Station 19 – S03E01

Crossover : Grey’s Anatomy – S16E09 – Let’s All Go to the Bar – 17/20
Épisode 1 – I Know This Bar (1) – 17/20
C’est une bonne reprise franchement, bien aidée par le côté crossover de ce nouvel épisode qui permet de découvrir les nouvelles intrigues de cette saison en les mêlant à celles que l’on connaît déjà de Grey’s. J’ai apprécié retrouver une partie des personnages… mais j’ai malheureusement été particulièrement blasé d’en revoir certains autres ; et je ne suis pas sûr d’accrocher à tous les rebondissements proposés… mais bon, ça a toujours été le cas dans cette série.

> Saison 3


Spoilers

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And yet I remain in the bar.

La saison commence de manière étonnante par nos pompiers en pleine intervention réussie et peu développée, par quelques douches pour oublier la fatigue et surtout pour nous rappeler que Maya et Jack sont en couple et qu’Andy et son chef, c’est moyen le grand amour en ce moment. Tout ça, c’est la nuit du cliffhanger de Grey’s, et l’on comprend vite qu’une nouvelle intervention attend nos héros au fameux bar pour venir aux secours de leurs collègues et des chirurgiens de l’hôpital.

La sortie de secours est bien sûr coincée. C’est pas de bol parce que c’est parfaitement insupportable d’avoir une connasse qui passe tout son temps à klaxonner. Franchement, je pense que tout le monde a vu que tu étais là, cocotte. Bon, c’est l’état de choc, j’imagine.

L’état de choc, c’est un peu ce qui arrive à Levi, bloqué sur place, à Parker, persuadé que c’était peut-être une bombe selon lui (vestiges de la guerre ?) et à Helm, blessée, évidemment. C’est aussi ce qui arrive à la conductrice de la voiture, donc. Elle s’appelle Joan et elle passe vraiment une sale soirée : son mari a eu un malaise pendant qu’elle conduisait et maintenant, elle est persuadée qu’il est mort ; alors que ce n’est pas le cas. Heureusement, il y a Ben pour s’en occuper.

Dans le camion qui l’emmène chez Joe, Vic découvre évidemment qu’Avery est dans le bar. C’est plutôt bien vu comme intrigue, mais faudra qu’on m’explique dans quel monde un pompier en intervention décroche son téléphone. En tout cas, son arrivée sur place permet de découvrir la façade d’un bar que l’on connaît depuis seize ans sans en avoir jamais vu la devanture.

En tout cas, les pompiers prennent rapidement le contrôle de la situation : Vic et Andy se retrouvent à devoir libérer la sortie de secours du bar, bloquée par un camion… ce qui est l’occasion pour elles de parler de leurs vies personnelles. C’est chouette comme tout, parce qu’Andy exprime ce qu’on a tous plus ou moins ressenti en voyant Vic se remettre à flirter si vite, alors que Vic explicite les problèmes de cœur d’Andy… qui ne m’intéressent pas tellement à vrai dire. En plus, Andy est reloue à ne pas vouloir en parler… Pour changer.

Pendant ce temps, le reste des pompiers donnent tout un tas de matériels aux rescapés du bar, mais bon, franchement, les blessés ont la chance d’être dans un bar plein de médecins. Ma foi, ça me fait reconsidérer mes choix de sorties habituels : je vais en prendre de la graine. Bon, donc, on a l’ex chef Herrera qui s’occupe des blessés, sous le commandement d’Avery. Ce dernier est un vrai héros de l’épisode, réussissant ainsi à diriger Levi, Ben (qui annonce la fausse couche de Bailey pour le fun pour stopper la panique d’Helm, ben voyons), Nico et le barman. Admettons.

C’est un bon épisode et j’ai beaucoup aimé plusieurs choses, à commencer par le duo Ben/Avery, qui a toujours été plutôt réussi, mais qu’on n’avait plus l’occasion de voir depuis le début de > Saison 3. J’ai aussi aimé le trauma répétitif de Parker, ça passait bien. Mieux encore ? La relation d’amitié qui se dessine entre Miller et Bailey est excellente, avec la chirurgienne qui m’a paru moins énervante que dans tous les épisodes de cette saison de Grey’s. Inquiète pour son mari, elle s’énerve face à son impuissance quand elle découvre qu’elle ne peut rien faire d’autre pour l’aider que de laisser les pompiers faire leur travail.

Le travail des pompiers avance plutôt vite malgré tout et malgré de nombreux flashbacks. Ah oui, les flashbacks ! Deux semaines plus tôt, dans la cuisine de la caserne, Vic présente Avery à toute l’équipe. Ils sont surpris, mais plutôt accueillants, surtout que c’est une fête surprise pour Ben, qui, lui, ramène sa femme enceinte sur place. Dans le présent, par contre, Bailey est en larmes de l’avoir perdu, son bébé, inévitablement.

Dans ce flashback, on développe aussi de nouveau la relation entre Andy et Sullivan avec ce dernier espérant pouvoir rester ami avec Andy malgré le gros froid qui s’est installé entre eux quand il a refusé de lui dire qu’il était amoureux. C’est terrible, parce que même si elle a 100% raison de le confronter et de lui dire qu’il était aussi amoureux d’elle qu’elle ne l’était de lui, elle m’a vite gonflé. Elle est particulièrement chiante, franchement, mais lui aussi : « oui, j’étais amoureux, mais non, notre couple ne peut pas arriver ». OK.

Tout cela nous inquiète le père d’Andy qui n’est pas dupe et voit bien qu’il y a bien des problèmes entre sa fille et son capitaine, mais comme je le disais plus haut, elle n’en parle à personne. Bon, en même temps, c’est une fête et il est beaucoup question du futur bébé, alors c’est plutôt une bonne idée de sa part de laisser le couple être heureux et de ne pas évoquer ses problèmes face à eux, qui passent du bon temps sur le camion ensuite (pas ce genre de bon temps, non, n’ayez pas l’esprit mal placé).

Du bon temps, c’est exactement ce que Sullivan et Andy n’arrivent pas exactement à avoir, même s’ils continuent de flirter avant de réaliser que leur relation n’a aucun avenir. Pas de bol pour Andy, elle doit alors se farcir son père qui considère qu’elle abuse de coucher avec son capitaine et qui n’hésite pas à l’engueuler pour ça. Andy refuse complètement ce côté de son père, et elle s’engueule donc avec, étant surprise au passage par Maya.

Deux semaines plus tard, sinon, les pompiers font donc bien leur travail dans le bar et réussissent à évacuer le mari de Joan après l’avoir réanimé (ce qui n’était pas gagné). Malheureusement, la voiture s’enfonce alors à nouveau un peu plus dans le bar et ça nous tue Joan quasiment sur le coup, puisqu’elle se plante une paire de ciseaux dans le cou, ciseaux dont elle venait de se servir pour se libérer de la ceinture de sécurité, sur conseil de Travis. C’est malin, ça !

En tout cas, le passage arrière vers le bar est libéré à peu près au même moment. Cela permet des retrouvailles sexys entre Vic et Avery et des retrouvailles entre Bailey et Ben culpabilisant de la fausse couche de sa femme. Elle a les bons mots en tout cas pour dire que la vie est ce qui la terrifie le plus… mais bon, tous les médecins sont attendus à l’hôpital pour continuer ce crossover, évidemment. Avant ça, il faut encore se supporter une scène Sullivan/Andy, avec Maya les voyant en plein froid et cherchant aussi à comprendre ce qu’il se passe. Andy lui assure qu’elle n’a pas couché avec Sullivan, mais bon, on sent que la saison ne fait que commencer pour ça, surtout qu’Andy est donc toujours en froid avec son père ne lui avouant pas sa rechute. Merveilleux.

Oui, vraiment, ce n’est que le début : Sullivan demande ensuite à Andy de prendre une semaine de congés, parce qu’il ne la supporte plus, elle et son insubordination permanente. Vraiment, ça va être compliqué cette saison : je ne supporte plus ces deux personnages, franchement. Et le pire, c’est que de retour à la caserne, Maya balance à Jack qu’elle ne veut pas rester en couple avec lui. Comme le début de leur relation, cela sort totalement de nulle part et n’a pas de sens : elle demande à Jack de rester ami avec (euh ce n’est pas comme ça que ça fonctionne la vie ?) et lui pense comprendre qu’elle vise une promotion.

Du côté des scènes appréciables de la fin de l’épisode, il faut noter le passage touchant entre Travis et le chien de Joan, après avoir partagé sa culpabilité dans la mort de cette dernière à une Vic incapable de contenir ses émotions. Et le tout finit par une tentative de sommeil avortée pour nos héros qui doivent repartir au front. Après tout, c’est un début de saison !

Crossover : Grey’s Anatomy – S16E10 – Help Me Through the Night (2) – 16/20

> Saison 3

Les retours de Grey’s et Station 19

Salut les sériephiles,

Finalement, ce n’est encore pas aujourd’hui que je vais vous faire de beaux articles sur les épisodes que j’ai regardés, puisque je n’en ai pas regardé. Mais bon, ce n’est pas grave, j’ai pu compter sur un appel de ma meilleure amie mercredi pour me donner cette belle idée d’article sur Grey’s Anatomy, qui revient aujourd’hui (en diffusion J+1).

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Quand je regarde planning en ce moment

Ben oui, elle m’a appelé l’autre soir tout en étant à regarder l’épisode diffusé sur TF1 Séries Films, et c’est fou comme avec le temps on oublie des choses. A priori, le stagiaire s’est planté et diffusait la saison 9 au lieu de la 7 annoncée par le programme, ce qui fait qu’on est entré dans un débat pour savoir de quel épisode il s’agissait. Et au passage, ça veut dire qu’il a fallu que j’aille squatter la page Wikipedia de certaines saisons pour procéder par élimination. Et là, stupeur : en saison 7, Derek a donc raté le mariage de Cristina et Owen parce qu’il était arrêté par les flics. Ca me paraît évident quand j’y pense, mais vraiment, c’est fou tout ce que j’ai pu oublier totalement comme rebondissements dans cette série !

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Non mais vraiment, trop de choses !

Alors voilà, ça m’a donné envie d’en parler, pour faire le point sur tous les rebondissements WTF que j’ai pu oublier. Le seul problème, c’est que j’ai oublié ces rebondissements, donc ça va être difficile de vous en parler… À la place, je vous propose donc simplement un rapide rappel que la saison 16 reprend avec un crossover entre Station 19 et Grey’s Anatomy. Je vais essayer de le regarder, genre dimanche soir, pas de spoilers entre temps, s’il vous plaît ! Cela signifie en tout cas qu’il va désormais falloir suivre les deux séries avec attention, parce que Shonda Rhimes avait annoncé son intention de les lier davantage.

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Pour cela, on peut saluer la décision d’ABC de diffuser Station 19 en premier. C’est bien plus logique : on pourra suivre les mêmes personnages secondaires de leur sauvetage par les pompiers à leur guérison (ou mort) à l’hôpital… Mais avant ça, le crossover, donc. Spoilers sur la saison 16 de Grey’s et la 2 de Station 19 ci-dessous, attention !

Souvenez-vous, le dernier épisode de Grey’s faisait une sorte de grosse marche arrière sur toutes ses intrigues, avec Amelia découvrant qu’Owen pouvait être le père de son bébé, Meredith qui rencontrait un nouveau pédiatre sexy (enfin, c’est ce qu’on tente de nous faire penser) grâce à Cristina (pas merci !), Alex qui disparaissait s’occuper de sa mère (définitivement), etc.

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Je ne suis pas tout à fait convaincu par ces choix, mais le cliffhanger, lui, est excellent : une voiture vient s’encastrer dans LE bar incontournable de la série, celui en face de l’hôpital. Inévitablement, il y a un paquet de chirurgiens présents sur place (Levi !), mais aussi quelques pompiers, surtout maintenant que Vic s’est remise de la mort de Ripley en se consolant dans les bras d’Avery. C’est beau comme ce couple fonctionne super bien d’ailleurs ; et bien mieux que Bailey/Ben d’ailleurs (Bailey ayant une fausse couche à gérer dans cette deuxième partie de saison, n’oublions pas).

En tout cas, ce crossover est assez clair : on va retrouver les pompiers après plusieurs mois et en situation de crise. Reste à voir du coup ce qu’il s’est passé durant ces mois, puisqu’on les avait quittés sur une rencontre amoureuse pour Travis ou un triangle inintéressant entre Andy, son chef et son flic là. J’ai malgré tout hâte de voir ce que ça pourra donner (puis, de retrouver Maya !)… et tant pis si j’ai tout oublié dans cinq ans !

The Leftovers (S03)

Synopsis : Sept ans après la disparition mystérieuse et inexpliquée de 2% de la population mondiale, la rumeur d’une possible fin du monde pour le jour-anniversaire enfle.

Saison 1 | Saison 2Saison 3

Pour commencer, c’est bien beau de dire que j’ai switché une partie de mon challenge-série pour regarder l’intégrale de celle-ci, mais ça signifie qu’il me fallait voir cette saison 3 avant le 31 décembre et, honnêtement, ce n’était pas gagné, parce qu’il m’a fallu une bonne semaine pour me remettre de la saison 2.

Bref, je me suis retrouvé en pleine semaine de fête de fin d’année à devoir regarder ces huit derniers épisodes qui promettaient eux aussi d’être bien lourds. Mais bon, c’est la vie. Je ne savais pas trop quoi attendre de cette saison, donc je n’ai pas grand-chose de plus à dire en introduction, c’est parti pour un avis rapide sur chaque épisode !

Note moyenne : 17/20

Spoilers

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S02E01 – I Live Here Now – 16/20
Cette fois, contrairement à la saison 2, je m’attendais à de gros changements car la fin de saison précédente sentait trop la fin de la série pour reprendre aussitôt après. Pour autant, je ne pensais me retrouver sept ans après la disparition initiale pour autant. C’est intéressant ce concept de sauter quelques mois à chaque saison, surtout que cette fois, ça se mesure en année et que ça permet de remettre à zéro pas mal d’interactions entre les personnages.

Avant ça, l’introduction était super longue et trop détachée du reste pour que j’y accroche vraiment, alors même que je sais qu’elle révélait sûrement une grosse partie des thématiques à venir dans ces huit épisodes. Pourtant, ma première surprise de la saison, c’est bien la disparition des Guilty Remnants, avec une bombe sympathiquement balancée sur Meg. Bizarrement, il n’est plus question de tous les autres qui ont dû survivre… Et d’ailleurs, je ne suis pas convaincu que Meg ne réchappe pas de cette bombe, d’ailleurs. Petite tristesse de perdre ces personnages pour le moment, en tout cas.

Heureusement, les retrouvailles avec les autres m’ont beaucoup plu, parce que ce bon dans le temps fait du bien aux personnages, notamment pour ce voisin insupportable et cette ex-femme énervante qui… forment finalement le couple parfait. Les mystères sont nombreux, comme d’habitude, parce que les questions que l’on nous pose sont pour l’instant sans réponse – par exemple, la disparition de Lily alors que toute la famille est encore là. J’ai hâte de savoir ce qu’il en sera de Nora du coup, parce que ça sent un énième traumatisme pour elle !

En revanche, même si j’ai aimé tout ça, je suis un peu déçu de la tournure que prend la série, parce que j’ai du mal à voir où va cette saison. J’ai l’impression que ce n’était pas autant le cas en saison 2. En plus, la lenteur m’énerve un peu comme je sais qu’il n’y aura que huit épisodes. Pour le moment, on est sur un début aussi lent que d’habitude, alors que bon… vous n’avez pas le même temps que d’habitude les gars.

Quant à la fin de cet épisode avec le futur de Nora, je dois reconnaître que là, par contre, ça a ravivé tout mon intérêt et me rend extrêmement curieux de ce que donnera la suite de cette saison…

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Épisode 2 – Don’t Be Ridiculous – 17/20
Parfait ! Ce deuxième épisode commence par répondre aux questions que je me posais le plus après le premier… avec le seul défaut que, du coup, pour le reste de la saison, il y a tout de suite moins d’enjeux et de curiosité qui m’attendent.

Cet épisode a en effet la bonne idée de revenir sur le personnage de Nora et de l’approfondir. Or, Nora est un personnage que j’adore dans cette série et qui parvient vraiment à me passionner à chaque fois. Du coup, j’étais embarqué sans le moindre problème dans l’épisode – même si certains passages sont bien intrigants, comme ce moment où elle n’en a rien à faire de Kevin qui s’étouffe dans son sac en plastique. Pas un mot, pas une conversation, vis ta vie ? Mouais, quand même !

Après le deuil de ses deux premiers enfants, Nora a donc fait volontairement le sacrifice de Lily ! Je ne m’y attendais pas, mais j’ai bien aimé e twist et la rapidité avec laquelle on nous révèle cette déconcertante vérité et le retour de la mère biologique. Je pensais ne jamais la revoir après sa fuite dans les toilettes en saison 1 et je ne comprends pas trop ce retour qui est juste là pour faire souffrir Nora. En plus, on n’en sait pas beaucoup plus d’elle, si ce n’est qu’elle a encore contact avec Tom.

Du côté de Nora, tout le monde s’inquiète donc pour elle, mais personne ne fait rien pour elle ! C’est hyper frustrant de devoir la voir se débrouiller seule à ce point, et ce n’est pas autant qu’elle finisse par s’auto-mutiler. La scène le révélant, avec tout l’historique du tatouage, c’était hyper marquant et super triste ; alors je sais que ça va encore être une scène qui restera bien gravée et culte. En plus, ça se fait avec le retour inattendu d’un autre personnage.

Et puis, comment oublier de parler de l’intrigue surprenante qui frappe de plein fouet Nora. Maintenant qu’elle est officiellement un agent chargée d’enquêter sur les disparitions mystérieuses et tout ce qui touche au Grand Départ, la voilà contactée par des lunatiques qui lui affirment qu’elle pourra rejoindre les disparus en se prenant plein d’ondes dans la face ! C’était inattendu, mais j’aime l’idée et je trouve que c’est très raccord avec tout ce que l’on sait de cette série comme folie. C’est donc plutôt bien joué.

Dans l’ensemble, c’était donc un épisode que j’ai beaucoup aimé et qui faisait avancer les choses de manière sympathique, mais la fin tombait encore une fois comme un cheveux sous la soupe et j’aurais préféré qu’on ne se concentre que sur Nora. Tant pis, c’est comme ça !

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Épisode 3 – Crazy Whitefella Thinking – 12/20
Nope. Cet épisode ne m’a pas plu du tout, je n’ai pas réussi à entrer dedans, au point de me surprendre à être sur Instagram en plein milieu. Ce n’est pas malin parce qu’il y avait plein de choses importantes qui s’y passaient… mais j’étais bien incapable de m’y attacher à ce personnage principal, et du coup, bien incapable de m’intéresser à l’intrigue.

Comme il me faut bien justifier cette note pas si catastrophique, il faut que je vous avoue que j’ai mis la moyenne uniquement parce que l’épisode était beau à regarder, avec un sacré paquet de plans très jolis de l’Australie. Parce que oui, exit toutes les intrigues en cours, on se retrouve en Australie à suivre la vie du père de Kevin, aperçu en fin d’épisode précédent. Merci, non merci.

C’est un personnage auquel je ne me suis jamais attaché avant, et ce n’est toujours pas le cas après cette heure interminable en sa compagnie. Il faut dire aussi qu’il est dur de s’accrocher à ce personnage diamétralement opposé à Nora qui vient d’occuper le centre de la série juste avant : elle refuse de croire aux miracles et aux signes, alors qu’il en voit partout. Inutile de dire que tous les bugs auxquels Nora était confrontée dans l’épisode précédent auraient rebuté ce Kevin Sr en bien moins de temps.

Bref, on suit Kevin Sr qui suit les signes qu’il invente au fur et à mesure de sa route, prenant de la drogue et tout… vraiment, ce n’est pas mon kiff cet épisode, et je n’ai pas réussi à accrocher, à part peut-être sur la dernière scène. Mais arrivé là, j’étais déjà bien blasé et un peu fatigué de tout ça. En tout cas, le cliffhanger est génial, avec ce « mauvais Kevin » qui remotive totalement pour la suite – il est évident que Grace, désormais meurtrière, va rendre visite à notre casting et qu’il n’en résultera rien de bon (ou pire, que c’est l’inverse : le casting qui viendra en Australie, c’est jouable, ça ).

Dans tout ça, je me rends compte que j’ai peu mentionné le livre écrit par Matt jusqu’ici, ou même l’intrigue de Matt tout court… Il se fait donc quitter par sa femme qui ne supporte plus de le voir prêcher (avec Michael comme disciple) que Miracle est un miracle. Il va jusqu’à l’empêcher de quitter la ville en même temps… mais il écrit aussi un livre sur Kevin, qu’il présente comme un Jésus 2.0. Evidemment, ça a son importance, notamment dans cet épisode où ses écrits sont pris immédiatement au sérieux par Grace et ses amies. C’est assez fou, comment 2% de la population absent pendant sept ans, ça a rendu le monde complétement dingue.

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Épisode 4 – G’Day Melbourne – 19/20
Dans la lignée de l’épisode précédent, la série se délocalise à nouveau, mais en reprenant l’histoire des personnages que j’apprécie le plus cette saison. Forcément, ça aide et ça fait du bien après l’épisode 3, surtout qu’il y a eu une bonne surprise en cours de route et que la série m’a bien baladé.

Je suis bien plus convaincu par les développements proposés dans cet épisode qui se concentre principalement sur Kevin et Nora, chacun ayant sa propre intrigue dans l’épisode, tout en étant développé en tant que couple. Au niveau de la construction, c’est donc bien plus clair que d’habitude et facile à commenter après coup.

Commençons par Nora et son enquête qui n’est pas bien claire pour elle-même : elle cherche à faire tomber les arnaqueurs qui prétendent envoyer les gens au même endroit que les 2% de la population mondiale qui a disparu, et on la suit ainsi se faire tester pour voir si elle peut s’y rendre ou non, avec l’intention de faire arrêter cette arnaque ! Si ce n’est pas exceptionnel résumé comme ça, j’ai trouvé que ça se passait plutôt bien durant l’épisode, avec des discussions plutôt intéressantes et des tests qui approfondissent encore son personnage. Après, j’ai eu de la peine de la voir se faire dégager comme ça, c’est sûr.

En ce qui concerne Kevin, c’est plus compliqué déjà, avec dès qu’il se retrouve seul la certitude d’avoir aperçu Ivy à la télévision… Honnêtement, la série m’a bien baladé avec cette intrigue, car je pensais sincèrement que ça allait être une australienne qui ressemblait beaucoup à Ivy, pas une hallucination de Kevin qui se persuade de voir Ivy alors qu’il parle à une femme qui ne lui ressemble pas du tout. C’est fou.

J’étais heureux de revoir Ivy en tout cas, mais aussi de voir Kevin se confier à son ex-femme. C’était gros et il était évident à partir de ce moment-là que ça allait ensuite déraper avec Nora, et ça ne manque pas. Bref, pour une fois, j’ai majoritairement accroché à Kevin, mais c’est aussi parce que Nora part en vrille dès le départ à vouloir passer de l’argent à la douane, dans une scène qui m’aura fait rire… Contrairement à la fin de l’épisode, sur Take on me que j’adore, qui voit Nora et Kevin s’engueuler et s’envoyer des horreurs à la figure.

On termine sur un étonnant cliffhanger où Kevin retrouve son père, tout en apprenant que les avions ne peuvent plus décoller. Reste à savoir pourquoi.

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Épisode 5 – It’s a Matt, Matt, Matt, Matt World – 16/20
Mais enfin, qu’est-ce que c’est que tous ces figurants payés à être nus pendant l’épisode ? Je ne m’y attendais pas du tout, mais cette saison 3 est finalement assez obstinée à nous mettre du sexe partout par rapport aux saisons précédents. Enfin bon, ça n’a rien à voir avec le propos de l’épisode qui se concentre sur un personnage qui m’a perdu en route mais reste assez fascinant.

Je ne sais pas bien par où commencer ma critique express de cet épisode, si ce n’est que le développement m’a pris par surprise dès le départ et n’a plus arrêté de le faire. Ce n’est pas mon préféré, mais c’est ce genre de voyage que j’aime beaucoup avec cette série. Matt se débrouille donc pour trouver le moyen de se rendre en Australie, emmenant avec lui tout le reste du casting qui n’était pas encore partie en Australie (à l’exception de Jill, grande absente de la saison) !

Avant ça, on a un générique totalement en français et une scène d’introduction assez folle avec un full frontal d’un soldat français qui nous déclenche à lui tout seul un missile nucléaire. Je ne m’y attendais pas, mais c’est ce qui explique que les avions ne peuvent plus voler à quelques jours de la fin du monde prophétisée.

Le but de l’épisode est de suivre le voyage jusqu’en Australie et il ne se fait pas sans turbulence, forçant nos personnages à prendre un bateau qui s’avère finalement être un baisodrome géant. C’est inattendu et plutôt confus, parce qu’on a donc des scènes de sexe en arrière-plan toutes les trois secondes alors que les personnages travaillent à régler des grands problèmes philosophiques et métaphysique !

Laurie se confronte ainsi un certain nombre de fois à Matt, finissant par lui révéler l’histoire d’Ivy et Kevin, qui revient aux oreilles de John. Le développement de Laurie est vraiment l’un des plus intéressants de la série, je trouve, mais j’ai l’impression que c’est toujours précipité et en arrière-plan, ce que je trouve quelque peu dommage. C’est encore le cas dans cet épisode qui préfère largement se concentrer sur Matt, comme le titre l’indiquait.

Matt a donc droit à un bon gros développement concernant son étrange foi retrouvée en la personne de Kevin lorsqu’il rencontre, sur le bateau, un homme qui prétend être Dieu mais qu’il voit assassiner un homme en le jetant par-dessus bord. Tout ça mène à une confrontation intrigante entre Kevin et ce faux Dieu qui semble réussir à le convaincre qu’il est bien Dieu. J’ai ainsi adoré toutes les réponses de l’homme aux questions de Matt… qui n’est toutefois pas dupe une fois qu’il l’a relâché et que l’homme ne le soigne pas de ce qui semble être un cancer probablement foudroyant.

La fin d’épisode est alors belle comme seule cette série sait le faire, avec ce faux Dieu bouffé par un Dieu sous les yeux impuissants d’un peu tout le monde. Matt se révèle sacrément froid face à la scène, mais au moins, il a retrouvé son calme et n’est plus dans la précipitation vis-à-vis de Kevin. Reste à voir ce que donnera la suite de la saison maintenant qu’il semble avoir fait un trait, encore, sur certaines de ses convictions !

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Épisode 6 – Certified – 18/20
La fin s’approche tellement à grands pas que je ne suis pas tout à fait certain de ce que vont réserver les derniers épisodes maintenant. En tout cas, j’ai adoré celui-ci à nouveau, avec un approfondissement très bienvenue malgré une construction et une chronologie hachées pas toujours évidente et un peu inutilement compliquée !

Pour la peine, j’ai bien envie de rétablir la chronologie de cet épisode qui se concentre majoritairement sur Laurie… Bizarrement, à l’arrivée en Australie, elle reste finalement avec Matt et Nora afin d’aider cette dernière à faire le point sur la fameuse arnaque qu’elle traque. Exit l’inquiétude pour Kevin, donc, car elle laisse John se charger de cette affaire. J’ai trouvé ce trio franchement étonnant, mais en même temps très efficace du point de vue des confrontations. Une psy pour Nora, c’était franchement bienvenue ; autant que la colère de Nora était salvatrice pour le personnage de Laurie. J’ai aimé toute cette partie, donc.

J’ai eu un peu plus de mal avec toute l’intrigue du ranch, décidemment, c’est une constante de la saison. Laurie s’y rend avec le livre et des excuses de Matt, mais aussi avec son briquet offert par Jill. J’ai bien aimé le calme dont elle fait preuve et sa froideur à savoir très exactement ce qu’elle veut faire et ce qu’elle doit faire pour cela, même s’il s’agit d’empoisonner tout le monde pour qu’ils dorment. Sa conversation avec Kevin, avec la montée de la musique, c’était aussi marquant que réussi.

En revanche la fin de l’épisode a moins réussi à me convaincre. Le coup de téléphone de Jill et Tommy remonte vraiment le niveau et souligne à quel point les deux acteurs manquent dans cette saison finale ! Entendre ses enfants permet à Laurie de relativiser et de remettre en question le choix du suicide qu’elle envisage en plongeant. Le suspense demeure malgré tout en fin d’épisode, alors que le jour de l’anniversaire du Grand Départ est enfin là.

À part les nuages noirs au loin, rien ne semble propice à indiquer une fin du monde pour l’instant… mais en même temps, je ne m’attends certainement pas à ça. Je suis curieux, en revanche, de voir ce qu’ils nous réservent pour les deux derniers épisodes – surtout que je m’attends à une conclusion d’intrigue dès le 7e pour avoir un 8e se concentrant sur le cliffhanger du premier épisode. On verra bien. Quelle soirée je m’apprête à passer, encore !

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Épisode 7 – The Most Powerful Man in the World (and His Identical Twin Brother) – 18/20
Wow, cet avant-dernier épisode de la série est bien perché, mais du coup, ça le rend bien plus intéressant, exactement comme International Assassin en saison 2. Le rythme y est vif, haletant, excellent ; mais il pose aussi un tas de questions dont on sait que les réponses ne viendront pas aussi simplement. Bref, ça fait réfléchir et c’est tant mieux, parce que c’est un peu pour ça que je suis encore là.

C’est absolument dingue comme cet épisode s’est avéré violent dès sa première scène qui nous propose un flashback vraiment sympathique, mais le coupe abruptement pour nous ramener à l’intrigue de la saison, avec une tempête et un Kevin qui décide de se noyer tout seul, avant d’être rapidement interrompu histoire de nous donner tous les éléments qu’ils manquaient encore, à commencer par les messages à faire passer aux proches.

Comme dans l’épisode 2×08, on suit en fait Kevin alors qu’il voyage dans l’autre monde et redevient un assassin complétement nu et trempé, toujours au son de la même musique entêtante. Et c’est excellent, parce qu’il apprend qu’il va devoir tuer le président des États-Unis, avant de découvrir que celui-ci est son « jumeau ». Et il peut passer d’un corps à l’autre simplement en regardant son reflet, un tour de passe-passe qui se révèle efficace bien rapidement, mais aussi très utile.

Bien sûr, la fin de la série approchant, cet épisode dans l’au-delà est surtout un excellent moyen de faire revenir tous les personnages marquants de la série et tous les acteurs qui nous manquent : de l’ami de la saison 1 à Ivy, en passant bien sûr par Patty et Meg. L’intrigue est totalement dingue, mais c’est ce qui la rend passionnante à suivre, avec une apocalypse organisée par le Président des États-Unis qui est forcé de tuer son jumeau pour cela. Les éléments nous viennent petit à petit dans l’épisode, et on les comprend en même temps que Kevin alors que celui-ci croise tous les personnages qu’il devait pour apporter des réponses à ceux qui sont encore en vie.

Les twists sont vraiment bienvenus ; les petites blagues fonctionnent bien (la vérification de l’identité du président par son pénis, c’est tellement petit, mais en même temps si bien), mais le meilleur, c’est vraiment le retour de Patty. Qu’est-ce que cette actrice est excellente !

Tout ça nous amène en tout cas à une confrontation entre les deux Kevin, et c’est tant mieux ; surtout quand on a eu au passage plein de flashbacks de la série et de rappels. Non, vraiment, tout ça sent vraiment le chapitre final… sauf qu’il nous reste encore à en savoir plus sur Nora, parce que cet épisode révèle que Kevin est terrifié par elle et par l’échec de sa relation avec elle. Sans blague.

En tout cas, les deux Kevin s’associent pour détruire une fois pour toute cet au-delà avec l’aide de Patty. Et ça fait bim, bam, boum, si vous me passez la blagounette nulle. La fin d’épisode voit Kevin se réveiller dans son monde et aller papoter avec son père, et pfiou, je regrette d’avoir vu cet épisode tout seul et si longtemps après tout le monde, parce que je sens bien qu’il y a des dizaines de conversations à avoir dessus et de détails à analyser et déchiffrer… Oh, et magnifique d’être revenu au générique d’origine, j’ai aimé !

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Épisode 8 – The Book of Nora – 20/20
Cet épisode final fait des choix qui sont un peu douloureux du côté des personnages, mais il apporte aussi des éléments de réponses et tout ce qu’il faut pour nous armer de théories et d’impressions fortes afin d’occuper nos insomnies futures à tourner et retourner les différentes pièces du puzzle de la série. C’est poétique, c’est beau, c’est musical et c’est impressionnant. Un vrai petit chef-d’œuvre du petit écran, donc. Je n’en attendais pas moins.

Après le générique de la saison 1, le générique de la saison 2 ! Pfiou, ce DVD final sait comment nous avoir finalement. Et on Retrouve ensuite Nora face à une drôle de décision bien difficile. Après avoir suivi les deux physiciennes dans l’épisode précédent, elle peut désormais les forcer à tenter leur expérience sur elle… Ce qu’elle n’hésite pas à faire. On la voit ainsi faire ses adieux à Matt avant un full frontal inattendu pour nous bien nous faire ressentir la nudiité du personnage face à son passé et son désir d’y retourner.

Pourtant, au dernier moment, elle semble regretter et hurler un stop que nous n’entendons pas, pour mieux s’en aller à la place dans le futur où nous retrouvons comme je m’y attendais le cliffhanger de l’épisode 1. Et là, c’est compliqué de tout suivre, parce que si nous sommes dans le futur, il s’avère que Kevin est toujours obsédé par Nora, mais sans se souvenir d’elle. Enfin, il se souvient de leur scène géniale dans le couloir où il lui explique avoir trompé sa femme, mais c’est tout.

Perturbée, Nora appelle alors Laurie pour tenter de comprendre, mais celle-ci ne comprend pas tellement ce qu’il s’est passé. En tout cas, elle est encore en vie, et elle est la psy de Nora, toujours. Oh, et elle s’occupe d’enfant(s), tout en donnant de bons conseils à Nora pour qu’elle se rende au bal où Kevin l’a invitée. Là, il continue de prétendre ne pas la connaître plus que ça, alors qu’elle le questionne, notamment sur l’enterrement de Matt, sur Jill devenue maman d’une petite Pénélope et sur Tom. Au moins, le futur est on ne peut plus positif et normal après l’apocalypse annoncée.

De cette scène, j’ai surtout eu l’impression qu’il fallait comprendre que l’important de toute la série était bien la famille, les relations entre les personnages, mais pas tellement les mystères. C’est un choix très raccord avec Lindelof, franchement, sauf que ce mariage et ces réconciliations, ce n’est pas si joyeux que ça : c’est triste de se dire que les personnages ont attendu si longtemps pour se retrouver, franchement.

En revanche, c’est une excellente idée d’écriture parce que les acteurs nous livrent là une prestation absolument sublime et déchirante d’amour, malgré un maquillage qui devait être dur à porter. Finalement, il suffit d’être patient pour obtenir les réponses : Kevin revient à la charge quand Nora le plante parce qu’il ne lui dit pas la vérité. Certes, elle commence par s’enfuir et passer une bien sale nuit avec une nonne hypocrite et une chèvre à sauver, mais le lendemain, Kevin débarque chez elle avec l’histoire d’amour la plus touchante et triste de bien des séries.

En effet, il lui révèle qu’il a passé ses deux semaines de vacances de chaque année à la rechercher en Australie… et ça lui a pris des décennies d’y arriver. Elle se sent alors forcée de dire la vérité à son ex : il avait raison de lui dire qu’elle avait besoin de retrouver ses enfants, et c’est ce qu’elle dit avoir fait.

Elle n’a pas changé d’avis, du tout : elle s’est retrouvée dans un monde où 98% de la population mondiale a disparu du jour au lendemain. Les scénaristes font le choix d’un simple récit plutôt que de nous montrer des images, mais là encore, wow, la puissance de la prestation des acteurs, et particulièrement Nora forcément, c’était quelque chose. Dans ce monde, elle n’avait toutefois plus sa place, parce que ses enfants étaient grands, et heureux, et avec une belle-mère. Ils étaient chanceux autant qu’elle est malchanceuse de les avoir perdus.

Pour revenir dans ce monde, elle a alors retrouvé le scientifique qui avait inventé la machine permettant de passer d’un monde à l’autre, mais une fois de retour, elle n’a pas osé contacter Kevin. OK. C’est gros tout ça, mais il la croit et la série nous laisse le choix de nous faire notre propre opinion. Evidemment que la réponse ne pouvait être limpide. Faut-il croire Nora ? J’ai envie de penser que oui, parce qu’après tout, j’ai tenu face à toutes les péripéties de Kevin… mais une part de moi me dit que c’est une trop jolie histoire pour être tout à fait vrai.

Sacré épisode, sacrée performance, sacrés acteurs.

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EN BREF – Je ne peux vraiment plus me passer de cette musique ! Autrement, cette saison était sympathique, mais tout de même moins prenante que la deuxième, je trouve. Il m’a manqué quelque chose, parce qu’elle suivait plusieurs directions et que j’ai eu du mal à la voir aussi bien construite et limpide que les précédentes.

Avec un nombre d’épisodes réduit, on sent que les scénaristes ont du faire des choix et surtout des sacrifices, notamment du côté des personnages. Il y en a quelques-uns que j’aurais aimé voir plus, mais chacun a finalement sa conclusion au cours de ces huit épisodes, même si c’est une conclusion hors écran pour certains personnages principaux. Cela fonctionne bien dans l’ensemble et confirme qu’il fallait surtout s’attacher au trio Nora/Kevin/Laurie. Un peu Matt, aussi.

Je finis en tout cas cette série le 31 décembre 2019, et je trouve ça beau de me dire que je termine une série aussi forte et puissante à la fin de la décennie. C’était un beau choix pour achever mon année, ma décennie et… mon Challenge Séries 2019, que je pensais sincèrement rater il y a encore deux mois de ça. Il ne faut jamais dire jamais.

Sur ce, j’ai encore les épisodes 7 et 8 à aller méditer, parce que je sens qu’il y a plein de choses que je n’ai pas encore réussi à parfaitement saisir. Bonne nuit à ceux qui me lisent lors de la publication tardive de cet article, bonne journée aux autres et, peut-être bonne année, sait-on jamais.

Saison 1 | Saison 2Saison 3

 

3% (S03)

Synopsis : En fin de saison 2, la série nous lâchait sur un drôle de cliffhanger avec Michele nous faisant la promesse de la création d’un monde meilleur, la Coquille… Reste à voir si elle y arrivera maintenant !

Saison 1 | Saison 2 Saison 3 | Saison 4

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Pour commencer, c’est comme d’habitude avec Laura et que je me mets devant cette saison 3 de 3%. Et comme toujours, on a oublié absolument tout ce qu’il s’est passé dans la saison précédente, mais bon, on ne doute pas que Michele et Rafael vont vite nous remettre dans l’ambiance cela dit. Après, on avait plutôt envie de parler alors on a mis un temps fou à lancer l’épisode, ce n’est pas bien malin notre affaire !

Au moins, dans la conversation, on a fini par se remettre en tête tout ce qu’il fallait se mettre en tête du côté des noms de personnages et de l’intrigue. Bref, il n’y a plus qu’à. C’est parti, méfiez-vous des spoilers en déroulant, comme d’hab’ !

Note moyenne de la saison : 16,5/20

Spoilers

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Épisode 1 – Areia – 14/20
La saison est inattendue dans l’intrigue qu’elle met en place, et je ne suis pas tout à fait sûr qu’on accroche à ce revirement de situation total. Je me retrouve à espérer des flashbacks, alors que je déteste ça, et j’attends désormais de la série qu’elle nous en révèle plus. Au moins, ça me donne envie de continuer, mais la mise en place sent trop le rétropédalage et le retour en arrière.

C’est bon, la saison commence, Laura a dit qu’elle avait oublié l’accent portugais des personnages, on est bon ! Et merci à Netflix pour le résumé, on est prêt pour la Coquille maintenant. Et Michele aussi, parce qu’elle commence directement l’épisode par faire des branchements électriques dans un bunker qui doit être la Coquille, mais qui est vu comme la lumière de la damnation par le prêtre relou de la saison 2. On avance bien : le village est contre la Coquille, l’autre rive est contre, la Résistance est contre. Merveilleux.

Post-générique, nous retrouvons Joana qui se rend malgré tout dans la Coquille où tout le monde est censé être bienvenu. Avec son air aimable et son sourire de toujours, elle se fait repérer bien vite par Xavier qui lui propose malgré tout une visite, en laissant la moitié de ses haricots par terre. C’est un concept. Cette visite permet de vite comprendre comment fonctionne la Coquille – c’est un petit paradis avec une réserve de bouffe énorme et une serre pour les légumes, serre cultivée par un Jardrone.

Tout ça s’est fait quand même bien vite à mon goût, mais on ne sait pas exactement combien de temps après se déroule cette saison : on nous cache quelque chose sur Fernando par exemple, dont le fauteuil trône dans un couloir comme dans un musée. Dans la serre, Johana finit par retomber sur… Rafael, devenu une sorte de SDF alcoolique de la Coquille. Soit.

Xavier finit par emmener Joana au générateur de tout ça, qu’elle aimerait bien détruire j’imagine. Elle découvre au passage que Xavier a refusé le processus pour lui préférer la Coquille. Il n’aurait peut-être pas dû : dans la Coquille, il échappe ç la surveillance technologique de l’autre rive capable de prévoir l’arrivée d’une tempête de sable qui pose déjà de gros problèmes à tous nos héros.

Oui, oui, tout nos héros : ils sont réunis à la Coquille, même ceux dont on a oublié le nom (le fameux mort pas mort de la saison 1 qui a maintenant un fils ?), même ceux qui n’ont rien à faire là (le frère de Rafaël par exemple, ou Elisa). Et malgré la réactivité de Michele à protéger tout le monde dans l’Atrium de la Coquille, la tempête de sable fait de sacrés dégâts à la Coquille, avec des morts, des blessés dont Elisa peut s’occuper et surtout des problèmes matériels : plus d’eau potable, plus de plantation.

Rapidement, la survie s’organise, avec Michele forcée de faire un discours pour réunir ses troupes peu heureuses de la tournure des événements, inévitablement. Heureusement, elle est trop forte et remobilise tout le monde bien rapidement, en évoquant la mort de Fernando qui s’est fait tabasser en cherchant à ramener du monde à la Coquille. C’est inattendu, ça, honnêtement, mais pourquoi pas. Par contre, le discours simpliste qui a un tel succès, j’y crois moyennement.

Au milieu de tout ça, Rafael, qui se fait de nouveau appeler Tiago, est jaloux de constater qu’Elisa s’est remise en couple avec son ex, après sept ans sur l’autre rive. Elle dit être revenu pour lui, quand on sait tous que ça va être pour Rafael. Mais bon, il est légèrement dans l’abus avec l’alcool, lui.

De son côté, Joana est toujours en mission pour la Résistance, c’est à peu près sûr. On la voit enquêter sur le générateur, alors que trois mois plus tôt, elle était déjà dans le désert à se renseigner sur la Coquille ; je ne la sens pas. Pourtant, tout le monde semble lui faire confiance autour du générateur alors que la vie reprend son cours : on suit ainsi le ménage et les réparations, alors que le fauteuil de Fernando et le violon de Gloria sont encore intacts. Malgré tout, les vivres, notamment l’eau, manquent. Rafael propose de demander la nanotechnologie de l’autre rive, alors que Michele… passe son temps à s’autoflageller d’avoir oublié de protéger le condensateur de la Coquille pendant la tempête.

Quant au garde-manger, il faut le protéger pendant la nuit. C’est Marco (le mort pas mort de la saison 1) et Xavier qui montent la garde… sauf que ce dernier se fait avoir par une diversion à base de Jardrone. Ainsi, au petit matin, Michele découvre que toute la nourriture a été volée. Et plutôt que de la chercher, elle préfère déprimer et perdre tout espoir, redonné par Marco, pendant qu’à l’atrium, ça vire à la guérilla et à la culpabilité reprochée à tous les personnages à tour de rôle. Surtout, la tension monte entre le nouveau mec d’Elisa, Otavio, et Rafael.

Michele fait tout ce qu’elle peut, mais elle n’est pas au bout de ses peines. En plus, en parallèle, on suit une équipe de l’autre rive assez paniquée de voir le succès de la Coquille par rapport au Processus, mais heureuse de savoir que la tempête de sable va les affecter. Le frère de Michele, André, débarque donc de nulle part pour parler à sa sœur et la ramener auprès de… Marcela. Et la bitch ne change pas, elle est toute heureuse de voir l’échec de Michele.

Voyant bien qu’il y a trop de monde dans la Coquille, Michele finit par retourner faire un discours pour mettre les choses au clair. Maintenant qu’elle sait que les implants de l’Autre Rive permettent de l’espionner, elle demande aux gens de retirer leur implant, tout en leur annonçant qu’elle compte pour l’instant ne garder que 10% des gens dans la Coquille. Oui, oui, 10% qu’elle va choisir en faisant une sélection, sur l’idée de Gloria qui est toujours pour le processus. Bon, la solution est censée être temporaire, mais elle mène à un cliffhanger où Joana vole le fameux collier coquille de Michele pour s’arracher l’implant.

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Épisode 2 – Lamina – 16/20
C’est déjà bien mieux comme épisode, parce que finalement le retour à des choses qui auraient pu être redondantes fonctionne bien. On retrouve la force de la série avec des scènes d’épreuves qui lui ont toujours réussi. Par contre, j’ai encore du mal avec la construction de certains personnages. Il faut s’y faire.

Un an plus tôt, Joana était donc déjà bien chiante avec une autre résistante partie depuis à la Coquille… et elle la retrouve comme prévu lorsque celle-ci l’empêche de nettoyer le collier plein de sang dans le peu d’eau potable qu’ils ont encore dans la Coquille où la sélection se met en place. Très rapidement, on comprend que la Cause est encore en place, dans la Coquille, et que Joana a pour envie de détruire l’Autre Rive. Elle est un peu en boucle la meuf.

Elle peut compter apparemment sur sa pote/ennemie et sur… Rafael ! Et oui, il est toujours en lien avec la Cause apparemment. Comme il s’agit de Rafael, on découvre aussi qu’il a bien volé de la nourriture, mais apparemment, après le vol principal. Mouais. Il en donne à son petit frère pour qu’il réussisse la Sélection, avant de remettre en place Joana en lui expliquant que vouloir détruire l’Autre rive, c’est bien, mais ça a détruit sa vie alors faut savoir dire stop à son obsession. Bien.

Ce n’est pas suffisant pour la convaincre, mais de toute manière, il y a d’autres choses à gérer dans cet épisode, notamment la fameuse sélection qui commence par Marco, Rafael et Joana, comme par hasard. Michele assure que ce n’est pas personnel, mais bon, c’est elle qui choisit de faire ça par âge. Ce sont donc censés être les plus vieux, et les plus sages. La première épreuve ? Je l’ai beaucoup aimée et ça m’a rappelée de bonnes choses de la saison 1. Le chronomètre, les handicaps imposés, la clé à retrouver… C’était un peu Fort Boyard leur affaire, mais ça m’a bien plu.

Dans tout ça, j’oublie quand même des éléments essentiels pour la critique, à commencer par Marco qui décide de faire retirer l’implant de l’Autre Rive à son fils, Mauricio… ce qui affecte Marcela plus qu’elle ne veut bien l’admettre à André. Mauricio ? Il a une mère, sur l’Autre Rive, avec la grand-mère, donc. Bien, admettons. Et la sélection ne révèle pas le meilleur en chacun, évidemment, parce qu’être viré de la Coquille, ça craint. Sans implant, c’en est fini de l’Autre Rive. Et le village n’est pas très accueillant envers les traîtres qui avaient choisi l’Autre rive. Evidemment.

Pour l’épreuve suivante, le groupe passant la sélection est élargi avec Natalia (la pote de Joana), Xavier, le petit frère de Rafael et Otavio. C’est ce dernier qui se fait finalement virer de la sélection parce qu’il pète un câble lorsque l’ensemble du groupe échoue à une machine qui ne peut clignoter que rouge. C’était si obligé. Malgré tout, Joana reste désespérément contre Michele, et ça n’arrange pas les choses de découvrir que Marcela avait voulu l’aider suite à la tempête.

Elles sont toutefois interrompues par Otavio qui n’assume pas du d’avoir été dégagé par Michele, déjà qu’il avait été dégagé par Elisa avant. Il nous fait donc une petite crise de folie et jalousie à la fois, voulant égorger Michele. Elisa et Joana parviennent étonnamment à le calmer, mais Rafael débarque au mauvais moment et finit par pousser Otavio dans la folie pure : il nous égorge donc Michele avant de se suicider. Au moins, c’est fait.

Michele, elle, est sauvée par Elisa… mais surtout par Joana qui refuse de la laisser mourir, parce qu’elle ne le mérite pas. L’air de rien, Joana commence à croire en la coquille, même si elle se justifie en disant qu’elle pense qu’elle n’est pas comme Michele. La conclusion de tout ça ? Le Processus détruit les gens, même quand il s’appelle Sélection. Du coup, Natalia est révoltée et elle rejoint Joana en fin d’épisode, pour lui dire que, c’est bon, elle est prête à détruire l’Autre rive et la Coquille si besoin.

Quant à Artur, le frère de Rafael, il s’avère en fin d’épisode qu’il a une sacrée infection, au niveau de l’implant de l’Autre rive. C’est étonnant.

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Épisode 3 – Remédio – 16/20
Bon, il ne faudra pas que ça traîne trop en longueur quand même, mais pour l’instant, c’est bien parti cette saison, surtout parce qu’on se concentre principalement sur des personnages que j’aime bien et parce que l’on sent qu’on avance progressivement vers quelque chose – même si on ne voit pas bien vers quoi sur le long terme. La critique du système parfait et utopique continue en tout cas, et ça c’est une bonne chose.

Un an plus tôt, Rafael s’est fait avoir bêtement sur l’Autre Rive. Son frère a été arrêté lors du processus et a balancé toute la vérité sur Rafael/Tiago, et donc sur l’implication d’Elisa qui l’a laissé passer alors qu’elle n’aurait jamais dû. La pauvre se retrouve donc à devoir s’enfuir de l’Autre rive en pyjama, et ça ne fait pas rêver. La scène était très sympathique et explique un peu mieux la présence des personnages à la coquille et l’état actuel de leur relation.

Dans le présent, tous les membres de la Coquille se réunissent dans l’atrium pour parler de la situation, alors que Rafael, lui, fait encore sa vie de son côté. Gloria et Marco sont ceux qui prennent le commandement de la Coquille et présentent donc les faits aussi calmement que possible, annonçant que la Selection doit de toute manière continuer. Michele le pense aussi, et elle fait en sorte que ça continue sous la surveillance d’Elisa.

Le problème, c’est que du coup elle ne peut pas venir en aide à Arthur quand il est très clairement malade devant elle, parce que l’épreuve suivante, qui consiste à trouver le Nord, doit se dérouler en deux minutes. J’ai trouvé un peu gros le coup du mur plus chaud, mais admettons, ça faisait une scène sympathique. Quant à Arthur, son état s’aggrave vite, ce qui inquiète Rafael.

Un an plus tôt, de nouveau, on voit également Rafael revenir chez lui pour retrouver Arthur. Il fallait bien comprendre d’où il sortait. Bon, sans trop de surprise, Rafael n’est pas le bienvenu chez lui, contrairement au vrai Rafael qui a été accueilli à bras ouvert, malgré la trahison d’avoir tout révélé des secrets de famille à Marcela. Trahi par sa mère, Rafael/Tiago s’enfuit donc, mais son petit frère est un vrai pot de colle qui ne supporte plus leur mère. Evidemment.

Dans le présent, la troisième épreuve se déroule rapidement, mais elle laisse Elisa rongée de culpabilité. Elle fouille donc dans les affaires de Michele, finalement vite rétablie, pour mieux découvrir la radio donnée par Andre. Elle demande ainsi au frère de Michele de lui laisser une chance de s’expliquer car elle n’a rien à voir avec la Cause. Sans surprise, il refuse… mais il balance l’information que Michele organise un processus à Marcela.

Juste après ça, Elisa est amenée auprès d’Artur pour le soigner, et il est ainsi révélé que ce con a décidé de se retirer l’implant de l’oreille, comme tout le monde, pour mieux le remettre dans son bras. Il l’a mal fait, d’où l’infection. Le problème, c’est qu’Elisa se retrouve à devoir garder de nouveau le secret de Rafael… mais que cette fois, elle ne compte pas le faire, alors que la quatrième épreuve s’apprête à commencer.

Elle la laisse se dérouler et c’est tant mieux, parce que c’est de loin ma préférée, avec deux trios mis face à face afin d’éliminer quelqu’un de la salle d’en face grâce à un critère défini par eux. Être un tueur, être trop jeune… voilà de bons critères (ou pas) qui finissent par s’appliquer à ceux qui les ont choisis. C’était un bon retournement, avec comme d’habitude une règle twistée au dernier moment. On perd ainsi Joana et Natalia… mais aussi Artur.

En effet, Elisa ne peut garder le secret et elle prend la décision de balancer toute la vérité à Michele. Cette dernière décide de garder malgré tout Rafael, mais elle vire Artur, laissant Elisa s’expliquer avec Rafael. Elle a menti pour lui et ça lui a coûté sur l’Autre Rive. Une fois, pas deux. Espèce d’égoïste aux yeux bleus ! Moi, je suis du côté d’Elisa, même si j’aime bien Rafael, il a déconné sec depuis le début de la série.

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Épisode 4 – Pato – 17/20
J’ai accroché bien plus que je ne l’aurais pensé à cet épisode qui a eu l’excellente idée de se concentrer sur la débâcle de personnages que j’apprécie plutôt bien, tout en nourrissant encore plus le contexte qui a mené à la situation de départ de la série – et de la saison. Et ça fonctionne bien, je trouve.

Oh la, après une petite pause goûter, on a repris directement par le flashback pour tous les éliminer, avec un retour 106 ans plus tôt sur les Fondateurs observant le premier processus en ignorant pas mal le problème des rejetés, tout occupés qu’ils sont

Eh oui, ce n’est qu’au bout de dix ans qu’ils se sont mis en tête de stériliser tout le monde sur l’Autre Rive… avec une conseillère pour remarquer que leur fille n’a rien à faire là. Le couple fondateur décide alors de renvoyer sa fille sur le Continent, en lui expliquant que dans onze ans, elle pourra passer le processus à nouveau (et peut-être revoir des canards). C’est un peu dur quand même de dire au revoir à leur fille, mais ils le font, sans trop hésiter apparemment.

Forcément, le flashback suivant nous emmène au test de leur fille qui doit remonter au plus vite le puzzle qu’ils lui fournissent, en forme de cube. Le stress est palpable, mais j’ai décidé avant le début de l’épreuve qu’elle n’y arriverait pas de toute manière. C’est effectivement ce qu’il se produit, et c’est super violent pour tout le monde ; et pour Tânia qui se fait dégager, et pour ses parents qui sont responsables de la vie misérable qu’ils offrent à leur fille… qui bien évidemment, montent la résistance aussitôt.

Un siècle plus tard, Michele s’énerve de constater qu’elle doit éliminer la moitié des fgens restant encore dans la coquille. C’est embêtant, et elle décide de le faire en laissant s’affronter des duos qui doivent lui proposer leur meilleur test pour décider qui reste ou part. Le meilleur test ? Un pile ou face, qui élimine Marco par rapport à Rafael, sur une idée de Rafael. C’est original comme choix, mais ça énerve un peu Marco, légitimement.

Cela énerve aussi Gloria qui, parmi les plus jeunes, doit attendre jusqu’au bout pour se retrouver face à Xavier. Elle propose un test qui n’est pas glorieux (sans jeu de mot, promis). Xavier a la meilleure idée : se départager autour d’un puzzle proposé par Fernando avant sa mort.

L’idée est bonne, mais comme ils finissent en même temps leur puzzle, Michele est forcée de faire un choix. Elle choisit le plus jeune des deux, qui a renoncé au processus là où Gloria l’avait déjà échoué. C’est très triste pour elle, comme pour Marco qui se retrouve dans un bidonville avec son fils.

Pendant ce temps, sur le Continent, Joana est de retour au village, avec Natalia. Elles tentent ensemble de convertir un maximum de monde à leur mouvement révolutionnaire, mais ce n’est pas si facile, surtout avec les gardes de l’Autre Rive qui les considèrent comme des terroristes et veulent les arrêter.

Sans trop de surprise, Gloria est contactée par Joana, qui vit désormais dans l’ancien appartement (si on peut appeler ça comme ça) de Fernando. L’offre à venir est évidente : Joana propose à Gloria de travailler pour la Cause, et avec un bon argument en plus ! Ben oui, elle est au courant du refus de l’offre de Marcela par Michele, et c’est assez pour faire changer définitivement de camp une Gloria déjà bien énervée.

Gloria decide donc de contacter Marcela qui lui confirme l’existence de cette offre dont elle n’avait jamais entendu parler, puis lui propose de leur venir en aide. Marcela organise donc une manipulation assez efficace pour convaincre Gloria de se lancer dans une rébellion contre la coquille, à la manière de l’invasion du processus en saison 2. Notons aussi que Marcela reste imp

Dans tout ça, il ne reste plus grand monde à la Coquille, mais la sélection touche enfin à sa fin. Michele se retrouve à devoir faire un discours pour rappeler que se retrouver dans la Coquille n’est pas un privilège, puisqu’elle a pour but d’être ouverte à tous le plus vite possible. Mouais. Elle est bien détruite par ses choix en tout cas…

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Épisode 5 – Alavanca – 18/20
Il est temps de faire face aux conséquences de l’épisode de mi-saison, mais ça marche plutôt pas mal. L’épisode se concentre surtout sur l’action et peu sur les développements, tout en fournissant malgré tout des scènes assez intéressantes pour approfondir les personnages. Franchement, certains passages sont excellents.

Un an plus tôt, on retrouve Marco totalement perdu après la dissolution de la milice. Il a déjà son fils, et il décide de se barrer de la maison familiale avec parce que la milice n’est plus. Ce n’est pas bien clair comme flashback explicatif, parce que ça n’explique pas grand-chose, à part que Marco s’est senti forcé de s’agenouiller devant une Michele beaucoup trop bien habillée. Pourtant, c’est sa philosophie (viser la luuuuune), alors elle les accepte quoiqu’il arrive. Par contre, Marco n’ose pas dire son nom à Gloria lorsqu’elle procède à son inscription.

Dans le present, Gloria est à présent bien allumée quand elle essaie de convaincre Marco de rejoindre les rangs de la rébellion qu’elle veut mener. Forcément, il n’est que moyennement convaincu par l’idée puisqu’il apprend qu’elle vient de sa mère… mais quand il se fait voler sa bouffe, ce n’est pas bien dur de deviner que, pour son fils, il rejoindra le mouvement de Gloria.

C’est rapide dans l’exécution, mais du coup, Gloria est en effet en train de devenir leader du mouvement de résistance. C’est plus crédible que quand c’était Joana, c’est sûr, mais ça pose problème parce que ça part vite en vrille avec toute une partie du village qui décide d’aller défoncer les portes de la coquille.

Là-bas, Michele et Rafael ont réussi à rétablir le courant in extremis pour entendre l’appel radio de Gloria. Rafael découvre donc la vérité sur l’offre de Marcela, refusé par Michele qui sait bien que ce n’est pas une bonne idée de passer aux ordres de l’Autre Rive. Joana et Natalia aussi le savent bien, mais elles se font dégager en deux temps trois mouvements par Gloria qui n’hésite pas à considérer de les livrer à Marcela.

En effet, Gloria est dans une colère qui n’écoute plus la raison. Elle est prête à défoncer coûte que coûte les portes de la Coquille, même s’il s’agit de portes coulissantes. C’est un peu schématique tout ça, mais elle est désormais persuadée que l’Autre rive peut leur venir en aide et que la Sélection était une mauvaise idée… alors même qu’elle est celle qui militait pour un Processus auprès de Michele.

Pendant ce temps, Marcela doit rendre des comptes à… son père. Il est encore plus con qu’elle, et ce n’est pas peu dire. Il n’apprécie pas trop de savoir que son petit-fils a retiré son implant alors que leur famille est celle qui mérite le meilleur, toujours. Mouais. Sa famille, elle est un peu concon, aussi. Par exemple, Marco prend tout son temps à rejoindre la Résistance… mais il finit par abandonner son fils à sa nourrice, pour aller aux portes de la Coquille.

Là, il est le seul à être dans la zone de sécurité quand Michele finit par l’activer après une attente interminable et de multiples avertissements. Il y survit contre toute attente et permet à Gloria et aux autres de rentrer dans la Coquille. Rafael et Michele prennent donc la décision de fuir avant que Marco les rattrape, mais Rafael fait encore demi-tour pour retrouver Elisa. Celle-ci ne l’entend pas comme ça : elle préfère encore être lobotomisée par l’Autre Rive que de regretter encore ses choix. Pas simple sa vie, décidément.

Pas simple non plus pour Rafael : il voulait s’échapper, mais il se tort bêtement la cheville au moment de s’enfuir avec Michele. Celle-ci se retrouve donc seule dans le désert, mais allez savoir où elle ira. Tout autant dans le désert, on retrouve Natalia et Joana qui découvrent un van où se réfugier et de quoi se faire de l’eau. Eh, ça fait un beau décor, mais va falloir qu’on nous explique pourquoi tout ça n’est pas mieux enfoui. Sinon, c’est dans cette scène où il est question de Silas que je me suis souvenu enfin de Natalia, qui était là en saison 2.

Les deux femmes passent à ça de s’embrasser, mais Joana est toujours aussi énervante et se retire au dernier moment, pour mieux parvenir à faire fuir Natalia. C’est con…

Mais ce n’est pas aussi con que ce qu’il se passe à la Coquille où Gloria prend contact avec Marcela pour la faire venir sur place avec des ressources, alors que Marco est acclamé par tous les habitants du refuge. C’est mal barré cette affaire, mais ça y est les Alvares prennent le contrôle de tout ce qu’il y a de cool à prendre. Quant à Gloria, elle croit vraiment fonder le couple fondateur de la Coquille avec Marco, là.

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Épisode 6 – Alçapao – 17/20
La pression retombe quelque peu dans cet épisode, tout de même, mais c’est une bonne chose parce qu’il faut bien en garder pour la fin de saison. Il n’empêche que cette saison est quand même plus prenante que la précédente, et qu’on s’éclate bien à suivre toute la tension installée entre les personnages. Le renouvellement des intrigues a fait du bien aux personanges…

De manière un peu abusée, Elisa retrouve sans mal Rafael qu’elle pensait pourtant parti bien loin. Elle lui répare sa cheville bien vite, mais est interceptée par Marco quand elle cherche des ressources médicales pour son ex. Forcément, Marco essaie d’en savoir plus sur la localisation possible de Rafael et Michele, sans grand succès. Ainsi donc, Elisa fait le choix d’aider Rafael plutôt que de retourner sur l’Autre Rive.

La série se concentre à nouveau sur le personnage d’Elisa et nous renvoie au 99e processus, le sien et celui d’Otavio. On la voit être déjà dans un entre-deux entre sa vocation d’être médecin et d’être sur l’Autre rive, celle des égoïstes.

Malheureusement, ce flashback nous ramène Otavio dans la série, alors que je m’en passerai bien. André s’en passerait bien lui aussi, parce qu’il est clairement amoureux d’Elisa dès qu’on découvre qu’il est dans le même processus alors qu’il les observe s’engueuler. Il se sert donc de ça pour faire équipe avec Elisa et s’arranger pour être sur de passer le processus, avec lui. C’est intéressant, parce que ça nous explique mieux la relation qui unit André et Elisa.

Encore et toujours, on en revient aussi aux origines de ce monde dystopique, avec cette fois un approfondissement sur la centrale nucléaire que le vrai couple fondateur d’origine a détruit. Pour cela, on suit Michele qui s’y rend… avec l’aide de Joana. Oh, évidemment, Joana était d’abord d’avis de laisser Michele se démerder seule, mais quand elle remarque que le collecteur qui manque tant à la Coquille depuis le premier épisode et qu’elle a trouvé dans l’épisode précédent a été saboté, elle s’est sentie obligée d’aller aider une Michele affaiblie, mais pas trop (et en plein désert sans le moindre coup de soleil).

Une fois que le sabotage est clair et établi, les filles reviennent à la Coquille, ce qui est un peu risqué quand même, pour demander l’aide de Rafael afin de pénétrer à nouveau dedans. Allez, c’est jamais que le plan de Natalia que Joana avait refusé dans l’épisode précédent. Tss.

Risqué ? Ben oui, à la Coquille, les choses dérapent encore et toujours : le nouveau couple fondateur de mes deux refuse de donner de la nourriture tant que les fugitifs ne sont pas arrêtés. L’ancien garde-manger devient une prison dans laquelle on jette sans hésiter Natalia, arrêtée bien vite.

Rafael aimerait bien aider Michele et Joana, mais il est trop faible pour ça. Il demande inévitablement de l’aide à Elisa, mais celle-ci est vraiment tiraillée dans cet épisode. Elle prend vraiment cher, il faut dire : elle est surveillée par l’insupportable Artur, est clairement encore amoureuse de Rafael et se retrouve à être manipulée ensuite par André, par la radio. C’est fou, mais ça fonctionne bien avec le flashback en parallèle où on la voit trahir Otavio pour aller à l’Autre Rive.

Bref, Elisa se retrouve légèrement poussée par André, puis par Gloria (dont les bottines sont très jolies, Laura tient à ce que je le précise) et Marco, à trahir de la même manière Rafael. Ce n’est pas si simple d’être dans sa vie, dis-donc.

En parallèle de tout ça, on retrouve également Michele et Joana qui tentent toujours d’entrer dans la Coquille par la trappe qui avait permis à Michele de s’enfuir. Celle-ci ne s’ouvre que de l’intérieur, mais Rafael est trop long. Michele est forcée de se rendre pour permettre à Joana de rentrer dans la Coquille… grâce à l’aide d’Elisa. Celle-ci n’a pas envie de trahir à nouveau pour aller à nouveau sur l’Autre rive, et ça donne de bonnes

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Épisode 7 – Jardrone – 18/20
Bon, il faut reconnaître que cette saison plus courte est une excellente idée pour la série, parce que le rythme est bien plus intense, et du coup, on est beaucoup plus à fond dans l’intrigue. Après, si on est bien pris dans l’enquête qui se joue au cours de l’épisode, je trouve qu’il y a d’autres moments qui collent moins avec l’intrigue et qui prennent trop de temps à arriver.

J’aime ça ! L’épisode nous montre enfin le processus de Gloria et Ariel que je voulais absolument voir depuis le début de cette saison. Il suffisait de le demander à plusieurs reprises pour l’avoir. Tout s’y passe relativement bien pour Gloria, jusqu’à ce que Marcela demande à la voir dans son bureau.

Là-bas, elle est interrogée sur ses liens avec Fernando, avant d’apprendre qu’il a été tabassé. Gloria est évidemment dévastée, même si elle est toujours énervée après lui… Et Marclea est une belle connasse : elle lui dit de faire un choix entre aller s’occuper de Fernando ou rester dans le processus. Loin d’être une taupe, Gloria a donc montré à quel point elle était fidèle à Fernando, n’écoutant pas Ariel la suppliant de rester. Pfiou, c’est dur ce processus quand même.

Pendant ce temps, Elisa est très clairement suivie par un garde pas très discret avec elle. Heureusement, elle a une armoire secrète dans son infirmerie qui lui permet de s’échapper. Elle peut ainsi rejoindre Rafael et Joana qui font ce qu’ils peuvent pour tuer leur impatience d’être coincés dans un sous-terrain. Ils décident donc de chercher l’identité de la taupe, s’arrêtant bien vite sur Marco… Seulement, quand Elisa les rejoint, elle innocente Marco bien vite : elle était à l’infirmerie avec lui. Reste alors Gloria sur la liste des suspects… Moi, je parie plutôt sur Xavier.

L’épisode se consacre aussi un petit peu à Marco qui fait revenir son fils à la Coquille, histoire de profiter de son statut de chef avant le débarquement de Marcela qui n’en finit plus d’arriver. Ah et ça y est, Laura m’a enfin dit, dans cette scène, qu’entendre du portugais, c’était cool. Eh, ça faisait longtemps que je n’avais pas entendu ça. En attendant, Michele est menée par Gloria jusqu’à son jugement, sur une des deux chaises de cette saison. On sent que le budget est limité parfois cette saison, mais ça a quand même une bonne gueule, je trouve.

Bon, donc, dans tout ça, le procès de Michele aussi a de la gueule, menée par une Gloria ressemblant de plus en plus à la Bloodreina de The 100. Et le pire, c’est qu’elle a tout prévu, du petit discours aux preuves vidéos du marché qu’elle aurait pu parler à Marcela. Mais bon, elle a pris la décision seule sans consulter l’assemblée, ce qui est apparemment contraire à leurs lois… C’est bizarre, parce que dans le premier épisode, il n’a jamais été question de l’assemblée, mais bon.

Le but de l’épisode, et surtout de la saison, est d’asseoir Michele dans sa position inconfortable de leader de la Coquille. Le pouvoir, ce n’est jamais simple à maîtriser pleinement et ça fait une bonne saison, avec Michele qui se justifie comme elle peut. J’aime tout ça, mais ça n’empêche pas les scénaristes de disculper Gloria d’être la taupe que tout le monde recherche. Ouep, elle ne peut pas avoir saboté la Coquille puisqu’elle jouait du violon dans l’atrium au moment de l’emprunt de la scie qui a permis le sabotage.

Dans la liste des gens ayant emprunté la scie, il y a Rafael et Xavier. L’étau se resserre donc si on veut nous présenter quelqu’un qu’on connaît comme taupe. Et puis, Xavier est justement interrogé par Gloria au procès de Michele, pour forcer cette dernière à dire la vérité sur la sélection et la raison pour laquelle elle a choisi de sauver Xavier plutôt que Gloria.

Et ce connard finit par enfoncer Michele… non, vraiment, il a perdu ma confiance. Quant au procès, il est vraiment intéressant parce que la confrontation entre Gloria et Michele, autour du souvenir de Fernando, est vraiment excellente. Je suis un peu déçu de l’évolution de Gloria qui s’enfonce trop du côté obscur alors que Marco reste silencieux, mais bon, le développement des répliques et des personnages sont géniaux. Le jugement ? Il est décidé que Michele sera livrée à l’Autre Rive, avec une haine bien établie envers Michele.

La haine, la colère, c’est tout ce qui anime Gloria, mais j’ai adoré cette évolution pour le personnage, surtout que c’est intéressant que tout se joue autour de Fernando, qui aura manqué à la saison quand même, même si son souvenir est partout. Gloria reste quand même en proie aux doutes une fois seule, en plus, donc vraiment, je continue de la trouver attachante. Je suis fiable, que voulez-vous.

Pendant ce temps, il se déroule plein de choses en sous-terrain : Elisa nous arrête Xavier qui est enfin soupçonné par tous nos héros, mais il assure qu’il est innocent. Il a en revanche l’idée que tout le monde aurait dû avoir dès le vol de la nourriture du garde-manger : aller regarder la vidéo du Jardrone, que Joana prend un malin plaisir à aller intercepter.

Le seul problème, c’est qu’au passage, Artur remarque de la graisse sur les chaussures d’Elisa, et qu’il comprend aussitôt où est planqué son frère. Il le retrouve en train d’interroger Xavier, mais le calme revient assez vite quand il est question d’une taupe. Joana débarque alors avec le Jardrone et il est enfin révélé l’identité de la taupe : Rafael. Et dire que j’avais dit, une fois qu’il était évident que ça n’allait pas être Xavier, que c’était quelqu’un qu’on avait éliminé pour la mauvaise raison…

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Épisode 8 – Onda – 17/20
Bien que dans la lignée des précédents, cet épisode a du mal, au début, à bien nous faire sentir toute la tension et les enjeux de cette fin de saison. Pourtant, on sent bien en cours de route qu’on est face à la conclusion des intrigues entamées cette année, alors que le terrain pour la saison 4 est préparé juste comme il faut. Franchement, je pense que la série aura la durée idéale avec cette quatrième et dernière saison. En attendant, cette fin est bien réussie.

Bon, on disait avec Laura qu’il y avait moins de temps mort cette saison, mais il suffisait de l’évoquer pour en subir de nouveaux : Marcela rend visite à son père en début d’épisode, et franchement, ça m’a endormi.

En attendant, sous la Coquille, Rafael est interrogé par Artur, Joana et Xavier qui ont du mal à croire à son innocence. Cela sent bon la lobotomie franchement, et on ne met pas longtemps à le découvrir, grâce à une transmission radio envoyée sur son implant au moment de l’emprunt de la scie, transmission radio évidemment retrouvée par Xavier sans trop de mal.

Dès qu’il l’entend, Rafael entre en transe et un flashback nous révèle qu’il a été lobotomisé par Marcela et André s’occupant de lui après la mort d’Ivana. Ouep, Marcela et André savent donc que Rafael n’a pas tué Ivana.

Grâce à ça, Marcela en profite pour s’assurer qu’il obéira toujours aux ordres qu’elle lui susurre en tant qu’Ivana dans ses rêves, puis pour le manipuler de manière à ce que notre Rafael entende son frère, le vrai Rafael, lui révéler la vérité. Et ainsi, il n’y avait qu’à attendre que Rafael rejoigne la coquille pour le manipuler. C’est gros comme explication, mais ça passe à peu près dans la série.

Joana comprend vite tout ce qu’il s’est passé et, avec Rafael, Xavier et Artur, elle décide d’aller convaincre Marco et Gloria que Marcela les a tous manipulés pour paraître être une bonne personne. Soit. C’est gros, mais Marco et Gloria y croient. Le seul problème, c’est que Gloria aime bien le pouvoir, alors elle ne veut pas le lâcher pour si peu. Et voilà comment Joana et Rafael se retrouvent en prison, et comment Elisa se retrouve à devoir se battre con un garde qui a compris qu’elle avait une attelle à Rafael.

Elle libère nos prisonniers, ce qui permet des retrouvailles entre Natalia et Joana d’ailleurs, et commence alors une bonne course poursuite. Marcela est déjà dans les murs de la Coquille a jouer avec brio son rôle de méchante – elle distribue de la bouffe, de l’eau, des implants (notamment pour son petit-fils) et fait un joli discours pour apaiser les foules.

Ce n’est toutefois pas suffisant pour réussir son coup, bien au contraire. L’implant dans son fils, Marco le vit moyennement bien, et il décide donc au dernier moment de trahir sa mère et Gloria pour venir en aide à Joana. Il lui fournit à nouveau l’enregistrement audio prouvant la manipulation de Rafael pour détruire la Coquille.

Voilà donc comment Gloria perd tout pouvoir sur l’ensemble de la Coquille et décide de s’enfuir, alors qu’André fait de même, après avoir été mis à mal par Michele, Elisa et Natalia. C’était assez sympa, mais pas autant que la confrontation Michele/André qui suit. Elle le laisse partir, histoire d’avoir encore à faire en saison 4. Par contre, Michele pardonne bien vite, trop vite, à Gloria après tous ces événements. Du coup, on n’a pas vu beaucoup Michele dans ce final, c’est peut-être pour ça que c’était top.

La conclusion de la saison ? Marcela tente de kidnapper son petit-fils, mais elle est piégée par Xavier. Etonnamment, il finit en vie et Marcela est rapidement fait prisonnière, malgré un chantage peu convaincant où elle menaçait de tuer son héritage, le dernier Alvares. C’est Marco lui-même qui n’y croit pas. Marcela en prison ? Ils feraient mieux de s’en débarrasser, parce qu’il semblerait que Gloria soit son alliée sur ce coup-là, lui faisant passer un message sur son plateau repas. J’ai trouvé qu’elle se réconciliait trop vite avec le reste du groupe en même temps… mais je me méfie d’un possible twist des scénaristes.

Du côté vie privée des personnages, il n’y a que Joana qui a droit à une vraie conclusion avec, ENFIN, son baiser échangé avec Natalia. Par contre, tous les autres restent un peu sur leur faim, à part peut-être Rafael, réconcilié avec son frère et avec Elisa, mais pas encore en couple avec elle. La toute dernière scène voit l’ensemble du casting, Joana, Natalia, Marco, Michele, Rafael, Gloria, Elisa et Xavier (vraiment une bonne surprise qu’il survive) se décider à aller attaquer l’Autre Rive, alors que là-bas, André arrête un discours de Nair pour prendre le pouvoir.

Bon, ben, y a plus qu’à conclure tout ça en saison 4, hein !

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EN BREF – Je trouve que cette saison 3 a eu beaucoup de difficultés à se mettre en place de manière convaincante, mais une fois lancée, elle était bien meilleure, notamment parce que toute l’intrigue de la « sélection » permettait de nous rappeler ce qui avait participé au succès de la première saison, à savoir l’épreuve du processus. Il faudra voir comment les scénaristes arriveront à injecter à nouveau cette donnée dans la saison 4, maintenant.

Concernant ces huit épisodes, en revanche, il faut souligner une absence qui se fait vraiment ressentir avec la disparition prématurée de Fernando, pas vraiment traitée finalement, même si son fantôme plane sur toute l’intrigue entre Michele et Gloria. J’en espérais plus, un épisode flashback au moins… Et même si j’aime beaucoup Xavier qui est clairement là pour le remplacer côté humour et à la table de la fin de saison, je suis un peu déçu de cette absence.

Cette saison 3 était en tout cas bien plus prenante que la précédente et il nous apparaît évident que la raison pour laquelle c’est le cas est le format de cette saison. Autant sur dix épisodes, il y avait eu des temps morts et des longueurs à dormir debout (ou allongée, dans le cas de Laura), autant dans cette saison 3, on n’a pas eu le temps de s’endormir. Eh, on a même enchaîné tous les épisodes sans aller se faire à manger, c’est dire à quel point c’est une réussite !

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