Performance de la semaine #15

Salut les sériephiles,

J’espère que vous profitez comme il se doit du dernier week-end de l’année et vous aurez compris que c’est mon cas rien qu’à l’horaire de publication de cet article ou au harcèlement de notifications que vous aurez reçu ce matin où j’ai enfin terminé mon rattrapage de Grey’s Anatomy et Station 19. Je pense que vous n’aurez aucune surprise à découvrir ainsi que la performance de la semaine a été piochée dedans – mais en même temps, je n’ai plus que Preview en série encore diffusée, tout le reste est en pause. C’est bien pratique pour les rattrapages, et ça permet à Chandra Wilson d’avoir toute mon attention pour cet article.

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Qui ça donc ? Miranda Bailey bien sûr. Et si je la choisis, ce n’est pas par défaut du tout, ni parce qu’elle fait des va-et-vient constant entre les deux séries que j’ai binge-watchées ces dernières 48h. Bon, si, OK, c’est une raison majeure, mais ce n’est pas la seule. Pour le reste, il faudra vous arrêter de lire ici si vous n’êtes pas à jour, merci d’être venus, bonne journée et attention au reste de l’article qui spoile les saisons 15 et 2 de Grey’s et Station 19.

Image result for miranda bailey station 19 benJe le disais déjà l’an dernier, mais je suis surpris de voir avec quelle récurrence Chandra Wilson se voit proposer des scènes dans Station 19. De la même manière que Ben est censé faire le lien entre la caserne et l’hôpital, elle permet donc ainsi de naviguer d’une série à l’autre, et se retrouve carrément avec le poids d’un crossover sur le dos lors du cinquième épisode de la saison 2 des pompiers. C’est fait intelligemment par les scénaristes qui ne présentent pas ça comme un crossover, mais comme une évolution logique pour le personnage de Miranda, tout en étant nécessaire pour le développement du personnage de Ben.

J’ai un peu regretté que ce ne soit pas mieux exploité dans Grey’s, mais dans l’ensemble, l’intrigue de Bailey cette saison est vraiment chouette. Après sa crise cardiaque en saison 14, elle est censée vivre une vie peu stressée et ce n’est pas vraiment compatible avec sa fonction de chef de l’hôpital et son rôle de femme de pompier. Les scénaristes ont plutôt bien géré ça : ils n’ont pas arrêté de nous la montrer prendre du recul dans son travail et chercher à se faire plaisir pour se changer les idées des dangers que court son mari chaque jour.

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Enfin, ça, c’est quand elle n’est pas stressée pour son fils.

Si ce n’est pas une surprise de voir Bailey être capable de nous communiquer son stress et son rythme cardiaque surélevé, la vraie performance de sa part vient de l’épisode 5 de Station 19, dans lequel elle prend la décision de mettre son mariage en congé sabbatique. Tiens, tiens, on se croirait dans une série. C’est n’importe quoi ? Pas faux, mais l’actrice parvient à vendre cette décision ridicule comme si elle était censée. Son jeu d’actrice est toujours aussi impressionnant, avec la voix qui se brise et les répliques les plus bateaux du monde, mais ô combien efficaces.

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Bref, ça fait quinze ans que cette actrice est fascinante dans le rôle de Miranda Bailey. À chaque fois, tout le monde fait tout un cake de Pompeo, mais on a trop tendance à l’oublier. En plus, le jour où elle quittera la série, ce sera vraiment un repère qui disparaît, donc j’espère que ça n’arrivera pas. En attendant, elle devrait continuer de faire la navette entre les deux séries et prouver que même après 15 saisons, elle est prête à diviser encore plus son travail et être sur tous les fronts. Image result for miranda bailey actressEt c’est sacrément impressionnant de se dire qu’elle arrive à apparaître dans presque deux épisodes par semaine (allez, facilement dans 6 épisodes sur les 8 que comporte un mois). C’est une sacrée année pour elle et je n’ose pas imaginer la tronche de son planning !

Chapeau bas !

Station 19 – S02E07

Épisode 7 – Weather the Storm – 15/20
Même pour sa mi-saison, la série a du mal à proposer quelque chose d’exceptionnel – mais il faut dire qu’elle souffre aussi beaucoup de la comparaison avec l’épisode de Grey’s Anatomy qui était très réussi. La pause sera plus longue pour elle, espérons que cela leur profite pour peaufiner des scénarios plus aboutis car les choix faits pour l’instant ne sont pas à la hauteur des rares promesses de la saison 1.

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Spoilers

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Nothing wrong with loving the job. Professionally.

L’épisode de mi-saison de Grey’s Anatomy proposait une jolie tempête… et bien sûr, cette série ne nous sert rien de nouveau et reprend le même postulat de départ : le vent souffle fort sur Seattle. Un petit flashforward nous propose tout de même Andy et Sullivan coincés dans une ambulance, essayant de contacter un hôpital en vain alors que leur ambulance se met à bouger à cause du vent. Je n’aime pas trop ce type d’épisode, quand ça commence comme ça, c’est souvent que les scénaristes ne savent pas comment accrocher le spectateur pour le début d’épisode (on va dire que ça se comprend après la tension de l’épisode de la série-mère diffusé juste avant).

Cinq heures plus tôt, Sullivan retrouve Andy pour lui parler, comme prévu… mais c’est juste une scène hyper gênante où elle tente de lui expliquer la vie sociale et où ça ne fonctionne pas du tout. En parallèle, Vic est toujours coincée dans sa relation avec Ripley qu’elle n’ose pas rappeler. Ben ? Ils osent nous faire le coup de diffuser une scène de Grey’s que je viens juste de voir et je ne sais pas trop à quoi ça servait de nous la montrer. Je ne la trouvais déjà pas exceptionnelle la première fois en plus… Enfin, Miller est super heureux de savoir qu’il reçoit toute la caserne chez lui pour Friendsgiving.

Comme dans plein de séries, c’est l’occasion de réunir tout le casting et tant pis pour la crédibilité : on retrouve donc Travis et Grant, Maya, Ryan, son père (!) et Pruitt, Vic, Ben… Bref, toute la caserne et plus que ça quoi. Ryan ? Il apprend que le FBI recherche son père et en parle à Pruitt qui lui propose de ne rien faire comme il est en congé.

Finalement, tous les pompiers sont rappelés au beau milieu de leur Friendsgiving, Et ouais, on n’arrête jamais de bosser dans ces séries. A la caserne, tout le monde est surpris de voir Ripley débarquer, mais il explique qu’il s’agit d’une caserne centrale de Seattle, et c’est bien pour ça qu’il veut être là et se mettre à l’action lui aussi. C’est une occasion parfaite pour la promotion de Maya, tout ça.

Dès le premier appel, Andy se retrouve par sa propre faute coincée avec Sullivan qu’elle voulait pourtant éviter toute la journée. Et elle ne sait pas dans quoi elle s’embarque car, évidemment, l’appel qu’ils reçoivent les mènent tout droit au pont sous lequel la femme de Sullivan a été laissée pour morte dans le flashback d’il y a quinze ans.

Ils viennent en aide à Shannon, une jeune femme éjectée de sa propre voiture qui se retrouve vite dans le camion de ces deux-là qui ne peuvent pas la sauver sous son pont. Ils sont ensuite obligés de lui ouvrir la jambe alors que Sullivan est assailli de flashbacks de sa femme, alors qu’ils partagent non des souvenirs, mais des biscuits apportés par Andy ravie de pouvoir manger. Et c’est la bouffe qui aide Sullivan à s’ouvrir. Franchement, l’acteur n’est pas mauvais, mais le script ne l’aide pas : l’ours bourru qui a un passé difficile, on l’a déjà vu un milliard de fois quoi. Bref, c’est là que l’ambulance se met à bouger et qu’ils décident de se diriger vers un hôpital qui n’est pas le Grey Sloan. Mauvaise idée !

Ripley se retrouve coincé avec Vic dans le local habituel de Jack et Andy, et c’est bien sûr Jack qui les surprend alors qu’ils parlaient de leur relation. Vic est toute gênée mais bon, elle lui demande de cacher son secret. C’est une cata en même temps : Jack se retrouve coincé à la caserne parce que Ripley prend sa place dans le camion de Vic et Maya, persuadée qu’il est là pour voir ce qu’elle peut valoir comme lieutenante.

C’est une de ces catastrophes, cet épisode. Comme prévu, le cas Jack est en train de leur exploser à la gueule : il s’énerve contre tout, tout le temps. Et on se retrouve avec des scènes toutes pourries à la caserne où il ne reste plus que lui, Pruitt, Ryan, Grant (le pauvre) et le père de Ryan, qui trouve drôle de faire des blagues sur son passé de criminel. Et ils jouent tous au poker, mais franchement, on pourrait s’en passer. Le père de Ryan prend un malin plaisir aussi à raconter toutes les fois où son fils a été à l’encontre de la loi, ce qui énerve non pas Ryan, mais… Jack !

Celui-ci s’énerve donc et s’en prend physiquement au père de Ryan. Cela permet à Pruitt de voir que Jack ne va pas bien dans sa tête et qu’il ne dort plus ; et c’est un vieux pompier Pruitt, donc il sait de quoi il parle. Jack me soule pas mal, mais j’aime bien cette intrigue pour le personnage, ça a été fait de manière assez satisfaisante sur cette mi-saison. Ryan ? Il décide d’avouer à son père qu’il doit l’arrêter, avant de prendre une décision sur ce qu’il fait : l’arrêter ou le laisser s’enfuir.

Pendant ce temps, le reste de la caserne s’occupe d’une famille dans une belle galère côté assurance. D’abord, la tempête se charge de défoncer leur garage sur la voiture dans laquelle se trouve le mari. Ensuite, un incendie se déclare dans la maison où se trouvent encore la femme, ses jumeaux et la belle-mère. Heureusement, ils ont toute une équipe de pompiers pour s’occuper d’eux. Malheureusement, toute cette intrigue n’a pas réussi à me passionner non plus. Je sais, je sais, je me plaignais dans l’épisode précédent de ne pas avoir assez d’aperçus des interventions… mais là, c’était juste poussif et sans enjeu.

La seule petite frayeur, ça a été de voir Ben retourner dans la maison pour sauver la belle-mère et être coincé par le feu. Par miracle, Maya débarque alors avec le camion qui était pourtant coincé par un arbre en théorie. En fin d’épisode, toute l’équipe rentre donc saine et sauve à la caserne et j’ai franchement résumé cet épisode en deux paragraphes du coup, ça veut tout dire.

Ce retour à la caserne permet à Travis de comprendre que Grant a beau dire qu’il est OK avec la bague de son premier mariage, ça reste un sujet de problème pour plus tard. Ce retour permet aussi à Vic de dire qu’elle est la définition du consentement à son chef qu’elle a vu manier la tronçonneuse pendant la tempête – d’ailleurs, juste, non, on ne manipule une tronçonneuse pendant une tempête. Et on n’en manipule pas deux non plus, en étant juste à côté l’un de l’autre. C’est un chouette couple, mais faut pas nous prendre pour des abrutis non plus.

Après son petit coup rapide avec Vic, Ripley décide de profiter du repas de Friendsgiving finalement prêt pour annoncer que Maya Bishop est promue lieutenante (yaay)… mais pour la Caserne 23 (oups). C’est nuuuul. Je veux qu’elle reste moi, c’est l’une des rares que j’aime. Et elle veut bien sûr en parler à Andy, mais celle-ci n’est pas là, puisque la tempête a propulsé son ambulance hors de la route dans un ravin. Et il ne reste pas grand-chose de la camionnette.

Il faut maintenant attendre le mois de mars pour en avoir des nouvelles – je verrais bien Sullivan y passer, histoire qu’Andy passe chef et que Maya reste. Je les vois mal tuer Andy, quoi. Oui, j’ai bien écrit mars : la série est en pause jusqu’au mois de mars. C’est un peu naze, parce que d’ici là, Grey’s aura repris, donc ça tue bien les opportunités de crossovers, à moins d’un classique « six mois plus tard » pour l’épisode suivant. Nous verrons bien. En tout cas, la pause ne fera pas de mal car ce début de saison n’est pas à la hauteur de ce que j’en espérais. Disons que les défauts de l’an dernier sont pour la plupart encore là et que les qualités ne suffisent pas à donner envie de rester.

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Station 19 – S02E06

Épisode 6 – Last Day on Earth – 13/20
Et ça continue, encore et encore. C’est pas que le début, d’accord, d’accord. Une légère tendance à l’exagération de la part d’Andy, une intrigue assez prévisible et des interventions bouche-trou n’aident pas cet épisode. Comme tout le reste de la saison, on oscille entre de vraies bonnes scènes faisant évoluer les personnages… et des intrigues où ils semblent reculer de trois ou quatre épisodes d’un coup. Et ça reste inégal. Je crois que c’est parti pour avoir une saison comme ça, et c’est énervant, parce que ça finit par être même moins bien que l’an dernier : les scénaristes ont décidé de se concentrer plus sur les personnages, ce qui est bien, mais ça se fait au détriment de la base de la série, c’est-à-dire les interventions.

> Saison 2


Spoilers

06

I’m interested in Billy.

Oh, l’épisode commence par de jolis flashbacks de Grey’s Anatomy, parce que Ben s’est séparé pour quelques temps de Miranda. C’est frustrant comme tout. Il passe donc sa matinée à courir et tombe finalement à la caserne sur un Jack complétement cassé par son propre footing. Ben se refuse à parler de ses problèmes à ses collègues, même quand Vic lui demande directement, cernant immédiatement qu’il a un souci.

Bon, son but est aussi de détourner l’attention parce que Vic se réveille dans son lit alors que Ripley est sous la douche, et elle ne le vit pas bien. Elle se rend aussitôt à la caserne où tout le monde voit bien sa joie de vivre et où tout le monde essaye de l’interroger sur sa nuit, d’où le détournement d’attention vers Ben.

Finalement, elle se confie à Jack (pourquoi Jack ? les amitiés dans cette série, je ne suis pas tout). C’est plutôt sympa de la voir douter de son attitude pour une fois : on comprend tout à fait où veulent en venir les scénaristes : si elle doute, c’est que c’est un vrai crush.

De son côté, Andy a accepté de parler au père de Ryan avec lui, sauf que le père a bien sûr trois quarts d’heure de retard. C’est mignon comme tout de la voir prendre soin de lui, et Ryan se barre donc sans avoir vu son père. Cela oblige Andy à retourner à la caserne où elle n’a pas du tout envie d’être puisqu’elle est sûre d’y trouver un Sullivan énervé après elle. Et si c’est le cas, elle ne sait pas trop ce qu’il veut lui dire, puisqu’une urgence arrive pile au moment où il allait parler.

Quand elle revient à la caserne, elle tombe sur son père, qui a rendez-vous avec Sullivan, puis sur le père de Ryan. Celui débarque en étant blessé, ce qui lui fournit une bonne excuse pour son absence du matin et énerve encore plus Ryan.

Sullivan qui convoque Pruitt ? Oh, il n’a pas vraiment le choix : Ripley lui demande en fait de le faire pour obtenir des conseils sur comment gérer la caserne et surtout comment s’entendre mieux avec l’équipe. C’est clair qu’il y a du taf pour le coup, et il s’attaque en premier à Vic et Jack. Pruitt tombe ensuite sur le père de Ryan et aide à le soigner… et une fois de plus, je dois avouer que j’ai décroché de cette partie de l’intrigue. Je n’arrive pas à m’intéresser à Ryan cette saison, c’est comme ça.

Bon, le vrai problème de cette saison finalement, c’est de totalement mettre de côté les interventions. Je comprends que chaque épisode ne peut pas forcément proposer un cas d’urgence (encore que), mais là, ça devient ridicule. On évite carrément de nous montrer le premier cas d’urgences d’Andy et de Maya, et on se concentre à la place sur une actrice déjà vue dans plusieurs épisodes de Grey’s Anatomy qui a sa main coincée dans son broyeur (qui est dans l’évier aux USA) et qui a du mal à gérer son insupportable adolescente. Pas fameux.

Bon, ça permet à Ben d’être encore un peu plus dégoûté de sa relation perso parce qu’il est question d’une femme à l’armée, donc loin de sa famille. Un peu comme lui, finalement. Bref, ils arrangent la situation familiale en plus du reste, c’est merveilleux.

Andy et Maya ? Elles ont une deuxième intervention histoire qu’Andy ne parle pas à Sullivan, et cette fois on les voit agir un peu, même si du coup, ça paraissait juste là pour combler du temps d’épisode sans qu’il ne se passe rien d’important et… c’était pire. Quand elle retourne à la caserne, Andy ne se rend pas directement dans le bureau de Sullivan, préférant parler avec le père de Ryan. Parler ? Oh, ce n’est pas ce que fait Andy. Généralement, elle gueule.

Cela ne change pas cette semaine, elle s’embrouille donc avec le père de Ryan, n’hésitant pas à lui dire qu’à cause de lui Ryan n’a aucune confiance en personne dans toutes ses relations. Et bien sûr, Ryan l’entend dire ça. Au moins, ça rend ça un peu plus intéressant… même si ça veut aussi dire que l’alarme sonne de nouveau pour Andy, sinon, ce n’est pas drôle.

Bref, Ryan a juste le temps de s’engueuler avec son père et de le voir partir qu’il apprend qu’il ne lui a pas menti sur son absence du matin et qu’Andy… retrouve le père de Ryan inconscient dans l’ascenseur. Pas de quoi s’inquiéter, elle lui sauve la vie très rapidement et tout va bien, même que Ryan se réconcilie comme ça avec son père parce qu’il a eu peur.

Ah et sinon, Jack fait des cauchemars de la saison 1 en rentrant d’intervention dans le camion, et il en parle accidentellement à Vic et Sullivan. J’allais dire que ça sort de nulle part, mais au fond, pas tellement, il est totalement en détresse depuis quelques épisodes après tout. Le problème, c’est que personne ne semble s’en rendre compte dans cette caserne, et ça va leur péter à la gueule à un moment franchement.

Vic finit par être confrontée à un appel de Ripley, et c’est Jack qui lui tend le téléphone, voyant très clairement le nom de celui qui la contacte. En fin d’épisode, Andy doit donc se rendre voir Sullivan, mais plutôt que de le faire, elle s’allonge avec Maya puis Vic. Hop, elle se fait donc reprendre par Sullivan qui la convoque dans son bureau non pour l’engueuler, mais… pour lui demander de prendre de temps en temps le café avec elle ; histoire de gagner son respect, et donc celui de la caserne. Il applique donc les conseils de Pruitt, quoi.

La fin d’épisode voit aussi Ben s’installer chez Miller (et Jack, donc), à qui il s’est confié pendant l’épisode, par défaut. C’était donc ça l’idée de donner une maison aussi grande à Miller ? Eh beh !

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Station 19 – S02E05

Épisode 5 – Do a Little Harm – 14/20
S’il y a de bons moments dans cet épisode, il y a aussi trop de personnages auxquels je n’arrive plus à m’intéresser ; et ça marche encore moins quand on essaye trop de me faire apprécier certains d’entre eux, nouveaux. Entre ceux-là et ceux qui ne retrouvent pas leur place dans la dynamique générale, le verbe « patiner » continue de me revenir en boucle dans la tête pour qualifier cette saison.

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Spoilers

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You are literally breaking my heart.

Cet épisode repart sur la journée de congés que voulait Miranda avec Ben dans Grey’s Anatomy. Elle est stressée en permanence en son absence et elle a peur de le voir mourir, surtout qu’elle a eu droit de voir son assurance vie dans l’épisode de la semaine. Bon, le problème d’un jour de congé, c’est qu’on se fait chier à les suivre sur toute leur journée.

Cela me confirme en tout cas que je dois voir les épisodes dans l’ordre de diffusion : Miranda nous raconte tout l’épisode de la semaine comme si de rien n’était. Elle essaye surtout de parler à son mari comme c’était le but de leur jour de congé ; mais lui essaye de totalement éviter la discussion, ce qui n’est pas fou… tout en étant très malin de sa part.

Forcément, Miranda lui annonce qu’elle veut faire une pause dans leur mariage dès qu’elle en a l’occasion. Elle est complétement dingue de lui et toujours aussi amoureuse, mais elle est bien trop stressée de savoir qu’il peut mourir tous les jours quand il travaille. Sympa le jour de congés. Ben se met à culpabiliser car il a l’impression qu’il est responsable de l’état de santé catastrophique de sa femme. Cela semble bien être le cas, effectivement, et elle est forcée de le lui dire tel quel. Cela faisait un bon moment que Miranda n’avait pas eu une si bonne intrigue, et la performance de l’actrice est assez dingue.

C’est suffisant pour que Ben se barre en tout cas, il fait aussitôt sa valise quand il comprend ce qui se passe pour sa femme.

Jack se sent chez lui chez Miller : il déplace le canapé et ouvre son courrier. L’angoisse. Il découvre donc que c’est l’anniversaire de Miller, qui n’a pas du tout envie de le fêter, et se révèle être un coloc insupportable. Oui, au point de donner l’info de son anniversaire à tout le monde dans la caserne, y compris à Vic, incapable de garder un secret, ce qui était marrant.

Travis et son mec vivent désormais ensemble et clairement Travis n’est pas satisfait par l’état de leur couple puisqu’ils sont désormais plan-plan à cause de ses blessures passées. C’est un cas classique et il s’en plaignait déjà dans l’épisode précédent. Cette fois-ci, il en parle à Vic qui est de bons conseils, et c’est chouette de les voir réconciliés… et de les voir éviter de parler avec Sullivan qui a clairement un petit problème lui aussi, à exploser le punchingball de la caserne – tout en se souvenant d’un entraînement avec Ripley quinze ans auparavant.

Ce dernier débarque d’ailleurs à la caserne (dans le présent) et félicite Maya de vouloir devenir lieutenante. Ouep, il le fait devant tout le monde alors qu’elle n’en a parlé à personne. C’est magique. Cela réactive l’esprit de compétition de Jack qui n’hésite pas à expliquer à Maya qu’elle a du boulot si elle veut prendre sa place. Passionnant.

Bon, parlons rapidement du flashback de l’épisode qui voit Ripley et Sullivan bosser ensemble quinze ans plus tôt. Je n’ai pas du tout accroché à cette partie, parce que comme bien souvent, ces flashbacks ne sont qu’un moyen de perdre du temps sur l’intrigue générale. Oh, c’est aussi l’occasion de donner du boulot au père d’Andy. À défaut d’avoir grand-chose à lui faire faire dans le présent, il peut bosser dans le passé.

Et donc on découvre qu’il y a quinze ans, Sullivan était en intervention et est tombée sur la pire victime possible : sa propre femme en arrêt cardiaque. Et Ripley est forcé de dire à Sullivan de ne pas rester sur le cas, puis de donner un médicament auquel elle est allergique pour la sauver. C’est gênant comme tout.

Les scénaristes trouvent une utilité à Ryan dans cet épisode… en le faisant intervenir à la caserne. C’est original. C’est aussi une manière de regrouper tout le casting et de faire remarquer à Andy que Ripley salue Vic de manière un peu plus personnelle qu’avant. Non, vraiment, c’est un couple sympa qui se profile. Par contre, Vic ne se laisse pas faire et profite de l’intervention à la caserne pour forcer Andy et Ryan à se parler.

Bon, en gros, les flics viennent suivre un stage de premiers secours à la caserne, et ça force Andy à former Ryan. Ce dernier se considère déjà formé et préfère parler de leurs problèmes persos… mais c’est mal connaître Andy.

On reprend aussi sur l’intrigue de la compétition entre Jack et Bishop, qui se mettent à se battre pour draguer la même flic, quitte à mal former l’ensemble des personnes présentes, ce qui ne plaît pas du tout à Sullivan. En même temps, rien ne lui plaît alors. Tous les autres pompiers s’amusent de la situation, et Ryan aussi, avec un pari qui commence aussitôt pour savoir qui de Jack ou Bishop finira avec la flic dans son lit en premier.

Oui, le problème, c’est que cet imbécile de Sullivan casse l’ambiance tant qu’il peut. Il engueule donc Bishop devant tout le monde, et ça finit par énerver Andy qui se rebelle contre lui pour prendre la défense de sa meilleure amie qu’elle félicite devant tout le monde à son tour. Ripley est forcé d’intervenir pour les stopper, mais c’est la merde quand même… même si du coup Sullivan est tout gentil avec Andy derrière, la félicitant pour son amitié avec Maya.

Au milieu de tout ça, Ryan et Andy trouvent quand même le temps de parler un peu du père de Ryan, mais comme je n’en ai rien à carrer de cette intrigue, ben… ben… voilà quoi. J’étais beaucoup plus heureux de voir Vic et Ripley flirter ensemble, ou de voir le copain de Travis rencontrer Sullivan et rougir tant qu’il peut face à son physique. C’était marrant comme tout.

Miller ? Il finit par fêter son anniversaire sur le toit de la caserne, avec Jack. Et on se fait chier aussi avec cette partie de l’intrigue. Heureusement, la fête d’anniversaire en elle-même se passe mieux ; avec les paris sur Bishop et Jack qui continuent ; et Miranda et Ben se disent au revoir avec toute la passion dont ils sont capables. Bref, l’épisode se termine bien et c’est tant mieux. Côté sexe, Travis parvient à pimenter sa relation avec son mec et Vic couche déjà avec Ripley. Ils n’auront pas perdu de temps à en faire un couple dis donc !

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