This is us – S04E17

Épisode 17 – After the Fire – 18/20
Et on ouvre le canal lacrymal pour l’avant-dernier épisode de cette saison qui réussit à surprendre par son format particulier et sa manière de se concentrer sur la construction d’un personnage. Je ne m’attendais vraiment pas à ça, alors que tout l’indiquait avec ce titre, et j’ai eu du mal à rentrer dans l’épisode – même si j’ai finalement adoré. Et puis, c’est tellement bien écrit. Bref, j’étais partagé, je ressors épuisé émotionnellement, mais c’était réussi, pas de débat possible !

> Saison 4


Spoilers

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I haven’t been able to stop thinking about it since I asked my brother… What my life would be like if my dad hadn’t died.

Oh non. Voilà les premiers mots qui me sont venus devant cet épisode quand j’en ai vu le titre et le résumé, comprenant aussitôt qu’on partait sur un univers alternatif où Jack serait en vie. D’un côté, j’adore ce genre d’épisode donc je ne comprends pas trop cette réaction initiale. De l’autre, c’est que je sais que je n’ai pas spécialement envie de la souffrance qui va venir avec cet épisode. Franchement, on sait très bien où mène ce genre de dérive, ça va être trop triste, c’est tout.

Bref, ce n’est pas grave, c’est toujours plaisant de souffrir devant nos séries avec nos personnages préférés non ? En plus, la série a bien introduit la chose avec son cliffhanger de la semaine dernière et avec une psychologue de talent pour Randall. C’est ainsi en session avec elle que le personnage peut imaginer ce que sa vie aurait été si son père adoptif n’était pas mort durant l’incendie. L’idée est sympathique, surtout que ça permet de se concentrer sur le Randall adolescent – j’adore l’acteur – et de nous ramener William à nouveau.

Ouep, la théorie de Randall est que Rebecca aurait remis en perspective toute sa vie et lui aurait parlé de l’existence de William. Après tout, ça se tient, William étant dans la tête de Rebecca depuis un moment, on le sait bien. Randall adulte imagine alors une vie bien différente où il aurait retrouvé William adolescent et aurait fait en sorte de le voir plus régulièrement, tout au long de sa vie. C’est chou comme tout, surtout quand il arrive à convaincre Jack de se rendre en réunion d’addict anonyme avec William.

Au niveau des changements majeurs, il y a bien sûr l’idée qu’il aurait eu du mal à avoir une relation saine avec sa mère tout au long de son adolescence, et c’est bien dur à voir quand on sait celle qu’il a eu en réalité. Dans les non-changements pas crédibles, en revanche, Beth est toujours avec lui, avec exactement la même relation. La même ? Pas tout à fait : elle est encore plus parfaite ! C’est elle qui s’arrange pour que Randall pardonne à Rebecca dans cette réalité alternative. Elle est tellement géniale.

L’épisode est fort pour nous donner pas mal d’émotions dès son point de départ, en tout cas : on refait le tour d’un sacré paquet de flashbacks de la relation Randall/Beth, mais avec un Jack qui vieillit (et qui vieillit bien). Beth est géniale, Tess a le droit de naître aussi, Jack réagit bien mieux à la nouvelle de l’Alzheimer de Rebecca, tout est parfait quoi.

Sa psy l’interrompt alors pour lui demander d’être honnête avec lui. Sa vie parfaite qu’il imagine est bien jolie, mais il existe forcément pire selon elle. Oh. Cet épisode prend un tournant bien différent avec une psy qui fait faire un vrai travail à Randall. Au moins, c’est réaliste. La plus grande peur de Randall si Jack avait survécu ? Eh, il aurait pu mal réagir à la décision de Rebecca de ne rien dire sur l’existence de William.

C’est assez horrible, parce que du coup, ça mène à une vraie engueulade Jack/Rebecca comme on n’en a plus vu depuis la saison 1, Randall découvre la vérité dans une scène moins aseptisée que la première version et cette découverte lui ruine la vie quand William est loin d’être un père idéal. Il est toujours drogué aussi dans cette version… mais il ferme la porte au nez de Randall. C’est fou comme c’est d’un coup beaucoup plus crédible.

Par contre, ça fait peur de voir Randall mal tourner ensuite, évacuant sa rage dans le sport et ne rencontrant jamais Beth. Pire encore, Randall et Jack continuent d’en vouloir dans cette réalité alternative à Rebecca. Personne ne lui parle plus, la pauvre, au point que Randall quitte carrément les repas familiaux en plein milieu. Ambiance pour Sophie.

Quelques années plus tard, il est terrifiant de voir Randall avec des boucles d’oreilles et une femme qui n’est pas Beth. Oh lala, Beth a eu une telle influence positive sur lui… Finalement, ce n’est pas plus mal que Jack soit mort ? Est-ce que ce sera la conclusion de l’épisode ?

Quitte à faire des changements, en tout cas, Randall imagine une vie différente pour Kate qui aurait des enfants bien plus tôt. C’est après tout logique puisqu’elle n’a pas eu le traumatisme de la culpabilité du décès de son père, au moins. Celui qui l’a, en revanche, c’est Randall : il n’a jamais cherché à savoir ce que devenait William Hill et il reçoit donc un carton l’année de son décès.

Dans cette version alternative où Randall est un don juan digne de Kevin, Randall dégage le carton de souvenirs de son père biologique juste avant d’apprendre que sa mère a Alzheimer, un peu avant Thanksgiving. La nouvelle est tellement grosse et il a tellement peur pour elle qu’il décide de lui pardonner aussitôt et de retrouver enfin sa mère, une fois adulte. J’aime cette version.

Le but de l’exercice pour la psy ? Montrer à Randall que malgré tout ce qu’il peut imaginer, il ne pourra jamais avoir le contrôle total de toutes les situations se présentant à lui dans la vie. C’est pas mal et ça offre un million de possibilités que les scénaristes explorent : la psy insiste pour faire comprendre à Randall qu’il n’aurait pas pu sauver son père, qu’il n’est pas là pour sauver tout le monde et qu’il ne peut pas le faire de toute manière. Et elle est aussi capable de lui faire remarquer que sa vie n’est clairement pas déterminée par ses pères comme il semble le penser, mais plutôt par ses mères. Une absente, une mentant pendant trente-six ans.

La psy lui fait donc comprendre la dure réalité : il est obsédé par sa mère, y compris dans ses réalités alternatives, au point d’avoir choisi une psy qui ressemble à sa mère. C’est une belle découverte cet épisode, c’est une psychothérapie qui fonctionne à merveille : l’observation est claire, la question qui suit aussi. La psy demande donc à Randall s’il a déjà pris le temps de questionner sa mère sur le mensonge qu’elle a maintenu toutes ces années : après tout, c’est ce mensonge qui est le cœur de l’épisode et des vies alternatives de Randall.

La conclusion de l’épisode est douce comme tout, avec Beth remarquant qu’elle savait depuis le début que c’était probablement le problème. Elle est aussi atroce avec Randall appelant sa mère au milieu d’une soirée jeu pour voir si elle est prête à se rendre à l’essai clinique qu’il lui a trouvé. J’ai détesté cette manière dont l’épisode se termine, avec Randall refusant de confronter sa mère sur le mensonge qu’elle a tenu… mais s’en servant plutôt pour lui faire du chantage et la forcer à quitter New-York pour aller à St Louis. C’est terrible, parce que Rebecca passait une bonne soirée. C’est terrible aussi parce que je ne sais plus de quel côté je suis dans cette famille ; ils me touchent tous en fait. Par contre, Randall n’a pas fait le bon choix en cette fin d’épisode, je pense.

Et la semaine prochaine sera déjà le dernier épisode de la saison, oh lala.

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Stats de la semaine #11

Salut les sériephiles,

Ce n’est pas un lundi comme les autres, je le sais bien, mais pour le blog, le confinement ne change pas trop nos habitudes, si ?

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En exclusivité, la tête du Coronavirus

Bon, si, il y a tout de même eu moins de monde après les annonces de Macron jeudi soir et le télétravail semble avoir un petit impact négatif sur mes stats, parce que clairement, on me lit dans les transports ou à la pause café au bureau. C’est pas grave, je m’en remettrai, et je n’oublie pas mes lecteurs les plus fidèles qui attendent probablement les stats, comme chaque semaine. Gardons notre routine !

  1. Grey’s Anatomy – S16E17 : 95 vues
  2. Bingo Séries #36 : 51 vues
  3. Ce que c’est qu’un ship : 43 vues
  4. 5 personnages féminins inspirants : 37 vues
  5. Les Bracelets rouges (S03) : 34 vues

Résultat de recherche d'images pour "bracelets rouges saison 3"Clairement, le buzz de l’épisode de la semaine passée fait du bien aux épisodes de Grey’s Anatomy, même encore aujourd’hui, et permet à la série d’avoir une bonne popularité pour cette nouvelle semaine de statistiques. Elle entraîne vers le haut le blog, et c’est plutôt une bonne chose, parce qu’en comparaison, Les Bracelets rouges n’ont pas eu beaucoup de lecteurs par rapport à ce que j’imaginais.

À l’inverse, pour sa deuxième semaine, la 36e grille du Bingo continue d’attirer du monde, et même plus que ce que je pensais par rapport à la baisse observée sur sa première semaine. L’équilibre se fait, finalement, c’est rassurant. Reste à observer que le lexique fonctionne toujours autant et que le TFSA aurait fait un sacré carton si je l’avais sorti à temps pour le 8 mars. M’enfin bon, c’est déjà pas mal 37 vues en deux jours, surtout que comme je le disais en intro, le coronavirus affecte les vues du blog.

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De bons chiffres qui font rougir !

Les vues du blog, oui, mais ni les commentaires (une soixantaine), ni le nombre d’articles (18). Il ne faut pas abuser quand même, le blog n’est quand même pas au point mort. Par contre, votre humour est en berne dans les termes de recherches menant au blog, parce qu’il n’y avait de nouveau rien qui ne sorte du lot – la meilleure recherche étant une recherche sur le dernier comic Buffy, pour savoir comment se termine l’histoire. Et maintenant que j’y pense, j’ai écrit ça pour la fin des comics Walking Dead, mais pas pour ceux de Buffy. C’était bien la peine de tous les lire !

Tiens, en parlant de Walking Dead, passons aux saisons les plus consultées de la semaine :

  1. Grey’s Anatomy (S16)
  2. The Walking Dead (S10)
  3. Les Bracelets rouges (S03)
  4. This is us (S04)
  5. Station 19 (S03)

Ouep, la série de zombies s’offre une seconde place plutôt bien méritée vu l’épisode de la semaine dernière. La fin de l’épisode était dingue, et l’épisode suivant, dont j’ai posté la critique cette nuit, est génial aussi. N’hésitez pas à reprendre la série, ma foi ! Pour le reste, Grey’s surfe sur la tendance provoquée par le départ d’un acteur et par la diffusion de la saison 16 commençant sur TF1.

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La première chaîne s’en tire vraiment bien en ce moment, avec aussi Les Bracelets Rouges diffusés chaque lundi. Les deux articles combinés s’offrent une jolie place dans ce top 5 et dépassent de peu This is us et son très bon épisode de saison 4. Pour boucler le tout, on retrouve alors Station 19… et je capte seulement maintenant que l’on ne sait toujours pas si TF1 diffusera la série dans le bon ordre par rapport à la série-mère. Je l’espère sincèrement, ce serait une excellente chose d’avoir enfin en France des séries qui fonctionnent ensemble diffusées dans leur ordre de diffusion originale. Ca parait simple, mais ce n’est jamais le cas, j’ai l’impression.

Un avenir où le coronavirus ne sera plus qu’un mauvais souvenir nous le dira probablement ! En attendant, bonne semaine de confinement à tous (je n’ai que peu de doutes sur le contenu de l’annonce présidentielle de ce soir, franchement). Passez vous aussi tout votre temps sur vos canapés, en bonne santé si possible, devant de bons films et de bonnes séries.

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Vus cette semaine #11

Ce RDV se contente de reprendre l’ensemble de mes avis sans spoiler sur les épisodes vus au cours de la semaine. C’est donc un simple copier-coller de ce qui se trouve déjà dans la colonne de gauche et qui est mis à jour quotidiennement. Le titre de chaque épisode mène à la critique plus complète et avec spoilers. Les épisodes sont reclassés par ordre chronologique de diffusion, en J+1… 

Lundi

The Walking Dead – S10E11 – Morning Star – 15/20
Concrètement, cet épisode nous informe qu’il est important d’être très patient et de tout supporter, parce qu’il est long, lent, limite soporifique… avant de nous rappeler que, si, The Walking Dead en a encore dans le ventre et peut proposer de jolies scènes d’action, de suspense et, désormais, de chorégraphies rondement menées. J’ai adoré les dix dernières minutes de l’épisode, mais ça ne suffit pas à tout sauver cette semaine. Et je suis sûr que la semaine prochaine ralentira encore le rythme !
The Walking Dead – S10E12 – Walk With Us – 17/20 Épisode de la semaine suivante
C’est dommage, l’épisode commence super bien… puis il retombe dans les travers de la saison 4, qui est restée un traumatisme où je n’ai jamais accroché aux mêmes épisodes que les autres fans. Bref, ça m’a un peu fait peur cette boucle six ans après, mais la vérité, c’est que l’épisode lui-même est une boucle : le début est excellent, la fin est excellente. Entre les deux, eh bien, il fallait bien combler quelques minutes de ces quarante-quatre minutes, j’imagine. Et puis, franchement, même les moments bouche-trou de l’épisode ne sont pas si mauvais et font avancer les choses cette semaine.
Zoey’s Extraordinary Playlist – S01E05 – Zoey’s Extraordinary Failure – 18/20
Dans cet épisode, je trouve que la série fait preuve d’une maturité que je ne lui attendais pas, et c’est plutôt très chouette à découvrir, du coup. Les chansons y sont vraiment géniales et j’ai passé un excellent moment devant cet épisode, surtout que ça change totalement de ce qu’on a eu jusque-là, tout en restant dans la continuité des épisodes précédents. Un joli coup de poker des scénaristes, donc !
Les Bracelets Rouges – S03E01 – 19/20
Le retour de la série est une véritable réussite, avec des retrouvailles organisées entre les personnages et les téléspectateurs de manière minutieuse. Il y a eu du changement en notre absence, mais l’évolution de tout ce petit monde est plutôt fluide. Il reste à voir si la série ne va pas se perdre à la longue, mais pour l’instant, c’est sacrément bien géré ! On est tellement loin des intrigues que j’attendais, et en même temps tellement dedans !
Les Bracelets Rouges – S03E02 – 20/20
Qu’est-ce que c’est fou ! Je ne sais pas comment les scénaristes font pour toujours viser si juste. Les nouveaux personnages se mêlent aux anciens, les relations entre les adolescents sont le cœur de la série mais n’éclipsent pas tout à fait les intrigues des adultes et l’ensemble fonctionne à merveille. La série est un petit concentré de bonne humeur et de nostalgie, de hauts et de bas, de maladie et de guérison. Bref, un concentré de vie et des scènes tellement fortes dans cet épisode…

Mercredi

NCIS – S17E17 – In a Nutshell – 14/20
Après un mois sans le moindre épisode, j’aurais aimé que la série revienne avec une intrigue plus explosive que cela. L’épisode était sympathique et permettait bien de retrouver les personnages et nos habitudes avec eux, mais c’est à peu près tout. Je le sais pourtant qu’il ne faut pas trop en attendre des séries procédurales, mais c’est plus fort que moi.
This is us – S04E16 – New York, New York, New York – 15/20
Si l’épisode est efficace et frappe un nouveau coup dans nos tripes en étant particulièrement chargé en nostalgie, je trouve qu’il n’a pas réussi à m’embarquer autant que d’habitude pendant une bonne partie des trois premiers actes. Je crois que ce qui m’a dérangé est finalement la simplicité des liens entre les flashbacks et le présent : on le voit venir de loin et ça gâche une partie du suspense de l’épisode. Mais bon, je n’avais qu’à poser mon cerveau plutôt que de tout analyser aussi.

Jeudi

The Magicians – S05E10 – Purgatory – 19/20
Quel exemple d’écriture ! Cette série est géniale, avec des répliques parfaites et des intrigues qui s’emboîtent toujours à merveille en avançant à toute vitesse comme si de rien n’était. Un coup, je suis bluffé, l’autre, je suis mort de rire, l’autre, j’ai limite envie de pleurer. Non, vraiment, c’est tout simplement une série géniale, et puis c’est tout.

Vendredi

Station 19 – S03E08 – Born to Run – 15/20
Je n’arrive toujours pas à déterminer précisément ce qu’il me manque dans cette série, mais il est sûr qu’il me manque quelque chose pour être vraiment à fond et la considérer comme une grande série. L’épisode était bien cette semaine, mais il y a encore trop de choses qui ne vont pas à mon goût. Il faut pourtant que je m’y habitue, puisqu’elle est déjà renouvelée pour une saison 4. Damn, ça passe vite les années.
Grey’s Anatomy – S16E17 – Life on Mars ? – 15/20
Bon, l’égoïsme d’une grande partie des personnages me tape vraiment sur le système ce soir et ça m’a déconnecté d’une bonne partie de l’épisode. Franchement, certains n’apprennent rien de leurs erreurs passées et c’est frustrant, là où d’autres semblent enfin évoluer… mais on sait que ce n’est que jusqu’à la prochaine crise imposée par les scénaristes. Bref, je suis vraiment incertain face à certaines intrigues quand d’autres me plaisent, et je suis de plus en plus perdu sur ce que j’en pense vraiment.

Challenge Séries 2020

Voilà, voilà.

> Vus en 2020 

This is us – S04E16

Épisode 16 – New York, New York, New York – 15/20
Si l’épisode est efficace et frappe un nouveau coup dans nos tripes en étant particulièrement chargé en nostalgie, je trouve qu’il n’a pas réussi à m’embarquer autant que d’habitude pendant une bonne partie des trois premiers actes. Je crois que ce qui m’a dérangé est finalement la simplicité des liens entre les flashbacks et le présent : on le voit venir de loin et ça gâche une partie du suspense de l’épisode. Mais bon, je n’avais qu’à poser mon cerveau plutôt que de tout analyser aussi.

> Saison 4


Spoilers

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You’re gonna spend the rest of your life worrying about my mom?

C’est absolument dingue comme j’ai vite fait de prendre du retard dans mes séries quand je ne fais pas bien attention. Il est donc temps pour moi de me mettre devant cet épisode de mercredi dernier pour éviter de récupérer un retard qui ne serait franchement pas le bienvenu. Cet épisode est en plus étrange, avec un début qui n’a apparemment rien à voir avec le reste, mais bon, j’ai confiance en ces scénaristes pour nous faire le lien. Cette petite fille ne peut être que Rebecca…

Dans le passé, on retrouve Jack en train de s’occuper de ses pré-adolescents, mais les acteurs grandissent et paraissent déjà adolescents pour certains. Qu’importe, ce n’est pas le sujet de ce flashback qui nous montre en fait toute la petite famille se préparer à aller passer un week-end à New-York. Les scénaristes nous font grâce de la majorité du trajet en voiture, alors que ça a dû être quelque chose.

On se concentre plutôt sur le trajet en métro pour tout le monde, avec des enfants difficiles à gérer, et particulièrement quand il est question de Kevin et Randall se chamaillant encore et toujours. Sinon, vous savez quoi ? Le parfait Jack n’est pas si parfait ! Il ne sait pas prendre le métro sans se tromper et il ne fait absolument pas confiance à Rebecca quand elle lui dit qu’ils sont en train de rater leur arrêt de métro. C’est un grand classique ce coup des lignes qui ne font pas toujours les mêmes trajets, hein. Ils se retrouvent donc perdus dans le Queens et ça force Rebecca à prendre en charge la petite famille, n’en déplaise à Jack.

On explore un peu plus son côté macho cette semaine, parce qu’il est en fait jaloux de son beau-père qui emmenait Rebecca à New-York quand elle était enfant. C’est donc pour ça qu’elle est si forte à se repérer dans la ville, mais ça gêne beaucoup Jack de ne pas être à la hauteur. Une rapide discussion plus tard, tout re-rentre dans l’ordre, évidemment.

On retrouve la famille dans le restaurant d’un hôtel de luxe où Kevin est bien à l’aise, ce qui est une bonne blague comme on connaît son futur. Chacun a donc son petit truc à faire dans New-York, et on suit la famille passer du temps de qualité ensemble pour avoir une journée parfaite – même si Rebecca n’obtient pas exactement ce qu’elle veut, à savoir aller voir des peintures dans un musée. Autant Jack est chiant en début d’épisode, autant il se rattrape bien, surtout avec un tour en calèche.

Plus tard, mais toujours dans le passé, un mois après la tempête de neige, Rebecca retourne à New-York pour la première fois depuis ce road-trip familial pour assister à une première représentation théâtrale de Kevin. C’est très chouette, et particulièrement quand on découvre Kirby, le professeur de théâtre… qui n’est autre qu’un acteur que j’adore depuis Brothers & Sisters. Par contre, ce coup de vieux de le voir avec des cheveux blancs, je ne vais pas m’en remettre !

Après, c’est très étrange comme relation, le coup de Kirby/Kevin. Kevin en profite en fait pour placer sa mère en tant qu’ancienne chanteuse de talent. Le coup monté est vraiment clair : Kevin espère qu’elle se laissera séduire par Kirby, et ça ne plaît pas du tout à Randall. Ouais, c’est quand même une drôle de soirée où les deux fils sont au restaurant avec leur mère, Sophie et Beth, alors que Kate est en pleine dépression chez elle – même si elle jure que ce n’est pas le cas.

Bon, ils sont donc aussi avec Kirby, mais une fois que Rebecca s’éclipse, il en fait autant – c’est tellement clair qu’il est intéressé par Rebecca ! Cela ne plaît donc pas à Randall qui ne se gêne pas pour le dire à son frère, malgré la présence de Beth et de Sophie. Une bonne discussion familiale, quoi.

Vingt minutes après tout ça, en tout cas, Rebecca retombe sur Kirby alors qu’elle cherche un taxi. Il lui vient en aide et ça permet au deux d’avoir une petite conversation sur les difficultés que ça représente d’annoncer à leurs enfants qu’ils veulent se remettre à voir d’autres gens. Ben oui, il est divorcé, elle est veuve, c’est une conversation logique. Et c’est une conversation sympathique de drague qu’on observe, les deux se rendant vers un musée où Rebecca veut retourner depuis qu’elle est petite.

Pas de bol pour elle, un peu avant d’y arriver, Kirby trouve que les tours en calèche sont un truc ringard pour les touristes. Cela sert de douche froide à Rebecca qui décide de retourner voir ses enfants, finalement.

Enfin, dans le présent, Randall a donné rendez-vous à son frère et sa sœur pour un code rouge, ce qui les flippe un peu. Tu m’étonnes, rien que le titre, c’est terrifiant. L’appel sur Skype est intéressant et se fait avant que tout le monde ne se retrouve à New-York pour la première du film de Kevin.

Randall a donc fait des recherches sur le net et il a trouvé un essai clinique qui pourrait correspondre aux symptômes de leur mère. Il sait que ça va être sacré travail pour les convaincre : il est question de l’envoyer à St Louis pour neuf mois, parce que les essais cliniques pris très tôt dans la vie d’un patient améliorent considérablement la qualité de vie du patient.

Randall demande donc le soutien de ses frères et sœurs, mais ce n’est pas si simple à obtenir. Kate se laisse convaincre facilement, mais ce n’est pas le cas de Kevin… qui finit tout de même par céder face à la pression de son frère. Je sens que ça n’était pas une bonne idée, ça, surtout que tout le monde se retrouve ensuite à New-York pour l’une des premières de Kevin.

Ce dernier a vraiment envie de faire plaisir à sa mère, lui payant un billet d’avion en première classe, un hôtel de luxe et acceptant d’être sur le tapis rouge avec elle, rien que ça. Elle passe donc une journée merveilleuse et Kevin s’assure que ça reste le cas en empêchant Randall de parler d’essais cliniques au milieu de cette journée. Du coup, Randall accepte de ne pas en parler pour mieux le faire en plein milieu de la soirée.

Après la diffusion du film, il se retrouve en effet seul avec sa mère oubliant le nom de son hôtel, et ça le motive à lui en parler. Bien sûr, ça énerve carrément Kevin et même si Rebecca essaie de prendre la défense de Randall, la situation s’envenime assez rapidement entre les deux frères. Randall reproche donc à Kevin de ne plus se sentir après avoir amené sa mère une seule fois à un RDV médical là où il s’est occupé d’elle pendant 20 ans, ce qui mène Kevin à se défendre en parlant finance – son salaire payant les soins pour leur mère. Magique.

Comme toujours avec cette série, la dispute paraît on ne peut plus crédible et permet à Rebecca de s’éclipser pour retourner enfin dans le musée où on l’a vue dès le début de l’épisode, en tant qu’enfant. L’idée est claire : nous dire qu’elle a passé sa vie a essayé de revenir voir une peinture devant laquelle elle avait admiré une jeune femme observant une peinture sans s’arrêter…

C’est donc ce qu’elle fait, tout en expliquant à ses fils qu’elle n’a nullement l’intention de se rendre à cet essai clinique que Randall lui a trouvé. En effet, elle préfère vivre pleinement sa vie et le peu qu’il lui reste, car il y a plein de choses qu’elle n’a pas eu le temps de faire. C’est beau comme conclusion, même si c’est aussi un peu con de ne pas vouloir se soigner pour avoir le temps de faire tout ça. Randall termine l’épisode dégoûté de voir que sa mère prend cette décision, et il essaie encore de changer l’avis de Kevin.

L’épisode se termine sur une des pires scènes de la série, du coup : on y voit Randall seul à New-York se raccrocher à un fantasme qu’il a clairement depuis des années, et dans lequel il empêche Jack de retourner dans la maison en flammes. C’est triste, mais c’est très This is us comme ambiance, finalement.

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