Grey’s Anatomy – S17E03

Épisode 3 – My Happy Ending – 17/20
Il faut s’armer avant chaque épisode de cette saison, je pense, parce que la pandémie est un sujet difficile à aborder. La série le fait avec ses hauts et ses bas, mais elle parvient grâce à ça à nous balancer une belle gamme d’émotion, de la tristesse à la joie, en passant immanquablement par la fatigue. J’aime ces personnages, et j’ai l’impression que la série a encore beaucoup à nous proposer, contrairement à l’an dernier. Sinon, beaucoup d’anticipation de cet épisode, pour finalement peu, mais tout de même.

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Spoilers

Meredith broke protocols for every patient and we can’t break it for her?

Evidemment que Meredith nous fait un rappel des règles sanitaires en vigueur partout dans le monde. L’épisode commence donc par ça, mais aussi par Richard qui diffuse un message vidéo à tout l’hôpital, histoire de leur indiquer tout un tas de nouvelles plus ou moins positives. Si Owen se débarrasse rapidement de Tom, Amelia est tranquille avec son bébé pour regarder tout ça.

Richard annonce que les résidents ne peuvent plus se rendre auprès des patients avec Covid, histoire de les protéger, mais aussi que tout le personnel de l’hôpital aura la possibilité de passer un test pour savoir s’il est positif ou non. Une nouvelle classe d’internes débarque en avance à l’hôpital… Oh, on dirait un pilot de séries, là. Et la voix-off de Meredith ? On l’a rarement entendu se plier autant en deux dès un début d’épisode ! C’était étrange. Bon, elle a bien besoin de rire en ce moment Meredith, parce qu’elle a le coronavirus. Pfiou. Ca m’a un peu blasé comme diagnostic, elle aurait pu avoir autre chose, ce n’est pas très original comme choix.

M’enfin, avec tout ce à quoi elle a survécu depuis le début de la série, ce n’est pas très étonnant. C’est à Teddy de la traiter, et c’est énervant, parce que Teddy est trop soulante depuis une saison avec ses états d’âme amoureux. Heureusement, c’est un peu moins le cas cette semaine, parce qu’il y a d’autres choses à gérer.

Tout l’hôpital est à cran en attendant, avec Maggie qui ne parvient pas à sauver une patiente… Et comme c’est la septième de la semaine, ça commence à faire beaucoup pour elle. Les scénaristes nous rendent bien la frustration des médecins en tout cas, et ils n’aident pas Maggie qui se retrouve à s’occuper de Meredith elle aussi quand Andrew lui demande de briser le protocole pour Meredith.

Evidemment, Teddy est d’accord avec Mer qui veut aller à l’hôtel comme l’exige le règlement en place, mais ce n’est pas l’avis d’Andrew. S’il savait que pendant ce temps, Meredith passe sa journée à voir Derek. Oh, oui, elle s’effondre à nouveau et retourne à la plage, où l’on nous pond à nouveau la même scène que la semaine dernière, à peu de choses près et avec des secondes en plus. C’était long, on veut les voir ensemble !

Dans la réalité, en plus, ça tourne mal : Andrew pète un câble de voir Meredith s’effondrer, Maggie est frustrée de voir sa sœur avec une tablette, mais elle l’est encore plus de voir l’état de ses poumons, alors que Mer continue de ne pas écouter les conseils médicaux de base, du genre « ne pas travailler », « ne pas utiliser sa tablette »… Elle est insupportable ! En revanche, j’ai aimé voir Andrew envisager tout ce qu’il peut pour sauver Mer et Maggie confronter Teddy pour savoir si elle était vraiment prête à soigner Meredith avec le sérieux nécessaire.

Comme Teddy assure que oui, elle peut continuer à s’en occuper. Dommage, mais en même temps, ça fait du bien de la retrouver ailleurs que sur ses déboires médicaux. Quant à Mer, elle refuse d’entendre parler de ce qui pourrait mal tourner pour elle, même quand Amelia et Maggie insistent pour le faire. Tu m’étonnes. J’ai aimé la scène avec Amelia en vision, à s’occuper de quatre enfants, seule. La pauvre. C’est finalement à Miranda de mettre Meredith face à ses responsabilités : Alex est loin, mais c’est toujours le contact d’urgence de Meredith. Miranda lui demande de désigner quelqu’un d’autre, parce que le genre de décisions liées au Covid, c’est compliqué par téléphone… mais Meredith s’y refuse.

Elle ne veut pas imposer ça à ses sœurs. J’aurais cru qu’elle donnerait ça à Miranda, mais non. Elle le donne finalement à Richard, parce que Cormac lui donne le meilleur conseil : écrire concrètement ce qu’elle veut, puis donner cette liste à quelqu’un qui n’est pas de sa famille – quand tout l’hôpital est de sa famille, c’est compliqué – et qui se battra pour ce qu’elle veut. Il est aussi celui qui la réconforte et lui assure qu’elle peut se battre contre le coronavirus.

Il a beau dire ça, on voit qu’elle souffre Meredith ! Malgré la souffrance, elle donne donc à Richard le privilège de choisir ce qu’il adviendra de sa vie plus tard… même si elle lui annonce aussi qu’elle veut vivre, parce que ses enfants ont besoin d’elle.

Du côté de la plage, ça fonctionne vraiment bien grâce à la musique mythique de la série, malgré la distance énorme entre le couple mythique de la série. Je ne m’attendais pas à un baiser : j’ai vu les photos où ils portaient le masque, il est donc clair qu’ils n’ont pas eu de tests pour tourner à proximité l’un de l’autre… mais le fait qu’ils se hurlent finalement des mots depuis la plage, à des mètres et des mètres de distance, je dois dire que j’ai eu du mal. J’aime l’idée que le sable la retenant représente son inquiétude pour les enfants, mais je trouve dommage de réussir à faire revenir l’acteur pour finalement nous proposer cette scène très répétitive. Ils devaient donner de l’espoir !

Ce n’est pas exactement le mot qui m’est venu à l’esprit en voyant Maggie pleurer de la mort de son 53e patient et de se rendre compte à présent que ses patients sont des statistiques qui n’ont pas le privilège de mourir entourés de leurs proches. Pfiou, cette saison va être compliquée à regarder quand même, mais j’aime beaucoup sa relation avec son mec, et tous les besoins que chaque personnage ont de laisser s’exprimer leurs émotions.

D’ailleurs, Jo sort prendre l’air pour quelques instants après quatre jours sans sortir, et elle tombe sur Lincoln qui débarque à l’hôtel pour aider Hellmouth et Jackson à soigner un thérapeute spécialisé dans le sexe. Il continue de télétravailler depuis son lit d’hôpital, prodiguant des conseils à un patient pour fournir un orgasme.

Forcément, Hellmouth va sur Google et trouve quelques éléments sympathiques sur lui… qui perturbent les garçons mais intéressent Helm au plus haut point. C’était un peu lourd comme humour. Finalement, Lincoln rentre chez lui pour se déshabiller dans le jardin devant Amelia. Alors… Se déshabiller en rentrant, je veux bien, je comprends… mais dans le jardin ??

On sent bien que ça simplifie ces histoires de distance, surtout que les acteurs interprétant Amelia et Lincoln nous ont fait déjà le coup du sexe en respectant le mètre de distance la semaine dernière. Ils remettent ça cette semaine, mais avec une vraie distance entre eux, se masturbant chacun en face de l’autre, dans le jardin ?? C’est la scène la plus étrange vue depuis un moment.

Pour en revenir à Jo, elle n’a une pause que de courte durée. La pauvre ne peut pas compter sur Levi pour faire ses consultations, puisque tous les patients n’ont pas encore de résultats du test PCR. Elle s’occupe alors d’une patiente à qui elle annonce une grossesse, avant que Carina ne lui dise que ce n’est pas ça. J’étais content de revoir Carina, j’aime beaucoup le fait de l’avoir dans deux épisodes chaque semaine avec Station 19, je vote pour que ça puisse continuer encore longtemps.

Finalement, après une IRM, la patiente est bien enceinte, mais juste, le bébé n’est pas dans son utérus. Ah, cette série, toujours des trucs perchés, j’adore ! Miranda vire aussitôt Levi du cas, parce que c’est improbable une grossesse si avancée hors utérus et attachée au foie. Franchement. Il reste à savoir si la patiente veut le bébé, et c’est Carina qui s’en charge, même si Jo et Miranda sont sur l’affaire aussi. Le bébé survit et tout est bien qui finit bien, avec même Miranda qui complimente Jo, et ça, ça fait plaisir.

Bien sûr, Miranda s’interroge aussi sur la nouvelle promotion de Richard, pendant qu’ils font quelques test PCR. Pourquoi pas ? Elle apprend que Richard a un plan pour Tom maintenant qu’il a pris son poste : il le fait chef des internes, le poste que Richard a eu depuis des années. Cela ne fonctionne pas trop, mais il est rigolo d’avoir deux Ortiz désormais, une mère et une fille toutes les deux internes. L’angoisse !

Un autre interne, Chee, galère à écrire les notes qu’il est censé écrire, et ça se passe encore plus mal quand il comprend que toutes les feuilles qu’il remplit depuis des heures sont des feuilles concernant des patients morts. Sans surprise, Tom pousse à la démission pas mal d’internes, mais pas Mama Ortiz qui est géniale, et il est déprimé de voir que Richard marque un point. Il est persuadé que c’était simplement une vengeance de sa part, quand Richard semble plutôt avoir voulu le valoriser. C’est raté.

Le plus drôle est encore qu’Owen débarque ensuite pour annoncer à Tom que son test est positif et qu’il a lui aussi le coronavirus, alors qu’il était en train de parler à Teddy, n’ayant pas son masque. C’est quelque chose, ça quand même.

Les internes ? En fin d’épisode, il n’en reste plus que trois, et Richard leur fait un excellent discours d’entrée à l’hôpital. En plus, trois personnages, on pourra retenir qui ils sont – surtout qu’il y a deux Ortiz, ça va.

Il me reste à évoquer une dernière fois la plage, parce que l’épisode se termine là-dessus. Meredith veut vivre pour ses enfants, mais elle veut aussi profiter de Derek. Celui-ci lui répétant que le sable n’est pas réel, elle se décide à courir vers lui, donnant pas mal d’espoir cette fois, mais on sait bien que c’est un espoir vain. Meredith se rétame donc contre toute attente à quelques mètres de Derek, et je dois bien vous avouer que j’ai éclaté de rire… C’est réussi, j’imagine ?

Voir Meredith trempée crier à Derek qu’elle le déteste, mais qu’il lui manque, ça m’a plu ; avoir Derek qui lui confirme qu’il l’attend peu importe où il est, c’était cheesy… mais ça fonctionne, tout simplement. Beaucoup de bruit pour pas grand-chose, mais j’ai terminé l’épisode sur un sourire, parce que voir ce couple en train de rire et se crier des mots doux, ça fait toujours plaisir. Ils fonctionnent, même en étant si loin l’un de l’autre. Et la porte est ouverte pour une fin plus heureuse un jour (enfin, heureuse, mais dans la mort de Mer… donc à voir). En attendant, je ne m’en lasse pas : et paf, la Meredith !

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Grey’s Anatomy – S17E02

Épisode 2 – The Center Won’t Hold – 18/20
C’était moins bon comme suite parce que ça part en cacahuète avec une overdose de scènes que nous n’avons pas eu dans le premier épisode, par contre, vraiment, je n’étais pas du tout prêt pour certains passages de cet épisode. En deux épisodes, la série a réussi à me laisser sur les fesses deux fois, et vraiment, il était plus que temps que la série revienne. Je savais qu’elle me manquait… mais je n’étais pas prêt !

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Spoilers

I’m yelling at the world through you.

Meredith retire son masque, et ça lui fait du bien, c’est très clair. Elle se plaint à Jackson de ne pas avoir pu toucher de scalpel depuis longtemps, ce qui craint tout de même, mais pas autant que le retour de Cormac qui se fait avec Meredith le réveillant pour lui faire remarquer que son masque tombe en miettes. Charmant.

La série nous ramène autrement Catherine, et il a suffit d’une seconde de sa présence pour que je sois dépité. Elle est toujours en froid avec Richard, et c’est bon les gars, il y a une pandémie, ne nous refaites pas le coup, réconciliez-vous et c’est bon. Catherine est insupportable à ensuite râler sur Maggie, même si j’ai aimé le twist que ce soit finalement sa manière de hurler contre le monde.

La scène était un peu ridicule quand même, non ? Je n’ai pas accroché à Maggie et Catherine gueulant ensemble, et même si l’écriture est classique pour la série, je n’ai pas trop aimé, même le moment émotion qui nous explique que Catherine aimerait que Richard lui pardonne. Oui, ben si t’étais pas si conne aussi ouuuups. Je ne sais plus trop où j’en étais de ce couple, mais je crois vraiment que je n’avais pas aimé les réactions de Catherine lors de la saison précédente. Je n’aime pas non plus celles de Richard, cela dit.

D’ailleurs, c’est valable dans le présent comme dans le passé, où on le voit regarder la conférence qu’il a planté à cause de son empoisonnement. Jackson le sauve d’une dépression à venir… Richard est persuadé que maintenant qu’il a perdu sa réputation, il a tout perdu de ce qui était important dans sa vie, mais ce n’est pas exactement la vérité, ni exactement ce que pense Jackson. Et c’était chouette de sa part de le dire à Richard, mais dans la scène suivante, il enchaîne en engueulant Richard pour qu’il rappelle Catherine et… non. Arrêtez de vouloir les mettre ensemble, ce n’est pas crédible.

Ca marche bien avec Maggie qui revient hurler sur Catherine pour lui dire de se réconcilier avec son mari, par contre, j’ai bien aimé et j’ai ri ; surtout que ça marchait bien avec Bailey qui venait de dire que le monde était en feu et que ouais, l’hôpital perdait de l’argent. Evidemment que l’hôpital perd de l’argent.

On enchaîne ensuite dans le présent avec Avery forcé de retravailler une fois de plus avec Jo. C’était sympathique, mais moins passionnant que dans le premier épisode… Bon, sinon, la cheville de Bailey ne va pas super bien, et elle finit aux urgences de l’hôpital. Malgré ça, elle ne fait pas confiance à Levi, préférant avoir un deuxième avis de Nico. Superbe. Ils passent l’épisode à se tourner autour et il faut vraiment que ça cesse, parce que non, vous ne faites pas un bon couple les gars, c’est bon, lâchez l’affaire. Ouais, je parle à des personnages, tout va bien. C’est pire que quand je parle à des scénaristes ou pas ?

En parallèle, on retrouve encore les adolescents du premier épisode de cette grande soirée de trois épisodes, avec le dernier qui arrive enfin à l’hôpital. C’est un ado qui a une situation médicale compliquée, outre le fait qu’il était donc dans un incendie il y a peu et qu’il a été trimballé d’un hôpital à l’autre. Il va être finalement opéré par Teddy et Owen, et je le plains.

Se plaindre, c’est exactement ce que fait Teddy en présence d’Owen, qui finit par lui dire que, quand même, il faut qu’ils se parlent. Ce n’est pas gagné après ce qu’on a vu dans le premier épisode. Dans un flashback, on découvre qu’Owen a fait le choix de ne pas confronter Teddy directement. Il a décalé leur mariage sans lui révéler qu’il l’avait entendue coucher avec Tom. OK, mais elle est forcément au courant si Richard est au courant, non ?

Dans le présent, Owen et Teddy trouvent étonnamment un temps mort dans leur journée. On va dire qu’ils attendent les résultats de l’adolescent, hein. Owen a envie de parler à Teddy ? Certainement pas de leur couple, juste de ce qui devrait arriver à ses enfants en cas de décès. Ce n’est pas exactement ce qu’elle attendait, quoi. En même temps, ça valait mieux pour elle, parce que quand Owen finit par enfin la confronter, elle découvre qu’il a un message vocal de sa part où elle est en train de coucher avec Tom.

Ahaha ! J’ai ri des larmes de Teddy, parce que bon, c’est bien mérité, non ? Il serait temps qu’elle assume un peu ce qu’elle fait, parce qu’elle fait de la merde. Par contre, vraiment, qu’on m’explique comment personne à l’hôpital ne l’a prévenu de ce qu’il s’est passé ? Je veux dire, à elle, encore, admettons, mais à Tom ? Un bruit de couloir ? Comment, c’est possible ?

Dans tout ça, on en oublie leur patient adolescent. Le patient ? Il s’appelle Frankie, et c’est finalement Cormac et Meredith qui se retrouvent à devoir lui sauver la vie ensemble. Meredith est heureuse de pouvoir retrouver un scalpel et je me suis dit, au passage, que les opérateurs sons ne devaient pas être ravis des micros de nos personnages sous casques. Ca simplifie les choses pour la distanciation sociale, mais ce n’est pas cool pour ces jobs, non ?

Bref, Meredith n’est pas rentrée depuis deux semaines chez elle, et il est temps peut-être de nous dire ce que deviennent ses gamins, non ? Pour ça, la série nous ramène enfin Amelia et Lincoln, et ils sont dans le plus beau jardin de la série. Tout va bien entre eux, sauf qu’Amelia a oublié l’anniversaire de Linc. Ce n’est jamais qu’un détail après tout, non ? En plus, elle a une bonne excuse. Comme elle est encore en congé maternité, elle se tient loin, très loin du Grey Sloan Hospital et se charge de la ribambelle de gosses que constitue sa famille.

C’est marrant. Je ne m’attendais vraiment pas à voir un plaid dans cet épisode, en revanche, mais si, Lincoln nous plie un plaid comme si de rien n’était en attendant qu’Amelia lui offre une surprise sexuelle pour son anniversaire. C’était un peu lourd toutes les scènes de sexe de l’épisode. Il n’y en a pas eu dans le premier épisode, alors il était important d’en avoir pour rééquilibrer le tout j’imagine… mais franchement, ça m’a paru lourdingue.

En flashback, on voit le couple galérer à trouver un nom pour son bébé. Ce devait être Scout, mais on voyait bien qu’Amelia n’aimait pas trop ça, et ça se confirme quand ils présentent le bébé à Meredith. Elle, elle pense à Tony, mais lui n’est pas fan. Eh ben, ils sont un peu chiants ces deux-là. Il était mignon d’enchaîner sur Linc tenter de trouver le prénom de son fils en essayant de le faire réagir aux prénoms. Et c’était pire quand il réagit à Kimberley ou quand ils continuent de galérer encore et encore.

Tout ça mène à la révélation, dans le présent, qu’Amelia a choisi de nommer son bébé… Derek Sheperd Lincoln. « C’est un joli moyen de ramener Derek dans la série, ça » est la première chose qui m’est passée par la tête à ce moment-là. AHA. Be careful what you wish for. En tout cas, j’aime toujours bien Amelia et Linc, j’aimerais juste à présent qu’on les revoir un peu ailleurs que chez eux.

D’ailleurs, de retour à l’hôpital, on apprend que le père de Frankie n’est pas ravi de savoir que son fils a fait une fête quand il raconte tout ça à Owen. Finalement, tout termine bien pour Frankie, dont le rein est sauvé, mais ça se termine mal pour le pote de Frankie, en revanche. Maggie et Teddy sont incapables de le sauver des dégâts causés par l’explosion de sa voiture, et elles doivent l’annoncer au père dans ce qui s’avère être une des scènes les plus touchantes de l’épisode.

C’était bien la peine de nous ramener une pandémie mondiale si c’est pour nous proposer ça comme scène la plus triste ! En effet, c’est le père de Francis qui s’était battu avec cet autre père qui finit par être celui lui faisant un câlin. L’air de rien, la série souligne aussi le gros problème de ces câlins qui ne se font plus. C’est déjà parfois dur en France… mais alors aux États-Unis où tout le monde en fait à tout le monde, ce doit être un sacré supplice.

En fin d’épisode, Catherine décide de biper Tom et Richard dans son bureau. Elle vire Tom de son poste de chef des chefs de l’hôpital (enfin) à cause de sa commande désastreuse sans masque et de ses messages vocaux avec Teddy sur ses heures de boulot. AHA. Elle se réconcilie ainsi avec Richard en lui refilant le poste et en s’excusant. C’est apparemment suffisant pour Richard qui décide de se faire tester au plus vite pour retrouver sa femme. Pff. Je suis blasé de les revoir ensemble, eux.

Dans le même genre, j’étais un peu blasé de voir Nico revenir à la charge avec Levi. Je comprends ce qu’il se passe dans ce couple, j’aime bien la justification de Nico sur l’importance de relâcher la pression accumulée en Levi par le sexe, mais je ne suis plus du tout pour ce couple. Et du coup, c’était un peu étrange cette pipe. Après, tant que ça leur fait du bien, hein, je vais être content pour Levi… Mais j’espère qu’il trouvera un meilleur copain un jour, le pauvre.

J’ai espéré la même chose longtemps pour Maggie, et c’est apparemment enfin le cas. En effet, dans sa relation à distance avec son beau médecin, tout est au beau fixe. Il lui fait ainsi acheter une tente pour qu’elle puisse dormir chez elle sans avoir à galérer avec ses neveux faisant trop de bruits pour son sommeil. MOUAIS. Déjà qu’elle déteste le camping, je ne suis pas sûr que dormir dans une tente à Seattle soit la meilleure des idées du monde, même en avril 2020. Quant à la sextape qu’elle offre à son mec en se déshabillant, c’était vraiment gratuit et pas vraiment un super exemple, je trouve, mais je suis rabat-joie.

En parlant de rabat-joie, j’ai trouvé étonnant de voir Jo se ranger autant du côté d’Owen dans le conflit entre lui et Teddy. Vraiment, Alex lui a fait du mal, parce que ce n’était pas trop dans les habitudes de Jo de prendre autant parti dans ce genre de conflits. Après, moi qui adorais Teddy il y a quelques saisons, je dois dire que je suis assez heureux de la voir galérer autant avec tout le monde. Sa justification sur les erreurs que l’on peut tous faire ? Eh, faut pas déconner.

Sur un conseil de Jo qui la prend en pitié, Teddy termine finalement l’épisode en confrontant Owen une fois de plus pour tenter de s’excuser. Le problème, c’est qu’Owen n’arrive pas à comprendre la raison derrière la tromperie de Teddy. Ben dis donc pour des médecins débordés par le Covid, ils ont encore pas mal d’énergie à revendre et pas tellement de distanciation sociale. Par contre, les yeux de cocker de Teddy, ce n’était pas possible, franchement. Elle méritait de se faire larguer seule au milieu du parking de l’hôpital.

En parlant d’être seule au milieu d’un parking de l’hôpital, Meredith s’effondre au sol sur le parking de l’hôpital. Non, sérieusement ? Plus tôt, on a eu l’occasion de la voir ravie de se servir de son scalpel et comme elle a réussi à sauver une vie, elle a trouvé qu’il était une bonne idée d’enchaîner encore un peu plus sur quelques heures, malgré de très bons conseils d’Andrew lui rappelant qu’il est important de dormir, même en cas de pandémie mondiale.

En plus, tout ça l’a fait toujours vaciller entre Andrew et Cormac avec qui elle a opéré… C’est aussi qui la retrouve inconsciente sur le parking de l’hôpital et la série nous sort un énorme what the fuck avec une vision de ce dont elle rêve dans son malaise. La série a trouvé un beau moyen de ramener Derek avec le bébé d’Amelia ? Aha, hold my drink, voilà Patrick Dempsey qui revient dans la série. QUOI ?

Non, sérieux. Quand on a revu la plage avec Meredith, je me suis dit qu’ils allaient nous sortir un gros truc, mais j’ai instinctivement pensé à sa mère, tellement je suis habitué. Quand on a vu le visage de Meredith changer, je me suis dit « oh bordel, ils ne vont pas oser Derek quand même ? ». COMMENT ? Comment est-ce que cette information a pu ne pas fuiter avant ? Comment est-ce que j’ai pu ne pas le savoir aujourd’hui ? J’ai passé ma journée sans spoiler !

Incroyable, mais vrai. Derek est donc de retour dans un rêve de Meredith… et ça, vraiment, je ne m’y attendais pas. Par contre, c’est mauvais signe pour un tas de choses. Je comprends mieux Ellen Pompeo envisageant la fin de la série si on en est à faire revenir Derek. Je m’accroche une nouvelle fois à ma théorie sur son possible Alzheimer faisant revenir les acteurs. Je me rappelle de Sandra Oh déclarant récemment que Cristina ne reviendrait pas, et je m’interroge sur une fausse piste. Aïe aïe aïe, mais que va réserver cette saison ? Combien d’épisodes Patrick Dempsey va-t-il venir squatter ? Est-ce que je suis moi-même en train de rêver ? Je suis tellement fatigué, j’ai pu m’endormir.

Je ne m’y attendais pas du tout. Du tout, du tout. Wow.

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Grey’s Anatomy – S17E01

Épisode 1 – All Tomorrow’s Parties – 20/20
Autant la vision du covid dans Station 19 n’a pas réussi à me convaincre, autant dans Grey’s Anatomy, c’est une grande réussite pour ce premier épisode, qui parvient même à me faire oublier que certains personnages que j’adore sont sous-traités pour l’instant, voire même absents. Il y a deux heures pour la reprise, et il y a énormément à traiter, donc ce n’est pas si étonnant. Une belle réussite cet épisode, en tout cas, ça prouve que la série a encore plein de choses à raconter désormais qu’elle se fait le reflet d’une réalité bien difficile.

> Saison 17


Spoilers

It’s called « disaster ethics ». When future surgeons imagine what they will do when the unimagineable happens.

Le résumé de la saison précédente est meilleur que le mien, dis-donc, c’est fou. Ils ont bien préparé le terrain, mais je ne m’attendais du coup pas du tout à ce début d’épisode qui voit Meredith au bord d’une plage… pour mieux se réveiller au milieu de l’hôpital, sous une vraie vague bien plus flippante : celle de la pandémie. Pour la première fois, la série nous annonce donc être en avril 2020. C’est fou… nous revoilà dans une temporalité claire. Bon, on verra.

La scène suivante nous ramène au premier épisode de la soirée dans Station 19, avec les pompiers venant applaudir les chirurgiens chaque matin, et Miranda toute stressée, comme d’hab, mais tentant de se convaincre que tout va bien. Weber débarque alors pour reprendre le boulot maintenant qu’il est sur pied, et Miranda ne sait pas trop si elle est soulagée ou inquiète de le voir. Elle l’emmène malgré tout faire un tour de l’hôpital, histoire de lui expliquer les nouveaux protocoles… et de nous mettre à jour dans les dramas de tout le monde.

Ainsi, DeLuca n’est plus un résident de l’hôpital, et bim, on est lancé dans un flashback où tout allait bien dans l’hôpital, sauf Carina. Elle, elle s’est énervée de voir Meredith être choquée de la dépression prévisible d’Andrew après la phase maniaque. Sympa. Andrew ne peut voir aucun patient selon Carina, mais lui, il veut malgré tout voir la petite fille qu’il avait tenté de sauver il y a quelques épisodes. Ouep, souvenons-nous de cette gamine qu’il pensait être victime d’un trafic.

Tout le monde l’a pris pour un fou à l’époque, mais il avait raison évidemment. La patiente revient à l’hôpital, et le seul qu’elle veut voir, c’est désormais lui. Hellmouth est perturbée de le voir reprendre du service, mais bon, elle fait ce que Bailey lui ordonne malgré tout. « Cindy » révèle alors à Andrew son vrai prénom, et toute son histoire, en privé… alors que Bailey et Helm écoutent tout derrière pour obtenir son identité et appeler les flics afin qu’ils viennent la chercher. Andrew est parfait avec elle, Bailey est toujours aussi géniale comme actrice, et on sent qu’il y a tout un arc de plusieurs épisodes qui va être avorté par le Covid là.

On a tout de même de bonnes scènes, notamment l’intervention organisée pour Andrew par Carina, Meredith, Miranda et Richard, dont il a sauvé la vie, le tout en présence d’un psy. Le pauvre fait de bonnes choses de sa vie, mais il ne fait PAS la chose qu’il voulait le plus : ne pas ressembler à son père. Il s’effondre donc finalement face à eux, après une crise de colère contre une pauvre porte innocente. L’acteur s’en sort bien de tout ça – j’imagine que les scènes étaient écrites avant le confinement, et les scénaristes font le bon choix de ne pas s’en débarrasser. Dans le présent, par contre, Andrew ne va pas bien du tout, même s’il accepte de se faire aider dans le passé.

De retour dans le présent, donc, l’hôpital à de nouveaux protocoles en place, notamment une prise de température qui créé une nouvelle ligne d’attente. Au lieu de voir Maggie attendre son café, on la voit donc attendre de pouvoir savoir si elle peut bosser, en étant au téléphone avec son nouveau/ancien mec. La relation à distance semble drôlement bien se passer pour eux, alors tant mieux, hein, n’en déplaise à Jackson, nouvellement célibataire.

En flashback, on voit que la relation Vic/Jackson est tombée à l’eau définitivement quand Vic a pris au sérieux un texto de Jackson lui demandant de venir sans rien… Elle s’est ramenée nue, alors qu’il avait Harriet dans les bras, et ça ne s’est pas super bien passé et elle n’a pas voulu redevenir belle-mère. OK, voilà qui est fait.

Dans le présent, on retrouve Vic déposer l’ado de son épisode auprès d’Owen. Owen ? Richard découvre à ses dépends qu’il n’est pas marié, puisqu’il a entendu Teddy coucher avec Tom. C’est gênant. Tom a désormais une canne pour assurer la distanciation sociale, Richard se fout de la tronche de Teddy comme si de rien n’était avec Bailey et la vie suit son cours. J’aimerais bien qu’on laisse tomber cette intrigue, et il y a tellement de drama avec le covid que c’est tout à fait possible.

J’ai trouvé qu’une des meilleures scènes de l’épisode était une scène qui m’aurait fait mourir de rire il y a peu : Tommy qui pète un câble avec sa canne quand il découvre que la livraison de masques qu’il attendait est pleine de tout, sauf de masques. Quelle horreur. Le désespoir était palpable pour tous les personnages présents, et franchement, pour nous aussi.

En parlant de désespoir, on finit par retrouver Meredith en plein désespoir elle aussi. Elle perd ses patients un à un, par surprise, dans des conditions atroces où ils sont seuls. Elle passe des coups de fil pour prévenir les familles de venir dire adieu, parfois, quand elle a le temps ; ou pour prendre des nouvelles d’Andrew. Meredith fait de la peine à voir, et là-dessus, la série réussit vraiment bien à gérer les choses.

OK, la vie suit son cours, mais on sent aussi que tout a changé pour les personnages. Et ça fonctionne bien. J’aime par exemple la relation à distance de Maggie, alors que je n’avais pas été franchement convaincu la saison dernière. J’aime aussi voir Levi être débordé par les mauvaises nouvelles, Miranda être flippée de voir Richard ne pas apprendre par cœur le protocole, ou Richard ne pas prendre assez au sérieux la situation parce qu’il n’était pas là au début de la pandémie – et même si le fameux tableau de chirurgie est vide (les scénaristes sont au bord de la dépression). Et vraiment, Richard fait de la merde !

Notons que les masques rendent parfois certaines choses compliquées pour les acteurs. La mère qui pète un câble de ne pas voir son fils, par exemple, met du temps à être crédible comme on ne voit que ses yeux. Et la première fois que j’ai vu Jo dans l’épisode ? Je n’étais pas sûr que ce soit elle, figurez-vous ! Merci le masque. Pourtant, Jo, on a l’habitude de la voir avec, allez comprendre. Jo ? Aha, il fallait s’accrocher pour celle-ci.

Vous vous souvenez que plus haut j’ai écrit que Jackson était célibataire ? Ben un flashback nous le montre en plein bouche à bouche avec Jo putain. WHAT THE FUCK ? Ils osent vraiment nous faire ça ? Allez, c’est une nouvelle étape plutôt logique, mais j’ai eu du mal à m’en remettre. La révélation étant faite, on peut découvrir ce qu’il s’est réellement passé : Jo est venu voir Jackson pour lui demander une sexcapade. Elle a tellement répété le mot « sexe » dans la scène, que j’étais mort de rire.

La scène est super bizarre, mais le baiser qu’on a vu entre eux nous montre que ça ne peut pas être que du sexe. Pourtant, quand Jo débarque chez lui le soir-même pour lui faire l’amour – si on peut appeler ça l’amour – elle est effectivement déjà bien bourrée. Elle se fout de lui un moment pour toute l’ambiance romantique qu’il a envisagé pour leur soirée – de la musique à la charcuterie, en passant par le bon vin – puis tente d’obtenir la faveur sexuelle qu’elle voulait de lui, pour arrêter d’être une nana dépressive larguée après son mariage.

Le problème, c’est qu’elle embrasse à peine Jackson qu’elle se met à pleurer. Oh lala. Jo me fait tellement de peine. J’ai la haine contre Alex d’un coup, et je pardonne tout à Jo une nouvelle fois, exactement comme Jackson semble vouloir le faire. Dans le présent, Jo se retrouve bien évidemment à bosser avec Jackson, et on voit que c’est compliqué entre eux. Ils se disputent pendant l’opération du brûlé de Vic, puis en post-op, Jackson fait ses plus mauvais yeux à Richard qui ramène la mère du gamin. Il est absolument insupportable, lui, j’ai beaucoup de mal avec. OK, il a une bonne idée à la fin de l’épisode en utilisant une machine à désinfecter une pièce pour désinfecter les masques trop peu nombreux de l’hôpital.

Miranda en est heureuse, mais elle lui rappelle qu’il est à risque de se choper le virus, lui aussi. C’est bien beau de vouloir être un héros envers et contre tout, mais j’ai du mal, vraiment. Le pire, c’est que l’épisode semble donner à Richard, puisque même Jackson est content que son patient aille mieux grâce à la présence de sa mère.

Par contre, il semble moins ravi de savoir que Jo veut tout oublier de leur aventure. Ils arrivent enfin à se réconcilier de ce qu’il s’est passé en abordant le sujet et en communiquant, mais cette communication, justement, nous donne un aperçu de ce que pourrait être un couple entre eux, et ça donne plutôt envie, je dois dire. Ca me rappelle quand ils ont pondu Andrew et Meredith de nulle part et que ça marchait !

D’ailleurs, contre toute attente, Meredith s’isole dans le placard le plus grand du monde pour tout casser dans l’hôpital, et surtout pour s’énerver face à son impuissance. Elle est heureusement consolée par Andrew qui revient sur place en tenue de médecin. En fait, il ne va pas si mal : si on le voit dormir sans répondre au téléphone en milieu d’épisode, c’est parce que ses médecins lui disent que le sommeil est important pour éviter de retomber dans ses travers, rien de plus. Il peut donc aider Meredith à gérer son stress et sa dépression, et c’était chouette.

OK, on connaît la situation des soignants depuis un bon moment, mais ça n’empêche pas que quand c’est un personnage qu’on connaît, ça aide bien à évacuer tensions, émotions et frustrations. Je sais qu’il y a tout un tas de fans qui se plaignent des séries abordant la situation sanitaire mondiale, mais moi, je trouve ça important d’avoir ce genre d’épisodes pour évacuer. Les séries ont toujours représentées le quotidien après tout, pas de raison que ça change. Et en plus, dans le cas de Grey’s, c’est réussi.

On termine l’épisode sur un cliffhanger dont on aurait pu se passer : Levi annonce à Nico qu’il a dû prévenir une centième famille du décès d’un patient, ce qui est beaucoup trop pour lui. Malheureusement, cette situation de crise exacerbe encore plus les différences de caractère entre les deux : Levi a besoin de parler de tout ce qui lui arrive et d’extérioriser au maximum, quand Nico se montre hyper froid et silencieux face à tout ça. Non, vraiment, ils ne vont pas du tout ensemble, c’est la cata.

Mais le plus catastrophique, c’est encore Miranda qui se tord la cheville à cause de deux parents de patients adolescents en venant aux mains en se reprochant de faire de la merde – l’un reprochant à l’autre son fils malade voulant voir ses amis, l’autre reprochant au premier de faire des barbecues sans masque tous les week-ends. Quel monde de merde, ce monde en 2020 !

> Saison 17

Grey’s Anatomy (S17)

Synopsis : Bim, le coronavirus frappe le Grey Sloan Hospital, qui avait clairement d’autres plans à gérer quand on l’a quitté pour la dernière fois, avec la naissance du bébé d’Amelia et Lincoln, un mariage possiblement annulé pour Teddy et Owen, un Andrew avec des problèmes de santé mentale et un Richard qui voyait une guérison miraculeuse d’un empoissonnement pour mieux larguer sa femme. Ouais, bon, la vie est toujours belle à Seattle !

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Station 19 : S01 | S02 | S03 | S04

Pour commencer, la série me manque énormément et je n’ai pas envie de m’attarder sur l’introduction de cet article, histoire de plutôt me précipiter sur l’épisode… Et pourtant ! 17 saisons !  Ca mérite de s’arrêter un instant pour mesurer l’ampleur de la série sur nos vies. Une fois de plus, Ellen Pompeo laisse entendre que la série pourrait toucher bientôt à sa fin, mais personne ne veut ça, sérieusement. Certes, la saison précédente a eu du mal à passer et j’ai trouvé qu’on recommençait à se lasser comme en saison 10 ou 11… Mais je sais dorénavant qu’ils peuvent se relever et trouver de nouvelles manières de nous accrocher, parce que c’est ce qu’ils font à chaque fois. Avec une pandémie mondiale, ils ont probablement retrouvé l’inspiration, maintenant, il va falloir voir ce qu’ils en font et si ça vaut vraiment le coup. Station 19 m’a déjà donné quelques éléments de réponse, et j’ai un peu peur de ce que je vais regarder maintenant, parce que la glorification à l’américaine a eu du mal à passer dans ce début de saison 4 – ils méritent la glorification les médecins, ce n’est pas la question, j’ai juste trouvé ça mal amené.

Voir aussi : On en est où dans Grey’s Anatomy et Station 19 ?

Avant de critiquer trop sévèrement, je vais donc lancer l’épisode et voir si ça passe mieux au Grey Sloan… C’est largement possible, ce n’est pas la même série. Et puis, j’ai tellement hâte de retrouver les personnages. Ca va être dur de les voir déborder par les urgences, honnêtement.

Note moyenne de la saison : 16,5/20

> Crossover : S04E01 – Nothing Seems the Same – 16/20

S17E01 – All Tomorrow’s Parties – 20/20
Autant la vision du covid dans Station 19 n’a pas réussi à me convaincre, autant dans Grey’s Anatomy, c’est une grande réussite pour ce premier épisode, qui parvient même à me faire oublier que certains personnages que j’adore sont sous-traités pour l’instant, voire même absents. Il y a deux heures pour la reprise, et il y a énormément à traiter, donc ce n’est pas si étonnant. Une belle réussite cet épisode, en tout cas, ça prouve que la série a encore plein de choses à raconter désormais qu’elle se fait le reflet d’une réalité bien difficile.
S17E02 – The Center Won’t Hold – 18/20
C’était moins bon comme suite parce que ça part en cacahuète avec une overdose de scènes que nous n’avons pas eu dans le premier épisode, par contre, vraiment, je n’étais pas du tout prêt pour certains passages de cet épisode. En deux épisodes, la série a réussi à me laisser sur les fesses deux fois, et vraiment, il était plus que temps que la série revienne. Je savais qu’elle me manquait… mais je n’étais pas prêt !
Performance de la semaine : Ellen Pompeo
S17E03 – My Happy Ending – 17/20
Il faut s’armer avant chaque épisode de cette saison, je pense, parce que la pandémie est un sujet difficile à aborder. La série le fait avec ses hauts et ses bas, mais elle parvient grâce à ça à nous balancer une belle gamme d’émotion, de la tristesse à la joie, en passant immanquablement par la fatigue. J’aime ces personnages, et j’ai l’impression que la série a encore beaucoup à nous proposer, contrairement à l’an dernier. Sinon, beaucoup d’anticipation de cet épisode, pour finalement peu, mais tout de même.
S17E04 – You’ll Never Walk Alone – 18/20
La crise sanitaire inspire les scénaristes, et face à la complexité et l’horreur du sujet, il y a vraiment de quoi faire. Le côté médical est peut-être mis trop de côté, mais ce n’est pas exactement nouveau avec eux, et je suis de toute manière là pour les personnages et leurs évolutions. J’aime beaucoup une grande partie des dynamiques de cette saison. Quant au covid19, bien sûr que c’est aseptisé et américanisé à l’excès, mais je n’attendais pas autre chose de la série !
S17e05 – Fight the Power – 16/20
Oh. Cette pandémie est un véritable enfer sur Terre, et la série nous en fait prendre conscience une fois de plus. C’est nécessaire, je crois, pour ne pas se bercer d’illusions sur le monde dans lequel nous vivons. Pourtant, il est certain que nous sommes dans une série pleine d’illusions, hein ! C’était un épisode un brin plus classique dans les évolutions qu’il propose, et il en propose !, mais une fois de plus, j’ai accroché et je trouve que ces épisodes fonctionnent et donnent un nouveau souffle à la série qui parvient beaucoup plus que les années précédentes à me toucher. Je finissais par être blasé des cas médicaux, je crois.
Crossover : S04E05 – Out of Control – 20/20
S17E06 – No Time For Despair – 17/20
L’épisode propose quelques bonnes surprises du côté des intrigues, avec un élément inattendu principalement, mais il ne parvient pas à tout gérer et à être à la hauteur de ce qui a été proposé dans Station 19. La série souffre de la comparaison avec son spin-off, et c’est rare ! Les intrigues de l’épisode n’arrivent pas à toutes se relier et à se concentrer sur l’ensemble des personnages de la série, ce qui fait que la mi-saison manque un tout petit peu d’un moment vraiment percutant et que certains manquent. Les cliffhangers sont bons, j’ai hâte d’être en mars pour la reprise, mais ça ne m’a pas forcément donné l’impression d’être devant une mi-saison.
Crossover : S04E06 – Train in Vain – 18/20
S17E07 – Helplessly Hoping – 16/20
Bon ben, pour son retour, la série nous fait du pur Grey’s Anatomy et ça a du mal à passer en milieu de saison comme ça. Avec tout un suspense sur une annulation possible de la série dans les semaines à venir, j’ai vraiment du mal à comprendre les scénaristes sur l’écriture de cette intrigue. Je ne suis pas le seul à ne pas comprendre en tout cas, mais je n’en dis pas plus pour ne spoiler personne. Encore une fois, en revanche, difficile de mettre une note à cet épisode.
S17E08 – It’s All Too Much – 17/20
Écoutez, l’épisode porte bien son titre et oui, c’est vraiment trop tout ça. On a beau avoir l’habitude avec cette série, force est de constater qu’il y a des scènes et des pertes qui fonctionnent pour venir titiller le canal lacrymal. L’épisode ne réinvente rien, mais il est exactement ce qu’il fallait après la frustration et l’énervement de la semaine dernière. Allez, la série continue… pour le moment.
S17E09 – In My Life – 12/20
Malgré tous ses efforts, qui sont vraiment très nombreux dans cet épisode, la série n’arrive pas à me réconcilier avec un personnage que j’aimais beaucoup et qui a été ruiné depuis quelques saisons. Je ne vois pas comment un demi-tour sera possible, même si les pistes proposées ici sont intéressantes. Cela me frustre, et ça me frustre encore plus avec cet épisode qui finit presque par être une parodie des dernières saisons. Il y a bien quelques scènes touchantes, mais elles sont principalement dans le passé du personnage, et ça n’excuse en rien son présent. Ce n’est pas pour autant qu’il ne faut pas pardonner, je sais. C’est un beau message, mais il faut aussi du changement et possiblement des remords sincères pour qu’on avance dans une relation, et là, on en manque encore avec les mêmes défauts qui surgissent encore et encore.
S17E10 – Breathe – 19/20
Je refuse d’aller au 20, parce que pour la première fois, j’ai compris à quel point ça pouvait être gênant ces séries qui parlent de la pandémie alors qu’on la vit encore, mais vraiment, le mélange des émotions dans cet épisode était parfait et je l’ai vécu à fond, après l’avoir craint pendant un certain temps, puisque j’avais été spoilé d’une partie de ce qu’il allait se passer. M’enfin, j’ai eu ma part de surprise et d’espoir dans cet épisode, alors…
Mini crossover : S04E10 – Save Yourself – 17/20
S17E11 – Sorry Doesn’t Always Make It Right – 15/20
La série repart sur un épisode plus routinier, mais ce n’est pas forcément une mauvaise chose, parce que c’est aussi pour ça que je l’aime. Je commence juste à m’inquiéter de son sort quand je vois qu’il ne reste que cinq épisodes et que, bon, je ne suis pas prêt du tout à dire au revoir à la série. Il est vraiment temps pour ABC de la renouveler là.
S17E12 – Sign O’ the Times – 15/20
Même si cet épisode rebondit sur le cliffhanger de Station 19, j’ai trouvé qu’il parvenait moins à prendre aux tripes – et ce n’est pas faute d’en montrer. On est finalement sur un épisode relativement classique de la série. Certaines scènes resteront marquantes et gravées en mémoire, mais elles ne concernent pas tellement les cas médicaux, juste la situation tendue aux États-Unis. Les scénaristes abordent avec beaucoup de recul l’actualité brûlante, mais ce recul était nécessaire pour que ça puisse être le reflet d’histoires vraies tout en permettant à tout un chacun de mûrir sa réflexion et grandir avec ces intrigues.
S17E13 – Good as Hell – 18/20
On change d’ambiance après le spin-off, mais l’épisode n’en est pas moins bouleversant en réussissant à gérer à merveille son ascenseur émotionnel. Les personnages et intrigues évoluent plus ou moins vite, bien sûr, mais ça reste parfaitement cohérent et agréable à suivre. J’ai envie d’une saison 18, franchement, même si je ne suis pas super fan de la fin d’épisode, manquant un brin de tact.
S17E14 – Look Up Child – 15/20
Je ne sais pas quoi en penser, principalement parce qu’à deux épisodes de la fin de saison tout ça prend une tournure de fin de série que je ne souhaite pas. Et puis, cet épisode recycle une idée de la saison précédente, je trouve, en arrivant moins à me convaincre. C’est peut-être là le principal problème : je n’arrive pas à voir ce que les scénaristes semblent s’accorder à voir. Frustrant.
S17E15 – Tradition – 17/20
Il y a beaucoup de petites intrigues au sein de l’épisode et toutes ne se valent pas, mais tout de même, il y a une vraie réussite dans l’équilibre général que tout cela prend. C’est un plaisir de revenir après quelques mois à la série avec cet épisode, parce qu’il est un bon mix de bien des émotions que j’adore. Et pfiou, il a une jolie pointe de nostalgie, aussi !
S17E16 – Still Standing – 16/20
Ah, je n’aime pas la structure de cet épisode, un classique pour cette série, mais un enfer pour la critique, à chaque fois ! Cela dit, force est de constater que ça fonctionne à merveille et que chaque personnage évolue toujours beaucoup quand c’est comme ça. Et comme les scénaristes craignaient une fin de série, il fallait faire avancer tout le monde et débloquer des personnages coincés dans des intrigues depuis un moment, alors hop, fast forward !
S17E17 – Someone Saved My Life Tonight – 16/20
À l’image de cette saison, cet épisode permet d’atteindre assez naturellement la conclusion de certaines intrigues, tout en laissant des pistes ouvertes pour la suite. On sent tout de même qu’il y avait incertitude sur le renouvellement, et on imagine assez bien ce qui a été modifié au dernier moment pour garder de l’intérêt pour la saison 18. Un bon travail scénaristique, donc, et une saison convaincante en ce qui me concerne.

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