The 100 – S05E09

Épisode 9 – Sic Semper Tyrannis – 19/20
Cet épisode traite en parallèle plusieurs intrigues qui en arrive aux mêmes points de tension et se font écho tout au long de l’épisode, proposant une vraie unité dans la montée en tension et réussissant à rendre ces quarante minutes parfaitement palpitante. Tout le monde a son moment de gloire, on retrouve des personnages qu’on n’a pas assez vu cette saison et j’adore, tout simplement.

Saison 5


Spoilers

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This is my masterpiece.

De mémoire, cet épisode 9 est le préféré du créateur de la série cette saison, alors autant vous dire que malgré mon retard, j’étais pressé de le voir. Avec des pauses dans la diffusion quasiment chaque semaine, ce n’est pas étonnant que je perde l’habitude de me jeter dessus aussi – ou alors c’est juste que je blinde trop mon emploi du temps (et c’est pire la semaine prochaine).

Abby continue de soigner les patients comme elle peut, mais elle doit toujours cacher la machine aux yeux de McCreary. Celui-ci se pointe au milieu d’un de ses soins et menace Diyoza, mais les scénaristes gagnent surtout du temps pour remettre en place la situation et nous expliquer que Diyoza cache le traitement en attendant que McCreary meurt de sa maladie. Elle ne soigne que ses hommes à elle et elle ne soignera les autres qu’une fois qu’il est mort. Pourtant, on a toujours cet espèce de flirt entre eux, c’est étonnant. Et puis Abby laisse deux semaines à vivre pour McCreary, autant dire que la saison sera largement finie d’ici là, donc allez savoir qui va survivre si longtemps ! Quoi ? Ils n’ont pas tué grand-monde cette année, ce n’est pas bon signe pour la suite !

Pendant ce temps, Echo en veut à Raven d’avoir aidé Abby à trouver une solution. Emori est bien sûr du côté Grounder quand Murphy est de celui de Raven. Ben tiens. C’est surtout cool de voir qu’Emori et Murphy sont arrivés à temps pour épargner la vie de Shaw : maintenant que nos prisonniers ont la solution pour se libérer des colliers, ça ne sert plus à rien de le tuer. Mieux, Raven a déjà un plan pour s’échapper en provoquant une guerre civile au sein d’Eligius. Murphy étant Murphy, quelques instants suffisent à ce que le premier combat commence.

Dès qu’il en a l’occasion, Murphy retrouve McCreary pour lui expliquer ce que Diyoza est en train de faire. La guerre civile est prête à arriver, et Echo décide donc de prévenir Diyoza pour s’assurer que le coup d’état ne soit pas un succès, mais un bien une suite de combats. Raven prévient donc Shaw qu’ils vont s’enfuir et celui-ci refuse de la suivre pour ne pas la mettre en danger. Quand elle lui explique que c’est ça ou le tuer, il change vite d’avis heureusement et tout semble aller pour le mieux.

Le plan fonctionne à merveille et la guerre civile est à deux doigts de débuter, mais heureusement Diyoza est capable de calmer tout le monde. C’est sans compter sur Murphy qui s’arrange pour lancer la pierre de la discorde qui fait exploser une tension qui n’attendait plus que ça.

Alors que l’enfer se défoule sur Eligius, les prisonniers parviennent à s’enfuir… sauf que c’est sans compter sur l’arrivée de Kane racontant tout ce qu’il sait du plan de Clarke et Bellamy. Les doutes envahissent rapidement tout le monde mais Echo affirme qu’il faut continuer de suivre le plan. Même Shaw accepte de la suivre quand Raven lui intime l’ordre de le faire, mais Murphy reste en arrière pour aider Kane à sauver Abby.

Celle-ci en a bien besoin car elle est vite arrêtée par les hommes de McCreary. Elle a l’instinct de protéger Diyoza avant ça, et ce n’est pas une bonne idée. Malgré tout, celle-ci fait tout ce qu’il faut pour s’en sortir. Bien qu’enceinte, elle est toujours capable de se battre et son bébé lui permet même de se sauver la vie : elle annonce sa grossesse à McCreary à un moment déterminant et le blesse mortellement.

Kane et Murphy débarquent à temps pour la sauver d’un deuxième agresseur et se barrent à leur tour, alors que McCreary demande à ce qu’Abby revienne le soigner. La fin d’épisode voit donc les hommes de McCreary prendre le contrôle du campement alors que ceux de Diyoza sont soit en fuite, soit en train d’être tués. Abby accepte d’arrêter de se battre, alors que le campement de McCreary n’a plus qu’une envie : se battre et tuer tous leurs adversaires. Ah, la paix s’éloigne, je crois.

Au bunker, Clarke est toujours prisonnière mais peut au moins voir Madi, puis Bellamy qui lui explique son sacrifice d’il y a deux semaines ; lui confiant également ses inquiétudes sur la survie d’Octavia. Le plan est clair : une fois Indra chef de Wonkru, la guerre pourra cesser et Clarke être libérée. Le problème est que le plan me paraît bien trop simple.

Pourtant, il faut reconnaître que c’est bien fichu, Octavia a même Jackson (oh il est toujours là !) et Niylah comme médecin, donc elle ne peut que s’en tirer. Oh, la grounder est loin d’être aussi pro-paix qu’avant et continue d’être chiante, accusant Bellamy de l’avoir empoisonnée… Pourtant, Indra réussit presque son coup. Bien sûr, l’empêcheur de tourner en rond s’avère être Miller. Putain, pas toi coco, t’es un des bons normalement.

Oui, ben le bon veut maintenant aller à la guerre. Wonkru l’a bien changé et il lance la guerre comme si de rien n’était, après un peu de chaos digne d’une guerre civile. La division des deux clans ennemis est clairement le but de l’épisode et ce n’est que le début. Pour arrêter la guerre, Indra et Bellamy prennent ainsi la décision de faire de Madi une Commander. Oh, lala.

Clarke prend très bien la nouvelle (non) et s’énerve comme jamais, mais Bellamy refuse de changer d’avis, parce qu’il veut sauver sa famille, et sa famille, ce sont les prisonniers d’Eligius. Indra contacte la sienne, à savoir Gaia, pour lui présenter ce plan parfait – que Gaia acceptera d’exécuter uniquement si Madi est d’accord.

En même temps, Madi a le choix entre devenir commander ou laisser mourir Clarke pour trahison, donc la décision est vite prise, mais nos héros ne sont pas au bout de leur peine puisqu’Octavia est déjà en train de se réveiller. Le plan de Bellamy avait un gros défaut : oublier que sa sœur aurait des médecins. Cette dernière accuse immédiatement son frère auprès d’Indra qui révèle à son tour qu’elle fait partie des traîtres : elle tue un garde sans scrupule et nous anesthésie Jackson, et tadaa.

Les sirènes de l’ascension de Madi retentissent et avertissent tout le monde de ce qui est en train d’arriver, au moment où Indra révèle son plan, ses doutes et ses erreurs passées à Octavia. Celle-ci a du mal à l’entendre et croire que sa mentor puisse la trahir ainsi, mais il faut bien se rendre à l’évidence pourtant.

De son côté, Niylah décide de s’en prendre à Clarke qui ne tient pas sa promesse… mais ça tourne bien quand elle comprend que Clarke n’est pour rien dans l’ascension de Madi, bien au contraire. Pour empêcher cet événement d’arriver, Niylah accepte d’aider Clarke à s’échapper, surtout que celle-ci lui a révélé tout le plan de Bellamy et Indra. La tension grimpe vite et Clarke comprend que la seule solution viable pour elle est de tuer Octavia : c’est le seul moyen de s’assurer que personne n’essaye de tuer Madi, parce qu’il ne restera plus personne pour vouloir mettre O au pouvoir.

Alors oui, mais non, on se calme. Et pourtant, Madi reçoit bien la flamme et s’effondre, inconsciente. Octavia parvient à se tortiller comme elle peut et profite de la situation : elle rappelle à Clarke qu’elles ont un but commun, puisqu’elles ne veulent pas que Madi soit Commander. C’est facile. Octavia accepte donc de laisser partir Clarke avec Madi. Ainsi donc, Indra est vite maîtrisée par le fusil de Clarke et Madi est récupérée par Clarke alors qu’elle est encore inconsciente. Quand elle se réveille, Madi révèle à quel point elle est prêtre pour être Commander en reconnaissant immédiatement le garde qui avait pour ordre de la tuer. Celui accepte donc l’autorité de la nouvelle Heda, mais Clarke le tue pour s’enfuir tant qu’elle peut. Moi, je suis beaucoup trop excité à l’idée que la série est en train de nous ramener Lexa l’air de rien : son « esprit » est dans la puce et la puce est dans Madi, donc on la récupère enfin, au moins un peu. Cela promet !

Indra, Bellamy et Gaia sont donc arrêtés par Octavia. Elle les ramène dans l’arène mais n’a pas encore la force de les tuer. À la place, elle propose de partir en guerre et maintien sa classe de reine tant qu’elle est en public… pour mieux laisser couler ses larmes dès qu’elle est seule. Eh bah putain, je comprends pourquoi Jason Rothenberg aime tant cet épisode, ça part dans tous les sens et ça prépare bien le final qui arrivera d’ici quatre épisodes.

Saison 5

 

The Purge en série

Salut les sériephiles,

Vous ne rêvez pas, j’ai bien terminé ma journée de mercredi sans regarder ni Younger, ni The 100. C’est une jolie catastrophe, mais j’ai eu une belle journée chargée de tâches administratives, de médecin à répétition sans être malade et de soldes (ah, l’angoisse). Heureusement, ça s’est mieux terminé grâce à un petit cocktail avec Poluss, alors tout va bien !

Bon, à l’exception près que je me suis retrouvé devant mon ordinateur seulement à minuit et que je n’avais pas spécialement d’idée d’article en tête. Face à ce grand n’importe quoi, je me suis donc mis à consulter ma liste de news dont je n’ai pas encore parlé et j’en ai retrouvé une d’autant plus intéressante qu’elle concerne la rentrée des séries. Eh oui, non content d’avoir passé une semaine à vous décortiquer toutes les séries qui m’intéressaient à la rentrée, me revoici avec encore une série supplémentaire, que j’espère être digne de relever le niveau des séries d’horreur. Cet article ne relèvera pas le niveau du blog par contre, parce que je n’ai plus le temps pour une belle mise en page avec gif et tout, désolé !

Exit American Horror Story (bon, si, elle reste dans mon planning quand même, OK), bonjour The Purge. Même si je n’ai encore jamais vu les films dont elle est tirée, j’ai très envie de la découvrir, parce que l’histoire promet suspense et horreur, et quand je vois la qualité de Channel Zero, je me dis que tout est possible. La série sera diffusée sur USA Network dès le 4 septembre, ce qui fait qu’elle débarquera chez nous le mercredi 5… c’est donc tout bientôt. J’ai bon espoir qu’on la voit sur Netflix qui travaille souvent avec USA Network et Syfy (diffusant également la série), mais je n’ai encore vu passer aucune annonce sur le sujet. On verra bien. En attendant, il faut savoir que The Purge sera une série de dix épisodes.

Synopsis : La série suit la vie de différents groupes de personnages qui s’apprêtent à vivre une nuit de Purge, une nuit où tous les crimes, même le meurtre, sont tolérés. Aucune peine ne s’applique donc durant cette nuit, aucune loi ne protège plus personne et que le sort vous soit favorable. Oups, je me trompe de film, là.

De manière rassurante pour les fans de la franchise, James DeMonaco, qui a dirigé les quatre films de la franchise a travaillé dessus et confirmé qu’elle se passera dans le même univers que ceux-ci, mais elle devrait malgré tout être indépendante. D’ailleurs, elle sera en fait à inclure au milieu des films, puisqu’elle se déroulera chronologiquement après les deux premiers, mais avant The Purge : Election Night. La vérité, c’est que quand j’en ai vu le trailer de quarante secondes, je me suis dit que ça me donnait presque envie de voir les films (mais ne le dites pas à Laura sinon elle va se débrouiller chez moi pour débarquer avec les films et du pop-corn je suis sûr !).

Il faut bien un point négatif quand même et c’est que la série sera construite avec quelques flashbacks au milieu de tout le reste, ce qui a souvent tendance à casser le rythme, particulièrement quand il est question d’horreur. Cela dit, il est vrai qu’il y a une certaine logique à avoir des flashbacks sur la vie des personnages pendant une telle nuit, surtout si les dix épisodes de la série se concentrent sur celle-ci. La bonne nouvelle est aussi que dix épisodes d’une heure = une nuit de dix heures, ce qui sera l’occasion, j’espère, d’une sorte de temps réel pour un possible bingewatch « en temps réel ». Bon, le synopsis officiel parle d’une nuit de 12h, mais vous avez l’idée je pense.

Il ne me reste donc plus qu’à me décider si je veux la voir pendant sa diffusion ou si je me la garde pour Halloween, si je regarde les films avant ou pas et si elle vaudra la peine d’être vue avant d’autres de mon planning, parce que ce planning est déjà intenable en l’état actuel des choses.

Rattraper son retard dans une série

Salut les sériephiles !

Je ne sais pas si vous aussi ça vous arrive d’accumuler un retard monstre dans certaines séries, mais moi, c’est un peu l’histoire de mon année 2018, et ça m’a inspiré ce petit article de blabla, pour changer. Je déteste avoir du retard dans mes séries, et vous le savez déjà, c’est parce que je suis terrifié des spoilers, mais il n’empêche que quand ça m’arrive, je retrouve un certain plaisir du sériephile enfant encore en moi : celui d’enchaîner les épisodes.

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Après tout, j’ai commencé les séries avec la Trilogie du Samedi, la fameuse, et j’ai donc été élevé dans l’habitude des séries diffusées à coups de deux ou trois épisodes. Rien d’anormal, donc, à aimer avoir du retard pour enchaîner les épisodes. Bien sûr, avec Netflix, c’est devenu une habitude aussi, puisqu’à chaque fois, ils diffusent toute une saison d’un coup et me laisse en PLS tellement j’ai un nombre conséquent d’épisodes d’une heure (parce que c’est Netflix) à rattraper.

En même temps, quand j’ai du retard dans une série et que je la reprends après quelques mois d’arrêt, il y a toujours cette petite excitation de retrouver des personnages qui m’avaient manqué, souvent sans que je ne m’en rende compte. Vous savez, c’est comme ce petit côté excitant de retrouver des amis après des semaines sans se voir, ou comme une goutte d’alcool après des mois de sobriété.

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En plus, l’avantage, c’est que contrairement à la vie, quand vous restez des semaines/mois/années sans voir une série, celle-ci ne bouge pas et vous attend. Certes, elle continue de vivre sans vous, mais quand vous la retrouvez, vous pouvez la reprendre où vous vous en étiez, et ça c’est chouette. Bon, OK, parfois ce n’est pas chouette du tout si vous vous souvenez soudain pourquoi vous l’aviez arrêté, mais dans l’ensemble, c’est plutôt sympa de retrouver tout le monde là où il en était.

Et plutôt que de passer une heure à poser des questions à votre ami pas vu depuis un bail, il suffit de le regarder vivre tout ce qu’il a à vivre. En plus, ça vous file une certaine nostalgie de l’époque où vous avez arrêté de regarder la série, parfois. Bref, j’adore reprendre une série, surtout que bien souvent, il y a assez d’épisodes pour s’enchaîner les rebondissements. Face à certaines, ça permet donc d’enfin avancer les choses d’enchaîner les épisodes, surtout quand ça trainait en longueur et qu’on voulait juste en avoir le fin mot.

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Cependant, plus je vieillis, plus j’ai du mal avec mon retard accumulé, parce qu’il faut alors dégager un temps plus important pour voir les épisodes. Franchement, ça faisait longtemps que je n’avais pas accumulé plein d’épisodes d’une même série, et ça me manque. Oui, non, parce que je l’ai un peu fait hier après-midi en gérant diverses tâches administratives, mais le problème, c’est que je n’ai pas enchaîné une série dont je parle sur le blog. J’aurais aimé vous dire que j’avais enfin terminé la fameuse saison 3 de Lucifer, mais même pas : non, non, j’ai juste choisi de regarder une série française pour valider le point 20 du Bingo Séries (et pas fou, je l’ai fait avant le match d’hier soir) et j’ai donc commencé à rattraper Plus Belle la Vie. Ouuups.

En même temps, j’avais genre onze mois de retard, ça ne fait pas de mal. Et à voir les épisodes en accéléré, allant jusqu’à x3,5 pour les scènes les moins intéressantes, je n’ai plus que neuf mois et demi de retard, puisque j’en suis aux épisodes de fin septembre. Et bizarrement, j’ai réussi à ne pas être trop spoilé sur tout ça, comme quoi, tout arrive !

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Et, oui, je regarde aussi Plus Belle la Vie, c’est comme ça, faut pas chercher. Souvent, ça occupe en mangeant, ou en faisant toutes sortes de tâches n’exigeant qu’une concentration partielle. Enfin, ça fait quasiment un an que je n’avais rien vu, et comme je le disais, ça me donne l’impression de retrouver de vieux amis de m’y remettre – et puis, j’avais eu la bonne idée de m’arrêter à la fin d’une intrigue, donc je ne suis même pas perdu dans l’histoire !

The Affair – S04E04

Épisode 4 – 14/20
Riche en points de Bingo Séries, cet épisode était sacrément lent, mais intéressant concernant la psychologie des personnages. Contre toute attente, j’en ai adoré la première personne, mais j’ai eu plus de mal avec la deuxième partie. Et si on m’avait dit que j’écrirais ça l’an dernier, je ne l’aurais pas cru, parce que je suis en train de revoir totalement ma copie et sur la série, et sur ses personnages. C’est dingue !

Saison 4


Spoilers

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Well uh… I don’t love the ocean.

Cette semaine est en train de passer bien trop vite et je ne me prends pas le temps d’avancer assez vite dans mes séries, mais je vais au moins essayer de finir la semaine sans être trop totalement à la ramasse (dit-il en prévoyant de passer son mercredi loin de chez lui alors que les épisodes s’accumulent).

On reprend dans le « futur » une fois de plus et c’est cette fois Anton qui conduit alors que Cole parle avec le détective en charge de retrouver Alison. Etonnamment, Cole s’énerve (bon, OK ce n’est pas si étonnant), mais Noah reste sacrément calme et sûr de lui. Les trois s’arrêtent pour manger et je me rends compte qu’on ne sait pas qui nous raconte cette histoire – c’est étonnant de ne pas avoir de perspective, finalement ! En tout cas, Cole n’a pas franchement envie de parler à Luisa.

Alison – What the fuck ? Voilà donc qu’Alison fait des petits Skype pépère avec Noah pour qu’il parle à Joanie, qui n’est pas sa fille, rappelons-le. C’est tordu quand même… Il leur offre de quoi se payer un billet d’avion pour la Californie et explique à Alison qu’il aimerait les voir venir lui rendre visite. Non mais c’est du grand n’importe quoi, tout ça, franchement.

Après cette étrange conversation téléphonique, Alison se rend à une conférence d’hypnose (?) où la série perd inutilement du temps (je veux dire, ça ne sert à rien de la voir se servir un café, franchement). L’hypnose fonctionne magistralement bien et il s’agit en fait d’une sorte de cours pour apprendre à parler aux patients, et surtout pour les faire parler. C’est absolument magique et c’est une sorte de révélation : la technique s’appelle EMDR et permet aux patients de guérir les blessures psychologiques.

Alison se rend compte que Ben est présent lui aussi – parce que ça pourrait aider des vétérans cette technique – et ils trouvent le moyen de se revoir, puis s’isoler. La salle de conférence est pleine à craquer de gens cherchant à essayer les techniques qui reproduisent les mouvements que font les yeux en dormant pour associer les traumas à une sorte de rêve et les éloigner… mais ils parviennent à s’isoler dans une salle tout aussi immense et désert.

C’est intéressant passé ce détail technique et complétement improbable : Alison se met à raconter toute son histoire, le jour de l’accident et la mort de son fils. Je n’ai pas souvenir qu’on ait su tout ça, la culpabilité qu’elle ressent et rejette sur un Cole flirtant avec une autre femme, la découverte du corps. C’est atroce, même si un peu long comme une scène. C’est moche, mais j’ai accéléré l’épisode et ça passe bien mieux comme ça.

La séance tourne court ensuite quand elle refuse de continuer à se souvenir de tout ça, surtout qu’elle en arrive au moment où elle a failli se noyer elle-même. Conscient de ne pas être très efficace avec elle, il la regarde s’enfuir puis la suit et arrive à la convaincre d’aller faire un tour à la plage. Cela se termine avec une balade en bateau pour qu’elle surmonte sa peur de l’océan. La mer est aussi l’occasion d’un pique-nique où elle se dévoile vraiment : elle donne enfin le nom de Gabriel, puis explique à Ben (tout en buvant un coup devant lui, parce que c’est bien plus rigolo comme ça) tout son passé… et notamment ce cauchemar qu’elle faisait régulièrement enfant où elle se noyait.

C’est pour cela qu’elle culpabilise tant de la mort de Gabriel, elle se sent responsable. Et vous savez quoi ? Je me surprends à apprécier Alison maintenant qu’on connaît mieux ses failles. Bon alors en revanche, sa manière complétement cinglée de plonger l’océan et d’y garder les yeux ouverts, c’est du grand n’importe quoi ! Cela dit, ça me valide le point sous l’eau du Bingo Séries, alors je ne dis pas non. Ah, et évidemment, elle embrasse également Ben au passage, même s’ils ont tenté de résister un moment. Franchement, je ne sais pas où tout ça veut aller, mais j’accroche beaucoup plus à la psychologie des personnages qu’avant.

Je ne sais pas si la série s’est améliorée, si Here and Now m’a vacciné ou si je suis cinglé en ce moment, mais mon opinion de la série change peu à peu.

Cole – Pendant qu’Alison s’amuse avec Ben, Cole est celui s’occupe de Joanie. Cela dit, on le retrouve au début de ce segment en train de kidnapper le jeune, Bram, qui l’a volé dans la semaine pour l’emmener… à une réunion d’alcooliques et drogués anonymes. Ils y retrouvent Ben qui raconte sa journée de la veille (et hop, second point du Bingo, cet épisode valait le coup). Celui-ci refuse de devenir le parrain de Bram parce qu’il n’est pas du coin, mais il est intéressant de le découvrir plus sous une nouvelle facette. Si même Cole le voit comme un type bien, c’est qu’il doit être cool.

S’il joue les bons samaritains et que c’est un échec, c’est loin d’être le pire moment de sa journée, puisque Cole enchaîne ensuite avec une Luisa en pleine déprime de ne pas savoir comment régulariser sa situation aux États-Unis. Elle a une solution totalement conne : demander à devenir un tuteur légal de Joanie. L’idée est bonne en théorie, mais en pratique ça signifie qu’Alison devrait abandonner son rôle de mère aux yeux de la loi. Le rôle de mère qu’elle a eu tant de mal à récupérer aux yeux de la loi la saison précédente. C’est con.

Perturbé par tout ça, Cole vient ensuite voir sa mère pour lui poser des questions sur le couple de ses parents et sur comment savoir si l’on est amoureux. Bref, il s’inquiète pour Luisa et en même temps, il n’est pas prêt à faire ce qu’elle lui demande. Il est bien trop attaché à Alison pour la trahir comme ça. En plus, Alison est en train de refaire sa vie avec Ben, et il s’en rend compte quand il va chercher Joanie.

C’est un problème : il sait grâce à la réunion que Ben est marié, et il découvre qu’Alison ne le sait pas. Il fait malgré tout le choix de croire en la bonne volonté de Ben et ment à Alison, lui disant tout de même qu’ils se sont rencontrés aux AA.

Il ramène alors Joanie chez lui pour y retrouver Luisa en train de faire ses valises. OK, j’aime beaucoup Luisa, mais dans cet épisode, je crois que tout le monde sera d’accord pour dire qu’elle était juste mais totalement insupportable, pas vrai ? Ce n’est pas que moi, rassurez-moi ?

Bien que ce soit son tour de garder sa fille, Cole prend alors la décision de se barrer faire un walkabout. C’est une idée que lui a filé sa mère – après plus d’un an sans voir son fils, elle lui conseille donc de se barrer en Californie. Normal. Il faut dire que c’est déjà ce qu’avait fait son père avant la naissance de Cole : se barrer six mois pour mettre de l’ordre dans sa vie et retrouver la joie de vivre.

Tout cela ne me paraît pas gagné, mais comme Luisa veut se sentir importante dans la vie de Cole, elle accepte. C’est très joli sur le papier, mais en pratique, justement, ça ne lui donne pas de papiers. Et elle se retrouve à garder seule Joanie ? Combien de parents aura-t-elle d’ici la fin de la série franchement ?

Cole se barre et je suis assez sceptique sur cette issue ; et sur les scènes avec Bram (il l’a quand même kidnappé après avoir menacé de le tuer ?). J’avais plus de mal à reconnaître le Cole que j’apprécie et plus de facilité à apprécier Alison cette semaine… Rien ne va plus !

Saison 4