Agents of S.H.I.E.L.D – S06E08

Épisode 8 – Collision Course (Part One) – 17/20
On est toujours sur du très bon du côté de l’évolution des personnages, mais je trouve frustrant que cet épisode ne soit qu’une préparation du meilleur à venir au prochain épisode. En effet, la situation se met en place petit à petit, les réponses surgissent, mais on reste vraiment sur notre faim par rapport à tout ce qui est promis. Vite, la suite !

> Saison 6


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I’ve been in a lot of worlds and all I see is random.

Oh que je n’aime pas ça, des épisodes en deux parties répartis sur deux semaines, ce n’est jamais bon signe pour ma santé mentale, surtout quand il est question d’une de mes séries préférées. Si vous faites des double épisodes, arrangez-vous pour que ça débarque le même soir à la télé, mince !

Cet épisode reprend à bord du vaisseau d’Izel et Fitzsimmons, au beau milieu de l’espace. La question est de savoir si le vaisseau pourra survivre à un saut de vitesse précipitée vers la Terre. Malgré un 50/50, Fitzsimmons et Izel décident de prendre le risque de revenir sur la planète bleue, et c’est une réussite. Si ça fait plaisir de voir de Fitzsimmons se rapprocher de la Terre, ce n’est pas très rassurant de voir qu’Izel berce un Shrike dans ses mains. Je me doutais bien qu’elle serait une menace, et c’est effectivement le cas : elle est la grande menace que craint Sarge, ça va de soi.

Pendant ce temps, au S.H.I.E.L.D, tout le monde suit plus ou moins le commandement de Sarge, mais Mack veut avant ça des informations précises sur son plan : il veut aller tuer l’un des Shrikes. Franchement, la petite danse Sarge/Mack pour savoir qui a le plus de pouvoir, ça ne m’a pas bien plu ; je trouve que c’était déjà un peu redondant lors de l’épisode précédent !

Après, ça apporte du bon : Mack s’impose comme il peut. Si Sarge part pour sa mission, il ne peut le faire qu’en étant accompagné par May et Daisy, et avec un seul membre de son équipe. Il choisit évidemment Snowflake pour ça. Malheureusement pour lui, elle n’est pas très douée avec l’électronique et il a besoin de quelqu’un qui le soit. C’est donc Deke qui vient compléter l’équipe, et c’est plutôt chouette à voir. Snowflake est complétement cinglée de le revoir.

Si cette équipe se met rapidement en route, Mack ne leur fait toujours pas confiance et décide de les suivre « discrètement », avec à son bord le reste des prisonniers, alors que Daisy a l’occasion d’un petit face à face avec Sarge. C’est l’occasion d’apprendre que Sarge appelle le monstre Izel, évidemment, mais aussi de créer une relation Sarge/Daisy.

C’est chouette, parce que de son côté, Izel sympathise avec Fitzsimmons et leur révèle à peu près la vérité. Elle cherche les Di’Allas, que Fitz identifie vite comme les Monoliths. C’est un moyen bien fichu de faire le lien entre toutes les saisons. Bien sûr, Izel parle à son tour de son grand ennemi, sur lequel elle a un secret parce qu’elle sait qui il est vraiment. Evidemment. Et elle ne cache pas non plus la destruction de la planète des Chronicoms, gagnant peu à peu la confiance de Simmons… alors qu’elle infecte tout l’équipage de Shrikes. Oups !

Heureusement, il y en a un qui se rend compte de ce qu’il se passe, mais ses soupçons ne sont pas trop écoutés par Fitzsimmons qui n’ont qu’une confiance limitée en lui et qui ont leur problème de couple pour les occuper : Fitz apprend ainsi que les monoliths ont été détruit après leur mariage, et il se renseigne notamment sur la nuit de noces. C’est bien sympa comme type de scènes : je trouve que ça fonctionne bien ; mais ils se remettent vite au travail : ils cherchent un moyen de contacter la Terre.

Sur Terre, Mack perd quelque peu ses repères à force, mais Yoyo est toujours là pour le consoler. Ils mènent ensemble l’enquête, grâce aux informations de Benson : il leur envoie ses recherches, concernant notamment une certaine Izel de la mythologie inca. Et c’est génial, parce qu’ils complètent vite les blancs qu’ils avaient : Izel a toujours été à la recherche des monolithes… reste à savoir pourquoi. Yoyo enquête comme elle peut en retournant interroger les prisonniers qui n’expliquent pas vraiment ce qu’ils savent, mais la laissent deviner la menace à venir.

Dans le camion de Sarge, Snowflake pète un câble et agresse Deke alors que Sarge vire Daisy de la cabine du conducteur. C’est l’occasion de nous offrir une bonne scène entre Daisy et May cherchant à comprendre tout ce qu’il se passe, avant de découvrir que Snow est en train de coucher avec Deke. Pauvre Daisy, ça doit faire mal aux yeux.

La scène d’humour qui s’ensuit est interrompu par Sarge qui remarque vite que la machine que Deke devait réparer n’est pas efficace ; puis par une scène où il découvre le pouvoir de Daisy en lui expliquant qu’il compte tuer Izel avec un simple sabre. Ce n’est pas bien clair, mais la scène nous rapproche de plus en plus de la fin de cette histoire.

En effet, on enchaîne avec les Shrikes qui se réunissent et commencent à créer la « créature » qui va détruire la Terre, le tout sous la surveillance de Daisy et May qui commencent à flipper un peu. Quant au reste du S.H.I.E.L.D, ils aperçoivent enfin le vaisseau de Fitzsimmons qui s’approche, mais ils l’identifient comme une menace : nos scientifiques n’arrivent pas à envoyer de message et Izel le dirige tout droit vers le point de RDV des Shrikes.

Heureusement, Yoyo est assez maligne pour se rendre compte que les prisonniers, dans le Zephyr, sont en train de s’échapper. Avec ses pouvoirs, elle met trente secondes à les réemprisonner et elle obtient enfin le plan de Sarge, que tout le monde cherchait à comprendre depuis le début : il compte utiliser une bombe planquée dans le camion pour détruire le vaisseau d’Izel… et une bonne partie de la Terre au passage.

Oh, et bien sûr, Daisy et May ne peuvent rien faire pour l’en empêcher, parce que même avec Snow comme prisonnière, elles n’ont pas ce qu’il faut pour convaincre Sarge de se mettre de leur côté. En gros, Sarge décide de s’enfuir en laissant le camion en pilotage automatique et en laissant derrière lui Snow. Deke est persuadé que cette dernière est désormais avec eux, mais je reste sceptique perso. Malgré tout, il finit par trouver la bombe alors que Sarge s’enfuit grâce à un portail qui l’emmène dans le Zephyr où il peut libérer les prisonniers.

Ce n’est pas tout à fait notre cliffhanger du jour. Non, pour ça, on a surtout le vaisseau d’Izel qui est en train d’approcher de la Terre, le camion qui approche des Shrikes et le Zephyr qui ne sait pas encore quoi faire. Quant à la scène post-générique, elle nous montre Enoch qui n’a donc pas quitté la série ! Il cherche à trouver une nouvelle planète pour son espèce, alors qu’on découvre que les cerveaux de Fitzsimmons ont été conservés par la machine des Chronicoms qui comptent bien s’en servir. Bref, non content de nous lâcher sur un gros cliffhanger pour la survie de tout le monde, la série nous laisse aussi sur l’incertitude de ce que comptent faire les méchants pour le reste de la saison, une fois cette première crise évitée. Pas mal du tout.

> Saison 6

Stranger Things – S03E07-08

Chapitre 7 – The Bite – 20/20
Franchement, tout va à toute vitesse, les personnages sont géniaux et il n’y a que pour un petit cliché que j’ai hésité à retirer un point ; mais comme il y avait aussi une scène totalement inattendue et vraiment bien fichue dans le tas, je n’ai pas eu à cœur de le faire. Non, vraiment, cette saison est clairement leur meilleure : on connaît bien la mythologie de la série désormais, et ce qu’ils font fonctionne bien mieux… même quand il s’agit de brillants placements de produits intégrant l’air de rien une pub complète au sein de l’épisode.

> Saison 3


Spoilers

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Did you OD over there?

À la fête foraine, tout le monde s’amuse bien sans avoir conscience du monstre qui vient de se libérer à quelques kilomètres de là. Larry ne semble pas trop stressé non plus par les menaces du russe, préférant venir faire un discours à la ville, pour savoir si tout le monde s’amuse. C’est l’occasion de retrouver Karen, son mari et sa plus jeune fille qui partent faire un tour de roue avant le feu d’artifice du 4 juillet, pour mieux l’admirer depuis le haut de la roue. De là-haut, il n’y a que la petite pour remarquer à quel point les arbres sont en train de bouger. Oh oh.

Bien sûr que le monstre se promène en forêt : il n’est pas débile, il sait où aller pour tuer Eleven comme Billy le lui a expliqué. Il a construit une armée de possédés pour se renforcer et il vient les tuer. C’est assez incroyable comme scène d’action : j’avais l’impression d’être devant la fin de saison plus que devant un épisode comme un autre.

El décapite ainsi trois mini-têtes du monstre, Nancy lui tire dessus, Jonathan puis Lucas jouent de la hache pour l’attaquer. C’est brillant. Nos héros parviennent à s’enfuir, mais pas sans avoir bien blessé le monstre et pas sans qu’Eleven ne soit mordue à la jambe. Par chance, Maxine fait du skateboard et sait comment faire pour la soigner. C’était marrant à voir, surtout qu’ils font ça au sein du magasin.

Cela permet à Nancy et Jonathan de prendre le temps de comprendre que le monstre est probablement fait des possédés ; mais aussi à Lucas et Will de trouver des feux d’artifices pour tuer le monstre, alors que Mike et Eleven se réconcilient, même si c’est compliqué pour Mike de s’exprimer correctement.

Dans le laboratoire russe, nos héros sont en voiture pour s’enfuir. C’est Dustin qui conduit, parce que c’est si facile de conduire. Oui, c’est facile de conduire, mais c’est compliqué de gérer deux ados complétement drogués. Merci donc à Steve et Robin de ne pas leur faciliter la tâche, car c’est beaucoup plus drôle comme ça. Dustin est loin d’être bête n’empêche : il décide d’aller se planquer au cinéma pour éviter d’être repérés trop vite.

Je suis en tout cas bien content d’avoir vu récemment la saga des Retour vers le futur, parce qu’ils se retrouvent dans la salle du premier film. Outre les extraits, il est évident que Steve et Robin s’enfuient de la salle et parlent trop rapidement du film, avec pas mal de détails… avant de se retrouver dans les toilettes à vomir toutes leurs tripes. C’est marrant à voir, parce qu’ils sont encore drogués et se mettent à s’avouer la vérité. Bref, dans un épisode hyper mouvementé, on a soudainement Steve qui fait une magnifique déclaration d’amour à Robin, sans être capable de mentir. Le tout à côté des toilettes. Merveilleux.

Le truc, c’est que Robin est soudainement perturbée par cette déclaration d’amour et qu’arrive alors la scène que je n’avais pas vu du tout venir : Robin fait son coming-out en parlant de son crush à elle. Oh, Steve a les meilleures des réactions, mettant quelques secondes à s’en remettre avant de se mettre à se marrer de la situation avec Robin. C’est juste brillant. Totalement inattendu aussi ! Ca m’a vraiment pris par surprise car je pensais vraiment les voir finir ensemble, ça faisait un beau ship. Je suis tout triste pour Steve, mais chapeau bas aux scénaristes qui osent là faire une intrigue super réaliste de coming-out. Peut-être même un peu trop pour les années 80, d’ailleurs, mais bon, admettons.

Tout ça se fait en prenant le temps, même si c’est un épisode super rythmé. Dustin les retrouve alors, après avoir eu le temps de passer un coup de radio à Mike et Eleven. Une scène finale de Retour vers le futur complétement spoilée plus tard, Dustin apprend que Steve a balancé son nom complet aux russes, qui sont aussi en train de filtrer la sortie du cinéma.

Et sinon, en chemin vers Hawkins, Hopper et Joyce continuent de s’embrouiller, et c’est beaucoup trop drôle, mais un peu lassant. Heureusement que Murray est là pour les mettre face à face avec leurs vrais sentiments et leur attirance sexuelle évidente, même pour Smirnoff, si on en croit son fou rire. La scène était très sympa ; et on les retrouve ensuite à la fête foraine où ils espèrent trouver les enfants qu’ils auraient pu surveiller un peu plus.

Pas de bol, Karen non plus ne les surveille pas et ne sait pas où ils sont. En revanche, il y en a un qui surveille bien sa ville : Larry. Il repère immédiatement le retour de Jim et il n’hésite pas à rappeler le Russe pour le prévenir. Celui-ci se fait aussi un plaisir de tirer sur Alexei/Smirnoff, qu’il voit comme un traître, et c’est juste super triste parce qu’on avait clairement une romance en train de se développer entre lui et Murray. Bref, un excellent coming out est aussitôt suivi par une balle et un Alexei qui meure tout seul dans un coin de la fête pendant que Murray lui cherche de l’aide. Dommage et super triste. Il fallait bien un sacrifice dans cette saison, après.

En revanche, il y a toujours tout un tas de russes à la recherche de Joyce et Hopper ! Ce dernier les attire dans une maison de farces et attrapes en tous genres et c’est une excellente chose. J’adore ce genre de scène dans les maisons pleine de miroirs, c’est toujours super à observer ! Ce n’était pas aussi génial que ce que Roswell a fait en son temps, mais ça fonctionne bien malgré tout de voir Hopper prendre le dessus sur le Russe, qui avait évidemment un gilet pare-balles et survit. Qu’importe, Hopper s’enfuit avec une radio russe et découvre donc grâce à la traduction de Murray que les enfants sont au centre commercial.

Ben oui, les russes sont toujours à la recherche de Dustin, Steve, Robin et Erica. Et ça fonctionne grave bien pour réunir enfin tout le monde : Eleven et son groupe aussi sont arrivés au centre commercial. Ils sortent sans problème du pétrin le groupe du centre-commercial, avec El tuant quelques russes au passage. Ni vu, ni connu. Alors que tout le monde se retrouve dans une scène absolument géniale où les scénaristes s’amusent bien du caractère de chaque personnage, El s’effondre soudainement.

Le niveau médical de Max n’est en effet pas tout à fait au point avec le monstre : la jambe d’El la fait souffrir, parce qu’au sein de son sang se trouve encore une partie du monstre. Oui, son sang lui-même se transforme en monstre, en fait. Et d’ailleurs, ça permet à Billy de les traquer…


Chapitre 8 – The Battle of Starcourt – 20/20
En toute logique, cette fin de saison est une réussite. Il aurait été compliqué de se rater vu la qualité des épisodes précédents, mais là, ils ont balayé le peu d’inquiétude qu’il me restait. Les intrigues sont conclues, mais ça n’empêche ni les moments dramatiques, ni les moments bien drôles. Et j’ai eu quelques surprises en cours de route. En huit épisodes, la série a su montrer cette saison ce qu’elle faisait de meilleur… et je sais déjà qu’elle me manquera dès demain (ah oui, j’ai vu ces épisodes la nuit passée, oups !)..

> Saison 3


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Keep the door open three inches.

Murray, Joyce et Hopper se précipitent vers le centre commercial, terrifiés de savoir que les enfants sont retrouvés par des russes qui veulent probablement les tuer. Pas de quoi s’inquiéter pourtant, ces enfants savent comment se débrouiller seuls. La preuve : Jonathan n’a aucun mal à trouver un couteau et le chauffer pour entailler la jambe d’Eleven et en faire sortir la bête. Il ose même plonger la main dans la blessure, mais El l’arrête pour le faire elle-même avec ses pouvoirs.

Il est alors temps d’en arriver au dernier générique de la saison, déjà (snif), et de mettre en place le plan du dernier épisode avec toujours le même but : fermer le portail une fois pour toute, encore ; histoire de couper le cerveau du monstre. C’est pas mal, surtout que ça permet à Dustin et Erica de montrer à quel point ils sont géniaux et indispensables. À défaut de pouvoir redescendre dans le laboratoire, ils empruntent la voiture d’Hopper avec Robin et Steve, ce dernier conduisant malgré toute la drogue ingérée, parce que bienvenue dans les années 80. Ils se rendent à la tour radio, pour avoir un signal radio suffisant.

Au centre commercial, Hopper, Joyce et Murray décident d’être ceux qui vont fermer le portail, après avoir dit au revoir aux enfants qu’ils pensent avoir mis en sécurité. Pas de bol, ce n’est pas le cas : Billy en a toujours après Eleven, et il sait où les trouver. Alors que le trio d’adultes prend l’ascenseur et met au point un plan inutile pour ne pas se faire griller, les enfants sont donc bloqués au centre commercial. Je trouve un peu dommage que le quatuor Dustin/Steve/Erica/Robin soit de nouveau séparés des autres !

Cela dit, les autres sont déjà nombreux et s’en tirent bien sans eux : même si Billy leur a volé le câble d’alimentation de la voiture, ils décident de se servir du câble de la voiture d’exposition dont El s’est servie en fin d’épisode précédent pour tuer les russes. C’est plutôt une bonne idée, mais ça a le problème de prendre du temps, et un peu trop de temps même, puisque le monstre les retrouve et explose le toit en verre du magasin. Oups.

Nancy, Jonathan, Will et Lucas se retrouvent coincés d’un côté et Mike, Max et El de l’autre. Le monstre, au milieu, s’amuse bien de pouvoir les diviser et écraser la radio, avertissant au passage Dustin du problème. Jonathan et Robin partent aussitôt à leur rescousse.

Le plan du trio d’adultes pour ne pas se faire repérer ? Ridicule : les russes les attendent dès la sortie de l’ascenseur. Cela dit, ils s’en sortent contre toute attente et prennent l’apparence de militaires, bien aidés par les connaissances de Murray en russe. Très rapidement, ils peuvent donc s’infiltrer dans la base. Cela dit, une fois Murray parti dans les vannes d’aération, Hopper et Joyce peuvent parler un peu de leur équipe qui fonctionne et convenir d’un lieu et moment pour un… rencard ! Alléluia.

Pas le temps de trop en perdre pour autant : Murray arrive à destination après quelques bonnes références aux épisodes précédents et dispute marrante avec Dustin et Erica lui indiquant le chemin à suivre. Le plan se déroule à peu près à merveille, mais il y a tout de même un problème : le code donné par Smirnoff à Murray était un nombre connu… pour le retrouver, Dustin n’a d’autre choix que de contacter Suzie.

La bonne nouvelle est qu’elle existe. La mauvaise, c’est qu’elle force Dustin à chanter pour l’obtenir, et ce, après avoir été mise sur le même canal que tous les autres. C’était un bon gros moment WTF dans ce final, mais ça permettait d’avoir les fous rires habituels. Pendant ce temps, dans le centre commercial, la situation est tendue pour Max, El et Mike, mais ils sont finalement sauvés de justesse par une diversion très maligne de Lucas avec son lance-pierre. C’est un peu plus utile que la peur panique de Will, mais j’ai quand même préféré le jeu d’acteur de Will, hein. Tout cela permet aux enfants de tous s’enfuir sans problème.

Sans problème ? Bon, Nancy manque de se faire écraser entre la voiture de Jonathan ne démarrant pas et celle de Billy leur fonçant dessus, mais c’est sans compter la merveilleuse intervention de Jonathan et Robin qui explosent la voiture de Billy. Cela fait assez de bruit pour attirer le monstre et les ados/enfants sont forcés de s’enfuir.

Tous ? Non, le trio Max/El/Mike est encore au centre, et Billy les aperçoit. Le monstre fait aussitôt demi-tour, de même que Jonathan comprenant le problème, alors que Billy n’a aucun mal à assommer tour à tour Max, Mike puis El. Le tout en cinq secondes, à tout casser. La scène est super violente et nous rappelle qu’après tout, ils ne sont jamais que des enfants, aussi géniaux soient-ils. El est donc kidnappée et livrée en pâture au monstre.

La situation est assez désespérée, parce que Hopper et Joyce n’ont en plus pas réussi à fermer le portail. Forcément : le militaire russe les a retrouvés pendant leur décompte pour agir, et la baston qui s’engage est assez violente. Heureusement, il reste encore le plan brillant de Lucas : tout le groupe, sauf Maxine et Mike assommés, redébarque au centre commercial pour balancer des feux d’artifice sur le monstre.

Non seulement, ça nous livre encore plein d’images magnifiques pour ce dernier épisode, mais en plus c’est efficace. Le monstre ne sait plus où donner de la tête et Billy, affaibli, prend difficilement le dessus sur Eleven. Heureusement, cette dernière en sait assez de son passé pour le perturber et le ramener à la raison ; le calmant progressivement ; alors que Joyce fait ce qu’elle peut pour fermer la brèche et qu’Hopper vient enfin à bout du militaire russe.

À court d’artifices, les jeunes sont forcés d’arrêter leur attaque et le monstre décide donc de s’attaquer à Eleven. C’est Billy qui la sauve in extremis, se sacrifiant ainsi et étant tué de manière bien brutale. Eh ben, je suis bien dégoûté. En plus, tout ça ne sert à rien : Joyce attendait pour fermer la brèche qu’Hopper ne soit plus dans le champ de l’explosion… mais finalement, elle comprend qu’elle n’a pas le choix. Non seulement, on perd Billy – de manière plus triste encore parce que le jeu de Maxine est au point putain – mais en plus, Hopper disparaît dans l’explosion.

Et après tout ça, les hélicoptères de l’armée, bien inutiles, débarquent en ville, c’est évident. Ils infiltrent sans problème la base russe… mais ils n’y trouvent pas grand-monde. Pas grand-monde et une fissure qui se referme. Quant à la mort de Hopper, je l’ai un peu minimisé sur le moment, mais franchement, les réactions de Joyce, puis d’El, sont des crève-cœurs assez terribles, même si je n’ai jamais vraiment aimé le personnage d’Hopper, dont les crises de colère sont vraiment pas un gage de qualité.

Après tout ça, et comme toujours, nous quittons Hawkins trois mois plus tard, avec tout d’abord un reportage télé nous apprenant que Larry a été arrêté pour corruption. On enchaîne sur Robin et Steve qui cherchent un boulot ensemble, et je trouve ça beaucoup trop chouette de les voir devenus si amis après tout ça. J’aimerai dire que c’était prévisible, mais je les voyais en couple, alors je ne peux que me la fermer sur ce coup-là !

L’autre intrigue qui se développe, c’est un déménagement pour Joyce, Jonathan et Will. J’ai d’abord cru que Nancy et Jonathan allaient nous faire l’affront d’emménager ensemble, mais non, c’est toute la maison Byers qui se vide sous nous yeux. C’est déprimant et triste quand il est question de voir la séparation entre Nancy et Jonathan, mais les scénaristes n’oublient pas de nous apporter un peu d’humour aussi.

Ainsi, Max et Lucas reprennent la chanson de Suzie et Dustin pour se foutre de lui. Ce qui me choque dans ce final, c’est la manière dont les acteurs ont clairement grandi, y compris pendant la saison. C’est particulièrement visible pour Lucas et surtout Will (dans l’ambulance !), je trouve. Bon, là, cela dit, on est trois mois plus tard, alors c’est logique.

Après tout ce temps, El n’a pas retrouvé ses pouvoirs, mais elle est toujours amoureuse de Mike. Pourtant, elle déménage avec les Byers elle aussi. C’est si triste de se dire que toute la famille déménage ! Après, l’idée est bonne : en vidant toutes leurs affaires, ils retrouvent le discours jamais fait d’Hopper pour Eleven et Mike. C’est bien sûr El qui le lit et permet la voix-off d’Hopper sur les images du déménagement et de la cabane détruite et de la maison vide. Les larmes de tous les héros (là encore, Will, putain ! Totalement sous exploité ce gamin !), cette pauvre mère de Mike et Nancy qui récupère ses deux enfants en rupture, Maxine qui perd sa meilleure amie et n’a plus de frère, Erica qui récupère le plateau de Donjons & Dragons, le discours d’Hopper… cela sent bon la fin de série.

Enfin… Jusqu’à ce qu’une scène post-générique nous envoie en Russie, dans une prison où l’on continue de faire des expérimentations et où on envoie les prisonniers dans un ring avec… le monstre de la saison 1 ! WTF, ce cliffhanger tellement inattendu.

> Saison 3

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EN BREF – Cette saison 3 se dévore et je ne sais pas pourquoi j’ai mis deux jours complets à la voir quand je vois que j’ai enchaîné les derniers épisodes jusqu’à quatre heures du matin sans le moindre regret ou doute. Il s’agit de très loin de leur meilleure saison pour moi et j’ai vraiment cru qu’il s’agissait aussi de la dernière, même si le cliffhanger final remet tout en cause. Cela ne m’aurait pas dérangé d’apprendre que la série se terminait là, parce que j’avais le sentiment d’une histoire complète et parce que les héros sont désormais grands… Mais soit !

En tout cas, depuis la saison 1, il y a une sacrée évolution des personnages qui sont de moins en moins caricaturaux avec la saison 3. C’était déjà super visible avec Steven en saison 2, mais je trouve que ça s’élargit cette année. Il n’y a que peu de scènes qui ne m’ont pas fait plaisir à découvrir cette année et même les lenteurs servaient vraiment à quelque chose. De toute manière, ça se voit aux notes, avec trois 20/20 de suite, après deux 19, on peut dire que cette saison est une véritable réussite pour moi. Elle n’est pas loin de la perfection tant l’écriture que l’esthétique (les plans sont magnifiques et donnent envie de vivre les années 80), sans oublier le jeu des acteurs, y compris des enfants (et ça c’est dingue).

C’est marrant ; après la saison 1, j’avais dit que la série était plutôt cool mais un peu survendue. En saison 2, j’avais l’impression d’avoir rejoint le reste du monde à la trouver géniale. Et pour cette saison 3, je crois que c’est moi qui me retrouve à la survendre. Eh bien, tant pis, c’est comme ça !

Stranger Things – S03E05-06

Chapitre 5 – The Flayed – 19/20
Pfiou, c’est vraiment très prenant comme saison : les intrigues sont super bien liées entre elles et avancent toutes assez vite ; avec de bonnes découvertes à chaque fois. On n’a pas traîné à en arriver à des moments vraiment intéressants de mise en commun, et cette mise en commun n’est pas l’occasion, comme trop souvent (surtout sur Netflix) de simplement traîner en attendant l’épisode suivant. Non, au contraire, on avance à chaque fois un peu plus, et ça donne envie d’aller au bout du mystère.

> Saison 3


Spoilers

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Still think it was our government?

« Oui, je verrai toute la saison en une journée, deux max » qu’il disait. Et paf, il est plus de 23h le deuxième jour quand je lance cet épisode. Au moins, on va dire que je savoure en prenant tout mon temps, mais bon, c’est regrettable quand même.

L’ascenseur tombe donc de pas mal d’étages et… il abandonne nos héros dans un sous-sol tellement profond que même un plan à la fin de saison 1 de LOST ne permet pas d’en voir la sortie. Oups. Je trouve que ça doit quand même être sacrément oppressant pour eux, même si Erica s’inquiète plus de rater une fête de famille qu’autre chose. Ils passent la nuit dans l’ascenseur, et ce n’est pas exactement une nuit de rêve, la promiscuité à quatre comme ça.

Steve et Robin peuvent parler la nuit, alors que Dustin essaie d’utiliser sa radio pour envoyer le fameux code rouge à ses amis. C’est un peu tard pour ça. Le lendemain, il en est toujours là alors que Steve prend le temps de pisser tranquillement, même si ça coule dans l’ascenseur. Ils finissent par s’en tirer malgré tout quand deux employés, russes, viennent récupérer les cartons. Grâce à l’aide de l’étrange fiole qu’ils ont trouvé, Steve parvient à bloquer la porte et tout le monde sort sain et sauf de l’ascenseur. De justesse.

En effet, il y a quand même une porte qui s’écrase lourdement au sol à quelques centimètres de Steve et la substance verte de la fiole qui semble bien être de l’acide, même si Erica a failli la boire. Et après tout ça, ils se retrouvent finalement au bout d’un long, long couloir. Comme la marche est interminable, ils ont le temps de discuter ce qu’ils ont découvert : un parfait système pour transporter cette drôle de substance verte.

Dustin et Robin sont assez malins pour commencer à théoriser ce dont il peut bien être question, mais ils atteignent vite une impasse, à défaut d’avoir un mur dans le couloir interminable. Le truc, c’est que Dustin et Steve comprennent qu’il y a quand même de forte chance que tout ça soit lié avec ce qui est arrivé l’année précédente. Pas le temps de se poser trop de question de toute manière : rapidement, la radio se met à recevoir à nouveau le signal.

Ils comprennent donc qu’ils approchent de la surface, et surtout du centre de commandement de cette base qui est loin d’être désert après le couloir. Ils parviennent malgré tout à se faufiler dans une salle des communications où Steve parvient enfin à mettre K.O un adversaire, après une démonstration de russe vraiment sympa par Robin, qui ne connaît que les quelques mots du code.

Après tout ça, nos héros découvrent une salle des machines extrêmement inquiétante, en tout point identique à celle vue en Russie en début de saison. La différence ? Celle-ci est à Hawkins, évidemment !

Pendant ce temps, Hopper et Joyce continuent leur enquête et trouvent un sous-terrain sous la maison du russe. Ils y trouvent de manière assez logique des russes qui ne comprennent pas un mot d’anglais, mais aussi le fameux russe qui est loin de rire maintenant qu’il voit que les américains l’ont retrouvé. Ainsi, il n’hésite pas un seul instant à leur tirer dessus. Bon, il faut dire qu’avant ça, Hopper lui-même a essayé de lui tirer dessus.

La scène d’action est super prenante : Joyce fait la boulette d’envoyer une arme au russe plutôt qu’à Hopper qui se prend encore quelques bons coups, mais dans l’ensemble, nos héros s’en tirent bien ! En effet, ils parviennent à s’enfuir, et avec un otage pour avoir de quoi parler, en plus. Oui, ils embarquent dans leur fuite un scientifique qu’Hop surnomme Smirnoff.

Il s’appelle en fait Alexei, est russe et bosse pour Starcourt, ce qui n’a rien de surprenant. Joyce l’interroge comme elle peut, ajoutant pas mal d’humour à une intrigue assez complexe autrement. Et puis, le couple Hopper/Joyce, ça apporte de bons gags comme ils passent leur vie à s’engueuler. Je les aime beaucoup dans cette saison, et c’est marrant comme tout de les voir essayer de réparer la voiture… alors que finalement, la voiture explose et ils prennent la décision de finir à pied, même s’ils ne savent pas où ils vont. C’est là qu’Eleven les retrouve en utilisant ses pouvoirs pour les tracer.

Les enfants comprennent donc qu’ils sont seuls sur ce coup-là… ou presque. En effet, de son côté, Nancy rappelle Jonathan parce qu’elle est morte d’inquiétude pour Will après avoir vu Mrs Driscoll la veille. Si elle attend la nuit pour réagir, le couple arrive bien vite chez Mike pour partager leur théorie avec le reste du groupe. Et c’est plutôt chouette cette réunion des personnages, car ça permet de rapidement avancer : ils comprennent que leurs intrigues sont liées puisque le test du sauna et la crise de Driscoll ont eu lieu au même moment.

Mieux que ça : Bill et Driscoll sont forcément liés tous les deux et possédés par le démon. Très vite, nos héros font alors le lien entre la possession de Bill et celle possible d’Heather, puis de Tom, le boss de Nancy et Jonathan (enfin ex boss) et père d’Heather. Oups, j’avais raté ce lien, je dois avouer. Bon, ils comprennent tous que le meilleur moyen d’avancer dans cette enquête est de retourner auprès de Driscoll pour la suivre : elle hurlait vouloir y retourner, il n’y a donc qu’à la suivre pour trouver le nouveau monstre à abattre cette saison. C’est fort en chocolat tout ça.

Ce qui est bien, c’est que la série prend le temps de gérer en parallèle les relations de couple complexe : Nancy/Jonathan, qui doivent se remettre de leur dispute, mais aussi Eleven/Mike, qui ont des difficultés à se comprendre et sont plus ou moins soutenus par Lucas et Max. L’essentiel, c’est que ça fonctionne.

Ce qui est moins bien, c’est que Driscoll a disparu, mais qu’à l’hôpital, Nancy et Jonathan tombent finalement sur Tom, toujours infecté. Et tous les infectés s’avèrent finalement liés les uns aux autres. Accessoirement, toute une branche de l’hôpital est complétement hantée. L’ambiance est excellente et part sur un excellent thridller une fois de plus, avec une course poursuite qui voit finalement, Jonathan être complétement tabassé ; laissant une chance à Nancy de s’enfuir. Pas de bol, il est lui retrouvé par Tom, et ça sent mauvais pour lui, puisqu’il se prend pas mal de coups et finit par être mis K.O.

Quant à Nancy, elle se fait pourchasser, toujours. Et c’est brillant, cette course poursuite, ça faisait un moment que je n’avais plus eu droit à une série aussi réussie. Elle finit par mettre K.O son assaillant elle-même, à coup d’extincteur. Elle ne se doute pas qu’elle sauve au passage la vie de Jonathan : les possédés sont liés et prennent les mêmes coups. Cela permet à Jonathan et Nancy de tuer en même temps leur attaquant, qui finissent par ressembler aux rats : ils explosent et se rejoignent dans le même couloir, pour mieux ressembler à… un monstre prêt à attaquer.

En parallèle, dans la forêt, le militaire russe retrouve la voiture et est sur la trace de nos héros… mais il va avoir du boulot : Smirnoff les emmène dans une station-service où Hopper n’hésite pas du tout à voler la voiture d’un pauvre client qui passait par là. Enfin, le pire, c’est encore le marchand qui se retrouve à devoir parler au militaire russe.

Le couple et Smirnoff se rendent dans l’Illinois – avec Joyce s’inquiétant quand même un peu pour son fils par moment (il serait temps !)  – pour parler à la personne la plus proche parlant le russe (ou pas ?). C’est plutôt sympathique, surtout quand Joyce pète un câble pour expliquer ce qu’il fait là.


Chapitre 6 – E Pluribus Unum – 20/20
Franchement, j’arrête de tourner autour du pot et de mettre simplement 19 quand cette saison 3 me scotche assez à mon canapé pour que je la poursuive tard dans la nuit. Elle est très réussie et cet épisode le prouve encore : chaque part de l’intrigue se recoupe sans le moindre problème et donne lieu à de très bonnes scènes, avec un puzzle général de la saison qui ne traîne pas et nous montre comment chaque partie était essentielle. Excellent ; surtout quand je repense à l’épisode hors sujet de l’an dernier !

> Saison 3


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Ergo, you, Erica, are a nerd.

L’épisode reprend dans le laboratoire sous-terrain où Dustin et Steve reconnaissent évidemment que la machine ouvre un portail vers l’upside-down. Alors que Robin cherche à comprendre comment ils ont déjà pu voir un truc pareil, nos héros comprennent qu’ils sont grillés. Toute la base leur tombe dessus et leur court après, forçant Dustin et Erica à s’en aller en laissant derrière eux le futur couple Robin/Steve.

Dustin et Erica se retrouvent alors dans les conduits d’aération de la base, et ils forment un duo encore meilleur que Dustin et Steve. Ils sont tellement drôle ensemble. Je savais déjà que j’aimais Erica des saisons précédentes, mais alors là, le développement de son rôle est juste brillant. Ils s’enfuient comme ils peuvent en stoppant les vannes d’aération, mais ça permet de révéler de manière amusante qu’Erica est une grande nerd.

Le seul problème, c’est que pendant qu’ils s’amusent dans les conduits d’aération, Steve se fait complétement tabasser par les russes qui veulent savoir d’où il vient. S’il raconte à peu près la vérité, ça n’a pas beaucoup de sens quand même, alors ils ne le croient pas. Quant à Robin, elle est toujours en pleine forme. La terreur lui donne quelques ailes, et elle n’hésite carrément pas à cracher sur l’officier russe qui la questionne. Rien que ça.

Il les laisse donc enfermé dans une pièce ensemble où ils essaient de trouver le moyen de s’enfuir, sans y arriver. Ils prennent quand même le temps, une fois renversé au sol, de parler de leur passé ensemble. Ouep, en fait, Robin révèle qu’elle se souvient de l’époque populaire de Steve ; et ce dernier révèle qu’il l’aime quand même bien, dans tout ça. C’était sympa de voir cette relation se développer, même si c’était un rapprochement super prévisible.

Ils se font ensuite droguer au sérum de vérité, mais le Russe a toutes les chances d’être déçu par ce qu’il va apprendre, quand même. Ou pas. En menaçant de retirer l’ongle de Steve, il réussit à faire parler Robin qui s’inquiète pour celui qui sera prochainement son mec. Elle explique l’existence d’un code les ayant menés jusqu’ici, puis Steve complète sur Dustin qui a probablement prévenu Hopper pour qu’il contacte l’armée. Bref, il est sûr que l’armée va débarquer.

Pile à ce moment-là, les alarmes se mettent à sonner. Ce n’est ni Hopper, ni l’armée : juste Dustin et Erica qui gèrent bien trop la situation ! Ils ont utilisé la substance verte pour faire diversion en détruisant une partie de la base, afin d’aller aider Robin et Steve en les libérant.

À l’hôpital, Eleven comprend grâce à Will que le monstre est là, et tous les enfants se mettent à sa recherche, alors qu’il poursuit à nouveau Nancy, dans une ambiance à nouveau survoltée. Les flashs de lumière, la course poursuite, le monstre capable de passer sous les portes et de projeter Nancy contre un mur, c’est brillant. Heureusement, Eleven arrive juste à temps pour la sauver et balancer le monstre contre tous les murs puis par la fenêtre.

L’ambiance de l’épisode est donc dès le départ bien donnée et hyper addictive, alors que le monstre parvient une fois de plus à s’échapper pour rejoindre une autre partie de lui-même, face à Billy et Heather qui nous expliquent que c’est l’heure. Eh ben !

Le lendemain, El utilise ses pouvoirs pour retrouver Billy et savoir où se trouve la source du monde, mais Mike n’aime pas ça du tout. Il passe son temps à s’inquiéter pour El et s’engueuler avec Max, ce qui est une bonne scène de développement pour tous les personnages, avec la révélation de l’espionnage d’El ou des vrais sentiments de Mike pour El, devant tout le monde, sauf El. Quand celle-ci débarque enfin, elle annonce que Billy est dans sa chambre, à les attendre. Eleven prend donc la décision de ne pas tomber dans le piège en emmenant tous ses amis chez Billy. À la place, elle utilise ses pouvoirs pour aller parler à Billy, afin qu’il lui montre l’emplacement de la source.

Il l’emmène dans un petit souvenir de la plage avec sa maman, mais de là, Eleven dit apercevoir la Source. Pour s’y rendre, il faut encore passer par l’enfance tourmentée de Billy : son père qui battait sa mère, sa mère qui s’est enfuie, son père qui s’est remarié avec la mère de Max… Beaucoup de problèmes, quoi. Elle finit par trouver la source et la donner à ses amis.

Mike, rassuré, lui demande de se réveiller et de sortir de là, mais le problème, c’est qu’à son réveil, ses amis ne sont plus là. Ben oui, forcément : maintenant qu’elle a utilisé ses pouvoirs pour fouiller sur la source du monstre, les possédés peuvent la voir et voir où elle est.

Pendant ce temps, la ville continue de se préparer à organiser la fête foraine ; parce que c’est l’été. Il y a tout de même un problème pour Larry qui l’organise : le militaire débarque pour avoir des informations sur Hopper. Il menace donc Lary pour qu’il lui retrouve Hopper au plus vite, parce qu’il s’agit de son problème. Et quand je parle de menace, je parle d’une bonne torture, hein.

Durant la nuit, la fête foraine bat son plein jusqu’à ce qu’Eleven se fasse repérer par Billy. Dès lors, tous les possédés se mettent en marche vers la Source, alors que Billy explique à Eleven son plan pour la tuer, puis tuer ses amis, puis tuer tout le monde. Eleven finit par réussir à se réveiller, mais c’est un peu tard.

Tous les possédés sont en effet auprès du monstre à se décomposer et devenir une plus grande partie de lui. Oula, ça fait pas mal de cadavres pour un seul monstre. Evidemment, il a alors assez de forces pour émerger du sol. Gloups.

Hopper ? Il fait un détour par le burger king pour respecter les demandes de Smirnoff… mais il se trompe de milkshake, alors les choses tournent assez mal dans l’interrogatoire qui s’ensuit, forçant Hopper à le frapper une ou deux fois, puis à le libérer et lui laisser le choix de s’enfuir s’il le souhaite. C’est un coup de poker un peu abusé : certes, il a clairement peur des autres russes et je suis d’accord avec Hopper, mais il aurait pu aussi aller parfaitement ailleurs et loin d’eux aussi.

Bon, allez, il se décide donc à parler de la machine, qui est une clé pour le portail qu’ils construisent vers… Murray ne comprend pas bien, forçant Smirnoff à nous faire une démonstration de l’utilité de la machine. Joyce et Hopper sont super longs à comprendre ce qui est en train de se passer quand même, évidemment que les russes sont en train de rouvrir l’Upside-Down. Et on nous explique au passage qu’ils ne pouvaient pas le faire en Russie, parce que l’emplacement n’était pas le bon, alors qu’à Hawkins, la rupture entre les mondes existait déjà. Certes.

Joyce panique soudainement et veut appeler les enfants, quand Hopper commence à monter le plan de retourner auprès de la machine de Smirnoff pour l’arrêter. Ouep, mais ça fait plus rire le russe qu’autre chose d’imaginer que « Fat Rambo » espère s’infiltrer dans la meilleure base russe impénétrable. S’il savait !

Bon, pour cela, Hopper prend le parti de recontacter l’armée, et c’est encore mieux quand Joyce le fait à son tour, paniquée de voir que la méthode Hopper risque de prendre trop de temps. J’ai beaucoup ri, franchement.

> Saison 3

La fin de The Walking Dead

Salut les sériephiles,

Même si la nouvelle a fait étonnamment peu de bruit, il y a eu un petit séisme avant-hier dans le monde des comics américains : The Walking Dead s’en est allé au sein d’un 193e numéro plus gros que les précédents. Et ce n’était pas vraiment prévu puisque le secret a été bien gardé jusqu’à mardi dernier.

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Je ne pouvais pas passer à côté de ça et ne pas vous en parler. Je n’ai plus lu les comics depuis un moment (le noir et blanc, la redondance, ça avait fini par me souler, je le reconnais) et j’ai donc un grand trou d’au moins une cinquantaine de comics qu’il faudra que je lise un jour, mais qu’importe, je me suis dit que j’allais jeter un œil à cette fin… sans vouloir faire de mauvais jeu de mot par rapport à Carl, hein.

Avant d’entrer dans le résumé de cette fin et pour ceux qui n’en veulent qu’un avis, je dirais simplement que j’ai trouvé ça plutôt décevant comme fin après tant d’années ; parce que ça me paraît convenu et précipité. En fait, c’est surtout ce dernier point qui me dérange ; je vois en quoi ça donne un sentiment de fin réussie, mais dès qu’on se pose trente secondes, on voit bien l’immensité des questions sans réponse et surtout des pistes à explorer qu’il reste, y compris des pistes proposées dans le dernier numéro. Et si je ne suis pas contre les fins ouvertes, au contraire même, celle-ci m’a paru par moment un brin risible. Oh lala, je ne dois pas vous donner envie de vous accrocher pour les derniers numéros à paraître en France là. Ne vous inquiétez pas, il y a quand même de bons moments !

Quant à moi, j’ai pris le temps de lire les numéros 191 à 193, puisque Twitter m’avait déjà spoilé le 192e alors je sentais bien que lire l’ensemble serait plus profitable. Et en parlant de spoiler, arrêtez-vous là si vous ne voulez surtout pas en savoir plus !

Spoilers

Pour les autres, il est donc temps de savoir comment ça finit ! Première chose à savoir, l’arc final de la série commence dans le 191e numéro, qui se terminait sur un gros cliffhanger inattendu : alors qu’il dormait paisiblement chez lui, Rick Grimes se faisait tirer dessus et était laissé entre la vie et la mort. Qui osait faire ça ? Et bien, un habitant du Commonwealth, mécontent. Si le Commonwealth est de loin la communauté la plus paisible et la plus sûre présentée dans près de deux cent numéros, elle était en effet dernièrement sujette à un révolution et au début d’une guerre civile.

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Et dans les guerres civiles, il ne fait pas bon être leader ! Tellement pas, d’ailleurs, qu’au début du 192e numéro, Kirkman a fait le coup absolument improbable de tuer définitivement Rick. Une balle ne suffisait donc pas : il s’en prend trois de plus. Et il se transforme en zombie, le truc qu’ils craignent tous depuis un paquet de numéros. Et c’est son fils, Carl, qui est forcé de le tuer définitivement d’une balle dans la tête au petit matin. Joie de vivre. Il est bien achevé le leader des 192 numéros, quoi.

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Il n’empêche que cet attentat est ce qui permet de rétablir la paix dans la communauté, parce que c’est un acte extrême qui n’a pas plu. On en arrive alors au numéro 193, le dernier, qui propose de faire un sacré bond dans le temps. Ainsi, on retrouve Carl qui prend la tête de la franchise. Très rapidement, on découvre que le Commonwealth a encore grandit et a réussi à mettre en place une « safe zone » dans laquelle on n’a plus vu de zombies depuis des années…

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La couverture du #193

Jusqu’à ce jour, où Carl en tue un à proximité de sa maison, par peur pour sa petite fille… Andrea. Ben tiens. Ce zombie ne vient pas de nulle part : il était à Hershel, le fils de Maggie et Glenn. Et quand je dis qu’il était à lui, c’est un choix de mot volontaire : il possède ce zombie, qui fait partie de son spectacle. Oui, Hershel gagne sa vie en faisant des spectacles de zombies et en les montrant en ville où tout le monde les a oubliés apparemment. Pire encore : un zombie, ça coûte super cher.

Résultat de recherche d'images pour "the walking dead 193 maggie"Franchement, après des années d’histoires, j’ai trouvé cette conclusion vraiment médiocre… L’idée de base n’est pas si mauvaise, mais le concept est malmené très rapidement : Hershel porte plainte contre Carl, qu’on accuse d’avoir détruit sa propriété. Alors qu’il risque une forte amende, la présidente intervient pour le sortir de ce pétrin. La présidente ? Maggie elle-même, bien sûr !

C’est perché quand même. Elle n’est pas du côté de son fils, bien sûr, mais elle essaie de fournir un semblant de justice : Carl doit donc rapporter un zombie à Hershel. Loin de se contenter de ce verdict, Carl préfère aller tuer tous les zombies d’Hershel pendant la nuit… ce qui finit par l’emmener devant l’équivalent de la Cour Suprême, tenue par… Michonne (bon, je zappe une scène un chouilla gênante avec Carl et son ex). Bien sûr, Michonne est totalement du côté de Carl et elle fait passer une loi anti-zombie, dégommant au passage le business d’Hershel.

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C’est si joliment dit… … mouais.

Bref, la justice est bien relative et particulière dans cette nouvelle Amérique. J’imagine que le but est de faire un parallèle étrange avec le port d’armes, mais ça m’a paru hyper précipité. Et tout ça nous mène à la conclusion : Carl rentre chez lui et lit à sa fille une histoire du soir sur… Rick, évidemment, ce héros de la nation qui a combattu toute sa vie lors des Procès (la période couverte par les comics où tout le monde a été « testé ») pour faire préserver le Bien, pour battre les méchants ou pour devenir ami avec eux. C’est un conte pour enfants, alors oui, c’est aussi caricatural que ça. Tout est bien qui finit à peu près bien, donc.

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Pour ceux qui parcourent cet article avec encore l’espoir de savoir d’où vient l’épidémie, la réponse est apportée en toutes lettres : « on ne sait pas ». Merci, on remballe, désertez, y a plus rien à voir. Pour de vrai. Ce dernier numéro fait le tour de quelques-uns des survivants majeurs encore en vie ; parmi lesquels Sophia, Carl, Jesus et Aaron (en couple depuis près de trente numéros), notamment, pour les fans frustrés des défunts de la série télé ! Sinon, ben, Michonne ou Eugene peuplaient les pages de ce numéro… mais avec le saut dans le temps, difficile de savoir qui aura survécu ou non avec certitude.

Résultat de recherche d'images pour "the walking dead 193 negan"Enfin, si quand même ! Pour tous les fans de Negan qui passent, sachez que malgré un fort teasing qui promettait son retour en tant que personnage principal après la mort de Rick, il faudra se contenter d’un PS sur la toute toute dernière page affirmant qu’il est encore en vie. C’est tout.

La toute toute dernière page ? Eh bien, après cette fin qui voit Carl raconter l’histoire de Rick à sa fille (qui a six ans, ça fait un sacré saut dans le temps !), il y a un long discours de Kirkman himself, nous expliquant la difficulté de conclure cette histoire et blablabla. Ces pages étaient plutôt intéressantes pour plusieurs raisons : déjà, j’ai adoré son explication de pourquoi une « fin surprise », pour éviter que les fans ne s’y attendent ou ne devinent trop de choses (comme la mort de Rick). Ensuite, on y apprend que la première fin envisagée était à Alexandria, lors d’un discours de Rick pour redonner espoir en l’être humain et tout. L’idée était d’alors d’enchaîner après ce discours par un plan sur une statue de Rick dans une ville hyper développée (ça, d’ailleurs, on y a droit dans ce numéro 193 !)… pour mieux révéler que la ville était pleine de zombies.

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Le truc un peu gênant, c’est que j’aurais presque préféré cette fin déprimante à souhait (et hyper lacunaire pour le coup) à ce happy end convenu pour une saga qui était surtout brillante parce qu’elle défiait les habitudes… Là, on termine quand même sur une rivalité entre Carl et Hershel qui n’est pas très satisfaisante non plus, surtout qu’Hershel explique à Carl qu’il faisait défiler des zombies pour que les gens n’oublient pas l’apocalypse et ses dangers ; alors que Carl et sa femme se réjouissent de se dire que d’ici une génération plus personne ne se souviendra vraiment de ce que c’était de vivre l’horreur de l’invasion de zombies. Bref, c’est une fin précipitée et étrange, avec une ouverture pour un possible spin-off Hershel/Carl un jour, mais ça fait plusieurs années que Kirkman avait en tête cette conclusion… Soit.

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Bon, reste un lot de consolation dans l’affaire : la série télévisée ne pourra très clairement pas faire la même fin puisque Rick en est parti (et que je ne vois pas les trois films prendre cette direction) et que Carl est mort. Maggie présidente, ça peut encore le faire ; Michonne juge suprême, ça n’en prend pas le chemin, et ne parlons pas de Jesus et Aaron, hein !

Pour la série, ça veut dire aussi que d’ici une ou deux saisons grand max, il faudra prendre la décision soit d’arrêter définitivement, soit de continuer en inventant de nouvelles histoires… Et à ce stade, je ne sais plus ce que je veux, parce que la saison 9 a réussi à me convaincre que ça pouvait valoir le coup de s’obstiner !

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En tout cas, voilà, vous savez tout ce qu’il y a à savoir sur cette fin des comics…