Debris – S01E05

Épisode 5 – Earthshine – 17/20
La série fonctionne vraiment toujours autant, surtout que l’on commence à comprendre que nous sommes au sommet d’un iceberg bien énorme. Il va falloir démêler peu à peu toute la mythologie de la cellule, partagée également par des divisions au sein des agences gouvernementales que nous observons. Chaque personnage a ses pièces du puzzle et j’ai hâte qu’on le reconstitue peu à peu.

Spoilers

Un bus disparaît en plein centre-ville et reparaît quelques kilomètres plus loin, et tant pis si ses passagers ne survivent pas tous.


Even if you stop it, you can’t stop it

Vous ne pensiez tout de même pas que j’allais recommencer à attendre le dimanche pour voir les épisodes de cette série ? J’ai beaucoup trop accroché la semaine dernière pour ne pas me jeter dessus cette semaine dès que j’ai eu un brin de temps… à plus de 23h, donc. Qu’importe, c’est chouette de retrouver la série quand même.

L’épisode commence par une banale scène dans les transports en commun qui était plutôt sympa, parce que c’était une représentation assez réaliste des transports pré-covid. C’est peut-être le plus gros problème de la série : ne pas traiter la pandémie, ça se comprend, mais ça leur posera un problème de cohérence/crédibilité si on garde les masques ad vitam aeternam.

Bref, on s’en fout, l’épisode commence lorsque le bus est frappé par un bruit qui rend sourd tout le monde, avant d’être happé par ce qui se ressemble à un portail… sauf que ce portail se rouvre au milieu de nulle part et laisse les passagers en très mauvais état, parce que le bus est en hauteur quand il sort du portail. Aïe. Il y a un passager qui survit, rampe hors du bus et peut tout de même demander où il est à un homme qui contemple les dégâts. Pardon ? Qui es-tu monsieur ?

Bien sûr, nos inspecteurs sont appelés sur le cas, ce qui les force à prendre l’avion ensemble, une fois de plus. Finola en profite pour continuer de faire la tronche à Bryan, et j’ai trouvé ça plutôt cool : elle refuse de lui donner à lire le rapport du cas à venir, comme il ne les lit jamais de toute manière.

A leur arrivée sur la scène du bus crashé, il est rapidement question de trou de vers et d’un homme qui a disparu. Il s’agit de notre seul survivant du bus qui a donc été emmené loin de son lieu de crash. L’enquête est intéressante et comme d’habitude, on ne sait pas trop vers quoi on va se diriger. Le coup du trou de vers, c’est déjà plus courant que ce que les premiers épisodes ont servi, mais ça marche tout de même parce qu’ici, le but de l’épisode est ailleurs.

En effet, on veut surtout nous montrer les divisions entre les agences de Bryan et Finola, ainsi que nous donner des informations sur les terroristes que l’on voit depuis le début sans jamais avoir d’informations sur eux. Grâce à un coup de fil, Bryan apprend que les gens en ville ont bien entendu un bruit sourd étrange avant la disparition du bus, mais c’est tout. En revanche, la caméra qui filme la disparition du bus est pleine d’informations pour nos agents.

La caméra permet à Finola de remarquer une tasse de café laissé à l’abandon par un homme suspect observant ce qu’il se passe. C’est tellement gros, je ne peux pas croire à la puissance de cette caméra et à la présence de cet homme, clairement un terroriste, pile là dans l’axe de la caméra. Mais bon.

Le survivant du bus ? Il est rapidement retrouvé par les agents accompagnant nos héros. Le problème, c’est qu’il est mort désormais : il s’est fait tirer dessus, mais pas que. Il a beaucoup de petites blessures, ce qui fait penser à Finola que quelqu’un a dû voulu faire des tests sur son ADN pour savoir si celui-ci avait été impacté par le trou de ver.

C’est intéressant, parce que bien sûr, elle demande à Bryan qui pourrait bien faire ça, et il ne répond pas, alors qu’il pense inévitablement à son père, non ? Ils pensent aussi à Influx, bien sûr, d’autant que cette histoire de trou de ver rappelle à Bryan l’existence d’un ancien débris volé quelques mois plus tôt. En essayant de retrouver une vidéo de celui-ci, qui a déjà été testé une fois par les terroristes – Influx – auparavant, Finola découvre qu’elle n’a pas l’accès pour la voir. Et ça signifie donc que les américains l’empêchent d’y accéder.

Cette fois, on part donc sur l’idée d’une entente entre agence qui a dû mal à être efficace à 100%, mais aussi sur l’idée d’une piste terroriste, et je trouve que ça fonctionne bien d’imaginer des terroristes voulant utiliser les morceaux du débris pour leur propre plan. Reste à savoir quel sera le plan. Pour cela, le duo d’enquêteurs s’intéresse donc à l’homme qui a laissé son café après avoir vu passer le bus dans le trou de vers.

Ils remontent rapidement une piste, surtout que l’homme est connu des services de la NSA. Vraiment, ce que j’aime avec cette série, c’est qu’elle avance vite à chaque épisode : les héros heurtent peu de murs et sortent toujours des impasses rapidement, mais sans que ça ne paraisse non plus être improbables.

Ils en arrivent rapidement à voir la vidéo de surveillance d’un hôtel où l’homme s’est rendu, et Finola remarque alors que parmi les terroristes, il y a un des hommes qui a été vu avec son père. Cela l’énerve de savoir qu’il y a une liaison possible entre son père et les terroristes, mais aussi que ces terroristes soient si près d’elle, et en même si loin. C’est un vrai cauchemar pour elle, qui envisage toutes les théories, y compris les clones et une possibilité pour Influx d’avoir utilisé l’ADN de son père.

C’est intéressant, parce qu’elle s’en plaint à sa boss qui reste aussi calme que possible. Une vraie british, dis donc. Au-delà du cliché, cela devient intéressant de repérer quelques points de tension dans l’alliance entre les agences. Finola est de plus en plus électron libre au fur et à mesure des épisodes, je me demande jusqu’où ça ira : elle est loin de respecter toujours les protocoles comme au début de la série par exemple.

Bryan sort alors, forçant Finola à raccrocher, et entend l’étrange son qui a été entendu en début d’épisode… Cela permet aux enquêteurs de comprendre qu’un nouvel incident va avoir lieu, mais ils n’ont aucune idée pour savoir quand et comment. La frustration doit être énorme. En plus, les scientifiques sont inquiétants à leur révéler que le bruit sourd s’étend sur un périmètre extra-large, bien plus large qu’en début d’épisode. Le bruit s’arrête alors qu’ils arrivent à cette conclusion, mais rien ne se passe. Ben oui, le périmètre est grand, il faut que les débris chargent ; et aussi que le trou de ver se forme.

Autrement, Craig continue d’avoir ses enquêtes solitaires en parallèle. Je n’arrive pas à savoir ce qu’ils veulent faire du personnage, mais sa femme veut désormais déménager pour aider son fils, Dario, à être mieux soigné. Elle a connaissance d’un institut qui pourrait les aider, mais Craig ne voit pas ça comme ça. J’imagine qu’il veut se servir des débris pour le guérir.

En tout cas, il reçoit ensuite un appel de Bryan qui n’est pas ravi de son boss : il cherche à comprendre pourquoi la vidéo cherchée par Finola a disparu. Concrètement, son boss aurait dû approuver la demande de la personne voulant la supprimer, mais il ne l’a pas fait. C’est louche, je ne lui fais pas confiance à ce Craig.

Finola aussi reçoit un appel de sa sœur en plein milieu de l’enquête. Sa sœur est obsédée par une étrange chanson, et Finola comprend rapidement que sa sœur noie le poisson de quelque chose de beaucoup plus grave : Dee Dee se sent seule, alors qu’elle est devant un hôpital au beau milieu de la nuit. Elles ne mettent pas longtemps à avoir les larmes aux yeux toutes les deux. Les pauvres.

Finola raccroche malgré tout, débordée par son boulot… mais ce n’est que le début. Les choses empirent quand Bryan et elle repèrent finalement l’homme qui a abandonné son café le matin même. C’est à croire qu’il voulait se faire repérer, ce coup du café, mais apparemment, c’est bien une erreur de sa part puisqu’il semble sincèrement surpris de voir les agents devant son hôtel. Pas bien malin ce terrorise !

L’homme se suicide, non sans affirmer qu’il est persuadé que la technologie sera libérée et que quelqu’un d’autre prendra sa place. Personne ne pourra arrêter le trou de ver selon lui. Bien sûr, Finola appelle sa boss pour lui faire un rapport de cet échec et demander des ressources supplémentaires, mais ce qu’elle obtient, c’est à la place un rendez-vous mystérieux à ne nouvelle intersection où on lui file une clé USB. On ? Oh, cet acteur, je le connais et ça fait plaisir de le revoir ! Par contre, il est sacrément mystérieux : il annonce à Finola que son père n’est pas un clone et que sa boss en sait plus qu’elle ne veut bien le dire.

L’homme s’enfuit avant que Finola ne puisse faire quoique ce soit, et j’ai trouvé qu’elle prenait la nouvelle plutôt bien. Elle encaisse le coup quasiment sans réaction, ce que je trouve étonnant. En tout cas, l’enquête peut avancer maintenant qu’ils retrouvent la vidéo des premières expérimentations d’Influx.

Si au départ, elle n’a pas l’impression de voir quoique ce soit qui puisse l’aider, elle repère rapidement deux tours en acier sur la vidéo… exactement comme le bus ayant disparu et étant réapparu à proximité de deux grands poteaux d’acier lui aussi. Bon, ils n’ont plus qu’à trouver deux immeubles en plein Manhattan… C’est pratique, ça. Ce n’est pas vraiment un avantage, ni un coup d’avance, finalement.

Comme on est à New-York, Maddox finit par arriver, histoire de donner quelques ordres et de séparer nos héros. En effet, ils comprennent que le débris a besoin d’un chargement et qu’ils ont un temps limité avant l’ouverture du trou de vers. Il faut à présent faire en sorte de désarmer le débris, ce qui n’est pas gagné d’avance quand tout ce qu’ils savent, c’est qu’il se trouve probablement dans un grand immeuble de Manhattan.

Ils arrêtent leur choix sur trois immeubles particulièrement riches en acier et se séparent ainsi. Si le débris n’est pas dans l’immeuble de Bryan, il est dans celui de Finola. L’agent du MI-6 fait tout ce qu’elle peut pour arrêter les terroristes, mais ce n’est pas si évident ou simple. Un des hommes qui l’accompagne se fait toucher par des balles et les terroristes plient bagage bien rapidement.

S’ils sont rapides, ils ne se téléportent toutefois pas, ce qui m’a paru surprenant. Je m’attendais à autre chose avec eux, mais rapidement, on apprend qu’il y a une limite du nombre de fois où l’on peut se téléporter. Un des agents d’Influx n’est ainsi pas ravi d’apprendre que sa seule possibilité pour s’en sortir vivant va être de se téléporter… et probablement de finir comme son pote qu’on avait retrouvé à moitié enfoncé dans un bout de pont ?

Je ne sais pas ce qui est la meilleure option entre ça et Finola qui le traque avec difficulté et pourrait bien le tuer pour le principe, parce que je sens qu’elle va finir par péter un câble. En tout cas, Maddox finit par appeler Bryan pour lui dire que ce n’est pas dans son immeuble que se trouve le deuxième débris… Ce qui signifie qu’il y aurait bien un débris dans celui où est Bryan.

Il faut en effet deux débris pour ouvrir le trou de ver. Bryan fait demi-tour et ne tarde pas à apercevoir le débris, finalement, mais on nous explique que celui-ci n’étant pas synchronisé avec l’autre, il n’émet aucune radiation. Moui. C’est du charabia scientifique pour arranger les scénaristes, ça. D’ailleurs, la scientifique qui accompagne Bryan, restée en arrière avec un garde, se rend compte qu’il y a une mare de sang derrière une porte. Et hop, la voilà qui se fait tirer dessus, de même que l’agent moins chanceux qui se fait carrément tuer.

Bryan étant occupé, cela force Maddox à être celui qui contacte Finola pour suivre avec elle où elle en est et ce qu’il se passe. Celle-ci n’a pas du tout envie de bosser avec ce traitre, alors elle retire son oreillette, tout simplement, sans se douter qu’elle perd son avantage lorsque l’homme utilise de quoi se téléporter. On comprend toutefois que la téléportation l’affecte vraiment : non seulement, il ne maîtrise pas son point de chute, mais en plus, son front devient violacé. Et pas comme l’oncle Vernon, hein.

Malgré tout, il parvient à échapper aux agents à sa poursuite et à lancer son propre morceau de débris. L’événement va pouvoir commencer, avec les débris qui se synchronisent à nouveau. La scientifique, même si blessée à mort, l’annonce à Bryan. Evidemment, il s’inquiète aussitôt de ce qu’il va se passer, et il traine alors la scientifique jusqu’au lieu où est leur partie du débris. Le but est évidemment de réussir à désamorcer les débris et les pouvoirs qu’ils ont, à coups de fréquence.

J’aime bien l’idée, parce que ça nous montre enfin quel est le travail des scientifiques. Oh, je n’y comprends absolument rien bien sûr, mais au moins, on fait genre qu’il y a une logique derrière les débris. Finola, elle, perd la trace des terroristes, mais est retrouvée par l’un d’eux, qui l’empêche de sortir son flingue et semble surpris de découvrir qu’elle a les yeux de son père.

Alors qu’elle tente de l’interroger pour en savoir plus, le bruit sourd l’interrompt et l’empêche de pouvoir parler avec ce terroriste. L’événement peut alors commencer… mais ne va pas au bout : Bryan parvient à l’arrêter, même s’il n’entend plus rien des instructions de la scientifique. Bien sûr. Il est chouette de le voir travailler en équipe avec un autre personnage que Finola, surtout que les scénaristes commencent à étoffer les rôles secondaires. C’est bien, ça me fait plaisir.

J’aime beaucoup d’ailleurs la relation qui se noue tout au long de l’épisode entre Finola et un autre agent, un homme noir tout à fait charmant et s’inquiétant toujours de savoir comment elle va. Par contre, cet agent revient un peu trop souvent à la charge pour que ce soit innocent de la part des scénaristes : il sera soit un love interest, soit un homme d’Influx, soit les deux.

L’avantage de tout ça, c’est que le terroriste qui s’en prenait à Finola est arrêté par d’autres agents. Reste à savoir ce que nos héros pourront tirer de lui, en espérant qu’ils pourront l’interroger. Ce ne sont toutefois pas nos agents qui l’interrogeront : l’homme est emmené par Maddox ailleurs, là où on ne pourra pas l’entendre crier d’après Bryan. Mouais. Finola n’est pas tout à fait convaincue, par contre.

Elle décide donc de fuir Bryan, avant de mentir à Maddox en affirmant que le terroriste ne lui a rien dit. Elle demande quand même à l’interroger, mais ce n’est pas comme ça que Maddox envisage la coopération avec le MI-6. C’est bien dommage, et cette intrigue géopolitique entre les agences va me souler s’ils n’arrivent pas rapidement à se mettre d’accord.

Heureusement pour Finola, elle a toujours sa sœur pour lui envoyer une vidéo du passé et lui remonter le moral avec. C’est une vidéo où elles étaient petites et chantaient une chanson en espagnol avec leur père, dansant dans la maison. C’est tout mignon et ça fait pleurer Finola d’entendre Porque te vas, même si elle ne doit pas entendre grand-chose dans New-York sans écouteurs.

Pendant toute la scène, j’étais toutefois à l’affût d’un indice. Je connais trop ce genre de séries, il y a forcément quelque chose… Et c’est finalement le terroriste arrêté en train de chanter la chanson dans son van qui m’a fait faire la plus belle des grimaces.

Je suis vraiment pris dans cette intrigue, j’espère que la série apportera des réponses ! Et le pire dans tout ça, c’est que je veux des réponses sur tout ça et que j’en oublie presque qu’on ne sait pas d’où viennent ces débris, hein.

The Falcon and the Winter Soldier – S01E02

Épisode 2 – The Star-Spangled Man – 17/20
Je suis heureux de voir que le schéma de la série est plus rapide que ce que j’imaginais, mais quelque peu surpris de constater qu’on a un deuxième épisode très différent de ce qu’avait vendu le premier. C’est beaucoup plus captivant entre ce qui me concerne, mais ça créé un déséquilibre par rapport aux attentes et perspectives ouvertes la semaine dernière. Étrange, mais pas désagréable.

Spoilers

John Walker est le nouveau Captain America, provoquant le dépit de Falcon et du Soldat de l’Hiver.

I’ve got all of that on camera, you know that right?

Je ne peux quand même pas aller me coucher sans avoir vu ce nouvel épisode de la série la plus regardée au monde – non, j’en sais rien, je suppose, comme elle a eu un meilleur lancement d’après Disney+ que WandaVision qui l’était elle-même. Me voilà donc parti pour rencontrer un tout nouveau Captain America qui attise déjà toutes les haines. On sait très bien qu’il ne pourra pas être un gentil, il pique la place de Sam.

Je ne peux pas croire qu’il sera une simple victime de manipulation politique, même si c’est un peu ce que la série souhaite nous montrer avec ce début de deuxième épisode. On le voit en compagnie de sa petite-amie magnifique et métis, avant d’être rejoint par son meilleur pote noir. C’est très clair que le casting n’est pas un hasard, et la série va vraiment avoir un message important pour les USA aujourd’hui, je pense.

En tout cas, notre nouveau Captain America s’appelle John Walker. A moins de trouver un John Smith dans ses rangs, l’armée ne pouvait pas être plus explicite dans son choix d’un américain lambda. Franchement. Les scénaristes sont bons sur ce coup-là et on enchaîne avec un générique imprévu : une toute nouvelle musique pour le Marvel Studios, parce que c’est la fête, l’arrivée d’un nouveau Captain America !

Le type a droit à toute une parade rien que pour lui, au milieu d’un stade qui nous rappelle qu’il y a eu une vie avant le Covid19. Il n’a encore rien fait de sa vie qu’il est déjà acclamé par tout son ancien lycée à l’occasion d’une émission d’ABC. Ah, Disney fait sa pub, l’air de rien. Et ce nouveau Captain America aussi : il assure avoir du cran alors que la journaliste fait le résumé de toute sa carrière.

Il a une carrière impressionnante, OK, mais ça n’impressionne pas tellement Bucky qui est devant sa télévision pour suivre tout ça. On sent son énervement, et je ne peux m’empêcher de me demander où sont les autres Avengers sur ce coup-là. C’est encore pire qu’avec Westview ! En tout cas, Bucky décide aussitôt de rejoindre Sam pour l’engueuler… Et aaaah !

J’étais persuadé qu’on ne les verrait ensemble qu’au troisième épisode, c’est une vraie bonne surprise. En plus, Sam refuse de lui parler histoire d’aller s’occuper de l’homme masqué repéré par Torres dans l’épisode précédent, alors on voit bien que le duo va directement se former. Et ça vire tout de suite au meilleur possible, avec des dialogues qui fusent entre eux et sont excellents. Ils ne se supportent pas tellement, mais ils sont potes, et ça se voit dans l’absence de plan, les références au Hobbit et Sam qui affirme que les Avengers se battent toujours contre des androids, des aliens ou des sorciers.

Pourtant, pour une fois, il a juste affaire à des brutes, alors il préfère s’occuper de ça que d’un faux Captain America. Tu m’étonnes. Voilà nos deux héros qui font équipe pour aller s’en prendre à ces brutes, et ça donne de très bonnes scènes où ils apprennent à travailler ensemble, avec un Sam qui n’a pas de plan et un Bucky qui reste un peu trop un assassin. Ou qui n’hésite pas à faire un saut de 70 mètres depuis un avion. Aïe, j’ai mal au dos pour lui – à moins que mon problème ne soit le canapé sur lequel je suis affalé ?

En tout cas, Bucky insiste pour passer à l’action rapidement quand Sam est plutôt du genre à vouloir évaluer ses chances avec la technologie et de la stratégie. Il est celui qui découvre qu’il y a plus de deux hommes trop forts, mais aussi celui qui annonce qu’il y a un otage dans un des camions. Au sein de ce camion dans lequel Bucky se rend en courant très vite, on découvre que les méchants volent des vaccins – oh l’ironie du sort – et que l’otage est en fait une méchante qui protégeait la cargaison.

Voilà donc Bucky rapidement mis mal en point sur le toit d’un des deux camions transportant les vaccins. OK, on a compris Disney, tu as du budget pour tes scènes d’action et tu veux nous impressionner à chaque épisode. Très franchement ? Cela fonctionne à fond. La scène d’action est une nouvelle fois impressionnante à regarder, avec Sam et Bucky qui se retrouvent à affronter des super soldats.

Ils sont rapidement en difficulté face à ces méchants, mais ce n’est pas grave, parce que devinez qui débarque en hélicoptère ? Captain America, bien évidemment ! Il est accompagné par son meilleur ami Lemar Hoskins. La scène laisse tout le monde dans la merde : Bucky et Sam comprennent qu’ils ont affaire à des super soldats et ils se font éjecter de la scène d’action de manière plutôt violente, sans Aile Rouge et en passant sous le camion pour Bucky. On nous tease directement un ship qui aura son succès, aussi, avec une scène digne du Roi Lion quand Bucky et Sam roulent dans l’herbe.

Captain America ? Il n’est pas beaucoup plus chanceux que nos héros et se fait éjecter à son tour du camion, juste après avoir sauvé in extremis Lemar grâce au bouclier qui lui sert de luge. Franchement, il gère plutôt très bien le bouclier, cela fonctionne bien. Et il faut bien reconnaître qu’il fait un Captain America plutôt efficace, même s’il se fait botter le derrière. Si on admet que ce Captain America, qui n’essaie pas de remplacer Steve et insiste bien pour le faire comprendre, est vraiment un gentil, alors il faudra qu’il se fasse tuer d’ici la fin de la série pour laisser la place à Sam qui est bien plus légitime que lui dans ce rôle.

Je ne pense pas qu’il puisse en prendre conscience par lui-même, parce qu’il a un sacré égo. Il prend Sam et Bucky en stop pour leur demander leur aide, mais il le fait à sa manière, en les forçant à monter avant de les pousser à bout en disant qu’il veut être le meilleur Captain America possible et qu’il veut pour cela avoir l’aide des seconds de Steve… Vraiment, ce n’était pas la meilleure des idées, ça.

C’est la goutte de trop faisant partir Sam. Celle qui fait partir Bucky ? Elle vient bien avant, quand Lemar se surnomme Battlestar. Tu parles d’un second. Bon, ça nous laisse Sam et Bucky qui rentrent à pied, en tout cas, alors que du côté des méchants, on commence à s’organiser autour du slogan « one world, one people ». Bon, je n’accroche pas tellement à ces méchants, même si je trouve la méchante plutôt originale. Elle s’appelle Karli et vient probablement des comics, mais comme je ne lis jamais ces comics là, ben… Je vais rester dans le flou sur cette intrigue.

Quand on retrouve Sam et Bucky, c’est pour une scène bien triste : ils n’ont plus rien après s’être fait botter les fesses par les Super Soldats, mais Bucky décide d’emmener son pote à Baltimore pour lui faire rencontrer Isaiah. Ce n’est pas si évident, parce qu’il vit dans un quartier paumé et est bien gardé. On nous apprend alors qu’il est un ancien soldat que Bucky a connu durant la guerre de Corée. Soit.

Je m’attendais à un personnage qu’on connaissait déjà, mais je ne crois pas que ce soit le cas. Pardon, je n’ai pas revu les Captain America ! Isaiah ? C’est un vieillard désormais, mais c’est un ancien soldat très fort qui avait été capable d’arracher une partie du bras métallique de Bucky. OK, mais quel est l’intérêt de faire rencontrer ce personnage à Sam ?

Il le présente un peu comme un espoir, alors qu’Isaiah est juste un ancien super soldat qui a été mis en prison pendant trente ans et a servi de rat de laboratoire. Il est légitimement énervé cet Isaiah, et Sam l’est lui aussi quand ils se font virer de chez ce Super Soldat noir que personne n’a jamais appris à connaître. La série trouve vraiment les bons moyens d’aborder le sujet épineux du racisme aux États-Unis, j’aime beaucoup comment c’est présenté de manière permanente dans la vie de Sam, sans que ce ne soit trop pour autant.

Il est ainsi appelé « Black Falcon » par un gamin, avant d’être pris à parti par une voiture de flics qui le voit s’énerver dans la rue. Pff. Ce n’est peut-être pas subtil de la part des scénaristes, mais c’est sûrement très vrai aussi. Je n’en sais rien, je ne suis ni noir, ni américain, mais avec tout ce qu’on a entendu cet été et depuis quelques années dans les séries, j’imagine malheureusement que c’est un aspect véridique. En tout cas, le contrôle d’identité finit mieux quand un flic reconnaît Falcon, ce qui doit être encore plus énervant pour lui.

Tout ne s’arrange pas pour autant avec les flics : Bucky a raté son rendez-vous avec la psy, il est considéré comme un fugitif et est arrêté. Forcément, Captain America intervient donc pour faire libérer Bucky, parce qu’il connaît sa psy et qu’il a besoin de Bucky, au point de faire sauter cette injonction d’aller voir la psy. Cette dernière refuse toutefois de les laisser partir sans leur faire une petite thérapie de couple. La question du miracle ne fonctionnant pas sur eux, elle les force à se regarder sans détourner le regard, et ça finit en duel de regard. Tant d’égo dans la même pièce, la psy a du courage – et les scénaristes beaucoup d’humour.

Finalement, la thérapie tourne à quelque chose d’intéressant après l’humour lourd : Bucky en veut toujours à Sam d’avoir rendu le bouclier de Steve, surtout quand on voit ce qu’il est devenu, et parce que ça veut dire que Steve se trompait peut-être sur Sam, et donc sur Bucky. Vu comme ça, il y a de quoi l’énerver. Bucky est quant à lui forcé d’entendre Sam lui assurer qu’il a fait ce qu’il pensait juste.

Une fois que c’est fait, Sam s’enfuit, considérant tout ça comme un moment beaucoup trop gênant. La psy est en plein échec avec eux, mais aussi avec Bucky qu’elle n’a pas le choix de laisser partir. Le duo de héros peut donc retrouver le nouveau Captain America et Battlestar en train de les attendre devant le commissariat pour leur parler de Karli – et pour se faire appeler Walker par nos héros.

Le duo se dit beaucoup plus flexible que Captain America et Battlestar, refusant alors de bosser pour eux. Il n’en faut pas plus pour que la tension soit exacerbée entre les deux duos, avec un Walker bien trop agacé de ne pouvoir compter sur eux. Aha ! C’est bien fait, du con, va falloir apprendre que le monde entier ne te mange pas dans la main parce que tu l’as décidé.

En revanche, menacer Falcon et le Soldat de l’Hiver ? On a connu plus malin. Il y a des gens que je n’aimerais pas me mettre à dos, et ils en font partie. La fin d’épisode se concentre à nouveau sur Karli, histoire de nous montrer que son petit ami se sacrifie pour elle et pour leur cause, en tentant d’arrêter les agents fédéraux qui sont à leur poursuite – et en les ralentissant suffisamment pour permettre à Karli de s’enfuir. Franchement, il y avait d’autres possibilités, je pense, pour que ce personnage survive.

M’enfin bon, admettons. Pendant ce temps, Sam et Bucky comprennent qu’ils n’ont pas d’autres options que d’aller voir Zemo en prison pour en savoir plus sur ces Super Soldats sortant de nulle part. Ah, il était temps de le voir débarquer, lui, parce que bon, ils ont axé une bonne partie de la promo sur lui et Carter, mais bon, ils se font attendre… un peu comme les intrigues sur la vie perso des héros complètement mises de côté dans cet épisode après une insistance lourde la semaine dernière… Il y a un étrange déséquilibre dans la formule.

Un peu plus qu’un banal procédural ce Caméléon (The Pretender, #02)

The Pretender (TV series) - WikipediaSalut les sériephiles,

Comme promis, j’ai continué mon visionnage du Caméléon, et ça avance plutôt bien parce que la série se laisse regarder toute seule. Pour le moment, j’ai décidé d’aborder cet énorme rattrapage épisode par épisode, et je n’ai pas vu grand-chose au cours de la semaine… mais c’est toujours mieux qu’un seul épisode, alors ça devrait tenir facilement le format 500 mots !

Voir aussi : Je n’ai jamais regardé Le Caméléon avant (The Pretender, #01)

Le Caméléon : saison 1 épisode 2, Chaque tableau a son histoire - TéléObsÉpisode 2 – Every Picture Tells a Story – 16/20
Dans cet épisode, Jarod est principalement garde-côte, donc on laisse tomber la promesse de le voir pilote d’avion, et c’est un peu dommage tout de même. Pendant l’épisode, Jarod répare plusieurs injustices dont une un brin féministe avec une femme enceinte. La série oscille entre féminisme et machisme, what a decade to be alive ! C’est particulièrement marquant dans cet épisode, mais c’est une réflexion que j’ai continué à me faire par la suite.

Bien sûr, le Centre est encore flou (Jarod apprend à nager, des jumelles savent compter des allumettes… OK et ?) dans ses vraies intentions, j’espère que ce sera développé un jour. Je sais toutefois que c’est encore trop tôt  dans la série pour m’en plaindre. Comme dans le pilot, l’épisode construit un puzzle sympa avec plusieurs personnages secondaires qui ont une utilité à jouer. Ça fonctionne, même si je n’accroche pas du tout à ces personnages qui ne reviendront pas.

Le fil rouge développe l’histoire familiale de Miss Parker, c’est un peu trop rapide avec déjà un mystère sur sa mère qui se dessine et un cliffhanger qui révèle que Jarod a entendu ce qu’il s’est passé. C’est le bon dosage pour créer le suspense et l’envie de revenir, mais comme nous ne sommes qu’au deuxième épisode, je suis déjà à peu près sûr et blasé que nous n’apprendrons pas plus sur le sujet avant au moins la mi-saison. Les secrets de Sydney, en plus, ont le potentiel de vite être blasants, car c’est un personnage toujours dans l’entre-deux, entre allié et ennemi. Bizarrement, cette nuance me soule.

En revanche, Miss Parker a les meilleures répliques, c’est un perso sassy vraiment cool au look incroyable. J’aime ce côté dominateur dans toutes ses relations alors qu’elle perd constamment face à Jarod. Elle sait se faire respecter de tous, sauf lui, mais ils ont une relation sympa au cours de l’épisode. Le jeu de chat et la souris est prenant pour le moment, mais sur quatre saisons ça va être lassant, je pense. Enfin, ça évoluera probablement, pour l’instant la série se définit elle-même et il faut que j’arrête d’essayer d’envisager le long terme. À quand le remake ou reboot ? Elle semble presque en avance sur son temps.

Le Caméléon S01E03 : infos, avis et bande-annonce de l'épisodeÉpisode 3 – Flyer – 13/20
Ce qui devait arriver arriva, j’ai beaucoup moins accroché à cet épisode où Jarod joue les pilotes d’avion de chasse dans l’espoir de résoudre la mort mystérieuse d’un pilote. On dit de lui qu’il avait bu la veille de son accident, empêchant la veuve et son fils de toucher l’argent de l’assurance. Jarod n’a aucun mal à prouver qu’il s’agissait finalement d’un accident qui aurait pu être évité si tout le monde assurait le rôle qu’il avait à jouer plutôt que de vouloir faire du profit. Sans surprise.

Le capitalisme, c’est mal. L’armée américaine, ce sont des gentils, ils n’y sont pour rien. Et l’épisode s’entête à faire évoluer Jarod à nouveau dans un monde pleinement masculin où une femme sort du lot en étant hyper cool et meilleure que le reste des hommes qui l’entourent… On sent un schéma répétitif en seulement trois épisodes, ça m’inquiète pour que j’accroche jusqu’au bout.

Si ça doit devenir la formule de la série, ça va me lasser très vite… Et le problème, c’est qu’il y a de fortes chances que ce soit le cas. Ces épisodes sont ceux d’une série sur du long terme, ce n’est pas étonnant. Il y a 22 épisodes à occuper, certains sont voués à être prenants et les autres à se répéter.

Du côté du fil rouge, Jarod avance tout doucement sur l’enquête concernant ses parents, tentant de trouver des infos sur son père. Miss Parker continue d’avoir des looks tous plus incroyablement 90 les uns que les autres, tout en étant badass à souhait. Cela ne lui permet pas de battre Jarod malgré tous les moyens à sa disposition, et même si elle est capable de faire face à Sydney tentant de la doubler une fois de plus.

La fin d’épisode nous fait découvrir son boss et révèle que Miss Parker n’a pas tous les pouvoirs, même quand elle débarque en limousine au milieu du désert. Bien, on en apprendra plus sur le Centre… Un jour.

Le Caméléon S01E04 : infos, avis et bande-annonce de l'épisodeÉpisode 4- Curious Jarod – 14/20
Je sens que selon les épisodes, les notes vont vraiment varier et nous montrer que la série est plus ou moins capable de me passionner. Genre, avec cet épisode, on a clairement ce qui s’appelle un filler qui ne fait rien avancer, mais en même temps, j’ai passé un bon moment parce qu’il était sympa de voir Jarod faire un détour par Las Vegas en tant que croupier – ou en tant que joueur qui compte les cartes, bien sûr. Un vrai génie, quoi.

Parmi les meilleurs moments de l’épisode, il y a le jeu de chat et la souris qui mène à Miss Parker arrêtant enfin Jarod, avant que celui-ci ne révèle qu’il a encore une carte dans son sac en tant que chef de la sécurité. Le gag sur le fait de la fouiller en lui faisant retirer ses vêtements, en revanche, c’était bien moins cool en 2021 qu’en 1996 comme humour potache. C’est difficile de voir la série avec un regard neuf en 2021, je suis constamment partagé, surtout qu’elle a des côtés modernes… comme toutes les séries de cette époque !

L’épisode ne m’a pas marqué outre mesure autrement, avec une intrigue plutôt simple, multipliant la corruption des personnels du casino et le féminisme à deux vitesses de la série. Quant au fil rouge, les éléments sont disséminés d’épisode en épisode, mais il n’y a pas encore de quoi savoir où l’on va pour cette saison 1, avec un rythme de micro-avancée à chaque épisode. Au moins, ça tient en haleine et ça fait revenir.

Et voilà donc ce que j’avais vu de la série la semaine dernière. J’avance progressivement, mais je ne suis pas prêt d’en arriver au bout, je crois, surtout que pour l’instant, je n’ai vu qu’un seul autre épisode ! Il faut que je me motive ce week-end, de toute évidence !

Resident Alien – S01E06

Épisode 6 – Sexy Beast – 16/20
Les différentes pièces du puzzle s’emboîte bien dans cet épisode qui change un peu de sa narration habituelle et accélère finalement le rythme du fil rouge, l’air de rien. L’épisode précédent permet de mettre de côté certains éléments qui ralentissaient Harry jusque-là, et le changement fonctionne plutôt pas mal pour la série, je trouve. L’épisode est très sympathique et donne toujours envie de revenir, encore et encore. Un vrai plaisir.

Spoilers

Un nouveau médecin débarque en ville pour remplacer Sam, et tant pis si Harry ne le voit pas d’un bon œil.


Hey that’s miss chlamydia. I’m not my mother.

Vous ne rêvez pas, j’ai bien vu cet épisode avant le dimanche. Rien ne va plus dans ma vie ! Je profite de la possibilité de me coucher un peu plus tard pour regarder cet épisode, en vrai, surtout que j’accroche bien à la série et que je me demande toujours où elle va m’emmener et quel gag elle va bien pouvoir pondre.

Je devrais aussi me poser quelques questions sur les rebondissements prévus, parce que la série nous embarque dans un flashback pour son premier épisode. Cinquante ans plus tôt, nous suivons la vie d’une petite fille en plein orage, vivant chez son père, un étrange monsieur qui semble avoir une passion pour les horloges. Cela tombe bien : cela permet de savoir que le temps s’arrête brusquement durant l’orage.

C’est ensuite l’électricité qui s’arrête, les forçant à grimper plusieurs étages. On découvre ainsi qu’ils vivent dans un phare et doivent s’assurer qu’il émette de la lumière à nouveau. Cela dit, au lieu d’allumer la lumière, ils découvrent que la pluie ne tombe plus… et pour cause : il y a un vaisseau d’alien au-dessus d’eux. La petite fait alors l’erreur de prendre des photos du vaisseau… et ça ne plaira pas aux aliens, ça. Non ? On ne saura pas immédiatement, parce que c’est la fin de ce flashback.

Quatre mois plus tôt par rapport au présent de la série, un militaire repère le vaisseau d’Harry en train de s’écraser. Le problème, c’est que la signature infra-rouge du vaisseau semble se téléporter avant de s’écraser, alors ça le fait pour un dingue quand il en parle lors d’une réunion officielle avec une major.

Cette dernière le force donc à prendre quelques vacances… avant de le retrouver à l’arrière de sa voiture, pour lui assurer qu’il a parfaitement raison. Il a repéré un OVNI et elle refuse que cela suive la chaîne officielle de commandement, parce qu’elle ne veut pas que ce dossier finisse dans un trou noir. À la place, elle s’assure que sa petite-amie soit larguée par SMS et offre à l’homme une nouvelle femme, Lisa Casper. Voilà donc notre duo de chasseurs d’extraterrestres constitué.

Bien. J’avoue que je ne m’attendais pas à voir ça comme. On retrouve ensuite le duo trois mois et demi plus tard, au New Mexico, où ils sont sûrs de pouvoir retrouver le vaisseau. Celui-ci est invisible, mais par un joli coup de hasard, ils parviennent effectivement à mettre la main dessus, exactement aux coordonnées indiquées lorsqu’il s’est téléporté. Trop simple.

Bien sûr, ils reportent aussitôt la trouvaille à la générale qui met une bonne semaine à se pointer auprès du vaisseau. Celui-ci est dans un hangar où une lumière bleue le révèle, et où la série peut nous révéler que cette militaire est en fait la petite fille du début d’épisode. Ceci explique cela.

Dans le présent, nous retrouvons Harry persuadé d’avoir rêvé tout l’épisode précédent. Ce n’est pourtant pas le cas, sa femme est toujours là. Non seulement elle est là, mais en plus, elle passe la journée avec lui. C’est une journée bien romantique, même s’il en profite pour lui donner plein de vin afin de s’assurer qu’elle s’endorme rapidement.

Son but est en effet de profiter du fait qu’elle dorme pour recommencer à travailler sur son vaisseau. Côté travail, il a de quoi faire au sein de l’épisode, avec une cafetière cassée et un remplaçant pour lui qui débarque, Ethan Stone. Oui, ça y est, Sam est remplacé officiellement, et en plus, il l’est pile le jour où le rapport d’autopsie confirme que Sam est mort empoisonné.

Ethan Stone est un beau gosse qui charme une infirmière rien qu’avec son look et il n’en faut pas plus pour éveiller la jalousie d’Harry. Il ne comprend pas bien qu’il est jaloux, mais on sent rapidement que le médecin va éveiller toute sa jalousie. En plus, il casse la tranquillité de la série, parce qu’Harry n’a plus de raison de rester en ville.

Il veut toutefois paraître plus brillant que son successeur et fait tout pour cela, même si cela finit par lui imposer d’avouer qu’un bloc d’ordonnances de Sam a été volé. Et tant pis si ça grille Asta au passage, parce que devant les flics, elle se sent un peu conne d’un coup d’avoir caché ça. Elle leur dit une partie de ce qu’elle sait, y compris le fait qu’un gamin du lycée se servait du bloc, mais elle laisse de côté Jay. Grillée de ouf, la Asta.

De son côté, Harry tente de faire croire qu’il a réparé la cafetière et tente vraiment par tous les moyens d’être plus brillant qu’Ethan. Ce n’est toutefois pas si simple… De toute manière, il est forcé d’aller ranger ses affaires, même s’il n’en a pas, et d’accepter un cadeau de remerciement de la part de Ben, même si le remerciement, il le met rapidement à la poubelle, devant lui.

Pauvre Ben. D’ailleurs, Harry révèle la vérité à Ben : Max n’est pas malade… mais quand Ethan débarque et propose son aide pour diagnostiquer le petit, Harry affirme que si, Max est bien malade. Allez, il est marrant, Harry. Il se barre donc, et il le fait sans dire au revoir à Asta. Elle est énervée de voir qu’Harry se barre comme ça, mais elle insiste tout de même pour un câlin… surpris par la femme d’Harry.

Elle est partout cette femme, c’est fou. Elle est heureuse de savoir que son mari est enfin libre et lui propose aussitôt son aide pour tout ce qu’il a à faire… avant de l’emmener au bar de D’Arcy. Celle-ci est aussi ravie que ce qu’on peut imaginer, hein. Elle est toutefois bien forcée de servir le couple et le fait pas si mal.

Malheureusement pour Harry, la journée d’Ethan n’est pas terminée : il est amené au bar par Ben et Asta. Forcément. Lui aussi doit découvrir la ville, mais il a déjà fait toutes les recherches qu’il faut sur l’histoire de la ville et du 59 pour en sauver 1. Pour faire bonne mesure, Harry s’impose à nouveau et insiste pour souligner que cela fait finalement soixante morts pour en sauver un. C’est con, l’humanité.

Malgré tout, Ethan marque des points auprès de tout le monde, y compris Isabelle, la femme d’Harry. C’est donc ça son nom. Il était temps que je l’entende, et je l’ai fait alors qu’Ethan enchainait à nouveau des mots de français : après médecin sans frontière, ce fut de jolis compliments en français. Ils parlent un bon français tous les deux, mais on ne les entend pas vraiment, parce qu’Harry nous recouvre de sa voix-off tout ça.

Bien sûr, comme Ethan plaît autant à Isabelle qu’à D’Arcy – à deux doigts de littéralement baver sur Ethan – cela finit en concours d’égo entre Harry et Ethan, avec un bras de fer… qui ne peut pas tourner à l’avantage d’Ethan. Harry est sûr de gagner, et c’est ce qu’il se passe quand il s’attaque à son adversaire et lui démet l’épaule. C’était plutôt drôle à voir, et bien sûr, c’est Ethan qui finit par être acclamé dans le bar, parce qu’il est un dur à cuire. Pauvre Harry.

Il m’a fait de la peine cet alien. Il a encore du mal à se faire à l’humanité, clairement. Il tente pourtant autant qu’il peut de le faire, séduisant ensuite sa femme avec un petit-déjeuner maison et un peu de dirty talk. Malheureusement pour elle, elle ne se méfie pas assez de cet extra-terrestre romantique qui n’hésite pas un seul instant à l’empoisonner pour être davantage tranquille avant de partir à la montagne.

Au petit matin, nous retrouvons également D’Arcy dans le lit du nouveau docteur. Elle me fait tellement rire. Ethan a carrément une maison gigantesque et déjà bien rangée alors qu’il vient juste d’arriver. Les américains, j’adore. Il est si insupportable cet Ethan. Bien sûr, il est déjà in love de D’Arcy, mais celle-ci fait beaucoup trop peur à notre barmaid qui a clairement oublié une bonne partie de la soirée, en plus.

Elle est occupée de toute manière D’Arcy : elle doit aussi aller surveiller la montagne… et y découvrir Harry, au moment où l’alien met enfin la main sur la dernière pièce manquante de son vaisseau. Elle fait aussitôt poser l’hélicoptère pour engueuler Harry et le convaincre de quitter le sommet dangereux sur lequel il est en train de faire sa randonnée. Cela ne le dérange pas vraiment maintenant qu’il a la pièce manquante de son vaisseau. Il peut vraiment quitter la ville.

L’enquête sur le meurtre de Sam continue bien sûr, au lycée cette fois. C’est l’occasion de donner un job à la femme du maire : la voilà désormais professeur. Elle confie l’étudiant suspecté d’avoir utilisé les ordonnances de Sam aux flics, qui jouent aussitôt au duo gentil/méchant. Enfin, c’est le shérif qui fait le duo, en laissant son adjointe gérer la surveillance du périmètre.

Sans trop de surprise, le shérif se ridiculise alors que bien sûr, sa collègue n’a aucun mal à avoir les informations dont ils ont besoin… à l’exception de l’existence de Jay dans ce lycée. Malheureusement, le shérif la repère, comme quoi il est encore capable de faire ce job. Et bien sûr, c’est étrange qu’Asta ne parle pas de Jay.

En tout cas, plus le temps passe, plus je m’attache aux flics, surtout quand l’adjointe danse un peu dans son placard tout en faisant un joli murder board. Le shérif découvre tout ça et peut alors s’approprier toutes les bonnes théories qu’elle lui propose. Ainsi, elle envisage que si Sam est diabétique, il est possible que le poison vienne carrément de son insuline. Maligne.

Bizarrement, elle est ensuite invitée à une soirée entre filles au bowling avec Asta, D’Arcy et leur amie. Elles sont quelque peu perchées avec un look coordonné de chemises immondes. Asta y passe une soirée de merde, en plus, entre la flic qui lui indique que ce n’est pas super de sa part d’avoir voulu protéger Jay parce que ça semble super bizarre à présent alors que Jimmy, son ex, s’affiche dans le bowling avec une nouvelle copine, Becky.

Comme la flic insiste également pour dire que le voleur est forcément quelqu’un qu’Asta connaît, celle-ci se décide à aller confronter Jimmy. Ce ne peut qu’être son ex qui a volé ce bloc d’ordonnances selon elle. Mouais. Moi, je penche plutôt du côté de D’Arcy pour l’instant, ou de la femme de Ben. Il faut quelqu’un qu’on connaisse déjà et qu’on n’envisage pas dans l’enquête, après tout. Non ? Qu’importe, pour l’instant, on a une scène sympa où Asta met en garde Becky sur les violences de Jimmy.

De son côté, Harry se retrouve bien embêté pendant la soirée : il se rend compte qu’une fois que toute l’humanité sera anéantie, personne ne sera plus là pour constater qu’il était plus intelligent qu’Ethan. Cette nouvelle jalousie fonctionne bien comme motivation pour le personnage, c’est amusant. Ses pensées sont toutefois interrompues par Isabelle. Il ne met pas longtemps à vouloir la ré-empoisonner. Le problème, c’est qu’Isabelle ne boit pas immédiatement son café devant lui et le trouve bizarre… Tu m’étonnes qu’il est bizarre à la droguer comme ça !

Il l’entend tomber, alors il est sûr que tout va bien… mais je ne parierais pas là-dessus, moi. Elle a commencé à se méfier de lui en le trouvant sacrément bizarre, non ? En tout cas, il est persuadé qu’elle dort à nouveau et abandonne donc le chalet, définitivement probablement, pour se rendre auprès de son vaisseau. Le problème, c’est que son vaisseau n’est plus là, et aussi que l’emplacement est surveillé par l’armée.

Ils voient débarquer Harry, se demandent qui il est… et l’épisode se termine alors que notre extra-terrestre est confronté à eux. Eh, la série avance vite, qu’est-ce qu’ils vont bien pouvoir nous raconter en saison 2 à ce rythme-là ? Parce que oui, la série est renouvelée !