Comment je suis devenu un control freak

Salut les sériephiles,

Comme je vous le disais la dernière fois que j’ai fait un article sur mon organisation, j’ai une tendance assez moche à être un léger control freak. Je crois que ce n’est pas lié qu’à ma personnalité, mais aussi un chouilla à mon boulot (à moins que ce soit mon boulot qui n’attire que ce type de personnalité ?) parce que je n’ai jamais croisé autant de gens organisés que cette année (ou pas, c’est tout l’un ou tout l’autre).

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Oui, des profs désorganisés, ça existe.

Enfin bref, dans la perspective de répondre à l’éternelle question du « mais comment tu fais pour gérer un article par jour ? » autrement que par ma réponse habituelle, qui est que je ne le gère pas forcément, voici donc un article sur ma manière de faire des plannings. Il paraît que ça peut en inspirer certains, ça risque d’en déprimer d’autres ou de surprendre, ou que sais-je ? Vous me direz.

Bon, donc, oui déjà vous aurez compris que j’ai un planning. Il m’a fallu un temps énorme pour trouver ce qui m’allait exactement : au lycée, c’était la catastrophe avec un agenda pas spécialement tenu ; mais ça ne m’a jamais empêché de m’en tirer. Ensuite, je suis passé en prépa. Là, ma manière de m’organiser à dû devenir efficace, et l’agenda ne suffisait plus trop pour faire face à une prof cinglée avec un planning tellement carré et complet que j’étais voué à me noyer dans mon organisation pas bien huilée.

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Paf, mon organisation est devenue Excel, avec un tableau de mes semaines divisées en journées, heure par heure. J’aimais bien Excel, parce qu’il était facile de copier-coller des éléments ; de décaler des cellules, d’utiliser un code couleur, tout ça, tout ça. En plus, parfois je retombe dessus et je me marre bien. Mon code couleur ? Rouge foncé pour les cours, rouge pour les devoirs/travail perso, bleu pour les séries, vert pour la vie sociale (les sorties, tout ça tout ça) et sans couleur pour la gestion de la vie (les courses, le linge, le ménage). Euh oui, dans cet ordre-là d’importance, très exactement. Cela me permettait d’organiser ma semaine (et la suivante, en général) pour tenter d’avoir 8h de sommeil, la première année. Puis 7h30/7h, la deuxième. Puis 6h, la troisième ; et là on m’a perdu.

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Et puis, j’ai quitté la prépa après trois ans, bien m’en a fait, même si je pense que je n’ai jamais été aussi productif que les deux premières années là-bas. J’ai donc fini par lâcher le tableur, pour la bonne raison que j’étais retourné chez mes parents donc j’avais un peu moins de choses à gérer, et que je passais à la fac, donc j’avais beaucoup moins de travail (enfin, pas le même en tout cas). Cela fait que je suis repassé à l’agenda papier, que j’ai vite oublié dans un coin, puis j’ai eu TVtime pour gérer les séries ; et je me suis peu à peu simplement fié à mon cerveau, comme les gens normaux. Je veux dire quand t’as pris l’habitude de gérer un planning où il ne restait pas une minute de libre, la capacité à gérer un emploi du temps allégé à côté, ça va.

Allégé ? Ben oui, ce n’est pas pour rien que j’ai ouvert le blog, hein. Et que j’ai donné des cours particuliers. Et que j’ai fait un milliard de trucs en plus, au point d’être même à jour dans toutes mes séries (la belle époque !). Après, je me suis relancé dans des concours, et ça a commencé à se compliquer. Alors que j’écrivais un mémoire sur les listes, je me suis mis à tenir un nombre assez incalculable de listes de choses à faire/penser sur post-it, qui envahissaient mon bureau, où je passais le plus clair de mon temps de toute manière. Pour vraiment bien gérer son temps quand on est control freak, cependant, rien ne vaut la mise en place d’une routine – tous les lundis de telle heure à telle heure, je travaille telle matière ; puis je prépare tel cours ; ah et je regarde The Walking Dead, et… enfin voilà, et on recommence chaque lundi. J’avais déjà fait un article sur les rituels séries, donc pas de surprise.

Voir aussi : Les rituels (du passé) d’un sériephile

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Et cette année ? Eh bien, premier vrai appartement à gérer tout seul à 500 km de chez mes parents ou de vrais adultes (comment ça j’en suis un ?) pouvant m’aider, mais aussi, et c’est pas rien, 65 élèves à gérer sur une année, avec un programme précis et immense à leur communiquer (le fameux programme qui faisait stresser tous vos profs, vous savez ?). Naïvement, j’ai acheté un agenda, mais ça n’a servi à rien ; il a dû me tenir à peu près une semaine.

Les premières semaines étaient un peu rock’n’roll, mais petit à petit, j’ai commencé à numériser mes listes de choses à faire. Aujourd’hui, c’est réglé : j’ai un planning à la semaine pour les cours – je mets toutes mes heures au même endroit (au départ, je faisais par classe, mais c’était galère) et je vois comment mettre tout en place.

Cela dit, ça ne peut pas suffire : j’ai donc aussi un document Word où j’ai six semaines complètes (à chaque vacances quoi) pour voir un peu où je mets mes contrôles en essayant de me dégager le week-end pour la correction. Cette fois, ce n’est pas un document où je ne mets que le travail (en rouge). J’y case la formation (en soulignant), les séries (en gras comme sur le blog), la vie sociale (en italique) et la gestion de base (en noir), c’est-à-dire les courses, le ménage, les finances, tout ça, tout ça. Et vous l’avez vu venir, je pense : j’y case le blog, en surlignant en jaune.

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Pour répondre définitivement à la question du comment je fais pour tenir un blog quotidiennement, j’ai donc un planning complet, à l’heure près, et je prévois une ou deux heures de gestion du blog chaque jour. Oui, oui. Bon eh, c’est un hobby prenant, je ne dis pas, mais tant que j’ai le temps et l’envie de le faire, pourquoi m’en priver ?

Tout ça est simplifié par le fait que je vis tout seul, je sais, parce que ça m’arrive de savoir un mois à l’avance ce que je ferai à la minute près tel ou tel jour. C’est aussi bien aidé par le fait que l’emploi du temps d’un prof est par défaut divisé par journée et horaire ; avec ainsi la mise en place d’une routine. Je vois toujours les mêmes classes aux mêmes heures. J’aime ce boulot pour ça aussi, c’est tellement simple de s’organiser… et en plus, c’est exactement comme les séries qui reviennent chaque semaine. Voilà voilà, et je trimballe ce document (word) absolument partout, parce qu’il est sur ma dropbox, donc accessible depuis mon portable ou mon ordinateur.

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Bref, les mots-clés de mon organisation ? Routine et planning.

Vous savez tout – ou presque : évidemment, tout ça ne m’empêche pas de garder une part d’improvisation, hein. Chaque semaine, je reprends mon planning le dimanche pour compléter la semaine, donc avec des changements, et chaque jour, je prends un certain retard. L’avantage, c’est que comme tout ce que je dois faire est noté quelque part, je peux le décaler tout simplement à un autre jour. Les premières victimes de ma marge d’improvisation sont les séries (puis le blog, puis les corrections de copies, puis c’est pas possible arrête d’improviser ta vie, Jérôme, un peu de sérieux, t’as du travail à faire) ; et c’est pour ça par exemple que je vais en voir très peu cette semaine ; parce que eh, j’allais pas dire non à une soirée raclette improvisée et à une soirée chez moi ! Pas si control freak que ça, finalement.

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Et parfois, juste parfois, ça finit par en énerver certain.

HTGAWM – S05E11

Épisode 11 – Be the Martyr – 17/20
La construction complexe de la série ne l’empêche même plus de perdre du temps avec une intrigue procédurale, super. C’est admirable de voir qu’ils arrivent à caser tant d’intrigues et d’avancées dans les multiples affaires en cours en seulement 40 minutes. Admirable, oui, rien que ça : il faut bien reconnaître que c’est réussi, non ?

Saison 5


Spoilers

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I hate our lives.

Arrêté par le FBI, Nate… répond au téléphone ? C’est quoi ça ? Ils lui font des tests ADN mais ils lui laissent son portable ? C’est cool. Sauf que ce con, il raccroche au nez d’Annalise et persiste dans son plan de faire accuser le Gouverneur, quitte à se faire apparaître encore plus coupable qu’il ne l’était jusque-là. Pourtant, 24h plus tôt, Nate découvre l’appel audio récupéré par Bonnie. Bien que dévastée, Bonnie dit simplement, tranquillement, qu’ils se sont peut-être trompés.

Nate refuse de croire en l’innocence possible de Ron, et ça devient un peu lourd, franchement. J’espère que Ron sera bien innocent, parce que c’est lourd à force. Il passe sa journée du lendemain, avant le FBI en tout cas, à enquêter sur les jurés de l’affaire de son père… pour mieux découvrir qu’un d’eux a vu de fausses preuves. Il continue donc son enquête en recontactant sa collègue qui est cette fois légèrement moins partante : elle sait qu’il y a de fortes chances qu’il soit coupable de cette disparition.

Elle fait pourtant son taf et lui apporte de possibles preuves de la culpabilité de Ron, que Nate fournit aussitôt à Annalise. Celle-ci ne les prend pas si bien qu’il le voudrait et elle décide de laisser tomber l’affaire.

Bonnie ? Elle retourne au boulot comme si de rien n’était, mais s’y fait agresser par une Laurel hyper énervée de savoir que son fils a pu voir le meurtre de Ron, parce qu’il a de bonnes chances d’être traumatisé à vie. Voilà donc Laurel qui se retient de tuer Bonnie. Et dans cette série, ce n’est pas une phrase à prononcer à la légère, franchement. Heureusement, Asher arrive à temps pour les séparer et les calmer, parce qu’il a été missionné par Annalise.

Asher fait tout ce qu’il peut pour réconforter Bonnie, et pourtant elle lui en veut d’avoir révéler le meurtre au reste du groupe. Malgré ça, elle ne supporte pas l’entendre dire qu’elle est innocente quand elle lui avoue que Ron l’était ; et elle l’informe donc de ce qu’il s’est réellement passé. C’est con pour Asher, il est forcé de reconnaître qu’il a tort et que Bonnie n’est pas si parfaite que ça. Forcée de se voir telle qu’elle est dans le regard d’Asher, Bonnie se retrouve donc à envisager le suicide dans son garage, avec sa voiture.

Elle est forcée d’y renoncer quand Frank la trouve et elle finit en larmes dans ses bras. C’était presque mignon comme scène. Pour une fois que quelqu’un culpabilise dans cette série, faut en profiter ! Quant à Nate, il poursuit ses conneries et finit par se faire remarquer par le FBI, qui vient donc l’arrêter pour lui poser des questions quand il essaye d’avoir des preuves.

Le FBI l’interroge donc quelques heures et soulignent le comportement très limite de Nate, mais à défaut de preuves, ils sont forcés de le relâcher. Il peut alors tout raconter à Annalise et Bonnie, et surtout réconforter cette dernière, qui en a bien besoin…

En parallèle, Annalise découvre donc que tous ses étudiants sont au courant du meurtre de Ron par Nate. Elle leur intime l’ordre de se la fermer, mais en même temps, ils n’ont rien vu et ne savent pas grand-chose. Le problème, c’est qu’ils savent toutefois les conséquences que ce meurtre peut avoir ; et d’un coup, Michaela est forcée de s’écraser devant Tegan, parce que Nate refuse de la suivre dans son plan pour obtenir de l’argent. Les étudiants font tout ce qu’ils peuvent pour éviter que Nate fasse quoique ce soit, mais c’est sans compter sur Tegan qui veut absolument une victoire.

Elle peut compter sur Gabriel pour l’aider, heureusement, et sur Annalise pour lui dire la dure vérité : Nate veut un procès criminel, pas un procès civil… Et donc il n’en a rien à faire du plan de Michala. Tegan est assez énervée de découvrir tout ça, alors qu’elle comptait sur Annalise pour convaincre Nate et qu’elle espérait bien marquer des points auprès d’Annalise comme ça.

Le problème, c’est que Michaela ment à Tegan juste après, soutenue par Connor et Oliver, alors qu’elle allait se faire engueuler par Tegan pour ne pas avoir dit la vérité. Et hop, ainsi s’envolent les fantasmes lesbiens de Michaela, le tout sous le regard sur Gabriel. En tout cas, Tegan finit suspicieuse de ce qu’il se passe, et comme elle connaît l’agent du FBI qui est en charge de l’enquête, c’est mauvais signe, surtout qu’elle n’hésite pas à la recontacter.

Même si Connor est d’accord avec Laurel que Christopher pourrait finir traumatisé, il n’intervient pas dans une énième dispute entre Laurel et Asher. Voilà, c’en est fini des moments sympathiques pour ce groupe, fallait bien que ça se réengueule rapidement, histoire d’avoir une série. Cela dit, ça finit par un câlin Asher/Oliver, c’était sympa. Sinon, Michaela décide de réconforter Laurel en lui disant qu’elle n’a aucun souvenir du meurtre de sa mère lorsqu’elle avait deux ans. Déjà, ça pue le mensonge ; mais, en plus, je ne trouve pas ça rassurant du tout de me dire que son fils pourrait tourner comme Michaela. J’adore Michaela, hein, mais on a connu des exemples plus pertinents de personnes s’en sortant bien dans la vie.

Le travail d’Annalise ne me passionne pas au milieu de tout ça, et pourtant, elle est toujours embauchée pour protéger Emett comme elle peut. On est donc parti sur un procès qui pourrait couler sa boîte et celle de son ex-amante si on laisse Annalise prendre tous les risques. C’est assez drôle, en revanche, de voir Emett retomber dans les bras de son amante et Annalise les surprendre et les engueuler. Ouep, elle en veut à Emett de se laisser manipuler par son ex-amante… mais finalement tout est bien qui finit bien pour la compagnie : le trio Annalise/Emett/l’amante font accuser le conseiller juridique de cette dernière. C’est gros, et ça permet à Emett de demander un rencard avec Annalise. On a connu plus passionnant comme intrigue à la semaine.

Au FBI, Gabriel ment ouvertement sur son identité et son rôle dans l’ensemble de cette saison. Il omet beaucoup d’éléments en tout cas, et obtient de nouveaux soupçons vis-à-vis de Nate. Il confronte les autres du groupe à ceux-ci, mais ça ne lui apporte rien. En tout cas, ayant menti sur son vrai lien à Annalise, en disant avoir simplement bossé pour Miller à accumuler des preuves dans une affaire criminelle contre elle ; il n’arrange pas son cas futur, je pense. Et puis, mince, on ne sait toujours pas ce que Miller savait exactement dans ça.

Frankie rentre chez Bonnie et découvre… qu’elle a disparu. En parallèle, Annalise est en train d’expliquer à l’ensemble de ses étudiants  le nouveau plan : c’est le gouverneur qui a tué Ron, et Nate Sr au passage ; parce que c’est le plan intelligent de Nate pour s’en tirer comme si de rien n’était (et on n’a même pas encore le corps de Ron dans l’équation, hein). Annalise demande à Laurel de pardonner à Bonnie et de se conformer à cette version des faits, et comme d’hab’, elle finit par accepter ce que lui demande Annalise. Evidemment.

En fin d’épisode, Nate découvre qu’il avait raison et que les preuves contre son père ont été truquées, puisque son ADN ne correspond pas à celui retrouvé sur l’arme à feu – alors que ça devrait puisqu’il partage une partie de son ADN avec celui de son père. Et comme ils lui affirment qu’ils ont quelqu’un en garde à vue, tout va bien, parce qu’ils ont bon espoir d’avoir enfin des infos pour savoir qui a voulu tuer Nate Sr.

Quelqu’un en garde à vue ? Ca ne peut pas être Bonnie qui est simplement dans le lit de Frank. Non, c’est en fait quelqu’un qui appelle Annalise parce qu’il a besoin d’un avocat : Gabriel Maddox, évidemment.

Saison 5

 

Grey’s Anatomy – S15E11

Épisode 11 – The Winner Takes It All – 16/20
Je ne m’attendais pas à un épisode comme ça – encore un qui ne traite que certains aspects des intrigues en cours. C’est moins fun que le reste de cette saison, mais c’est toujours efficace, parce que la série sait gérer tous les types d’épisodes à présent. On est forcément affecté par ce qui arrive à nos médecins préférés, quoiqu’il arrive, alors il suffit de s’asseoir et de savourer.

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Spoilers

 

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I had a life, Meredith, ‘cause of you.

Grand miracle : seul vendredi de la période où je peux voir mon épisode hebdomadaire de la série médicale le jour de la sortie ; j’en profite et savoure, croyez-moi !

Tout commence par Catherine passant une IRM, provoquant le stress d’Amelia et Tom, qui vont devoir l’opérer. D’ailleurs, Teddy continue de se rapprocher de Tom, et je trouve toujours que ça fonctionne bien de les voir devenir « amis » et d’avoir Teddy réconfortant Tom.

En parallèle, Richard a repris les visites aux alcooliques anonymes, parce qu’il a largement de quoi faire avec la maladie de Catherine… et clairement l’envie de boire qui se justifie. Catherine, quant à elle, continue de nous faire du Catherine : elle veut donc garder le contrôle de tout ce qu’il se passe avant sa chirurgie, imposant une petite balade et partageant une scène avec son fils au bloc avant d’y être patiente.

Bien sûr, Catherine est le genre à prévoir toutes les situations : elle écrit de quoi léguer la fondation à Jackson, au cas où, mais aussi de quoi faire la fête si ça se passe bien. J’aime beaucoup son caractère dans la maladie, ma foi, et tout ça montre une sacrée maîtrise d’écriture de la part des scénaristes, qui mène tout naturellement à une scène de danse dans le bloc opératoire.

De toutes les scènes de danse de la série, je crois que c’est la première fois que c’est à ce point au sein du bloc, et c’était marrant à voir. Même Amelia et Tom, qui ont partagé une superbe scène de stress juste avant, se prêtent au jeu. C’est dire ! Oui, oui, Tom danse même avec l’infirmière la plus connue des États-Unis, rien que ça.

Et après tout ce fun, il faut bien passer à l’opération, qui se fait dans le bloc où tout le monde peut voir ce qu’il se passe. Maggie y vient pour convaincre Richard et Jackson de ne pas rester, mais ce n’est pas gagné. Jackson se laisse convaincre simplement parce qu’il déteste Tom, en train de chanter depuis le bloc. Il se barre et Maggie le suit, abandonnant Richard auprès de Bailey.

Maggie et Jackson ? Vraiment pas mon couple préféré, et pas la partie de la série que j’attendais le plus cette semaine. Je ne pensais pas qu’on en serait déjà à la chirurgie de Catherine en même temps, et clairement, Jackson n’était pas prêt non plus. Il craque donc totalement dans les bras de Maggie.

Pendant ce temps au bloc, Tom et Amelia sont confrontés à un obstacle imprévu, qui les poussent à bouger Catherine alors qu’elle est ouverte sur la table. C’est une idée de Tom, mais Amelia se laisse convaincre malgré un risque évident de paralyser la main de la patiente. On n’est pas dans la merde. C’en est même trop pour Richard qui demande à Bailey de fermer la galerie pour empêcher les gens de voir ça. Les gens, oui, mais pas lui, qui veut rester. C’est stressant tout ça, je ne pourrais vraiment pas être là face à ce genre de situation.

Pourtant, il est utile d’avoir Richard qui reste et observe Tom être incapable d’opérer en voyant le visage de Catherine. En effet, cette chirurgie n’est qu’une suite de petits problèmes qui se résolvent assez bien l’un après l’autre : Tom échange sa place avec Amelia, qui comprend bien son problème, puis les deux chirurgiens doivent prendre le risque de laisser une partie de la tumeur derrière. Richard a alors l’idée d’utiliser son stylo magique, celui capable de détecter les cancers. Bien sûr, il n’est approuvé par personne, mais il affirme que ça fonctionne, et c’est bien suffisant pour tout le monde.

Le seul problème, c’est qu’Amelia et Tom comprennent qu’ils ne vont pas avoir le choix de paralyser les bras de Catherine. Ils arrêtent donc l’opération en lui laissant 5% de sa tumeur dans le corps. Oui, elle va vivre le reste de sa vie avec un cancer, et de la chimio, et des examens stressants tous les trois mois. Le combat n’est pas fini, mais c’est beaucoup plus réaliste que bien des situations médicales de la série.

Bref, Catherine survit et décide de faire la fête plus tard. Tom finit par accepter des avances de Teddy, mais recule la date de leur rencard quand même, parce qu’il veut aller dire merci dans la chapelle de l’hôpital. Enfin, ça, il ne lui dit pas. J’avais totalement oublié ses croyances, pourtant son épisode avec April était marquant. Comme quoi, avec quinze saisons, on oublie tout.

Tout, mais pas le fait qu’Amelia est génialissime : on la retrouve elle aussi aux alcooliques anonymes où elle se dit heureuse de ce qu’elle a fait. Pour une fois qu’elle peut avoir un vrai moment à elle, c’est plutôt chouette quand même ; heureusement que Catherine ne lui en veut pas d’avoir laissé un bout du cancer derrière, ça aurait fait beaucoup à gérer pour Amelia.

Dans tout ça, Meredith essaye d’être là pour Richard, à défaut de l’être pour Catherine qui ne veut plus la voir ; mais celui-ci lui conseille plutôt de s’occuper de Thatcher, ce qui est une bonne idée effectivement. Cela dit, Meredith n’a pas tellement envie d’entendre tout ça.

Elle se force toutefois à aller voir Thatcher, qui est sur le point de mourir, précisément parce qu’il est sur le point de mourir. Elle découvre dès qu’elle arrive chez lui que l’infirmier de son père la reconnaît immédiatement : Thatcher a des photos d’elle… et il est heureux de la voir. Il a beaucoup à lui dire, seulement, tout ce que veut Meredith, c’est… ne pas lui parler. Cela ne peut durer qu’un temps : Thatcher lui raconte donc qu’il a géré le deuil de Lexie comme il pouvait, c’est-à-dire en partant au Zimbabwe sans boire.

Meredith est forcée de reconnaître que sa vie lui a réussi ; elle est même contente pour lui. Seulement, elle lui en veut toujours d’avoir été si absent au cours des quoi, dix dernières années ? Pourtant, il lui affirme qu’il était là à l’enterrement de Derek, mais qu’elle était un tel zombie qu’elle ne l’a même pas vu. Allez, c’est facile, ça. Il était en train de tourner Scandal, point. Non, plus sérieusement, c’est sûr que les scénaristes ont une zone de floue dont ils peuvent profiter : on n’a pas vu l’enterrement et c’est crédible d’avoir Thatcher n’osant pas lui parler.

En tout cas, c’est là que Thatcher a repris contact avec Richard, parce qu’il n’arrivait pas à avoir des nouvelles de Meredith après le décès de Derek. Bon, et tout ça permet des réconciliations entre Meredith et Thatcher, qui découvre seulement maintenant l’existence de Maggie. Bien sûr, il est aussi question de Lexie, et c’est super triste… mais le père et la fille finissent par arriver à avoir des fous rires sur Ellis.

Tout ça épuise tellement Thatcher qu’il semble finir par mourir dans les bras de Meredith, alors qu’elle lui parle de ses petits-enfants. Sympa pour Molly, l’autre sœur de Meredith que tout le monde a oublié depuis des années. La fin d’épisode voit Meredith prendre plutôt très bien la nouvelle, offrant des masques africains à ses enfants, parce que c’est ce que Thatcher voulait leur offrir. Encore une page de la série qui se tourne, donc.

> Saison 15

HTGAWM – S05E10

Épisode 10 – Don’t Go Dark On Me – 17/20
La série se lance vers de nouvelles pistes maintenant que les réponses de la mi-saison sont tombées et ça fonctionne toujours aussi bien. Il y a un milliard de secrets à découvrir et de quiproquos à résoudre, avec toujours plus de noirceur et de crimes à révéler. Bref, une nouvelle journée de la vie de gens qu’on n’aimerait pas connaître ni même croiser dans notre quotidien.

Saison 5


Spoilers

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– Bisexuality is real, Ms. Pratt.
– I know that. I have personnal experience with the matter.
– Really ?

WTF ? Ce début est étrange comme jamais on ne nous l’a fait jusque-là : Connor se rend chez Asher pour écouter ce qu’il se passe chez Gabriel, qui fait du sport devant un sermon pas tellement passionnant. C’est sympa de voir Connor retomber dans ses pires démons alors qu’Oliver n’est pas beaucoup plus joyeux à regarder son reflet dans un couteau. Tous des psychopathes en puissance dans cette série, franchement.

Laurel s’inquiète de ce que son fils a pu voir maintenant qu’elle a vu le sang sur sa couverture. Et comme elle n’a pas de nouvelles de Bonnie, elle s’inquiète, tu m’étonnes. Son fils est un futur psychopathe, mais bon, il a par conséquent sa place dans la série. Bonnie est occupée cela dit : elle cherche à se créer un bon alibi suite à la disparition de Ron, qui devrait l’inquiéter si elle était une petite-amie normale.

Elle invente donc une dispute digne d’une rupture, pour mieux entendre Nate lui avouer que Ron lui avait acheté une bague. C’est beau. De son côté, Frank veut que tout soit dit à Annalise au plus vite, parce qu’il ne sait pas faire sans elle.

Quand il appelle Eve pour mettre au point leurs versions, il tombe néanmoins directement sur Annalise qui n’est pas vraiment au top de sa forme et de la joie. Elle est extrêmement énervée, mais elle a de bonnes raisons de l’être. Elle confronte Eve sur un de ses nombreux secrets, à savoir ici l’existence de Gabriel. Ce n’est pas un petit secret, et ça sent bon la discussion interminable entre elles.

Elles sont interrompues par Frank apportant le dossier de Gabriel, quand même, avec un petit gag sur le fait qu’il les a toujours vues comme un couple endgame. Ben oui. Annalise passe la soirée à lire le dossier et Eve passe la soirée l’épaule dénudée sur un balcon sous la putain de neige où elle apprend qu’elle va devenir maman parce que sa femme est enceinte. Rien que ça.

Le problème, c’est qu’Eve culpabilise d’être heureuse quand elle voit à quel point Annalise ne l’est pas, et à quel point elle vit une vie de merde. Elle a bien compris qu’Annalise avait recommencé à boire. Cette dernière se braque et… lui propose de la glace pour dessert. LOGIQUE vu toute la neige qu’il tombe, allez, mangeons de la glace !

Pendant ce temps, Bonnie révèle à Nate qu’Asher l’a vu avec Ron lors du mariage, donc leur version des faits n’est pas terrible. Ils décident de demander à Asher de les rejoindre aussi vite que possible, mais alors qu’il s’apprête à le faire, il tombe sur Gabriel. En effet, celui-ci a décidé de rejoindre le reste du groupe pour enfin leur dire la vérité sur son identité et pour leur révéler qu’il cherche des informations sur la mort de son père.

Ils n’ont pas spécialement envie de parler de tout ça cependant, surtout qu’ils ont peur que Gabriel sache la vérité. Il leur révèle qu’il a appris d’Annalise que Wes était coupable, mais il ne la croit pas tellement. Avec une Laurel bonne actrice et un Connor menaçant, Gabriel ne peut toutefois pas creuser beaucoup d’informations, et je trouve que ça fonctionnait plutôt bien comme scène.

Quant à Asher, cela le libère assez vite pour qu’il rejoigne Bonnie et Nate. Il apprend ainsi le meurtre de Ron, le crime de ce dernier et l’alibi qu’il doit fournir à tout le monde. C’est assez perché, mais il ne peut pas dire non puisque Nate a passé les dernières années à l’aider après tout.

Le lendemain, la journée au boulot s’annonce chargée pour Asher, qui doit faire comme s’il n’était pas au courant, et pour Bonnie, qui est immédiatement suspectée par le FBI, forcément. L’interrogatoire est plutôt excellent, elle gère tellement… Pas comme Asher. Il cherche à prouver que Bonnie et Nate ont eu tort et que Ron était innocent. Franchement ça change d’avoir un personnage qui essaye de ne pas être trop mauvais, mais ce serait plus simple de croire que Ron est mauvais, quand même.

En plus, il parle de ses doutes à Bonnie, on a connu plus sympathique, je trouve. La pauvre finit en larmes à relire les post-it laissés par Ron… et a alors l’idée de mener sa propre enquête pour savoir ce qu’il en est. Elle prend franchement des risques inutiles je trouve. C’est de la folie pure, mais bon, il est question de Bonnie, ce n’est pas étonnant.

Pendant ce temps, Michaela est loin d’être idiote face à tout ce qu’il se passe. Alors qu’elle est la dernière à chercher une vengeance légale pour Nate Sr, elle commence à comprendre qu’Asher lui cache quelque chose. Bien sûr, elle n’a aucune preuve, mais elle est curieuse, donc on sait tous à quoi ça va mener.

Après quelques épisodes loin du boulot de tout le monde, il est étonnant d’en revenir au lundi matin. Emett passe voir Annalise et tombe sur Eve, ce qui le mène à enquêter sur elle auprès de Tegan qui n’est au courant de rien. C’est parfait pour rendre Tegan jalouse tout ça, alors même qu’Eve essaye désespérément de savoir avec qui caser Annalise.

Tegan interroge donc Michaela pour en savoir plus sur Eve, et ça permet une brillante scène où il est évident que les deux ne sont pas insensibles l’une à l’autre. Cette scène m’a juste fait mourir de rire, et est suivie par une autre où Emett et Tegan parlent de cette ex d’Annalise en étant rassurés d’avoir encore leur chance avec Annalise, même s’ils ne se l’avouent pas. Encore leur chance ? Ben oui, Eve s’en va déjà en fin d’épisode, après un petit baiser d’adieu – et tout un épisode où elle n’aura servi à rien.

Avant cela et malgré tout en fin de journée, Frank, Analise et Eve finissent par trouver ce qu’ils ont cherché durant tout l’épisode : de quoi faire taire Gabriel. C’est un joli chantage digne de la série : Annalise révèle à Gabriel qu’il est le fils d’une ex-droguée probablement meurtrière. Il a plutôt intérêt à laisser tomber ses recherches s’il ne veut pas que ça finisse mal pour tout le monde. Pourquoi pas, ma foi ; surtout que la scène est surveillée par tout le monde grâce aux caméras. On se marre bien dans cette série, quand même.

Nate ? Il continue sa quête de vengeance en s’attaquant à l’officier qui a tué son père. Le but ? Couvrir le fait qu’il a les mains défoncées par le passage à tabac de Ron. Quand le FBI l’interroge, il met tout le blâme sur ces mêmes officiers, ce qui n’est pas forcément discret, mais plutôt logique.

De son côté, Oliver enquête sur Vivian Maddox alors que Connor passe tout son temps à espionner Gabriel via les caméras espions de Frank. C’est toujours aussi flippant tout ça. Laurel, elle, culpabilise de ne pas savoir quoi dire à Christopher sur Wes quand il aura l’âge de lui poser des questions. C’est sympa comme tout ces scènes où il ne se passe rien, franchement, car ça nous rappelle qu’ils sont tous amis, malgré toutes les conneries qui existent dans leur vie.

Asher ment comme il peut, c’est-à-dire bien mal. Michaela n’est pas stupide et elle arrive à le faire craquer, aidée aussi par Laurel. C’est beau de voir tout le groupe découvrir qu’un énième meurtre a eu lieu pendant qu’ils étaient occupés à flipper de ce que Gabriel pouvait bien leur faire.

En parallèle, Nate se rend voir Annalise pour lui dire toute la vérité, alors que la vérité éclate pour Bonnie qui écoute les enregistrements vocaux des appels de la prison. Bien sûr, Ron était un gentil : il n’a jamais demandé la mort de Nate Sr. Bref, il est mort pour rien, Bonnie le découvre (bonjour la culpabilité, la vraie) et tout le plan qu’elle et Nate avaient tombe à l’eau. Ben oui, Nate voulait faire accuser le gouverneur, mais désormais, il n’y a aucun mobile car aucune preuve que Ron a fait tuer Nate Sr. Bref, c’est parti pour How to get away with REAL murder…

Cela dit, la série relance plein de pistes d’un coup pour bien terminer l’épisode, comme d’habitude. On découvre ainsi que Gabriel était en contact avec Ron et qu’il connaissait sa vraie identité, car c’est lui qu’il appelait après le mariage pour dire qu’il avait foiré. Ron n’était peut-être pas coupable de grand-chose, mais il menait quand même une enquête qui aurait tous pu les faire tomber en se servant de Gabriel, donc ce n’est peut-être pas tout à fait un saint non plus ? Juste quelqu’un de bien. Et dans cette série, les gens biens, ils ne peuvent pas survivre. Youpi.

Saison 5