Constantine (S01)

Synopsis : John Constantine est un exorciste et détective britannique qui occupe sa vie à chasser des entités surnaturelles.

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Pour commencer, je ne sais vraiment rien de cette série à la vie très éphémère, si ce n’est qu’elle n’a pas de vraie fin et que son héros finira par revenir dans Legends of Tomorrow l’an prochain. Et je n’ai même pas commencé ces deux séries que je sais déjà tout ça, alors peut-être qu’en fait, je sais quelques trucs quand même.

Plus sérieusement, non contente d’avoir déjà Arrow et The Flash sur CW (une filiale en quelque sorte), la NBC s’est donc décidée à lancer une troisième série inspirée de comics cette année-là en se concentrant sur un autre personnage DC : Constantine. De ce que j’en sais, il n’y a que peu de liens avec le reste de l’Arrowverse au cours de cette saison 1 qui doit même avoir un univers différent, mais quitte à vouloir tout voir, autant faire les choses proprement. En plus, un univers différent, ça ne peut pas faire de mal !

Et puis, ce n’est pas comme si 13 épisodes représentaient grand-chose ; et ce n’est pas comme si je trouvais déjà les saisons à peine entamées des deux autres séries longues parce que je restais sur ma faim de n’en voir qu’un épisode à chaque fois.

Cela dit, que serait un challenge sans un peu de difficulté, pas vrai ? C’est pour ça que je me suis lancé dans cette nouvelle série – et advienne que pourra !

Épisode 1 – Non Est Asylum – 16/20
J’ai laissé cet épisode me balader. Pour être honnête, j’ai commencé par être hyper sceptique face à une intrigue partant dans tous les sens et des effets spéciaux pas aussi bons que dans d’autres séries du genre. Plus ça avançait toutefois, plus je me suis pris au jeu de la série et des multiples interrogations sans réponse. La série a ses propres codes et une ambiance qui n’a absolument rien à voir avec le reste des séries de l’Arrowverse, mais ça fait du bien aussi. C’est une sorte de Lucifer avant Lucifer, en un peu plus sombre et avec plus de codes de l’horreur.

Station 19 – S01E10

Épisode 10 – Not Your Hero – 20/20
Heureusement que la série est renouvelée, car cette fin de saison enchaîne les cliffhangers sur son dernier acte. Elle réussit ainsi à être l’une des séries dont j’attends le plus le retour en septembre prochain, ce qui n’était pas gagné vu la qualité moyenne de la saison. Cet épisode sort clairement du lot en profitant de toutes les intrigues entamées pour proposer leur meilleur épisode. Il était temps.

> Saison 1


Spoilers

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People call us heroes but if you ask firefighters we’re the first to say: “no, we’re not heroes”.

J’aurais finalement tenu toute la saison devant cette série, c’est plutôt bon signe malgré tout. Je me suis attaché à quelques personnages, suffisamment pour savoir qu’il faut que je craigne cette fin de saison : c’est une série de Shonda Rhimes, et ce n’est jamais bon signe, ce qui est confirmé par quelques flashforwards d’un incendie violent laissant Travis K.O et laissant Andy faire sa tête brulée, pour changer.

14 heures plus tôt, Andy se réveille dans l’appartement de Maya qui a passé la nuit avec Charlotte, vue dans l’épisode 6 de la série. Maya est lesbienne ? OK. Après dix épisodes, ça sort de nulle part – surtout qu’elle avait flirté avec Ryan, donc… bisexuelle ? (EDIT : pas tellement de nulle part puisqu’elle en avait parlé dans un épisode précédent, mais blasé par les personnages, je n’avais pas écouté).

Andy est sûre d’avoir perdu le poste, mais elle est prête pour sa dernière journée en tant que capitaine quand même.

Travis se ramène à la caserne avec son mec qui a fait les courses de la caserne avec lui. Il se rend compte que son mec s’entend tellement bien avec le reste de la caserne qu’ils prévoient déjà les rendez-vous de yoga ensemble, et cela énerve un peu Travis qui se retrouve à s’engueuler avec lui.

De son côté, Ben découvre que les autres pompiers lui ont en fait préparé un petit-déjeuner surprise parce qu’il a survécu à ses cinquante premiers feux et qu’il a désormais le permis, parce que Vic a craqué le mot de passe de son adresse mail… OK ?

Andy refuse toujours de parler à son père lorsqu’elle se rend pour son entretien individuel avec Ripley, qui se déroule comme par hasard à la caserne 19. Là-bas, Jack annonce que s’il ne devient pas capitaine, il demandera son transfert pour une autre caserne alors que toutes les casernes sont appelées pour un incendie dans un gratte-ciel.

Nos pompiers savent que ce n’est qu’une question de temps avant d’être appelés sur place et ils passent donc leur temps à vérifier le matériel et attendre sans être appelés ailleurs, comme par hasard. Cela arrange autant Vic que ça énerve Maya, et l’attente est longue pour eux. Les filles se retrouvent à parler de Jack devant la télé et Andy rappelle à tout le monde que personne n’aime les pompiers jouant les héros – ce que l’on sait déjà qu’elle fera.

Travis et Ben parlent aussi de leur côté, ce premier se met à raconter sa vie sentimentale et Ben lui donne des conseils, notamment le conseil d’avouer ses sentiments amoureux à son mec… à la fin de la journée. Ce n’est jamais bon signe ce genre de conseil sur une fin de saison, je n’aime pas bien la notion d’attente.

Malgré l’incendie, ils prennent l’ascenseur pour 22 étages une fois appelés et découvrent qu’ils sont certes les derniers appelés sur place, mais qu’ils sont attendus pour le plus gros du boulot. Ils retrouvent aussi Charlotte qui est toujours aussi chiante et prend toutes les mauvaises décisions dans le feu de l’action (je crois que je n’avais pas encore casé cette expression dans mes critiques de la série, c’est honteux !), quitte à se mettre en danger. C’est donc à cause d’elle qu’Andy se met à jouer les héros et à prendre des décisions risquées, parce qu’évidemment Charlotte se blesse en route et a besoin d’aide. Malgré sa blessure, elle veut continuer, mais Andy l’en empêche, la redescendant auprès de Ripley. Pendant ce temps, Ben et Travis s’occupent des blessés, parce qu’ils étaient la voiture de premiers soins ce jour-là (et c’est Ben qui conduisait).

Maya, bien qu’impatiente de combattre le feu, accepte de se rendre au-dessus de celui-ci pour gérer les civils qui y sont encore et effectuer des vérifications. C’est normalement une punition, mais c’est un moyen d’éloigner Vic du feu, car elle la prend avec elle. Heureusement qu’elles sont là pour aider Molly, une jeune employée chargée de garder tout le monde en place en suivant les instructions d’un manuel. Et elle le fait à la lettre, même si elle a du mal à s’affirmer.

Miller se confie à Jack sur son erreur de l’épisode précédent, allons savoir pourquoi. Après tout, Jack est censé être son meilleur ami. Ils découvrent que le 26è étage est plein de produits inflammables, il serait temps de s’en rendre compte.

En parallèle, Ryan reçoit un appel du père d’Andy qui a besoin de se rendre auprès d’un médecin. Il décide de ne pas en parler à Andy, trop occupée à travailler et aller prévenir Maya et Vic qu’il faut désormais évacuer tout l’immeuble. Elle y arrive à temps pour faire descendre une Molly qui s’affirme de plus en plus avec le premier groupe…

Juste avant que Vic n’entende une explosion. Le feu se propage sur plusieurs étages et explosent des fenêtres devant lesquelles passent Ben et Travis, qui se prend du verre dans la poitrine. Malheureusement Ben ne peut descendre son collègue blessé car l’évacuation se déroule mal : toutes les personnes de l’étage de Vic et Maya descendent en courant. Et les radios ne fonctionnent pas. Le seul point positif, c’est qu’avec l’explosion soudaine, Vic surmonte sa peur du feu, retrouvant même le sourire dans son combat contre le feu. Ce n’était pas gagné il y a quelques épisodes !

Ben finit par descendre l’escalier avec le corps de Travis, et se retrouve finalement face au pire dilemme possible : il peut choisir de tenter de sauver la vie de Travis, probablement en vain, ou celle de Molly qui s’est fait piétiner dans l’escalier. Forcément : les scénaristes ont beaucoup insisté sur Molly, il fallait qu’elle ait son importance.

Jack et Miller trouvent une victime dans un étage au-dessus du feu mais ne peuvent le descendre à cause du manque d’ascenseur. Andy décide de leur envoyer celui-ci malgré l’interdiction de Ripley. Et elle le fait devant lui, lui prenant les clés des mains. Jack décide de rester en arrière alors que Miller redescend sans parvenir à l’empêcher de se sacrifier bêtement comme ça. Il se sacrifie pour bloquer les portes coupe-feu et refuse donc de redescendre, finissant même par ne plus répondre à la radio, juste avant que le haut du bâtiment n’explose. À ce moment-là, Andy est toujours au 22e étage, alors que Ripley est en train de descendre les escaliers pour sauver sa vie.

Enfin, Miranda débarque à la caserne désertée, à la recherche de Pruitt qui n’est pas venu à son rendez-vous. Elle tombe sur Ryan, également à la recherche de l’ancien capitaine, et tous les deux le retrouvent en arrêt cardiaque. Elle fait ce qu’elle peut pour le sauver et Ryan l’emmène en voiture de police.

Bien. Donc, résumons : les survies de Pruitt, Travis et Jack sont très incertaines, puisqu’ils sont plus ou moins laissés pour mort (du moins mort au plus mort). L’explosion peut aussi mettre en danger les vies de Maya, Vic, Ben et Molly, tous au-dessus du feu. Et Andy en est elle aussi très proche. Quant à Miller, il semble bloqué dans l’ascenseur avec sa victime. Voilà donc un cliffhanger massif qui ne fait pas semblant du tout et qui nous détourne complètement de la nomination tant attendue d’un nouveau capitaine, puisqu’il laisse tout le monde en danger. Reste à voir qui les scénaristes vont finalement décider de tuer…

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Ouep, c’était probablement la dernière fois qu’on les voyait tous ensemble à l’écran !

EN BREF – Si la série me permet toutes sortes de jeu de mots sur le feu et m’amuse donc bien, elle a souvent manqué de souffle et d’indépendance par rapport à Grey’s Anatomy, ce qui est vraiment dommage. Sans pousser le vice jusqu’aux nombreux cliffhangers possibles et jamais effectués (c’en est même dommage), les scénaristes ont choisi de faire de Miranda Bailey un personnage quasiment aussi important que les autres pompiers. Cela permet certes de nous faire évoluer en terrain connu, mais ça ne permet pas à la série de trouver véritablement son équilibre. La mort de Pruitt pour la saison 2 permettrait de réduire le rôle de Miranda, et ce ne serait pas plus mal.

Autrement, la série a du mal à s’imposer comme un rendez-vous incontournable, même si plus les épisodes passent, plus je m’accroche aux personnages et au casting. Il n’y a personne que je déteste au point de ne plus vouloir le voir, même si beaucoup ont souvent été à la frontière de ce que je supporte. Qu’importe, ça reste du Shonda Rhimes : le rythme est bon, le suspense est là, les dynamiques entre personnages plutôt réussis.

Et puis cette fin de saison confirme que la série peut être excellente quand elle s’y met, alors vivement le mois de septembre !

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Ten Days in the Valley – S01E06

Épisode 6 – Down Day – 12/20
De bonnes avancées dans l’épisode ne compense pas les scènes incohérentes que la série propose par moment pour avancer plus vite. Le mystère est malgré tout prenant et j’ai envie d’avoir le fin mot de l’histoire, alors je reviens chaque fois pour un épisode de plus. À ce rythme-là, ils vont réussir à me faire finir la saison… alors que bon, ça ne mérite pas forcément mon attention.

> Saison 1


Spoilers

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OK baby, you’re in a police car.

Je n’ai qu’une série le jeudi (Colony) et je me débrouille toujours pour être suffisamment claqué pour avoir envie de poser mon cerveau. Grâce à ça, Ten Days in the Valley remonte dans mon estime et parvient à mourir de sa belle mort parce que l’air de rien, je lui suis assez fidèle malgré mes mois de retard ! Mais bon, c’est le genre de série que tu peux regarder sans vraiment regarder, et c’est exactement ce dont j’avais besoin ce soir (enfin, hier soir, parce que cet article sortira le vendredi).

Ce sixième jour commence par une Jane droguée, pour changer, en train d’écouter l’histoire de Pinocchio. Je ne me drogue pas, mais je me sens dans le même état d’épuisement qu’elle ! Alors cela dit, elle pète ensuite un câble avec plus d’alcool et un vinyle qui déconne, et… des envies de suicide. Il ne manquait plus que ça : elle affirme qu’elle ne peut vivre sans sa fille (bon, là, pour le coup, je la comprends et la trouve presque touchante).

Le détective dont j’oublie le nom chaque semaine (Bird) a fait analyser sa grenade, et elle n’est pas d’origine policière. C’est déjà ça. Son fils, Jacob, sort littéralement de nulle part pour lui demander de l’argent afin d’acheter un costume et rencontrer ses beaux-parents. Tout ça permet en fait de mettre notre détective en route vers un dépôt de la Marine, parce qu’ils n’avaient a priori pas d’autres raisons de le bouger de là ?

Il découvre ainsi que la grenade fait partie d’un ensemble d’armes volées l’année précédente et récupérée par… les flics ! Dans tout ça, il ne s’occupe pas beaucoup de son fils et passe son temps à « mener l’enquête » dans les magasins en passant des coups de fil. Autant vous dire que c’est aussi chiant pour nous que pour Jacob.

De retour au commissariat, il comprend qu’il est sur une bonne piste et celle-ci le mène à Quinn O’Farrell.

Lake est dans une voiture et avertit ses ravisseurs que la police la recherche suffisamment. Lorsque ses ravisseurs s’arrêtent tranquillement à une station-service en laissant la fenêtre de la voiture ouverte (QUOI ?), elle s’arrange pour réclamer le téléphone d’une nana qui passait là (HEIN ?) et qui accepte immédiatement de lui donner (QUOOOOOOI ?). Plutôt que d’appeler les secours comme une enfant normalement constituée, elle appelle… sa mère, qui est en pleine gueule de bois.

Al appelle son mec, intriguée par son article mystérieux dont il refuse de parler, mais elle est vite interrompue par Jane et son coup de fil de Lake. La petite leur dit qu’elle va bien, qu’elle est dans une voiture de police et décrit toute la station-service. Elle rend finalement le portable à la pauvre passante qui le voit se faire éclater par les roues de la voiture de police.

Jane décide de retrouver sa fille par elle-même sans demander l’aide de Bird car elle n’a plus du tout confiance en la police. Al voit bien qu’elles sont débordées et n’ont aucune chance de s’en sortir – elle réussit donc à la convaincre de demander de l’aide à Gus, sauf que Gus aussi a disparu avec une maison sans dessus sans dessous.

Elles partent donc à sa recherche dans un bar, tout en écoutant des enregistrements passés des conversations entre Jane et Gus en train de se draguer pour trouver des informations sur sa cabane où il pourrait être. Arrivées au bar, elles se séparent et seule Jane se rend à l’intérieur où elle interroge un mystérieux barman qui lui confie des informations. Elle comprend soudainement que ce barman, Quinn, est un ancien flic qui bossait avec Gus et Red, donc elle en profite pour récupérer autant d’informations que possible. Il lui propose de s’enfuir plutôt que de continuer à mener l’enquête, car c’est le meilleur moyen de survivre.

Dans la voiture, Al continue d’écouter, récupère les informations sur la cabane… puis continue d’écouter la conversation pleine d’informations passionnantes du genre que sa sœur et son mari ont couché ensemble il y a des années. Oupsie.

Quand elle retrouve sa sœur, elle ne lui dit pas qu’elle sait pour ses coucheries passées et est hyper passive agressive, l’emmenant chez Bird de force sans même qu’elle ne s’en rende compte. Oui, les deux sœurs se pointent chez le détective et s’y invitent, ce qui est facilité par Jacob. Quand Bird débarque, il recolle vite les morceaux et trace le téléphone sans le déclarer officiellement (oui, bien sûr), laissant le temps à Jane et Al de s’engueuler à propos du passé (et prenant le temps de ne pas s’engueuler avec Jacob pour la, genre, troisième fois de l’épisode). Oui, Al en veut à sa sœur, mais pas à son mari apparemment. Bon, elle finit par appeler Tom pour lui dire qu’elle ne rentre pas chez eux et prétendant être chez Jane, alors qu’elle va à l’hôtel.

Bird et Jane poursuivent la piste de la station-service et du téléphone, qui ne les mène pas vraiment quelque part. Bon, Jane retrouve quand même la coque du téléphone explosé parce que bien sûr personne ne l’a récupéré de la journée. Les deux décident de retourner interroger Quinn maintenant que Bird croit Jane, mais ils arrivent trop tard : celui-ci est pendu dans son bar. C’est con. Au moins, ils sont sur une piste sérieuse, ça change.

Du côté des scénaristes, on a le droit à un nouveau brainstorming de Matt et une scénariste qui arrivent à la conclusion que Red, le personnage de leur série, est inspiré de Pete. Il l’invite donc sur le plateau soit disant pour parler et lui redonner des affaires de Casey, mais en fait pour mieux le cerner pour cerner le personnage de Red. Du grand n’importe quoi.

Évidemment, Pete finit par s’en rendre compte et Matt se défend bien mal… mais crache l’information des conspirations de Jane à propos de la police. PAS-SION-NANT. Ou pas.

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Rise – S01E10

Épisode 10 – Opening Night – 17/20
Soulagement ! La série est annulée, mais elle se termine sur une vraie fin et avec des conclusions (plus ou moins) satisfaisantes pour chaque intrigue. Le spectacle de fin d’année est là et la série nous le fait vivre, quitte à ce que ce soit long par moment. Dans l’ensemble, cet épisode final apporte donc ce qu’il fallait de dénouement et d’adieu à son large casting.

> Saison 1


Spoilers

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Let’s go back to the original version. The way it was before we made the edits.

La date fatidique du spectacle tant attendu est enfin là et avec elle le dernier épisode de la série. Sans trop de surprise, la série n’est en effet pas renouvelée.

Ce dernier épisode commence par la matinée de chacun à quelques heures du spectacle. Maashous faisant son sac et après tout, c’est vrai que s’il s’en va, on n’a pas trop envie de voir une suite à la série, c’est à peu près le seul encore appréciable dans cette série. Vanessa revient chez elle comme si de rien n’était. Elle est toute contente car elle voit enfin que sa fille avait raison depuis le départ… et parce qu’elle s’est trouvée un nouveau job. À Philadelphie. Youhou. Les choses se passent mieux pour Robbie qui voit sa mère venir au spectacle.

Sasha n’a toujours pas pris sa décision concernant sa grossesse et elle s’engueule avec Michael qui lui avoue enfin qu’elle ferait mieux d’avorter, selon lui. Les parents de Simon lui annoncent qu’ils viennent voir le spectacle maintenant qu’il est censuré, et Simon ne sait pas trop comment réagir. Gwen découvre que son père a acheté un appartement et qu’elle sera bientôt en garde alternée – ce qui ne lui plaît pas du tout.

Chez Lou, c’est la joie de la grande première, avec photo de famille et angoisse de la censure, toujours. Tracy ne parle plus à Lou, donc il est aussi insupportable que d’habitude et va la voir directement chez elle pour s’excuser – même s’il met le temps à le faire encore. Malgré tout, Tracy refuse de venir voir la grande première du spectacle. Non mais attendez, si même elle elle n’y va pas, qu’est-ce que je fous là ?

Une heure avant le spectacle, Lou apprend qu’il doit encore retirer une scène du spectacle, celle où Robbie devait frapper Lilette. Cette fois, c’est la goutte d’eau : il demande donc à Robbie et Lilette de jouer la vraie scène, ce qui pousse Gwen à récupérer sa scène, puis Simon (malgré ses parents), puis toute la troupe.

Quel beau choix pas du tout prévisible. Toute la troupe l’approuve, même Simon, mais en dernier. Les préparatifs du spectacle pour la dernière heure sont donc particulièrement chargés pour tout le monde alors que Lou met en péril son job, juste pour le fun. Tout le monde se prépare et retravaille la pièce, à la recherche des accessoires manquants et des retouches de costumes à défaire. Maaschous reçoit un costard de la part de sa famille d’accueil improvisée, et il vient les remercier.

Tracy est tenue au courant du changement et du retour à l’absence de censure puisque le type chargé des accessoires ne retrouve pas le flingue dont Michael a besoin pour sa scène de suicide. C’est merveilleux dis donc, c’est un running gag introduit il y a un moment qui porte ici ses fruits.

A quelques minutes du début de la pièce, Lilette reçoit la visite de sa mère et de son nouvel employeur, qui est aussi son nouveau mec, évidemment (et Carlos de Desperate Housewives, parce que cette série aura au moins eu des bons acteurs jusqu’au bout). Il faut pourtant qu’elle oublie bien vite ses ennuis pour aller nous chanter une fois de plus son solo qui me sort par les oreilles.

Elle sort aussi par celles du proviseur qui s’en va engueuler Lou dans les coulisses, parce que tout le conseil d’administration est là. La pièce continue donc sans la moindre censure et je n’ai pas pu m’empêcher d’éclater de rire au moment du « totally fucked »…. Que NBC a censuré !

Le foutage de gueule de la part de la chaîne est à son apogée là. On a donc une série qui reprend l’histoire vraie d’un spectacle de lycée qui a choqué, qui nous fait toute la montée en puissance du spectacle avec la censure annulée au dernier moment pour mieux… censurer ? Censurer et nous montrer les réactions choquées du public à ce qui n’était pour nous qu’un silence. C’est complétement con et ça détruit tout l’effet voulu par les scénaristes et la série. Au lieu d’être un moment d’affirmation, ça devient juste hyper risible.

Malgré tout ça, les parents de Simon sont toujours là. Lou se pointe dans la salle pour assister à la fin du spectacle, envisageant déjà de déménager, alors que la salle commence à se vider, surtout au moment sado-maso entre Lilette et Robbie.

Tracy débarque dans les coulisses au milieu du spectacle et découvre la catastrophe qui… la fait sourire. Elle arrive juste à temps auprès de Maashous pour empêcher le proviseur de stopper le spectacle. Et un simple petit speech de Tracy suffit.

Simon confie à Lou qu’il n’est pas capable de faire sa scène de baiser avec Jeremy et Lou lui dit de faire comme il sent, ce qui est plutôt beau comme message après toute cette saison.  Finalement, malgré ses doutes, Simon n’hésite pas longtemps à embrasser Jeremy, devant ses parents et tout le reste de la salle. Et le spectacle ne s’arrête pas pour autant, avec même Lou qui est heureux de voir que Tracy est venue prêter main forte pour les costumes et les coiffures.

Le spectacle continue encore et encore et encore. C’en est presque long comme nous n’avons que quelques extraits des chansons et aucune vraie idée de l’histoire. Mais bon, on a les coulisses et c’est ça qui nous intéresse, après tout, avec Gwen et Michael qui déchirent tout aux yeux de Gordy et Sasha. Gordy a le temps de parler un peu avec Gwen au beau milieu du spectacle, parce qu’après tout, elle n’est plus un rôle principal. Cela leur permet de se réconcilier et c’en est presque adorable.

En parallèle, l’amitié Sasha/Michael évolue parce que Sasha est heureuse de le voir pour ce qu’il est vraiment, et qu’elle a envie de l’embrasser. Je n’ai jamais vraiment vu leur relation comme celle d’un couple et l’alchimie n’était pas vraiment là, c’est dommage.

Lou continue son travail de metteur en scène : après avoir rassuré Simon qu’il pouvait bien embrasser Jeremy, il s’occupe de Robbie. Il est habituellement mauvais à la scène du cimetière ? Pas grave. Lou le rassure et voilà Robbie qui fait la performance de sa vie, pleurant sur scène et réussissant à faire pleurer tout le monde. C’est un vrai miracle… qui ma foi peut parfois arriver avec les filages très épuisants, mais enfin quand même, tu ne t’improvises pas acteur comme ça.

D’ailleurs, c’est exactement ce qu’ils font : une improvisation, parce que Robbie bloque un moment dans sa chanson et Lilette est forcée de l’aider. C’est plutôt sympathique. Comme il lui a dit l’aimer à la fin d’un acte, elle lui dit avant la chanson finale qu’elle l’aime en retour, mais qu’elle va déménager à Philadelphie. C’est con.

La chanson finale ? La seule qu’on n’avait pas encore entendue dans la série. Elle est sympathique et permet même à Gordy de la trouver magnifique au point d’envisager de rejoindre le club l’année suivante, du côté technique toujours. Lou n’a jamais été si heureux… et ça ne dure que quelques secondes car le super intendant débarque ensuite pour lui apprendre non pas qu’il est viré (car le spectacle était superbe), mais qu’il s’agit du dernier spectacle de ce lycée qui n’aura plus de financement l’année suivante. C’est un moyen d’apaiser les tensions qui vont immanquablement se créer et de punir Lou, qui mérite bien une punition de ce genre.

C’est assez injuste, mais bien réaliste. Lors des saluts de fin, Simon découvre que son père n’est plus là (mais que sa mère est grave fan), Gwen se réconcilie avec sa mère,  Robbie et Lilette déclenchent une standing ovation (grâce à la mère de ce celui-ci demandant à son ex-mari de se lever pour elle), Maashous se barre sans dire au revoir à personne et Lou comme Tracy sont applaudis par toute la salle (enfin ceux qui sont encore là).

Et c’est tout !

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EN BREF – Il aura manqué un brin de folie à la série pour tenir toutes les promesses de ses trailers plus engageants que la version définitive de la série – qui manquait clairement de chansons et de reprises autres que celles du spectacle (contrairement à ce que les trailers faisaient penser). Répétitive dans ses choix musicaux et se prenant trop au sérieux à de nombreuses reprises, la série n’a jamais réussi à vraiment décoller autant qu’il l’aurait fallu.

Pour autant, elle est pleine de qualités : les intrigues sont intéressantes parce qu’elles en disent long sur la mentalité de la société concernant bon nombre de sujets polémiques, les acteurs sont tous excellents (autant en acting qu’en chant) et l’épisode final donne le sentiment de conclure l’intrigue de la série (qui n’était après tout que la création de ce spectacle), tout en apportant des ouvertures finales sur chaque intrigue perso (il manque un chouilla pour Sasha/Michael, mais leur baiser, c’était déjà ça comme conclusion).

Finalement, il est juste dommage que la série se reposait sur des personnages souvent insupportables et sur de nombreux clichés attendus – mais après tout, c’est inspiré d’un livre racontant une histoire vraie (enfin, dans la réalité, Lou était homosexuel et dans le placard, apparemment), donc peut-être que les clichés existent pour une bonne raison.

Je ne pense pas revoir la série un jour, mais j’espère revoir rapidement une grande partie de son casting dans d’autres séries, car ce serait mérité.

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