Severance – S01E02 – Half Loop – 17/20

C’est vraiment perturbant comme série. Je pense qu’on peut dit que je suis pris dans l’intrigue et que j’ai envie d’en savoir plus sur ce qu’il se passe et sur les mystères de la série, mais en même temps, je ne suis pas aussi à fond que ce que j’espérais. Je me pose des questions, je regarde tous les détails et c’est satisfaisant d’en avoir autant à remarquer. J’ai tout de même envie d’avoir les réponses pour mieux comprendre. Et le plus vite sera le mieux.

Spoilers 

Helly en apprend plus sur son travail, Mark commence à douter.

My job is to scroll through this spreadsheet and look for numbers that are scary?

Boucle bouclée

L’épisode 2 commence par le petit discours d’Helly face caméra. Nous revenons donc en arrière pour découvrir le jour de son embauche. C’est plutôt intéressant comme la série fourmille alors de détails : Milchick est l’employé qui l’emmène à la procédure médicale Severance. Milchick ne semble servir que de personnage qui accompagne les autres partout où ils vont… ce qui fait que je me pose plein de questions sur lui et sur ce qu’il sait. Il est un lien évident entre les deux personnalités des personnages, surtout s’il assiste à chaque procédure. Il regarde droit dans les yeux Helly alors qu’elle se fait charcuter le cerveau pour oublier ses souvenirs.

Oh, avant de recevoir l’implant Severance, Milchick prend aussi le temps de lui annoncer le petit déj préféré (des œufs brouillés) de Mr Eagan – même s’il ne le nomme pas. Ce doit être le fondateur de Lumon, puisqu’il a un joli portrait gravé dans le mur du bâtiment.

La série enchaîne ensuite avec une excellente scène qui nous résume la journée d’Helly à Lumon, mais du point de vue de sa vie perso, pas sa vie pro. Ainsi, elle passe de l’opération à la scène où elle tente de quitter les locaux. Sans trop de surprise après ces premières secondes, on découvre donc que dans la cage d’escalier se trouvait en fait Milchick. C’est probablement pour ça que Mark n’avait pas le droit de regarder, et ça me confirme que lui a tous ses souvenirs quand il est dans les locaux. Non ?

Ce qui est flippant, vraiment, c’est que Milchick est là pour faciliter la transition d’un état à l’autre. Il convainc donc Helly qu’il est tout à fait normal qu’elle se retrouve dans la cage d’escalier et que ça fait partie de la procédure – là où il lui avait dit qu’elle ne se souviendrait qu’une fois dans l’ascenseur. Et puis, ça passe une fois, peut-être deux, mais quand la troisième fois elle se retrouve par terre après avoir enfoncé la porte, bon, elle comprend bien qu’elle essaie de fuir.

Pourtant, Milchick trouve les mots pour la convaincre de rentrer une troisième fois dans le bâtiment. Et cette fois, Helly ne reprend conscience d’elle-même qu’une fois dans l’ascenseur. Quand les portes s’ouvrent, Milchick l’attend avec un joli bouquet de fleurs. Eh, ça fait grincer des dents cette vision de l’Enfer.

Bienvenue Helly

La série a finalement un générique ! Celui-ci est très chouette et pose plein de questions, révélant probablement quelques éléments aussi. Il y est question de poubelles qui fondent et de Mark dont la personnalité se divise entre le Mark qui travaille et celui qui tente de s’enfuir de Lumon. Ah.

Pourtant, juste après le générique, nous retrouvons Mark alors qu’il effectue l’entretien des locaux de Lumon. Il suit en fait une liste de tâches à accomplir en arrivant le matin : allumer les lumières, nettoyer le bureau, faire la poussière… et retirer les photos de Petey qui sont sur les bureaux de chaque collègue. Ah.

Finalement, Helly arrive à son tour au bureau, un peu perturbée d’être déjà le lendemain. Elle a l’impression de ne pas avoir quitté les lieux, et ça lui fait bizarre d’apprendre qu’un week-end complet vient de se passer. On voit bien le problème qui surgit pour cette partie de leur personnalité : ils n’ont jamais de pause et ne font que travailler, sans avoir aucun moyen de savoir ce qu’est leur vie à l’extérieur. Mark lui explique aussi qu’ils ne se croisent pas hors du boulot, car les entrées et sorties sont en décalé pour éviter les interactions.

La nouvelle journée peut en tout cas commencer pour Helly qui est déstabilisée. Dylan lui donne quelques informations sur les prix à gagner pour les plus productifs – une gaufre party, yeah – et Mark lui apprend que son job consiste à regarder des chiffres défiler sur l’ordinateur jusqu’à trouver ceux qui… lui font peur. Hein ? Il lui assure qu’elle finira par comprendre, même si ça prend du temps. Oh bordel, qu’est-ce que c’est que ce job ?

Helly demande évidemment s’il est possible de démissionner de ce job idiot, mais Dylan et Mark lui répondent qu’il faut pour ça envoyer une lettre à son autre elle – celui a une vie privée. Les démissions sont généralement refusées (ben tiens… sont-elles seulement montrées aux employés ?) et Mark considère que ce serait une forme de suicide : après tout, ce qu’Helly connaît de la vie, c’est uniquement son travail dans l’entreprise. Bordel.

En parallèle de tout ça, il y a le troisième collègue, Irving, qui n’est pas très ravi de voir que la photo de groupe a disparu. Mark lui affirme que c’est pour faire de la place à celle qui sera prise le jour-même avec Helly, lors de sa fête de bienvenue. La fête de bienvenue est une autre vision de l’Enfer, encore : c’est une après-midi de team building menée par Milchick. Son rôle est toujours de s’assurer que la transition se passe bien et il le fait en répondant aux nombreuses questions d’Helly.

Si après trois ans, Irving est totalement formaté à l’exercice, Helly, elle, souhaite contacter son autre elle – que Dylan et Mark appellent les « outies ». C’est l’occasion pour Helly d’apprendre que l’ascenseur est muni d’un détecteur qui l’empêchera d’écrire un mot à son autre elle. Quant à savoir si elle a une famille, eh bien, Milchick lui affirme que oui, il suffit de la voir avec ses collègues pour en être sûr. Allons bon.

L’ambiance est de nouveau très souriante, Milchick y veille avec attention. Malgré tout, elle est fragile : ainsi Mark est très heureux du jeu qu’ils font avec un ballon de parole, jusqu’à ce qu’il finisse par reconnaître qu’il a rompu le protocole le matin-même en rangeant les photos de Petey au mauvais endroit. Grosso modo, il se sent triste et inquiet de ne pas savoir ce que son meilleur ami est devenu. C’était plus simple quand Carol D a quitté l’entreprise, parce qu’elle avait prévenu et qu’il y avait eu une vidéo de remerciements.

Milchick garde tout de même le contrôle et finit par réinstaurer le bonheur et le sourire, en rappelant que la mort n’arrive qu’à l’extérieur de Lumon, jamais à l’intérieur. Son rôle est clair : il doit tout faire pour garder les employés. Sa tache ne va pas être simple avec Helly en tout cas : elle est loin d’apprécier tout ce qui est mis en place par l’entreprise pour la garder.

Elle décide donc de quitter l’entreprise pendant la photo de groupe, écrivant simplement sur un post-it qu’elle souhaite démissionner et se barrant le plus vite possible vers l’ascenseur. On peut la comprendre : une existence sans ami, sans famille, sans soleil et à travailler toute la journée pour un truc qui n’a pas de sens ?

Ouais. On peut comprendre qu’elle ne souhaite pas rester. Par contre, Mark n’est pas du tout d’accord avec sa vision des choses et essaie de l’empêcher de partir, surtout qu’il y a un détecteur de mots dans l’ascenseur et qu’elle n’a pas envie de le déclencher. Elle ne le sait pas encore et c’est ainsi qu’Helly rencontre Graner. C’est un type qui débarque dans l’ascenseur quand elle en déclenche l’alarme.

Il a un le visage fermé et fait peur à Mark, ce qui est suffisant pour faire flipper Helly. Mark décide en tout cas de prendre le blâme à sa place, parce qu’il est le chef d’équipe désormais et que c’est à lui de correctement entraîner Helly. Le blâme ? Eh bien, on ne saura pas vraiment. Il est mené dans un couloir où Mrs Cobel l’attend.

Petey

Il est très déconcertant que la série change subitement d’intrigue. Alors qu’on était enfin à fond dans ce qu’il se passe à Lumon, voilà donc qu’on se retrouve à suivre un rencard entre Mark et une doula. Euh ? Cela sort littéralement de nulle part et ça ne se passe pas à merveille pour Mark. Il prend la défense du protocole Severance face à ses questions un peu insistantes, puis il s’en prend à des manifestants anti-Severance dans la rue. Face à elle.

Pas exactement un premier rencard qui va bien finir cette affaire. Mark rentre seul chez lui, sans trop de surprise. Sur place, il est harcelé à nouveau par sa voisine, qui assure vouloir faire la paix avec lui car ils se disputent sur les poubelles. En fait, « Mrs Selvig » s’arrange juste pour surveiller son employé, je pense.

Une fois qu’elle est partie, il doit changer une ampoule et se retrouve donc dans le garage, à voir les affaires d’une certaine Gemma. Et voilà, un deuil sur fond d’alcoolisme, ça promet. Le lendemain, Mark regarde une nouvelle fois le prospectus anti-Severance, puis la lettre de Petey… et il décide de ne pas se rendre au boulot. Il appelle donc Milchick (ben tiens !) pour lui annoncer qu’il ne se sent pas bien.

Mark se rend en fait à l’adresse laissée par Petey. Il s’agit d’une serre à l’abandon, dans laquelle il retrouve son meilleur ami. Même s’il ne le connaît pas. Petey cherche toujours à comprendre ce qu’il se passe à Lumon, mais même en étant reconnecté (réintégré), il ne sait pas ce qu’il se passe à Lumon et ce qu’ils font. En revanche, ce qui est intéressant, c’est qu’on voit les ongles sales de Petey – et ça fait écho à Irv qui a lui aussi les ongles sales. Est-ce que son outie enquête aussi sur Severance et Lumon ?

On ne le saura pas tout de suite. Le but est plutôt de voir que Petey est bien renseigné : il a commencé à faire un plan de Lumon et il a un enregistrement de Mark dans la « break room », la pièce où ils vont lorsqu’ils se comportent mal. Que s’y passe-t-il ? Eh bien, Milchick les force à lire un message dans lequel ils se disent coupable et plein de regrets.

C’est perturbant comme tout. Mark décide tout de même de proposer à Petey de venir avec lui chez lui – Petey n’ose pas rentrer. Nous suivons donc l’arrivée de Petey chez Mark, et ça ne se passe pas super bien pour lui. La procédure Severance est censée être permanente et il semble souffrir d’être réintégré, notamment avec le nez qui se met à saigner, des migraines et… une désintégration embêtante. Alors qu’il prend sa douche, il se rend compte qu’il est encore en train de se nettoyer le nez qui saigne. Migraine. Cliffhanger. Wow. Deux personnalités, donc.

Bien-être

Pendant ce temps, une nouvelle journée commence à Lumon. Tous s’inquiètent de l’absence de Mark, à commencer par Irving qui ne veut pas devenir chef s’il est viré et Helly qui a peur que ce soit de sa faute. Plus haut, Ms Cobel, Milchick et Graner font une réunion pour décider de ce qu’ils doivent faire.

La série prend alors une tournure étrange : Helly pose plein de questions sur le travail à Dylan, essayant de comprendre ce qu’il se passe… et est sacrément surprise lorsqu’Irv se met à hurler au bureau d’à-côté. Il y a de quoi être surprise, mais c’est encore pire quand on a son point de vue à lui : les chiffres sur son écran se mettent à danser et une étrange substance noire semble couler tout le long des parois de son bureau, jusqu’à son clavier. Que c’est étrange. C’est ce qui s’appelle « dozing » dans le langage de la série, apparemment.

Milchick l’emmène vers l’infirmerie où il se retrouve en salle d’attente. Irving admire un étrange tableau avant de croiser un collègue qu’il ne connaît pas, un autre vieil homme qui sort de l’infirmerie lui aussi. Ils apprennent à se connaître avec une conversation qui tourne autour du boulot, mais comme Irving pose des questions sur l’emploi de l’homme, je ne peux pas m’empêcher de me demander si on en saura plus sur ce qu’il fait hors du boulot.

La série semble suivre le même fil de pensée que moi, parce qu’à l’infirmerie, il fait juste une séance de relaxation où Dichen Lachman lui lit plein d’informations positives sur son outie. Il doit les savourer tous de la même manière, et ne pas rire ou montrer de préférence, sinon il perd des points. Bordel. Entre la voix de Dichen qui fait du ASMR et la caméra discrètement placée pour surveiller les réactions d’Irv quand on lui dit que son outie aime faire l’amour, il y a de quoi s’arracher les cheveux. En tout cas, je suis bien content de retrouver l’actrice que j’adore, même si son rôle semble encore flou et peu développé pour le moment.

J’imagine qu’on en saura plus sur ces séances de bien-être avant la fin de la saison. J’espère en tout cas. En attendant, au bureau, Helly est juste déprimée par sa journée de travail. Elle ne voit pas de numéros qui font peur et essaie même de s’en amuser, avant de se poser à nouveau des questions sur ce que représentent les chiffres. La théorie de Dylan est que leur travail aide à nettoyer les océans. C’est peu crédible. Irv, lui, pense apparemment qu’il s’agit de retirer les gros mots des films.

Il finit par revenir auprès de ses collègues alors qu’Helly continue de se poser plein de questions sur comment démissionner. Elle finit toutefois par changer d’avis, je pense, quand elle se rend compte que les chiffres sur son écran se mettent à lui faire peur. Mais qu’est-ce que c’est que ce délire bordel ?

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Severance – S01E01 – Good News About Hell – 16/20

Je pense que j’en attendais un peu trop de la série pour en avoir déjà beaucoup entendu parler et que ça a joué sur mon appréciation de ce premier épisode. J’ai trouvé qu’il était lent et long, et que ça mettait trop de temps à en venir à raconter ce qu’il voulait. Cependant, le dernier quart est passionnant : toutes les questions commencent à surgir une fois que l’intrigue est en place et on sent que ça commence à être plus captivant.

Spoilers 

Mark obtient une promotion inattendue.

There is a life to be had here, Helly.

Je ne vais pas mentir, j’avais déjà eu l’occasion de voir la première scène de la série. Je la trouve plutôt efficace, même si elle manque de quelque chose dans le rythme. On y suit une femme qui se réveille, amnésique. Elle ne se souvient pas de qui elle est et ne s’en rend pas compte immédiatement.

En effet, elle cherche d’abord à s’enfuir de la salle. C’est une salle de conférence, à première vue, mais avec un mur capitonné. Elle s’est réveillée en tailleur, allongée sur une table, et on peut comprendre sa panique, surtout quand il y a simplement un haut-parleur dans la salle, avec un homme qui lui parle et veut absolument lui faire passer un questionnaire. Acculée, elle n’a d’autres choix que d’accepter. Je ne suis pas sûr que mes réactions seraient exactement les siennes.

Une chose est sûre : elle finit par accepter de répondre à cinq questions et va vite le vivre mal. En effet, elle se rend compte qu’elle ne connaît pas son nom, son lieu de naissance ou la couleur des yeux de sa mère. Plus le questionnaire avance, plus on la voit être brisée psychologiquement. Et c’est très bien joué par l’actrice, heureusement.

Il y a tout de même une question à laquelle elle sait répondre : elle peut nommer un État américain sans avoir besoin de réfléchir (même si le Delaware n’est certainement pas le premier qui me viendrait à l’esprit !). Par contre, elle ne connaît pas le petit déjeuner préféré de Mr Eagan. Normal ?

L’homme du haut-parleur surgit alors et annonce à la femme qu’elle a fait score parfait. Mais pourquoi au juste ? On ne tardera pas à le découvrir. En attendant, on passe à un simple title opening que je n’aime pas beaucoup mais qui sera probablement très chouette une fois que je serai habitué. En tout cas, la scène est plutôt bien foutue : c’est déjà marquant, ça nous fait nous poser plein de questions sur ce qu’on nous proposera dans cette série.

Mark

Post-générique, nous retrouvons l’homme – facile, je le reconnais à sa voix – en train de pleurer dans sa voiture, à l’extérieur du bâtiment. Le personnage semble très mal en point et détonne dans un univers où tout semble extrêmement bien cadré. La série propose en effet une esthétique très léchée, avec des plans aériens nous montrant à quel point tout est ordonné : les (nombreuses !) voitures sur le parking devant le bâtiment où le personnage – Mr. Scout – travaille ; l’intérieur du bâtiment lui-même, avec sa secrétaire peu souriante et ses vestiaires bien propres où Scout peut se changer.

C’est un peu déroutant comme début de série : nous suivons l’arrivée au travail de ce Mr Scout et il met tout de même un temps fou à arriver à son poste de travail. On le voit donc passer par la secrétaire de l’entrée, qui vérifie s’il peut entrer, puis par un vestiaire où il change de chaussures. Ensuite, il se rend dans un ascenseur et… quelque chose sur son visage change également.

Quand il sort de l’ascenseur, il semble bien plus apaisé. Nous le suivons alors traverser de nombreux couloirs jusqu’à son bureau. Mais vraiment, de nombreux couloirs. Tout est vide et lumineux, aseptisé. Eh. On m’a bien vendu la série jusque-là et j’en attends énormément, mais là, vraiment, je me retrouve à espérer que ce soit vraiment bien. Genre, j’en doute sincèrement, c’est un début d’épisode qui n’arrive pas à me convaincre pour l’instant.

Le bureau de Mark Scout ? Une sorte d’open space avec des pseudos cloisons et quatre bureaux au centre d’une grande, grande pièce. Là encore, l’esthétique n’est pas laissée au hasard, cela se sent. On découvre que Mark bosse pour une entreprise nommée Lumon. Outre des couloirs interminables qui doivent assurer d’avoir un sacré nombre de pas en fin de journée, l’entreprise est on ne peut plus lambda.

Le travail de Mark ? Il ressemble fort à un jeu où il faut associer des numéros entre eux. On ne voit pas bien l’intérêt, mais c’est tout l’intérêt de la série je pense. Les questions sont déjà nombreuses. Je ne sais pas encore si elles arrivent à me convaincre. Heureusement que le casting est bon – Mark, mais aussi ses collègues. Ouais, on apprend à connaître deux collègues de Mark, puisqu’ils ont tous les trois une conversation sur le boulot à laquelle on ne comprend pas grand-chose.

La conversation est interrompue lorsqu’un quatrième homme vient chercher Mark, pour qu’il se rende dans le (nouveau) bureau de Ms Gobel. On sent assez vite que le personnage, interprété par Patricia Arquette (yay !), va être déroutant : elle critique tout, mais économise autrement ses mots de manière bien marquée. Elle annonce tout de même à Mark qu’ils vont être rejoint par l’administration à distance… mais celle-ci n’adressera pas un mot non plus à Mark.

Ce dernier apprend finalement que Petey, un collègue dont il était proche, ne travaille plus pour la compagnie. Cependant, c’est une bonne nouvelle pour Mark car il obtient alors une promotion. Mouais. Tout se fait dans un cadre bien prédéterminé, ce qu’on comprend quand Gobel lui propose de demander à ce qu’ils se serrent la main, s’il le souhaite. Elle est tout de même surprise quand il le demande…

Bon, ceci étant fait, il peut rejoindre son nouveau poste et on nous ramène alors au début de la série. Je n’arrive pas à être 100% convaincu pour le moment – mais j’avoue que le mystère qui règne est prenant. Je sais que la série va me faire me poser plein de questions, je suis juste dérouté, pour l’instant, par la lenteur des événements.

Helly

Bien sûr, si l’on met autant de temps à en revenir au début de l’épisode, je comprends aussi l’idée qui a été de proposer cette première scène avant la longue arrivée au travail de Mark. Soyons francs, ça n’aurait pas donné envie de continuer la série bien longtemps s’il avait fallu se taper toute son arrivée au travail sans avoir eu la première scène un peu cryptique.

Pour autant, la voir sous une nouvelle perspective est bien plus intéressante : Mark découvre donc le process et les cinq questions en même temps qu’il interagit pour la première fois avec la femme. Voilà qui explique les temps de latence dans ses réponses et pourquoi la femme a eu autant le temps de paniquer, là où tout était censé être maîtrisé – tout l’univers de cette entreprise l’est. Tout est filmé aussi : la réaction de la femme (qui n’a pas le droit de sortir de la pièce tant qu’elle ne le demande pas trois fois ; mais qui n’est pas non plus censée s’exciter sur la poignée de la porte pour sortir comme elle le fait), les réactions de Mark. Pour autant, Ms Gobel refuse d’intervenir, même quand ça semble mal se passer.

On en revient donc là où la première scène nous avait laissé : l’entretien entre Mark et la femme, dont on finit par apprendre (en même temps qu’elle) qu’elle s’appelle Helly. Soit. Comme c’est perturbant ce début de série. Mark continue de vouloir suivre à tout prix les procédures et les questions qu’il doit poser dans l’ordre, sans réussir à le faire avec beaucoup de succès pour autant. En effet, Helly le déroute par des questions qui ne sont pas prévues dans le questionnaire, cherchant par exemple à savoir si elle a été créée pour servir de bétail.

C’est plutôt marrant, mais ça nous force à nous poser la question de ce qu’on pourrait bien imaginer si l’on se retrouvait à sa place. Serait-on aussi agressif qu’elle ? Probablement. Elle cherche donc à s’enfuir en balançant à la tronche de Mark le haut-parleur. Bien que blessé, il parvient à calmer Helly et la faire s’asseoir à nouveau.

Une fois que c’est fait, il peut expliquer à Helly ce qu’il en est : lui aussi s’est réveillé sur cette table quelques années plus tôt et une voix a demandé qui il était. Il a promis de la tuer… avant de devenir son meilleur ami : c’est Petey qui avait géré son entretien. Alors que Mark pense avoir réussi à calmer Helly et reprend son formulaire sur l’équilibre entre vie pro et vie perso, Helly essaie de lui arracher son formulaire et demande une nouvelle fois à quitter les yeux.

Mark comprend qu’il n’arrive pas à la convaincre et lui propose de lui demander une troisième fois, de manière à pouvoir la faire sortir en respectant le protocole. C’est tout de même un échec professionnel pour lui, non ? On ne saura pas. On ne saura pas parce qu’il fait traverser plein de couloirs blancs et vides à Helly. Toute l’entreprise semble vide, c’est fou. Il accompagne Helly jusqu’à une porte qu’il n’a pas le droit de franchir – ni de regarder d’ailleurs.

Concrètement, il explique à Helly qu’il ne peut pas la voir quitter l’entreprise. Logique, il risquerait d’en voir trop… Helly ne cherche même pas à comprendre plus que ça et, malgré quelques hésitations, passe la porte. Quand elle essaie de sortir, Helly a une surprise. Elle passe la porte pour se retrouver dans le même couloir. Elle est donc clairement coincée. Nous la suivons essayer deux fois sans succès, puis nous avons un autre plan, qui en révèle un peu plus. En effet, elle sort bien du couloir, mais il y a un petit moment avant qu’elle ne revienne.

Bref : elle retrouve probablement la mémoire en sortant et se rend compte qu’elle veut ce job, mais elle reperd ses souvenirs quand elle revient dans le bâtiment. Je ne vois que ça comme explication. Helly, elle, en voit une autre : elle pense légitimement qu’elle est morte. Cela ressemblerait vraiment à l’Enfer.

Mark explique donc à Helly qu’elle a bien quitté l’entreprise – qu’elle a au moins été dans la cage d’escalier – mais qu’elle a décidé de revenir. Eh, cela pose de nombreuses questions sur le consentement en vrai ; ils sont amnésiques, alors allez savoir ce qu’il se passe en-dehors de l’entreprise. Une chose est certaine, cependant : cette tournure des événements est vraiment plus intéressante d’un coup.

Severance

Mark emmène finalement Helly auprès de Ms Gobel. Cette dernière semble ravie du potentiel d’Helly pour l’entreprise et la remercie à moitié d’avoir agressé Mark, parce qu’elle aurait aimé faire de même. Elle lui donne aussi une vidéo à regarder pour finir de l’orienter. Pendant ce temps, Mark, qui sera le chef de son équipe, se fait mettre un pansement sur le front. Quand il est confronté à Mrs Gobel, celle-ci s’énerve subitement.

C’est très surprenant de la voir perdre le contrôle du calme qui caractérisait le personnage et ça déroute. Ce qui déroute également, c’est qu’elle se met à parler de sa mère à Mark. Elle ne serait donc pas amnésique, elle aussi ? C’est dur à cerner. Sa mère ? Elle lui disait que la bonne nouvelle, concernant l’Enfer, était que l’homme l’avait imaginé. La mauvaise ? Ce que l’homme imagine, il peut le recréer. C’est simple comme bonjour cette formulation, mais j’aime beaucoup l’idée.

De même, j’aime beaucoup l’idée de la vidéo qui est montrée à Helly. Il aurait été bon de commencer par ici, par contre : la vidéo est en fait un enregistrement d’elle-même, effectué deux heures plus tôt. Elle y explique qu’elle accepte la procédure qu’elle va subir et qui consiste à lui faire oublier ses souvenirs. Grosso modo, la procédure Severance est simple : elle perd tous ses souvenirs de sa vie personnelle lorsqu’elle arrive à l’étage ; elle perd tous les souvenirs de sa vie professionnelle lorsqu’elle le quitte.

L’idée est alléchante : on est sûr de ne pas ramener du travail à la maison, au moins ! Elle l’est beaucoup moins quand on la considère sous l’ange de la vie professionnelle : Helly comprend qu’elle est coincée, qu’elle n’a pas le choix et qu’elle ne fera que travailler toute sa vie, sans jamais rien savoir de ce qu’elle vit en-dehors du travail. Et là, d’un coup, ça semble beaucoup moins chouette. Mark lui explique que chaque fois qu’elle se retrouvera dans les locaux, c’est qu’elle aura fait le choix de revenir… sauf que ce choix n’est plus tout à fait le sien, du coup. On nous divise clairement les personnages en deux : ils ne peuvent pas savoir si ce qu’ils font est raccord avec leur autre moitié du temps, en fait.

Petey

En fin de journée, Mark quitte le bâtiment. C’est bien dans l’ascenseur qu’il perd ses souvenirs de sa vie professionnelle. Oh, en se changeant dans le vestiaire, il remarque que son badge a changé, mais il ne s’en formalise pas plus que ça. De même, il trouve sur sa voiture une lettre lui expliquant qu’il a été blessé à la tempe au travail, mais il ne s’en formalise pas non plus : il récupère un coupon de promotions, et ça semble bien lui convenir.

Il manque d’écraser Helly sur le parking, mais ils ne se reconnaissent pas. Evidemment. Mark rentre ensuite chez lui, sous la neige. Sa maison est spacieuse et plutôt magnifique. Il ne semble pas avoir une vie privée bien passionnante : pas de famille, deux poissons et une soirée télé. Il parle à ses voisins au téléphone, pour se prendre la tête avec eux sur les poubelles.

Il ne semble pas avoir une vie sociale grandiose, jusqu’à ce que sa sœur enceinte débarque à l’improviste. C’est à l’improviste pour lui qui avait oublié, mais bon, il y avait en fait un rendez-vous programmé. Assez vite, on comprend que sa sœur n’est pas trop fan du choix professionnel de Mark. Un de ses amis non plus : il le considère comme un type en cage, tout de même. On découvre tout de même que Mark était prof d’histoire, spécialiste de la première guerre mondiale, avant de changer de travail deux ans plus tôt.

Ricken, l’ami qui le dit en cage, est clairement contre la procédure Severance et s’amuse donc à le dire à tous les amis lors du repas. C’est un gros connard et ça se sent. Il lance le débat sur Severance et on voit que ça divise vachement les amis autour de la table. Ils ont eu le temps de réfléchir à la procédure et d’avoir un avis précis dessus, tous. Certains sont fascinés et demandent plus d’infos à Mark, mais concrètement, tous en arrivent à la conclusion que la version qui travaille est coincée au travail pour toujours. C’est vrai que ça ne fait pas rêver. J’aime que quelqu’un signale aussitôt qu’il y a un autre que lui… mais bon.

Après le repas, la sœur s’inquiète tout de même pour son frère. Il a accepté la procédure Severance pour oublier quelque chose qui le traumatise et dont c’est bientôt la date anniversaire. La crise de larmes, la grande maison, la maison où il oublie tout pendant huit heures par jour… Ouais, il a perdu sa femme et ses enfants quoi.

Il faut tout de même que je signale au passage, pendant que Mark fait une insomnie, que l’esthétique de la série change du tout au tout entre le moment où il bosse à Lumon et celui où il est chez sa sœur. Pendant la nuit, Mark fait en tout cas une insomnie et finit par apercevoir un homme qui le regarde dans le jardin. Il ne sait pas de qui il s’agit. Me concernant, je devine qu’il s’agit de Petey.

Le lendemain matin, Mark essaie d’en parler à sa sœur, mais celle-ci en déduit que l’homme venait probablement d’un bar à proximité et ne s’en formalise pas plus que ça. Bien. La vie de Mark ne fait pas rêver quand même : c’est l’enfer pour la version au boulot qui ne fait que bosser ; c’est l’enfer pour la version vie privée où il a une voisine qui ne respecte pas le planning simple des poubelles et vit son deuil en permanence.

Il se rend en tout cas au restaurant offert par sa compagnie pour le compenser de sa blessure et il y rencontre… Petey. Et voilà, ça se confirme : l’homme qu’il a vu la veille est Petey. Il lui révèle qu’il est un ancien collègue, qu’il a eu du mal à détruire l’implant Severance mais qu’il a eu de l’aide. La conversation est compliquée : Petey assure qu’ils se connaissent, mais trouve que Mark est tout de même très différent, jusque dans la voix. Et effectivement, il a un ton plus grave. Petey explique en tout cas à Mark que Lumon n’est pas ce qu’ils disent être, qu’il se sent pourchassé par Graner – qu’il n’aime pas non plus, et qu’il se doit d’être discret.

Il laisse simplement une carte d’anniversaire pour sa nièce à Mark – sauf que la carte contient en fait une lettre qui lui est directement adressée. Grosso modo, Petey informe Mark qu’il n’est pas heureux au travail et qu’ils se posaient ensemble plein de question sur les monstres qu’ils étaient en-dehors du travail pour oser s’enfermer comme ça. La lettre se termine par une adresse à laquelle se rendre s’il veut en apprendre plus et avoir le début d’une longue réponse.

Bon. Nous sommes aussi piégés que Mark et Helly, finalement. Et en plus, le cliffhanger de l’épisode nous révèle que la voisine insupportable de Mark n’est autre que sa boss à Lumon. Là aussi, elle parle beaucoup de sa mère – mais pour dire que c’est une catholique. Alors, subit-elle elle aussi la procédure Severance ou est-elle là pour surveiller Mark ? Le doute est permis.

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Severance (S01)

Synopsis : Et si vous aviez la possibilité de subir une intervention chirurgicale qui vous permettrait d’oublier vos journées de travail chaque fois que vous en sortez et votre vie privée chaque fois que vous alliez au travail ?

Pour commencer, la série a été diffusée il y a près de deux ans et ça fait tout autant de temps que je me dis qu’il faut que je la regarde. La saison 1 ne dure même pas huit heures alors j’aurais probablement pu le faire avant, mais j’ai toujours repoussé. Maintenant que je suis en quête de retrouver ma passion pour les séries, cependant, je me dis que ce serait idiot de procrastiner plus longtemps.

Concrètement, la série a tout pour me plaire : son casting est peuplé d’acteurs que j’aime beaucoup (vraiment, tous, je crois), son concept est intrigant et son fandom est du genre à faire plein de théories. Aurélien me la vend depuis deux ans. Elle est dispo sur AppleTV et j’ai justement deux mois gratuits en ce moment… Non, vraiment, je n’ai aucune excuse pour ne pas la regarder. Seulement, c’est ce qui me fait un peu peur : j’en attends beaucoup trop. Et ça sent dès mon visionnage du premier épisode.

Peut-être aussi qu’elle est mal vendue, parce que le synopsis n’est révélé qu’après un bon moment du premier épisode, ce qui fait qu’on en sait plus qu’on ne devrait au début. J’empiète déjà beaucoup sur la critique, cependant, et elle est dispo ci-dessous.

Avant de vous laisser avec, il me reste à souligner que la saison 2 de la série devrait bientôt être diffusée. Bref, c’est le moment ou jamais de m’y mettre… et la série fera partie de mon Challenge Séries 2024, même si je sais déjà que je risque de l’abandonner en cours de route ce challenge !

Note moyenne de la saison : 17/20

Severance – S01E02 – Half Loop – 17/20

C’est vraiment perturbant comme série. Je pense qu’on peut dit que je suis pris dans l’intrigue et que j’ai envie d’en savoir plus sur ce qu’il se passe et sur les mystères de la série, mais en même temps,…

Severance – S01E03 – In Perpetuity – 17/20

L’ambiance est vraiment mystérieuse et permet d’élaborer tout un tas de théories. Clairement, je me suis finalement laissé prendre au jeu et c’est le premier épisode qui ne m’a pas paru durer une heure, alors qu’il dure bien une…

Severance – S01E04 – The You You Are – 18/20

L’ambiance lente de la série ne me dérange plus tellement maintenant qu’il est question, justement, de créer une ambiance vraiment sympathique et mystérieuse. Je n’arrive pas à entrer pleinement dans le côté théorie qui devrait être là, mais je…

Severance – S01E06 – Hide & Seek – 17/20

Le mystère continue de s’épaissir à chaque épisode, mais bizarrement, j’ai l’impression que les pistes proposées par cet épisode permettent de commencer à y voir un peu plus clair. C’est mieux que rien d’avoir un semblant de lucidité sur…

Severance – S01E07 – Defiant Jazz – 17/20

Je dois bien avouer que je suis lancé dans le visionnage de la série et que j’ai à présent du mal à m’arrêter, je sens que je vais bingewatcher jusqu’à la fin. Le rythme est à présent excellent, avec…

Severance – S01E09 – The We We Are – 19/20

Bien que ce soit un excellent épisode, je trouve une fois de plus qu’il est un peu lent à en arriver là où il va. C’est 100% volontaire, de manière à ce que l’ambiance mystérieuse s’installe pleinement. C’est kiffant,…

Et si… je retentais le Challenge Séries ?

Proposition quotidienne de rédaction
Jouez-vous au quotidien ? Que signifie s’amuser pour vous ?

Salut les sériephiles,

Oui, déjà un nouvel article papotage, le deuxième en deux jours, je sais, c’est choquant. Et ce n’est que le début. Tant que ce sont les vacances, j’ai envie de voir si j’arrive à répondre chaque jour aux questions que WordPress pose. Et je ne suis pas senti aidé par celle du jour, parce que non, je ne joue pas. Cela dit, je me suis rendu compte que c’est peut-être le problème !

Vous le savez, ma quête principale pour cette année (ça y est, je regarde Percy Jackson et je me mets à raisonner avec des quêtes), c’est de retrouver ma passion pour les séries. La routine a pris le dessus, l’amusement que j’avais à partager mon avis sur les épisodes s’est éclipsé un peu. Jusque-là, ma lueur d’espoir dans ce brouillard de lassitude restait le Bingo Séries. Chaque mois sur le blog, je vous propose une grille de vingt objectifs, comme vous le savez. Ces derniers mois, personne n’arrive à 20 cependant, ce qui participe aussi à me donner cette impression que la passion s’estompe. Il va donc peut-être me falloir du renouveau dans mon approche des séries… alors pourquoi pas avec cet axe du jeu au quotidien ? Pourquoi pas revenir à une autre formule qui me plaisait ?

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Je me suis ainsi souvenu du Challenge Séries, cette course qui permettait théoriquement de rattraper douze séries en un an. Je n’y arrive plus depuis un moment, j’abandonne toujours, mais je me dis que ça pourrait être bien de retenter cette année, surtout que je sais que certains ici continuent d’y participer.

Les séries qui me feraient de l’œil si je devais m’y mettre ? Assurément, Severance en premier, parce que pour moi le Challenge n’a de sens que si on découvre au passage de nouvelles séries même si ce n’est pas le plus logique. Le truc, c’est que pour moi, le plus logique, ce serait de rattraper des séries dans lesquelles je suis en retard alors que je les ai aimées à un moment. Et là, j’ai l’embarras du choix…

C’est alors plus fort que moi : j’ai dressé la liste et le mois idéal pour tout rattraper. Quand je disais que vous n’étiez pas prêt, je crois que je suis en train de me convaincre tout seul de réessayer le challenge alors que ce n’était pas prévu et que je sais que je ne vais pas y arriver. Bref. Severance en janvier, et ensuite ?

Ensuite, deux saisons de You pour février parce que c’est la St Valentin, la dernière de TWD World Beyond et Fear the Walking Dead en mars/avril parce que les zombies ont toujours été une valeur sûre, la dernière de Dear White People en mai parce que pourquoi pas, faut bien le finir. On arrive alors en juin où je n’ai le temps de rien : les trois ou quatre épisodes de la saison 5 de Strike peuvent faire l’affaire (et puis, d’ici là, j’aurais peut-être commencé le tome suivant). Juillet/août ? L’été, c’est parfait pour du Club de Cuervos (des années que je veux la terminer !), Stranger Things ou In the Dark.

Et ensuite, c’est foutu car c’est la rentrée. Mais bon, il me resterait grosso modo à terminer Lucifer, voir une autre mini-saison 1 (j’ai l’embarras du choix, mais par exemple Obi-Wan Kenobi) et me faire un petit rewatch dans l’année et hop, ce serait plié. Je ne sais pas si c’est bien crédible d’envisager un tel challenge. Pourquoi ça paraît toujours si simple sur le papier ?

Probablement parce que j’oublie qu’il va y avoir des nouveautés aussi cette année et que je suis incapable d’y résister. Et puis, parce que je suis en vacances, j’oublie que je suis débordé autrement, alors je me dis que c’est envisageable de jouer à nouveau. Au pire, même si j’échoue, j’aurais toujours avancé un peu dans mes séries, non ? Allez. Je me chauffe, on va dire que je participe. Voilà, c’est ça s’amuser pour moi, c’est prendre ce genre de décision sur un coup de tête et y trouver du plaisir. Enfin… J’espère y trouver du plaisir.

Et puis, qui sait ? Dans cette quête pour retrouver le fun, peut-être que je réussirai à transformer à nouveau mes critiques quotidiennes en une aventure ludique – et à retrouver ma passion ? Je vais me faire une page de mon agenda rien que pour le Challenge histoire de pouvoir cocher mon avancement au fur et à mesure et ainsi avoir une forme d’amusement. Puis, c’est super satisfaisant en plus, et c’est le but du jeu pour moi.

Sur ce, rendez-vous sur le blog dans quatre jours pour découvrir le prochain Bingo Séries. En attendant, à vos marques, prêts, binge-watchez (c’est faux, je vais bosser un peu parce que bon, je ne suis pas prêt pour la rentrée. Du tout.) !