Fini de rire (du côté des annulations)

Salut les sériephiles,

Drôle de titre pas vrai ? C’est que je vais vous parler d’annulation aujourd’hui, et même d’annulations au pluriel tant qu’à faire. Il va être question de trois séries que j’adore, même si j’ai une saison complète de retard dans au moins deux d’entre elles. Il n’empêche que je suis dégoûté quand même, alors ça compte.

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La première annulation qui m’énerve, c’est celle d’Another Period. En fait, elle date d’il y a quelques mois déjà et je ne l’avais pas encore vue. Je suis triste parce que, même si la série a proposé une vraie fin au terme de sa saison 3, même si la qualité avait un peu décliné sur cette saison 3, elle était brillamment drôle ; avec une critique de la société actuelle passant par une bonne métaphore de la vie au XIXe siècle. C’était simple et efficace, donc drôle. Dégoûté de voir la série disparaître de la grille, surtout que bon, elle part par la petite porte puisqu’elle n’aura jamais eu ne serait-ce qu’une petite partie du succès qu’elle méritait. Eh, pourtant, même Joss Whedon a dit qu’il était fan… au cas où ça en motive certains à regarder.

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La deuxième annulation ? Je suis dépité, il s’agit de celle de Teachers. Certes, je me suis arrêté mi-saison 2, mais c’est une série tellement drôle que c’est pas juste. Là encore, ce n’est pas une surprise car sa troisième saison est diffusée avec une certaine confidentialité… C’était aussi la dernière série diffusée sur TVLand, la chaîne ayant dégagé Younger sur Paramount. Mais cette dernière connaît un large succès, donc c’est plus facile de la revendre à son producteur que Teachers. Non, mais j’ai bien compris de toute manière que les séries qui me font le plus rire n’ont pas de succès. J’espère que la série proposera une conclusion.

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Par contre, la troisième annulation est celle qui m’énerve le plus parce que là, pour le coup, la série a pourtant du succès : on a appris hier, par le créateur, que Channel Zero est annulée après sa quatrième saison. Je vais d’autant plus la savourer quand je la verrai on va dire. C’est abusé, parce que j’ai vu le premier épisode lors du Comic Con et c’était de loin le meilleur début de saison de la série. Pour le coup, elle a toujours rencontré des critiques positives et avait des audiences stables, alors cette annulation sort de nulle part. Le seul point positif, c’est qu’au moins, c’est une anthologie qui a toujours proposé des épisodes de fin, donc on ne restera pas sur notre faim du côté de l’histoire, juste du côté série horrifique.

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Bref, fini de rire, fin de trois excellentes séries d’un coup. Sympa cet article, non ? Allez, finissons par une note positive (ou pas, c’est selon votre opinion dégradée de la série), The Walking Dead est bien renouvelée pour une dixième saison. Ce n’est pas une surprise du tout : la série bénéficie toujours de très bonnes audiences même si elles ont baissé. De mon côté, je trouve qu’on a une meilleure qualité depuis quelques épisodes, alors je sais que je resterai au rendez-vous pour la voir. C’était pas gagné il y a quelques mois – même si j’ai tendance à rester quoiqu’il arrive une fois que je me suis engagé sur plusieurs années. Question de principe.

The Orville – S02E03

Épisode 3 – Home – 17/20
Dans l’ensemble, il est juste dommage que cet épisode sorte de nulle part alors qu’il aurait pu être introduit subtilement depuis le début de saison. Il est autrement un bon divertissement, avec une histoire qui n’invente rien, mais détourne bien les classiques et attentes du genre. La série continue son petit rythme pépère, donc, et ce n’est pas déplaisant du tout, et elle ose bouleverser son train-train avec cet épisode…

Saison 2


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Your job will be waiting for you.

C’est la fin de semaine et je trouve qu’un épisode de The Orville pour la terminer – ou pour bien commencer le week-end, ce n’est pas une mauvaise idée du tout. Généralement, ça permet de poser son cerveau et de ne pas trop se prendre la tête. Bref, je ne vaux pas mieux que l’équipage du vaisseau qui s’amuse depuis trente vendredis (oui, quand même !) à organiser un match de bras de fer entre Isaac et Alara, puisqu’ils ont autant de force dans les bras l’un que l’autre.

Ce qui est bien, c’est que ça centre immédiatement la série sur les trois personnages que je préfère : Isaac, Alara et… Claire. Oui, parce qu’Alara se casse le bras au cours du combat. Elle a donc besoin d’un médecin (les bras sont réparés en trente minutes dans le futur, je veux y envoyer mon moi adolescent qui passait sa vie dans le plâtre). Inquiète, elle demande un check-up plus complet car elle ne comprend pas comment un petit bras de fer a pu lui casser le bras.

Le verdict de Claire est sans appel : elle a perdu de la masse musculaire et de la solidité générale en ce qui concerne ses os. La bonne nouvelle, c’est que Claire peut rapidement la diagnostiquer. La mauvaise, c’est qu’Alara perd de la force parce qu’elle est en gravité terrienne. Elle s’adapte progressivement à son environnement, et si elle continue, elle ne pourra jamais retourner sur sa planète. C’est triste comme tout, mais le seul remède est pour elle de retourner sur sa planète.

Enfin, ce qui est triste, la mauvaise nouvelle de tout ça, c’est que son retour ne peut durer que quelques heures. Il lui faudra au moins plusieurs semaines pour s’en remettre, possiblement des années. Pire : il y a même un cas qui ne s’en est jamais remis. Bref, Alara tombe en légère dépression dans ses quartiers et Ed la rassure comme il peut sur son job. Il a beau lui dire qu’elle le gardera, ce n’est pas gagné quand même.

Finalement, Alara prend donc la décision logique de retourner chez elle, parce que de toute manière, elle ne serait pas un chef de la sécurité très efficace sans ses pouvoirs. Le retour sur Xelayah est sympa et nous permet de suivre Alara un bon moment de l’épisode, alors j’étais content. J’étais bien le seul, parce qu’Alara a des parents totalement insupportables. Ils ne sont pas très pro-militaires en fait, et ils ne s’en cachent pas devant Ed quand il leur dépose Alara.

C’est chouette d’en découvrir plus sur une nouvelle planète où la gravité est mille fois plus forte que sur Terre. Et l’intelligence bien supérieure, apparemment, d’où l’aversion pour la flotte militaire. Finalement, cet épisode nous propose donc une crise familiale tout ce qu’il y a de plus habituelle : des parents sont déçus par la vie de leur fille, qu’elle trouve quant à elle géniale. Si elle aime être sur l’Orville, ses parents la préfèrent à la maison où ils aimeraient la voir reprendre ses études et trouver l’amour pour se marier, comme sa sœur parfaite, Solana.

Ils n’inventent pas l’eau chaude, mais la recyclent agréablement à la sauce extra-terrestre. Et si Alara n’aime pas être de retour sur Xelayah (en fauteuil roulant puisqu’elle supporte désormais mal la gravité, en plus !), elle est forcée de reconnaître que, oui, sa planète est aussi magnifique que ce que le dit le reste de l’Orville, particulièrement quand ses parents l’emmènent dans leur maison sur la plage, où elle s’imagine faire du galop à dos d’Eveek, une drôle de bestiole sauvage de Xelayah.

Sa rééducation prend du temps, et elle n’est pas fan du tout de son fauteuil roulant. Elle aimerait guérir plus vite que ne l’exige la nature. En attendant, elle s’occupe en enquêtant pour les nouveaux voisins qui sont bien embêtés de découvrir que quelqu’un s’est probablement introduit chez eux. Bref, elle fait son job. C’est l’occasion pour Alara de passer un peu de temps avec Solana qui essaye de s’intéresser sans être pour autant très douée pour ça. Elle a tout de même un discours différent de ces parents qui, tout en excluant Alara de la normalité de Xelayah, avec prétention et ton hautain, parvient à la réconforter et lui dire qu’elle est fière d’elle.

Alara en est touchée et fait son job comme elle peut, partant à la recherche de Serris, un employé de ses parents qui semblent être le coupable tout désigné du vol de la maison des voisins… enfin, jusqu’à ce que les voisins s’avèrent être des psychopathes qui cassent un dîner mondain plein de mise en avant de l’intellect des deux familles.

Ouep, psychopathe : le mari sort un flingue pour braquer le père d’Alara afin qu’il lui serve une sauce bouillante… à la main. Pas si charmants que ça les voisins, finalement. En fait, ils en veulent à Ildis, le père d’Ilara, parce qu’il a poussé leur fils Galdus au suicide en démontant ses recherches qui faisaient d’un vaccin sain un danger public. Les voisins prennent donc en otage toute la famille et Alara ne peut pas faire grand-chose, à part voir sa sœur risquer de perdre son petit doigt.

Pendant ce temps, dans l’espace, Ed et Kelly sont forcés d’accueillir le Lieutenant Tharl, un remplaçant par intérim d’Alara. Cela nous permet de découvrir une nouvelle espèce dont on ne veut pas savoir comment elle respire, clairement, parce qu’elle a une trompe servant d’œsophage. Rien de bien glamour, donc. Heureusement, Claire a une merveilleuse idée pour aider Alara à guérir plus vite ou à s’adapter à l’espace.

Par conséquent, Ed et Gordon retournent chercher Alara pile au bon moment pour tomber en plein pendant la prise d’otage. Ed insiste tellement pour parler à Alara qu’il finit par se faire tirer dessus par le voisin, le mettant en danger de mort car sa jauge de gravité baisse d’un coup : il n’a que trois minutes de réserve et il est déjà cloué au sol. Gordon ? Il ne peut pas faire grand-chose depuis le vaisseau.

Alara, en revanche, décide de passer à l’action malgré la maladie toujours présente. Ah, voilà donc la petite dose d’action que j’attendais depuis le début de l’épisode et que je savais que j’aurais : elle s’attaque à la femme et lui tire dessus. Cela énerve assez le mari pour qu’il arrête de s’en prendre à Ed et pourchasse Alara à travers la maison. Malgré ses faiblesses, elle gère à fond et force à son père à s’occuper d’Ed, ce qu’il fait malgré sa main brûlée. Ed perd quelques os au passage, mais rien d’inquiétant dans cette série.

Alara ? Elle parvient à se débarrasser du voisin en le tuant et Serris est mort, tout simplement. Il n’empêche que pour la première fois, elle parvient à s’entendre avec son père, et lui à être admiratif de sa fille. Elle retourne ensuite sur l’Orville pour apprendre que Claire lui a trouvé un traitement… mais elle n’en veut pas.

Alors là, je suis dégoûté. Je le sentais bien que cet épisode avait ce risque de donner une porte de sortie à Alara, mais j’avais bon espoir qu’elle ne la prenne pas franchement. Pourtant, elle décide de démissionner et de dire adieu à l’équipe. C’est tout naze ça, franchement, elle avait toujours de bonnes intrigues et l’épisode centré sur elle était mon préféré en saison 1. Les adieux se font en musique et sans parole, mais avec beaucoup de larmes. Et elle laisse à Ed des cornichons, super le cadeau d’adieu, comment il l’ouvrira sans elle, hein ?

Je suis frustré. Je ne m’y attendais pas, franchement, c’est naze et elle manquera à la série si elle ne revient pas vite. Je ne la vois pas s’adapter définitivement à la vie sur sa planète. Elle finira bien par le regretter… J’espère. Après, ça peut être lié aux rumeurs qui disaient qu’elle a flirté un temps avec McFarlane, mais j’y crois moyen. Qu’elle revienne vite 😥

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Saison 2

The Man in the High Castle – S03E08-10

Épisode 8 – Kasumi (Through The Mists) – 17/20
La tension continue de monter dans cet épisode, que ce soit entre certains personnages ou dans les intrigues qui approchent petit à petit d’une fin de saison. Les dangers planent toujours sur tout le monde tout le temps dans cette série, mais là, je dirais que ça se rapproche de plus en plus et c’est pas bon signe du tout.

Saison 3


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They won’t risk a war. We will crush them.

Le plan de Nicole s’est rapidement mis en place : on sent que les nazis ont envie de mettre fin à toute l’Histoire des États-Unis. C’est tellement cohérent avec ce que faisaient les vrais nazis en vrai. La cloche de la Liberté, en or, est ainsi fondue devant Himmler en personne qui est fasciné de voir de l’or fondu couler ensuite pour former une croix gammée. L’angoisse est palpable dans cette série, quand même, à chaque épisode.

Juliana est toujours à Sabra où elle tente de prouver à tout le monde qu’il est possible de battre les fascistes : elle montre à tous les gens présents le film, mais elle ne rencontre pas beaucoup de succès franchement. Par chance, elle réussit à convaincre le physicien de l’assemblée, ce qui lui permet d’obtenir quelques explications sur les plans qu’elle a volé à Joe. C’est donc bien une machine à voyager dans les mondes parallèles. Cela dit, c’est bien le seul à l’aider.

Wyatt continue ses petits deals, mais il le fait avec un homme en qui il n’a plus confiance. Il comprend vite qu’il est trahi, et il préfère le tuer avant de retourner à Sabra où il rencontre Frank. C’est là qu’il explique que l’homme était un nazi qui lui a fourni des papiers du Reich, pour Juliana. Elle en est toute contente, mais ça veut dire abandonner Frank derrière et ça, c’est juste super triste. Les adieux sont tristes et la joie de l’épisode précédent s’éclipse vite alors qu’elle dit aussi au revoir à Ed. Ouep, juste comme ça, c’est la galère à nouveau puisque c’est l’heure des adieux.

Tout ça a fini par motiver Frank à partir pour Denver, et c’est genre la plus mauvaise idée possible. Lila essaye bien de convaincre Sampson de rester avec elle, mais les trois hommes finissent par quitter Sabra à leur tour.

En fin d’épisode, Juliana et Wyatt essayent de passer la frontière allemande avec de faux papiers, mais ce n’est pas efficace du tout : les papiers fournis par l’homme qu’a tué Wyatt sont mauvais, avec une signature qui correspond à celle d’un homme mort. Un soldat reconnaît donc Juliana et la tension montre rapidement. Grâce à l’aide d’un allié de Wyatt, ils arrivent toutefois à passer la frontière, mais pas sans laisser quatre cadavres nazis derrière eux. Voilà qui promet pour les épisodes suivants. De toute manière, Juliana est fichée à la fois côté allemand et côté japonais, donc tout craint pour elle. Seulement, côté japonais, elle avait la protection de Tagomi alors que je ne suis pas sûr que John fasse grand-chose pour elle, même si elle protégeait le secret de Thomas.

À San Francisco, Tagomi continue de voir la peintre et ce n’est pas passionnant à suivre… jusqu’à ce qu’on apprenne qu’Hans est toujours dans les parages. Himmler a donc menti (oh surprise) et veut le faire tuer. Génial. Bon, j’ai eu beau stresser, c’était en vain : Hans n’est vraiment pas au niveau de Joe et il se fait maîtriser en une trentaine de secondes.

C’est chouette de voir Tagomi survivre, mais ça pourrit un chouilla la relation avec sa peintre. Kido est immédiatement averti et il décide d’expédier directement le corps au Reich. C’est tout ce qu’il y a plus de gênant pour la politique extérieure tout ça.

Bobby continue sa vie misérable mais se voir offrir les clés de sa boutique par les hommes de Kido… Ouep, ce dernier veut le remercier pour service rendu au pays. Il comprend aussitôt qu’Ed est en danger et tente de l’avertir, en vain. Sans surprise, on voit alors Kido et un homme de main débarquer en zone neutre pour retrouver soit Ed, soit Frank, soit les deux. Et ils savent que Jack est un de leurs amis, en plus.

Ils n’hésitent pas un instant à s’en prendre au barman pour avoir des informations et la piste de Jack est rapide à remonter. Les japonais sont bons : ils disent avoir retrouver le van d’Ed et Bobby et vouloir leur rendre, contre de l’argent. C’est crédible, mais Jack est loin d’être idiot heureusement, donc il ment et dit qu’ils sont partis vers le Sud. Ce mensonge est risqué quand même, et Kido décide de donner un faux nom à Jack : Baku. Au moins, Bobby récupère sa boutique, c’est déjà ça.

À New-York, le nouveau poste de John ne l’aide pas particulièrement à mieux vivre le décès de Thomas, surtout lorsque sa fille doit à son tour être testée pour savoir si elle est malade. Helen aimerait bien qu’elle puisse y échapper, mais ce serait reconnaître une forme de culpabilité. Comme ses plaintes à John sont vaines, elle se tourne de nouveau vers son psy pour lui énoncer tout le mal qu’elle pense de la politique eugéniste des nazis.

Elle en profite même pour caser que Goebbels est handicapé, et qu’elle a constaté son handicap. C’est chouette comme tout, cette scène, et ça finit par Helen qui embrasse le psy. Il n’est pas du tout en faveur de ce transfert, et il ne faut pas être sorcier pour comprendre qu’elle vient de signer son arrêt de mort avec cette session. Sans surprise, le psy appelle en effet John pour tout lui raconter. Ah, elle est belle la confidentialité du patient dans cette série.

Bien sûr, John confronte ensuite Helen parce que ses doutes sur la politique du Reich sont un véritable danger, et parce qu’elle a quand même embrassé le psy. Elle apprend donc qu’elle ne pourra plus jamais le revoir, et c’est ainsi que s’arrête son transfert envers son psy… ou pas ?

Sans surprise, les allemands reçoivent ensuite le corps d’Hans. Cela inquiète John qui pensent toujours que les japonais ont la bombe nucléaire et peuvent donc anéantir le Reich sans problème. Ce n’est pas le cas bien sûr, et Himmler a donc raison (ça me tue de l’écrire) quand il dit qu’il veut risquer la guerre et que les japonais, eux, n’en auront pas envie.

Sinon, Nicole fait de la merde dans cet épisode : elle emmène Thelma dans un club clandestin pour lesbiennes européennes, sur le sol américain. C’est un club extrêmement sympa pour elles, évidemment, mais aussi extrêmement illégal. Bien sûr, il y a un raid organisé alors qu’elles sont encore dedans et ça tourne mal pour elles. Nicole a l’immunité politique grâce à son poste au ministère de la propagande, mais Thelma non. Elle est donc photographiée et arrêtée, forçant Nicole à passer quelques coups de fil, notamment à Billy, son collègue influent à qui elle a pitché en début de saison son idée d’une nouvelle Histoire.


Épisode 9 – Baku – 20/20
Les meilleures scènes n’étaient vraiment pas là où je pensais qu’elles seraient. C’est le genre d’épisode tellement bien foutu qu’on ne le voit pas passer et qu’on se surprend à gémir devant. Oui, oui, gémir. Franchement, cette saison 3 ne perd pas en qualité et est grandiose ; je crois qu’il n’y a pas une intrigue qui ne m’a pas happé dans cet épisode. Quant à son cliffhanger… pff, lisez la critique et vous saurez.

Saison 3


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No, your other friend. The one that can’t come back to San Franciso.

John continue de visionner les films, tous les films qu’il peut, et cette fois mon cœur se brise : il tombe sur des images d’Helen, Thomas et lui, vivant heureux et paisibles ; partageant du coca et des bons moments tous ensemble, comme une famille. Oh la la, la tristesse ! Ce n’est que le début d’un long épisode pour John qui enchaîne les journées de merde dans cette saison : au bureau, il découvre que Juliana est entrée sur le territoire allemand en compagnie d’un passeur, Wyatt. Bon, l’élément de surprise n’existe plus, c’est déjà ça de mal barré pour Juliana dans cet épisode.

John ? Il continue sa journée par un appel de Tagomi qui veut le rencontrer en personne pour… parler de la guerre qui risque de leur exploser à la gueule. Il faut dire que Tagomi est au courant pour Die Nebenwelt, qui est la machine à changer de monde, de ce que j’en comprends. John en avise Himmler, qui lui dit de se rendre en zone neutre pour enquêter précisément sur ce que savent les japonais, et sur l’homme du Haut Château tant qu’il y est.

John aurait bien aimé avoir un peu de temps pour rester, mais Himmler lui ordonne de partir. Il se débrouille donc pour retarder les tests de Jennifer, sa fille, à après son retour et informe sa femme du risque de guerre. Ce n’est pas une idée géniale, ça. Ouep, parce qu’Helen reçoit ses anciennes amies à New-York et leur explique que ses filles se sont bien adaptée à la vie new-yorkaise… On pourrait presque se croire dans Sex & the City vu qu’elle leur sert aussi un cocktail, mais elle déconne sec : elle leur raconte que Goebbels est handicapé et que Berlin est bien protégé. Dis autrement, elle critique le régime face à des gens qui ne sont pas John. C’est du suicide, à peu de choses près.

Elle les enchaîne cela dit : l’infirmière se pointe chez elle avant le retour de John pour tester Jennifer et alors que la tension grimpe très clairement de plusieurs crans, elle refuse que sa fille se fasse tester. Pire encore, elle emmène ses filles à la plage dans un voyage évidemment non planifié et sans le moindre bagage.

Juliana pourrait au moins se couper les cheveux franchement, elle est trop grillée là. Wyatt l’emmène chez un ami qui peut les protéger… et que Juliana reconnaît pour l’avoir rencontré dans un autre monde : Chuck. Elle a le souvenir de l’avoir vu dans la forêt où Joe l’a tuée avant de se suicider. Merveilleux. Wyatt présente ensuite un certain Vince à Juliana, le propriétaire des lieux, et Ledette, une femme suspicieuse. Et Wyatt veut que Juliana leur montre le film, tant qu’à faire.

Dès qu’ils sont tous les deux, Juliana apprend à Vince que Chuck est important. Ils montrent le film à tout le bar et sont heureux de rencontrer un certain succès, mais Ledette reste plus sceptique qu’autre chose : Juliana a pour ambition de stopper les nazis d’utiliser une machine et donc de sauver un autre monde, mais Ledette, elle, veut sauver le sien avant. Elle accuse Wyatt d’être aveuglé par son amour pour Juliana, mais au moins, ça la fait aimer ! Ben putain, ça doit être quelque chose quand elle n’aime pas les gens si elle agit comme ça quand elle les aime !

Juliana embarque toute cette nouvelle partie du casting avec elle pour mener l’enquête sur la Machine. Elle sait exactement où la trouver puisqu’elle l’a déjà vu en rêve. Elle en connaît le fonctionnement, avec les sujets censés la tester habillés en blanc. Elle n’en sait pas plus en revanche, puisque Joe l’a tuée et s’est suicidé avant qu’elle n’aille plus loin. Aujourd’hui, par contre, elle compte bien aller plus loin et faire tomber cette base nazi.

En zone neutre, Frank découvre le succès de son street art. Il décide, avec Ed, de continuer à peindre ses couchers de soleil, dans l’espoir de répandre la bonne parole. Ils sont donc à Denver et heureux d’être libres, donc Frank conseille à Ed d’aller voir Jack avant qu’ils ne changent de ville. Outch. C’est la pire des idées, surtout que l’épisode s’appelle Baku, comme le personnage qui est à sa recherche…

Cela ne manque pas, évidemment : Ed va voir Jack au beau milieu du Grand Palace où un japonais les surveille alors que Jack n’a aucune idée du risque qu’ils encourent. Pire, il s’est laissé endormir par Baku et son idée du van retrouvé, surtout que ça colle avec le coup de fil de Bobby auquel il n’a rien compris.

Tout inconscient des dangers qui planent, Ed appelle donc Bobby pour lui annoncer qu’il compte rentrer à San Francisco avec Jack et le van, mais Bobby lui dit de fuir au plus vite avec son ami. Son autre ami. Le message est clair, et peut-être un trop d’ailleurs. Bobby reçoit la visite d’un japonais que je pensais ici pour le menacer, mais non, c’est juste du business as usual entre eux, avec un antiquaire avide du plan de Nicole qui consiste à purger l’histoire américaine.

Le message est clair pour Ed ? Oui et non… Il emmène Jack directement auprès de Frank. Oh non, non, non, mais t’es tellement con Ed, surveille tes arrières mince. Les choses se dégradent bien trop vite puisque Kido débarque au moment où Frank rencontre Jack. L’effet de surprise est total et la liberté ressentie par Frank bien futile : il se fait immédiatement arrêter. C’est pire que la merde là. Au moins, Ed ne se fait pas tuer au passage, alors que je m’y attendais vraiment, c’est donc plutôt cool… par contre quelle tristesse pour Frank. C’était bien la peine de survivre.

Pendant ce temps à San Francisco, Tagomi est encore et toujours avec sa peintre et avec pas mal de non-dits entre eux, également. Il s’apprête à partir le lendemain et il voulait la revoir pour s’excuser d’avoir tué un homme devant elle. Ce n’est pas fou fou, mais ils s’embrassent enfin, donc au moins, cette intrigue avance.

Le lendemain, John arrive en zone neutre et sans le moindre uniforme, comme convenu. C’est lui qui a choisi le lieu de rendez-vous, une ancienne base de l’Homme du Haut Château. Il n’est pas bête : il espère profiter du voyage pour trouver d’autres films, évidemment. Tout ce qu’il obtient, en revanche, c’est une photo d’Hawthorne et sa femme devant une ferme… qu’il fait aussitôt rechercher.

La rencontre au sommet entre John et Tagomi se fait au cœur de la nuit et est chargée en tension, même si elle commence par une note personnelle sur la mort de Thomas. Tagomi raconte donc à John qu’il est à l’origine du traité de paix de la saison passée qu’il a négocié ; et aussi que les films lui permettent de voir son fils. C’est qu’ils sont très similaires Tagomi et John. Pour retrouver la paix ? Tagomi demande une fin de l’embargo sur l’essence en échange du retour d’exilés politiques que le Reich veut assassiner. Sympa cet échange dis donc. Je m’attendais à une longue réunion, mais c’est expédié en quelques minutes à peine.

Après celle-ci, John retrouve sans mal la ferme du Man in the High Castle où il fait tuer quelques hommes de main et blesse la femme de celui-ci, avec la ferme intention de lui faire avouer où il se trouve.

La fin d’épisode voit Frank être emmené dans le désert par Kido. Les deux prennent le temps de parler, et c’est incroyable à voir : Kido semble presque regretter d’avoir tué la sœur et les neveux de Frank en saison 1 – scène dont je ne me suis jamais tout à fait remis. Frank avoue avoir agi par colère en saison 2 quand il a commis son attentat. Non, vraiment, ils semblent se réconcilier et ça n’a aucun sens vu leur passé. Malgré tout, Kido l’a emmené ici pour le tuer. Il part revêtir son uniforme resté dans la voiture pendant que Frank accepte son sort et se met à prier. Avant d’être décapité. Devant nos yeux. Mais ? C’était bien la peine de le faire survivre si c’est pour nous le retuer en six épisodes. Franchement, je suis dégoûté.

Et sinon (c’est une constante d’introduire Nicole comme ça cette saison, mais elle semble vraiment tout le temps déconnectée de tout le reste), une émission télé se met en place du côté du Reich :  Jahr Null (An Zéro, j’imagine ? Mes bases d’allemand arrivent à leur limite). Elle aura lieu sur un bateau, avec Billy, Nicole et Thelma, fraichement libérée de prison par un Billy qui lui reproche tous les problèmes qu’elle a causé ses derniers temps. Oookay. C’est le titre du dernier épisode, j’imagine que ça aura un intérêt, cette émission qui a pour but de montrer la destruction de la Statue de la Liberté.


Épisode 10 – Jahr Null – 20/20
La conclusion de la saison est extrêmement efficace et passionnante, et je ne suis qu’impatience de voir la saison 4, même si d’ici là, j’aurais oublié beaucoup trop de choses et que je vais encore galérer à me remettre dans l’intrigue. Qu’importe : cette saison 3 était extrêmement solide et cet épisode boucle toutes les intrigues entamées, en nous laissant sur des cliffhangers de malade, comme à chaque fois.

> Saison 3


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At long last, her light goes out.

Hawthorne rentre chez lui tout heureux… mais c’est pour mieux découvrir que John est là et menace de tuer Nicole s’il ne se rend pas immédiatement. Bien sûr, notre Homme du Haut Château envisage un instant de se tuer, mais ce n’est pas très utile pour tout le monde, donc il abandonne. Cela permet à John de se faire très, très bien voir d’Himmler qui lui envoie un avion, rien que ça, pour qu’il le rejoigne sur le site de la Machine.

Là-bas, John explique tout ce que Tagomi lui a dit et a droit à une démonstration de ce qui ressemble fort à la porte des Etoiles. Ouep : Mengele (gloups, vraiment ?) a réussi à construire un tunnel menant à l’anomalie qui va lui permettre de passer d’un monde à l’autre. Les sujets-tests, tous en blanc, sont envoyés à travers ce portail. On bascule à fond dans la SF avec cette scène – oui, je sais on y était déjà avant.

De son côté, Juliana fait un cauchemar qui la bouleverse et dont on ne sait rien. Malgré tout, elle décide bel et bien de s’infiltrer dans le tunnel où elle s’est vue être tuée par Joe pour détruire la Machine. Elle, Wyatt et quelques autres hommes sont donc là pour assister au test qui envoie quelques sujets de l’autre côté, tout simplement. Une drôle de réaction magnétique à la LOST à lieu au moment du test qui est TOUT sauf un succès. En effet, sur les quatre sujets envoyés, trois sont littéralement broyés comme s’ils passaient au mixeur.

Cependant, une jeune femme a disparu et les allemands voient ça comme un succès. Himmler est ravi, mais John, lui, est plus sceptique. Il est un peu bouleversé par la mort des trois sujets, alors qu’Himmler veut une accélération des tests pour envoyer l’armée à travers le portail. C’est juste flippant à imaginer, tout ça, des nazis pourraient surgir dans notre monde avec cette série. Non merci.

Juliana aussi dit non merci, et depuis son tunnel elle envisage avec Wyatt de tout faire péter. Malheureusement, ils ne sont pas très discrets et les allemands les découvrent bien mal cachés suite à l’anomalie magnétique. Une petite scène de bataille a lieu dans le tunnel et Juliana essaye de balancer une grenade histoire d’en finir : le tunnel s’effondre sur elle, mais d’autres peuvent s’enfuir. Elle survit toutefois…

Cela permet à John de l’interroger, et c’est une scène passionnante. Dire qu’ils étaient amis à l’origine, c’est fou. John lui montre le cadavre de Joe en photo, et elle refuse de le regarder, mais elle a bien compris qu’il avait Hawthorne. Ce qui est assez atroce, dans cette scène, c’est qu’elle nous rappelle à quel point John est censé être un salopard de nazi (eh, ça vaut bien quelques insultes ce genre de séries). Depuis la saison 2 où j’ai fini par m’attacher au personnage, je suis plein de sentiments contradictoires pour lui, moi.

En tout cas, Juliana déchire tout, surtout quand elle lui parle des confessions de Thomas. Cela n’adoucit pas John du tout, et il la laisse être torturée, sans pour autant rester voir ce qu’il se passe. Hawthorne ? Il est complétement fou et agit comme un cinglé, à chanter des phrases qui n’ont pas trop de sens pour éviter qu’on l’interroge. Il n’a de toute manière pas le choix de parler car s’il ne le fait pas, Caroline se fera tuer. Pourtant, la scène qui suit, où John l’interroge, n’est pas aussi passionnante que ce qu’elle aurait pu être, je trouve.

John rentre ensuite chez lui pour découvrir que pendant qu’il gérait comme un bon petit toutou nazi, sa femme déconnait sérieusement à emmener les filles dans leur maison de plage. Les trajets ne doivent vraiment pas prendre longtemps à John : il se rend aussitôt là-bas pour découvrir une deuxième maison vide.

Le lendemain, c’est donc sans sa famille qu’il se pointe à l’enregistrement de l’émission de télévision de Nicole. Himmler se dit triste de leur absence car cela envoie un bien mauvais message alors que la Statue de la Liberté est sur le point d’être détruite. Jahr Null nous crie Himmler, quelques instants avant que la Statue ne soit détruite par des missiles… sous les feux d’artifice. La violence de cette scène – ça me rappelle à quel point elle reste un symbole ; exactement comme l’était les World Trace Center ou comme peut l’être la Tour Eiffel en France. C’est fou, mais ça fait froid dans le dos cette scène de destruction de la Statue de la Liberté.

Dans les rues de New York, ça tourne encore un peu plus mal avec des émeutes, des jets de pierre et des cocktails molotov qui ravissent encore un peu plus Himmler. C’est son épisode, en tout cas : sur le bateau, il fait arrêter Nicole pour l’emmener à une rééducation forcée. Outch, elle était beaucoup trop libérée, c’était sûr que ça finirait par lui arriver sous le Reich. Cela craint pour Thelma aussi.

Bien sûr, Liam Wyatt a réussi à s’enfuir, et il retrouve alors Richie. Merde, je pensais avoir tous les éléments nécessaires à la compréhension, et je me retrouve avec cette scène qui me prend par surprise : je ne sais plus du tout qui est Richie. Humph. En tout cas, ce qui est sûr, c’est que ça participe à gâcher l’épisode d’Himmler : il se fait tirer dessus par l’homme de main de Liam Wyatt. Il ne meurt pas sur le coup malheureusement, mais la bonne nouvelle, c’est que Liam réussit à s’enfuir sans être arrêté et qu’il va continuer de propager la bonne nouvelle des films. John s’en tire aussi, en plus.

Il reçoit alors un coup de fil d’Helen qui a pris la décision de le quitter, et surtout de s’enfuir. Oui, elle s’enfuit car elle est terrifiée de ce qu’est devenu son mari. Ben, il est pas dans la merde lui. Un peu dépité, il retourne donc en Zone Neutre observer ce que font Juliana – elle se réveille – et Hawthorne, alors que le Führer est en pleine chirurgie.

Pendant ce temps, et c’est moins intéressant, Kido s’arrange pour libérer Gina, sa prostituée. Il lui remet même de l’argent pour qu’elle puisse vivre la vie qu’elle veut. C’est du grand n’importe quoi. Bref, il est amoureux quoi. Elle, en revanche, elle envisage aussitôt de quitter San Francisco pour rejoindre sa famille de fermiers. Elle l’y invite en tout cas, en guise de remerciement, et il lui dit qu’il viendra peut-être, ce qui lui permet de gagner un baiser.

Je veux bien qu’on me fasse passer Kido pour un humain, mais je l’ai vu décapiter Frank un quart d’heure plus tôt, alors non, en fait. Je veux juste, une fois de plus, qu’il meure et c’est tout. D’ailleurs, je ne suis pas le seul à lui en vouloir : Ed aussi a besoin d’exprimer sa colère. Il le fait sur Bobby : Jack et lui viennent le voir à San Francisco pour lui apprendre la mort de Frank, mais aussi pour lui reprocher de vouloir vendre les objets que les nazis détruisent alors qu’ils sont si précieux.

Finalement, les trois décident de poursuivre le travail de Frank ensemble : ils exposent une banderole immense avec l’un de ses tableaux, symbole clé de la résistance anti-fasciste.

En fin d’épisode, John retourne interroger Hawthorne, avec l’espoir d’obtenir des réponses. Il en obtient quelques-unes quand même, notamment le fait qu’un voyageur ne peut passer d’un monde à l’autre que s’il a de la « place » pour entrer dans ce deuxième monde, c’est-à-dire si son alter-ego de ce monde-là est mort. Et pendant qu’il obtient ses réponses, Juliana se concentre et se découvre elle-même voyageuse. John arrive à temps pour la voir disparaître, mais aussi à temps pour lui tirer dessus avant qu’elle ne le fasse. Et la balle semble la traverser en plein cœur, alors ce cliffhanger, c’est du tonnerre : son corps disparaît, mais son sang est quand même projeté contre le mur derrière elle. John en reste tout abasourdi, et moi aussi, même si c’est logique : après Joe et Frank, il fallait bien nous tuer le troisième membre du trio. Je la vois mal survivre d’une telle balle, même si elle voyage en plein hôpital, non ?

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EN BREF – Cette saison m’aura fait passer par toutes les émotions… non, en fait, elle m’aura juste fait passer par les pires émotions, comme d’habitude. Vraiment, je ne peux pas dire que j’ai beaucoup été joyeux par exemple, même si j’ai ri à quelques passages, je le reconnais. Comme pour les deux premières salves d’épisodes, cette fournée d’épisode était truffée de scènes dérangeantes et marquantes pour un long moment.

Forcément. Ils n’y sont pas allés de main morte avec Juliana égorgeant Joe et Kido décapitant Frank, sans la moindre censure. Et la statue de la Liberté détruite. Et Himmler qui se fait tirer dessus, alléluia ! Et Helen qui abandonne John sans crier gare. Et Juliana qui se fait tirer dessus ! Non, vraiment, il y a trop de moments totalement dingues dans cette série. Elle demande une telle immersion pour bien la comprendre que c’est toujours traumatisant quand ça arrive. C’est ce qui fait tout le brio de cette série, je trouve, je suis rarement autant stressé et angoissé que devant une telle série… et j’en redemande !

En tout cas, mon Challenge Séries 2019 commence extrêmement bien, autant dans la qualité, avec une saison particulièrement réussie, que dans mon assiduité, avec déjà quatre épisodes d’avance sur mon planning. C’est plus prudent, je pense, je me connais, il y aurait bien des moments où je n’aurais pas le temps de respecter le « trois épisodes par semaine ».

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> Saison 3

You’re the Worst (S05)

Synopsis : En fin de saison 4, Jimmy et Gretchen décidaient enfin, après une longue saison d’errance pour les deux, de se remettre ensemble, alléluia. Cela se fait au détriment de Boone, le pauvre. Lindsay ? Elle avait la merveilleuse idée de proposer à Becca d’être la mère porteuse de Paul (ce qui n’a aucun sens ni logique… mais bon, c’est Lindsay). Quant à Edgar, il finissait sans ami, et n’évoluait pas tellement. Il devra se consoler avec le mariage de Jimmy et Gretch, prévu pour le mois d’octobre… il était donc plus temps que de nous sortir cette saison !

Saison 3 | Saison 4 | Saison 5

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Pour commencer, j’ai tellement été déçu par la saison 4 que je suis soulagé de savoir que cette saison 5 est la dernière. Cela dit, je suis à peu près sûr que je vais être au fond du gouffre quand la série sera terminée, car j’en ai adoré les premières saisons et que je compte bien sur celle-ci pour se remettre au niveau excellent des premiers épisodes.

Tout ce que j’en sais, pour l’instant, c’est qu’il va être question du mariage tant attendu parce que j’ai vu passer un tweet qui était une invitation au mariage de Gretchen et Jimmy. Je me suis senti un brin spoilé par la photo qui accompagnait le tweet, mais je ne vais rien dire car j’ai hâte de retrouver ces personnages, en espérant qu’ils arrêtent d’être de simples caricatures d’eux-mêmes. La fin de saison avait remonté le niveau, tous les espoirs sont permis.

Allez, j’appréhende un peu d’être déçu, mais je clique sur play sinon je ne le ferai jamais… Déjà que j’ai préféré bosser toute la journée plutôt que me jeter sur l’épisode, faut arrêter le délire à un moment !

Note moyenne de la saison : 14,5/20

S05E01 – The Intransigence of Love – 15/20
Plus tard dans la saison, j’aurais probablement écrit de cet épisode qu’il était absolument génial et brillant. Seulement, nous ne sommes pas plus tard et pour une reprise, c’était trop long à mettre en place, voir ennuyeux par moment. C’est franchement dommage car la fin remonte totalement le niveau et nous rappelle que la série sait se montrer brillante. C’est le cas dans cet épisode, il est brillant… mais ce n’est pas génial pour une reprise après un an d’absence à l’écran.
S05E02 – The Pin In My Grenade – 18/20
La série reprend enfin un format plus classique cette semaine, et ça lui réussit très bien : on retrouve tous les personnages au meilleur de leur forme, et ça faisait un moment que ce n’était plus arrivé. Si toute la saison suit ce schéma, on est bon pour une fin de série qui sera parfaite et à la hauteur – même si oui, une partie de cet épisode allait trop loin. Too far but far too good.
S05E03 – The One Thing We Don’t Talk About – 15/20
Bon, force est de constater que je vieillis mal – ou alors c’est la série ? Je suis beaucoup moins fan qu’avant. Il me reste le personnage de Gretchen, il me reste le couple principal, mais alors autrement, tous les autres ont fini par me souler maintenant. C’est dommage pour une série qui a une époque était une de mes préférées.
S05E04 – What money ? – 16/20
Bien aidé par une situation de base originale et marrante, cet épisode remonte un peu en niveau, en rendant de nouveau ses personnages supportables. Je ne suis pas convaincu par l’ensemble des directions prises par l’épisode, mais ça se tient du côté de l’humour, alors je peux encore leur pardonner, je pense.
S05E05 – A Very Good Boy – 14/20
Il est vraiment temps que ça se termine, parce que je trouve que la série en arrive à avoir du mal à rester fidèle à ses personnages dans cet épisode qui les voit agir de manière peu naturelle pour leurs caractères. Beaucoup de ficelles paraissent également beaucoup trop grosses et j’ai du mal à reconnaître la série que j’adorais. Certes, il y a de bons gags, mais il est loin le temps où j’étais mort de rire !
S05E06 – This Brief Fermata – 14/20
La structure de l’épisode a beau être sympathique, elle ne l’empêche pas d’être bien trop prévisible. Le problème, c’est donc que j’ai attendu toute une moitié de l’épisode une « révélation » qui n’en était pas une, avant de devoir attendre une autre moitié d’épisode pour en découvrir les conséquences. Et c’était donc déjà fini quand ça aurait pu m’intéresser. Ce n’est pas ça cette saison !
S05E07 – Zero Eggplant – 15/20
Il y avait de bons moments dans l’épisode, mais comme d’habitude, les deux trois gags qui prennent encore sur moi ne compensent plus toute la lourdeur de la série, ni ses défauts. C’est dommage. Je ne sais pas si c’est la série qui vieillit mal ou moi : peut-être que je suis moins fun qu’avant ; après tout, c’est une série qui part du postulat de nous présenter la vie merdique d’un couple destructeur, et plus je vieillis, moins j’ai envie de relations destructrices. Ou alors, c’est juste de plus en plus médiocre ; au choix.
S05E08 – The Pillars of Creation – 06/20
Ce qui devait arriver arriva : voici l’épisode hors sujet de la saison, celui se concentrant sur les personnages secondaires. Et comme prévu, il n’est pas au niveau lui non plus. Il ne reste plus beaucoup d’épisodes, mais vraiment, je me force de plus en plus à rester devant cette saison qui ne parvient pas à être au niveau. Une réalisation impeccable, ça ne fait pas tout.
S05E09 – Bachelor/Bachelorette Party Sunday Funday – 17/20
Ouf ! Voilà donc pourquoi je continue de regarder cette série. En capitalisant sur de vieux concepts, elle parvient à fournir l’un de ses meilleurs épisodes de la saison. C’est vraiment cool de voir qu’ils ont toujours en eux de quoi fournir d’aussi bons épisodes. Espérons juste que la fin de saison continuera dans cette direction.
S05E10 – Magical Thinking – 15/20
Je m’attendais à vrai dire à pire en lançant l’épisode, mais j’ai bien ri, même si une fois de plus certaines intrigues partent sévèrement en vrille durant ces vingt minutes. Je ne sais pas trop comment les trois épisodes restants pourront fournir une conclusion satisfaisante, mais cet épisode n’était pas trop mauvais, c’est déjà ça.
S05E11 – Four More Goddamn Days – 13/20
Ravagés. Ils ne sont pas les pires comme le suggère le titre, non, ils sont tous ravagés dans cette série. Et je crois que ça s’applique aussi aux scénaristes qui n’ont pas réussi à construire une dernière saison aussi intéressante que les premières. Le compte à rebours vers la fin est lancée, mais la vérité, c’est que ça me passe un peu au-dessus désormais. Je regarde encore parce que je ne vais pas m’arrêter si proche de la fin. C’est tout.
S05E12 – We Were Having Such A Nice Day – 13/20
L’avant-dernier épisode de la série ne redresse ni la barre, ni le niveau. Je ne suis pas fan des décisions prises du côté des intrigues de la saison, et c’est naïf d’avoir cru que ça pouvait encore changer pour cet épisode. Il faut me faire une raison, le dernier épisode approche et la série n’aura pas réussi à me rappeler ce que j’adorais tant dans les premières saisons.
S05E13 – Pancakes – 17/20
C’est improbable, mais ce dernier épisode mérite une bonne note puisqu’il réussit à surprendre tout en proposant une vraie conclusion à l’ensemble des intrigues. Clairement, il y a des choix que je trouve stupide pour cette fin de série, mais d’un autre côté, la série parvient à rester crédible, ce qui n’était pas gagné après les deux dernières saisons. Je suis content de pouvoir me dire qu’elle aura bien fini malgré tout, en réaffirmant une fois de plus la justesse de son titre.

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