondre deux gamins différents : ils enlèvent donc T’Challa, sûrs d’eux, parce qu’ils détectent qu’il ne vient pas de ce monde… Forcément, au Wakanda, il y a pas mal de radiations venant de l’espace…

C’est doublement gros cette affaire, parce que ça voudrait dire que le Wakanda envoie un signal au reste de l’Univers ? Comment a-t-il pu rester si longtemps caché alors ? Et pourquoi T’Challa accepte-t-il si simplement de partir à la découverte de l’Univers en oubliant son père derrière lui ? On vient juste de le voir avec, franchement.

Vingt ans plus tard, il ne souhaite pas retourner au Wakanda : lorsque Yondu aurait voulu le retourner, tout aurait été détruit, sans T’Challa pour les protéger. Soit. Vingt ans plus tard, il est surtout drôle de constater à quel point l’enlèvement de T’Challa aurait été un bénéfice pour toute la galaxie – bon, pas pour le Wakanda, OK. En effet, on découvre assez vite que Yondu et lui sont désormais potes avec… Thanos.

C’est un peu étrange de se retrouver avec un Thanos super sympa comme ça, charrié par tout le monde (y compris le fan de Star-Lord désormais bossant avec lui) sur ses envies de génocides. Quelques arguments de T’Challa ont suffi à le convaincre qu’il avait un plan de merde – ou en tout cas, un plan pas aussi efficace que celui de Star-Lord. C’est gros, mais comme Thanos continue de penser que son plan aurait pu fonctionner même si c’était un génocide, on le retrouve semblable à lui-même malgré les différences.

En parlant de différences, Drax a une super vie où sa planète n’est pas détruite (forcément) et Nebula est radicalement différente dans cet univers. Blonde et étrange love interest de T’Challa (je crois ?), elle est désormais celle qui lui propose des plans très cools pour sauver le monde. Ou les mondes, plus précisément. Elle a en effet un plan pour éradiquer la faim dans la galaxie, rien que ça.

Par contre, ça implique de s’en prendre à Tivan, aka le Collectionneur, qui dans cet univers est celui qui prend la place de Thanos en tant que grand méchant. Cela effraie Yondu (il est d’un bleu hyper raté dans les dessins, non ?) qui refuse un temps de mener le casse du siècle pour voler les ressources du Collecteur… Jusqu’à ce que Star-Lord le convainque du contraire. Je trouve ça triste : ça veut donc dire que le lien qu’il a avec Peter Quill n’a rien d’unique ou spécial ; il avait juste l’envie d’avoir un fils quoi.

Je sens que ça va me poser problème avec cette série et avec les différentes ramifications : certaines relations devraient rester inimitables. Là, T’Challa a une meilleure place que Peter, il parvient même à convaincre Yondu d’aller à l’encontre de ses instincts.

Bref, il est un capitaine des Ravageurs plus que ne l’est le capitaine des Ravageurs. Et ça nous permet d’en arriver bien vite au casse du siècle, chez le Collectionneur. Grâce à une diversion de Thanos et un plan finement mis au point par Nebula, voilà T’Challa qui peut s’infiltrer dans sa collection à la recherche des Braises de la Genèse – capables de terraformer n’importe quelle planète, c’est pratique. Toujours les bons noms chez Marvel, franchement. Au passage, les scénaristes profitent de l’opportunité d’être dans un dessin-animé pour nous ramener le canard Marvel – Howard – sans que ça ne coûte une fortune en effets spéciaux ‘il était là dans Endgame lors de la bataille cela dit, c’était un easter egg).

Il est assez anecdotique dans l’épisode, en revanche, et sa soif le fait vite disparaître de l’écran. À la place, nous suivons plutôt T’Challa découvrir un vaisseau du Wakanda dans la collection du grand-méchant. Et à l’intérieur de ce vaisseau, un hologramme de son père lui apprend non seulement que le Wakanda n’a probablement pas été détruit, mais en plus que son père est toujours en vie en train de le chercher. AH. C’est bien plus logique ainsi, et je me sens bête d’avoir gobé bêtement l’histoire que racontait T’Challa et qui n’était que celle proposée par Yondu finalement. Reste à savoir ce qu’est devenu Peter Quill dans cette réalité – et pourquoi Yondu a laissé tomber son job !

En attendant, nous découvrons que Nebula n’est pas si différente de celle qui servait fidèlement Thanos dans la Timeline Sacrée : elle livre ainsi T’Challa au Collectionneur pour rembourser une dette. Bien sûr que T’Challa intéresse Tivan s’il est recherché par le Wakanda. J’imagine que le fric à en tirer peut être intéressant… Pourtant, Tivan ne voit finalement pas d’intérêt en lui : il ordonne donc de le disséquer, et voilà.

Pendant ce temps, Nebula profite de la situation pour voler les Braises de la Genèse et libérer tout le reste de l’équipe. Il est l’heure de nous révéler que comme dans les meilleurs films de casse de banque, tout ce qui a déraillé était parfaitement prévu : Nebula avait averti T’Challa qu’il était ce qui intéressait le Collectionneur, mais ça ne l’empêchait de vouloir récupérer les Braises. Elle lance donc un plan d’évasion aussitôt, et c’est plutôt intéressant, parce que ça permet de nous montrer que Thanos est capable de se sacrifier pour sa fille. La voilà la preuve qu’il avait véritablement un cœur et qu’il aimait ses filles – même s’il nous a sacrifié Gamora pour un génocide, wesh.

Ici, Nebula l’entend crier à la mort et ne peut s’y résoudre : elle retourne en arrière pour sauver son père, quitte à donner à manger quelques graines de Genèse à un méchant. Pouf, on se retrouve d’un coup face au Haricot magique qui s’en prend à tous les méchants. Tadaaa, Nebula et Thanos peuvent s’échapper et… C’était génial à suivre ! Je n’étais pourtant pas convaincu au départ, mais ouais, cette histoire et cette relation est vraiment top.

En parallèle, Star-Lord se débrouille pour s’échapper, bizarrement grâce à un discours sur l’esclavage qui parvient à convaincre une de ses geôlières, Carina, et, bien sûr, grâce à ses griffes. On ne supprime pas un tel super-héros comme ça. Tout en s’échappant, il est toutefois cogné par le Collectionneur, et ça pose un problème : il ne fait pas le poids face à Tivan. Si je disais qu’apparemment, ça avait fait du bien à la Terre de voir Thanos être arrêté, je n’en suis plus si sûr : Tivan a le bouclier de Captain America dans sa collection, mais aussi bien d’autres objets des films que nous connaissons, du genre, accessoirement, Mjolnor, le marteau de Thor. COMMENT ? Pas d’Avengers dans cette réalité…

Face à Tivan et tous ses objets magiques, T’Challa/Star-Lord ne fait pas le poids… Mais par chance, les Ravageurs ne sont jamais seuls si l’on en croit sa catchphrase. Il est ainsi révélé que Yondu a fait demi-tour pour venir s’occuper de son fils adoptif et s’assurer de sa survie, même s’ils étaient désormais en froid puisque T’Challa avait découvert la vérité sur le Wakanda.

Cela mène à un combat efficace, avec un Collectionneur qui finit emprisonner quand toute sa collection d’êtres humains et extraterrestres est finalement libérée par Carina. Oh, je n’aurais pas aimé être à sa place. T’Challa, en revanche, prend le temps de se réconcilier avec Yondu, ce qui nous mène à un chouette happy end. Non, il ne termine pas dans les bras de Nebula qui continue de l’appeler Cha-cha, mais Yondu accepte de le ramener au Wakanda.

Là-bas, Thanos essaie encore de vendre son génocide comme une bonne idée, au grand désespoir de Nebula, alors que T’Challa peut enfin retrouver sa vraie famille. Le roi du Wakanda est encore en vie, mais quand il cherche à comprendre comment son fils s’est retrouvé dans un vaisseau spatial, T’Challa affirme que Yondu n’y est pour rien : il l’aurait simplement trouvé. Le raccourci ne fonctionne pas vraiment si on le creuse, mais tout le monde semble s’en contenter, ce qui est un joli happy end.

Finalement, l’épisode prend aussi le temps de nous dire ce qui est arrivé à Peter, et j’ai adoré cette fin : on y voit Peter être un simple employé de diner américain. Retrouvé par son père, il n’a pas conscience que la fin du monde approche lorsqu’il refuse de servir ce client. Story for another time, c’est pile ce qu’il fallait pour conclure cet épisode comme il faut, même si je doute d’avoir un jour la suite… À moins que la saison 2 ne reparte de chacun des épisodes de la saison 1 ? Cela pourrait être fun. Par contre, ça ne nous dit toujours pas pourquoi Yondu n’a pas poursuivi son job vingt ans plus tôt.

Oh, la touche émotion de la dédicace à Chadwick Boseman fonctionne aussi, évidemment. La saison va passer trop vite à ce rythme-là, par contre !

Dollface – S01E06

Épisode 6 – History Buff – 16/20
Je n’étais peut-être pas assez d’humeur pour rire autant que je l’espérais, ou alors justement j’en attendais beaucoup trop après quelques mois sans regarder la série. J’ai passé un bon moment divertissant et la série me plaît toujours autant pour quelques gags hyper efficaces. J’aime aussi la réflexion qui se tisse à chaque épisode sur les relations amoureuses. C’est plaisant.

Spoilers

Madison gère un peu trop la vie de ses amies, et Stella découvre enfin à quel point elle a un impact sur la sienne.

Ok shut your mouth and start talking.

Je me remets à cette série, parce qu’elle m’a beaucoup manqué, qu’on est dimanche et qu’un peu d’humour, ça fait toujours du bien dans la vie. Et dès le départ, c’était déjà bien parti avec Jules qui se rend au restaurant avec sa commande en célibataire et son stress de croiser Jeremy et sa nouvelle copine, possiblement.

Cette peur finit par être le sujet d’un segment sur ce qui est nommé le Big One quand Jules sent un tremblement de terre dans le restaurant. Le Big One devient ainsi la rencontre avec un ex qui se recase, et Jules est évidemment interrogée sur son manque de préparation face à cette possibilité. Comme d’habitude, c’est bien marrant dans la mise en scène et l’écriture, avec la liste des lieux où elle pourrait à nouveau croiser Jeremy. C’est toutefois vite expédié pour en revenir à l’intrigue de cet épisode.

Le tremblement de terre est le point de départ de tout : Madison s’inquiète aussi pour ses amies suite au tremblement de terre. Elle est complètement stressée à l’idée d’une catastrophe avec les plaques tectoniques : elle demande donc à vérifier les sacs d’urgence d’Izzy, Jules et Stella. Elle n’est pas déçue par le niveau d’impréparation de ses amies… mais elle est elle-même loin d’avoir tout ce qu’il faut.

Son sac consiste en tout ce qu’il faut pour rester chic en toutes circonstances – maquillage, fringue, etc. Et dans son sac, Stella trouve surtout son passeport, perdu quatre ans plus tôt. C’est l’occasion pour Stella de découvrir que le côté control freak de Madison ne s’arrête pas à Madison. En fait, si tout dans la vie s’arrange en permanence pour Stella, c’est parce que Madison gère tout ce qu’elle peut aussi dans la vie de Stella pour l’empêcher de faire des conneries.

En vrai, je trouve que Stella prend les choses plutôt bien, puisqu’elle ne s’énerve pas plus que ça : elle se contente de rappeler un certain Dan que Stella l’a empêché de voir en lui subtilisant le gant sur lequel était écrit son numéro. Elle l’invite alors à une fête chez Madison, à l’occasion des fêtes de Noël. C’est bien pour cette fête que j’ai eu l’occasion de rire vraiment dans cet épisode, parce que Madison était beaucoup trop drôle en mère Noël déjà bourrée avant l’arrivée des invités.

Et quand Stella et Izzy arrivent, il est aussitôt question de faire un pari pour déterminer si Dan est un psychopathe ou pas, avec Izzy comme arbitre. Il suffit pourtant de voir Dan pour comprendre qu’il est clairement en train d’envoyer une vibe de psychopathe rien qu’en disant bonjour. Pour ne rien arranger, Dan habite désormais dans une maison où un crime a été commis… et pour le gag quand on connaît un peu les coulisses de la série, il est marrant de voir Madison s’acharner à l’accuser du crime et d’être un psychopathe, puisque Brenda Song, l’actrice, est en fait mariée à Macaulay Culkin. On comprend mieux ce qu’il fait là l’acteur de Maman j’ai raté l’avion.

Bien sûr, Madison est au courant du meurtre puisqu’elle a regardé un documentaire sur le sujet et elle se fait un grand plaisir de tout raconter devant Izzy. Elle est absolument tarée Madison, et elle est beaucoup trop renseignée sur tout ce qu’il s’est passé, au point de savoir où était sa voiture pour le mettre en difficulté face à ce qui peut être considéré comme un alibi.

De son côté, Jules a une livraison à faire avant de passer chez Madison, et c’est là que se produit le Big One, évidemment. Bon, juste un tremblement de terre, alors qu’elle est habillée en père Noël (oui, oui) et qu’elle voit Jérémy avec sa nouvelle copine. Forcément. Elle a le temps de prévenir Madison avant que le tremblement de terre ne frappe Los Angeles, alors bien sûr, Madison motive les troupes pour la rejoindre.

Ce n’est toutefois pas simple en temps de tremblement de terre (même si la circulation paraît normale à l’écran) ce qui les force à accepter un Lyft loin d’être exceptionnel commandé par Izzy. Ils prennent donc tout leur temps pour rejoindre Jules, au grand désespoir de Madison… Et probablement de Jules : elle se retrouve coincée dans un musée où elle se planque dans une salle pour ne pas croiser Jérémy. C’est évidemment dans cette salle que Jérémy se retrouve avec sa copine pour un petit moment intime, forçant Jules à se cacher dans un sarcophage. C’est si parfait.

Bon, ça ne dure pas trop longtemps puisqu’ils sont interrompus par une gardienne qui veut les réunir pour un décompte des personnes présentes dans le musée en cas de réplique(s) du tremblement de terre. Cela fait stresser Jules qui part se planquer aux toilettes.

Inutile de préciser que c’est là qu’elle croise la copine de Jeremy et qu’on peut se marrer un bon coup. On découvre ainsi que Jeremy a préféré venir au musée qu’au SantaCon où Jules le soupçonnait d’être – et où Madison voulait les emmener. De toute manière, peu importe, ce n’est pas le sujet du jour : le sujet du jour, c’est que Jules se retrouve à conseiller la copine de son ex et que celle-ci pense clairement que Jules est une employée du musée. Au point de la payer. Beaucoup trop drôle. Il n’empêche que Jules stresse encore plus de retrouver Jérémy après ça.

Elle reçoit alors un appel de Madison qui lui propose une bonne solution : se rendre à la boutique du musée pour se refaire une beauté, et pour changer son costume. C’est absolument improbable, mais elle réussit effectivement à transformer son déguisement de père Noël en une tenue incroyable et drôlement sexy. Quelques coups de ciseaux et des reliques font toute la différence. Et ça tombe bien, parce qu’elle tombe enfin sur Jeremy.

La gardienne décide toutefois d’arrêter Jules en faisant un bon plaquage devant tout le monde : vol à l’étalage. Voilà, ça pouvait difficilement être plus gênant… mais ça l’est quand le rencard de Jérémy débarque pour dire qu’elle travaille au musée, aha.

Finalement, tout se termine plutôt bien : Jérémy a le temps de parler à la grande criminelle du jour et lui confie qu’il est venu au musée par culpabilité d’avoir loupé la journée des musées gratuits avec elle. Si ce n’est pas mignon. Madison et compagnie arrivent à ce moment, pile à temps pour voir Jules gérer à fond son Big One.

Oh bien sûr, pendant le trajet, Madison en profite pour reprendre la liste de tous les méfaits imaginaires de Dan et Stella en arrive à espérer que Dan soit un meurtrier pour que Madison se la ferme. C’est une belle idée, et ça mène les deux amies à se disputer encore une fois, principalement à cause du caractère totalitaire de Madison. Le problème, c’est que Dan mange du pain pendant cette dispute, et ça fait peur aussitôt aux filles quand Izzy s’en rend compte : son alibi pour le meurtre est d’être allergique au pain.

Quand en plus, il confesse une étrange fascination pour les mascottes animales et ses envies de se masturber alors même qu’ils sont conduits par un type en mascotte animale… ben… Comment dire ? Madison gagne son pari : Dan est un psychopathe, Stella ne peut plus dire le contraire. Le pauvre Dan est laissé sur le trottoir immédiatement, et il se met alors à chercher un magasin d’ours. Quant aux filles, Madison décide de prendre les pédales pour aller plus vite.

Bref, Madison débarque bien sûr à temps pour la défense de Jules face à la gardienne sur le point de la ridiculiser face à Jérémy, mais ce n’est même pas nécessaire puisqu’elle a payé. L’épisode peut se terminer sur une petite victoire de Jules qui se rend compte que Jérémy a grandi dans ses relations amoureuses grâce à elle. Il lui reste alors à rattraper la vie de ses copines en direction du SantaCon.

Walker – S01E18 (express)

Épisode 18 – Drive – 13/20
À l’image de la saison, le dernier épisode manque un peu trop d’enjeux. En fait, bien qu’il apporte pas mal de réponses et de nouvelles pistes pour la saison 2, j’ai surtout eu l’impression d’assister à un épisode comme un autre. Il n’avait pas assez de moments où j’ai pu m’investir à fond et stresser pour les personnages. Après, le problème doit venir de mon manque d’investissement dans le fil rouge ou la série en général.

Spoilers

Cordell enlève Morrison pour obtenir enfin toute la vérité sur la mort d’Emily.

Grosse surprise pour cette fin de saison : Geri n’est pas liée à la mort d’Emily. Franchement, j’étais persuadé qu’elle serait coupable, mais l’épisode l’innocente définitivement. Elle n’a fait que retrouver le corps de sa meilleure amie, sans vie, et s’est planquée tout ce temps face à la vérité car elle n’assumait pas de s’être protégée plutôt que de dénoncer les coupables. Et ce n’est pas comme si elle avait vu les coupables ou la mort de sa pote, hein, c’est juste qu’elle a compris qu’il y avait du trafic d’argent dans son bar.

C’est gros. J’ai en revanche bien aimé le flashback nous montrant et expliquant ce qu’il s’était passé pour Emily. Elle a juste été au mauvais endroit au mauvais moment, voyant un échange illégal mené par le bon vieux pote de son mari, Morrison. Il n’en fallait pas plus pour qu’il soit forcé de la tuer. Oh, bien sûr, il espérait la sauver après un premier coup de feu, mais tout ce qu’il a eu comme choix, ce fut de s’assurer de finir le travail. Le pauvre, il nous ferait presque de la peine.

Bien sûr, cette intrigue nous éclipse totalement toutes les autres : Micki essaie bien de passer du temps en famille, mais quand elle apprend que Walker a pris en otage Morrison, elle s’occupe aussitôt de cette affaire. J’ai adoré la scène où elle affirme savoir quel est le problème avant même de voir le SMS de Cordell, c’était un bon petit humour.

Bien sûr, si elle est au courant, c’est parce que Morrison s’est démerdé pour avoir un deuxième téléphone portable et envoyer un SMS aux services d’urgence pour expliquer avoir été enlevé par Cordell. J’ai bien ri de tout ça et du début d’épisode qui m’a semblé légèrement différent de la fin d’épisode précédent : c’est finalement Morrison qui conduit le pick-up.

Au passage, on découvre que le complot est plus large encore que ce qu’on imaginait : Northside Nation a plein de complices et de taupes un peu partout. Geri n’est pas vraiment l’une d’elle, zut. Par contre, il y a d’autres flics avec eux, et ça embête bien Cordell. Cela arrange pourtant les scénaristes d’avoir une scène d’action à lui donner. Dans le même genre, Micki et Tray se retrouvent à devoir exfiltrer un témoin de l’hôpital sans utiliser des moyens tout à fait légaux. Soit.

Du côté de Cordell et Morrison, j’ai trouvé que c’était très lourd avec des scènes de dialogue interminable qui n’apportait pas énormément d’informations, puis une confrontation familiale un brin abusée. Alors que Cordell est recherché par tous les Rangers du Texas, personne ne semble penser à surveiller sa famille ? Étonnant.

Cela permet à toute la famille de confronter Morrison, parce qu’ils croient tous Cordell grâce à des jetons de poker d’Emily retrouvés par August chez celui qu’il pensait être un ami de la famille. C’était plus bavard qu’autre chose et ça mène finalement à Cordell qui livre Morrison à la police. En plein centre-ville. Dans un lieu entouré de buildings et de parking en hauteur, lieux parfaits pour les snipers.

Je n’étais pas assez investi dans la série pour craindre vraiment ce qui allait suivre, malheureusement : il restait trop de temps dans l’épisode pour oser toucher Cordell ou Micki afin d’en faire un cliffhanger, et ni leur capitaine, ni Morrison sont des personnages auxquels je me suis acheté au cours de ces dix-huit épisodes.

Ainsi, Morrison se prend une balle, mais je n’en avais pas grand-chose à faire. Par contre, il était plutôt intéressant de le voir murmurer quelque chose à Walker (très étonnant regard jeté à Micki ensuite ?) et d’avoir confirmation que Cordell était probablement visé par le sniper. Du coup, ça offre la possibilité à Micki d’avoir l’évolution professionnelle qu’elle souhaitait : le capitaine lui propose ainsi d’entrer sous couverture. Yay.

 

Micki peut même finir l’épisode avec ses deux mamans et sa belle-mère ! Cela dit, la perspective familiale va forcément être compliquée pour elle : elle veut un bébé, mais elle s’apprête aussi à partir sous couverture. On voit bien que ça la travaille en fin d’épisode de devoir faire un choix entre son travail et sa famille. Et je sens qu’elle va faire le mauvais choix.

Si tout est plutôt positif pour elle, je trouve ça difficile d’y croire pour les Walker. Liam a techniquement perdu les élections, mais il passe encore du temps avec son ex à qui il peut balancer qu’il regrette d’avoir oublié qu’il faisait partie de sa famille. Et même si l’ex est supposé avoir refait sa vie, il est prêt à envisager un rencard. Lol. Bim, il n’en fallait pas plus pour qu’il soit heureux, le Liam.

Les parents de Cordell ? Ils sont en pleine réconciliation aussi. Tout va bien pour eux. C’est moins simple pour August et Stella qui nous font encore une crise d’ados compliquée à espérer pouvoir retourner dans le passé ou à demander à Cordell comment il a pu faire le choix de grandir et rester dans le Texas pour faire sa vie. Je les comprends, ça ne doit pas être évident d’avoir envie de rester !

Pourtant, Cordell arrive à les convaincre que le Texas est leur maison, et on termine la saison sur un plan familial où ils sont heureux d’être ensemble, sous l’œil du fantôme d’Emily. Il fallait toutefois un cliffhanger – si Cordell, August et Stella sont heureux de se faire un câlin, ils sont loin de se douter qu’ils sont filmés.

Eh oui, quelqu’un surveille toute la ferme Walker via des caméras de surveillance bien placée. Preuve s’il en fallait encore une que oui, c’est bien Cordell qui était visé par le sniper…

 

EN BREF – J’ai tenu toute la saison et je trouve ça presqu’impressionnant. La série s’inscrit dans ma volonté de me remettre aux procédurals après The Rookie (qui n’en est pas un, zut), NCIS ou New-York Unité Spéciale, et je reconnais qu’au rythme de diffusion où cette saison allait, ce n’était pas si compliquée d’avoir le temps de la regarder finalement. Il faut que je me méfie tout de même de mes critiques qui sont de plus en plus longues alors que mon but d’origine était d’avoir quelque chose à regarder en mangeant, dans le train ou, en tout cas, sans avoir à écrire une critique trop longue.

La qualité est vraiment fluctuante et changeante d’un épisode à l’autre, avec certaines catastrophes industrielles en cours de route. L’ensemble forme une série familiale policière typique de ce que les américains savent faire. Le casting sauve beaucoup de choses, surtout bien sûr Micki qui est devenue de manière prévisible mon personnage favori. J’adore cette actrice, je n’ai commencé que pour elle.

Je serai probablement au rendez-vous pour la saison, qui débutera dès le mois d’octobre !, parce qu’en vrai, ça passe bien ces épisodes… Il faut bien quelques séries d’un peu moins bonne qualité de temps en temps. On verra donc ce que sera cette histoire de surveillance de la ferme Walker, de mission sous couverture pour Micki (sera-t-elle enceinte en même temps ?), de Cordell visé par des meurtriers (Northside Nation, toujours ?).

Moins pressé de retrouver les intrigues romantiques de la famille Walker en revanche – que ce soit du côté d’August, Stella, Liam ou des parents, j’ai trouvé ça lourd et souvent peu à-propos durant toute la saison. Vraiment, il y a des scènes dont on se passerait.


What if…? – S01E01

Épisode 1 – What if… Peggy Carter was the first Avenger? – 17/20
Si je suis mitigé sur quelques aspects techniques (dessins et doublage) pour le moment, je dois dire que ce dessin animé a de la classe. Les scènes d’action sont fluides, les répliques cinglantes et conformes aux personnages que l’on connaît (quel plaisir de retrouver certaines dynamiques !) et l’intrigue aussi efficace qu’expéditive. Ah oui, pas le temps de respirer quand on nous sort le contenu d’un film en moins d’une demi-heure, hein.

Spoilers

Et si Peggy Carter avait reçu le Super Sérum à la place de Steve Rogers ?

You’re lucky to be in the room.

Avant de commencer, je tiens à signaler que j’évoque dans la critique des éléments de films et séries du MCU – de Loki à Agent Carter, en passant par Endgame. Si vous n’avez pas tout vu, il y a potentiellement des spoilers, même s’ils ne sont pas dans l’épisode lui-même.

Ah le générique de Marvel Studios, quel plaisir, encore et toujours ! Par contre, je n’étais pas prêt du tout pour ce qui suivait, à savoir une bonne explication en quelques phrases de ce qu’était cette série sur les chemins non linéaires du temps, de l’espace et de la réalité. Les dessins sont sublimes dès le départ et nous font prendre conscience bien rapidement du prisme des possibilités et des branches. Il y a fort à parier que certains épisodes seront géniaux et d’autres beaucoup moins, mais alors que je me concentrais sur les dessins pour repérer les diverses personnalités mises en avant, voilà que la voix-off qui nous accompagnait nous précisait qu’elle allait être notre guide dans le multivers.

Marvel nous introduit donc The Watcher, qui semble tout connaître du multivers. C’est très bien tout ça, mais il s’inscrit où par rapport à la TVA lui ? On ne le saura pas tout de suite, puisqu’il préfère commencer par nous rappeler le contexte de l’univers Marvel en Juin 1943, avec la création d’un Super Soldat pour mettre fin aux démarches des nazis – et du Crâne Rouge.

Très vite, toutefois, on nous explique qu’un choix pourrait tout changer : Margaret Peggy Carter décide en effet de rester auprès de Steve Rogers quand il s’apprête à devenir Super Soldat plutôt que d’aller se mettre à l’abri en cabine. Simple, efficace. Cela change tout, car elle essaie ensuite d’empêcher un attentat… et ça mène à Steve qui se prend des balles de fusil avant d’obtenir le sérum de Super Soldat parce que l’attentat est beaucoup plus tôt que dans notre univers (pourquoi ? Mystère).

Par conséquent, alors que les doses sont sur le point de se perdre, Peggy s’élance pour obtenir le sérum à sa place.

Bien sûr, elle le fait parce qu’ils sont sur le point de perdre le projet Super Soldat – bon, c’est en tout cas ce qu’ils pensent, mais on a tous vu The Falcon and the Winter Soldier hein ? – et que c’est Howard Stark qui gère le projet. Sans avoir vu Agent Carter, j’aurais trouvé étrange qu’il désobéisse à un ordre direct de l’armée, même pour un Stark. En vrai, la série oubliée par Marvel Studios (mais pourtant canon !) avait fait du bon boulot pour nous introduire cette relation.

Il n’en faut pas plus pour que Peggy devienne un Super Soldat : elle se sacrifie pour entrer dans la machine car Steve n’en est pas capable et que Stark ne veut pas le faire lui-même. Sur le point de perdre des millions de dollars d’investissement, les militaires ont besoin de quelqu’un pour rentrer dans la machine.

Par contre, ils n’ont pas besoin d’une femme, et le général que nous voyons dans cet épisode ne se prive pas pour le faire remarquer à Peggy. Pour lui, l’argent est perdu, car il se retrouve avec une femme plutôt qu’avec un soldat. Et les femmes, ça se casse les ongles. Tss. C’est marrant, parce que le personnage de Peggy est hyper féministe et qu’on comprend bien que les réflexions sont là pour montrer à quel point la misogynie n’aura plus lieu d’être en fin d’épisode… mais en attendant, le sérum l’a fait grandir et a accentué sa poitrine, quoi. Qu’elle grandisse, c’est raccord avec Steve… mais la poitrine, était-ce vraiment nécessaire ?

On ne saura pas et pas le temps de se poser la question : le rythme de cet épisode est hyper rapide, c’est intenable ! On la retrouve très vite à l’infirmerie, puis à parler à Steve qui mentionne son ami Bucky partant à la guerre, sans lui, du coup. Ce pauvre Steve n’est plus que l’ombre de ce qu’on connaît de lui, finalement.

Le rythme est si rapide parce qu’on connaît déjà la mythologie du MCU, mais tout de même, il faut s’accrocher. Rapidement, il est question du Tesseract, parce que l’épisode doit régler en trente minutes ce que les films ont fait en 2h30. Pour se simplifier la vie, les scénaristes prennent donc des raccourcis en réintroduisant très rapidement Hydra et le Tesseract.

Il n’en faut pas beaucoup plus pour que l’on observe Peggy se voir refuser le droit d’aller suivre la mission que Steve avait mené. À défaut de l’obtenir, elle le prend toute seule, avec l’aide d’Howard qui lui est toujours d’un indéfectible soutien. C’est intéressant et ça mène à une incroyable scène d’action. Quel plaisir de voir Peggy dans le costume de Captain… Britanica ?

Si la scène d’action est incroyable, c’est en grande partie grâce aux dessins, il faut bien le reconnaître. Pourtant, je n’apprécie pas tellement les dessins en ce qui concerne les visages – ce n’est pas trop mon genre. Pire, je trouve que la voix d’Hailey Atwell paraît vraiment superposée par moments, comme si elle ne savait pas trop ce que le personnage venait de faire juste avant : en pleine scène d’action, elle n’est absolument pas essoufflée.

J’ai trouvé ça déroutant, bien plus que de voir une femme gérer à fond cette bataille, désolé les gars des années 40 ! Peggy gère tout et est effectivement bien moins discrète que ce que l’on connaissait d’elle, mais elle obtient très vite le titre de Capitaine Carter, et ça sonne super bien. Quand je dis qu’elle l’obtient, il est évident qu’elle doit forcer ses supérieurs de l’armée à lui donner, hein. Elle se bat si bien, cependant !

Parmi les choses déroutantes dans l’épisode, aussi, il y a la romance entre Steve et Peggy. Elle pointe le bout de son nez de manière vraiment évidente, je trouve, et on ne comprend pas trop pourquoi ce lien continue d’exister entre eux. Tant mieux, hein ; je crois que je suis juste trop dans les clichés – elle est bien trop grande pour lui et ils ont moins de scènes en commun que dans le film une fois qu’elle devient Super Soldat.

En tout cas, Captain Carter déchire absolument tout dans cet épisode. On la voit libérer Bucky, prisonnier d’Hydra (ah, si elle savait !), puis accomplir tout un tas de missions périlleuses. Cela ne l’empêche pas de mener sa petite vie romantique avec Steve, même si leur premier baiser est interrompu par Howard. Arf, Dominic Cooper me manque, ce genre de gags passe tellement bien !

Il est intéressant que la série prenne le temps de souligner les attitudes misogynes de l’armée, les changements bien plus importants pour Peggy que pour Steve et le comportement du général qui finit par dire qu’il a toujours eu confiance en Peggy. L’humour passe bien. Quant à Steve, il ne reste pas qu’un jeune gringalet : avec un pote comme Howard, il devient l’écraseur d’Hydra et peut aider lui aussi à libérer Bucky.

C’est chouette comme entrée en matière pour What if en tout cas, car ça fait plaisir de retrouver ces différents personnages dans de nouveaux rôles. Par contre, la série ne perd pas de vue son intrigue globale et Hydra fait rapidement des remous. Même sans Tesseract, ils peuvent faire des dégâts, s’assurer que le 3e Reich ne sera pas le dernier et mener Steve à sa perte dans un train qui explose.

La scène est excellente et ajoute un moment d’émotions dans l’épisode, avec Carter qui pète un câble quand les considérations de l’armée ne sont pas vraiment pour Steve mais pour l’investissement perdu. Tss.

Cela n’empêche pas Peggy d’avoir envie de se venger de cette mort injuste, et pas qu’un peu. Elle mène donc une équipe à l’assaut d’une base Hydra menée par le Crâne rouge, en train d’activer le Tesseract. C’est là que Bucky finit par tomber sur l’armure de Steve. Il trouve aussi Steve, blessé… mais encore prêt à passer à l’action. Et oui, mourir est impossible dans une armure indestructible d’Howard !

Aidé par Bucky, Steve reprend vite le contrôle de sa super-armure et part au secours de Peggy. Non pas que ce soit nécessaire, hein. De son côté, Peggy poursuit sa vengeance en se rendant auprès du Crâne Rouge, mais elle arrive un peu trop tard. Le Crâne Rouge a réussi à ouvrir le Tesseract et faire entrer dans notre dimension un « calamar géant » comme le dit Bucky – ou juste de quoi faire fantasmer définitivement Hydra.

Pas le Crâne Rouge qui termine écrasé par les tentacules, laissant le terrain libre à Peggy et Howard pour tenter de sauver la situation. L’humour reste présent à chaque moment de tension de cet épisode – même quand il s’agit de faire référence à l’univers qu’on connaît d’ailleurs (le bras de Bucky !), et c’est un vrai plaisir car ça me donne l’impression d’avoir un nouvel épisode d’Agent Carter, des années après. Une chose est sûre, tous les deux sont capables de refermer le portail, mais ça se fait progressivement – et le calamar a bien envie de rester.

Tellement d’ailleurs qu’il finit par hurler et manquer de tuer une bonne partie des héros présents. Par chance, Steve parvient à tous les dégager du manoir où se déroule tout ça. Les images sont vraiment belles quand il s’agit de plans larges et d’action, tout de même. IL n’empêche que ça mène logiquement à Peggy et Steve se sacrifiant pour sauver la planète, en continuant de se battre contre le calamar – et on note au passage que Peggy se retrouve désormais équipée d’une épée bien pratique pour trancher du tentacule, alors que son bouclier – offert en début d’épisode par Howard – lui permet de repousser le méchant à travers le portail.

Oui, c’est finalement Peggy qui disparaît devant un Steve impuissant, lui rappelant qu’elle lui doit toujours une leçon de danse. Ce couple est vraiment maudit, peu importe l’univers alors ? Peggy passe le portail sur un dernier rendez-vous auquel elle n’assistera pas et laisse Steve seul avec le Tesseract. Dommage, je l’aimais bien cette Captain Carter. Par contre, l’épisode nous parlait d’une première Avenger, faudrait voir à pas abuser, là !

C’est ce qu’il se passe finalement : le Tesseract est utilisé pour rouvrir un portail et des bouts de tentacules en sortent, suivis par Peggy. Logique. Elle tombe alors nez à nez avec Nick Fury et Hawkeye, soixante-dix ans plus tard. D’après ce cher Watcher qui va nous accompagner, nous venons d’assister à la naissance d’une nouvelle super-héroïne pour le Multivers.

S’il précise bien – trop lourdement pour que ce soit sincère – qu’il ne doit surtout pas intervenir et que cela ne pourra pas avoir de conséquences immédiates, il est vrai qu’il est tentant d’imaginer que Captain Carter sera bien présente dans certains films de la Phase 4. Au moins pour une petite apparition, quoi.