This is us – S02E17-18

Spoilers

Retrouvez ma critique des deux derniers épisodes de la saison 2 de This is us.

17.jpgÉpisode 17 – Big, Amazing, Beautiful Life – 15/20
What would I do without you?

Dès le résumé de l’épisode les choses sont très claires : il va être question de la vie de Deja dans cet avant-dernier épisode de la saison que je visionne enfin. Bon, en même temps, c’était prévisible après la fin de l’épisode précédent et mon retard était calculé : j’aurais pu rattraper l’épisode ce week-end, mais je me suis dit que je pouvais bien attendre les deux derniers épisodes de la saison.

Bref, la mère de Deja, Shauna, accouche en début d’épisode, la série en profitant pour nous remontrer les accouchements de tout le casting et la première fois que chaque mère a tenu son bébé. C’est franchement un peu simple pour réveiller des bons sentiments, mais comme c’est efficace, il est difficile de leur en vouloir.

La vie de Déjà n’est pas des plus simples : son père est absent dès la naissance, Shauna est une adolescente de 16 ans qui n’en veut pas plus que ça et c’est sa grand-mère qui s’occupe d’elle. Quelques années plus tard, sa mère est absente et c’est toujours sa grand-mère qui raconte les histoires pour endormir à plus de minuit Deja, quand Rebecca lit des histoires à ses enfants dès la grossesse et Beth et Randall sont aussi un couple parfait avec leurs bébés. C’est toujours pareil, quoi.

La vie n’est pas simple non plus pour Shauna qui, à 19 ans, n’arrive pas à tout gérer et compte sur sa grand-mère pour tout faire, jusqu’à ce qu’elle fasse un arrêt cardiaque un beau matin, devant Deja, sinon, ce n’est pas drôle.

La série en profite pour nous montrer Randall au décès de William, histoire que les connexions continuent. Quelques années plus tard, Deja prépare le petit déjeuner seule dans la cuisine, quand chez les Pearson toutes générations confondues, la cuisine est un moment de partage en famille. Heureusement pour elle, Deja est suffisamment intelligente pour faire la cuisine et pour gérer les factures, et pour dire à sa mère d’être à l’heure au travail, et pour être à l’heure devant le Manny (bien joué)… et pour se couper profondément en préparant le repas d’anniversaire de sa mère.

Hop, elle se rend à l’hôpital, toute seule car sa mère n’est pas là. C’est là qu’elle rencontre Linda et comme Shauna est en train de fêter son anniversaire avec des amis, elle brille par son absence… qui valait mieux que sa présence alcoolisée.

Finalement, Deja s’en tirait probablement beaucoup mieux toute seule : une fois placée, elle rencontre une première famille qui craint bien trop. Le père est une brute (aussi bien verbalement que physiquement) qui s’en prend à Raven, une autre enfant placée dans la maison. Deja vit dans la terreur mais n’ose en parler à Linda qu’elle prend pour l’ennemie, surtout que Shauna a commencé à se droguer à cause de l’absence de sa fille.

Finalement, Deja raconte la vérité sur son père d’adoption, ce qui renvoie Raven et Deja en foyer, au grand désespoir de Raven qui est dégoûtée de cette attitude : elle sait très bien que cela signifie qu’elles vont être séparées l’une de l’autre.

Deja peut enfin rentrer chez elle par la suite – avec un petit aperçu de Kate et Rebecca se faisant le même genre de câlin. Le problème, c’est que chez elle, elle découvre que Shauna est désormais en couple avec un ancien drogué qui est clairement encore un dealer, Alonso. Malgré tout, cela donne un sentiment de famille à Deja… jusqu’à ce que son beau-père devienne violent, ramène un flingue chez elles et passe son temps à s’engueuler avec Shauna, quand en parallèle Jack et Kevin se bourrent l’un et l’autre. Le parallèle n’est pas des plus subtils.

On enchaîne sur Déjà en cours de danse et, alors que tout se passe bien pour elle, des policiers débarque dans la salle car Shauna s’est fait arrêter à cause du pistolet d’Alonso… Et c’est là que nous avons rencontré Deja pour la première fois, avec son arrivée chez Beth et Randall.

Bien sûr qu’on accroche énormément à la vie de Deja, bien sûr qu’on compatit pour Shauna, mais revenir autant en arrière a forcé la série à nous faire un montage des épisodes de la saison centrés sur Deja, et ça tuait le rythme. En plus, j’ai trouvé que l’épisode ne parvenait pas forcément à donner autant de sentiments que d’habitude.

Bien sûr, une fois rentrée chez sa mère, Deja découvre qu’Alonso n’est plus du foyer et aide rapidement sa mère pour les factures – ce qui permet un autre montage des personnages faisant leurs comptes et une Deja qui demande de l’argent à Randall.

Le problème, le vrai problème, c’est que cet argent sert à aider Alonso en prison et pas à payer les factures qui font que Deja et Shauna sont virées de chez elles. Dans un dernier espoir, Deja envisage de vendre la broche de sa grand-mère, mais elle n’ose pas aller jusque-là à cause de la valeur sentimentale – comme Kevin et le collier de son père.

Voila Deja qui fait les cartons elle-même car Shauna et elle sont virées de l’appartement, sous l’œil d’un policier qui ne s’occupe pas plus que ça d’elles. Étrange, mais bon, c’est là que Beth et Randall débarquent.

Il est enfin temps de découvrir vraiment l’inédit de cet épisode : les Pearson accueillent Deja et Shauna chez eux. Peu de surprise, donc, mais tout le monde passe une bonne soirée, et surtout Deja, heureuse d’être de retour à la maison. Quant à Shauna, elle craque une fois que Deja demande à dormir dans sa chambre (et sa mère aurait clairement pu dormir avec elle aussi, mais bon). Elle se rend bien compte que sa fille n’est pas heureuse avec elle, mais qu’elle l’est avec Randall et Beth. C’est dur de se rendre compte de ça, j’imagine, et c’est plutôt bien interprété par l’actrice.

Alors que Randall passe un bon moment émotion (qui n’a pas pris sur moi, désolé) avec Deja, Shauna en arrive à la conclusion plus ou moins logique qu’elle doit s’en aller sans sa fille. S’en aller, je comprends bien, mais ça pourrait au moins attendre le matin suivant, histoire d’avoir un endroit où dormir pour la nuit et de contacter Linda. Drôle de cliffhanger, franchement.

Tout ceci constituait un bon épisode de début de saison, mais si proche de la fin, c’est un peu décevant je trouve, surtout que je n’ai pas eu toutes les émotions que j’attends de la série. Un épisode qui ne se concentre pas sur tout le casting, c’est étonnant si tard, mais au moins, ce n’était pas raté et ça permettait d’approfondir les dynamiques entre personnages. Oui, mais ce n’était pas à la hauteur de ce que j’en attendais quand même.

18.jpgÉpisode 18 – The Wedding – 17/20
Let’s go get me married.

Voilà donc que sans le moindre préparatif aperçu dans la saison, Kate et Toby se marient. On débute toutefois l’épisode par le mariage de Rebecca, âgée, et de Jack, tout aussi âgé. Oui, nous assistons au renouvellement des vœux de Jack et Rebecca pour leur 40e anniversaire de mariage : bien sûr que c’est impossible, mais le rêve n’est pas interdit. Et le rêve est beau : 40 ans de mariage, une entreprise pleine de succès, Rebecca chantant, tout est bien dans le meilleur des mondes et, même vieux, Jack reste parfait. Tout ceci n’était qu’un rêve récurrent de Kate, comme tout le monde s’en doutait dès les premiers instants de l’épisode et comme elle le révélera un peu plus tard, juste avant son mariage avec Toby.

Ce mariage se déroule dans la cabane familiale et est organisé par Kevin et Randall, qui n’ont clairement eu que ça à faire cette saison, c’est évident, pas vrai ? 24h avant le mariage, voilà Kate qui se met à stresser de faire les bons choix.

Heureusement, Randall et Kevin font de bons organisateurs de mariage, même si la vie ne les aide pas. Randall organise les paquets à donner aux invités et l’on découvre que Deja est repassée en mode silence, et pire, en mode tueuse qui critique tout, depuis qu’elle a entendu sa mère renoncer à ses droits parentaux. Bien, au moins, on a quelques explications sur les préparatifs du mariage : du temps a passé depuis le dernier épisode.

La veille du mariage, au soir, Kate se rend compte que Toby a oublié de mettre dans sa valise le t-shirt de son père qu’elle voulait avoir comme « quelque chose de vieux » pour son mariage. Alors que Randall et Kevin font ce qu’ils peuvent pour trouver un objet appartenant à leur père, Kate envisage le plan parfait le matin de son mariage : ramener les glaces préférées de son père. Malheureusement, le magasin n’existe plus, remplacé par quelque chose de plus moderne. Elle disparaît donc le jour de la cérémonie, et même ses frères ne savent pas où la chercher plus loin que le magasin où ils arrivent trop tard.

Toby doit de son côté gérer ses parents qui passent leur temps à se disputer parce que son père veut que sa mère se marie à son nouveau copain pour limiter la pension qu’il lui paye. Le jour même du mariage, ses parents sont insupportables et le mettent en garde, lui proposant de ne pas épouser Kate parce que, quand même, elle n’est pas faite pour lui, instable et complétement cinglée. Bah oui, sympa. Toby ne se laisse pas impressionné et leur dit clairement qu’il est amoureux de Kate et que rien ne changera cela.

En parallèle de tout ça, Beth invite sa cousine au mariage pour faire les photos, et ça lui permet de se confier sur Deja. Elle ne sait plus comment s’y prendre avec elle, et Zoe, la cousine, propose de lui parler. Et ça tombe bien : elle aussi a été abandonnée par sa mère à celle de Beth quand elle était enfant, donc elle comprend la colère de Deja, vis-à-vis de sa mère et vis-à-vis de sa famille d’accueil.

Les scénaristes font vraiment bien les choses avec le personnage de Deja et sa psychologie forcément complexe. Zoe est pile ce dont elle avait besoin pour comprendre ses propres sentiments et envisager de mettre une robe au mariage.

Quant à Rebecca, elle stresse de trop en faire pour le mariage de sa fille, parce qu’elle sait que quoiqu’elle fasse, elle énerve sa fille. Et la pauvre n’est pas gâtée avec Kate qui se barre le matin du mariage et ne l’appelle que pour lui dire que ça fait une semaine qu’elle rêve du remariage de ses parents. Et en envisageant la présence de Toby dans ce rêve alors qu’il n’y est pas, Rebecca rend les choses encore pire pour Kate.

Dans la recherche de Kate, Kevin et Randall envisagent le pire, car c’est ce que fait Randall avec Beth quand il panique, puis chacun reconnaissent leurs erreurs en tant que frère vis-à-vis de Kate. C’était sympathique comme scène, étrangement.

Kate est en fait partante pour une balade en forêt avec l’urne de son père, où elle lui confie ses doutes sur l’absence de Toby dans ses rêves, avant de disperser les cendres sur leur buche préférée. Kate réussit finalement à accepter que son mariage approche et va se préparer, partageant au passage un joli moment avec sa mère, où elle lui dit qu’elle n’est pas en travers de son chemin, mais qu’elle est son chemin, rien que ça : elle veut devenir chanteuse comme elle, mère comme elle, se marier comme elle.

La saison se termine donc sur un mariage réussi, avec un discours flashback de Jack qui envisageait le mariage de sa fille. C’est beau. La soirée du mariage voit tout le monde passer un moment, et particulièrement Kevin qui se retrouve à être dragué par Madison (encore beaucoup trop drôle dans cet épisode). Deja est comparée à Randall par la mère de Toby qui décidément fait n’importe quoi et réveille sa colère : voilà donc Deja qui va exploser la voiture de ses nouveaux parents. Ben voui. Personne ne s’en rend compte, trop occupés qu’ils sont à écouter Kevin faire un discours parfait à la mariée, proposant à sa famille de laisser Jack partir dans une respiration.

C’est ensuite à Randall d’enchaîner sur un discours qui nous permet de découvrir que dans un an, Toby sera gravement malade et Kevin dans un avion pour le Vietnam, en couple avec Zoe et se trimballant avec une photo de son père et son oncle à l’armée ; alors que 10 ans plus tard, Beth, Deja, Annie ou n’importe quel membre féminin de la famille sera dans un mauvais état. C’est un joli twist qui permet de relancer l’intérêt pour la série : de qui parlent-ils quand Randall propose à Tess d’aller la voir parce qu’il est temps ?? Nous ne le saurons pas avant la saison 3, et on ferait mieux de profiter du mariage en attendant.

La saison se termine donc sur tout le monde dansant la bonne humeur, Deja bien énervée et Kevin qui rencontre Zoe, séduite par son discours. Autrement dit, cette saison se termine sur un bon épisode conclusif, même si un ou deux épisodes supplémentaires auraient pu rendre le tout moins précipité. Je critique, mais tout ceci est drôlement bien mené malgré tout et les pistes pour la saison 3 sont là, bien plus intéressantes que celles sur lesquelles on nous avait laissé en saison 1, alors tout va bien.

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EN BREF – L’air de rien, cette saison nous aura bien baladé avec de nombreuses fausses pistes et tout un tas d’émotion, de la fausse couche à la rupture de Kevin & Sophie, en passant par l’arrivée, la perte et le retour de Deja. Chacun des Big Three a vécu de grands moments et en a un certain nombre encore en stock. Évidemment, cette saison 2 restera également marquée dans les esprits pour son épisode du Superbowl, avec la mort de Jack, la maison qui brûle et l’enterrement du père de famille. Et puis, il y a aussi eu ce triple épisode se consacrant à un des Big Three à chaque fois… Finalement, je n’ai pas l’impression d’avoir vu une saison de 18 épisodes : tout était sacrément lié, j’ai vu les épisodes par couple ou trio, et j’en ressors avec l’impression que tout est passé hyper vite tellement c’était fluide et bien écrit. Chaque épisode avait son événement marquant, et c’est quand même bien joué de leur part. Cette série confirme qu’elle est un vrai coup de cœur et cette saison m’aura encore plus plu que l’an dernier, comme quoi, il ne faut vraiment jamais dire jamais.

Et dans le même genre, me voilà déjà vraiment pressé d’être en septembre, qui l’aurait cru ? La barre est haute pour la saison 3 !

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This is us – S02E16

Spoilers

Retrouvez ma critique de l’épisode 16 de la saison 2 de This is us.

16.jpgÉpisode 16 – Vegas, Baby – 15/20
You created mini-yous…

Après toute une journée plongé dans l’Ancien français et la phonétique, je suis bien heureux de pouvoir me plonger dans cette série, même si j’ai un peu peur pour mes nerfs. Et effectivement, ça commence fort avec un montage des meilleurs anniversaires de couple de Rebecca et Jack, avec Rebecca qui fait des cadeaux jamais tout à fait à la hauteur de Jack. Après nous avoir fait pleurer sur la mort de ce personnage, la série repart donc sur sa formule classique avec un Jack bien trop parfait.

Rebecca lui demande une année sans cadeau, mais bon, c’est Jack, c’est peu crédible. Il prépare le petit déjeuner et les enfants se décident d’organiser eux-mêmes l’anniversaire parfaits pour leurs parents. Bon courage.

On découvre donc Kevin se transformer en parfait cuisiner alors que Kate et Randall vont à la bibliothèque. Et qu’on (re)découvre qu’ils aiment passer du temps ensemble, surtout Kate. En fait, Kevin est si mignon avec ses parents parce que les parents de Sophie divorcent et qu’ils s’inquiètent pour eux. Franchement, ça faisait un moment que je ne l’avais pas trouvé si cool le Kevin enfant.

Et s’il rate son dîner, son frère et sa sœur ont organisé une soirée parfaite pour les parents qui la passent à regarder des météores tomber et se faire des déclarations d’amour. Romantique à souhait, et pas trop plein de sentiments dégoûlinants, ça passe.

Dans le présent, Deja rejoint les Pearson parce que sa mère est incapable de gérer ses finances et a besoin d’argent pour des choses futiles, comme le chauffage. Randall lui file 90$ sans poser plus de questions que ça.

Des semaines plus tard, et le jour où cet épisode commence, Deja ne les a pas rappelés et le couple se prépare à partir à Las Vegas. C’est excellent de passer un peu de temps avec Beth et Randall, comme toujours. Bien sûr, Randall passe son temps à stresser et à penser à Deja, qui peut les rappeler à n’importe quel moment et c’est à Beth d’assurer et de garder les pieds sur terre quand il est probable que tout se passe bien pour Deja, sinon, elle aurait appelé. Cette pauvre Beth entend donc Randall lui dire qu’elle est détachée et qu’elle est la tête de leur couple – si ça semble être le cas, on sait bien que ce n’est pas le cas.

De son côté, Madison propose à Kate d’aller à un spectacle Magic Mike à Las Vegas et elle n’a pas l’air spécialement emballée par l’idée. Tu m’étonnes. Las Vegas ? C’est donc pour le couple Kate/Toby que tout le monde s’y rend, histoire de les séparer un peu parce qu’ils sont trop co-dépendants, et histoire de faire la fête chacun de son côté avant le mariage. Kate n’a absolument pas envie d’y aller (du coup, on comprend bien qu’elle va s’éclater là-bas) et Toby souhaite s’y rendre pour mieux connaître ses beaux-frères… donc bon.

Kevin à Las Vegas ? Oui, ils n’hésitent pas à ramener Kevin sur place, rien que ça. Bon courage pour éviter l’alcool ! Et les collègues de tournage lui apprenant que leurs scènes sont toutes supprimées (ou presque) du film ! Ah Hollywood, ça fait toujours rêver, c’est dingue.

La fête prend fin pour Kevin dès qu’il apprend ça. Bien sûr, Déjà appelle également Randall, pour une connerie à la télévision, soi-disant. En fait, elle semble envisager de fuguer, mais ne lui dit pas. C’est malgré tout suffisant pour que Randall abandonne à son tour la fête de Tobby… Franchement, c’était assez prévisible comme écriture, mais ça fonctionne plutôt bien.

De son côté, Kate s’éclate bien grâce à une Madison qui est vraiment une meilleure amie pour elle et découvre une Beth qu’elle ne connaît pas, qui boit de la vodka à la bouteille et dans avec des stripteaseurs. Le problème, c’est que Randall la voit aussi, parce qu’il est venu pour lui parler de Deja. Et si le stripteaseur n’est absolument pas un problème pour Randall, parler encore de Deja dans l’un des rares moments de fun qui lui est permis ne fait pas bien plaisir à Beth.

Le couple monte le ton et bien qu’ils soient dans une boîte de strip-tease à la musique hyper forte, Kate les entend et s’interpose, par principe. On ne touche pas à son frère… Et Kate reproche à Beth son lien avec Randall, qui la fait passer avant sa famille. Voilà qui est fait.

Randall poursuit donc sa sœur et les scénaristes développent une fois de plus pour l’épisode le fait que Randall manque à Kate et qu’ils passaient beaucoup de bons temps quand ils étaient ados, y compris devant Sex & the City. Cette relation entre les deux tombe un peu comme un cheveu sur la soupe. S’il y a toujours eu de l’amour dans la famille de cette série, je n’ai pas le souvenir de m’être dit que Kate & Randall étaient si proches.

Finalement, Kate se rapproche de Beth qui craque totalement en parlant de Deja qui lui manque beaucoup trop. La perfection du personnage est encore plus parfaite : elle était tout dans la gérance de ses apparences, mais elle est bien évidemment affectée par tout ça.

Mis au courant par Kate que Toby voulait passer le week-end avec lui et Kevin, Randall se pointe avec son frère devant la chambre de son beau-fère. Et ils passent suffisamment de temps ensemble pour que Toby rejoignent la famille avec d’excellents conseils donnés à ses beaux-frères.

Kevin découvre donc que son film est en fait une jolie réussite et que cela va faire avancer sa carrière : si la romance est ratée, la relation père-fils qu’il a développé est suffisamment cool pour que le producteur lui conseille d’acheter un costard. Voilà qui est fait, de même que Beth et Kate commencent à s’apprécier, grâce aux enseignements de Jack qui a appris à ses enfants à faire des cadeaux parfaits (ce n’est pas si compliqué, et c’est une jolie leçon on ne peut plus vraie).

En rentrant chez eux, Randall et Beth se réconcilient, forcément, avec Randall comprenant qu’il met trop de pression à Beth pour qu’elle soit en permanence la voix de la raison. Du coup, elle s’autorise à être « le cœur » du couple pour ce soir-là et demande au taxi de les déposer chez Deja. Oui, mais sa mère et elle sont expulsées de l’appartement et dorment en fait… Dans leur voiture. Oups ! Le réveil doit être violent pour Shauna qui se retrouvent nez à nez avec les parents adoptif de sa fille. Pas facile, mais c’est un cliffhanger réussi – grosso modo le même qu’avant la pause, avec un peu plus de détails. Du coup, vivement la suite.

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Le retour d’Unreal (récap)

Salut les sériephiles,

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Jour de joie aujourd’hui ! Après une attente interminable, Unreal est enfin de retour pour sa saison 3. Et si l’on est loin de l’ambiance estivale avec laquelle j’aime habituellement la regarder, je ne boude pas mon plaisir d’enfin retrouver ces personnages. Ce n’est pas comme si ça faisait plus d’un an que je me disais impatient de les voir revenir. Alors oui, je suis impatient, mais bon, la série n’ayant plus été diffusée depuis le 9 août 2016… que se passe-t-il exactement dans Unreal ? Et surtout comment s’est terminée la saison 2 ? Deux questions essentielles abordées dans cet article, la première pour tout le monde histoire de convaincre ceux qui ne regardent pas encore de s’y mettre pour voir comment la télé nous manipule de la meilleure des manières, la deuxième avec quelques spoilers forcément.

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Unreal, c’est quoi ? C’est une série qui propose d’examiner ce qu’il se passe dans les coulisses d’une émission de télé-réalité fictive appelée Everlasting. Autrement dit, on est dans du méta pur et dans une série qui reprend tous les codes du Bachelor pour nous expliquer comment ça fonctionne derrière les caméras.

On retrouve donc une ribambelle de nouveaux candidats chaque année, chacun(e) avec leurs dramas (et nous sommes dans une série, donc c’est forcément excessif, mais le bon côté de l’excessif), permettant à la série de renouveler une grande partie de son casting chaque saison, en prenant soin de le réduire également d’épisode en épisode. Comme devant n’importe quelle émission, on finit par avoir ses préféré(e)s et vouloir les voir rester.

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Au-delà des participants du jeu, il y a bien sûr les producteurs, et surtout les productrices : Quinn (géniale Constance Zimmer) et Rachel (Shiri Appleby). Les deux redéfinissent clairement le féminisme avec une soif de pouvoir souvent terrifiante et n’hésitant pas à nous montrer tous les pires travers de la télé. Bien sûr, deux femmes de pouvoir comme ça, ça en fait frissonner plus d’un : Chet, le grand patron de l’émission qui a bien sûr une relation extra-conjugale avec Quinn, tente de récupérer l’émission alors que Rachel était fiancée avec Jeremy un caméraman. Et puis, il y a aussi une psy débordée ou les assistants qui se battent pour voir rester les candidats qu’ils ont sous leur aile et pour grapiller du pouvoir, malgré toutes les manipulations des productrices.

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Bref, l’air de rien, Unreal a un casting super large, mais ça tourne pas mal dans la série, ce qui fait qu’on n’a pas le temps de s’ennuyer.

OK, et donc la saison 2 s’est terminée comment ? Inutile de dire, je crois, que la suite de l’article va basculer dans le spoiler si vous n’avez jamais commencé la série. Arrêtez de lire et allez regarder le pilot, ça vaut vraiment le coup !

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Le final de la saison 2 proposait un tas de rebondissements avec deux mariées pour le Bachelor qui n’en choisissait aucune mais demandait au contraire la main d’une ancienne participante… refusant le mariage pour simplement se mettre en couple avec. Merveilleux final du côté du scénario du jeu, la barre est haute pour la nouvelle saison d’Everlasting. Madison et Jay n’ont pas fini de suer pour gérer les caprices de Rachel et Quinn !

Ces deux dernières récupèrent tout le pouvoir en manipulant avec beaucoup de brio Chet et Jeremy, qui reviennent ramper auprès d’elles en fin d’épisode. Jeremy a tout de même produit un accident qui mène à la mort de Coleman & Yael, et ça, ce n’était pas prévu du tout. Coleman était un producteur qui avait pour but d’aider Yael (Hot Rachel !) à faire tomber l’émission pour toutes ses manipulations terrifiantes (de la mort de Mary maquillée en suicide alors qu’elle avait arrêté ses médicaments aux laxatifs donnés à Yael dans sa magnifique robe blanche).

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Et oui, en plus d’être candidate, elle était surtout journaliste. Mais Jeremy les a éliminés, alors que Yael avait un enregistrement audio révélant toute la vérité… Une part de moi doute que cette intrigue s’arrête vraiment là, et je suis tellement impatient que ça reprenne !

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Beaucoup ont dit que la saison 2 était en dessous, mais je n’étais pas vraiment d’accord, j’ai adoré le renouvellement des intrigues et la refonte de certains passages de la série qui conservait malgré tout le rythme, les répliques, l’humour, les retournements… et c’est tant mieux pour moi, car la saison 3 promet aussi de totalement changer de nouveau : cette fois le Bachelor sera… une Bachelorette ! Voilà qui devrait être passionnant à suivre, car les dramas en coulisses vont probablement bien changer des crêpages de chignons.

Du coup, je vous abandonne, j’ai un épisode à aller regarder !

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This is us – S02E15

Spoilers

Retrouvez ma critique de l’épisode 15 de la saison 2 de This is us.

15.jpgÉpisode 15 – The Car – 19/20
How is the snow still gonna fall if you’re not around to see it?

En  48h, il est dur d’avoir digéré l’épisode précédent et toutes ses conséquences, et on peut en dire autant pour Rebecca. La série repart donc en flashback quelques heures après la mort de Jack pour nous en montrer le fameux enterrement, déjà aperçu plusieurs fois, mais jamais développé jusque-là.

En flashback, nous revenons sur l’achat de la voiture familiale chez un concessionnaire avec Jack, qui a craqué en voyant ses enfants l’adorer. Oui, la série nous torture : alors que toute la famille est très heureuse de cet achat et monte dans la nouvelle voiture, elle n’a aucune idée que quelques années plus tard, elle y montera, sans Jack pour son enterrement.

L’ambiance dans la voiture est assez atroce avec Kate qui veut désormais se débarrasser de son chien, le responsable de la mort de son père pour elle, Kevin qui ne veut pas porter sa cravate (parce que Jack vient tout juste de lui apprendre à les nouer et qu’il ne sait plus faire) et Randall qui prend mal cette dernière info. Pour ne rien arranger à l’ambiance familiale, Rebecca veut s’y rendre avec une heure d’avance.

L’enterrement n’est pas un enterrement puisque Jack voulait être incinéré et ne pas finir dans la terre. La cérémonie est un savant mélange de silence et d’extraits de discours de chacun.

Kevin et Randall trouve l’occasion de s’engueuler au beau milieu de l’enterrement, à cause de Randall portant la montre de son père et Kevin qui en est jaloux et lui reproche… d’avoir laissé son père retourner dans la maison. Voilà qui est fait. Ah les enterrements, ce n’est jamais facile et les histoires de famille ressortent ; c’est donc bien écrit.

Il y a aussi toujours des invités inattendus, et pour cette série, il fallait que ce soit le médecin qui a fait venir au monde Kevin et Kate. Celui-ci apprend à Rebecca que Jack passait le voir pour demander des conseils et il reprend une fois de plus son rôle de guide pour les Pearson, aidant Rebecca a géré son deuil et ses peurs d’être mère célibataire.

Cela fonctionne bien, même si on aurait aussi pu avoir une scène où il rencontre les adolescents. Après tout ça, Kate décide de se barrer et de retourner à l’arbre où elle et ses enfants dispersent une partie de ses cendres. Tout comme Jack avant elle, elle trouve les mots parfaits pour rassurer ses enfants, avant de les emmener au concert de Bruce Springsteen dont Jack avait acheté les billets pour le soir même… en passant par un pont.

Et ce n’est pas si anodin que ça… Tout l’épisode prend en effet aussi le temps de revenir sur les meilleurs souvenirs dans la voiture : on y découvre que Rebecca a le vertige sur les ponts. Du coup, elle se sert de sa famille pour oublier sa peur, et Jack la gère de manière parfaite, comme d’habitude. Quand en fin d’épisode, elle y passe en conduisant, on découvre ce que l’on sait déjà : que Rebecca a dû s’endurcir et trouver une force nouvelle à la mort de Jack.

On découvre également que Rebecca a pensé un moment avoir une tumeur au cerveau. C’est ce jour-là que Jack choisit son arbre favori : celui devant lequel Rebecca découvrira les résultats de son IRM, sous la neige. Des résultats qui lui apprennent qu’elle n’est pas malade. Et c’est là aussi que Jack apprend à Rebecca qu’il ne veut pas être enterré.

Toujours dans les découvertes du flashback, on apprend que Randall a appris à conduire avec son père. C’est surtout l’occasion d’une dispute avec Kevin, encore, et d’un Jack qui s’énerve sur ses fils et les laisse rentrer à pied, avant de leur faire un discours sur la famille, qui fonctionne très bien. Une fois de plus, il évoque sa mort, mais c’est fait de manière anodine et banale.

Concernant Kate, on a droit aussi à une scène où elle fait l’école buissonnière et où Jack décide de l’amener où elle veut : obtenir un autographe d’Alanis Morissette. Qui a probablement cramé depuis, mais bon. Il y est aussi question de l’amour de Jack pour Bruce Springsteen et de la future carrière de Kate qui pourrait se consacrer à la musique. Comme ce n’était pas tout à fait suffisant et qu’il fallait aussi développer sa relation chaotique avec sa mère, on découvre que la nuit de la mort de son père, Kate s’est mise à culpabiliser du retour à l’intérieur de la maison. Et que Rebecca lui a dit qu’elle n’y était pour rien… ce qui n’empêche pas de culpabiliser.

S’il ne s’est finalement pas passé énormément de choses durant ces 43 minutes, on a la preuve que la série n’a pas besoin d’un grand événement et d’un grand épisode pour être particulièrement intense. Personnellement, j’ai été bien plus touché par cet épisode, par le personnage de Rebecca particulièrement, par tous ces moments où Jack envisageait celui où il ne serait plus là que par l’épisode du Super Bowl lui-même. Peut-être que c’est parce que je ne m’attendais pas à cette cérémonie d’adieu, je ne sais pas.

Quant à la voiture, l’ensemble de l’épisode ressemblait par moment à une pub du Super Bowl pour une voiture, dans laquelle on partage des moments de joie, mais aussi de peine ; et aussi des sodas renversés par Randall, apparemment. C’était typique du rêve américain avec l’improbabilité de Jack réussissant à acheter cette voiture hors de prix avec un joli discours, mais ce côté fantasque de l’épisode était aussi nécessaire pour laisser aller l’émotion.

Je suis curieux de voir comment ils vont gérer l’après désormais. La fin de saison approche, et il sera dur de marquer plus durablement que la mort de Jack. Cet épisode a aussi prouvé une fois de plus que l’on pouvait tout à fait se passer du présent sans que ça ne nuise à la série. Je ne sais jamais quoi attendre de la série, mais ça réussit quasiment chaque fois à m’emporter et ce n’est quand même pas rien. Ces scénaristes sont très forts, c’est tout.

Ces scénaristes… et Mandy Moore, qui fournit encore une interprétation impeccable du personnage de Rebecca dans cet épisode. Difficile de ne pas craquer en même temps qu’elle…

 

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