Épisode 7 – Les Écorchés – 20/20
Ah oui quand même. Cet épisode enchaîne les révélations et je retire tout ce que j’ai pu dire sur le rythme plus lent des deux derniers épisodes : cette fois, on avance à toute allure dans une chronologie enfin parfaitement claire. L’histoire se développe, la mythologie se complexifie et le tout donne un résultat complètement fou à voir : des réponses, du rythme, du sang et, très franchement, un épisode digne d’une fin de saison !
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Spoilers

I figured you’d have some skeletons in your closet, Bernard. I didn’t think they’d be your own.
Petit titre français cette semaine pour Westworld, de quoi intriguer et donner vite envie de dévorer cette heure d’épisode au résumé de l’épisode précédent très réussi. Nous reprenons avec un énième réveil de Bernard regardant une photo de sa famille alors que le chef de la sécurité, Stubbs, vient lui parler. Il s’inquiète que les équipes de rescousse ne soient pas là pour la rescousse, mais plutôt pour tuer ceux qui sont au courant de leur secret et de leur recherche du fameux atout. Sans trop de surprise, le gérant de l’équipe de secours les isole donc car il se doute qu’un d’eux a la clé qu’il cherche, surtout qu’ils ont menti sur la mort de Theresa dont il a retrouvé de l’ADN à des kilomètres du lieu où son corps a été trouvé.
On découvre donc que ce nouveau boss bosse pour Charlotte qui est celle soupçonnant Stubbs du meurtre de Theresa… Elle se plante pourtant, car c’est bien sûr Bernard qui en est responsable ; et d’ailleurs, il s’en souvient vaguement. Et il peut, parce que tout le groupe se dirige vers un couloir secret les menant dans un entrepôt où sont conservés… d’autres modèles robotiques de Bernard. Il était temps que ce secret soit découvert pour que la série avance dans cette temporalité où j’ai l’impression qu’il ne s’est pas passé quelque chose.
Après le générique, nous retrouvons donc Charlotte en plein interrogatoire de Bernard pour qu’il lui donne ses souvenirs et lui permette de retrouver le père de Dolores. Dès lors, nous en arrivons aux flashbacks : on reprend au train ayant explosé mais n’ayant pas fait de dégâts robotiques. Au contraire, les robots sont remontés et prêts à en découdre avec les soldats envoyés à leur rencontre. C’est mieux qu’un jeu vidéo tout ça.
De son côté, Charlotte continue de s’occuper du père Abernathy dont elle ordonne la copie parce que les robots prennent rapidement le contrôle des sous-terrains du complexe. Ils se dirigent bien évidemment vers le Berceau, ce qu’Elsie entend avec joie dans sa radio, espérant que Bernard se réveille avant le débarquement des robots. Tu m’étonnes. À la manière d’Inception et sans nous perdre, l’épisode nous propose enfin d’en revenir au « rêve » de Bernard qui retrouve Ford en ville.
Comme il est dans le saloon, il se fait draguer par Clementine alors qu’il en est encore à se remettre de son choc de voir Robert en vie. Ce n’est que le début du voyage pour Bernard bien sûr, car Robert l’emmène ensuite en ville où il fige tout le monde pour que Bernard comprenne enfin ce qu’est le parc. En surveillant tous ses invités, le parc apprend d’eux afin… de les copier, tout simplement. Le but est donc de recréer des humains sans problème. Bien évidemment, si la copie des esprits humains est désormais possible, elle est limitée : Robert ne peut quitter le parc sans finir comme Delos. Il s’est donc laissé tuer par Dolores en sachant qu’il serait bloqué dans le parc. C’est une manière de voir les choses.
Pour autant, Robert ne lui révèle pas toute la vérité sur la vallée de l’au-delà qui intéresse tant nos personnages.
Il emmène ensuite Bernard dans un nouvel endroit qu’on ne connaît pas encore et qui permettra à Bernard de voir comment tout a débuté : la maison d’Arnold. Il l’a en effet d’abord créé dans le parc avant de la faire dans le vrai monde. Bernard comprend que c’est là qu’il a été créé par Robert… et testé pendant plusieurs années grâce à Dolores.
Dolores avait été créée par Arnold, c’était celle se souvenant d’Arnold au mieux… c’est donc pour ça qu’elle testait sa fiabilité. Ben merde, ce que je pensais être dans le futur était donc loin dans le passé. Et Arnold en profite pour tuer Bernard car il sait désormais trop de choses. C’est ce souvenir qui permet au système de se sortir de son bug… Elsie et Bernard se barrent donc du Berceau, mais ce n’est de toute manière pas ici que Dolores et Teddy se rendent.
Au contraire, même : ils se rendent auprès du père de Dolores bien sûr, et Stubbs et Charlotte sont justement en train de discuter entre eux de ce qu’il se passe avec Abernathy, qui a donc une clé dans le cerveau. Dolores confronte Charlotte une fois que Teddy, déguisé en garde, a maîtrisé la pièce : elle révèle qu’elle connaît parfaitement le projet secret de Delos – les humains se sont pris pour des Dieux à créer les robots à leur image et veulent désormais devenir des robots… alors que de leur côté, les robots veulent désormais devenir des humains avec destruction de leur sauvegarde que Dolores voient comme des chaines. C’est parfaitement brillant, une fois de plus.
Au niveau du berceau, il ne reste qu’un robot – la femme mentionnée plus haut avec Clémentine. Elle n’a pas de quoi détruire les sauvegardes des robots, mais ce n’est pas bien grave. Elle séduit un dernier garde et parvient à récupérer sa grenade. Oh, la faiblesse humaine. Cet idiot a laissé sa confiance être endormie, il finit donc explosé avec toutes les sauvegardes.
Cela fait bien plaisir à Dolores décidant donc d’ouvrir le crâne de Charlotte pour s’amuser. Bon, on sait que Charlotte va survivre, ça limite la tension : Dolores est interrompue une première fois par une fusillade – occupant Teddy partant toujours plus en vrille – puis par son père qui la reconnaît enfin. La sauvegarde d’Abernathy est donc enfin terminée et il peut parler avec sa fille. Charlotte et Stubbs en profitent pour s’enfuir.
Bien qu’énervée, Dolores prend enfin le temps d’en finir avec son père. Ils s’échangent de dernier « je t’aime » avant qu’elle ne récupère son cerveau. Et dans la salle de contrôle, les derniers survivants sont encerclés…
Après avoir quitté le Berceau à temps, Bernard et Elsie sont séparés par l’intervention de Ford qui se sent forcé d’apparaître à Bernard pour lui expliquer qu’Elsie est gênante avec ses doutes. J’ai eu peur pour elle, mais apparemment les scénaristes voulaient juste jouer avec mes nerfs : elle s’enfuit pour chercher des armes, pensant que son allié robot va la rejoindre… alors que non.
Dans le Berceau, l’une des femmes bossant pour Dolores se fait avoir, ce qui énerve encore plus Clementine. Malheureusement (ou heureusement ?), celle-ci se fait enfin abattre et arrête de tuer tous les humains. Il n’y a plus grand monde pour se rendre au Berceau désormais : tout repose sur la blonde dont je n’ai appris le nom.
Ailleurs, Maeve et sa « fille » cherchent toujours à échapper aux amérindiens à cheval les poursuivant. Elles se cachent dans une mini-ville désertée où… Will arrive à son tour. C’est excellent de voir les deux personnages être à nouveau confrontés et la conversation prend une tournure surprenante car j’attendais ce genre de scènes d’une fin de saison : Maeve parvient à tirer sur lui, puis à tourner tous les robots du coin contre lui. Ce pauvre Will – oui, je sais je le déteste, mais là c’est violent, se fait donc tirer dessus dans tous les sens. Chaque robot parvient à le blesser avant qu’il ne les tue, donc j’imagine que Maeve s’amuse de la situation et le torture en fait…
Jusqu’à ce que Will soit à terre, incapable de faire quoique ce soit vu le nombre de balles en lui. Lawrence vient à son secours et, bien qu’il soit réveillé, Maeve parvient à le tourner contre Will à son tour. C’est juste un peu plus long à se faire. Finalement, Lawrence tire à son tour pour Will au moment où la fille de Maeve se fait enlever sous son nez et que l’équipe de secours venu chercher Lee tue tout le monde elle aussi : Maeve se fait tirer dessus à son tour, et est à peine secourue à temps par Lee, le scénariste qui empêche le massacre. Wow, je ne m’attendais pas à une telle scène en plein milieu d’épisode. Oh bien sûr, Will est increvable, malgré une bonne dizaine de balles en lui, il réussit encore à survivre.
Quant à Lee, il réussit à sauver Maeve in extremis mais il finit malgré tout seul avec elle à l’arrivée au QG, toujours sous assaut. Il est forcé de l’abandonner quand il entend le groupe de Dolores se rapprocher de lui.
Tout ceci mène Bernard à la révélation finale de l’épisode : la salle de contrôle est complétement prise d’assaut par les robots, et il les laisse faire. Il observe ce combat sanglant entre machines et humains, sur une jolie petite musique classique. Ford apprend alors à Bernard que ce n’est plus son histoire à lui, mais la sienne. C’est à Bernard de décider ce qu’il veut faire : laisser Dolores tuer tout le monde… ou la stopper.
Celle-ci retrouve donc Maeve – tout juste abandonnée par Lee – en bien mauvais point et cherche à la comprendre – lui apprenant que sa fille n’est qu’une ficelle de plus servant de laisse. Qu’à cela ne tienne, Maeve se moque de Dolores ayant tué Teddy avec son lavage de cerveau. Dolores lui propose malgré tout de la tuer pour la sauver de la torture humaine mais Maeve ne veut pas : elle préfère survivre pour tenir sa promesse auprès de sa fille.
Et Lee ? Il parvient à survivre de manière quand même miraculeuse : il ne s’en prend pas aux robots et se cache. Comme tout le monde d’intérêt dans cet épisode, il survit de justesse, et c’est peut-être le défaut de cet épisode qui a la gâchette facile mais ne tue pas grand-monde (Clementine, la blonde, les soldats plus ou moins anonymes de l’équipe de secours). Bon, Will est tout de même très mal en point, et ça, c’était jouissif. Quant à Maeve, j’imagine que Lee, pris d’amitié pour elle, va finalement essayer de l’aider, culpabilisant de ce qui lui est arrivé (et puis, on ne sait pas où est passé son groupe non plus).
Et la toute fin d’épisode voit Charlotte expliquer à Bernard qu’il doit séparer ses souvenirs de ceux qu’on lui a donnés. C’est comme cela qu’on découvre qu’il est capable de lui annoncer qu’elle est dans le Secteur 16, Zone 4… C’est-à-dire la vallée de l’au-delà. Pfiou, nous y revoilà !
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