Charmed (S01) – 2018

Synopsis : 20 ans après la série d’origine sur les sœurs Halliwell, la CW nous propose un reboot racontant l’histoire de trois sœurs qui se découvrent sorcières à la mort de leur mère.

Saison 1 Saison 2 Saison 3

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Pour commencer, vous ne rêvez pas : malgré un tas de séries à rattraper ou voir, j’ai choisi de commencer mon lundi soir avec cette série. Je suis beaucoup trop curieux de découvrir ce que ça va bien pouvoir donner : je suis un grand fan de la version d’origine après tout, il est normal de vouloir voir ce que ça va rendre vingt ans après.

Etant déjà très emballé par le trailer qui renouvelait avec des répliques totalement loufoques l’univers de la série, tout en en conservant bien l’ambiance, j’ai envie de croire que ça va me plaire, tout en restant hyper prudent et précautionneux face au massacre que ça peut rapidement être. Je connais l’histoire d’origine sur le bout des doigts, alors cette réécriture moderne fait face à un tas de problèmes de comparaison. Promis, je vais essayer d’y aller mollo et de la prendre pour une nouveauté comme une autre… mais un peu comme pour Wrecked parodiant LOST, ce sera dur de ne pas faire des références constantes à la saison 1 de 1998.

Voir aussi : Le pilot de Charmed… 20 ans après

On verra vite ce que ça donne. Retrouvez ci-dessous mon avis sans spoiler et, en cliquant sur le titre, accédez à un résumé complet.

Note moyenne de la saison : 17,5/20

S01E01 – Pilot – 18/20
Si la série ne fonctionne pas du tout au premier degré (je veux dire, même en tant que série pour ado, bof quoi), elle est excellente au second degré : on y trouve beaucoup d’humour si on accepte de le voir comme ça et toute l’ambiance du Charmed d’origine. Pourtant, on est définitivement face à une série de 2018, avec ses maladresses, ses innovations et son ton propre. Bref, c’est marrant et intrigant, et c’est une bonne réécriture qui ne prend pas la tête mais s’éloigne énormément de l’histoire de base pour proposer quelque chose de neuf. Je suis… sous le charme.
S01E02 – Let This Mother Out – 18/20
Un rythme vif, un humour à toute épreuve et une série qui n’hésite pas à s’amuser de sa mythologie en la faisant avancer à toute vitesse, voici les ingrédients de la formule magique qui prend sur moi et font de ce reboot une réussite. En deux épisodes, je me sens déjà très fan de cette ambiance loufoque et du ridicule de la série qui parvient toujours à me surprendre. Une réussite !
S01E03 – Sweet Tooth – 18/20
Un très sympathique épisode d’Halloween, avec toujours son lot de répliques cultes, ses rebondissements marrants et ses personnages bien développés. C’est très différent de l’originale, c’est sûr, mais ça fonctionne très bien comme série, indépendamment du reste. Bref, je me marre bien, la qualité est là, c’est tout bon pour moi.
S01E04 – Exorcise Your Demon – 19/20
La série me plaît de plus en plus, avec son intrigue pleine de rebondissements et ses répliques percutantes à chaque fois. C’est un reboot pleinement réussi, même si je ne vois toujours pas pourquoi ils ont décidé d’en faire un reboot plutôt qu’une série dérivée quelques années après la première. Il est marrant de voir tout ce qui est déformé par rapport au Charmed des années 90, cela dit.
S01E05 – Other Women – 16/20
Bon. Je ne sais pas quoi penser de cet épisode : le moins qu’on puisse dire est qu’il était ambitieux. S’il parvient à transmettre l’émotion voulue, à peu près, il souffre d’effets spéciaux qui ne sont pas à la hauteur et d’une séparation des intrigues qui ne lui est pas bénéfique. En plus, il a la masse de conséquences pour la suite : ça me laisse curieux et inquiet. Bref, je suis partagé, parce qu’il y avait de très bons moments, un peu moins de répliques marquantes et beaucoup de moments gênants où la série n’était pas à la hauteur du divertissement qu’elle veut être. C’est compliqué de faire des critiques, parfois.
S01E06 – Kappa Spirit – 17/20
Même si la série n’explore pas trop la piste que j’aimerais, les intrigues en cours sont assez passionnantes pour donner envie de revenir semaine après semaine. On se marre bien, c’est plein de bons sentiments et ça titille ma curiosité à chaque cliffhanger, ou presque. Je n’arrive pas à mettre de mauvaises notes, alors je surnote. Heureusement que je suis moins influençable avec mes élèves qu’avec les séries, quand même !
S01E07 – Out of Scythe – 17/20
L’intrigue est relancée dans une nouvelle direction, avec un épisode qui aurait tout à fait pu faire office de dernier épisode avant la pause. Pourtant, il en reste encore un et je suis curieux de voir ce que ça donnera, alors que l’intrigue générale commence vraiment à ressembler à quelque chose. Une bonne série, décidément.
S01E08 – Bug a Boo – 17/20
Cet épisode reprend un grand classique des séries du genre à sa sauce, avec des métaphores peu subtiles, mais efficaces. Il développe aussi les différents fils rouges et intrigues secondaires proposés précédemment dans la série. Cette saison est très fluide et se fait avec toujours pas mal d’humour. Pour la première fois, j’ai même fini par trouver ça un poil compliqué, mais c’est parce que je n’étais pas à fond dans l’épisode, je pense.
S01E09 – Jingle Hell – 19/20
Je surnote toujours un peu, mais entre la nostalgie et le fun de découvrir une nouvelle histoire, c’est difficile de se contenir. Cet épisode est un vrai épisode de mi-saison avec un dénouement des intrigues intéressant et tout ce qu’il faut pour convaincre qu’il y a encore beaucoup à raconter. Une vraie réussite, même si c’était un peu lent à mettre en place dans les dix premières minutes aujourd’hui.
S01E10 – Keep Calm and Harry On – 17/20
La série revient avec un épisode comme elle sait les faire : la structure est celle à laquelle nous sommes habitués après dix épisodes. Autrement dit, ça fonctionne très bien, avec des répliques bien pensées et des rebondissements parfois un peu à la mords-moi-le-nœud… mais ils auraient tort de s’en priver, car c’est toujours efficace.
S01E11 – Witch Perfect – 20/20
Eh, franchement, pour un épisode qui n’a rien de particulier en théorie (ni mi-saison, ni fin de saison), je trouve que ces 41 minutes méritent largement un 20/20. Il y avait du fun, du drama, des répliques top et des rebondissements. S’ils continuent comme ça, je vais même préférer cette version à l’originale, c’est un comble ! Vraiment, c’était un excellent épisode et j’ai hâte de voir la suite… dans trois semaines. Vivement mes vacances, quoi, elles coïncident avec la reprise de la série.
S01E12 – You’re Dead To Me – 17/20
Humour, mystère, rebondissement, drama et très bon jeux d’acteurs, voilà, cet épisode avait une fois de plus tout ce dont il avait besoin pour être très bon. L’intrigue de fond de la série me plaît vraiment beaucoup et son ton léger continue d’être sacrément efficace.
S01E13 – Manic Pixie Nightmare – 16/20
Je suis peut-être plus fatigué que d’habitude pour regarder cet épisode, ou peut-être pas. Une chose est sûre, j’ai eu du mal à rentrer dedans, peut-être aussi parce que je ne connaissais que peu le cliché utilisé comme démon pour cet épisode. Heureusement, la série reste excellente dans le développement de ses intrigues malgré tout, parce que sinon, j’aurais eu l’air fin à ne pas aimer un épisode !
S01E14 – Touched by a Demon – 20/20
Quand ce reboot se met à réécrire un de mes épisodes préférés en le rendant encore meilleur, et en enchaînant les excellents gags en plus, je ne peux qu’être fan. Ce n’est pas tout : la série prend le temps de développer son intrigue encore et de proposer tout un tas d’excellents moments, tout en retardant le fil rouge, l’air de rien. C’est tellement bien fichu, difficile de ne pas être accro après ça, surtout que ça va à toute vitesse.
S01E15 – Switches & Stones – 18/20
L’épisode n’était pas avare en révélations et une fois de plus, je l’ai surtout aimé non pour ça mais pour son intrigue de la semaine qui était une réécriture mythologique vraiment bien menée. Comme bien souvent, les scénaristes tordent le cou aux clichés pour proposer des histoires originales avec des mythes bien connus, et c’est ce qui fonctionne si bien dans cette série. Cela offre une deuxième jeunesse à un tas d’histoires, et à Charmed.
S01E16 – Memento Mori – 18/20
On est loin de la série légère et joyeuse habituelle avec cet épisode, mais ce n’est pas plus mal du tout parce que c’est un épisode qui apporte les réponses attendues depuis un moment. Côté écriture, c’est hyper fluide et le fil rouge de la saison est vraiment de plus en plus passionnant.
S01E17 – Surrender – 17/20
Différentes intrigues se mêlent dans cet épisode qui parvient bien à rebondir suite aux axes fermés dans l’épisode précédent. C’était toujours aussi intéressant et j’ai eu l’impression que dans l’écriture, ça ressemblait bien plus à l’originale que d’habitude… et du coup, ça affaiblit presque le niveau par rapport à ce que j’en attendais et qui est très différent de la série des années 90/2000.
S01E18 – The Replacement – 15/20
Si l’histoire était sympathique pour cet épisode, franchement, au niveau de l’intrigue générale, ça semble partir en cacahuète, et je ne parle même pas des boulettes de réalisation, parce que là, ce n’est même plus des faux raccords, c’était juste se moquer de nous… ou d’eux-mêmes. C’est quand même dommage, mais ça sent l’épisode de transition vers l’intrigue finale, un brin bâclé quoi.
S01E19 – Source Material – 18/20
Je suis vexé par cet épisode, rien ne va dans le sens que je voudrais ! Il se passe comme toujours un milliard de choses, avec un rythme effréné qui n’empêche pas l’humour et le développement d’une mythologie riche, propre à ce reboot. Autrement dit, on est toujours sur du très bon, et c’est tant mieux.
S01E20 – Ambush – 18/20
Une fois de plus, il se passe tellement de choses dans l’épisode qu’il est difficile de savoir exactement où ils veulent en venir à l’avance. Tant mieux : c’est très agréable d’être surprise à chaque épisode et de voir la saison s’écrire. Il se passe un milliard de choses à chaque fois, c’est sûr, mais ça fonctionne très bien. En plus, cet épisode révèle enfin des scènes que j’attendais depuis super longtemps et approfondi encore sa mythologie.
S01E21 – Red Rain – 17/20
Tout s’enchaîne drôlement vite et bien dans cet épisode, mais un peu trop vite quand même je trouve. Le plan de la saison s’éclaircit complètement et on sait enfin où ils voulaient en venir depuis une vingtaine d’épisodes. C’est dommage que tout soit précipité, mais en même temps, ça donne un épisode une fois de plus très dense et passionnant à suivre.
S01E22 – The Source Awakens – 18/20
Bien. Il faut s’asseoir confortablement et poser son cerveau pour savourer cet épisode qui est possiblement le plus rapide de la saison. Il s’y passe quelque chose toutes les deux ou trois minutes, c’est un tourbillon d’informations et c’est une fin de saison globalement réussie… mais la précipitation provoque quand même quelques troubles et des décisions romantiques pas super justifiées. Rendez-vous l’an prochain pour voir se rouvrir les portes du manoir !

Saison 1 Saison 2 Saison 3

Charmed (2018) – S01E01

Épisode 1 – Pilot – 18/20
Si la série ne fonctionne pas du tout au premier degré (je veux dire, même en tant que série pour ado, bof quoi), elle est excellente au second degré : on y trouve beaucoup d’humour si on accepte de le voir comme ça et toute l’ambiance du Charmed d’origine. Pourtant, on est définitivement face à une série de 2018, avec ses maladresses, ses innovations et son ton propre. Bref, c’est marrant et intrigant, et c’est une bonne réécriture qui ne prend pas la tête mais s’éloigne énormément de l’histoire de base pour proposer quelque chose de neuf. Je suis… sous le charme.

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01

This is not a witch hunt. It’s a reckoning.

Bien, tout commence à merveille avec une actrice habillée, mais quand même à moitié à poil : on se croirait effectivement devant Charmed. La première scène ? Une des sœurs qui part en soirée avec les bottes de l’autre, une chamaillerie digne d’adolescentes et une mère qui les interrompt rapidement, parce qu’elle s’engueule avec quelqu’un au téléphone. Ce n’est pas bien subtile dans le féminisme de façade tout ça : la mère s’avère être une universitaire dans le droit des femmes, et elle est en guerre contre un type qui a fait face à une accusation de harcèlement sexuel. Bienvenue en 2018.

Après une rapide morale de leur mère demandant aux deux sœurs de toujours chérir leur lien du sang, les deux jeunes femmes se séparent, permettant enfin de connaître le nom de la première : Mel, parce qu’elle envoie un SMS pour demander à quelqu’un de se mettre nu. Quelqu’un ? Sa copine bien sûr, même si c’est pour l’instant révélé avec seulement une image floue.

Son autre sœur, Maggie, celle habillée comme au mois d’août alors qu’il a l’air de faire froid, se fait suivre par Ryan qui dit vouloir l’accompagner. Elle se rend à une fête étudiante tout ce qu’il y a de plus cliché, mais dans le genre cliché décérébré. Les deux sœurs sont toutefois rappelées en urgences chez elle, cependant, parce que leur mère laisse entrer un corbeau avec de très mauvais effets spéciaux par sa fenêtre. Elle s’enferme aussitôt dans le grenier pour faire une incantation en latin qui se termine par la phrase « entendez ça : je suis trois ». Magnifique.

Maggie et Mel rentrent donc chez elles et y trouvent des corbeaux. Elles trouvent aussi qu’il fait drôlement froid, et même plus qu’à l’extérieur en fait : comme nous l’avons tous vu dans le trailer, elles montent alors dans le grenier où elles trouvent une fenêtre explosée à travers laquelle leur mère est clairement passée, puisque son cadavre est deux étages plus bas.

Ne pas avoir de générique, c’est quand même assez triste pour Charmed ; je trouve qu’ils ont raté une opportunité importante, mais bon. La série enchaîne avec une scène se déroulant… trois mois plus tard. On y retrouve la troisième sœur, Macy, qui se balade dans la rue et tombe sur la maison de Maggie et Mel. Elle est traumatisée de la voir et fait aussitôt des recherches confirmant ses craintes : elle vient de retrouver sa mère biologique, qu’elle reconnaît car elle avait une photo, mais celle-ci est morte.

À la fac, Mel prend très mal que sa mère soit remplacée par un homme pour enseigner le droit des femmes, ce qui est d’autant plus révoltant qu’il s’agit de l’homme contre lequel sa mère se battait. Il a clairement l’air d’être un démon, surtout quand il regarde Mel s’en prendre physiquement à un de ces potes. Le ridicule est à son paroxysme, mais c’est justement ce qui est drôle : Mel s’avère obsédée par la mort de sa mère qu’elle refuse de voir comme un accident. Elle en parle à sa copine et à un pote, et on comprend qu’elle est énervée après la vie.

C’est totalement cliché, et quand elle rentre, elle se fait engueuler par Maggie, ce qui me perturbe parce que Maggie est censée être Phoebe et Mel Piper. C’est perturbant, mais bon, il faut bien des changements dans les caractères. Et puis, c’est un changement partiel : Maggie est tout aussi écervelée que Phoebe à l’époque puisqu’elle décide de rejoindre une sororité à la fac. Cela énerve encore plus Mel, mais elles sont interrompues par l’arrivée de Macy qui leur annonce qu’elle pense être leur sœur. Rien que ça. Les plombs sautent au même moment., évidemment, parce qu’un éclair frappe au loin (ou au près ?).

Mel envoie rapidement chier Maggie qu’elle pense être un vautour attiré par un argent qui n’existe même pas. Forcément, on retrouve alors chacune des sœurs de son côté, et chacune va ainsi découvrir son pouvoir. Macy se plaint à son copain de la réaction de ses sœurs dont elle prétend ne pas vouloir être plus proche : pourtant, dès qu’il gratte un peu la surface de ce mensonge, Macy s’énerve et dévoile qu’elle maîtrise la télékinésie. Elle envoie sa bouteille de bière s’éclater contre un mur, justifiant ensuite cette bouteille éclatée par le fait qu’elle est fatiguée et maladroite. C’est tellement ridicule, j’adore !

Maggie ? Contrairement à Phoebe, elle ne peut pas voir l’avenir, mais simplement lire dans les pensées des personnes qu’elle touche. Elle s’en rend compte quand elle rencontre quelques Kappa. Difficile de s’intégrer quand on entend les pensées des gens. Enfin, Mel découvre qu’elle peut figer le temps quand elle parle avec sa copine et que celle-ci trouve les mots pour la calmer. Pourquoi pas. Elle est quand même terrifiée par ce qui lui arrive, et elle se barre rapidement pour mieux se faire enlever.

Oui, elle se fait enlever… et se réveille aux côtés de ses sœurs, ligotées par le nouveau Léo, leur être de lumière qui s’appelle Harry. Celui-ci est tout bonnement insupportable et paraît plus démoniaque qu’autre chose quand il leur explique qu’elles sont des sorcières. Ca valait le coup de les ligoter, tiens. Macy refuse de croire qu’elle a des pouvoirs, parce que c’est une scientifique qui ne croit que ce qu’elle peut prouver. Harry l’ignore, de même qu’il ignore en permanence les trois sœurs qui ont un sale caractère, franchement. D’ailleurs, il est amusant de voir que les pouvoirs ont une explication à travers le caractère des sœurs, ce qui n’avait jamais été explicité dans la série – on savait simplement que c’était lié à leurs émotions.

Maggie comprend alors que leur mère était une sorcière, Mel confirme sa théorie que sa mère n’est pas morte par accident en réparant une fenêtre alors qu’elle avait bu (tu m’étonnes qu’elle préfère la penser tuée par quelqu’un) et Macy a confirmation qu’elle est bien la sœur des deux autres. Quant à moi, je déteste déjà le nouvel être de lumière, qui n’a rien de Léo, ma foi, à part peut-être le physique désastreux. Il leur présente donc toutes la mythologie de manière hyper rébarbative, à la Nathalie de Charmed pour ceux en ayant une connaissance parfaite de la saison 3 de la première version. À la Gideon, sinon ? Bon, sinon, elles ont aussi un Livre des Ombres aussi mince que le premier tome d’Harry Potter. On va pas tenir huit saisons avec un livre pareil, je vous le dis.

Si Mel est évidemment super heureuse d’être une sorcière, parce que ça lui permet d’enfin lutter contre le monde entier, ce n’est pas le cas de ses sœurs. Et le problème, c’est que la série reprend l’intrigue de Paige : elles ont 24h pour décider si elles veulent être sorcière ou non. Si elles ne le veulent pas, elles oublieront tout et aucun acte magique ne sera conservé. Pourquoi pas. Quant à Harry, il révèle une nouvelle manière de disparaître, directement inspirée d’Harry Potter, franchement. Pas de quoi s’inquiéter, on ne la verra jamais : les scénaristes veulent déjà faire des économies et nous disent littéralement qu’il voulait leur montrer à quoi ça ressemble, mais qu’il vaut mieux pour le personnage se déplacer comme un humain. Ben voyons. J’appelle ça des économies.

Après tout ça, Macy passe tout son temps à chercher une explication à la télékinésie, Maggie retourne à sa sororité et Mel est la seule à vouloir rester sorcière. Elle est retrouvée par sa copine qui s’inquiète pour elle, et qu’elle fige de nouveau. C’est toujours aussi ridicule, parce qu’elle passe son temps à bouger quand elle la fige… mais la bonne nouvelle, c’est qu’elle comprend que son pouvoir fonctionne quand elle arrête de s’énerver. Sans blague.

Pour retourner à la fac, Maggie décide de passer par les bois qu’elle connaît par cœur et tombe sur un chien tout mignon qui s’avère être un démon la poursuivant. Elle retourne en panique chez elle et hurle à Mel tout ce qui lui est arrivé, révélant au passage qu’elle est blessée et a du sang vert sur la joue. Après qu’on se soit débarrassée de la copine de Mel, qui a forcément tout vu et entendu, l’être de lumière revient donc pour leur expliquer que le démon-chien a un maître. Et aussitôt, Maggie pense que c’est Lucy, la chef des sœurs de la fac, qui est responsable de cette attaque.

Moi, je suis plutôt content de voir que la série ne reprend pas des démons que l’on connaît déjà, mais essaye d’en inventer d’autres. Je pense que ce ne sera pas toujours le cas, mais pour un premier épisode, c’était nécessaire, histoire de trouver un moyen de se différencier de l’originale.

Alors que Mel répète qu’elle veut être sorcière, Maggie est heureuse d’avoir enfin trouvé quelqu’un à blâmer pour la mort de leur mère. Jusque-là, elle se sentait responsable de ne pas avoir accouru à son SMS. Elle pète un câble contre et se fait enlever par les Kappa, sans surprise, juste après que Macy nous invente la première potion de la série. Grâce à la science, elle trouve en effet un moyen de faire s’évaporer le sang de démon en deux deux. C’est marrant et ça évite les longues recherches dans le Livre des Ombres (qui contient d’ailleurs une photo d’une certaine Melinda, ancêtre des filles, ben voyons !).

Je suis un peu irrité par cette manière de zapper les recherches, c’est très millenial tout ça ; à croire qu’on ne sait plus ouvrir un livre pour avoir des infos. Pff. Bon, Maggie est enlevée par les Kappa, parce qu’elle intègre la sororité. Du moins en théorie.

En pratique, elle se cache donc dans les toilettes, terrifiée par Lucy, que l’on essaye de nous faire croire être une démone. Evidemment, ce n’est pas elle, et Mel l’apprend à ses dépens en lui balançant une poudre qui ne la fait pas s’évaporer. Oh, ce n’est pas la seule à l’apprendre à ses dépens : Maggie est draguée par un Brian qui lui paraît drôlement entreprenant et dont elle lit les pensées. C’est donc lui le démon, et il l’attaque…

Finalement, il était juste possédé, ce qu’elle découvre quand Macy lui balance la poudre anti-démon à la gueule. C’est mieux que quand Mel l’a balancée à la tronche de Lucy. Comme Macy a sauvé Maggie, cette dernière peut embrasser Brian qu’elle est heureuse de découvrir simple humain. Les trois sœurs peuvent alors se retrouver et parler un peu de tout ce qui leur arrive, partageant leur pouvoir, surjouant l’humour autour du déclencheur des pouvoirs de Mel et parlant de leur mère, dont elles pensent avoir arrêté le meurtrier.

Macy est donc directement invitée dans la chambre d’une de ses sœurs où elle découvre une vidéo de sa mère et où les sœurs apprennent à se connaître, quitte à ce que Maggie use de ses pouvoirs pour comprendre la solitude de Macy. Pendant la nuit, une porte s’ouvre toute seule et Macy a froid… comprenant soudainement qu’en présence de Brian, personne n’avait froid, donc que ce n’était pas le démon à tuer.

Elle ne dort pas de la nuit et tombe sur Maggie au petit matin pour lui révéler toute sa théorie. Le problème, c’est que Mel est déjà à la fac en train de protester, ce qui est hilarant rien que dans la manière dont c’est filmé. Après, c’est aussi censé être flippant quand Mel se rend rapidement compte qu’elle a froid et que le démon qui a tué sa mère n’était pas Brian. Allez, ça fonctionne bien, il faut leur reconnaître ça. Mel se rend donc dans la fac (où bosse aussi Macy, tant que j’y pense) et découvre qu’un professeur est en fait le démon à abattre.

Par chance, alors qu’elle se fait attaquer, ses sœurs débarquent avec Cameron, l’insupportable type que Mel avait agressé plus tôt et qui était l’assistant du démon – sans savoir que c’était un démon. Cameron se fait rapidement poignarder par un bloc de glace, mais ce n’est rien qu’Harry ne puisse soigner : il a des pouvoirs d’être de lumière, et il a déjà soigné Maggie plus tôt dans l’épisode.

Quant aux trois sœurs, elles doivent donc faire un choix : pour tuer le démon, figé par Mel, il faut qu’elles utilisent le pouvoir des trois ; mais pour ça, elles doivent se tenir la main et accepter leur destinée. Mouais, c’est ce qui s’appelle leur forcer la main, littéralement. Mel est déjà à fond dans son rôle de sorcière, Macy se laisse convaincre car elle veut comprendre la science derrière la magie pour gagner un prix Nobel (euuuh ?) et Maggie est donc sans argument pour s’opposer à ses sœurs.

Le démon explose alors en fumée, devenant une sorte de croque-mitaine du froid. Et ma foi, ça fonctionne bien : grâce à son pouvoir, Macy attire ses sœurs à elle et toutes les trois se prennent la main, activant le pouvoir des trois et récitant la première vraie formule de la série. Le démon se meure donc, mais ses derniers mots sont qu’il n’a pas tué la mère, que ça commence. Mystérieux, juste ce qu’il faut pour revenir ?

Non, ce n’est pas le cliffhanger pour autant ! En effet, Mel refuse ensuite que la mémoire de Cam soit effacée : personne ne le croira s’il raconte ce qu’il s’est passé. La série fait preuve de beaucoup de subtilité dans son féminisme en critiquant donc le témoignage foireux de Cameron, l’homme un peu débile.

On ne s’arrête toujours pas là : la fin d’épisode voit Macy emménager chez ses sœurs, parce que pourquoi pas, elle les connaît depuis 48h, c’est bien suffisant pour vivre ensemble. Elle est accueillie par Maggie, mais aussi par Mel et sa planche oui-ja. Grâce à celle-ci, elles peuvent contacter leur mère qui leur communique un super message : « Ne faites pas confiance à Harry ».

Et comme elles lisent ça à voix haute, Harry apparaît derrière elles… Voilà un mystère qui me plaît et qui me fera revenir devant cette série parfaitement délirante.

> Saison 1

God Friended Me – S01E02

Épisode 2 – The Good Samaritan – 17/20
Je crois que cette série va être ma vraie bonne surprise de la rentrée. Je comptais la voir d’un œil distrait, comme ça, pour le plaisir d’en regarder une de plus ; mais en fait, son côté feel good est très prenant. J’adore le casting, les dynamiques sont bonnes, il y a des fils rouges à suivre et même le côté procédural finit par ne plus me gêner. C’est dingue, non ?

Saison 1


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Just don’t tell her God sent you.

La première scène nous propose déjà un petit rituel de début d’épisode avec Miles nous proposant un podcast d’introduction qui a le double avantage de resituer le personnage comme un bosseur et de nous réintroduire chaque personnage. Bon, en revanche, si le boulot de réintroduction est bien fait, il est assez décevant par rapport au cliffhanger : Miles a finalement décidé d’ignorer la demande d’ami sur Facebook de Dieu envers Katie Brooks. C’est un peu gros, c’était censé être un moyen pour lui de revoir Cara.

Bon, il explique plus tard à Rakesh que son seul objectif était le podcast et son entretien pour la radio, mais tout de même, c’est gros. Surtout qu’il n’est toujours pas serein de cette histoire de Dieu : il en parle dans son podcast, il voit une affiche le faisant passer pour un ange dans le reflet d’un bus et, pire, il se rend compte que le compte de Dieu essaye de saboter son entretien. En effet, outre une nouvelle demande pour Katie, il reçoit une notification indiquant le changement de photo de profil de Dieu, qui passe à l’orage. Et hop, il se met à pleuvoir aussitôt.

Ce qu’il faut en retenir, c’est que ça aide Rakesh à retrouver Dieu : grâce à ce changement de photo, il peut en effet traquer Dieu. Toutefois, cela prendra du temps et Rakesh conseille donc à Miles de s’occuper de Katie. Ainsi, Miles se sert bien de Cara pour retrouver Katie : il l’invite au restaurant, parce que c’est là que Katie mange, ça tombe bien. Il drague misérablement Cara et lui demande grosso modo de l’écouter quand elle se dit stressée. C’est n’importe quoi, mais c’est assez marrant malgré tout. Ils se plaignent donc chacun de leurs parents, lui de son père, elle des retrouvailles avec sa mère.

Katie choisit ce bon moment pour entrer et se faire engueuler par son patron. Miles intervient, persuadé de pouvoir l’aider, et se retrouve à être celui qui la fait virer en exigeant des excuses de son patron. C’est du grand n’importe quoi, mais on se croirait bien dans une série américaine, quoi. Katie est dégoûtée et s’en va avec juste un mot de remerciement plein d’ironie et mépris pour Miles.

Comme il s’est arrangé pour qu’elle soit virée, Miles essaye de la faire embaucher par sa sœur, Ali, mais c’est un échec total. Il apprend toutefois que celle-ci organise une petite soirée pour célébrer son nouveau poste et nouveau podcast. Je ne suis pas bien fan de cette actrice, qu’on se le dise tout de suite, je trouve qu’elle force trop le trait dans la scène suivante où elle invite son père à venir au bar pour la soirée en l’honneur du podcast de Miles.

De son côté, Miles retrouve Katie chez elle grâce aux recherches de Rakesh. C’est un peu gros qu’elle ne flippe pas totalement, mais Miles a une bonne tête, ça doit aider. Katie ne lui claque donc pas la porte au nez et l’écoute se présenter, s’excuser puis proposer son aide. Elle refuse poliment, avant d’être forcée d’accepter quand l’amie qui devait babysitter son fils la laisse tomber au dernier moment.

Elle laisse donc son fils, Nate, en babysitting à Miles… mais pas sans prendre son permis avant. C’est une bonne chose de faire attention quand même, parce que sinon, cette confiance en lui semblait royalement stupide de sa part. Par contre, Nate est muet et ne communique pas non plus par les gestes, ce qui complique beaucoup les choses. Il fugue à moitié, mais est suivi par Miles qui le retrouve dans un magasin de piano où il nous révèle qu’il sait aussi jouer du piano pour chanter.

En parallèle, Cara retrouve sa mère et ça se fait toujours avec 150 moments de gêne intense… en plus, sa petite sœur, Liv, ressemble bien trop à Samantha de Life in Pieces, alors je suis paumé. De toute manière, elles sont vite interrompues par Rakesh qui a enfin trouvé une piste pour retrouver Dieu grâce à sa photo de profil : il serait en plein milieu de Hell’s Kitchen. Et il appelle Cara parce que Miles ne lui répond pas, alors il a besoin d’elle pour aller le chercher.

Celle-ci s’exécute aussitôt et se rend au restaurant où Miles était censé être avec Katie, et où Rakesh l’a géolocalisé. Cela tombe plutôt bien parce qu’elle y tombe nez à nez avec Katie qui la reconnaît. On ne saura pas comment son entretien s’est passé, car elle préférera péter un câble de la disparition de son fils, normal. Elle le retrouve toutefois bien vite et est choquée de le voir sourire à Miles. Cela ne suffit pas à la calmer de son stress, et peut-être même qu’elle vit mal cette complicité si rapide avec Miles : elle décide donc de se barrer après avoir engueulé Miles.

Clairement, Miles n’est pas le meilleur des samaritains : il se révèle super énervé par ce départ de Katie, et il décide de plutôt aller au boulot que de suivre la piste de Rakesh sur le compte de Dieu, abandonnant au passage Cara après l’avoir blessée en critiquant son attitude fuyarde avec sa mère. Cela vaut mieux pour Miles cela dit parce que de toute manière, c’était juste une piste pour briser le cœur de Rakesh quand il voit son flirt du premier épisode, Jaya, en plein rencard avec un autre mec.

Il va donc se plaindre à Ali, parce qu’apparemment c’est logique de se confier à la sœur de son meilleur ami. Ce dernier finit par arriver après un essai catastrophique pour son podcast. Son texte est écrit par un autre, ce qui passe moyen, et Dieu semble se venger et tout saboter : l’électronique du studio ne fonctionne plus, il voit des ballons avec écrit « Dieu » et tout un tas d’autres bugs qui ne le rassurent pas spécialement.

C’est donc de ça qu’il parle à Rakesh et Ali plutôt que de leur parler de sa dispute avec Cara. Ils sont interrompus par Jaya qui arrive et tente d’expliquer à Rakesh qu’il fait fausse route sur ce qu’il a vu. Ce dernier préfère toutefois se complaire dans ce qu’il croit être vrai : c’est la pire des idées et il vexe Jaya en lui disant qu’elle a l’air d’avoir une superbe connexion avec plein de mecs. Sympa Rakesh.

Les choses ne se passent pas beaucoup mieux du côté de Miles qui reproche désormais à son père de ne pas écouter son podcast. Même s’il est content de le voir dans le bar, il sait qu’il n’est pas là pour véritablement célébrer sa réussite et son podcast. En même temps, oui, forcément, son père va pas glorifier un podcast où son fils dit que Dieu n’existe pas et bafoue totalement sa foi. Il est totalement de mauvaise foi (sans jeu de mots) le Miles à reprocher à son père de ne pas l’écouter quand clairement il ne l’écoute pas non plus à chaque fois qu’il prêche, quoi.

Miles reçoit alors un appel de Cara qui coupe la conversation et qui lui apprend que Nate a disparu. Forcément, Miles se précipite au secours de Katie qui craque et lui avoue que Nate ne lui avait jamais souri. C’est tout émotionnel et ce n’est que le début : sans trop de surprise, Miles pense à aller vérifier auprès du magasin de piano si Nate n’y serait pas retourné, et bien sûr que si. Ce n’est pas pour autant pour qu’on le retrouve là-bas : non, le magasin est fermé, et il faut encore que le trio Miles/Cara/Katie revoit la même affiche qu’aperçue en début d’épisode pour comprendre que Nate s’est rendu à Central Park où se trouve justement un piano, installé peu avant.

Comme on est malgré tout sur une série pleine d’émotions et de feel good, Nate joue une chanson que lui chante sa mère tous les soirs. Elle qui pensait n’avoir jamais établi de connexion avec son fils, elle découvre qu’en fait, c’est lui qui va en établir une autour de cette chanson. Et puis, en plus, c’est un génie musical autodidacte, c’est plutôt une bonne chose, j’imagine.

Bon, en revanche, on va toucher là à un problème des séries de ce genre, qui juste maintenant me fait aussi penser à Joséphine Ange Gardien et plus seulement à Demain à la Une : on abandonne sur ce grand moment d’épiphanie ces deux personnages dont on saura juste que Katie accepte la demande d’ami de Miles. Plus jamais on ne les verra alors qu’ils ont été quasi-inséparables pendant 24h et que Katie lui en doit une assez énorme. Je ne sais pas, peut-être qu’on les reverra, je n’ai pas vu le reste de la série, forcément, mais je sais que ce genre de personnages secondaires très travaillés et touchants ont tendance à disparaître, et ça va me frustrer sur le long terme, surtout qu’on n’avance pas du tout dans la recherche de l’identité derrière le compte de Dieu.

Autrement, Rakesh finit par revoir Jaya pour s’excuser d’avoir été idiot, et bien sûr, ça fonctionne. Quant à Cara, elle trouve sa propre musique : elle décide de se mettre à courir avec sa mère. Oh, et c’est bien trop rapide, mais le père de Miles se met aussi à écouter son podcast dans lequel il se dit prêt à avoir une vraie conversation. Il n’en faut pas plus pour que Dieu change de photo de profil et repasse à son joli petit nuage. C’est une fin moins prenante que la semaine dernière, mais ça fonctionne malgré tout.

Saison 1

Station 19 – S02E01

Épisode 1 – No Recovery – 16/20
Mouais. Beaucoup de suspense et de twists à la mords-moi le nœud dans cet épisode qui paraît aussi long que deux tellement il se passe de choses, mais malheureusement, la série reste assez banale pour sa reprise. J’espère que le cross over de la semaine prochaine – c’est-à-dire de demain – lui fera du bien et nous bougera un peu tout ça, parce que pour le moment, c’est un retour qui est loin de faire les étincelles que j’en attendais.

> Saison 2


Spoilers

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We’re about to say goodbye to one of our own.

Le résumé de l’épisode précédent nous résume toute la saison de manière efficace avant de reprendre sur Andy en haut d’un immeuble, possiblement en pleine déprime, mais pas en train de pleurer. En voix off, elle nous annonce qu’ils vont perdre quelqu’un, et qu’ils le savent grâce à une alarme qui se déclenche quand un pompier arrête de bouger pendant trop longtemps.

On reprend alors exactement là où le final nous avait laissé tomber : Jack vient de se sacrifier et Andy refuse de le laisser tomber, alors que Ripley le lui ordonne. Sans surprise, elle monte les escaliers à sa recherche. En chemin, elle croise Vic et Maya, et cette dernière se décide à monter avec elle, ce qui est la pire des idées.

Dans le même genre, Miller refuse d’écouter Ripley et se rend lui aussi dans le bâtiment dont il avait réussi à sortir. À l’étage où Jack s’est sacrifié, Maya et Andy décident d’ouvrir la porte, ce qui est la pire des idées parce que ce n’est pas du tout une manière d’être en sécurité, quoi.

L’avantage, c’est qu’elles repèrent vite Jack grâce à son alarme PASS, qui permet de savoir qu’un pompier est à terre et ne bouge plus. Elles le trouvent vite et… il se réveille. Ce n’est pas bien crédible, mais bon, ils nous ont gardé le suspense tout au long de l’épisode.

Pendant ce temps, la mère de Molly s’inquiète pour elle, alors que Ben la descend comme il peut le long des escaliers. Travis est donc laissé à mourir en haut des escaliers, c’est merveilleux. Il est forcé aussi d’enfoncer un tube dans la trachée de Molly. C’est une jolie manière de la sauver et de continuer sa descente jusqu’à la sortie.

Par chance, Vic continue de descendre l’escalier et tombe sur… Travis. Il est toujours beaucoup trop mal en point, mais au moins, il a un pouls. Elle le réveille puis le traîne comme elle peut, malgré ses supplications de le laisser derrière elle. Par chance, Miller finit par les rattraper, après avoir passé Molly et Ben, ce dernier lui demandant d’aller chercher Travis. Bon, à l’origine, il était là pour Jack quand même, mais tant mieux s’il sauve Travis.

Finalement, Molly s’en tire à merveille et finit en vie, grâce à Ben qui la ramène à sa mère, lui faisant un câlin… alors que Ben sait bien que l’état de Molly est catastrophique. Elle a peu de chance de s’en sortir en vie. Qu’importe, il faut essayer malgré tout et il décide de conduire lui-même l’ambulance à toute vitesse à travers Seattle.

De son côté, Bailey arrive à l’hôpital avec Ryan, qui n’arrive pas à parler à Andy au téléphone, parce qu’elle retourne chercher Jack. Pruitt est rapidement stabilisé par Bailey qui passe ensuite le reste de l’épisode à s’inquiéter pour Ben – que l’on sait finir en vie après l’épisode de Grey’s où on l’a vu pépère. Elle finit par le savoir en vie quand elle reçoit son appel radio pour dire qu’ils arrivent à l’hôpital.

Là-bas, Ben est en déprime totale à la possibilité de perdre Molly. Le pire est qu’il découvre rapidement que Travis est dans l’ambulance suivante, avec une Vic qui lui fait la gueule parce qu’il a abandonné Travis derrière lui. Mouais, bon, du Vic quoi. Elle vient aussi de se prendre la tête avec Ripley qui a menacé de la virer. Quant à Travis, c’est Deluca qui s’occupe d’elle, avec Maggie. Tout va bien, quoi.

Ou pas, parce qu’il tombe en arrêt cardiaque et personne ne s’occupe de Vic qui a une sale nuit derrière elle. Elle se rend en salle d’attente pour engueuler Ben, devant la mère de Molly et le nouveau mec de Travis, histoire de bien le pourrir et de lui dire que la Caserne 19, c’est sa famille à elle. Sympa.

Elle change de discours quand elle apprend que Travis a une chance de s’en sortir (et une chance de mourir) de DeLuca et Ben. Humph. Quant à Molly, elle n’a pas de chance du tout et finit par mourir. Franchement, c’est tout naze, je l’aurais bien vue devenir une pompier d’ici la fin de la saison, ou genre à l’accueil, ou un truc comme ça.

En flashback, on revient sur les débuts de l’amitié Maya/Andy à l’école (c’est inutile) où elles étaient les deux seules femmes, puis sur les débuts de la relation Vic/Travis (qui s’est fait avec Travis fermant la grande bouche de Vic), puis sur celle entre Jack et Miller. Le plus intéressant est encore la relation Travis/Vic, qui se fait à base d’une blague terrible de Vic lui demandant qui a bien pu mourir pour qu’il devienne son chef, quand on sait tous que c’est son mari. Oh, on a aussi un flashback sur Jack/Maya, mais bon. Les flashbacks sont tous aussi inutiles les uns que les autres, mais ça veut aussi dire clairement que l’un de ces duos est en danger. Ou pas. Rapidement, il apparaît évident que le seul acteur qu’on ne revoit pas dans ce premier épisode est le père d’Andy…

Il finit par apparaître en flashback pour aider Ryan à sortir de prison, alors que dans le présent, Andy sort avec Jack de l’immeuble. Les deux se rapprochent jusqu’à ce qu’elle apprenne que son père est à l’hôpital. Elle y retrouve Ryan qui est plein de bonnes nouvelles pour elle (n’importe quoi, sérieusement) et dont elle comprend qu’il était au courant que son père était mal en point quand il lui a dit au revoir.

Forcément, elle lui en veut, parce que c’est le schéma habituel entre eux : il la protège alors qu’elle n’en a pas besoin, et ça lui retombe dessus… là où lui en a marre de ce schéma où elle revient vers lui chaque fois qu’elle a besoin et uniquement à ce moment-là. Mouais.

Six semaines plus tard, on retrouve Andy sur son toit avec Maya. Six putain de semaines. Ils nous font une HTGAWM ? Non, ils nous informent que Travis est en vie et de retour au boulot. Sept semaines suffisent donc à se remettre de tout ça. Tout le monde survit, y compris Pruitt qui se pointe à la caserne avec Ripley et leur nouveau capitaine. Ce n’est ni Herrera, ni Gibson, ni même Charlotte vue en saison 1. Non, c’est un pompier qui a déjà un passif houleux avec Miller et Gibson car il était leur formateur quand ils se détestaient en école. Et il a l’air super chiant, ça promet, mais bon, il fallait bien quelqu’un pour les recadrer et leur rappeler les protocoles, parce qu’ils les ont tous brisés à un moment ou un autre.

> Saison 2