Chernobyl (S01)

Synopsis : Comme le titre le suggère, la série retrace l’histoire de la catastrophe de Tchernobyl, avant, pendant, après. Âmes sensibles, s’abstenir.

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Pour commencer, même si j’ai plein de saisons en cours de visionnage en ce moment et même si j’étais plutôt parti pour continuer ce que j’avais d’entamé, je me suis rendu compte en me posant ce soir sur le canapé que rien ne me motivait vraiment. C’est étrange, mais ça arrive parfois.

Comme depuis que j’ai vu la bande-annonce, j’ai envie de regarder cette série et comme tout le monde n’en dit que du bien, je me suis dit « eh pourquoi pas ? ». Je sais que ce ne sera pas un visionnage facile, alors c’est très clairement une mauvaise idée de la commencer à 22h, mais c’est pas grave, voilà la vie que je mène comme dirait l’autre. À mon tour de me faire un avis sur cette mini-série aux épisodes extra-longs (1h)…

Moyenne de la saison : 18,5/20

S01E01 – 1:23:45 – 18/20
Bon, et bien, comme prévu, le sujet est grave et extrêmement bien géré : c’est atroce et horrible. Les images sont magnifiques, ce qui fait peur pour la suite car c’est saisissant de réalisme, et malgré les longueurs, l’ambiance est tellement oppressante qu’on est scotché à son écran. Je me réserve les meilleures notes pour la suite, parce qu’il s’agit d’une introduction qui, si elle est géniale, promet déjà de grandes choses. Le petit plus qui est une bonne surprise : la série propose aussi une réflexion plus approfondie sur les réactions humaines face aux catastrophes et sur la gestion politique de ce type d’événement.
S01E02 – Please Remain Calm – 20/20
J’ai préféré cet épisode, parce que contrairement à l’introduction, il prend le temps de bien plus expliquer pédagogiquement la situation et avertir sur les dangers du nucléaire. De se dire que trente après – et après Fukushima – on en est toujours à l’exploiter, c’est franchement dingue. Au-delà de ça, je trouve la série drôlement claire et cohérente, sa galerie de personnages fonctionne bien et la construction de l’épisode, heure par heure, fait que l’on comprend assez précisément tout ce qu’il se passe. Ce n’est pas toujours le cas dans ce genre de série qui parfois aime bien tout complexifier à outrance…
S01E03 – Open Wide, O Earth – 18/20
Le réalisme de la série est vraiment poignant et il est difficile d’en décrocher tant tout ce que l’on y voit est poignant. Ces épisodes sont de vraies réussites : certes, la fiction est là, entre les lignes, mais la réalité historique semble respectée et la série nous informe beaucoup sur la catastrophe tout en posant des questions éthiques, en creux. Bref, son succès critique est largement mérité et je ne peux que m’aligner sur tous les avis lus jusqu’ici.
S01E04 – The Happiness of All Mankind – 17/20
Plus lent, plus long, plus silencieux, cet épisode m’a un peu plus perdu que les précédents parce qu’il se concentre davantage sur les conséquences lentes de la catastrophe plutôt que sur les réactions immédiates qui étaient intéressantes à découvrir et donner un rythme vif à la série. Ici, il y a une sorte de renouvellement qui s’opère et, à un épisode de la fin, c’est un peu étrange. On s’y fait toutefois, surtout que ça permet encore et toujours de découvrir de nouvelles choses et quelques prouesses techniques.
S01E05 – Vichnaya Pamyat – 20/20
Cet épisode est extrêmement satisfaisant comme conclusion de la série : on y voit toutes les pièces d’un puzzle se mettre en place alors qu’on ne savait même pas qu’il y avait puzzle. Du côté de l’Histoire, c’est assez respectueux malgré une dramatisation évidente pour le bien de la fiction. Du côté de la série, c’est une production bien huilée et impeccable qui apporte une bonne fin à l’ensemble de ces cinq épisodes. Si vous ne l’aviez pas encore compris à ce stade, cette série est un must-see.

Chernobyl – S01E01

Épisode 1 – 1:23:45 – 18/20
Bon, et bien, comme prévu, le sujet est grave et extrêmement bien géré : c’est atroce et horrible. Les images sont magnifiques, ce qui fait peur pour la suite car c’est saisissant de réalisme, et malgré les longueurs, l’ambiance est tellement oppressante qu’on est scotché à son écran. Je me réserve les meilleures notes pour la suite, parce qu’il s’agit d’une introduction qui, si elle est géniale, promet déjà de grandes choses. Le petit plus qui est une bonne surprise : la série propose aussi une réflexion plus approfondie sur les réactions humaines face aux catastrophes et sur la gestion politique de ce type d’événement.

> Saison 1


Spoilers

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There was nothing sane about Chernobyl.

26 avril 1988 – La série fait directement passer un message très clair avec cette scène d’introduction : les fake news, ça fait oublier la vérité et l’espoir de la vérité ; et ça, dès 1988. Ce n’est pas dit aussi clairement, il est évident toutefois que les scénaristes ne commencent pas par là sans arrière-pensée. De manière originale, cette introduction commence donc après la catastrophe avec un homme parlant de Tchernobyl – oui, il y a un t au début du mot en français – et de tout ce qu’il y a fait. Ce sera probablement le « héros » de la série, si tant est qu’il puisse y avoir un héros dans ces conditions.

Il enregistre son témoignage sur des cassettes audio, puis sort de chez lui pou les planquer dans une ruelle. L’ambiance est sombre, mystérieuse, intrigante : on manque encore de contexte pour tout comprendre ; même si on devine à son mouchoir ensanglanté que l’homme est malade. Il donne à manger à son chat, fume une dernière cigarette et… se pend. Le ton est donné. En même temps, difficile d’en attendre autre chose.

Il a attendu une heure précise, en plus : deux ans et une minute plus tôt, une femme enceinte a une nausée et on aperçoit loin, très loin, une tache lumineuse qui est évidemment l’explosion de Tchernobyl. La femme s’appelle Lyudmilla et c’est une bonne idée de proposer son point de vue, d’autant qu’ils ont un appartement avec une sacrée vue, elle et son mari.

Ce n’est qu’à ce moment précis de la série que je me suis rappelé que j’habitais moi-même à proximité (relative, mais proximité quand même) d’une centrale nucléaire. Au sein de celle-ci, on se doute bien que c’est l’horreur qui commence : il y a un incendie à éteindre sur le toit et un cœur qui a explosé, alors que c’est impossible. C’est la panique et tout le monde essaye de comprendre ce qui arrive, sans y parvenir et en essayant de se convaincre qu’ils ont suivi tous les protocoles et n’y sont pour rien.

Tous les pompiers sont appelés dans le secteur, à commencer par le mari de Lyudmilla, évidemment. Dans la centrale, les radiations commencent à faire leur effet : certains se mettent à vomir du sang ou à avoir des boutons sur la tronche…

Ce qui est déjà dur avec cette série, c’est de savoir parfaitement vers quoi elle se dirige. La catastrophe de Tchernobyl, on la connaît tous : voir les pompiers se rendre sur place pour faire leur boulot est difficile, parce qu’ils sont tous condamnés à mort sans même le savoir. Et on voit bien que ça va être douloureux, en plus, parce que dans l’usine, les premiers cadavres font peur.

On suit notamment des hommes se rendant au cœur pour comprendre ce qu’il s’est passé, et découvrir qu’il n’y a plus de cœur. Leur chef s’obstine à dire qu’ils sont tous fous de penser qu’il n’y en a plus, malgré les conditions médicales clairement dégradés de bon nombre de ses hommes. L’un d’eux ne revient même pas, s’effondrant en route avec des taches de sang apparaissant un peu partout sur son corps. L’horreur, quoi.

Difficile aussi de ne pas être frustré de voir les civils sortir de chez eux et observer l’incendie qu’ils trouvent magnifiques, alors même qu’ils feraient mieux de rester enfermés ou le chef rappeler tous les hommes qui ne sont pas présents à la centrale, signant par la même leur arrêt de mort. Parmi les officiels, on écoute le rapport du chef bien loin de la réalité : celui qui prend alors les décisions ne peut pas encore le savoir, mais c’est de ce constat sympathique et erroné qu’il part pour établir le plan d’action.

Pourtant, tout le monde comprend peu à peu dans l’usine que leur arrêt de mort est déjà signé : il n’y a plus de cœur. Un certain nombre d’employés décide tout de même de feindre qu’il est encore là : s’il ne l’est plus, ils sont déjà morts ; et il s’y refuse. C’est un déni qui paraît humain, c’est sûr, mais c’est ce qui participe à la catastrophe, avec plein de personnes qui viennent en renfort.

Du côté des dirigeants, on retrouve ce même déni, même si certains avertissements sur les premières irradiations et les cas médicaux catastrophiques déjà repérés en inquiètent certains. Le discours est facile : il n’y a pas de danger, il ne peut pas y en avoir, il faut avoir foi et confiance et ne surtout pas répandre de « fausses rumeurs »… Quand les fake news deviennent la vérité officielle, applaudies par tous les dirigeants, donc : l’orgueil et le patriotisme communiste de l’URSS exacerbés et mis en scène dans la série sont extrêmement crédibles.

Et c’est bien ça qui est flippant, parce que c’en est au point où les dirigeants affirment que les témoins qui ont vu l’absence de cœur mentent, que les équipements sont défectueux car les résultats obtenus sont impossibles ou au point où on envoie au suicide des hommes qui n’en ont pas envie et savent très bien ce qu’on leur fait faire. Atroce comme il faut, le déni humain dans toute son horreur.

Du côté des civils qui observent l’incendie, c’est assez atroce : tout le monde trouve ça beau et s’amuse de la pluie de cendre qui leur arrive en pleine tronche, surtout les enfants. Les enfants. Bon dieu, j’imagine déjà les épisodes suivants, ça va être une série horrible. Les premiers pompiers sont déjà en train de mal vivre leur intervention, avec des malaises chez certain.

À l’hôpital, c’est une infirmière qui sera notre héroïne, inquiète de ne pas avoir reçu de blessés et de ne pas avoir les médicaments anti-radiations nécessaires. Elle passe la nuit à s’inquiéter, mais c’est pour mieux être surchargée le matin suivant, parce qu’il y a PLEIN d’hommes qui vont lui arriver, la pauvre. Il faut juste que tout le monde sorte du déni.

C’est le cas au petit matin où des dizaines d’ambulances arrivent à l’hôpital, chargées des premières victimes, alors que Valery Legasov est appelé pour faire partie d’une réunion officielle chargée de traiter l’événement. C’est l’un des premiers à vraiment alerter sur la situation… mais personne ne l’écoute et on lui demande de ne pas faire de politique, simplement de répondre aux questions scientifiques qui lui seront posées. Au secours.

L’épisode se termine sur un début de journée tout sympathique, avec les enfants qui se rendent à l’école, parce que la vie suit son cours pour tout le monde. Ou presque : il y a tout de même un oiseau qui s’effondre au sol, mort. Bien.

Pour finir, il faut bien un mot sur la production de la série elle-même et, franchement, les images sont magnifiques et chaque plan est clairement travaillé. Pour l’instant, c’est super beau à voir, mais le réalisme est tel que je sais déjà pourquoi la série sera difficile, parce que les dégradations des corps vont être horribles à voir. En fait, j’ai passé mon épisode à anticiper le pire à venir.

> Saison 1

9-1-1 – S02E11

Épisode 11 – New Beginnings – 17/20
L’épisode commence par jouer sur quelques peurs populaires avant de proposer un troisième cas plus stressant et faisant monter la tension d’un cran. Concrètement, la saison se permet aussi un détour qui permet de retrouver chaque personnage après plusieurs mois de pause (en théorie, hum) et avant d’entrer dans le vif du sujet. Forcément, ça donne très envie de voir la suite !

> Saison 2


Spoilers

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Of course you’re not married yet. You’re barely divorced.

Très sympathique reprise PAS DU TOUT flippante et pas du tout en train de jouer sur une angoisse classique : une patiente se fait anesthésier et se réveille alors que sa chirurgie n’est pas encore terminée. Ouep, il y a eu un problème de fuite de gaz… pas hyper crédible, mais ce genre de faits divers existe ; on le sait tous. Allez, ça passe.

Le deuxième cas de cet épisode voit un accident de voiture peu banal sur l’autoroute : un camion s’y effondre et libère un requin. C’était clairement inattendu et ça permet une scène marrante avec un requin bouffant le bras d’un secouriste, puis les pompiers transportant le requin à travers la ville. Il leur en arrive tellement à chaque épisode, ils doivent être passionnants quand ils prennent un verre avec des inconnus, ils ont tant d’histoires à raconter !

Le troisième cas est intéressant : Maddie reçoit un appel d’un adolescent qui est interrompu par son père qui promet que rien de grave ne se passe, que son fils est puni et qu’il appelle donc les secours pour ça. Cela dit, Maddie est perturbée par l’appel et prend la décision d’envoyer la police par précaution. C’est Athena qui s’y colle, et ça tombe bien, parce qu’elle connaît ça les problèmes parents Athena.

En effet, dans cet épisode, les parents d’Athena débarquent en ville et c’est plutôt marrant parce que ça permet de bonnes scènes où ils sont hyper critiques de Bobby et bien drôles dans les réflexions assassines. Bon, après, la mère est rapidement insupportable : les réflexions assassines amusantes finissent par être tout simplement inhumaines vis-à-vis de Bobby. C’est assez horrible : elle lui reproche de voler les enfants comme prix de consolation suite à la mort de sa famille à lui.

Et elle enchaîne ensuite par déverser sa haine sur Athena, qui demande tout simplement à sa mère de s’excuser et s’en prend plein la tronche parce qu’elle n’a pas la vie parfaite que sa mère avait planifié pour elle. Eh, la mère est aussi chiante que la fille, quoi, et tout aussi orgueilleuse d’ailleurs. Elle refuse donc de vraiment s’excuser sur le fond de sa pensée, même si on lui fait remarquer qu’elle est loin d’être polie, merci pour le Bingo Séries.

Bon, la mère décide tout de même de quitter les lieux le lendemain matin, qui est la journée (sans nuage, re Bingo) où Maddie reçoit l’appel du gamin… Et si Athena ne voit rien chez lui, elle est tout de même suspicieuse donc continue de mener l’enquête. C’est plutôt positif, parce que le père de l’ado… n’est pas son père. En fait, c’est un taré qui kidnappe les petits garçons quand ils ont six ans. Et il en est à son deuxième.

Les enfants parviennent à fuguer et rappeler Maddie et Athena, ce qui permet une excellente intrigue où Athena a l’occasion de jouer les grandes héroïnes et d’arrêter le père. La scène n’était pas super crédible, mais l’intrigue est vraiment chouette franchement.

Après, c’est plein de bons sentiments pas forcément réalistes, et pas uniquement dans l’arrestation : le discours d’Athena pour l’adolescent est trop bienveillant, ses parents sont encore ensemble et pas si horrifiés de ce qui semble être en train de leur arriver. Après, ce n’est pas le but de cet épisode que de se concentrer sur la conclusion de cette intrigue. En fait, tout ça n’est qu’un moyen de faire en sorte qu’Athena se réconcilie avec sa mère, malgré leur différence de points de vue. Et ça fonctionnait plus ou moins.

En parallèle, Buck emmène sa sœur faire de la boxe et c’est très sympathique de voir ces deux-là développer leur relation frère-sœur comme ça. C’est parfait, et Buck insiste pour que Maddie se décide à tourner la page et en entamer une nouvelle avec Chimney.

De manière plus triste et horrible, ce dernier se retrouve quant à lui à parler de Maddie avec son ex, sans savoir que c’est son ex. Il joue au billard avec et lui raconte sa vie sentimentale sans se méfier. Il est trop gentil sur ce coup-là, et c’est triste parce qu’il devient super ami avec cet inconnu qui a « retrouvé » son porte-feuilles et lui a rendu.

Le problème, c’est donc qu’il est en train de s’en faire un grand ami et dès que Maddie annonce à Chimney qu’elle est prête pour un rencard avec lui, il décide d’appeler Doug pour lui annoncer la bonne nouvelle. C’est donc sans surprise que le cliffhanger de cet épisode est tout bonnement excellent : Maddie apprend que les papiers du divorce n’ont jamais été remis à Doug car personne n’a été capable de le trouver. Alors qu’elle est au téléphone et ne fait pas plus attention que ça en laissant Chimney entrer chez elle, notre pompier se fait poignarder plusieurs fois par Doug, qui débarque ensuite pour frapper Maddie. Horrible, tout simplement horrible.

> Saison 2

Fear the Walking Dead – S05E02

Épisode 2 – The Hurt That Will Happen – 15/20
Sans être exceptionnel, c’est un bon épisode qui permet encore de mette en place les différentes intrigues de cette saison et d’apporter déjà quelques réponses. Tout ne m’a pas plu dans l’épisode, mais il y a une trouvaille qui ajoute un peu de danger et de mystère concernant les zombies, et ce n’est pas plus mal. Pour l’instant, tout est encore suggéré, mais j’ai bon espoir pour la suite de la saison.

> Saison 5


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You still talk too much, Victor.

La série a encore fait des progrès dis-donc, il est question cette fois de renouveler la manière de présenter les résumés des épisodes précédents, et ça marche bien, je trouve, c’est très joli. L’épisode en lui-même commence sur Victor enregistrant un message pour Sarah, Wendell et Charlie afin de leur dire de continuer son travail s’il ne s’en est pas sorti. Une fois que c’est fait, il pollue la planète et se met en route vers le nouveau refuge de Daniel. Normal.

Il le trouve super rapidement, lui et son chat Skidmark. Voilà qui me rend perplexe sur les raisons de ce contact : Daniel déteste Victor après tout et le considérer mort depuis le barrage n’était peut-être plus mal. Bon, Daniel se trouve désormais dans une sorte de garage avec plein de véhicules, et c’est ça qui intéresse Victor.

Pour convaincre Daniel de lui prêter un avion, il révèle les décès de Madison et Nick, insistant sur la survie d’Alicia, mais pas de Luciana. J’ai trouvé ça super sympa de sa part, avant de comprendre (plus tard dans l’épisode) qu’en fait Luciana et Daniel ne se sont jamais croisés. C’est fou !

À la réflexion, c’est toutefois vraiment abusé ces retrouvailles autant d’années après Mexico, comme si de rien n’était. Oh, les scénaristes insistent pour que Victor affirme avoir changé, mais je trouve quand même que c’est exagéré comme manière simplifiée de ramener Daniel dans la série. Il est tellement increvable qu’on ne nous explique même pas comment il a survécu.

En parallèle, Morgan, Alicia et John sont à la recherche d’Al, mais non seulement ils ne la trouvent pas sur le lieu de l’accident, ils retrouvent en plus leurs caisses d’armement… vides. Consolons-nous, leur édition du Petit Prince est encore en état, elle. Pendant ce temps, Luciana est toujours soignée par June, et elle se remet drôlement bien et vite, même si elle ne sent plus ses doigts et pose de drôles de questions. Heureusement, ce ne sont que les effets des médicaments et elle peut toujours se servir d’une radio pour tenter de contacter Victor.

Elle passe donc son épisode dans la station-service alors qu’Alicia et Morgan font équipe pour retrouver Al. Ce n’est pas une réussite : Alicia culpabilise et la météo change du tout au tout tout au long de l’épisode. Il pleut dans l’épisode d’avant, il fait beau sur le lieu du crash, ils sont en plein brouillard quand ils retrouvent ensuite un tas de voitures qui les intriguent.

Ils explorent un peu les lieux et Morgan trouve un piège à zombies plutôt bien foutu. Il décide de tuer les zombies pour mieux se retrouver lui-même pris au piège d’une nana équipée d’une tenue anti-radiations. Si elle le maîtrise sans trop de mal, elle est finalement elle-même attaquée par Alicia qui est persuadée qu’elle est liée à l’enlèvement d’Al.

Pourtant, Grace, c’est son nom, affirme que ce n’est pas le cas et que si elle s’en prend à Morgan, c’est uniquement parce qu’il est possiblement contaminé par des radiations. En effet, les zombies qu’il vient d’attaquer sont contaminés par la fonte d’un radiateur qui a eu lieu quelque temps plus tôt. Grace n’est là que pour s’occuper des morts de l’usine nucléaire dans laquelle elle travaillait elle-même. Et d’après elle, il y a eu 63 zombies radioactifs, tout de même.

Ces radiations donnent l’occasion à Morgan de se faire une petite douche en plein air, et Grace lui explique comment bien se nettoyer en cas d’exposition aux radiations. C’est top, il change même de vêtement et se retrouve avec un t-shirt immonde qui me donne l’espoir que quelqu’un parle d’un état américain à un moment. En revanche, il perd dans l’opération son sempiternel bâton, et ça c’est triste.

Comme le crash a possiblement attiré plein de zombies, Grace demande à se rendre sur place, ce qu’ils acceptent de faire malgré de fortes réticences d’Alicia : elle préférerait se mettre au plus vite à la recherche d’Al. Alors certes, je comprends l’idée, mais elle pourrait écouter un peu plus les conseils de cette experte en radiation.

À la place, elle préfère s’attaquer aux zombies qui débarquent sans plus de précaution, alors même qu’un d’eux est un zombie radioactif – ils se repèrent grâce à des petits cylindres autour du coup, ils sont sympas ces zombies. Alicia est un peu conne là pour le coup, elle ferait mieux d’écouter Grace, parce qu’elle se met en danger pour pas grand-chose. Après, cette dernière insiste pour tester chaque zombie avec son dosimètre alors qu’il est très facile de reconnaître le contaminé aux cloques qu’il a sur la tronche, et ça fait perdre un temps précieux qui aurait pu tuer Alicia.

Elle s’en titre toutefois sans mal, et ils reçoivent ensuite un appel de John et June qui ont trouvé un tas de zombies radioactifs, brûlés. Oui,

John et June sont rapidement mis au parfum des nouvelles subtilités du danger qu’ils encourent par message radio, et ces zombies radioactifs les font bien rire au départ. S’ils ne parviennent pas à mettre la main sur Al, ils retrouvent la trace des trois enfants de l’épisode précédent. June insiste pour continuer à les chercher, puisqu’elle est persuadée qu’ils veulent être retrouvés, comme elle lorsqu’elle avait fuit John.

Ils trouvent donc un repaire avec quelques cabanes, mais pas les enfants. Au contraire, il y a juste plein de zombies dans les cabanes, ce qui est plutôt bizarre a priori, mais s’expliquent quand on comprend qu’ils ont brûlés les zombies radioactifs et se sont retrouvés contaminés comme ça. Grace le vit super mal, forcément.

Bizarrement, ce n’est pas la seule : Alicia aussi a droit à une petite crise existentielle, comprenant qu’elle s’est mise bêtement en danger. Bref, ça permet la scène longuette habituelle de la série, avec un dialogue particulièrement inutile entre elle et Morgan. Cela permet de les faire repartir du bon pied et ils décident de venir en aide à Grace, mais celle-ci refuse leur aide : elle est elle-même contaminée et possiblement contagieuse. Bref, elle reprend seule la route à la recherche de la trentaine de zombies radioactifs présents… mais ils peuvent toujours communiquer par talkie-walkie, au moins !

De son côté, Luciana passe son épisode dans la station-service, et j’ai trouvé ça débile comme tout comme la location est connue de leurs nouveaux ennemis. Ce n’est qu’avec peu de surprise que j’ai eu peur pour elle quand, alors qu’elle communique enfin avec Victor, toujours auprès de Daniel, pour apprendre qu’il va les aider en leur prêtant l’avion, elle entend un bruit bizarre venant de dehors et perd la connexion radio. Désolé pour la longueur de la phrase, j’ai voulu donner trop d’informations d’un coup, je crois. On dira que c’est le stress.

Luciana se retrouve en effet à sortir du magasin pour constater que l’antenne longue portée est renversée par le vent. Elle appelle June et John pour les prévenir de tout ça, mais reste dehors à portée de zombies pour se faire. Et plutôt que de se précipiter vers l’intérieur quand elle voit des zombies arriver, elle ATTEND et tente de tirer sur eux.

Faut être complétement stupide à ce stade, c’est du gâchis de munitions, surtout qu’elle n’a probablement pas assez de balles pour tous les zombies. Bref, elle abuse totalement et finit par s’évanouir une fois à l’abri. J’imagine que c’est un moyen de nous donner un cliffhanger : elle est retrouvée par ses amis en parfaite santé, mais les zombies qui la poursuivaient sont décapités et exposés au panneau juste en face de la boutique, histoire de bien leur faire comprendre de ne pas rester là.

Inutile de dire que c’est le genre de messages qui leur donne envie de rester, hein. De son côté, Victor finit par découvrir que finalement Daniel ne lui viendra pas en aide, parce que chaque fois que Victor veut aider quelqu’un, il empire la situation selon Daniel. Par conséquent, il décide de laisser Alicia et Althea se débrouiller seules, parce qu’elles ont ce qu’il faut pour ça. Sympathique conclusion, mais donc, si je résume, une fois de plus, Daniel ne sert à rien ? On peut pas décider qu’il est temps d’en finir avec ce personnage ? J’aimerai tant le voir mourir, et plutôt deux fois qu’une comme cette série le permet s’il revient en zombie…