Julie and the Phantoms – S01E02

Épisode 2 – Bright – 16/20
C’est mignon, les musiques sont entraînantes et les personnages totalement attachants. La série se regarde toute seule, même si je n’en suis qu’au deuxième épisode, et ça fait regretter de l’avoir commencée trop tard dans la nuit pour tout voir d’un coup. Au moins, ça me permettra de faire durer le plaisir, parce que oui, il y a du plaisir dans la simplicité de la série – et dans ses chansons !

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Spoilers

Just go with it.

Les fantômes se téléportent en même temps et peuvent se changer – en gardant le même code couleur puisqu’Alex reste habillé en rose ? – et la série reprend… exactement là où elle vient de nous lâcher, au plan près. Les fantômes veulent réconcilier Julie, mais ils n’osent pas, parce qu’une fille qui pleure, ça leur fait peur. Ils ne sont pas au bout de leur peine les pauvres, puisque Flynn débarque en pleurs elle aussi.

Elle est en effet dégoûtée que sa meilleure amie ne chante plus et abandonne la musique, mais elle finit par découvrir – après tout un débat sur ses sept sodas bus – que Julie recommence à jouer du piano grâce à la chanson de sa mère qu’elle vient de retrouver. C’est plutôt fluide, même si certains moments sont un peu ridicules, notamment quand Julie retrouve les fantômes ou quand ceux-ci traversent la porte du garage.

De manière générale, les effets spéciaux ne sont pas exceptionnels, mais ce n’est vraiment pas l’intérêt de la série. L’intérêt est dans les personnages et, probablement, dans les chansons. J’ai bon espoir de ce côté-là. Pour l’instant, côté histoire, la série se contente de nous faire découvrir ses personnages, en effet, avec un mélange de bienveillance et de nostalgie. En effet, on découvre que le père continue de se rendre régulièrement dans le garage pour parler à sa femme.

Les fantômes espionnent jusqu’à ce que ce soit too much pour eux et décident ensuite d’aller rendre visite aux maisons de leur enfance… Ce qui n’est pas gagné, après 25 ans. Luke refuse toutefois de se laisser gagner par la dépression et par les conséquences de sa mort, rappelant à Reggie et Alex qu’ils n’étaient pas si heureux que ça dans le passé. Ben oui, les parents de Reggie étaient en plein divorce et ceux d’Alex, pas trop heureux de savoir leur fils gay. Ah. Ben ça ! Luke et Reggie sont carrément d’accord avec ça, c’est étonnant pour les années 90 ; et ça n’empêche pas le perso d’être un grand cliché après ça. Ils finissent par se remettre de leurs émotions en chantant une chanson… que tout le monde peut entendre.

Ils ne s’en rendent pas compte, trop occupés à chanter qu’ils sont de retour, grâce à une guitare apparaissant comme par magie dans ses bras. Ils retournent ensuite chez Julie où ils la retrouvent après une journée bien naze. Ben oui, sa prof de musique ne peut pas la reprendre dans le programme comme prévu, parce qu’un autre étudiant est déjà inscrit.

Julie finit par l’avouer à Alex, mais pas avant une autre bonne scène où le père la surprend à parler toute seule et où les fantômes sont sympas avec elle. On découvre un peu plus le personnage de Julie, forcément, avec une boîte à rêves où elle laissait ses paroles de chansons écrites avec sa mère, avant la mort de celle-ci.

Julie rejoint ensuite son père et son frère dans le salon, pour constater que son père a fait des photos du garage/studio de musique bien gênantes, puisqu’il y voit des points lumineux que Carlos associe immédiatement à des fantômes. Evidemment. Il va être le petit curieux qui espionnera forcément sa sœur jusqu’à découvrir son secret, et ça marche bien. J’aime beaucoup l’idée.

De même, j’aime la manière dont Julie n’a aucun mal à convaincre son père de ne plus vendre la maison finalement : les fantômes l’aident déjà à aller mieux, puisqu’elle devait déménager en n’arrivant pas à faire son deuil. Elle avance dans son deuil, et ce n’est pas si mal. La série devient peu à peu plus intéressante et accroche vraiment l’attention, puisqu’on tombe ensuite sur une scène où Luke essaie de convaincre Julie qu’elle gâche son potentiel et son énergie – alors que lui gâche l’énergie du frigo.

Oh, c’est tout triste, parce que le ship est réel là : Luke finit par lui donner la partition d’une chanson non enregistrée du groupe, et un petit refrain ensemble les rend grave mignon. Il n’en faut pas plus pour que Julie se décide à épater sa prof dès le lendemain matin.

Malheureusement, ce n’est pas si simple : le club de musique est plein et Carrie a la main mise sur ce qu’il s’y passe avec son groupe de musique très… critiquable on va dire. Ce n’est pas mon délire, mais c’est celui d’Alex, et encore plus celui de Reggie, qui bave littéralement devant Carrie. Malgré tout, les fantômes sont là pour pousser Julie à chanter sur la scène alors que tout le monde s’en va…

Et ça marche. La chanson attire l’attention de tout le monde dans le gymnase, et ça les attire encore plus quand les fantômes la rejoignent sur scène et se mettent à chanter Bright avec elle. Oui, tout le monde voit les fantômes quand ils sont sur scène avec elle. Il était temps : c’est littéralement une information que nous avions dans la bande-annonce dès le départ, donc c’est sans surprise… mais c’est plutôt bien amené, le tout avec une chanson qui reste en tête et rend totalement jalouse Carrie.

Allez, je m’arrête là pour ce début de visionnage de la série, mais je trouve un peu ma came avec cette série, c’est chouette.

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Julie and the Phantoms – S01E01

Épisode 1 – Wake Up – 15/20
Pour l’instant, la série fait un sans faute dans le cliché… mais c’est justement ce qui en fait tout l’intérêt et la rend intéressante à suivre. C’est une série musicale pour ados… Cheesy, prévisible et souvent ridicule, je ne peux qu’être accroché à ce nouvel univers aux épisodes un peu plus courts qu’une série classique. Oh, et aussi, gros coup de cœur sur la chanson donnant son titre à cet épisode. Je suis piégé, c’est mort, les amis !

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Spoilers

We might be dead but our music isn’t.

Pas convaincu du tout que ça vaille la peine d’écrire une critique, mais bon, admettons, on commence par un boys band dans les années 90 – en 95 exactement – et dès le départ on est déjà à fond dans une chanson catchy. A la fin de cette introduction bien particulière, on suit le groupe – Luke, Alex, Reggie, Bobby – en train de draguer une serveuse du bar vide dans lequel ils viennent de jouer. Elle s’appelle Rose et elle ose les encourager, oui, même le Chris Halliwell du pauvre qui est là. Désolé, je n’ai pas encore retenu qui il était, mais c’est totalement le sosie de Chris Halliwell.

Avec le synopsis de la série, on sait déjà ce qui va leur arriver, malheureusement : trois d’entre eux vont mourir misérablement ce soir-là, qui est le soir du partage de tout leur rêve. Et la mort est super triste : c’est une intoxication alimentaire à cause de sandwich qui ont l’air dégueulasse…

On passe alors en 2020 où les meilleures amies Julie et Flynn se retrouvent. On est rapidement sur des dynamiques lycéennes tout ce qu’il y a de plus habituelles, avec des meilleures amies un peu paria, une blondasse bitchy (qui s’appelle Carrie, pour le cliché ?) et Nick, le crush de l’héroïne qui a tout du quaterback. Comme on est dans une série musicale, on n’a pas spécialement le temps de découvrir les persos qu’on passe déjà au cours de musique avec une prof très chouette et une Julie trop timide pour oser jouer.

Il n’en faut pas plus pour qu’on s’attache à l’héroïne qu’on retrouve ensuite chez elle en train de faire ses devoirs alors que son père lui annonce vouloir vendre la maison, ce qui signifie faire du ménage et s’occuper de ranger les affaires de sa mère décédée. Allez, bim, une héroïne orpheline, ça fonctionne toujours pour en faire une ado au grand-cœur.

Comme elle range les affaires de sa mère en culpabilisant de ne pas avoir été là pour la mort de sa mère, elle se décide à écouter le CD démo des Sunset Curve, le groupe de musique du début d’épisode. Et c’est là que la série commence vraiment avec l’arrivée des trois musiciens dans la vie de Julie.

Elle hurle inévitablement et s’enfuit en hurlant, croisant son père dépassé par l’adolescente et… j’avoue j’ai bien ri. Les fantômes eux-mêmes sont apeurés par la réaction de Julie, que son père ne croit pas spécialement, préférant lui conseiller de retourner voir le psy. Bien sûr. Elle, elle préfère retourner dans le garage avec un crucifix à la main pour comprendre ce qu’il s’est passé.

Le problème ? Les fantômes non plus ne savent pas trop ce qu’ils se passent : pour eux, ils sont dans leur studio et c’est tout. Certes, ils savent qu’ils sont des fantômes, mais pour eux, ils viennent de mourir une journée plus tôt. Google informe rapidement Julie que les fantômes sont morts 25 ans plus tôt et ils sont tout à fait surpris de l’apprendre.

Alex vient de passer 25 ans à pleurer, tout de même. Il est avec Reggie – le sosie de Drew Fuller, donc – et Luke qui tente d’être sympa avec. La série fixe rapidement ses règles : le boysband, Julie qui est la seule à les voir et le petit frère – Carlos – un peu chiant. Et le pire, c’est que ça fonctionne à merveille, de même que la tante reloue qui passe et casse le rituel et les habitudes de la famille – Julie, son père et Carlos mettant encore une assiette pour leur mère, alors que ça ne plaît pas à la tante.

Elle farfouille dans ce qui ne la regarde pas et n’hésite pas à balancer que Julie a arrêté les cours de musique du lycée, ce que le père ne savait pas encore. Le tout est interrompu vite fait par les fantômes une première fois – mais Julie les vire – puis une seconde fois quand Julie s’est débarrassée de la tante et qu’elle partage un moment sympa avec son père.

Ils entendent alors la musique des fantômes dans le garage, forçant Julie à aller les faire s’arrêter. Hop, nouvelle règle : tout le monde peut entendre leur musique… et les fantômes sont tous sympathiques franchement. C’est un twist vraiment sympathique ce retour des années 90 à travers les fantômes, de même que j’aime bien la relation entre les fantômes et Julie – avec un crush se dessinant entre elle et Luke -, surtout lorsqu’il est question du deuil de sa mère. Puis les looks des années 90, quoi !

Enfin, je dis, ça, mais Julie est dans les années 2000 et son look laisse à désirer aussi. C’est totalement voulu, cela dit. La scène suivante nous montre que les fantômes peuvent se téléporter, avec quelques conséquences toutefois, puisque l’un d’eux perd son t-shirt et qu’Alex se heurte à un homme qu’il n’arrive pas à traverser. Eh, c’est un fantôme, évidemment qu’il traverse les gens.

Le lendemain, Julie retourne dans le garage, aka le studio des Sunset Curve, et se met à jouer du piano, un truc qu’elle n’arrive pas à faire en public, alors que nous découvrons qu’elle a une voix géniale sur la chanson « Wake up ». OK, rien qu’à l’entendre chanter, je suis convaincu par la série, j’ai envie d’en entendre plus…

Je veux dire la première chanson de l’épisode était sympathique, mais ce Wake up est génial, tout simplement. Le père est heureux de l’entendre lui aussi, parce que sa fille est clairement une future star, qu’elle le veuille ou non, et parce que ça faisait un an qu’elle n’écoutait plus de musique. Ce n’est pas rien pour ado d’arrêter la musique. Bref, la chanson est géniale, et c’est ce que tout le monde pense, même Carlos, même les trois fantômes, hyper fan de la voix de Julie, qui découvre en bas de la partition de la chanson qu’elle vient de jouer un message de sa mère, convaincue qu’elle peut y arriver. Tu m’étonnes.

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Julie and the Phantoms (S01)

Synopsis : La série raconte l’histoire de Julie qui, un an après le décès de sa mère, décide d’écouter un de ses vieux CD. Les fantômes d’un boysband des années 90 débarquent alors dans sa vie !

Pour commencer, la série est une série musicale au pitch tellement déjanté que je sais d’avance que je vais accrocher à fond. C’est feel good d’avance, c’est teen à souhait et ça promet des moments bien ridicules et drôles à la fois, avec une vibe années 90 en pleine année 2020 qui a bien besoin de ce genre de séries.

Je l’ai repérée dans les nouveautés de la rentrée il y a un moment et j’étais sûr et certain d’être l’un des seuls à m’y intéresser… avant de voir qu’une bonne partie de mes abonnées Twitter regardait. Oui, bon, au féminin, mais ce n’est pas grave, j’assume mon kiff des séries musicales pour ado. C’est toujours ridicule, mais c’est toujours génial aussi, et je suis désormais à peu près sûr que celle-ci ne dérogera pas à la règle !

Note moyenne de la saison : 17/20

S01E01 – Wake Up – 15/20
Pour l’instant, la série fait un sans faute dans le cliché… mais c’est justement ce qui en fait tout l’intérêt et la rend intéressante à suivre. C’est une série musicale pour ados… Cheesy, prévisible et souvent ridicule, je ne peux qu’être accroché à ce nouvel univers aux épisodes un peu plus courts qu’une série classique. Oh, et aussi, gros coup de cœur sur la chanson donnant son titre à cet épisode. Je suis piégé, c’est mort, les amis !
S01E02 – Bright – 16/20
C’est mignon, les musiques sont entraînantes et les personnages totalement attachants. La série se regarde toute seule, même si je n’en suis qu’au deuxième épisode, et ça fait regretter de l’avoir commencée trop tard dans la nuit pour tout voir d’un coup. Au moins, ça me permettra de faire durer le plaisir, parce que oui, il y a du plaisir dans la simplicité de la série – et dans ses chansons !
S01E03 – FLYING SOLO – 17/20
Oui, j’ai décidé de voir cette saison sur le mode hebdomadaire, tant qu’à faire, histoire de la faire durer pendant cette période de disette. En attendant de savoir si je craquerai en regardant tout d’un coup, cet épisode est super sympathique à se concentrer sur une relation qui était un peu sous-développée et à apporter des réponses, parce qu’il ne faut pas oublier qu’il y a des questions posées en toile de fond de ces chansons trop cool !
S01E04 – I Got the Music – 16/20
Moins convaincu par cet épisode que par le précédent, simplement parce qu’il ne capitalise pas assez à mon goût sur le feel good et toutes les émotions attendues d’une série musicale. Mais bon, ce n’est pas grave, l’histoire avance toujours, elle, avec quelques antagonistes attendus depuis un moment. L’air de rien, il y a plein de pistes dans la série !
S01E05 – The Other Side of Hollywood – 18/20
On s’amuse toujours autant dans cette série. Elle est simple comme tout, j’adore, tout y est fluide et joyeux en permanence. Une fois de plus la chanson de l’épisode est entêtante, tout en étant vraiment bien adaptée à l’intrigue qui prend une tournure un peu plus inquiétante. Bref, l’écriture est très bonne, le casting fun et la série propose quelques gags… Franchement, on est loin de que j’en attendais en la commençant, elle est top cette série !
S01E06 – Finally Free – 18/20
Je suis totalement pris dans l’intrigue de cette saison et je continue de trouver la série vraiment sympathique. J’espère que Netflix va vite nous le renouveler pour une saison 2, surtout qu’en plus, ça me paraît jouable de la renouveler du côté des consignes sanitaires, en adaptant un peu le côté concert. Je dis ça, mais dans l’épisode, il y a une scène où Julie est limite à postillonner sur Luke, hein, donc l’avenir nous le dira. En attendant, je ne regrette pas ma décision de ne voir que deux épisodes par semaines pour vraiment savourer cette saison à fond !
S01E07 – Edge of Great – 18/20
La série est toujours sympathique et les scénaristes parviennent bien à caser un peu tous les éléments qui font le sel de la série dans cet épisode. OK, l’équilibre trouvé n’est pas forcément le meilleur sur cet épisode, mais quand on le termine, on a le sentiment d’avoir eu tout ce qu’on pouvait en tirer, et c’est satisfaisant. Vraiment, je ne sais pas pourquoi je traîne tant à regarder !
S01E08 – Unsaid Emily – 19/20
L’épisode fait un détour sympathique de construction de personnages avant de délivrer son grand final, et le seul défaut que je peux y trouver est que l’ensemble est bien trop court – à la fois l’épisode et la saison. J’ai envie d’en connaître beaucoup plus de ces personnages et je sens que ça va être très frustrant de devoir leur dire au revoir, voire adieu. En attendant, cet épisode a de bonnes punchlines et est même capable de déclencher des émotions inattendues.
S01E09 – Stand Tall – 20/20
Je m’attendais tellement à ce que la saison ferme la boucle que je suis bien surpris par cet épisode qui est assez clair dans ses intentions et son souhait d’obtenir une saison 2. J’espère vraiment que ce sera le cas, parce que j’ai adoré l’ensemble des neuf épisodes. Il y a eu peu de temps morts, les bonnes émotions quand il le fallait et beaucoup de bonnes chansons. Revenez-nous vite chers fantômes !

 

Filthy Rich – S01E01

Épisode 1 – Pilot – 16/20
C’est tout à fait ce que j’en attendais, et j’en suis content, mais ce n’est vraiment pas fameux comme rentrée. C’est une série d’été, diffusée fin septembre, et puis c’est tout. Merci Covid d’avoir décalé ce soap qui n’aura probablement pas de saison 2 (ou qui en aura une grâce à lui ?). C’est chouette, ça va me passer le temps.

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Spoilers

And that’s why we don’t walk away for a million dollars

La série donne le ton dès le début et il est clair qu’il ne faut pas la prendre au sérieux, mais c’est déjà tellement drôle ! On y suit l’héroïne de la série qui sort d’une maison en flammes pour admirer le spectacle, contente d’elle. Ah, ça promet déjà tellement.

Quatre mois plus tôt – forcément, c’est une série qui nous la joue comme ça – nous retrouvons cette même femme en pleine prière, et elle est loin du démon que l’on vient juste d’apercevoir. Elle est dans ce qui ressemble à une loge de télé, son vieux mari lui offre une bague ultra luxueuse, évidemment, et ils ont une fille, Rosie, on ne peut plus cliché.

Sur un plateau de télé, on retrouve un chanteur en plein show même s’il ne sait pas chanter de manière exceptionnelle. Oh purée, j’adore déjà cette série, c’est tellement du grand n’importe quoi, ça va être aussi fun que prévu, je sens. Ce n’est pas à prendre au sérieux tout ça, en tout cas. En effet, il s’agit carrément d’un révérend et d’un chant religieux. Normal.

Il s’agit en fait d’une chaîne de télévision très catholique – et on note que l’héroïne a un joli collier crucifix pour le Bingo Séries, on ne sait jamais. Oh lala, ça part tellement en vrille. Quand elle arrive sur scène, après un signal de sa productrice, Margaret Monreaux, c’est son nom, a de jolies ailes d’ange et oh mon dieu tellement de maquillage qu’avec en plus son lifting… c’est plus lisse que ma propre joue.

Ailleurs, nous suivons la vie de Ginger, une ado loin de cette chaîne de télévision ultra catho, mais dont la mère se torture à regarder tout ça, au beau milieu d’un studio de caméras pour des sites porno. OK. On a des antagonistes, comme ça. Pendant que Ginger tente de convaincre sa mère d’arrêter de regarder tout ça, on ne peut que supposer qu’il s’agit de la fille du mari riche qu’on vient juste de voir à la télé.

Ouais, à la télévision, l’émission continue d’ailleurs. Eric, le fils, pose problème à parler pornographie, mais la mère n’hésite pas à relancer un peu de pub pour Sunny Club, son équivalent d’Amazon. OK. Bon, tout ça est déjà super drôle, mais ça va manquer d’intérêt si on continue trop longtemps comme ça.

Cela tombe bien, ce n’est pas le cas : on nous confirme qu’Eric et sa femme ne sont pas trop dans le cœur de la mère, Margaret, et hop, on enchaîne sur la mort du mari. Oui, il meurt dans un crash d’avion alors qu’il s’apprêtait à profiter de prostituées richement payées. C’est con. Et sans surprise, il a des enfants illégitimes à contacter juste après l’enterrement bien catho comme il fallait : un boxer dans le Queens, un beau-gosse plein de marijuana dans le Colorado et Ginger sont donc convoqués par le notaire, et c’est drôle comme il faut. Ah, un bon soap comme on les aime.

Cinq enfants en tout, donc, y compris la fille de Margaret qui n’était pas sa fille apparemment, vas-y Jérôme, galère à retenir tous les prénoms maintenant. La mère balance ça à Eric et Rose de la pire des manières possibles et ils le prennent relativement bien tout de même, contrairement à la mère qui a mis au moins deux scènes à s’en remettre. Hum. On se fout de nous un peu, mais l’optique prise est celle de l’humour, évidemment.

Margaret insiste particulièrement pour qu’Eric ne révèle ni au révérend, ni à sa femme, la vérité sur les enfants illégitimes. C’est tout de même carrément mal barré, surtout quand on voit les enfants… Ginger, quoi. C’est ma future préférée, c’est sûr. On la voit arriver à l’hôtel où elle est convoquée et partager son ascenseur avec Antonio et Jason. Ginger comprend vite ce qu’il se passe et se présente à ses frères, mais aussi son neveu, parce qu’Antonio est papa. Et parce qu’ils s’appellent Antonio et Jason, aussi, j’ai un peu oublié de le dire.

Margaret les accueille, en présence de Rosie et Eric, avec toute l’hypocrisie de riche dont elle est capable. Parfait. Ginger en profite pour bien s’amuser de la réaction d’Eric qui a découvert que sa sœur biologique était à la tête d’un studio de vidéos porno (ou juste érotique ?). Merveilleux. Ginger a aussi une sœur, d’ailleurs, Rachel, qui fait partie des actrices de ce studio. Pfiou.

Rosie, elle, se retrouve à être dragué par un de ses non-frères. Ah, c’est parfait, ça manquait d’un peu de romance tout ça. Vous savez de quoi ça manque aussi ? D’argent ! Un million de dollars est donc la somme proposée par Margaret aux trois bâtards en échange de leur silence et de leur renoncement aux parts de l’entreprise qu’Eugene, le mari, leur a filé. Ben oui, il est sympa le vieux, il leur propose des parts de l’entreprise sans avoir prévenu avant sa femme.

Ginger refuse évidemment, parce qu’elle sait bien que l’entreprise familiale vaut un peu plus que ça. Margaret comprend le refus, mais insiste sur le silence des trois bâtards (désolé, c’est le terme adéquat). Oh, elle est énervée, c’est évident, mais elle sauve les apparences autant que possible avec un sourire aussi hypocrite qu’imaginable. J’adore ce genre de séries avec des twists comme ça.

Le révérend est évidemment au courant, parce que Becky, la femme d’Eric, est au courant. Purée, et Becky ressemble à Becky du Cœur a ses raisons en plus, je n’ai pas fini de rire avec cette série ! En-dehors de la réunion, Ginger est contactée par un journaliste, quand bien même les journalistes sont interdits dans l’hôtel. Ca ne va pas être un secret bien gardé tout ça. Ginger a bien du mal à convaincre son frère, Antonio, de ne pas récupérer le million qu’on lui offre. Elle n’a pas l’intention de renoncer à son pouvoir nouvellement goûté. Elle a l’habitude d’en avoir, Antonio non. Evidemment.

Jason ? Il n’est pas avec eux pour parler de ce qu’ils pourraient faire. Il est alors révélé que Jason, le beau gosse drogué, ment : il n’est pas le fils d’Eugene, mais il connaît apparemment son fils… à l’hôpital, probablement dans le coma. D’accord, il a donc pris la place et l’identité de son frère ? Mais c’est merveilleux, ça ! Il s’arrange pour récupérer son ADN et le filer ensuite aux Monreaux, parce qu’il est évident que Margaret a eu la bonne idée d’essayer de récupérer leur ADN en leur servant un gâteau. On ne sait jamais, ahah.

En parallèle, pour faire taire des rumeurs qui pourraient naître, Margaret reprend son travail à l’antenne, mais on sent qu’elle galère à le faire… Tu m’étonnes. Elle en parle à son audience, parce que cela fait un mois qu’elle est en deuil. Soi-disant. Elle a l’habitude de sauver les apparences et ça se voit, mais c’est aussi plutôt drôle et, soyons honnêtes, Kim Cattrall est une actrice qui est toujours drôle à regarder.

Il y a de l’argent en jeu, et on va finir par le savoir. Je ne suis pas sûr que la série possède assez d’argent pour suivre le train de vie des Monreaux sur du long terme : Margaret consulte en effet son notaire (et meilleur ami ?) à dos de cheval, parce que pourquoi pas. Elle organise ensuite un gala où elle est bien embêtée de voir débarquer… Ginger.

C’est un gala entre femmes, alors forcément, elle s’impose dans la famille, et ça plaît énormément à Rosie. Cela me plaît bien moi aussi, mais son look extravagant énerve Margaret qui se venge bien rapidement en l’invitant à parler devant des enfants pour dire ce qu’elle fait comme travail, puisqu’elle en est si fière. Bim. Bien sûr, Ginger est confrontée à sa vie et c’est galère pour elle d’en parler à des adolescentes.

C’est tout de même un pari risqué pour Margaret, mais j’aime bien ce côté un peu bitchy et cette relation qui s’instaure entre elles. Qu’elle ose dire à Ginger qu’elle n’est que dix minutes de plaisir dans la vie d’Eugene, c’est en revanche une mauvaise idée, parce que je sens bien que ce n’est pas le cas. Margaret s’apprête à regretter bien des choses, je sens. En effet, son fils lui reproche ensuite de ne pas tenir compte du testament d’Eugene et de ne pas le laisser prendre le relai en tant que PDG de leur entreprise, comme son père le voulait.

Il n’est pas au bout de ses peines – et sa femme non plus – parce que bien sûr, Margaret a pris la décision d’être elle-même le PDG de la société. Et tant pis si ça termine pour Margaret en une baffe à son fils – normal. La baffe a lieu au début d’un week-end se déroulant dans la maison de chasse familiale où les trois bâtards sont également invités.

La réplique de Ginger, « So she can shoot us », m’a bien fait rire, de même que le drogué qui considère qu’il ne vaut pas plus que deux millions de dollars. C’est naze, c’est du soap tout ce qu’il y a de plus classique, mais c’est drôle. Quant à l’arrivée des trois dans la maison, c’est marrant aussi, avec Antonio qui débarque avec son fils, Ginger qui se méfie de la gentillesse apparente et fausse de Margaret et Jason à il ne faut pas longtemps pour qu’il ose embrasser Rosie, évidemment.

Perturbée, celle-ci se barre, mais ça fait la base d’une future intrigue bien fun. On enchaîne sur un repas de famille tendu où Margaret propose non plus un million, non plus deux millions, mais bien 1% des parts de la société familiale dont elle est PDG.

Bien sûr, Ginger préfère réclamer 5%, faut pas lui faire à elle. Bitch. Elle n’hésite pas à montrer au passage qu’elle a bien appris sa leçon et les textes Bibliques, sortant toutes les occurrences l’intéressant du chiffre 5 dans la Bible. Elle a même fait le calcul pour venir en aide à Rose, en lui montrant que sa nouvelle fortune pourrait lui permettre de monter sa propre ligne de vêtements, comme elle le souhaite.

Ginger marque un grand coup et scelle définitivement une amitié avec Rose, là. Elle est ensuite contactée par le notaire qui décide de lui laisser une lettre écrite par Eugene, parce que oui, Eugene savait qu’il avait des enfants illégitimes et suivait toute leur vie, de loin. Evidemment. Il lui a écrit, avant de mourir, qu’il l’a toujours aimé et qu’il est fier de qui elle est. Mouais. Ce pourrait tout aussi bien être une manipulation de Margaret, ça. On verra bien.

Après tout ça, on repart sur Sunshine Network où on découvre qu’Eric a une bien meilleure voix que le révérend. S’il chante bien, on a le problème tout de même qu’il est prêt à dévoiler toute la vérité pendant son segment dans l’émission de sa mère, au calme comme on dit. Le révérend est dans le coup, évidemment, et même si Margaret essaie de tout interrompre, c’est en vain, parce que le révérend est en fait un ennemi plus ou moins déclaré de Margaret.

Eric décide toutefois de s’en aller sans dire la vérité, voyant le mal qu’il pourrait faire à sa mère. C’est meugnon. De son côté, Ginger s’habitue beaucoup trop à sa vie de palace, au point de négliger sa famille. Elle confie donc à sa sœur qu’elle commence à aimer sa nouvelle famille, grâce à la lettre de son père.

Ginger comprend exactement à ce moment-là qu’elle est en train d’être manipulée par Margaret. C’était tellement évident, pourtant ! Elle s’en rend compte parce qu’Eugene était gaucher et que la lettre est écrite par un droitier. Ah bon ? Je ne sais pas comment on fait pour savoir ça, mais elle le sait. Enervée, Ginger recontacte Luke, le journaliste. Evidemment. Antonio essaie de la stopper, en vain, et finit par attendrir Margaret avec son fils… et lui révéler que Ginger a décidé de parler à la presse. Il fait bien de faire ça, parce que Margaret peut ainsi saboter la conférence de presse de Ginger en montant sur scène avant elle.

Elle révèle elle-même que son mari a fait trois enfants hors mariage, et qu’elle le pardonne, comme Dieu pardonne, comme le révérend pardonne. Ben voyons. C’est fun comme il faut, ce rebondissement. Jason s’enfuit évidemment quand son nom est donné, puisque ce n’est pas le sien, alors qu’Antonio est plutôt content, lui.

Ginger n’a d’autres choix que de se reconnaître en échec pour l’instant… mais bon, ça va, sa mère et sa sœur débarquent à ce moment bien choisi. Ginger finit dans les bras de sa mère et ça promet de très bons affrontements. Je m’attendais à un meilleur cliffhanger, cela dit, et je l’ai eu. Contrairement à bien des séries, il n’y a finalement pas de mort dans ce premier épisode. Eugene est encore en vie, en Louisiane. J’adore, tout simplement.

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