Westworld (S03)

Synopsis : Dolores s’en va en guerre contre le monde des humains, avec cinq « piles », les disques durs contenant le cerveau des robots, sur elle. Elle nous recréé Bernard et un robot à l’effigie de Charlotte pour lui venir en aide.

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Pour commencer, je n’ai pas tellement envie de m’éterniser sur cette introduction, parce que je me suis remis toute l’histoire en tête dans l’article de samedi, que je viens juste de relire, et que j’ai vraiment peur de tout ré-oublier et de perdre le fil.

De toute manière, je suis un vendu : je peux déjà vous dire que je vais adorer cette saison 3 sans en avoir vu la moindre image et sans savoir exactement de quoi il va être question. Si je devais écrire une introduction plus longue, j’entrerais simplement en détail sur le pourquoi du comment, avec mon amour du générique, du casting, des scénaristes et de la complexité de l’histoire. Que des choses qu’on a déjà lu ailleurs sur mon blog, finalement. Alors pourquoi perdre du temps à le redire de manière plus approfondie, hein ?

C’est parti !

Note moyenne de la saison : 18/20

S03E01 – Parce Domine – 18/20
Si c’est toujours aussi bon de retrouver cette série et ses acteurs, cet épisode qui fait la durée d’un film (1h10, franchement !) est franchement particulier car il renouvelle totalement l’ambiance et nos habitudes : il n’a plus rien à voir avec la saison 2 ou presque. Je m’en doutais un peu vu le point de départ promis pour cette nouvelle saison, mais ça perturbe malgré tout. En tout cas, le verdict est positif : la série est au top de sa forme, le changement de genre lui réussit très bien. Reste à tout comprendre maintenant !
S03E02 – The Winter Line – 19/20
Quel épisode encore cette semaine ! On retrouve davantage l’ambiance et les décors habituels de la série dans un épisode qui fait le lien entre la deuxième saison et ce que nous avons vu la semaine dernière. L’échiquier se met progressivement en place, comme toujours, et les jeux d’écriture et de révélations habituels des scénaristes sont toujours aussi savoureux. Bref, c’est un épisode magnifique à regarder et avec une bonne dose de retournements de cerveau – parfois, je devine, parfois, je me laisse surprendre. J’adore.
S03E03 – The Absence of Field – 20/20
Quand l’un de mes personnages préférés est tellement au centre de cet épisode qu’on le complexifie au point de le rendre encore plus passionnant, je ne boude pas mon plaisir. Franchement, la thématique de l’épisode est très claire et explicite : il est question de savoir ce qui fait l’identité d’une personne. On suit donc deux personnages sur trois face à une crise identitaire, et c’est excellent, surtout que ça permet de faire avancer l’intrigue, toujours au même rythme.

Voir aussi : Performance de la semaine – Tessa Thompson (#82)

S03E04 – The Mother of Exiles – 18/20
Après la crise d’identité de la semaine dernière, nous voilà dans la crise de réalité : qu’est-ce qui est réel ? Qu’est-ce qui ne l’est pas ? Ce n’est pas évident d’apporter une réponse à ses questions dans une série où les robots ressemblent aux humains de manière quasi-imprévisible. En tout cas, l’épisode est un bon condensé d’action et d’intrications d’intrigues qui mènent à une révélation aussi inattendue que prévisible. Bref, c’était génial, comme chaque lundi.
S03E05 – Genre – 16/20
C’est la première fois, je crois, que j’ai tant de mal à accrocher à un épisode de la série : j’ai eu l’impression de ne jamais tout à fait rentrer dedans, probablement à cause de son jeu sur les genres. Pourtant, il y avait de très belles idées et une réalisation vraiment incroyable encore cette semaine. Les producteurs retrouvent des thèmes qui leur sont chers et qui étaient sous-exploités jusque-là dans la série… D’un côté, ça donne l’impression qu’on avance à grands pas vers la fin, d’un autre côté, j’ai l’impression que ça casse quelque peu l’originalité de la série.
S03E06 – Decoherence – 17/20
C’est peut-être l’absence de certains personnages qui m’aide, ou à l’inverse la présence d’une autre, mais j’ai eu beaucoup moins de mal à accrocher à cet épisode. Il faut dire que ça a aussi l’avantage d’accélérer le rythme à l’approche de la fin de saison (dans deux épisodes) et que les révélations des épisodes précédents nous mènent peu à peu vers l’apogée de tout ce qui se met en place depuis six épisodes.
S03E07 – Passed Pawn – 16/20
La réalisation est toujours impeccable, le casting aussi… mais je n’accroche pas tellement à la tournure de l’intrigue de cette saison qui s’éloigne trop à mon goût de ce qu’était la série pour plonger dans des histoires qui semblent tomber comme un cheveu sur la soupe. Elles sont pourtant annoncées depuis un moment dans la série et tout est lié comme il se doit… Seulement, quelque chose me fait décrocher de ce condensé d’action que je devrais adorer, parce que les révélations ne sont pas à la hauteur de ce que j’en attendais. Et le tout finit par être poussif.
S03E08 – Crisis Theory – 18/20
La saison 3 offre une jolie conclusion, qui pourrait à quelques minutes près être une fin de série. Tout est beau, du casting aux effets spéciaux, en passant par la réalisation, les chorégraphies, la mise en scène, l’écriture… Et pourtant, cette semaine encore, j’ai eu du mal à me plonger dans la série que j’adorais tant il y a encore quelques épisodes et qui est désormais excellente, certes, mais plus aussi innovantes. Elle se rattrape bien en cours de route, mais vraiment, il y a des passages qui me laissent sceptiques. Je serai quand même au RDV pour la saison 4, c’est évident !

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Westworld – S03E01

Épisode 1 – Parce Domine – 18/20
Si c’est toujours aussi bon de retrouver cette série et ses acteurs, cet épisode qui fait la durée d’un film (1h10, franchement !) est franchement particulier car il renouvelle totalement l’ambiance et nos habitudes : il n’a plus rien à voir avec la saison 2 ou presque. Je m’en doutais un peu vu le point de départ promis pour cette nouvelle saison, mais ça perturbe malgré tout. En tout cas, le verdict est positif : la série est au top de sa forme, le changement de genre lui réussit très bien. Reste à tout comprendre maintenant !

> Saison 3


Spoilers

01

The real Gods are coming. And they’re very angry.

Deux bonnes minutes de résumé, et c’est tout. Il n’en faut apparemment pas plus pour résumer les deux saisons hyper complexes de la série. Comme quoi. La saison reprend ensuite dans la maison d’un multimilliardaire chinois, ressemblant beaucoup à celle d’Invisible Man, actuellement au cinéma. Enfin, actuellement nos cinémas sont fermés. Bref. Elle ressemble aussi à celle de Delos, tout simplement.

Il est informé par un hologramme hyper réaliste de la situation dans le parc Delos : le bain de sang est catastrophique pour son chiffre d’affaire et il n’aime pas bien cette idée. Il se montre donc particulièrement odieux avec ceux qui l’entoure, notamment sa femme, Eunice. Ce n’est pas terrible comme idée ça, et il va vite le regretter, parce qu’il vit dans une maison hyper connectée qui ne tarde pas à se retourner contre lui – et avoir une alliée, ça aurait été pas mal.

Sa maison se retourne contre lui ? Evidemment, une maison connectée, ce n’était pas une bonne idée quand on était un habitué de Westworld, clairement. Ainsi, Dolores elle-même vient rendre visite à ce riche homme qui n’était qu’un sombre salopard. S’il pense aussitôt être prêt à mourir, Dolores révèle vite que son plan est toute autre. Des lunettes et un implant électronique sont bien plus intéressants à ses yeux : après avoir augmenté la chaleur de la maison, elle lui fait voir des souvenirs du passé bien dérangeants.

Ainsi, cet homme, qui s’appelle Jerry, battait sa première femme sans le moindre remord – première femme qui était le portrait craché – et il se retrouve embarqué dans un flashback vivant : partout où il va dans la maison, il revoit son ex. Pas étonnant que la deuxième fasse la tronche à son mari, du coup. La scène d’introduction est vraiment géniale et replonge tout de suite dans la série, même si elle n’a plus rien à voir avec l’ambiance western des premières saisons. Nous sommes désormais un monde futuriste où les ultra-riches ont tout pouvoir… mais pas face à Dolores.

En une nuit, Dolores a vidé les comptes de Jerry, mais elle veut à présent récupérer de sa part des documents secrets qu’il a conservé de son passage dans une compagnie nommée Incite. Il les lui donne bien volontiers, comprenant que ça peut sauver sa vie. Malheureusement pour lui, il est encore trop humain et veut les récupérer aussitôt après. Il s’attaque donc à Dolores… sans se douter qu’il a affaire à l’hologramme de sa maison. Et oui, sa maison peut faire apparaître des hologrammes, évidemment que Dolores s’en sert.

Jerry réussit donc à s’exploser la tronche en tombant dans sa piscine, piscine que Dolores avait utilisée juste avant. Et tout ce que ça fait, cette mort, c’est que ça libère l’actuelle femme de Jerry de son emprise. Intéressant.

Ailleurs, on retrouve Charlotte qui se rend à Delos : elle a pris tout pouvoir sur la compagnie dont elle est désormais PDG depuis trois mois. Charlotte aurait tellement adoré ça, mais non, c’est un robot désormais, et ce robot utilise son pouvoir pour faire taire les membres du conseil de la compagnie qui ne sont pas d’accord avec elle. Wow, elle a un pouvoir de dingue, cette Charlotte : elle est capable de prendre toutes les décisions qu’elle veut pour la compagnie, avec l’accord aussi d’une intelligence artificielle.

Les humains ne sont pas fan de cette soif de pouvoir de la PDG par intérim, mais ils n’ont pas vraiment de moyens de recours pour lui retirer son pouvoir. Charlotte ordonne donc un changement radical pour les 48h à venir, même si le fait que les robots soient capables de tuer fait peur à ses collaborateurs. On tombe alors dans le discours pro-armes à feu habituel, avec Charlotte rappelant que ce sont les hommes qui tuent, pas les robots : le responsable du bain de sang de Delos ? C’est Bernard, bien sûr !

En parallèle, on retrouve donc Bernard dans une étrange campagne futuriste – avec des robots et des tours au loin. Les bêtes meurent, la production de viande est encore plus impressionnante dans le futur que dans nos abattoirs et Bernard bosse pour un abattoir futuriste, sous le nom d’Armand. Arnold, Bernard, Armand. Il est chiant, à force.

Il est confirmé que nous sommes bien trois mois plus tard aussi dans cette intrigue quand Armand fait un auto-diagnostique de sa situation, avec… Bernard. Oui, il s’auto-répond du coup. En tout cas, cet auto-diagnostique ne le met pas au courant du danger qu’il court : des employés l’ont reconnu comme étant Bernard et s’en prenne assez violemment à Armand, espérant le neutraliser pour gagner l’argent qui est mis sur sa tête.

Pas de bol pour eux : Armand ne sait pas se défendre, mais il peut libérer le robot meurtrier en lui. Et il n’hésite pas à le faire pour tuer les deux employés qui voulaient le balancer. Après ça, il n’a plus d’autres choix que de se mettre en fuite, ce qu’il fait aussitôt : il passe par un port de pêcheurs à qui il demande de partir vers… Westworld. Voilà qui promet.

C’est ensuite à Londres que l’on retrouve Dolores dans une voiture futuriste qui se conduit toute seule et l’emmène dans un centre-ville bien différent. Le look de la série est tellement différent désormais, ce côté futuriste est génial et me plaît bien. L’actrice doit kiffer aussi, parce que ça la change de ces costumes traditionnels d’avoir des robes de soirées magnifiques.

À Londres, Dolores se fait appeler Lara et est la petite-amie d’un autre riche, probablement un client de Delos. De toute manière, il est évident qu’ils connaissent Delos, puisqu’il en est rapidement question quand un ami du mec de Dolores en parle. Et ce mec, je l’ai adoré instantanément, parce qu’il ressemble énormément à Victor de Dollhouse (Enver Gjokaj quand il était encore jeune, donc) et se pense dans une simulation.

Outre le côté futuriste, on est désormais dans une série qui n’hésite pas à nous mettre dans une ambiance digne d’une série d’espionnage : Dolores espionne son mec avec des micros bien placés et feint de ne pas vouloir l’accompagner aux États-Unis, quand il est évident que c’est exactement ce qu’elle attend pour retrouver un autre homme de sa liste.

En effet, de l’autre côté du monde et un générique bien modifié plus tard, on retrouve un autre homme, à Los Angeles. Il s’appelle Caleb et est très intéressant à suivre aussi. L’idée des scénaristes est claire : on est dans un monde futuriste dont on ne connaît pas encore assez de choses, alors il est temps de le découvrir, en même temps que Dolores.

Cette saison commence donc par un panel de clients de Westworld qui ont survécu à la saison 2 et dont on va découvrir beaucoup de choses désormais. Ce deuxième client est donc un homme tout sympathique, qui bosse sur un chantier avec son robot et s’occupe de sa mère qui dit ne pas le reconnaître à l’hôpital. C’est triste, non ? Il n’est pas parfait du tout cet homme, il a aussi ses vices, notamment une addiction à du porno étrange qui le mène à rencontrer un couple tout aussi étrange lui vendant une technologie capable de perturber tous les écouteurs dans le périmètre.

Et dans ce futur, tout le monde a un écouteur sans fil, apparemment. Ce nouveau porno n’est pas que ça : en fait, l’idée est de mener le braquage parfait. C’est dingue. Et ensuite, il reprend ses activités comme si de rien n’était, cherchant un nouveau boulot – avec un entretien où il est question de son passé de soldat. Comme ce n’est pas bien efficace, il accepte ensuite une autre rencontre avec ses « collègues » via porno où il se retrouve dans un drôle de club.

Drôle ? Oh, il y a des robots nus, des hommes nus et de la drogue, l’un expliquant possiblement l’autre. Il y a donc aussi un homme nu drogué à neutraliser alors qu’il pète un câble lorsqu’il essayait une nouvelle technologie. C’est tellement bizarre tout ça, franchement !

Un troisième jour se lève alors pour Caleb qui a la fâcheuse tendance à se faire refuser de tous les boulots qu’il vise et à parler à un certain Francis – a priori un ancien soldat avec lui. Ce n’est pas clair tout ça, mais on voit en tout cas que la technologie a pris le pouvoir dans ce monde, avec des intelligences artificielles servant de Pôle Emploi sans se présenter comme des IA. Non, le futur ne vend pas du rêve, les amis.

Le lendemain (j’imagine ?), Dolores, toujours sous l’identité de Lara, arrive à Londres où son copain lui présente Rehoboam, une intelligence artificielle surpuissante qui est clairement la raison pour laquelle Dolores s’intéresse à cet homme finalement. Ce n’est peut-être pas un client de Delos, finalement. En tout cas, l’homme la plante en plein milieu de leur conversation pour se rendre à un rendez-vous avec une mystérieuse inconnue. Il en faut plus que ça pour que Dolores se décourage et se laisse semer : elle vole une moto grâce à la technologie avec laquelle elle fonctionne et se rend dans un hôtel juste à côté de celui de son mec pour suivre à distance sa réunion. C’est pratique comment la technologie vient tout justifier dans cet épisode : elle a des lunettes capables de zoomer et de lui faire entendre ce qu’il se passe sur une terrasse bien éloignée.

Comme d’habitude, on ne comprend pas tout à l’épisode, mais juste assez pour voir que son copain est dans la merde et aux mains de cette femme qu’il rencontre et qui travaille pour un homme puissant, de toute évidence. Tellement puissant d’ailleurs, qu’il lui reproche d’essayer de les trahir ou d’être berné par quelqu’un voulant prendre le contrôle de Rehoboam. Perturbé, l’homme s’en va et Dolores le retrouve le soir même pour essayer d’en savoir plus.

Elle y va trop fort et est complétement grillée à mon goût quand elle parle avec ce Liam pour essayer de savoir pour qui son père travaillait sur Rehoboam. Liam est clairement flippé et a peur de mourir s’il en dit trop, mais son garde du corps débarque au moment où il allait craquer pour s’en prendre à Dolores. Des recherches approfondies ont permis de découvrir qu’elle n’était pas qui elle prétendait être : Lara Espen est une adolescente morte il y a une dizaine d’années. C’est con.

Liam est forcé de se confronter à la vérité et de reconnaître qu’il ne connaît pas sa petite-amie finalement. Il laisse son homme de main l’embarquer quand celui-ci lui apprend l’existence d’un SMS crypté sur le portable de Lara, avec une localisation étrange. C’est alambiqué et la série n’a plus grand-chose à voir avec ce qu’elle était.

Dolores est embarquée en hélicoptère futuriste puis en voiture vers un lieu où l’on essaie de la tuer en lui injectant un produit qui ne peut pas tuer un robot. C’est bête pour ces hommes qui pensaient avoir le contrôle de la situation. Ils n’imaginaient pas avoir affaire à un robot capable de maîtriser d’autres voitures pour lui venir en aide et la libérer, dans une scène magistrale où l’on suit Dolores à la fois dans ce qu’il se passe devant la voiture et derrière, grâce à une caméra de recul. C’est magique.

Elle finit par rattraper l’homme de main en chef qui avait à réussi à fuir et obtient de sa part le nom de celui qui contrôle Rehoboam : il s’appelle Serac et est déjà à sa recherche… Ce qui ne pose pas de problème à Dolores. Même blessée, elle a encore un coup d’avance sur ses ennemis : elle a déjà créé un robot à l’effigie du garde du corps, et c’est celui-ci qui tue le vrai garde du corps pour prendre sa place.

Malgré tout, ça mène de nouveau à une fusillade avec notre héroïne capable de prendre le dessus sur tous les humains sans vrai gros problème. La scène est franchement bien foutue, avec une moto qui nous tue un figurant en arrière-plan de manière jouissive.

Ailleurs, Caleb reproche à Francis sa mort : il est mort au front et c’est étrange pour Caleb de continuer à lui parler. Francis était donc une intelligence artificielle qui lui permettait de faire son deuil, mais qui était aussi ce qui, finalement, l’empêchait d’avancer dans sa vie. Oh la. Evidemment que le futur est capable de nous ramener les morts grâce à une application et une intelligence artificielle. Bon, là, il est question d’un traitement, mais bon… Le pauvre, a beaucoup à faire encore, clairement : il enchaîne son traitement avec la découverte de Dolores blessée sous un pont. Comme il voit une magnifique femme blessée tombée à terre, il lui vient aussitôt en aide. Tu m’étonnes.

La série nous fait alors le plaisir de relancer l’un de ses thèmes musicaux fétiches, qui manquaient vraiment. Enfin, ils me manquaient. Pourtant, je tiens à souligner la musique géniale de cet épisode – un peu rétro, mais malgré tout futuriste, justement. Parfaite, donc, comme la série, comme toujours. Sinon, le générique de fin est évidemment interrompu par une scène post-générique. Je n’en attendais pas moins.

On retrouve donc enfin Maeve après plus d’une heure d’attente. Toujours plus cette série, c’est fou. Elle se réveille dans une bâtisse étrange où des gens sont tués et/ou battus à mort. Elle n’a clairement aucun souvenir de ce qui lui est arrivé, et nous non plus. Par contre, je le sentais venir, mais elle se retrouve en plein débarquement nazi. WHAT THE FUCK ? Hâte d’en savoir plus sur ce nouveau parc…

Et William ? Pas de nouvelle pour l’instant, mais bon, il y a beaucoup à digérer quand même.

> Saison 3

Qui se souvient de la fin de saison 2 de Westworld ?

Salut les sériephiles,

Un cachet d’aspirine ne suffira pas à comprendre l’article du jour, et je m’en excuse ! J’ai tellement d’articles en tête que je me vois forcé de vous écrire celui-ci dès aujourd’hui, même s’il sort donc un peu en avance par rapport à la série dont il est question. Eh oui, on y est enfin, Westworld revient pour sa troisième saison demain soir aux États-Unis, lundi sur OCS. Sans confirmation pour une saison 4, on sait déjà qu’en cas de renouvellement, l’attente sera tout aussi longue la prochaine fois, mais avant de déprimer sur la suite, déprimons déjà de ne plus tout à fait nous souvenir de la fin de la saison 2, non ?

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En effet, Westworld est quand même l’une des séries les plus complexes de ces dernières années, alors je pense que faire un récapitulatif, même deux jours avant, n’est vraiment pas de trop. Et si ce n’est pas assez complet à votre goût dans cet article, vous avez toujours les résumés de tous les épisodes de la série sur le blog. Enfin bon, reprenons déjà sur les pistes ouvertes en fin de saison 2 pour tout se remettre en tête.

Voir aussi : Saison 1 | Saison 2

La fin de saison 2 nous menait massivement vers la vallée de l’au-delà, dans ce qui s’avérait être finalement un gros flashback se déroulant onze jours avant la première scène de la saison. D’un côté, nous avions ainsi Bernard qui pensait s’y rendre seul sans Elsie alors que de l’autre la Ghost Nation, puis Clémentine, Charlotte et les hommes du QG s’y rendaient aussi. Et comme c’était l’obsession de tout le monde au cours de la saison, Dolores forçait enfin William – qui a tué sa fille ! – à l’emmener au même endroit, elle aussi. Voilà, rien qu’à faire le résumé, j’ai mal à la tête. En plus, il faut que je vous avoue, aussi, que j’avais oublié la mort de Teddy ! La scène était pourtant marquante.

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Faut dire, il est mort tellement de fois au cours des deux saisons aussi !

Oui, mais pas sautant que Dolores et William tuant des soldats pour sauver Bernard – qu’elle appelle toutefois Arnold. C’est avec lui que Dolores décide de descendre dans la fameuse Forge de la Vallée de l’au-delà, alors que William est abandonné mourant (comme d’hab) à cause d’une arme piégée par Dolores. Une fois dans la Forge, nos deux robots préférés (ou presque ?) explorent le passé grâce à des données récupérées sur d’autres : on a ainsi pu revoir Logan (ouiii) mourir d’une overdose (nooooooon) parce que son père a refusé de l’aider.

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Et qu’est-ce que ça nous apporte ? Ca nous apporte la conclusion que l’intelligence artificielle du système de Westworld trouve que Delos était aussi prévisible qu’un programme et que les robots n’auront mal à se fondre dans le monde des humains – surtout quand Dolores accède aux données de tous les invités du parc (dont leur ADN prélevé par certains robots, confirmant ce qu’on redoutait en saison 1), mais aussi des robots qu’elle peut ainsi… suicider. Magique.

Loin de tout ça, Maeve a toujours le contrôle de quelques autres robots et fait équipe avec Lee (plus pour longtemps, puisqu’il se suicidera pour l’aider), Felix, Hector et quelques autres robots. Elle poursuit son chemin vers la vallée, de même qu’Akecheta, tous étant à la recherche d’une porte menant vers un Eden et déjà trouvé par Dolores. Pas de bol, Dolores, elle, n’aime pas l’Eden virtuel que tout le monde semble chercher dans le parc. Il ne lui en faut pas beaucoup plus pour nous inonder toute la vallée et condamner les robots qui ne sont pas en quête de réel comme elle – robots de toute manière condamnés par un virus inséré en Clémentine et qui les pousse à se tuer les uns après les autres.

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Pour en revenir à Maeve, on est loin d’un happy end : malgré des retrouvailles avec sa fille et l’aide d’Akecheta, elle se fait tuer en passant vers l’Eden – contrairement à Akecheta qui retrouve bien sa femme. Quant à Dolores, eh bien, Bernard n’est tellement pas content de sa décision de tout inonder qu’il la tue, tout simplement. Il se rend ensuite auprès de Charlotte qui n’hésite pas à tuer Elsie de sang froid parce qu’elle voulait gérer tout le bordel qu’il se passait dans le parc et possiblement mettre fin à l’inondation.

Tout ceci n’était cependant qu’un énorme flashback, comme je vous le disais plus haut : onze jours plus tard, Bernard se réveille et a tout oublié. C’est là qu’il décide de partir avec Charlotte et d’autres hommes à la forge, comme on l’avait vu en début de saison 2. La différence, cette fois, c’est qu’on sait ce qu’il s’est passé et que Bernard semble retrouver des souvenirs, comprenant que Dolores avait finalement raison. Il recontacte alors Ford (oh le mal de crâne) et décide de reconstruire Dolores dans le corps de Charlotte (qui est morte, bien sûr, c’était sanglant la saison 2). Résultat de recherche d'images pour "westworld maeve finale season 2"J’avais oublié tant de choses ! Ce nouveau robot a même tué Bernard ! Et son but final peut alors enfin être accompli : rejoindre le monde réel. En effet, maintenant que Dolores a les traits de Charlotte, plus rien ne l’empêche de quitter le parc, en compagnie des clients piégés en fin de saison 1.

Elle se rend alors chez Arnold avec cinq disques durs lui permettant de créer de nouveaux robots. La fin de saison est claire : Dolores veut conquérir le monde réel en se vengeant des humains (qu’elle voit comme des fourmis), et elle peut le faire avec un robot à son effigie, un aux traits de Charlotte (avec quelqu’un d’autre que Dolores dedans ??) et un dernier robot qui n’est autre que Bernard, encore ressuscité. Ensemble, ils savent qu’ils peuvent changer et évoluer, contrairement aux humains. Reste à voir quels autres robots Dolores a embarqué avec elle en sortant du parc.

Puis, la série n’en finissait pas autrement : en post-générique, on découvre que William a bien survécu et qu’il existe un robot de lui… mais la série joue tellement sur la chronologie que j’attends vraiment la saison 3 pour mieux comprendre sa nouvelle intrigue et savoir quand le remplacement s’est fait. Remarque, ça explique aussi ses discours incohérents…

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Station 19 – S03E08

Épisode 8 – Born to Run – 15/20
Je n’arrive toujours pas à déterminer précisément ce qu’il me manque dans cette série, mais il est sûr qu’il me manque quelque chose pour être vraiment à fond et la considérer comme une grande série. L’épisode était bien cette semaine, mais il y a encore trop de choses qui ne vont pas à mon goût. Il faut pourtant que je m’y habitue, puisqu’elle est déjà renouvelée pour une saison 4. Damn, ça passe vite les années.
> Saison 3

Spoilers

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Just being alive isn’t the same as living.

JJ s’est barrée, c’est honteux et affreux comme je suis triste. L’épisode reprend exactement où le précédent nous avait lâché, sur cette porte qui se claque. Dean se retrouve à devoir gérer seul le bébé, le pauvre, et appeler JJ ne sert à rien puisqu’elle a changé de numéro.

Par conséquent, il appelle Pruitt, apparemment le seul ami qu’il a et qui sait gérer un bébé. L’angoisse. Bon, ça fait un grand-père comme un autre après tout… Mais c’est une solution temporaire puisque Pruitt est voué à mourir, en théorie. Bon, le grand-père s’occupe sans mal du bébé puis prend la température de ce qu’il se passe. Dean est dans le déni (le Deani… aha, pardon, c’était naze) du départ de JJ, évidemment, ce qui finit par mener à une scène plus problématique où il critique la décision de Pruitt de ne pas chercher à se soigner.

Une fois énervé de devoir faire à nouveau face à des critiques sur ses décisions, Pruitt prend soudainement conscience que Dean n’a pas encore pris sa décision concernant la garde ou non du petit bébé avec lequel il se retrouve sans y avoir été préparé. Le discours de Dean se tient : il imagine un monde où des parents meilleurs que lui s’occuperaient de sa fille… mais ne seraient pas ses parents biologiques. Pruitt essaie d’être aussi bons conseils que possible, ce qui n’est pas évident.

Tout ça nous mène à découvrir le passé de Dean, et c’est compliqué pour lui. En 2009, il était sacrément mal entouré, avec un pote préférant pisser dans l’eau depuis chez son pote, et un autre qui aime se droguer chez lui-même quand Dean lui demande de ne pas le faire. OK. C’est presque sans surprise qu’il fait ce qui ressemble fort à un arrêt cardiaque et tombe dans l’eau, du coup. Toujours plus. Les séries, quoi.

C’est en tout cas ce qui va décider Dean à devenir pompier, puisqu’il se met à jouer les héros avec son pote et rencontre ainsi comme ça Pruitt qui vient le sauver. C’est lui qui lui donne une carte pour qu’il devienne pompier quand il s’aperçoit que Dean refuse d’arrêter le massage cardiaque tant que son pote ne se remet pas à respirer par lui-même.

De son côté, Ben attend des nouvelles de Vasquez à l’hôpital, avec Eva. Il est finalement rejoint par Sullivan qui a jeté ses médicaments, mais n’est probablement pas si sobre que ça. Il inquiète toujours Ben en tout cas, puisqu’il interroge du coup Bailey sur le sujet sans lui révéler de qui il parle. Bien sûr, s’il fait ça, c’est parce qu’il sait que Vasquez va mieux.

Bien sûr, Sullivan profite d’être à l’hôpital pour prendre rendez-vous avec Amelia afin d’obtenir un deuxième avis médical. Il la connaît de réputation et il a espoir d’une approche médicale différente car il est en train de tomber accro aux médicaments. Elle le sent bien et lui apporte de l’aide comme elle sait forcément le faire en tant qu’ex-accro. C’est déjà ça.

Malheureusement pour lui, il refuse de reconnaître qu’il est addict et ne souhaite pas se rendre à une réunion anonyme à l’hôpital. Malheureusement pour lui, il tombe sur Amelia qui refuse de le laisser tomber sans lui faire un bon « wake up call ». Et pour se réveiller de ses illusions, il le fait : Amelia ne le lâche pas et lui fait prendre conscience des multiples problèmes qu’il a. Par contre, voir Sullivan avec Amelia, ça a tout de suite fait comprendre à Miranda que Sullivan était celui qui se droguait et dont Ben lui parlait à demi-mot. Personnellement, moi, ça m’a fait remarquer à quel point Amelia était minuscule.

Pendant ce temps à la caserne, une nouvelle urgence fait bouger nos pompiers qui ont ensuite besoin d’une douche à poil, ce qui contente clairement Travis et le nouveau, alors qu’Andy et Jack passent la nuit dans les bras l’un de l’autre. La nuit, c’est ambitieux, en tout cas : l’alarme n’arrête pas de sonner et nous épuise les pompiers, au point que Vic soit heureuse d’être forcée de rester répondre aux appels affirmant que les extraterrestres sont présents sur Terre. Merveilleux.

Elle ne devrait pas être si heureuse, parce qu’elle reçoit la visite de Jackson et ça mène à une deuxième dispute de couple, plus importante cette fois. Il a découvert qu’elle avait laissé tellement de sacs chez lui, en les cachant, et il vient la confronter sur le sujet pour mieux découvrir qu’elle vit désormais dans son appartement. La réaction de Vic était plutôt marrante et j’ai eu du mal à comprendre Jackson, parce que les réponses de Vic tiennent la route.

Bon, après, ça simplifie sa vie puisque les autres pompiers sont appelés sur un sacré accident de la route, avec plein de motards renversés par un jeune qui a bu trop de vodka. Franchement, j’aimerais bien dire des choses positives sur le sujet, mais c’était une partie de l’intrigue parfaitement inintéressante. Je n’arrive pas à m’attacher aux cas de la semaine comme je le fais dans d’autres séries médicales. C’est étonnant.

Après, j’ai trouvé l’idée originale, avec des blessés qui apparaissent magiquement dans les bois, et j’accroche vraiment bien à l’arrivée du nouveau futur copain de Travis. En plus, il permet d’aider Maya à faire ses preuves : comme il a besoin de faire les siennes, Maya le pousse à sortir de sa catatonie. Et ça fonctionne bien… jusqu’à ce qu’il découvre qu’il fait tout ça pour sauver un patient condamné à mort. Maya est vraiment une connasse de fou cette saison, quand même, mais ça fonctionne à merveille cette fois.

Un autre truc qui fonctionne bien, c’est l’arrivée de Ben sur les lieux, parce qu’il a évidemment de quoi opérer à nouveau. C’est la deuxième fois en deux épisodes, et en plus, il y a fort à parier qu’il sera encore félicité pour son boulot – évidemment, Bailey lui a confirmé qu’il avait sauvé la vie de Vasquez dans l’épisode précédent, sinon ce ne serait pas drôle.

Après, honnêtement, les pompiers enchaînent les pertes dans cet épisode, alors ça fait presque plaisir de voir Ben emmener son patient à l’hôpital parce qu’il est donneur d’organes et de voir Travis réussir à sauver au moins des neuf motards victimes du camion. C’est déjà ça. De toute manière, les pompiers sont finalement capables de prendre du recul avec leur dure journée : ils se rendent dans le bar à côté de l’hôpital à huit heures du matin pour boire un coup, et le bar les sert, hein.

C’est plutôt pas mal du tout comme scène, car ça permet de voir comment les pompiers font face à la mort. Et ça donne aussi droit à Eva qui envoie bouler Jack en lui reprochant d’avoir envoyer Rigo se faire opérer, ce qui est on ne peut plus débile comme réaction, mais donne envie à Jack de coucher avec Andy. Merveilleux, tout ça.

En fin d’épisode, Vic rend visite à Dean et découvre que JJ s’est barrée… et réconforte Dean comme elle peut. Elle entend surtout qu’il est en galère avec le bébé et qu’elle pourrait l’aider : elle lui propose, contre toute attente et contre toute logique, de venir vivre avec eux et s’occuper de Prue – c’est le nom de la petite, forcément, pour rendre hommage à Pruitt – quand Ben ne peut le faire. C’est n’importe quoi, non ? Je veux dire… il y a encore deux ou trois épisodes, elle avait une réaction allergique aux bébés. Et puis, je préfère ne pas imaginer la réaction de Jackson là pour le coup !

Autant la voir dans : Grey’s Anatomy – S16E17

En parlant de réactions excessives, on notera que Maya se retrouve à pleurer au lit avec Carina car elle a l’impression d’être le camion ayant détruit la famille de motards depuis qu’elle est capitaine et Andy repousse Jack pour finalement aller coucher à nouveau avec son boss – Sullivan, pas Maya, hein.

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