Zoey’s Extraordinary Playlist – S01E09

Épisode 9 – Zoey’s Extraordinary Silence – 17/20
C’est toujours aussi brillant, c’est fou. Chaque semaine, la série parvient à me bluffer en ne s’enfermant pas en permanence dans les mêmes schémas. Oui, on reste sur la même idée de base, mais les chansons permettent vraiment au personnage d’être développés et surtout de s’exprimer. La musique comme moyen d’expression : cet épisode prouve une nouvelle fois que c’est important et efficace. J’adore.

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Spoilers

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You have a daughter. I am a daughter. Plus, I owe you.

On retrouve Zoey en pleine dépression dès le début de cet épisode : elle est chez Mo pour préparer son petit-déjeuner et se confier sur ses sentiments contradictoires sur Simon et Max. Ce n’est pas passionnant et elle finit par s’écrouler en partant de chez son voisin pour se rendre chez son père, après avoir révélé qu’elle n’est plus cassée, aussi : elle entend de nouveau les gens chanter.

Chez les parents de Zoey, on retrouve Maggie au milieu des plantes recevant la visite de sa belle-fille inquiète de voir que sa belle-mère ne dort plus dans un lit, mais dans une chaise au côté de son mari. J’ai eu du mal à trouver ça passionner, surtout que c’était juste dans le but de se mettre à parler de l’intimité dans un couple, avec une Emily finissant par… se confier sur sa vie sexuelle à sa belle-mère ? La série m’a perdu plus que jamais là. J’en ai vu des séries pétées sur les relations familiales, mais là, franchement, faut qu’on m’explique.

Encore qu’elle dise en riant avoir viré David du lit plusieurs fois dans la semaine, ça passait, mais se mettre à dire qu’ils n’ont pas fait l’amour depuis des mois et qu’elle ne sait pas comment s’y prendre, j’ai trouvé ça juste gênant. Tu ne parles pas de ça à la mère de l’homme en question, si ? Peut-être que je suis fermé d’esprit finalement !

En tout cas, Emily était super gênante dans cet épisode, puisqu’elle essaye ensuite de faire entendre ses désirs à son mari devant Zoey. Après la mère, la sœur, et la sœur a même le droit d’entendre les désirs sexuels de sa belle-sœur du coup, histoire d’ouvrir les yeux de son frère. Celui-ci n’est vraiment pas très malin : non seulement il n’avait rien vu, mais en plus, il n’est pas très diplomate dans sa manière de gérer le problème… qu’il avait lui aussi. La réconciliation est facile, au moins.

Quant à Emily, elle s’arrange ensuite pour aider sa belle-mère à dormir de nouveau auprès de son mari, ce qui était une idée vraiment sympathique pour conclure cet épisode et cette intrigue.

En parallèle, Zoey débarque chez ses parents et se sert de l’infirmier de son père pour soigner son doigt. Ce dernier a ensuite droit à un bisou magique du malade, mais ça fait plus de peine qu’autre chose à l’infirmier qui se met à entamer, pour Zoey uniquement, « Sound of silence », repris en duo avec Mitch. C’est étonnant comme début d’épisode tout ça.

En tout cas, Zoey comprend vite que l’infirmier a une fille aussi et son père finit, à sa manière, par lui demander de s’occuper de lui. Tout ça se fait sur le ton de la conversation, avec une fille à l’université qui ne parle plus à son père. Rien d’exceptionnel non plus, alors que « Sound of silence » apportait un univers de possibilités plus complexes.

Finalement, Abigail, la fille de l’infirmier, est une étudiante en informatique, ce qui tombe bien : elle est fan de la boîte de Zoey donc quand elle apprend que son père connaît quelqu’un qui y bosse, elle est très intéressée pour le revoir. Inévitablement. Zoey étant gentille, beaucoup trop, elle accepte de passer une partie de son week-end avec lui à l’université, du coup.

Sur place, elle découvre au dernier moment qu’Abigail est sourd-muette. C’est l’occasion d’excellentes scènes totalement inattendues : la fille veut partir en voyage au Kenya parce que ça ferait bien sur son CV – ce que Zoey lui dit d’ailleurs – mais le père, Howie, n’est pas d’accord. On enchaîne alors sur toute une chanson, oui, oui, une chanson complète, en langue des signes. Voilà un truc que je n’attendais pas du tout, mais qui est magnifique. Et je ne connaissais FIght Song, mais maintenant que je l’ai découverte, j’adore l’idée. Oh, petit bonus rigolo : dans les figurantes, on avait une actrice de The Walking Dead.

Bien sûr, Zoey invite finalement Abigail au travail pour l’aider et gérer en même temps sa relation avec Howie. C’était plutôt chouette d’avoir le collègue de Zoey pour venir en aide du côté de la traduction, et ça fonctionnait bien. Abigail se plaint donc de voir son père la traiter comme si son handicap était une faiblesse alors qu’elle a rencontré à l’université des gens qui voient ça comme une force. Il n’en faut pas beaucoup plus pour que Zoey fasse ce qu’elle fait toujours : elle parle à Howie pour le convaincre de laisser sa fille partir… et reprend au passage un peu mieux le contrôle de sa vie. Les deux se réconcilient et c’est super chouette.

Ce n’est qu’après l’introduction de ces intrigues que Zoey se rend enfin au travail et force est de constater que c’est la partie que je préfère dans la série. Oh, bien sûr, c’est un peu rendu plus complexe par la situation amoureuse de Zoey : Max et Simon lui parlent, OK, mais c’est plein de gêne et de rancœur. Max s’intéresse surtout au père de Zoey alors que Simon accepte de reparler à Zoey pour lui dire, grosso modo, qu’il vaut mieux qu’ils ne restent pas si proches que ça.

La réaction de Zoey a tout ça ? Elle décide de démonter son micro-onde pour le remonter, mais sans succès. Chacun ses méthodes pour se déstresser, j’imagine. Finalement, elle aurait mieux fait de parler directement à Mo : c’est beaucoup plus efficace pour déstresser et ça permet même à Mo d’avoir un tête à tête avec Simon. Les scénaristes gèrent bien leur coup : Mo est en couple avec un ami de la fiancée de Simon après tout.

Une fois la conversation avec Simon passée, Mo retrouve Zoey pour lui expliquer le dilemme et les difficultés de Simon à se décider… en poussant la chansonnette bien malgré lui, même s’il se rend compte aussitôt de ce qu’il fait. Finalement, Mo n’a pas de conseil à donner à Zoey, donc celle-ci se retrouve à devoir prendre son courage à deux mains pour expliquer à Simon qu’elle se refuse d’être la femme sur le côté. C’était chouette d’enfin avancer dans cette intrigue, parce que finalement, ça commençait à traîner en longueur.

De son côté, Max se retrouve avec sa propre intrigue dans l’épisode. C’est un peu une première de s’éloigner autant de Zoey : il est contacté par une certaine Pryce (si j’ai bien entendu) pour venir passer un moment de son samedi matin au boulot, à l’étage du dessus. Concrètement, il se voit offrir une promotion, donc. Etonnant. On prépare déjà le terrain pour la fin de saison, peut-être ?

Malgré tout ce qu’il se passe entre eux, Max demande 72h pour réfléchir et donner sa réponse… afin d’en parler avec Zoey qui lui dit ce qu’elle en pense en enfilant les différentes casquettes qu’elle joue auprès de lui. Oui, Zoey a vraiment repris le contrôle de tout ce qui l’entoure cette fois : elle en est très heureuse et s’en confie à Mo.

Du coup, l’épisode nous prend totalement par surprise avec une rupture en toute fin : Simon décide de se séparer de sa fiancée, parce que tous les deux méritent d’être plus heureux que ce qu’ils sont actuellement. Inattendu de voir ça régler si rapidement et de cette manière franchement. En plus, cette dernière chanson et chorégraphie étaient magnifiques, tout simplement.

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The Leftovers, ou la série qui nous préparait psychologiquement au Covid19 (sans le savoir)

Salut les sériephiles confinés,

Ce n’était pas vraiment calculé de ma part, mais c’est le troisième mardi que je me retrouve à parler du confinement, alors je crois qu’on tient un nouveau rendez-vous hebdomadaire. Cependant, aujourd’hui, j’ai surtout envie de vous parler d’une série qui me paraît étrangement d’actualité face au Covid19, même si je n’ai encore vu personne en parler comme série à voir pendant le confinement – je dois vous avouer que je n’ai pas cherché non plus, pour ne pas être influencé.

The Leftovers : pourquoi vous devez absolument regarder la série ...
Quand j’ai vu ma barbe en ce jour 15 de confinement

Oui, avec le titre de l’article vous l’aurez deviné, je considère que The Leftovers est vraiment une série parfaite à voir en ce moment, car elle n’a jamais été autant d’actualité qu’en ce moment. Dans cette série, 2% de la population mondiale disparaît du jour au lendemain, sans que personne ne sache où les disparus se sont rendus. Les disparitions ne semblent pas être connectées entre elles, toutes les tranches d’âge sont concernées et aucune vraie réponse n’est jamais apportée sur cette disparition. Au contraire, le but de la série – et le roman dont elle est tirée – est d’étudier l’après, avec la survie des humains trois ans plus tard.

Voir aussi : Avis express sur chaque épisode de la série

Vous allez peut-être me demander le rapport avec notre épidémie du moment… mais si on regarde les chiffres, on nous annonçait un taux de mortalité proche des 2% en Chine, on parlait de 6% en Italie, et j’ai fini par abandonner les informations car c’était trop anxiogène. Ces chiffres ne sont même pas tout à fait exacts car on ne comptabilise plus tous les malades ; et puis parce qu’il faut voir les tranches d’âge concernées, etc. En tout cas, une chose est sûre, on sait tous qu’il y aura désormais un avant et un après covid19, comme il y a dans cette série un avant et un après les disparitions. D’une certaine manière, on peut dire la même chose aussi du 17 mars 2020 en France, et du confinement partout dans le monde.

El Blog de las Series Americanas: 16 personajes que han hecho un ...
« Et toi, t’as fait quoi de ton confinement ? », future question à la mode.

J’ai souvent lu que cette série traitait du deuil, mais à la lumière du covid19 et de ce qu’il remue l’air de rien en nous, il me paraît évident que c’est plus profond que ça. D’autres l’ont dit bien mieux que moi, elle traite aussi d’une perte de repère collective, d’un sentiment de sécurité qui disparaît suite à la disparition de 2% de la population. Là, vous voyez où je veux en venir : on a tous perdu ce même sentiment de sécurité avec l’arrivée de la maladie et le confinement qui affecte notre quotidien.

De là à dire qu’on est tous en deuil de notre petite vie tranquille, il n’y a qu’un pas que certains chercheurs ont franchi en montrant qu’on traversait les étapes du deuil aussi face à la nouvelle du virus et du confinement – le déni, la colère, le marchandage, la dépression, l’acceptation. Ces étapes-là, vous les verrez dans la série, tout comme vous verrez des gens frustrés de voir les nouvelles les empêcher d’aller au bout de leurs projets de vie ou de leur deuil d’une personne morte juste avant les disparitions. Un peu comme ce Covid19.

patty levin | Tumblr
Un message pour le Covid19

Bref, c’est une série que je conseille en ce moment… ou que je déconseille fortement, c’est selon vos envies. Certains n’ont certainement pas envie de déprimer avec une série traitant des thèmes de notre nouveau quotidien ; d’autres, comme moi, ont au contraire très envie de remettre un peu de sens dans notre quotidien. Et il n’y a pas mieux qu’une série comme celle-là pour purger ses frustrations et ses peurs du moment. Après, je reconnais que je ne suis pas certain d’avoir envie de me dire que trois ans après le confinement, on aura « des gens qui jouent avec leur micro-ondes », pour citer le résumé de la série par Morgane dans un épisode de 42 minutes. N’ayez pas peur, c’est une bonne série, avec un casting excellent. Morgane est de mauvaise foi, c’est tout.

Pourquoi « The Leftovers » Est Une Série Terriblement D'actualité

Emergence – S01E11

Épisode 11 – Applied Sciences – 14/20
Je dois avouer que je regarde cette saison de manière tellement décousue que j’ai eu du mal à me remettre dans les intrigues et que tout ne m’a pas paru super clair dans ce nouveau volet. Si j’aime les personnages, je trouve que ceux-ci n’étaient pas mis assez en avant : j’aime les relations familiales de la série et ici, elles sont éclipsées au profit d’une avancée de l’intrigue à laquelle je peine à m’intéresser. C’est dommage pour moi.

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Spoilers

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Not actually a guy. He’s like Piper.

Mieux vaut tard que jamais : avant de tout oublier et avant de savoir si la série est annulée ou pas – on finira bien par le savoir, mais j’espère qu’avec le confinement et le retard de pas mal de pilot, les networks renouvellent plus de saisons cette année, je me suis dit qu’il serait de bon ton de continuer cette saison 1 ce soir. Mieux vaut tard que jamais, vraiment.

Cet épisode reprend par une scène étrange où la boss des méchants – on va dire qu’ils sont méchants ? – vient assassiner un père de famille qui a l’air tout volontaire à se sacrifier pour sa mystérieuse cause. Bien.

Pendant ce temps, Jo ramène Brooks, son bel inspecteur du FBI chez eux et se confie sur ses doutes : elle ne sait pas quoi raconter à sa famille après ce choix étonnant de Piper, et particulièrement, elle ne sait pas quoi dire à Mia. Tu m’étonnes ! Bizarrement, elle sait quoi dire à sa meilleure amie en revanche. En effet, Jo et son ami l’inspecteur contactent Abby pour lui remettre leur seule trouvaille de l’épisode précédent : un robot mort. Ils comptent sur elle pour faire une autopsie… évidemment.

Elle rentre tellement tard chez elle, Jo, qu’elle décide finalement de ne rien raconter, même quand Alex la questionne. La scène est vraiment toute mignonne : ils dorment ensemble, dans le même lit. Au petit matin, c’est toute une réunion de famille qui se tient et qui permet à Mia de faire avancer les choses : elle comprend, au message que Piper a voulu lui faire passer, que sa sœur adoptive de quelques jours a bien eu son message. Et surtout, qu’elle lui a répondu dans un langage codé binaire qu’il va maintenant falloir décrypter. C’est d’autant plus important que Piper a voulu les contacter deux fois, quand même.

Pour résoudre ce mystère, Jo fait évidemment appel à Emily. Et oui, elle est déjà de retour dans la série, mais c’est logique : c’est la seule capable d’avoir les connaissances informatiques pour décrypter Piper. Cela va assez vite : ramenée par le FBI, elle accepte d’aider Jo quand celle-ci lui promet l’appât d’une puce électrique récupérée dans le cadavre du robot de l’épisode précédent.

Ouep, Emily se retrouve dans la même pièce qu’Abby du coup, observe avec plaisir le cadavre autopsié et reconnaît qu’il n’est pas son travail. En même temps, ça fait 15 ans que le robot se déplace dans la nature, alors forcément… En tout cas, grâce à la puce de ce robot, Emily est capable de recréer la bibliothèque de la tête de Piper pour la projeter en réalité virtuelle pour Jo.

Celle-ci doit alors trouver un livre doré qui lui permet de recontacter Piper. Et oui, c’était ça le message crypté de Piper finalement : un moyen d’avoir accès à sa mémoire interne et donc de communiquer avec elle. Là, Piper peut ainsi expliquer à Jo qu’elle veut rester pour aider Benny, sans pour autant être surveillée par ses kidnappeurs. Pourquoi pas.

Enervée de ne pas avoir l’ascendant sur Piper, Jo décide de détruire le livre doré, ce qui signifierait également détruire tous les souvenirs de Piper depuis son réveil. Elle n’y arrive pas évidemment, parce que Piper est assez intelligente pour l’en empêcher. Vexée, elle rompt ensuite le contact avec sa mère adoptive, refusant même de laisser Emily reprogrammer un rendez-vous dans sa tête. C’est bien dommage. La décision impulsive de Jo n’a pas vraiment de sens non plus à vrai dire.

En parallèle, Piper continue de vivre, hein. Elle est toujours avec Ben et l’autre intelligence artificielle dont je n’ai pas retenu le nom. Auprès de Ben, Piper sert de psychologue pour le rassurer après les blessures psychologiques qu’il a infligées à Jo. Ce n’est pas bien intéressant, pas plus que ce n’était intéressant de voir l’autre papoter avec Piper. En fait, ça fait trop longtemps que je n’ai pas vu l’épisode précédent, et je décroche.

J’ai préféré la scène où Emily accuse Jo d’être responsable de l’attitude de Piper, ça fonctionnait beaucoup plus, je trouve : Piper veut venir en aide à ses agresseurs parce que Jo passe son temps à vouloir aider tout le monde. Eh, ça fonctionne bien. Le truc, c’est qu’on ne connaît pas bien les kidnappeurs et qu’ils emmènent Piper dans un étrange endroit où elle peut leur être utile. Ca ressemble à une base militaire avec un laboratoire. L’information à retenir, surtout, c’est que Piper a plus de capacités que la génération précédente de robots. Je sais, je sais, la série nous a dit que ce n’était pas un robot… mais bon.

En tout cas, la mission que Piper se donne d’aider tout le monde n’est pas très efficace : elle permet juste à la grande méchante de tuer d’autres robots et de se révéler comme grande menace. Ce n’est pas bien malin de sa part, car face à une Helen (c’est son nom) menaçant de la tuer, Piper est capable de se défendre avec ses pouvoirs et de s’enfuir avec Benny. C’était sympa, franchement.

Une fois loin d’Helen, Piper révèle la vérité à Ben et lui explique qu’il n’est pas obligé de blesser les gens. Il doit juste trouver le « vrai lui » bien caché en lui et savoir ce qu’il veut vraiment. Mouais. C’est sans surprise que c’est inefficace cependant : il repasse bien vite un bracelet bridant tous ses pouvoirs à Piper.

De son côté, Alex retourne au commissariat, espérant de nouveau faire équipe avec Chris. Il ramène aussi un de ses potes de fac qui, selon lui, peut aider à éclairer les drôles d’expériences qu’ils ont vu dernièrement. Mouais. C’est un peu téléphoné comme partie du scénario, tout ça, surtout quand le pote sorti de nulle part, Francis, lui propose un job.

Alex refuse, mais de retour au commissariat, il est frustré de voir Jo avec Brooks, alors je ne sais pas s’il ne changera pas d’avis dans le final de la saison : son pote a raison, tout le monde avance dans sa vie, sauf lui. En attendant, son travail avec Chris porte ses fruits : ils retrouvent la localisation probable de la machine aperçue dans l’épisode précédent, alors que pendant ce temps, Emily cherche la localisation de Piper. Cela fait beaucoup d’un coup et ça permet à Jo de retrouver Piper pile à temps, à savoir pile quand Benny la fout dans le coffre.

Bon, Jo n’est franchement pas douée sur ce coup-là et se laisse prendre comme une bleue par Benny. L’avantage, c’est qu’elle est en duo avec Chris qui se rend utile uniquement une fois que tout le travail a déjà été fait par Piper. Bref, Benny est enfin capturé par Jo et Chris, ce qui permet également à Piper de rentrer avec Jo et d’avoir de chouettes retrouvailles avec le reste de la famille.

Si toutes les intrigues semblent arriver à une conclusion à peu près naturelle, on sait toutefois bien que c’est trop simple pour que ce soit vraiment le cas. Ainsi, une scène voit Alex parler à Jo de ses doutes : s’il a refusé le job de Francis parce qu’il était à Washington, il continue toutefois d’y penser. Il serait question de gagner beaucoup d’argent, assez pour faire les aller-retours pour voir Mia. Et juste assez pour qu’Alex prenne enfin conscience qu’il est le seul à ne pas avancer dans cette série. Ben oui, il est complétement à la botte de son ex, tout de même. Elle l’empêche même de travailler quand il veut se rendre utile au commissariat.

Bim, dans ta face, Jo, il n’y a que la vérité qui blesse comme on dit. Le cliffhanger de cet épisode est bien plus intéressant : Emily menace Brooks en expliquant qu’elle peut détruire sa vie facilement en racontant ce qu’il a fait d’elle durant cet épisode. Oh, il l’ignore évidemment, mais de toute manière, il a rapidement d’autres chats à fouetter : la voiture s’arrête subitement. Ils comprennent qu’ils n’ont pas beaucoup de temps devant eux et que les robots les ont retrouvés.

Même s’il libère Emily pour qu’elle hacke sa voiture et la force à repartir, Emily ne parvient pas à être assez rapide pour les sortir de cette situation périlleuse. Malheureusement, ça veut dire que l’épisode se termine avec Brooks qui se prend deux balles et Emily nez à nez avec Helen. Ca promet pour le double épisode final, quoi.

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Zoey’s Extraordinary Playlist – S01E08

Épisode 8 – Zoey’s Extraordinary Glitch – 20/20
Bon, ce doit être ma journée du côté des séries, ou alors je suis trop de bonne humeur, je ne sais pas. En tout cas, c’est mon deuxième 20/20 du jour, mais c’est parce que j’ai adoré cet épisode. On est attaché assez aux personnages pour que la série se permette de déroger à ses règles habituelles afin de faire évoluer son héroïne. Le message de l’épisode est aussi touchant qu’universel, et il est on ne peut plus vrai que la musique aidera toujours à tout affronter. Quand en plus, la tristesse de l’épisode est compensée par beaucoup d’humour, on peut affirmer que cet épisode a tout compris.

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Spoilers

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Can you schedule your nervous breakdown for another day?

L’épisode débute sur le côté familial de Zoey cette semaine : ainsi, sa belle-sœur organise une baby shower alors qu’elle n’aime pas les baby shower. Voilà qui promet, déjà. Il y a également un rendez-vous médical auquel toute la famille décide de se rendre. C’est un peu invasif d’avoir les enfants au rendez-vous médical du père, non ?

Bon, c’est nécessaire en tout cas parce que les nouvelles sont très mauvaises : les médicaments de Mitch ne font plus effet et ne ralentissent plus la maladie, alors même que Grace pensait qu’il avait fait des progrès et s’en vantait auprès de ses enfants. Bref, la nouvelle est hyper mauvaise cette fois : mitch entre en phase finale et n’a plus longtemps à vivre.

C’est un coup dur pour Grace et David qui refusent la vérité, mais encore plus pour Zoey qui s’enferme dans un silence qui ne dit rien qui vaille. Tellement, en fait, qu’elle se retrouve à chanter. Je m’y attendais en voyant le titre de l’épisode et les performances vocales de l’actrice. Ca aurait été dommage de s’en passer…

Bref, tout ça nous la rend folle notre Zoey, et elle chante donc « That makes me crazy ». Logique. La chanson est magnifique : l’actrice a une superbe voix et la chorégraphie est belle à voir avec un tas de danseurs à fond – notamment dans l’ascenseur. Le seul problème, c’est qu’il n’y a pas vraiment de chorégraphie et de danseurs.

Après, heureusement, au travail, Zoey et Max sont en suffisamment bons termes pour se raconter leur vie, ce qui me paraît quand même précoce, mais nécessaire, surtout pour Zoey qui peut enfin raconter ce qu’elle a vu la veille : Joan et Leif (ouais, c’est son nom finalement) en train de s’embrasser. Et ce nouveau couple est violent avec elle, en lui donnant à faire en six mois un travail qu’elle pourrait faire normalement en neuf mois.

En plus, ça tombe vraiment mal parce qu’il y a un bug dans le code du calendrier de l’entreprise, où tous les rendez-vous se notent automatiquement au 25 décembre. C’est embêtant. J’aime bien l’idée cependant, ce genre de thématique où les héros de séries sont débordés par leur travail. Débordée par son travail et par sa vie personnelle, Zoey se retrouve donc à chanter en plein milieu du hall de l’immeuble de son travail. Et pas que ça, parce que dans sa choré, elle s’est roulée par terre quand même. C’est quelque chose.

Heureusement, Max la voit arriver et est capable de la rassurer comme il peut, mais bon. C’est une vraie bonne chose qu’il connaisse son secret finalement, car il peut l’aider à gérer la crise – et le pauvre n’est pas au bout de ses peines. En fait, il a beau le faire, Zoey est débordée et de plus en plus folle : elle apprend au passage que le PDG de la boîte va passer dans la soirée, cette même soirée où sa mère et son frère essaie de la convaincre de venir à un conseil de famille.

C’est mal barré pour elle. Pas le temps d’y penser cela dit, parce qu’elle est convoquée en réunion avec Joan et Leif. Une fois sur place, elle se met à leur chanter qu’elle a vu maman embrasser le père Noël la veille. C’était tellement drôle. Loin du solo exceptionnel du début d’épisode, on retrouve Zoey en train d’essayer, en vain, de s’empêcher de chanter. Les notes sont fausses, ses pieds refusent de lui obéir et c’est hyper drôle. Franchement, c’est bien joué…

Bien sûr, ses collègues la pensent droguée, mais Leif comprend au passage qu’elle a vu quelque chose et qu’elle le soupçonne de manipuler Joan. Il la met en garde, mais ils sont interrompus par l’arrivée du PDG, un jeune génie complétement perché qui m’aura bien fait rire, même s’il est hyper cliché. J’ai adoré l’humour qu’il apporte à la série, de même que la manière dont ça révèle à quel point Simon et Max sont là pour Zoey.

Le premier essaie de retenir le PDG aussi longtemps que possible et le deuxième… débarque pour sauver Zoey en pleine présentation. Ouep, en pleine réunion avec le PDG, Zoey se met à chanter du Billy Joel pour laisser ressortir toute sa pression. Comme Max aperçoit ce pétage de câble en direct, il décide de venir finir la chanson avec elle pour l’aider. C’est excellent et il sauve la présentation comme il peut…

Cette fois, Zoey se rend donc compte que Max est toujours là pour elle quoi qu’il lui arrive. Il n’en faut pas plus pour qu’elle se décide, bien malgré elle à vrai dire, à lui chanter « I’m yours ». La scène est super jolie et donne vraiment envie de shipper ces deux-là. En fait, depuis trois épisodes, je dois dire que j’ai beaucoup plus envie de les voir finir ensemble que Zoey et Simon… De toute manière, Zoey n’est pas encore prête à gérer les conséquences de cette chanson qui fait tellement plaisir à Max.

Cela tombe bien parce que Joan veut les voir pour leur passer un savon. Au moins, ça les force à changer de sujet juste le temps de se demander s’ils sont virés ou non. Avant d’en avoir la réponse, un énième problème avec le calendrier des montres connectées de la boîte les force à reprendre le boulot, au moins pour la journée…

Avec tant de pression et sa mère qui n’arrête pas de l’appeler, Zoey décide de se réfugier dans une salle de méditation qu’on n’avait jamais vu auparavant. Le problème, c’est qu’il est évident que Simon s’y trouve aussi. Certes, lui, il essaie de lui venir en aide et d’être sympa avec elle, mais elle, elle se met à chanter qu’elle a envie qu’il ait envie d’elle et qu’elle désire qu’il le désire.

C’est violent pour tout le monde : Zoey a honte d’elle-même, Simon est évidemment attiré et Max… Ben Max est là pour entendre ça, évidemment. C’est violent, tout simplement et ça mène à une merveilleuse scène où Max fait remarquer à Zoey qu’elle lui a chanté une chanson d’amour alors qu’à Simon, elle a chanté une chanson sur le désir et l’attraction corporelle/sexuelle. Le choix est vite fait selon Max : l’amour est bien plus important que l’attraction. Arf, je suis tellement d’accord avec lui.

Bon, l’épisode avançant rapidement, il faut toutefois qu’on en arrive à quelques résolutions. Zoey et Max ne sont pas virés : le PDG a adoré leur présentation. Evidemment. Mieux encore, il pense que la timeline de six mois n’est pas bonne, ce sera donc un an complet qu’aura Zoey pour bosser là-dessus. Joan est celle qui lui annonce la bonne nouvelle, et ça permet à Zoey de mettre à plat ses relations avec elle, en parlant notamment de Leif, que Joan n’est pas prête à virer de sa vie, clairement.

La journée de travail n’est pas terminée pour autant : Zoey remonte voir Simon pour lui expliquer comme elle peut ce qu’il s’est passé avec cette chanson, et la scène se termine par un baiser avec Simon. Oups. Celui-ci se barre vite, laissant Zoey avec le meilleur ami de Leif qui a finit par résoudre le problème de la montre connecté et du planning qui déconnait.

L’épisode se termine alors par Max s’inquiétant encore pour Zoey, malgré tout. Il faut dire qu’il a reçu un SMS de sa mère s’inquiétant pour elle, alors forcément, il y a de quoi s’inquiéter. Zoey finit par lui confier la mauvaise nouvelle et Max n’a d’autres choix que de lui expliciter l’évidence. Les pouvoirs de Zoey lui permettent habituellement de trouver un moyen d’aider les gens à aller mieux en les aidant à se confronter à ce qui ne va pas dans leur vie. Dans la vie de Zoey, ce qui ne va pas, c’est son père. Et voilà comment Zoey se motive à passer chez sa mère avant de rentrer chez elle. Reste à savoir où est passé Mo dans tout ça, quand même. Il aurait été utile comme confident dans ce bordel.

En tout cas, la toute dernière scène voit Zoey avec son père, et c’est extrêmement touchant. Elle évoque sa peur d’être avec lui, parce qu’elle ne peut pas vivre sans lui. La dernière chanson de l’épisode est alors magistrale d’émotions. Eh, c’est à ça que servent les chansons après tout, et cet épisode le montre mieux que n’importe quel autre : les chansons sont un moyen de s’échapper de la noirceur du quotidien et de trouver des messages forts auxquels se raccrocher pour mieux mener sa vie…

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