9-1-1 Lone Star – S03E14

Épisode 14 – Impulse Control – 15/20
Bien que tout à fait prévisible à plusieurs reprises, cet épisode m’a beaucoup plu. Son thème est plutôt logique à ce moment de la saison, avec un écho évident à un personnage qui avait besoin de prendre conscience de son problème pour peut-être espérer le traiter efficacement. En parallèle, d’autres personnages sont développés à nouveau, en suivant une voie qui me plaît bien. Bref, les personnages sont bien écrits, et c’est exactement ce que j’espérais pour redynamiser cette saison.

Spoilers

Les excès de colère peuvent ruiner des vies, et ce n’est pas les personnages de cette série qui vous diront le contraire.

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She really doesn’t.

Le mystère des drive de fastfood s’épaissit pour moi quand je regarde ce début d’épisode avec un client de fastfood qui s’énerve contre le serveur qui a mal pris sa commande, est sûr d’avoir raison et finit par vouloir lui sauter dessus quand il insulte sa femme, de manière totalement désinvolte. En vrai, ce vendeur m’a énervé aussi, mais de là à lui sauter dessus comme ça à travers la fenêtre ? Je crois que cet homme mérite un peu ce qui lui arrive. Bloquer le drive, ça aurait été déjà suffisamment drôle comme ça.

Là, le pauvre, ça se retourne contre lui : le client reste bloqué dans la fenêtre du drive et se retrouve à devoir attendre l’arrivée des pompiers pour en être décoincé. Et tant pis si en plus du lubrifiant, il faut de la graisse de fastfood pour s’en sortir. Franchement, j’ai hésité pendant toute la scène : est-ce que ça me faisait rire ? Est-ce que ça m’angoissait ?

C’est franchement déprimant de voir tous les gens qui filment avec les portables. Clairement, ça ferait un carton sur les réseaux sociaux, et en plus, on nous informe que ce père de famille colérique est un habitué de ce genre de problèmes. C’en est presque surprenant que son fils ne le rentabilise pas. Nos héros s’énervent un peu des réactions du public, mais grosso modo, ils ignorent tous les problèmes qui s’ensuivent et enchaînent les phrases comiques.

Clairement, le tout est écrit pour nous faire rire aussi – jusqu’à la phrase assassine du vendeur à la fin – et c’est drôle, je vois que c’est drôle… Mais je n’ai pas pu m’empêcher de me rendre compte que c’était super triste : les gens filment vraiment désormais, et personne n’a envie d’être filmé comme ça, dans des situations d’urgence.

Le point d’intérêt pour les scénaristes est toutefois d’avoir l’occasion de faire parler Owen du psy qu’il allait voir pour gérer sa colère. Ses collègues l’entendent et sont ravis qu’il en dise tant de bien, parce qu’il a clairement besoin d’y retourner, ayant frappé trois hommes de plus depuis sa dernière session imposée par sa hiérarchie. Les pompiers envoient donc Marjan au front pour en faire prendre conscience à Owen, même s’il est totalement dans le déni et trouve encore le moyen de justifier ses actions.

La vérité, c’est qu’il s’énerve trop facilement et souvent pour rien. Et c’est bien que Marjan lui fasse enfin remarquer, allant jusqu’à parler de sa vie commune avec Catherine qui a bien dérapé depuis leur engueulade. On voit bien qu’Owen commence à y réfléchir, et l’idée fait son chemin, surtout quand la deuxième intervention voit les pompiers intervenir pour… s’occuper du même père de famille.

Ne maîtrisant toujours pas sa colère, il décide cette fois-ci de s’en prendre à l’adversaire de catch de son fils. Autant dire que ce n’est pas sa plus brillante idée, surtout quand il se retrouve coincé dans les gradins, les fesses à l’air une nouvelle fois. Les pompiers eux-mêmes ne résistent pas à l’idée d’en faire des blagues, même si Marjan essaie aussi de rassurer le pauvre père de famille sur la durée de vie des memes.

Ce qui devait arriver arriva toutefois : son pantalon craque devant tous les portables de tout le monde, et j’ai juste tellement de la peine pour lui – même s’il a l’air horrible à ne pas maîtriser sa rage. La série s’apitoie un peu sur son sort, à raison, je trouve, et ça me fait de la peine. C’est intéressant de réussir à nous attacher à ce personnage, en plus, même si c’est un peu brouillon de le faire grâce à un parallèle avec Owen.

Sa relation avec Catherine ? Pas si calme et épanouie qu’il l’espérait : Catherine a décidé de rompre suite à une dispute clairement provoquée pour des broutilles – ce quiproquo de l’épisode précédent devrait plutôt être une situation risible… Mais je la comprends tout de même : Owen s’est emporté trop rapidement, sans la laisser parler, ça doit être plus que blessant. Catherine accepte toutefois de revoir Owen au moins une fois, pour envisager de reprendre sa relation avec lui. Elle y met toutefois une condition : elle voudrait qu’il entame une thérapie pour mieux gérer ses excès de colère. Celui qu’il a eu contre elle n’était pas si énorme pourtant ; mais c’était suffisant pour lui faire peur pour la suite, apparemment.

Bien sûr, cela provoque un autre excès de colère chez Owen, et donc une rupture bien plus définitive cette fois. Catherine lui laisse l’opportunité de la rappeler toutefois, seulement s’il accepte vraiment son besoin d’une thérapie – pour sa colère autant que son entêtement.

Ce n’est toutefois pas encore la goutte d’eau dont il a besoin pour se bouger vraiment. Non, la vraie goutte d’eau ne vient que lors de la troisième intervention, qui nous présente à nouveau Al, le père de famille ayant la fâcheuse tendance à se coincer dans le derrière. Alors qu’il se rend chez le psy, en compagnie de toute sa famille, il se trouve pris à parti par un chauffard qui essaie de lui rentrer dedans sans trop de raison, le pousse à l’excès de vitesse, le double avec une bière à la main, puis le nargue avec un flingue.

Il finit par provoquer un accident – et pas un petit accident, le genre bon gros carambolage… Et pourtant, c’est lui, ce mec bourré avec un flingue, que les secours décident de soigner et sauver en premier. Al ne le supporte pas, considérant que sa famille, avec des blessures légères, méritait bien plus l’attention des secours. Clairement, ce genre de situation est énervante pour de vrai, bien plus que les autres raisons pour lesquelles on l’a vu s’énerver.

Et même s’il était en chemin pour sa thérapie, même s’il voulait voir le monde d’un œil nouveau et avec positivité… apprendre de la part de Mateo que l’homme allait survivre le fait vriller vraiment. Il utilise donc le flingue de cet homme pour le tuer, devant tous les pompiers. Owen comprend bien sûr ce qu’il en est une demi-seconde avant que ça n’arrive, et dix bonnes secondes après nous, mais c’est trop tard : Al tue l’homme, sans trop hésiter, et devant sa famille dépitée.

C’est finalement cette situation qui pousse Owen à aller consulter en fin d’épisode, et c’est une très bonne chose. L’autre très bonne chose, bien plus surprenante, vient du côté de Nancy et Mateo.  Nancy voit son patient mourir sans rien pouvoir faire lorsqu’il se fait tirer dessus trois fois par Al ; Mateo ne peut que culpabiliser de ne pas avoir compris juste avant ce qu’allait faire Al… et les voilà tous les deux à être ravagés par des remords et une culpabilité alors qu’ils étaient irréprochables.

Il n’en faut pas beaucoup plus pour que ces personnages se rapprochent et aillent prendre un café ensemble. Franchement, je ne m’y attendais pas, mais c’est un couple qui pourrait vraiment fonctionner. Et puis, j’aime beaucoup Nancy, la voir heureuse, ça me ferait plaisir : c’est typiquement le genre de personnage qui a su gagner mon affection avec le temps.

L’épisode propose de s’immiscer à nouveau dans la vie perso de Tommy, histoire de continuer l’intrigue de l’épisode précédent où elle apprenait à vivre sans Charles. C’est l’anniversaire de ses jumelles, organisée par Tommy avec brio – et avec l’aide de Grace et Judd. C’était fun comme tout à voir, et ça fait du bien après l’horreur de son intrigue perso à la mort de Charles.

C’est d’ailleurs le premier anniversaire des filles sans leur père, et ça s’avère plutôt violent quand les scénaristes en profitent pour remuer le couteau dans la plaie une nouvelle fois. La vie de Tommy n’est pas simple du tout, clairement. En effet, elle voit débarquer son beau-frère chez elle sans qu’il ne s’annonce à l’avance. Julius est le petit frère de Charles dont nous n’avons jamais entendu parler avant, mais il y a une raison à cela : Tommy le déteste. Charles arrivait encore à le supporter… Mais l’aurait-il supporté en apprenant qu’il ne viendrait pas à son enterrement ?

Pas sûr. Tommy est sûre d’elle en tout cas : elle ne veut pas de lui dans sa vie et dans celle de ses filles. Elle le vire de chez elle, plutôt poliment à vrai dire, étant donnée la situation. Le lendemain, elle est en plus forcée de se justifier auprès de Judd, ce que j’ai trouvé abusé. Je pense bien qu’elle a ses raisons et probablement ses torts, mais voir un de ses amis lui tomber dessus comme ça, j’ai eu de la peine pour elle.

Dans le fond, Judd a raison et est bien placé en tant que meilleur ami pour lui faire remarquer… mais je me serais plutôt attendu à cette approche de la part de Grace. Je crois que c’est ce qui m’a déstabilisé. En même temps, c’est toujours un plaisir d’avoir une vraie amitié homme/femme dans une série, pour une fois. Et puis, ça fait avancer Tommy, l’air de rien, même si elle paraît ne pas changer d’avis.

Elle finit par le faire, évidemment, quand les filles la supplient également, à travers une lettre qu’elles souhaitent envoyer à leur oncle, en sachant très bien que Tommy la lira. C’était mignon de la part des petites, et ça fait que Tommy est forcée de se confronter à Julius, parce que ses filles ont raison : Julius fait l’effort de se pointer désormais, et elle ne le laisse pas faire en continuant de lui en vouloir de ses absences précédentes.

La scène avec Julius est aussi prévisible que bien écrite, ce qui est paradoxal : concrètement, Tommy invite Julius pour lui reprocher son absence à l’enterrement de son grand-frère et évacuer sa colère. Julius lui explique alors qu’il était là, devant l’Eglise, et qu’il n’a pas osé, pas pu, entrer dans l’Eglise. C’est triste comme tout, les deux personnages rouvrent la blessure du deuil qu’ils ont en commun, s’excusent, se pardonnent et… s’embrassent ?

Trop de whisky, trop de deuil, trop de dérapage. La scène nous dégomme le personne de Tommy en quelques minutes, parce qu’évidemment, elle est toute perturbée par ce baiser. Cela doit faire plus ou moins un an que son mari est mort, elle se retrouve à embrasser le frère de celui-ci, c’est perturbant, tout de même.

Malgré tout, elle demande à Julius de garder les jumelles toute une journée quand elle part travailler, et elle ne le regrette pas. Il est génial avec les petites, raconte des histoires sur Charles qu’elle ne connaît pas et tout se passe tellement bien qu’elle décide de faire comme si ce baiser n’avait jamais existé, avant de proposer à Julius de rester vivre avec elle et les filles le temps qu’il sera à Austin avec son groupe – parce que bien sûr, il est dans un groupe de musique l’oncle cool.

9-1-1 Lone Star – S03E13

Épisode 13 – Riddle of the Sphinx – 16/20
L’épisode marque des points en se concentrant beaucoup sur les personnages et guest stars que je préfère, mais je me rends tout de même compte que je ne suis plus du tout objectif. Ce n’est pas bien grave, je n’ai jamais prétendu que mes critiques l’étaient de toute manière. C’est un bon épisode, même s’il ne propose que peu d’interventions des urgentistes. Finalement, je suis là pour les personnages plus que pour les situations dingues, contrairement à la série-mère.

Spoilers

TK gère comme il peut le retour à la case départ de sa sobriété, Tommy son retour à la case départ en romance.

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Purple elephant

Un bon dimanche devrait toujours commencer par une petite série, non ? C’est avec plaisir que je me suis lancé dans un visionnage de plusieurs épisodes, même si le début de celui-ci m’a vraiment perturbé avec son filtre sépia qui m’a paru plus violent que dans les précédents. Après ça ne vaut pas la violence de ce début d’épisode tout court, avec un accident de voiture dans tout plein de foin et une victime allergique qui risque de finir paralysée chaque fois qu’elle éternue.

L’intrigue était bien foutue, avec une astuce d’Owen pour éviter qu’elle n’éternue : répéter en boucle les mêmes mots. La victime peut ainsi être évacuée sans souci et on pourrait penser que ça s’arrête là, mais non : les scénaristes ont plus d’un tour dans leur sac. En effet, Mateo trouve alors un pied, forçant tous les pompiers à chercher un autre corps – amputé de son pied. Le pauvre cycliste percuté par la voiture finit par être secouru, mais c’est une sacrée chance tout de même, parce qu’il était bien enfoui dans le foin.

Attendez, pardon, mais depuis quand Carlos a des lunettes ? Cela lui va si bien et TK a tellement raison : il est bien trop mignon ce Carlos, l’homme parfait ! Nous sommes en tout cas quatre-vingt dix jours après l’épisode où TK a recommencé a repris la drogue contre son gré, merci la psychopathe stalkant son père. Je suis content de voir que les scénaristes n’oublient pas cette intrigue et se concentre sur sa sobriété, tout en insistant sur sa difficulté de revenir à la case départ alors que sa mère n’est pas là. Bref, heureusement que Carlos est là pour lui.

Toutefois, il est difficile de ne pas remarquer la jalousie de Carlos quand il est question de Cooper, un autre AA que TK semble voir beaucoup. Il en parle souvent à Carlos et semble vouloir en faire son parrain, mais cela ne convient pas du tout à Carlos. Tu m’étonnes. Bon, je sens l’intrigue où le Cooper sera vieux et père de famille, si ce n’est grand-père… mais en attendant, ça torture Carlos, et tous les fans de Tarlos avec : Carlos se réveille en pleine nuit pour constater que TK est au téléphone avec Cooper. Vraiment, il passe tout son temps avec, et il le surnomme même Coop, ce que TK n’a jamais fait face à Carlos.

Malheureusement, lorsque Cooper passe chercher TK chez lui pour l’emmener, il s’avère que Cooper est grave beau lui aussi. Alors certes, il est hétéro, mais ça n’empêche pas Carlos de développer de la jalousie qu’il sait mal placée et dont il ne veut pas vraiment parler. L’intrigue fonctionne bien pour le coup : lorsque TK rentre finalement, en retard en plus, Carlos fait donc la tronche, mais sans vouloir le montrer pour autant.

TK n’est pas stupide et comprend vite ce qu’il se passe, et la situation est dérangeante à regarder : concrètement, Carlos est jaloux de savoir qu’il n’est pas suffisant pour TK – et même si TK ne le trompe pas physiquement, il ne lui confie pas tout de sa vie, alors que c’est ce que Carlos voudrait. À l’inverse, TK essaie de lui expliquer son point de vue, et son besoin de personnes étant passés par les mêmes difficultés que lui pour ne pas replonger dans l’alcool. C’est vraiment délicat comme intrigue : je me retrouve totalement dans la jalousie mal placée de Carlos ET dans les arguments rationnels de TK. Après, peut-être qu’il aurait pu se choisir un parrain différent aussi, pour aider à faire passer la pilule.

La série se souvient également sur la fin d’épisode qu’elle est supposée proposer des interventions de pompiers… et elle le fait de manière assez horrible avec une intrigue qui sort de nulle part, comme bien souvent. On a ainsi une dispute entre mère et fils qui se termine super mal, avec la mère qui meurt de manière bien stupide en essayant de ramasser un ticket de parking qu’elle a fait tomber au sol. Bon, elle meurt en mettant mal son frein, mais tout de même, c’était horrible parce que c’est une situation qui me stresse déjà suffisamment comme ça, les sorties de parking.

Bref, on s’en fiche, je ne conduis jamais de toute manière ; mais le vrai but de ce segment était de nous montrer un TK présent au moment où un adolescent apprend la mort de sa mère. C’est super violent pour lui, et il est ravagé lorsqu’il rentre chez lui, inévitablement. Il est dans un état de dépression tel qu’il refuse d’aller à sa réunion quotidienne d’alcooliques anonymes.

Carlos le découvre donc dans cet état de détresse émotionnelle énorme et ne sait pas bien quoi faire pour lui. Forcément, la seule solution est finalement d’appeler Cooper. C’est trop rapide comme manière de faire évoluer les personnages, mais l’idée est d’avoir un Carlos qui comprend bien ce qu’il en est des besoins de TK – et qui s’y adapte. Le petit sourire de Carlos quand il sort après un « je t’aime » de TK, tout en laissant TK et Cooper discuter dans l’appartement de ce qui ne va pas ? Clairement, c’était pour me tuer. Après, Carlos qui dit ne pas savoir quoi dire exactement à TK, je ne sais pas. Outre l’alcool, il y a le deuil, et ça, il peut y faire face en théorie. Mais bon, c’était touchant comme intrigue et je suis totalement vendu à n’importe quelle scène Tarlos de toute manière.

Sinon, au petit matin, nous retrouvons Catherine et Owen pour découvrir que tout va bien entre eux. Après les débuts de relation bien mouvementés qu’ils ont eus, c’est sympa de voir qu’ils peuvent avoir une matinée tranquille… sauf qu’elle ne l’est pas. En effet, Catherine est appelée en urgences au boulot, alors qu’elle devait récupérer auprès de son ex Horatio, le chat dont il partage la garde. Original comme situation, non ?

Le problème, c’est que l’ex est invité par Catherine à venir déposer le chat directement chez Owen, et ça ne peut que mal tourner, franchement. Pour ne rien arranger, Owen s’inquiète déjà que son chien ne supporte pas le chat et vire Matéo de la maison parce qu’il y est allergique – bon, en vrai, Mateo se vire tout seul.

Patrick, l’ex de Catherine ? Eh ben… Il ne ressemble pas du tout à Owen, physiquement, contrairement à ce que Catherine avait sous-entendu. Il y a tout de même des ressemblances, dans le caractère : Patrick est absolument insupportable. Il est aussi beaucoup plus vieux que Catherine, donc, ce qui fait que Judd imagine que la ressemblance principale que Catherine voit entre Owen et Patrick est… leur âge. Aha. Il imagine Catherine avoir un « daddy thing », et ça me fait bien rire.

D’un coup, Owen se sent vieux… et il le fait sentir à Catherine quand elle rentre chez lui le soir, s’énervant face à elle parce qu’il considère que la relation honnête qu’ils avaient est un mensonge. Il lui reproche de se chercher un daddy et de le manipuler… avant de rencontrer le vrai ex-mari de Catherine. Celui qui a déposé le chat était en fait son ex-beau-père, qui a le même nom que son fils. Patrick ? Il ressemble vraiment à Owen.

Par contre, Catherine n’apprécie pas du tout de s’être fait engueuler par Owen sans raison, et elle le quitte sur le champ. C’est un peu excessif de le quitter pour ça, surtout après ses excès de colère des épisodes précédents qui ne semblent jamais avoir gêné Catherine.

En parallèle de tout ça, Tommy se retrouve avec un crush totalement imprévu dans son groupe de conjoints en deuil. J’en suis plus qu’heureux : la série a embauché Amaury Nolasco pour jouer le rôle de Morris, un mari endeuillé qui tape dans l’œil de Tommy. Et moi, je suis heureux de retrouver l’acteur de Prison Break. C’est quand même fou de se dire que je ne l’ai jamais vu ailleurs que dans cette série-là, je crois.

Toujours est-il qu’il drôle, sympa, souriant et beau ; alors évidemment, Tommy le remarque. Sa voisine de réunion aussi le remarque et fait tout pour les mettre ensemble, mais ils sont adultes et parviennent à se débrouiller seul pour s’organiser un rencard autour d’un dîner. Les deux sont toutefois confrontés au problème de reprendre les rencards malgré un parcours de vie difficile.

Tommy est extrêmement stressée par le rencard, au point de ne pas savoir comment s’habiller et se comporter comme une adolescente qui appelle Grace alors qu’elle est au milieu de sa journée de travail. C’est une bonne idée, parce que Grace est super forte pour la remotiver, lui donner les bons conseils et réussir à la convaincre de se rendre au rencard, armée de mouchoirs, au cas où.

Après tout, Tommy est confrontée aux doutes bien légitimes sur ce qu’elle est en train de faire, pas vraiment certaine d’être prête à reprendre ce chemin des rencards. Pourtant, sur place, elle s’en tire bien, surtout que Morris est charmant avec elle et sait quoi lui dire pour que le souvenir de Charles soit présent sans être trop lourd à porter – sans que ça ne gâche le rencard aussi. S’il sait quoi dire pour la rassurer et faire passer la gêne, il est toutefois pris de court quand elle évoque le plat préféré de son ex à lui. Bref, Morris finit en larmes, et la soirée se passe mal pour Tommy qui se retrouve plutôt à jouer la psy que la nana en rencard.

Tommy rentre finalement très tôt chez elle auprès d’une Grace babysitter un peu angoissée d’avoir été trop pushy avec sa meilleure amie. C’était une bonne chose pourtant : Tommy la remercie de l’avoir aidée à recommencer à vivre.

Walker – S03E08

Épisode 8 – Cry Uncle – 14/20
Pas si mal pour une reprise, ma foi. L’épisode repousse complètement le fil rouge pour se concentrer sur tout le drama familial et propose des résolutions parfois simplistes, mais peut-on vraiment attendre autre chose de leur part ? Probablement pas. Bref, j’ai eu ce pourquoi j’étais venu finalement : des personnages écrits avec flemmardise, un statu quo qui se réinstalle toujours et des intrigues étirées sur une vingtaine d’épisodes.

Spoilers

Abby survit-elle à son malaise ?

La réponse est évidemment que oui ! C’est même presque frustrant, parce que tout le début de l’épisode était à hurler (de rire) quand August et Cordell retrouvent Abby dans la neige. Sincèrement, quelqu’un a oublié de prévenir les scénaristes que nous n’étions plus en 1980 ? Pas un Walker ne pense à appeler le 9-1-1. Alors bien sûr, je suis en parallèle en train de me rattraper mon retard dans la franchise 9-1-1 et ça joue sur ma réaction, mais les voir tous courir dans tous les sens et ne rien faire pour venir en aide correctement à la grand-mère, c’était bien frustrant.

Bref, finalement son malaise n’était qu’une idée pour nous inquiéter pendant la pause : elle survit bien évidemment et tout va pour le mieux avant la fin de l’épisode. Certes, elle va passer son épisode à devoir gérer son mari inquiet pour elle et franchement insupportable à vouloir quoiqu’il arrive la fliquer sur ce qu’elle mange et fait, mais elle paraît en meilleure santé dans cet épisode que dans le début de saison où elle était super absente ? Bizarre comme choix d’intrigue.

Et puis le mari qui est insupportable là alors qu’il a passé trois plombes à cacher sa maladie ? Ah vraiment, il était énervant. Cela dit, l’écriture de l’épisode était assez maligne pour souligner le problème et proposer une écriture de personnages crédible, ça me faisait plaisir.

Il ne faut pas s’attendre pour autant à une écriture brillante, hein, mais de ce côté-là, c’était plutôt crédible. Vous sentez venir la suite de la critique normalement : ce n’était pas le cas pour d’autres choses dans l’épisode. Ainsi, Abby décide d’envoyer Cordell, Stella et August chercher son frère et, bizarrement, le trio accepte sans poser la moindre question. Stella, qui était hyper énervée contre son père, est de nouveau écrite comme sa fille chérie : le câlin en début d’épisode, les scènes dans la voiture où elle fait tout ce qu’il dit sans broncher, les remerciements de Cordell… C’est bon, tout un pan de l’intrigue qui réussissait à rendre Stella un peu intéressante est clairement jeté à la poubelle.

À côté de ça, on veut nous faire croire qu’un ado est capable d’oublier son chargeur de portable alors qu’il s’apprête à aller passer une nuit loin de chez lui ; et que le portable n’est pas chargé quand il monte en voiture. L’idée est à nouveau de nous plonger en 1980, j’imagine ? Et pourquoi Stella et August sont-ils sur la banquette arrière tous les deux alors qu’ils ne peuvent pas se piffrer ?

Cela n’a aucun sens, ne cherchez pas à répondre. Et si vous le faites, prenez en compte le fait qu’en fin d’épisode, Stella monte à l’avant et pas à l’arrière, alors qu’elle est réconciliée avec August et veut partager ses écouteurs avec lui. C’était vraiment juste pour le drama de nous rappeler qu’ils étaient des enfants que Cordell pouvait déposer sur le bord de la route, parce que c’est bien connu que c’est une bonne idée de laisser des ados marcher au bord de l’autoroute hein.

Insupportable, parfois, les séries comme ça. Le frère d’Abby est également un cliché sur patte qui change d’avis juste pour le bienfait de l’intrigue, sans qu’on nous explique vraiment pourquoi. August ? Il passe de détestable à… ben à rien, justement. Il redevient un peu égal à ce qu’il était avant sa crise d’adolescence. Malgré une Abby qui frôle la mort, August ne se remet pas tellement en question, il n’est remis à sa place par à peu près personne et la seule qui le faisait se retrouve à compatir parce que bouhou sa maman lui manque.

Degré zéro de l’écriture et du développement de personnage sur ce versant de l’écriture, donc, avec un retour à un statu quo malvenu. Disons que je me demande pourquoi développer tout ça si c’est pour en revenir là. Cela dit, j’ai bien aimé la dernière scène avec Bonham qui vire Cordell de chez lui. Il est effectivement plus que temps qu’il arrête de vivre chez ses parents, parce qu’il se repose en permanence sur eux et se fait manipuler par eux sans même s’en rendre compte.

C’est peut-être un gros problème d’ailleurs : Cordell n’a vraiment pas inventé l’eau chaude et se laisse manipuler et balader par tout le monde depuis la saison 2. J’avoue, j’ai oublié la saison 1, je ne sais plus s’il a toujours été comme ça, mais il est vraiment un personnage principal soporifique qui finit par être relayé à un poste de figurant. Il ne s’occupe pas vraiment de la convalescence d’Abby, pas de la crise d’ado d’August, pas de Stella… Franchement, il est juste chauffeur de taxi à ce stade. Espérons que le voir emménager dans son propre appartement changera un peu la donne.

En attendant, il faudra le voir ramer pour récupérer la confiance de James. Ce dernier était super énervant durant l’épisode : il en veut clairement à Cassie et Cordell, mais il ne dit rien et c’est finalement Trey qui se prend tout dans la gueule en fin d’épisode, alors que Trey n’a fait que son travail correctement tout du long.

L’enquête policière de l’épisode était sympathique parce qu’elle m’a apporté un point du Bingo Séries (c’est un jeu vidéo, non ?) et parce que c’est censé être la base de la série de parler d’enquête, mais elle était aussi bâclée, ce qui est dommage. Son seul but semblait être de nous confirmer que James était énervé après Cass, donc j’ai hâte que ce fil rouge soit remis en avant. Je veux comprendre pourquoi Cordell a été enlevé, bordel, et je suis sûr que ça passe par le dénouement de tout ce mystère.


9-1-1 Lone Star – S03E12

Épisode 12 – Negative Space – 17/20
L’épisode est bourré de facilités, mais il a réussi à m’endormir suffisamment longtemps pour me balader un bon moment. Au-delà de ça, je suis content de retrouver les personnages sur deux intrigues qui étaient intéressantes, même si tous ne sont pas assez mis en avant dans cette intrigue. C’est le problème avec cette franchise : il y a toujours des personnages mis de côté… mais bon, on ne peut pas tout avoir, et je me contente très largement de cet épisode de reprise qui avait plein de points positifs.

Spoilers

Owen se demande qui peut bien être son stalker, mais c’est bien le seul.

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Attention shoppers, it may interest you to know that this establishment has hired as a security guard a murderous murderer who murders.

Oula, drôle de début d’épisode, je me suis cru devant NCIS avec cette scène de crime… mais il faut dire que depuis le temps, j’avais oublié sur quel cliffhanger je m’étais arrêté. L’avantage, c’est que la première scène m’a immédiatement remotivé, avec la présence d’Amy Acker et d’une intrigue curieuse voyant Owen trouver un cochon mort dans son lit.

Le mot « toxic » en commun sur cette attaque et celle dont fut victime Catherine inquiète nos protagonistes et le flic en charge de l’enquête – le père de Carlos, évidemment. Si Owen se croit encore sans ennemi particulier, la série a le don de nous rappeler, via Mateo principalement, qu’Owen a eu tendance à se battre un bon nombre de fois au cours des derniers épisodes. Les réactions de Catherine m’ont bien fait rire, jusqu’à ce qu’il soit question à nouveau de Roy Griffin… qui n’est plus en prison.

Un mois plus tôt, il a été libéré de prison car les charges contre lui ont été abandonnées faute de preuves suffisantes. C’est problématique pour Owen, parce qu’il se retrouve avec un dangereux ennemi. Cependant, c’est Marjan qui s’énerve le plus de savoir qu’un tel meurtrier puisse être libéré. Elle se met aussitôt en tête de le retrouver et d’en savoir plus sur la nouvelle vie qu’il mène après son passage en prison et son procès (enfin, ce n’est pas un procès qu’il a eu du coup, il a été libéré avant d’en arriver là).

Si je comprends sa rage, ses actions la desservent complètement : quand elle se rend compte que Roy a été embauché dans un supermarché en tant que garde de sécurité, elle ne trouve rien de mieux à faire qu’un appel au micro pour souligner ses actions de meurtrier mortel qui tue les gens (tiens, c’est moins lourd en VF). Franchement, elle s’affiche et tout le monde la laisse faire dans le magasin.

Ce n’est pas le cas quand elle revient à la caserne : Owen la convoque aussitôt parce que des rangers en couverture dans le magasin l’ont prévenu immédiatement des actions de Marjan. Roy se fait évidemment virer de son poste et ça énerve Owen parce que Marjan ne fait que s’assurer que Roy se souvienne bien d’eux.

Marjan s’inquiète pour eux quand elle l’apprend, inévitablement, mais elle s’inquiète aussi pour Sadie, qui est de retour en ville. Elle organise un vernissage pour ses œuvres artistiques. Marjan et Owen en profitent pour aller la voir et la prévenir de la libération de Roy, ce qu’ils font bien de faire : il est évidemment présent sur les lieux pour se venger de ce qu’a fait Marjan au supermarché.

Il y parvient à merveille : alors que Sadie a appelé les flics contre lui, les flics finissent par arrêter Owen qui est celui qui le frappe. Oui, Owen frappe à nouveau l’ex flic, parce que Roy a la présence d’esprit de narguer Sadie, Marjan et Owen en expliquant calmement qu’il aurait bien aimé tuer Marjan dans le blizzard s’il en avait eu l’occasion.

C’est gênant comme tout ; ça énerve Owen qui perd son sang-froid et qui se le fait reprocher par la police ensuite, surtout que Roy demande à ce qu’Owen ne puisse l’approcher. C’est ridicule, mais tout joue en la faveur de Roy.

Owen est vite relâché par la police, heureusement, et il peut donc faire une soirée chez lui avec Catherine (yeah, ça devient sérieux cette affaire, ), Marjan, TK et Carlos. Ce qu’il en sort de cette soirée ? Owen décide de vérifier les vidéos de surveillance du jour de l’attaque contre Catherine, grâce à Carlos. Ils espèrent y trouver Roy, pour l’accuser.

Une intervention qui suit tout ça inquiète énormément Marjan et Owen : la galerie d’art où Sadie exposait prend feu et l’incendie est géant. Le problème, c’est que Sadie vit sur place, mais ne répond pas au téléphone quand Marjan essaie de la contacter. Et pour cause : Owen entre contre toute logique ou sécurité dans le bâtiment en flammes pour mieux y trouver une Sadie inconsciente. Il parvient à lui sauver la vie en jouant les rangers solitaires, mais la situation dégénère vraiment concernant Roy, tout de même.

La police ne peut toujours rien faire, par contre : ils n’ont aucune preuve contre Roy. Ce bâtard s’en sort toujours sans le moindre problème, mais le père de Carlos suggère cette fois à Owen de monter lui-même la garde devant la maison de Roy. Cela n’a aucun sens puisqu’Owen a interdiction de l’approcher, mais Owen décide malgré tout de le faire. Pour ne rien arranger à sa situation, il déloge Marjan de sa planque car elle avait eu la même idée et décide de passer sa soirée dans sa voiture en compagnie de Catherine. Rien que ça.

Sans trop de surprise, Roy les prend sur le fait et est assez malin pour les prendre en photo, tout en les narguant à nouveau. J’ai plutôt ri de la situation jusqu’à ce que ça dégénère de manière imprévue. En effet, Roy quitte Owen et Catherine pour aller célébrer sa victoire en mangeant un tacos. Le truc, c’est que sa voiture explose quand il l’ouvre… et Owen se précipite pour lui sauver la vie, évidemment.

Roy est en effet encore en vie quand la voiture explose. Je ne sais pas trop ce que ça donnera comme suite pour Owen, mais cet épisode semble le laisser s’en tirer sans peine particulière.

Par contre, il reste un problème dans tout ça : qui donc a bien pu essayer de tuer Roy ? La réponse est assez simple, et elle est donnée en avance par la musique de cet épisode qui nous l’indique clairement un moment trop tôt ! C’est Sadie qui est cinglée et qui stalke Owen depuis le début. Et elle est complètement folle : on voit bien sa jalousie envers Catherine quand elle la rencontre, mais elle sait la cacher comme il faut.

En revanche, elle ne peut cacher le fait qu’elle se trouvait présente sur les caméras de vidéosurveillance le jour de l’attaque contre Catherine. Elle empoisonne donc TK et Carlos, chez qui elle est pour sa protection contre Roy, afin de protéger ses arrières, et elle fait bien, parce que Carlos trouve assez rapidement le moment où elle apparaît.

Si TK réagit vite à la drogue donnée par Sadie (forcément) en allant se chercher de l’eau, Carlos résiste vraiment bien à l’empoisonnement de Sadie, mais malheureusement, il finit par subir lui aussi ses effets. Avant ça, il a le temps de comprendre le rôle de la psychopathe avec qui il est et de tout lui faire avouer. Elle est persuadée d’être destinée à finir avec Owen, au point de l’avoir stalké, d’avoir empoisonné Catherine, d’avoir foutu un cochon mort chez lui ou d’avoir foutu le feu à sa galerie d’art… pour s’assurer qu’il viendrait la secourir. Ce qu’il a fait, en plus.

Carlos s’effondre, mais Sadie n’est pas tranquille pour autant : Marjan débarque à l’appartement pour visionner la vidéosurveillance, elle aussi. En vain. Elle trouve bizarre que Sadie soit celle qui lui ouvre la porte, mais n’est pas assez sur ses gardes : Sadie parvient à la poignarder dans le dos, avec de la drogue tant qu’à faire.

Cela n’empêche pas Marjan de se défendre et de mettre K.O Sadie, qui obtient le droit de se réveiller pour voir Owen une dernière fois avant d’être menottée. Tout est donc bien qui finit bien, sauf pour TK qui retombe au premier jour d’abstinence. Il s’en sort plutôt bien malgré tout : il ne semble pas avoir d’effets secondaires pour autant.

Roy ? Il pardonne évidemment à Owen puisqu’il lui a sauvé la vie. En plus, en voyant la voiture exploser, Owen a compris que Roy avait obtenu sa liberté en dénonçant le cartel au FBI. Bref, il s’est fait pas mal d’ennemis et il va passer une vie à souffrir de ses brûlures désormais : ça fait plaisir à Owen et on peut conclure toutes les intrigues ici.

Autrement, la première intervention de l’épisode se concentrait sur un appel plutôt intéressant et offrait une intrigue que j’ai beaucoup aimé également. Grace reçoit donc un appel d’une femme effrayée car sa sœur ne répond plus et n’ouvre plus la fenêtre. Cela mobilise la police, pour vérifier ce qu’il en est, puis l’équipe de Tommy.

C’est une bonne chose : il est rare de voir des intrigues si réalistes dans la série, mais en vrai, c’est principalement comme ça que ça se passe. Carlos dégomme la porte, Tommy, TK et Nancy interviennent aussitôt puisqu’ils trouvent la femme inconsciente. Nancy semble avoir du mal avec la situation, donc il y aura probablement un trauma à explorer dans le côté devoir sauver une sœur.

En attendant, c’est un autre trauma qui se produit : la femme survit à son arrêt cardiaque grâce à Nancy… mais c’est pour mieux révéler qu’elle avait un bracelet spécifiant de ne pas la ranimer ; car elle est blasée par son cancer.

Sans trop de surprise, la femme décide ensuite de lancer un procès contre la ville, la caserne et Nancy en particulier. Elle veut surtout prouver un point et leur soutirer un dollar… mais elle souhaite aussi que Nancy soit virée. L’avocat de la caserne rassure immédiatement Nancy et Tommy : la sœur n’ayant jamais parlé de l’interdiction de ranimer la femme inconsciente, la victime portant des manches longues, il est impossible qu’un jury aille dans son sens.

Le problème ? Nancy avoue ensuite à Tommy qu’elle a vu le bracelet mais a pris la décision de sauver la femme quand même. Voilà donc la raison de son hésitation : elle a eu de la peine pour la sœur qui flippait de voir la malade mourir. Bien sûr, en cas de procès, Nancy n’a pas l’intention de mentir à la barre et de se parjurer, ce qui signifie qu’elle risque fort d’être virée. Pour s’éviter cet embarras, elle proposer plutôt de démissionner, ce qui ne convient pas à sa patronne. Tommy décide évidemment de trouver un arrangement à cette situation compliquée à défendre : elle invite la plaignante chez elle pour tenter de la convaincre de ne pas aller jusqu’au procès. C’est un combat perdu d’avance, mais il fallait essayer.

Bon, après, je suis un peu déçu de la conclusion de l’épisode qui précipite trop les choses et offre une porte de sortie trop simple pour Nancy : la patiente décède, mais après avoir décidé que son procès n’en valait pas la peine. À la place, elle fait simplement remettre son bracelet « ne pas réanimer » à Nancy, afin qu’elle l’emmène sur chaque intervention pour se souvenir de toujours vérifier si ses patients portent ce bracelet avant de tenter de les ranimer. Trop simple, l’intrigue n’aura (presque) aucune conséquence pour la suite.