X-Men ’97 (S01)

Synopsis : Un an après la mort de Charles Xavier, les X-Men ne sont toujours pas tout à fait remis…

Pour commencer, le 20 mars dernier, les X-Men faisaient enfin leur grand retour sur Disney + avec la diffusion de la saison 1 de X-Men ’97, déjà renouvelée pour une saison 2. En tant que suite directe de la série animée culte des années 90, X-Men: The Animated Series, cette nouvelle version a su captiver mon attention, tout en attirant a priori un nouveau public. Je me rends compte que si j’en ai parlé plusieurs fois dans le podcast 42 minutes, je n’ai jamais pris le temps d’écrire un article de blog dessus. Du coup, voilà, je règle le problème ce midi avec cet article qui va être un peu un fourre-tout de ce que j’ai pu en penser. On n’est pas sur la rigueur habituelle des articles de ce blog, on va dire, mais je voulais garder une trace de la série ici !

Avant de commencer cette nouvelle version créée par Beau DeMayo, il faut que la série se déroule un an après les événements de la série originale, plongeant directement dans de nouvelles aventures. Ainsi, la série réintroduit des personnages emblématiques tels que Wolverine ou Storm, mais elle ne perd pas de temps à le faire, se contentant de proposer l’arrivée d’un nouveau X-Men (que j’aime beaucoup d’ailleurs).

Les deux premiers épisodes, diffusés en même temps, servent à poser les bases de l’intrigue en rappelant le contexte de la série originale tout en introduisant de nouveaux arcs narratifs. Franchement, je m’étais dit que je reverrai les 5 saisons de la série d’origine avant de commencer le dessin animé. J’ai donc revu… une seule saison, vous me connaissez, toujours débordé. Certes, j’ai oublié plein de trucs des autres saisons, mais tant pis ! La nouvelle série se regarde même si on n’a pas vu la série d’origine, ce qui est plutôt sympa. Ils sont un peu lourds en introduction par moment, mais pour ceux qui, comme moi, ont grandi avec la série originale, c’est un véritable plaisir de retrouver ces personnages et cet univers familier.

S01E01 – To Me, My X-Men – 16/20
Le premier épisode commence par réintroduire les X-Men dans un monde encore marqué par la disparition de Charles Xavier. Cet épisode met l’accent sur la nouvelle dynamique de l’équipe et pose les bases des conflits à venir. Si j’ai trouvé le rythme un peu lent, il est essentiel pour remettre les choses en place et permettre aux nouveaux venus de comprendre l’univers des X-Men.
S01E02 – Mutant Liberation Begins – 17/20
Le deuxième épisode poursuit sur sa lancée, avec l’introduction de nouveaux personnages et la mise en place des premiers conflits. Les X-Men doivent faire face à de nouvelles menaces tout en essayant de maintenir l’ordre au sein de l’équipe. J’ai trouvé que ces épisodes étaient un peu longs, surtout pour les spectateurs familiers avec la série originale. Cependant, ils sont essentiels pour les nouveaux venus et l’épisode propose des pistes vraiment surprenantes pour les arcs que la série suivra.
Le style d’animation, bien que vieillot, a été légèrement modernisé, ce qui donne un charme nostalgique tout en restant accessible​. Ça m’a fait prendre conscience de ce que je savais déjà : ce qui me manque dans les séries d’aujourd’hui, c’est une équipe avec des super pouvoirs qui doivent combiner leurs pouvoirs.
S01E03 – Fire Made Flesh – 15/20
L’épisode 3, que j’ai regardé un dimanche matin comme lorsque j’étais enfant, est un véritable hommage à la série originale. On y retrouve des éléments classiques des X-Men, comme les luttes internes et les dilemmes moraux. Cet épisode est un tournant, avec des révélations surprenantes et des arcs narratifs complexes qui commencent à se dessiner. Les thèmes de la tolérance et de l’acceptation sont au cœur de cet épisode, rappelant pourquoi les X-Men sont toujours aussi pertinents aujourd’hui.
S01E04 – Motendo-Life/Death pt.1 – 14/20
Dans cet épisode, on retrouve vraiment la série originale avec la présentation de deux intrigues en parallèle. La première m’a vendu du rêve en me renvoyant vraiment en enfance, l’ambiance jeu vidéo, les personnages mis en avant (Jubilee et le petit nouveau), le développement très rapide d’une histoire complète… J’avais l’impression d’être en train de lire un comic, c’était génial.
Malheureusement, j’ai bien plus décroché pour la deuxième partie. Storm prend le devant de la scène. Les scénaristes ont fait un excellent travail en explorant son passé et ses motivations, mais ils ont du mal à réintroduire le personnage – au sens où j’ai oublié une trop grosse partie de ce que l’animé avait développé sur elle dans la version originale. C’est donc un épisode qui montre bien la profondeur des personnages et la richesse de l’univers des X-Men… mais ça se fait un peu à son détriment sur la deuxième partie qui casse le rythme et me rappelle que je n’ai pas la mémoire que je pense avoir pour les détails d’il y a vingt ans !
S01E05 – Remember It – 20/20
L’épisode 5 est sans doute l’un des meilleurs de cette saison télévisuelle – au sens large, donc, pas seulement pour la série, mais toutes séries confondues. Il réunit tout ce que j’aime dans les X-Men : des personnages bien développés, des intrigues captivantes et une action effrénée. Cet épisode est une véritable démonstration de force, prouvant que la série peut encore nous surprendre et que ce revival était nécessaire. C’est un hommage aux meilleurs moments de la série originale tout en apportant une touche de modernité.
Comment vous dire que j’ai sauté au plafond quand j’ai vu qu’on récupérait enfin dans la série Diablo, qui est juste l’un de mes X-Men préférés (c’est à cause de X-Men Evolution). La dynamique qu’il a avec Malicia est vraiment quelque chose qui me manquait et que je n’espérais même pas revoir tant pour moi c’était foutu d’avance. Bref, l’enfant en moi était trop content et c’est exactement ce qu’il fallait pour que je sois dépité par les twists de fin qui perturbent totalement l’univers…
S01E06 – Life/Death Pt.2 – 12/20
Qui s’en fout, franchement ? Après l’incroyable épisode 5, l’épisode 6 m’a laissé totalement sur ma faim. L’intrigue était moins captivante et les personnages moins intéressants, et pour cause : c’était la suite directe de l’épisode 4. Cette inégalité est peut-être le plus grand défaut de la série : un épisode peut être excellent, tandis que le suivant peut décevoir. Cependant, cela n’enlève rien à l’intérêt général de la série, qui reste solide dans son ensemble.
S01E07 – Clairvoyance – 17/20
Pour aller dans le sens du titre de cet épisode, c’est fou comme avec son intrigue sur Genosha, la série parvient à être hyper actuelle et plutôt clairvoyante sur la politique actuelle. L’épisode s’en tire très bien à mes yeux surtout pare qu’il propose enfin la suite de l’épisode 5 et que c’est justement ce qu’on voulait voir. On est loin de la série pour enfant qu’on pourrait attendre d’un dessin-animé, mais pour moi, le deuil fait partie intégrante de l’univers des X-Men. Ici, il est sacrément bien présenté, tout en faisant en sorte que l’intrigue avance. Bien joué.
S01E08-09-10 – Tolerance is Extinction – 16/20
Les derniers épisodes de la saison continuent de développer les arcs narratifs mis en place précédemment, pour arriver à sa fin logique, mais en passant par des moments qui n’arrivent pas toujours à convaincre (les zombies/robots mutants, c’est un peu too much pour moi). L’avant-dernier épisode est particulièrement marquant, avec des moments de tension et de suspense. Le final de la saison, bien que satisfaisant, laisse de nombreuses questions en suspens, préparant le terrain pour une éventuelle saison 2 qui va nous faire voyager dans le temps… Hâte de voir ce que ça pourra donner !

En bref

X-Men ’97 est un retour réussi qui parvient à capturer la magie de la série originale tout en apportant des éléments nouveaux. Que vous soyez un fan de longue date ou un nouveau venu, cette série mérite d’être regardée et a beaucoup fait parler d’elle pendant la diffusion. Il y a un petit problème de rythme, mais ça correspond à mes souvenirs du dessin animé de mon enfance : un épisode sur deux est génial… un épisode sur deux est donc moins bon. Ca fait quand même 50%.

Les scénaristes ont plein d’idées et ça se sent, ça part dans tous les sens tout en restant plutôt maîtrisé. Ce que j’aime bien c’est que, un peu comme dans l’animé d’origine, ils vont vite donc ils ont le temps d’évoquer plein de choses et en même temps il y a des conséquences sur l’épisode d’après donc c’est bien foutu. Bon, juste quand tu tombes sur un épisode où c’est pas une intrigue qui t’intéresse, c’est pas des persos qui t’intéressent, ça peut vite devenir long.

Sinon, un des gros points forts de cette saison 1 à mon sens est qu’elle prend le temps de vraiment développer les personnages sans se concentrer sur un en particulier (alors même qu’on a tout un épisode sur Storm, oui). Quel plaisir d’avoir enfin un animé X-Men qui ne tourne pas QUE autour de Wolverine… Oui, je sais, c’est ironique de dire ça aujourd’hui, à moins de 48h de la sortie de Deadpool et Wolverine. Mais bon… j’en reparlerai sur le blog à un moment ou un autre de ça, j’imagine, je vais donc m’arrêter là pour X-Men ’97. Vivement la saison 2, j’ai beaucoup aimé cette année retrouver mon petit-déj du dimanche matin devant mes super-héros préférés !

The Walking Dead: The Ones Who Live – S01E06 – The Last Time – 20/20

Eh ben, j’ai chialé. Je ne m’attendais vraiment pas au voyage que cette série a proposé au cours de ses six épisodes, et pourtant, l’ensemble est prévisible. C’est bien foutu, ça nous trompe chaque fois que c’est nécessaire et ça vient mettre un terme à de longues attentes. Bien sûr, je surnote car il n’y a pas tant d’action que ça dans la série, mais bon, il y a quatre mois, je n’arrêtais pas de dire que j’avais perdu ma sériephilie et ce genre de saison me rappelle exactement pourquoi je suis sériephile : il n’y a pas plus satisfaisant que les conclusions d’histoires entamées dix ans plus tôt.

Spoilers

Rick et Michonne retournent à CRM pour couvrir leurs arrières.


What’s the worst thing you did to make sure someone else survived ?

J’ai toujours autant de séries en retard et d’épisodes à rattraper, mais bon, le temps est orageux et c’est déjà le dernier épisode de la saison… Je ne pouvais pas passer à côté ! J’ai l’impression que tout est fait pour me dire de le regarder, avec une absence totale de soleil, alors hop, je me mets devant et je commence par voir Rick et Michonne en train de coucher ensemble, une fois de plus. Ceci étant dit, la scène est top. Ils ont toujours eu des coucheries plutôt exotiques ces personnages, mais là, on les voit en arrière-plan et avec un joli travelling jusqu’à eux en train de coucher, en passant par un plan dessiné, des affaires en vrac, des munitions et un flingue…

CRM

Il s’agit en fait des adieux entre eux avant de se lancer dans un plan visant à faire tomber CRM définitivement. Rick retourne donc à l’intérieur de la cité, en expliquant qu’il a été blessé mais que la femme avec lui s’est sacrifiée pour lui sauver la vie. Thorne est évidemment ravie de retrouver Rick, mais je ne sens pas du tout le truc pour la fin de saison. Mentir sur la condition de Michonne ne me paraît vraiment pas être une bonne idée !

Celle-ci s’infiltre dans la base, en plus, en se faisant passer pour un simple soldat. Elle est heureusement bien plus que ça. Le but de Michonne dans la base est assez simple : elle a pour mission de se rendre dans la chambre de Jadis, afin d’y trouver la preuve qu’elle a bien pu laisser derrière elle. Dommage de ne pas avoir su exactement ce que c’était.

Michonne galère un bon moment à trouver ce qu’elle cherche, ce qui nous permet de découvrir que Jadis n’a jamais abandonné le dessin. Elle a eu l’occasion de faire de jolis portraits de Gabriel. Bon, MIchonne finit par trouver la lettre dans laquelle Jadis racontait tout et elle la déchire en tout petit morceau. Cela ne me paraît pas la méthode la plus efficace pour cacher son existence et celle d’Alexandria.

Je sais pas. Crache dessus et efface l’encre. Fous-y le feu. Mais la déchirer et récupérer les morceaux ? On dirait vraiment qu’elle cherche à se faire prendre avec. Après, ça reste Michonne, elle est toujours capable de tout gérer – y compris tuer un autre gardien CRM qui pense trouver Jadis dans sa chambre, par exemple.

Bref, Michonne parvient à sortir sans trop de souci de la chambre, mais elle se retrouve dans un hall où elle tombe sur un lapin en peluche. Joyeuses Pâques ? Humph, pas si joyeux pour Michonne qui se souvient de son rôle de mère. Les flashbacks sont mignons, mais ça se termine sur la tombe de Carl. On a connu mieux. Cela n’empêche pas Michonne de continuer son exploration de la base CRM. Pourquoi Rick ne l’a-t-il pas fait toutes ces années ?

Michonne découvre bien vite que CRM a du sang sur les mains, encore plus que prévu, avec des kidnappings d’enfants juste avant de détruire des villes et des communautés… L’actrice n’a plus qu’à gérer avec ses yeux pour faire passer l’horreur qu’elle ressent. C’est un peu surjoué, inévitablement, mais ça fonctionne.

Le brief

Pendant que Michonne fait tout ça, Rick est convié à un entretien avec Beale (le prénom du personnage d’O’Quinn d’après Google) – un entretien que Thorne lui présente comme celui qui lui permettra enfin d’avoir le brief Echelon. Malheureusement, pour nous, ça signifie surtout une scène un peu longuette où le personnage blablate sans fin sur sa condition, son passé, le poids sur leurs épaules… On a connu plus passionnant.

J’ai bien aimé toutefois les flashbacks sur les pires actions de Rick au cours de la série. C’est rare que j’aime les flashbacks pourtant… mais là, ça fonctionnait bien. Et puis, l’orage dehors, ça m’aidait à me plonger dans l’ambiance, ça ajoutait des enjeux à cet épisode. Il en fallait, parce que Terry O’Quinn qui sert du thé, bon, est-ce qu’ils essaient de m’endormir ou quoi ?

Probablement pas. Rick raconte en tout cas qu’il sait que CRM a bombardé les villes dans le but de limiter l’épidémie. Ce n’est toutefois pas le pire de ce que Beale a pu faire : il a détruit Pittsburgh pour sauver Philadelphie, en laissant les zombies envahir la première. Charmant dilemme, je suppose, surtout qu’il est originaire de Pittsburgh apparemment.

Une fois que c’est fait, Beale raconte enfin son premier secret, qui n’en est pas vraiment un : tout le monde va mourir un jour s’ils continuent de suivre le plan de CRM. Oui, bon, bah, tout le monde va mourir un jour, épidémie ou pas. Avec l’épidémie, cependant, Beale pense qu’il y aura nécessairement plus de zombies que d’humains à un moment ou un autre. C’est pour limiter cela que Beale veut absolument limiter la casse.

Le but de CRM ? Détruire les petites communautés pour s’assurer de rester la plus forte et d’avoir toutes les ressources ; afin d’être certains de ceux qui survivent. Et oui, c’est donc cette branche de CRM qui a décidé finalement de détruire Omaha. Leur prochaine cible est évidemment Portland, malgré l’alliance en cours. Magique. Rick encaisse le choc un couteau en main, avec plein de flashbacks de onze saisons histoire de bien nous montrer l’importance de ce qui se joue : la survie de tous les personnages qu’on connaissait.

L’avantage de recevoir le brief de Beale ? Ce dernier lui propose un marché très sympa : il lui promet de sauver tous ceux que Rick voudra – sa famille, ceux qu’ils cherchaient à retrouver. C’est l’avantage de faire partie des A, de faire partie de la haute hiérarchie de CRM. Tout ce qu’il a à faire, c’est de jurer sur un sabre. Rick décide toutefois de ne pas le faire et ça se termine en trahison de sa part. Beale le comprend un quart de seconde avant Rick j’ai l’impression.

Cela ne lui donne pas l’avantage pour autant : Rick parvient à se battre contre lui et le tuer bien vite. Allez, hop, encore un personnage secondaire qui y passe. Je ne comprends pas trop pourquoi Rick n’a pas joué le jeu quelques instants de plus. En vrai, c’est risqué de se débarrasser de lui. Il a l’autorité pour éloigner Thorne, bien sûr, mais les suspicions sont inévitables à un moment ou un autre.

Pour s’en débarrasser, Rick fout ensuite le cadavre dans une grande boîte sur roulettes. Je comprends l’idée de vouloir cacher le corps, mais il aurait mieux fait de le laisser sur place. C’est sans trop de surprise que lorsqu’il prend l’ascenseur avec le cadavre, il tombe sur un autre garde CRM qui se rend compte de ce qui est en train de se passer.

Le garde finit par se battre contre Rick, prend le dessus un court moment… mais ça ne dure pas. Rick reprend le dessus, lui massacre la gueule et tombe ensuite sur… Michonne. Qu’est-ce que ça tombe bien.

Sauver Portland

Si Rick a mis des années à réussir à savoir ce qu’il se passait à CRM, Michonne n’a eu besoin que d’un aprèm à errer dans la base en se faisant passer pour un soldat gradé, un truc qu’il aurait pu faire dès le départ. Bon, on ne va rien dire, hein. En tout cas, Michonne comprend que CRM est sur le point de détruire une ville et elle refuse que ça se déroule comme ça. Au moment de s’enfuir, elle fait donc demi-tour et retrouve Rick à l’intérieur.

Son nouveau plan ? Empêcher CRM de tuer autant de gens. Ils en ont la possibilité, alors ils sont obligés de le faire selon elle. Pourtant, cette fois, Rick serait plutôt d’avis de se barrer de ce merdier tant qu’il est temps pour retourner à Alexandria. Je crois que c’est lui qui a raison, même si le plan de Michonne est bien plus noble.

Ils ne le savent pas, en plus, mais il y a une vraie couse contre la montre qui se met en place : Thorne est déjà sur les traces laissées par Rick. Elle comprend que quelque chose cloche et elle n’aime pas trop ce qu’il se passe. Ainsi, quand on enchaîne sur une scène où Michonne affirme qu’elle n’a pas peur, je la trouve sacrément débile. Elle devrait avoir peur.

Leur plan se déroule pourtant à merveille à la base, avec une véritable bombe mise au point en très peu de temps. Le détonateur ? Des zombies, dont celui de Beale, attachés à un fil dégoupillant plein de grenades. Le plan est simple et semble laisser plein de temps pour que Rick et Michonne puissent s’enfuir. Pas de bol pour eux : Thorne finit par les retrouver.

Elle leur ordonne de faire demi-tour et de défaire ce qu’ils ont fait, sans avoir la moindre idée de ce qu’ils ont fait, justement. Pas de bol : si elle avait eu une idée, elle aurait peut-être eu le temps de se mettre à couvert. Là, la pauvre Thorne a juste l’occasion de voir ses rêves réduits à néant quand elle se rend compte que Beale est mort et en train de marcher vers elle et… BAM. La bombe qui explose est impressionnante et décime les troupes de CRM qui étaient juste à côté.

Rick et Michonne ont le temps de tenter de se mettre à l’abri, mais bon, ils risquent gros sur ce coup-là, à défaut d’avoir eu le temps nécessaire pour fuir vraiment. Moi, je me pose tout de même la question de l’utilité de leur manœuvre. Pour sauver les habitants d’une ville, ils déciment les soldats d’une autre qui ne font qu’obéir aux ordres sans savoir vraiment ce qu’ils sont sur le point de faire. Cela reste donc un génocide… non ?

Et en plus, c’est un génocide ambulant : après l’explosion, bien sûr, il y a plein de zombies qui veulent bouffer tout le monde. Malgré la puissance de l’explosion u’elle a dû se prendre en pleine face, Thorne est encore en vie. Elle a donc l’occasion de se battre contre Rick pour se venger un peu de cette trahison.

Le combat se passe au milieu d’une fumée chimique qui risque fort de retarder nos personnages par la suite. Heureusement, Michonne trouve rapidement un masque à gaz. Ce n’est pas le cas de Rick : il se bat contre Thorne et finit par s’écrouler sous un tas de zombies. Michonne arrive à ce moment-là et parvient à foutre un coup de sabre dans Thorne. J’ai vraiment de la peine pour elle. Elle est dégommée par Rick et Michonne sans vraie raison. Elle voulait juste s’en sortir et survivre, sans jamais vraiment sans prendre à des personnages qu’on connaît. Franchement, elle n’est pas si différente de Rick ou Michonne. Elle est juste du mauvais côté par rapport à eux. La pauvre.

Bon, elle fait quand même souffrir Michonne en lui annonçant que Rick est mort. Ce n’est pas le cas : malgré l’explosion de sa propre grenade, Rick parvient à s’en tirer, dans un move qui n’est pas sans rappeler les survies improbables de Glen.

Il fallait bien en arriver là. Pourtant, j’ai eu peur jusqu’au bout, persuadé qu’on nous allait nous imposer une saison 2 ensuite. Ce n’est pas le cas. Ces six épisodes sont vraiment la conclusion d’une saga familiale – celle de Rick – et ils fonctionnent en tant que tels. Si Thorne meure seule, c’est finalement parce qu’elle a abandonné l’espoir de revoir sa famille et son amour. Michonne lui dit que l’amour ne peut pas mourir et bim, elle retrouve Rick.

Bref, tout ça se termine sur un happy end. C’est vraiment abusé. Le CRC, au-dessus du CRM, annonce dans les médias du monde post-apocalyptique être surpris de ce qu’il s’est passé avec CRM. Forcément, Portland décide également de laisser les gens en libre-circulation désormais, et elle décide même d’apporter son aide à d’autres communautés, à commencer par Alexandria.

La saison 1 se termine ainsi sur Michonne qui peut recontacter Judith pour lui annoncer son arrivée. Moi qui m’attendais vraiment à un cliffhanger pété ou une fin mitigée, j’ai eu la chance d’être surpris. Et de pleurer, j’avoue. En effet, on a également un plan où Michonne retrouve ses deux enfants, pour de vrai, en mode petite maison dans la prairie. Je m’attendais tellement à ce que ça se termine sans les enfants aujourd’hui.

Pourtant, ils sont encore en vie, pas blessés du tout et, comme promis, elle leur ramène leur père. Oh bordel, cette conclusion. Ce n’était donc pas si compliqué ! Ils en sont capables, enfin. ENFIN. Le câlin entre Rick et sa fille ? Combien d’années qu’on l’attend, bordel ?! Puis, RJ a un chapeau comme Carl, évidemment. Il demande à son père s’il est bien l’homme courageux et cette fois, Rick peut lui dire que oui, mais eh, appelle-moi papa BEN OUI PUTAIN.

Un plan plus large révèle également que le CRC apporte des provisions par hélicoptère aux différentes communautés. Oh, c’est plein d’espoir comme fin alors qu’il y a encore des tas de gens pour tous vouloir les tuer… mais oh que c’est beau, enfin des retrouvailles familiales. Et la fin d’une saga. À se demander pourquoi la franchise continue encore par ailleurs, désormais.

Sinon, sachez que l’épisode se termine alors qu’un bout de ciel bleu apparaît enfin par la fenêtre. Incroyable comment l’orage a été synchro avec mon visionnage. C’est le printemps, quoi.

EN BREF

Après une attente interminable de plusieurs années, la série parvient à amener une conclusion logique et bien écrite à la saga familiale des Grimes, celle que portait initialement The Walking Dead et qui aurait dû se terminer dans la série-mère. Y avait-il vraiment besoin d’un spin-off quand tout ça aurait eu sa place en tant que dernière saison de la série ? Probablement pas.

J’ai vraiment l’impression que les saisons 9 à 11 sont le spin-off et The Ones who live la conclusion qui rassemble enfin toutes les pièces d’un vaste puzzle étalé sur bien trop de séries. Et encore, je dis tout ça, mais j’ai du retard dans deux d’entres elles qui ont plein de pièces à m’apporter.

Qu’importe, ça ne m’a pas empêché du tout de savourer à fond les six épisodes très réussis de ce spin-off. La série m’a apporté la conclusion que je ne savais pas que je voulais encore, au point de me tirer des larmes là où j’aurais juré m’en foutre il n’y a pas si longtemps encore. Du bon travail… Surprenant qu’ils en soient encore capables !

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The Walking Dead: The Ones Who Live – S01E05 – Become – 17/20

Eh bien l’épisode propose un arc conclusif loin de ce que j’imaginais en le débutant, tout en semant de nouvelles pistes pour la suite. J’imagine qu’il y a donc de quoi faire une saison 2, même si très honnêtement, j’aurais préféré qu’ils plient cette saison et l’intrigue avec. Franchement, pourquoi faire durer ce spin-off qui proposait un chouette arc conclusif pour la saga Rick ? Ah oui, parce que c’est The Walking Dead. Excellent épisode tout de même, cela dit.

Spoilers

Michonne et Rick se croient hors de danger – ce n’est jamais un bon sentiment dans cette franchise.


You look after you. Anything else in this world is fairytale.

Les titres se suivent, mais c’est loin d’être un double épisode pour autant. C’est étrange, comme idée. L’épisode précédent est résumé en littéralement une réplique et deux images, ce qui prouve à quel point il était de la parlotte pour ne rien dire – et pourtant, j’ai adoré. Ce n’est pas ce que je compte dire de la première scène de cet épisode : on y voit un personnage tuer un zombie dans les bois. Rien de révoltant ou surprenant pour la série, pas vrai ? Et pourtant, si : il s’agit de Gabriel. BORDEL, NON. Il fait partie des personnages qui ne manquaient pas du tout depuis la fin de la franchise.

Gabriel

Quand je vois tous les retours, je suis vraiment dégoûté du choix d’avoir tué Rosita dans l’épisode final. Bref, Gabriel tue toujours des zombies dans les bois, mais il est désormais dérangé par des hélicoptères qui s’approchent. Bordel, ça craint pour Alexandria, je sens. Ou pas.

La scène suivante avec Gabriel nous ramène trois ans en arrière. Et là, c’est le drame : trois ans plus tôt, Gabriel tombe sur Jadis dans les bois. Bordel. Vraiment, je le déteste encore plus. On découvre donc qu’il a croisé Jadis et a tenu sa langue pendant tout ce temps. C’est insupportable, je pensais vraiment que je ne pouvais pas le détester plus que je ne le détestais déjà. Il raconte donc à Jadis que Rick est mort, et elle se garde bien de lui dire qu’elle a sauvé sa vie, évidemment.

Et vous savez quoi ? J’ai découvert que je détestais encore plus Gabriel dans leur scène suivante, parce que ouais, deux ans plus tôt, Gabriel continuait de papoter avec Jadis. Dit autrement, pendant tout ce temps, Gabriel a croisé régulièrement Jadis et a pris le temps de lui parler ? C’est tellement abusé de découvrir ça maintenant et comme ça.

Oh, bien sûr, Gabriel prend le temps de demander de la bouffe à Jadis – et donc à CRM – mais celle-ci refuse de lui donner. Putain, comment il a pu continuer à la voir ? J’ai vraiment l’impression que c’est une trahison envers Alexandria à ce stade. Et malgré le refus de Jadis, un an plus tard, Gabriel est de retour auprès de Jadis, la laissant même l’embrasser. Evidemment, il essaie encore et toujours de l’attirer à Alexandria et ça finit par énerver Jadis au point où elle envisage sincèrement de tuer Gabriel. Bon, elle lui laisse la vie sauve, évidemment, mais ça ne passe pas loin de la catastrophe.

Le trio

Concernant Michonne et Rick, nous reprenons plus ou moins là où nous les avons laissés. Ils se font donc un road trip à bord d’une jolie voiture jaune et la vie semble vraiment leur sourire : ils trouvent facilement de la bouffe, traversent les USA ensemble avec Michonne au volant, parce que Rick ne sait pas conduire une voiture qui ne soit pas automatique. Tout est bien pour eux, vraiment, ça donne envie de laisser tomber la série tant que tout va bien, malgré la menace Jadis au loin.

Tout va si bien pour eux, en fait, que Rick réussit même à tenir ses promesses dix ou quinze ans après en ramenant du dentifrice à Michonne. Ils prennent le temps de parler des enfants et, vraiment, on semble très loin d’une série Walking Dead à ce stade. Pourtant, c’est sûr que le sort va les rattraper, et ça ne manque pas.

Alors qu’ils font une petite rando vers une jolie cabane, ils entendent ainsi un trio de gens qui ont besoin d’aide et n’hésitent pas à s’y rendre aussitôt. J’ai bien aimé la scène : on découvre des zombies caillouteux et un trio qui est heureux d’être aidé, mais est suffisamment con pour tenter de s’en prendre ensuite à Michonne et Rick, alors même qu’ils partaient en leur laissant un peu de bouffe. Rick et Michonne ont beaucoup trop confiance en eux à mon goût, mais ça m’a bien fait rire de les voir gérer comme ça.

Ils mettent à terre le trio qui ose s’en prendre à eux, ils récupèrent la bouffe qu’ils venaient d’offrir, les prive d’une arme et les laissent se débrouiller pour récupérer leur deuxième arme. Ils passent ensuite une bonne soirée ensemble – Rick fait un cadeau à Michonne, ils papotent de souvenirs et de leur journée… Vraiment, ils baissent bien trop leur garde. C’est donc sans surprise qu’une menace rôde, mais c’est encore pire que prévu quand la menace en question est Jadis.

Anne

Cette idiote a une belle occasion de les tuer pendant qu’ils dorment, mais elle attend en fait le petit matin pour les confronter et qu’ils sachent exactement le sort qu’elle leur réservait. C’est con de sa part, elle a trop confiance en elle et ça tourne mal, forcément : alors qu’elle explique à quel point ils ont été cons à laisser plein de traces partout sur leur route après avoir pris une voiture jaune bien repérable, Michonne et Rick continuent d’avoir toute confiance. Ils prennent le temps de l’appeler Anne pour l’énerver et pour gagner du temps. Quand elle a assez confiance pour leur tirer dessus, ça finit mal, mais pour elle.

Rick et Michonne s’en sortent comme toujours et Michonne parvient même à blesser Jadis. Malheureusement, ça relance les disputes dans le couple : faut-il ou non garder Jadis en vie ? Jadis s’enfuit et l’épisode se termine en course poursuite en voitures (pourtant, la voiture de Michonne et Rick était loin !). C’est rare dans The Walking Dead. Cela se termine comme à chaque fois, en revanche. En accident. Michonne et Rick s’en sortent et tuent quelques zombies de plus, Jadis tombe alors sur le trio sauvé la veille par Rick et Michonne. C’est malin ça.

Elle se sert aussitôt d’eux pour attirer le couple à sa poursuite en promettant en échange une place dans sa communauté. Oh, ça ne se terminera pas comme ça pour le trio : ils se font massacrer par des zombies après quelques coups de Rick et Michonne. C’est rare dans cette franchise qui passe son temps à tuer les rôles secondaires, mais j’ai eu de la peine pour ce trio. Et alors que Michonne a souhaité pendant tout l’épisode se débarrasser de Jadis qui a privé Rick de sa famille pendant tant de temps, elle se retrouve malgré tout à sauver Jadis de zombies quand elle en a l’occasion. Ben oui, Jadis continue son chantage, affirmant que sa mort provoquerait la destruction d’Alexandria, parce qu’elle a laissé des traces derrière elle.

Elle est insupportable et beaucoup trop bavarde. Et elle laisse un dilemme qui n’en est pas un à Michonne et Rick : soit elle meurt ce jour-là et au passage tout Alexandria, soit le couple meurt et leurs enfants survivent. Bon. Le couple ne peut pas laisser ça arriver et négocie un autre deal moins agréable, un où Jadis accepte de laisser Michonne retourner à Alexandria. Un où Rick retourne à CRM. Comment peut-elle y croire ?

Jadis

Le dernier acte peut alors commencer. Clairement, l’épisode se dirige vers la mort de Jadis… et pourtant, les scénaristes prennent bien trop de temps pour en arriver là. Jadis menace une fois de plus Rick, Michonne revient pour la menacer à nouveau, on se retrouve à nouveau coincé dans la même situation que quelques minutes plus tôt.

Pour en sortir, c’est finalement le trio qui sort de nulle part pour tuer Jadis en la bouffant. Ce n’est pas la fin que j’attendais pour ce personnage, mais c’est une fin plus que méritée. Il y a quelques flashbacks au passage pour qu’on soit triste pour elle, puis elle raconte ce qu’elle a laissé derrière elle, se rendant compte de son égoïsme incroyable. Comme elle est mordue, elle a un peu de temps pour papoter avec le couple. Elle leur révèle l’emplacement des preuves qu’elle a contre eux et contre Alexandria, avant de leur demander de promettre de ne pas s’en prendre à CRM.

C’est mal connaître Michonne qui, à mon avis, ne fait pas le meilleur des choix : elle promet de retrouver le dossier, mais d’ensuite tout faire pour stopper CRM et protéger Alexandria. C’est clairement un mauvais plan : elle veut que Rick reçoive son brief Echelon et sa promotion, espérant que cette promotion lui permettra d’en savoir assez pour que la ville entière se retourne contre CRM. Et Jadis n’a d’autres choix que d’accepter ça.

Elle donne finalement la bague que Rick avait prévu pour Michonne et que Gabriel avait retrouvée. C’est donc Jadis qui l’avait depuis tout ce temps… Rick tue finalement Jadis d’une balle dans le front et l’épisode peut se terminer d’un côté sur une demande en mariage de Rick à Michonne, de l’autre sur Gabriel qui passe une journée à attendre Jadis. Pour rien. Non, vraiment, ce n’est pas la fin que j’attendais pour Jadis.

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The Walking Dead: The Ones Who Live – S01E04 – What We – 18/20

C’est un enfer de critiquer de longues conversations comme celle-ci, mais c’est un épisode plus que nécessaire pour enfin avancer, pour faire bouger les personnages dans la bonne direction et pour mener l’intrigue où elle avait besoin d’aller. Les performances d’acteurs sont toujours au top et s’il y a un des deux personnages que je n’en finis plus de ne pas aimer, c’est tout de même fou de voir à quel point nous étions privés d’une bonne dynamique pendant toutes ces années.

Spoilers

Michonne et Rick ont tout le temps du monde pour parler, parler, parler. Enfin, presque.


Do you think we can do anything ? Because I do.

Eh ben super. J’aime beaucoup la série, mais j’ai réussi à prendre une semaine complète de retard. Bon, en même temps, le titre de cet épisode semble sous-entendre qu’on a affaire à un double épisode, ce n’est peut-être pas plus mal ? Pas sûr de prendre le temps de voir deux épisodes pour autant.

La dispute

La première scène de ce quatrième épisode, en tout cas, m’a beaucoup plu. Elle reprend le cliffhanger de l’épisode précédent, mais avec une petite musique toute entraînante quand elle propose aussi de nous montrer l’intérieur d’une somptueuse maison avec un aspirateur qui fait le ménage tout seul. Soit. Ce que je n’ai pas compris, c’est comment Michonne et Rick réussissent à se retrouver à l’intérieur d’une telle barraque en sautant à l’aveugle d’un des hélicos de CRM. En revanche, ce qui est bien, c’est que ça leur permet d’avoir le temps de parler. En théorie.

En pratique, ils préfèrent s’intéresser à ce qui les entoure dans cette belle maison. Bon, c’est un réflexe de survie probablement important. C’est juste bizarre, par contre, qu’ils trouvent sur une villa incroyable encore en super état, avec un frigo vide mais fonctionnel, l’eau courante et un ordinateur en veille. Genre, vraiment, ils sont revenus avant l’apocalypse.

Le premier réflexe de Michonne est alors de se changer, alors que le premier réflexe de Rick est de la mater, en détaillant son corps et ses nouvelles cicatrices. Pourquoi pas. On ne peut pas dire que ce soit surprenant. Il y a des silences qui valent beaucoup de mots, mais ce n’est pas tellement le cas ici. En fait, c’est frustrant ce début d’épisode où ils ne sont pas foutus de se parler, puis où ils commencent à le faire en parlant de tout à fait autre chose que de ce dont ils doivent absolument parler.

Je veux dire, leur temps est compté et Michonne commence par raconter qu’elle adorait un livre qu’elle voit dans la bibliothèque quand elle était enfant. Bon, bien sûr, sous la surface, sa colère ressort finalement et l’actrice est incroyable – vraiment. J’adore la manière dont elle balance à Rick l’existence de son deuxième fils ainsi que son nom. L’existence de RJ ne suffit toutefois pas à convaincre Rick qu’il faut absolument rejoindre ses enfants. En fait, c’est tout l’inverse : il est encore plus convaincu qu’il doit les protéger en suivant tout ce que CRM veut à la lettre.

Je comprends à peu près son point de vue, mais honnêtement, Rick comme Michonne ont fait face à des adversaires plus coriaces que ça – Negan, pour commencer. Je ne comprends pas comment le chantage de Jadis peut fonctionner pendant huit ans sur Rick. En huit ans, il n’a rien trouvé pour la faire chanter à son tour ? Pour se débarrasser des preuves qu’elle aurait et que CRM risquerait de trouver si elle mourait ?

Michonne semble penser exactement comme moi. C’est le plan qu’elle propose donc à Rick, parce que c’est la course logique des choses à faire à ce stade. Rick semble se laisser convaincre, mais il a bien du mal à suivre ce que Michonne lui demande de faire. Pourtant, il lui promet qu’ils rentreront une fois les preuves de Jadis supprimées et Michonne lui donne donc l’outil dont il a besoin pour envoyer sa position à CRM.

Au dernier moment, cependant, le jour se lève après un orage particulièrement violent (et sacrément raccord avec la dispute – la mise en scène est excellente ; ça m’a rappelé un vieil épisode de Grey’s avec une dispute Calzona… en saison 9) et le couple découvre que l’hélicoptère s’est crashé pendant l’orage. Bref : ils sont morts aux yeux de CRM et Michonne a sauvé leur vie en les faisant sauter. Cette fois, Michonne propose donc à Rick de retourner à Alexandria au plus vite.

Détruire les traces

Rick refuse à nouveau, cependant. Il ne souhaite pas rentrer à la maison, contrairement à ce qu’il vient juste de dire à Michonne. C’est tellement abusé. Son argument ? Il veut continuer à les protéger de l’intérieur, parce qu’il se rend compte que CRM pourrait trop facilement détruire Alexandria un jour. Après huit ans, il a un sacré syndrome de Stockholm, en vrai, et Michonne n’est pas un argument convaincant pour le surmonter. C’est frustrant… Mais c’est un excellent épisode.

Honnêtement, j’aime beaucoup la manière dont la conversation tourne en rond et creuse vraiment les différents points de vue des personnages. Il va de soi que je suis à 100% derrière Michonne, parce qu’elle est littéralement ce qu’elle a toujours été dans la série – et qu’elle continue à suivre les règles de survie qu’ils ont établi ensemble.

Rick ? C’est un monstre d’égoïsme aux arguments tous plus stupides les uns que les autres. J’aime bien les gens qui prennent le temps de réfléchir et qui n’agissent pas de manière aussi impulsive que ce que Michonne peut faire, bien sûr, mais là, Rick est juste dans l’abus le plus total. Impulsive, Michonne ?

Bien sûr que oui. Quand Rick lui dit une fois de plus qu’il ne souhaite pas rentrer à Alexandria, elle se décide à reprendre la route. Hop, en deux temps trois mouvements, elle se trouve un couteau, une arme, un bâton. Elle est incroyable comme ça Michonne. Par contre, elle se barre tellement vite que Rick n’a même pas le temps d’agir : elle l’accuse de mentir et basta. Oh, elle s’arrête un long moment dans le couloir de l’immeuble (parce que c’est pas une villa, mais un magnifique immeuble) dans l’espoir que Rick la rejoigne, mais même s’il hésite, il ne le fait pas immédiatement.

Finalement, il la rattrape alors qu’un autre hélicoptère de CRM se pointe pour vérifier ce qui leur est arrivé. Le verdict est violent : ils sont probablement morts, alors hop, CRM détruit toutes les traces de son existence en faisant exploser l’hélicoptère. Et bim, ça compromet toute la stabilité de l’immeuble dans lequel Michonne et Rick sont. Rick arrive pile à temps pour permettre à Michonne d’éviter des bris de verre dans l’explosion, mais il se débrouille tout de même pour la désarmer au passage alors qu’il y a plein de zombies qui se rapprochent d’eux.

Rick et Michonne se retrouvent donc à fuir une horde de zombies et à découvrir ce qu’ils sont devenus – ou plus précisément ce que Rick est devenu, avec son jargon militaire à la con. Michonne met du temps à le voir, mais elle finit par comprendre que Rick passe son temps à lui mentir et n’est plus l’homme qu’elle a aimé. Il est devenu un autre, et c’est une nouvelle version qui ne lui plaît pas trop, allant jusqu’à lui dire de se barrer retrouver les enfants parce qu’elle n’a plus rien à faire loin d’eux. C’est terrible.

Je n’ai jamais aimé ce couple, je n’ai jamais compris ce qu’ils foutaient ensemble, mais il y avait une certitude : Michonne était aveuglée par son amour pour Rick. La voir récupérer la vue après tant de temps, c’est vraiment violent. J’ai de la peine pour elle. En plus, ils prennent le temps de parler alors que tout l’immeuble est en train de tomber en ruine (petite métaphore de leur relation, je suppose) et qu’il y a plein de zombies après eux alors l’impasse dans laquelle ils sont du côté de la relation est encore plus violente à vivre, je trouve.

Bref, ils sont forcés de bouger et ça se termine en une super scène où ils déglinguent le même zombie en même temps et où un lustre finit par leur tomber dessus.

Lustre

Le coup du lustre qui tombe, on le voit venir, mais je trouve ça abusé que ça ne suffise pas à tuer les personnages alors qu’ils étaient entourés de zombies quand ça arrive. Les zombies mettent finalement un peu de temps à les rejoindre, et c’est tant mieux : le lustre est tombé sur une des jambes de Michonne qui se retrouve blessée et sacrément bloquée alors que les zombies affluent.

Pour autant, Rick refuse de l’abandonner, même quand elle lui demande, pour s’assurer qu’il survive. Ben voilà. Ils s’aiment encore assez pour chercher par tous les moyens à faire en sorte que l’autre survive. Finalement, Rick réussit donc à libérer Michonne du lustre, on voit qu’elle n’est pas si blessée que ça et les deux personnages réussissent à s’enfuir de la meute de zombies. Ils reviennent cependant à la case départ, retournant dans la suite du début d’épisode.

Cette fois-ci, ils se sont tout de même retrouvés du point de vue de l’adrénaline et du désir de survie. Malgré toutes les différences et les désaccords, le couple peut donc se retrouver et en revenir à ce qu’il était à l’origine – une histoire de cul, rien qu’une histoire de cul, arrêtez de nous faire croire qu’il y a un jour eu autre chose que ça pour débuter leur relation.

Même s’ils reviennent de loin, les deux personnages retrouvent donc très vite les bonnes vieilles habitudes et couchent ensemble. Cette série se fait un peu moins voyeuristes que la série d’origine, mais bon, elle prend beaucoup de temps tout de même à nous montrer qu’ils font l’amour de manière toute douce. Les retrouvailles, quoi.

On les retrouve donc ensuite bien plus apaisés et heureux, en tout cas, au point même de rire quand l’aspirateur automatique se déclenche. Malgré tout, Michonne se rend compte que Rick continue de lui mentir – et de se mentir à lui-même, en plus. Elle se rhabille donc, avant de lui expliquer l’origine de sa cicatrice en forme de X dans le dos. Bordel, j’ai tellement oublié toute cette intrigue autour de Jocelyn… Et pourtant, c’était la saison 9 que j’aimais bien. Vraiment, vieillir me fait oublier mes séries maintenant, c’est foutu le temps où je me souvenais d’absolument tous les twists ? Tristesse.

Bref, je m’égare parce que Michonne parle longuement avant d’en arriver un « Je suis désolé de ce qu’ils t’ont fait ». Et alors que Rick veut absolument quitter l’immeuble maintenant qu’il se rappelle que l’immeuble est sur le point de s’effondrer. Faut dire que l’immeuble est plutôt sympathique à arrêter de s’effondrer le temps qu’ils fassent l’amour.

Cependant, Michonne ne veut toujours pas se barrer : elle veut qu’une décision soit prise sur ce qu’ils font ensuite avant de se barrer. Soit. Rick en profite pour lui dire qu’elle est l’amour de sa vie (pardon, mais Lori ? Son couple avec Lori était plus crédible que celui avec Michonne à la base, et pourtant, c’est Lori !) et qu’il ne peut pas la laisser partir comme ça… même s’il ne peut pas non plus rester avec elle.

Michonne en profite alors pour lui apprendre qu’elle ment aussi et qu’elle n’a plus parlé avec Judith depuis un moment, avant de saisir l’occasion pour comprendre pourquoi Rick a tant changé. La raison qu’il lui donne n’est pas dingue, je trouve : CRM l’a privé une deuxième fois de Carl, parce qu’après avoir rêvé un bon moment de lui pour tenir le coup, il a fini par ne plus y arriver. C’est pour cela qu’il s’est mis à rêver de Michonne (vraiment, c’est l’amour de sa vie…), avant de la perdre aussi. Et bim, voilà Rick qui se met à pleurnicher et… Il me soule. Je sais que l’épisode est bien écrit, je sais que l’acteur joue bien ce qu’on lui demande mais bordel, que c’est chiant. Je ne l’aimais pas avant ; mais je n’aime pas non plus ce qu’il est devenu.

Après bien des jérémiades de Rick, Michonne finit par donner à Rick… un portrait de Carl. C’est mignon, en vrai. On en oublie une fois de plus que l’immeuble s’effondre, mais j’adore le fait que ça mène à un moment où Michonne est plus convaincante que jamais quand elle demande à Rick de rentrer. Je ne comprends pas pourquoi c’est si compliqué pour lui de voir qu’elle a raison. Evidemment que c’est ce qu’il faut faire bordel. Rentrez à la maison, goo.

Nissan

Le lendemain, Rick et Michonne sont chargés jusqu’aux dents et prêts à se barrer définitivement de l’immeuble qui s’effondre. Ils tuent donc plein de zombies rachitiques – une communauté qui a survécu dans la technologie mais sans la bouffe apparemment – s’embrassent dans l’ascenseur et finissent par trouver une hybride Nissan (la puuub !) dans laquelle ils prennent encore le temps de s’embrasser, alors que l’immeuble s’effondre. La métaphore est vieille comme Buffy, mais je l’aime toujours autant.

Et puis, quel plaisir de voir Michonne et Rick s’en aller vers de nouvelles aventures dans une voiture. Par contre… pourquoi continuer la série après ça ? C’était une super fin, ça me va très bien comme ça. Je ne sais pas si j’ai vraiment envie de voir encore plus d’emmerdes d’ailleurs. Bon. Ca me laisse espérer que la série se finira vraiment par les retrouvailles avec Judith et RJ au moins.

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