The Rookie – S02E10

Épisode 10 – The Dark Side – 18/20
Evidemment, nous sommes face à un épisode de mi-saison qui nous le fait savoir très fortement avec l’introduction d’une grande méchante, au moins pour cet épisode et le suivant. Peut-être que la série manque d’un fil rouge et qu’elle pourrait en être un, mais j’en doute. En tout cas, c’est réussi pour cet épisode qui sort de son schéma classique pour fournir une seule intrigue complexe et, du coup, bien plus captivante.

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Spoilers

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The real fun has yet to come.

Après l’épisode précédent, West est donc en couple avec une célébrité et il est bien content d’en parler avec ses amis. Enfin, ses amis, Lucy et Nolan, OK, mais que vient foutre Harold Perrineau dans leur soirée ? Je suis paumé avec l’introduction de son personnage, c’est un détective censé être au-dessus d’eux mais il est toujours sympa avec les officiers et passent maintenant son temps off avec eux. Bref. Lucy se plaint de la difficulté de rencontre des hommes qui ne soient pas apeurés par son job, mais lorsqu’elle rencontre le beau Caleb au bar, elle le plante bien vite.

Certes, elle décide de mentir sur son job, en ne disant qu’une demi-vérité… mais quand elle repère un voleur, elle se précipite pour l’arrêter. Qu’est-ce qu’elle est cool ! C’est aussi ce que se dit Caleb apparemment, puisqu’il débarque au commissariat le lendemain pour lui donner son numéro. Pas de bol, il le fait devant Tim. Si celui-ci s’est beaucoup adouci ces derniers temps, il n’en reste pas moins très con dans ce genre de situation, prenant le numéro des mains de Caleb. Franchement ! Ce genre de comportement, je le déteste quand il est comme ça.

La série nous introduit ensuite une prisonnière, Rosalind, qui est une serial-killer. Elle a besoin d’être déplacée, sinon ce ne serait pas très intéressant, et elle est très pote avec Nick. Nick ! Il a un nom, le personnage d’Harold Perrineau finalement. C’est cool. Bon, en tout cas, accueillir un serial killer au commissariat, c’est compliqué. Ils sont obligés de faire les choses en grand : ils vident le commissariat et se préparent à son arrivée comme ils peuvent.

Lucy fait ainsi un cours sur les sociopathes devant les criminels qu’ils transfèrent vers un autre commissariat, puis Angela et West font diversion en éloignant la presse du vrai convoi de la prisonnière. J’aime bien Rosalind, même si son introduction était super lourde, avec une insistance sur son dos plutôt que son visage pour nous faire comprendre qu’elle aura de l’importance pour la suite.

Je m’attendais d’ailleurs à une actrice plus connue… mais bon, c’est peut-être juste moi qui ne la reconnais pas, allez savoir. Bon, en tout cas, si la serial killer est là, c’est pour une reconstitution. Et tant qu’à être là, elle en profite surtout pour semer le chaos au sein des équipes.

Cela marche bien : Nick est déjà énervé après l’ADA qui a décidé que seules quelques victimes seraient prises en compte plutôt que toutes, pour s’assurer d’avoir un procès réussi, alors que Rosalind s’amuse à dire que Nolan n’a aucune idée de ce que Nick a fait pour l’arrêter. Le tout dérape vite en tout cas, particulièrement quand le mari d’une des victimes de Rosalind essaie de la tuer. Il n’est pas très bon tireur, alors Nolan n’a aucun mal à sauver la vie de la serial-killer et Tim à arrêter l’homme.

C’est un contre-temps qui blesse l’ADA, mais finalement la fouille peut recommencer. Plus qu’une reconstitution, le but est donc de retrouver un cadavre. Le problème, c’est que West aussi trouve un corps, beaucoup plus récent – six à neuf mois, max. Oups. Elle est en prison depuis cinq ans, alors ça ne colle pas trop. De retour au commissariat, c’est donc la panique, parce qu’ils se retrouvent avec pas mal de pagailles et de paperasse à traiter, clairement.

Tim & Lucy enquêtent sur le meurtre le plus récent, avec une victime enterrée vivante suite à un nouveau tatouage indiquant sa date de mort, six mois plus tôt. Glaçant… mais pas autant que Rosalind. J’ai beaucoup aimé ce personnage de sociopathe, parce que ça fonctionne vraiment bien de la voir refuser de parler à Nick (Armstrong, il a aussi un nom de famille !) pour privilégier plutôt Nolan.

Evidemment. Ils ont une jolie petite relation qui commence après tout, puisqu’il l’empêche de tomber quand elle se lève pour la première fois de l’épisode, qu’il est là quand Nyla la fouille, qu’il lui offre de l’eau et qu’il lui sauve la vie, accessoirement. Le problème, c’est que Rosalind préfère contourner autant que possible le sujet qui amène Nolan là, et c’est plutôt intéressant. Elle finit par lui demander ce qu’il ferait s’il était enterré vivant, ce qui permet d’imaginer des pistes peu réjouissantes pour la suite de l’épisode – et pour lui.

Finalement, Rosalind accepte de donner l’emplacement d’une autre de ses victimes, à côté de laquelle ils trouveront selon elle un second corps. Avant ça, on fait un détour inintéressant au possible par Nick (désolé, je pense que je n’accroche pas car je n’aime pas l’acteur) qui culpabilise encore d’avoir abandonné sa femme mourante pour arrêter Rosalind, même s’il dit à celle-ci que les sacrifices valaient la peine. Mouais.

Grâce à ce second corps du deuxième serial-killer, ils trouvent en tout cas une piste intéressante, sous les ongles de la victime, les menant dans l’ancien zoo de la ville : c’est là que les victimes seraient tatouées et enterrées selon Nolan. Un endroit bien glauque comme il faut, en tout cas, avec des bruits de corbeaux et tout. Nyla y trouve la prochaine victime, qui a déjà son tatouage, mais est encore en vie. En revanche, Nolan, lui se retrouve en pleine course poursuite de l’homme qui est leur nouveau serial killer.

Si proche de la fin d’épisode qui est clairement une mi-saison, ça craint… mais pourtant, il s’en sort rapidement. Il n’est pas loin de mourir, mais heureusement, Nyla n’ayant pas de nouvelle de lui décide de lui porter secours. Elle arrive juste à temps pour le sauver. Ouf, tout est bien qui finit presque bien.

Presque ? Pendant ce temps, Nick, Tim et Lucy suivent leur propre piste, en prison, à fouiller les affaires de Rosalind. Là, Nick a l’intuition de fouiller les livres qu’elle a rendu à la bibliothèque avant son transfert vers le commissariat.

Grâce à ça, Lucy découvre le nom d’un certain Coleman dans la tranche d’un livre. Ce pourrait être la prochaine victime, mais il est considéré comme suspect, ce qui fait qu’ils foncent et défoncent la porte pour mieux… trouver des photos de la femme de Nick, et un message charmant pour lui dire qu’il l’a abandonnée. Oups. En tout cas, avec l’homme qui s’enfuit lors de l’intervention de Nyla, la journée touche à sa fin pour tout le monde, même s’ils n’ont pas réussi à arrêter le deuxième serial killer.

Au moins, ils ont réussi à sauver l’une de ses victimes, c’est déjà ça. Quant à Coleman, ce n’est pas le nom du tueur, puisque Gray annonce ensuite à Nick et John qu’il s’agit du nom d’une victime, sous le zoo. Quoiqu’il en soi, Tim explique donc à Lucy que si elle veut dormir, elle ferait mieux de se changer les idées avant d’aller au lit, en allant boire un verre par exemple. Il lui conseille même d’aller voir Caleb et ça pue la mauvaise idée après cet épisode qui nous confirme que Rosalind a un coup d’avance sur eux. Franchement, Caleb m’a tout de suite paru être hyper suspect.

Cela ne manque pas : OK, elle était fan de lui toute la journée, mais lui, il était fan d’elle depuis un moment. Il la drogue et l’enferme dans son coffre. Putain, pas Lucy quoi. Et Tim va avoir de quoi culpabiliser avec son conseil foireux finalement…

Autrement, Wesley reprend à nouveau le travail dans cet épisode, n’ayant plus eu crise d’angoisse depuis l’épisode précédent. Il se dit donc prêt à travailler et Angela décide de lui faire confiance, malgré son inquiétude évidente. Le truc, c’est que s’il lui dit que tout va bien chaque fois qu’elle lui demande, Wes ne va pas si bien : il se rend dans un bar pour boire. Tu parles d’un job.

Il s’inquiète évidemment pour elle quand il entend qu’un flic s’est pris une balle, mais bon. Il l’appelle donc et elle comprend que tout ne va pas si bien pour lui… sans pour autant s’attendre à le voir risquer sa vie en mélangeant antidépresseur et alcool. La série nous rassure sur son sort, jouant plutôt à nous faire flipper sur plusieurs personnages avant son cliffhanger de fin de saison, mais franchement, ils auraient pu tout aussi bien le laisser lui aussi entre la vie et la mort.

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The Rookie – S02E09

Épisode 9 – Breaking Point – 16/20
C’est déjà beaucoup mieux dans cet épisode qui n’a certes pas beaucoup d’action, mais s’intéresse davantage aux personnages que j’aime en leur proposant de bonnes intrigues et en prenant le temps de voir les choses de manière un peu plus large : certaines intrigues reviennent donc sur le devant de la scène alors que d’autres graines sont plantées pour la suite. Je suis curieux de voir à quoi ça aboutira dans quelques épisodes. Et puis, la mi-saison doit approcher, aussi.

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Spoilers

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He wants a rookie to tell him how to be a pretend cop ?

La première scène a beau être marrante, elle n’est pas bien crédible : un voleur se fait arrêter, malgré sa tentative de fuite, à cause d’un chien… mais tout le monde sait que les panneaux « attention au chien » sont des mensonges une fois sur deux, non ?

Nolan reçoit une étrange visite de la part d’un certain Edward, qui vivait là auparavant. Il n’en est jamais revenu quand il a préféré la drogue à sa famille, et maintenant, il regrette. L’homme, Howard, a un cancer au cerveau désormais et il cherche sa famille… sauf que John n’en a aucune nouvelle et n’a aucune information sur le sujet.

Il s’en confie à Nyla qui ne l’écoute pas du tout, préférant se concentrer sur sa fille qu’elle va devoir garder toute une nuit. La pauvre a d’autres sujets de préoccupations qui lui tombent bien vite dessus : une ancienne amie à elle est emmenée à l’hôpital suite à une agression, et les officiers sur l’affaire reconnaissent Nyla sur une photo.

Bien qu’elle ne soit pas officiellement sur l’affaire, Nyla, convaincue par Nolan qui lit en elle comme dans un livre ouvert, décide de reprendre sa couverture pour mener l’enquête. C’est risqué, mais je l’adore vraiment dans le rôle de Crystal. Bien sûr, comme tout ça à lieu à l’hôpital, Nolan en profite un peu pour parler à Grace, qui est celle qui s’occupe de la victime.

Il continue donc de draguer Grace et l’abus est total : Jess est clairement oubliée déjà, elle aura juste été citée une fois post-rupture. C’est bien avec ça que j’ai le plus de mal dans ce genre de séries, mais bon. Le suivi des personnages secondaires est toujours compliqué, mais eux, ils font semblant de le faire. Ainsi, on retrouve aussi Wesley dans l’épisode, et il est encore en stress post-traumatique de ce qui lui est arrivé il y a quatre épisodes. Angela s’occupe de lui comme elle peut, mais ce n’est pas dans cette partie de l’intrigue, alors je ne sais pas pourquoi j’en parle ici, c’est pour plus tard dans la critique, ça !

Pour en revenir à Nyla, elle reprend donc sa couverture officiellement, même si c’est très risqué vis-à-vis de la garde de sa fille. Ben oui : c’est à cause de sa couverture qu’elle a perdu la garde à l’origine, tout de même. Nolan demande à bosser avec elle sur cette planque, espérant bien pouvoir apprendre des choses sur les opérations en couverture. C’est évidemment le cas, parce qu’elle est géniale cette Crystal, mais pas assez pour éviter de devoir monter dans une voiture avec Ripper, l’homme qu’elle essaie de faire arrêter.

Nolan se précipite aussitôt et entre aussitôt sous couverture pour la protéger et l’extraire, mais c’est un acte impulsif qui aura forcément ses conséquences pour la suite de l’épisode. Pour ne rien arranger, Nolan se retrouve à devoir gérer Howard au beau milieu de la nuit. Ouep, l’homme débarque, se mutile la jambe et demande des nouvelles de sa famille, en boucle. Nolan parvient à le maîtriser suite à un petit pic de stress… mais là aussi, ça semble être une piste pour la suite, parce qu’on sait aussi que la famille en question a disparu.

Tout ça motive en tout cas Nolan a commencé à sortir avec Grace, de manière mignonne avec un rencard qu’ils ne nomment pas, alors que Nyla montre encore une nouvelle facette de sa personnalité : celle de maman. L’actrice a quand même beaucoup à jouer en peu d’épisodes, elle s’est tellement imposée comme mon nouveau personnage préféré en si peu de temps, c’est fou. Et Talia ne me manque pas du tout, du coup.

Au commissariat, Lucy se retrouve à s’occuper d’une femme qui emmène un chien plein de sang. Cela la mène, avec Tim, vers une maison où ils découvrent le cadavre d’une femme… et Malcolm dans la douche. C’est un adolescent traumatisé par ce qu’il s’est passé, refusant de parler. Cela nous ramène Perrineau dans la série, et comme à chaque fois, j’ai envie d’écrire que je pourrais m’en passer. Tout ça n’est qu’une habile pirouette des scénaristes pour nous ramener Rachel dans la série. Il serait temps, elle est toujours en couple avec Tim après tout.

Ouep, Malcolm est un enfant qu’elle suivait en tant qu’employée des services sociaux. J’aime bien la manière dont la série trouve toujours le moyen de la ramener dans la série. Elle s’occupe donc de Malcolm et est dépitée de découvrir ce qu’il s’est passé. Au départ, elle se pense coupable parce qu’elle imagine connaître l’homme qui est coupable du meurtre, comme les filtres.

Par contre, lors de l’interrogatoire de Malcolm, l’adolescent finit par révéler que l’homme a été chassé de la maison par la mère. Aussitôt, Rachel comprend qu’il a sûrement besoin d’un avocat ce qui n’arrange pas vraiment Perrineau (il faut que j’apprenne le nom de son personnage, on dirait que c’est son nom, alors que c’est celui de l’acteur) ou Tim. Lucy lui apporte toutefois son soutien, ce qui fait que Malcolm finit par demander un avocat.

Sans trop de surprise, c’est Wesley qui est nommé sur l’affaire, mais comme il a encore son choc post-traumatique pour son premier jour de boulot, je ne suis pas convaincu que ce soit une bonne idée de le retrouver dans cette position, surtout quand l’arme du crime est un couteau qui n’est pas sans rappeler les ciseaux.

Bref, il a du mal à bien faire son boulot, alors que Tim est énervé par Lucy et Rachel sur ce coup-là. Heureusement, Angela est là pour voir Wesley craquer et elle se comporte super bien avec lui. J’ai juste peur que ça ne soit une bonne excuse pour se débarrasser de l’acteur plus tard, ça. En plus, Angela n’arrive pas à dormir, s’inquiétant pour lui. Forcément. Le lendemain, elle tente de lui parler de tout ça, mais il refuse pour l’instant d’en parler.

Bon, sinon, Angela et West reprennent les affaires dans cet épisode, avec une arrestation en pleine rue qui bluffe un acteur d’une célèbre série policière. Ben voyons. Angela n’en a rien faire, West est fan et bien vite l’acteur s’arrange pour demander à ce que West débarque sur le plateau de la série afin de lui apprendre à être un bon flic.

C’est marrant car la série se met aussitôt à faire du méta, avec Angela qui critique tout, alors que West est clairement en train d’essayer de draguer la star de la série. Après tout, son infirmier a disparu de l’hôpital cette saison – et c’est bien dommage, d’ailleurs. En tout cas, West s’amuse à jouer les policiers, alors qu’Angela est approchée par une actrice de la série qui pense avoir un stalker.

Elle reçoit des lettres anonymes fréquemment et pense avoir eu un homme s’infiltrant chez elle. Bref, elle empêche Angela de manger tranquillement tout le buffet, quoi, et elle la lance dans une enquête qui n’aura pas grand-intérêt tant elle est expédiée par rapport au reste. En même temps, les histoires de stalker de la télé américaine on les connaît, et on voit vite que la coupable sera l’assistante, alors on gagne du temps comme ça.

Ouep, l’épisode doit boucler les choses rapidement vu le nombre d’intrigues en parallèle, et West se fait tirer dessus au moment du baiser. Ce n’est pas grave, parce qu’il a un gilet pare-balle de toute manière. Il survit donc, la stalker, qui était une femme chargée de gérer les extra, est arrêtée et le rencard peut avoir lieu. West et Sterling passent une jolie soirée, seulement interrompue par l’arrivée de Lucy qui ne dérange absolument pas apparemment. Eh beh, ils ne traînent pas à se mettre en couple, hein, ils se sont rencontrés la veille, il en est déjà à rencontrer les colocs !

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Films vus en 2020 #28

Salut les sériephiles,

Après un détour par la saga Jurassic Park dont j’ai parlé la semaine dernière, j’ai continué mon mois d’avril (eh oui, le retard s’accumule… mais j’ai heureusement des périodes sans film en mai et juin pour compenser) avec tout plein de films qui n’ont pas forcément grand-chose à voir les uns avec les autres. C’est donc reparti pour une sélection de films éclectique, mais ça permettra peut-être à certains d’entre vous de trouver leur bonheur et leur visionnage de ce soir, allons savoir !

Voir aussi : Mon article sur la saga Jurassic Park

SHELTER – petitsfilmsentreamis

Shelter

J’avais entendu beaucoup de bien de ce film LGBT sorti en 2009 (qui a notamment le GLAAD Media Award du meilleur film), j’en attendais donc un peu trop. Le film nous raconte la romance entre un jeune homme et le frère de son meilleur ami, alors que le premier passe son temps à se sacrifier pour sa famille, et surtout son insupportable sœur qui a un petit garçon adorable.

J’en dis déjà beaucoup en disant tout ça, mais c’est le synopsis du film… et aussi tout son contenu. J’ai bien aimé, mais après le coup de cœur que j’avais eu pour More than Enough (à peine un mois plus tôt, c’est fou comme le temps passe différemment en 2020), celui-ci était… ben, less than enough ? Un bon film, donc, mais pas le meilleur sur le sujet. Quant au couple, il ne m’a pas convaincu à chacune de ses scènes.

Il faudra que je le regarde à nouveau un jour ou l’autre, parce que je pense vraiment que j’ai moins aimé à cause des attentes que j’avais. Quand on en attend trop d’un film ou d’une histoire, on est plus facilement déçu… Alors que si je le revois, ça ira peut-être mieux maintenant que je n’en attends plus qu’un divertissement et que je sais que les choses vont trop vite !

Passengers movie jennifer lawrence sleepy GIF on GIFER - by Siradwyn

Passengers

C’est tout l’inverse avec ce film dont je n’attendais finalement pas grand-chose. Ben oui, il a eu un gros succès à sa sortie, mais je n’en entendais plus du tout parler depuis… Et puis, ce duo d’acteurs, ça sentait le film gros budget un peu lassant. Et ben… pas du tout !

On suit donc la vie d’un homme qui se réveille dans un vaisseau spatial après une longue sieste cryogénisé. Problème : le vaisseau est loin d’être arrivé et c’est un dysfonctionnement qui l’a fait se réveiller bien avant la planète sur laquelle il se rend. Résultat des courses : il se retrouve seul dans l’espace, avec un accès limité aux vivres du vaisseau, parce qu’il n’a pas payé la croisière en tant que membre premium. Problème 2 : la solitude et le confinement, c’est long, alors il se met à tomber amoureux d’une passagère encore endormie. Problème 3 : le dysfonctionnement n’est que le premier d’une longue chaîne de domino…

Voilà donc pour le résumé du film. Mon avis ? Une vraie bonne surprise ! Il y a des facilités dans le scénario, mais ça n’empêche que c’est un très bon film de science-fiction. J’ai bien aimé, ça m’a fait pensé à tout un tas de séries diffusées avant ou après (avec forcément, The 100 en premier, mais aussi Altered Carbon par exemple) et la performance des acteurs est bonne. Oh, et très bon générique de fin aussi !

Pas tout à fait un coup de cœur, mais on s’en approche, surtout que les effets spéciaux sont impeccables, évidemment.

Disney : L'Amour façon Disney ! - La Belle au Bois Dormant | melty

La Belle au Bois Dormant

Que les voix des chansons de ce Disney sont aigues ! Je pense sincèrement que c’est ce qui fait que je n’aime pas tellement ce Disney, car quand ça passe une certaine hauteur, moi, je décroche pour le bien de ma migraine. Je sais, c’est paradoxal, parce que les chansons sont magnifiques, mais c’est comme ça.

Pas de surprise devant le film, autrement, mais ça m’a fait plaisir de le redécouvrir. Il est une référence absolue de plein de fans de Disney et d’un certain nombre d’ami(e)s, alors il fallait bien que je prenne le temps de le revoir car je n’en avais que peu de souvenirs. Certes, le film vieillit et commence à avoir des rides qui ne passent plus du tout en 2020, mais il est très sympathique malgré tout. Et les dessins sont beaux… C’est une époque qui me manque un peu en animation !

Feminist Film Series | Barnard Library

Mustang

Quand cinq sœurs profitent de la fin d’année scolaire pour jouer sur la plage avec des garçons dans un petit village de Turquie, c’est le début d’une longue période d’ennuis pour les cinq sœurs, orphelines et élevées par leur oncle et leur tante. Le souci principal ? Elles osent monter sur les épaules des garçons et mettre leur tête entre leurs jambes….

Aaaaaaah. Désolé, mais : qu’on est bien en Europe à ne pas trop se prendre la tête sur certaines choses (pour l’instant et pour la majorité) ! Le film est vraiment très bien écrit, mais il nécessite tout de même de la concentration car il y a toute une partie qui est dans la suggestion sans jamais être vraiment explicitée, même si on comprend très bien ce qu’il se passe. C’était assez révoltant comme film, et pas seulement à cause de son synopsis, mais j’ai bien aimé.

Il rejoint autrement la longue, trop longue, série de films qui se terminent trop tôt et pour lesquels j’aimerais vraiment savoir ce qu’il se passe ensuite (peut-être même plus que ce qu’il se passe avant). Les actrices sont excellentes, en plus, même si j’avoue que ça m’arrivait de confondre les personnages parce qu’elles se ressemblent, quoi !

Bref, on a encore du chemin à faire pour une égalité des sexes dans le monde… Mais en France aussi en même temps (pas de politique ici, Jérôme, calme-toi).

Lion -

Lion

Énorme coup de cœur pour ce film qui nous fait du deux en un. Pourtant, là aussi, j’en attendais beaucoup car on m’en avait dit beaucoup de bien à l’époque de sa sortie… Ouais, mais voilà, je comprends, il a même réussi à me faire lâcher ma petite larme. Là encore, excellent casting (j’étais déjà fan de Dev Patel de toute manière… par contre, plus jamais cette perruque, s’il te plaît Nicole), excellente musique et de bonnes révélations gardées un bon moment de manière à mieux nous casser en deux quand on ne s’y attend pas.

Le film raconte l’histoire vraie d’un petit garçon indien, Saroo, 5 ans, qui se retrouve par un mauvais hasard de circonstance séparé de sa famille. À plusieurs milliers de kilomètres de sa mère, le petit garçon va découvrir beaucoup trop jeune la vie et toute la cruauté qu’elle peut réserver ; mais aussi tout le bonheur qu’elle peut apporter. C’est une vraie quête d’identité et puis, c’est une histoire vraie qui laisse vraiment songeur.

Saroo a écrit un livre qu’il faudra donc que je lise, parce que je trouve cette histoire absolument folle. Et j’ai adoré le film, vraiment, je ne peux que vous le recommander si vous ne l’avez pas déjà vu !

LION 🦁 (2016) - I BLOG IN JORDANS - Medium

Je vais m’arrêter sur ce coup de cœur, parce que j’ai déjà trop écrit aujourd’hui, je pense ! Bonne journée et à la semaine prochaine pour parler de Mary Poppins… et d’un autre coup de cœur !

9-1-1 – S03E18

Épisode 18 – What’s Next ? – 18/20
Les scénaristes concluent plutôt très bien un sujet épineux qu’ils ont eu à gérer pendant près de deux saisons, et ça se fait de manière si fluide qu’on sent qu’il y a eu beaucoup de réflexions sur le sujet et de relecture de script pour s’assurer que tout soit parfait. En revanche, on sent aussi que le reste est un peu rushé en comparaison de cette intrigue, mais ça n’est pas bien grave, parce qu’il était nécessaire d’avoir enfin cet épisode. Une belle fin de saison, donc !

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Spoilers

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He stopped waiting for me a long time ago.

ENFIN ! Abby est enfin de retour, après deux années d’attente. Elle semble voyager dans un train du futur et a pris un sacré coup de vieux, peut-être à cause de ses nouvelles lunettes, mais elle est toujours aussi cool autrement. Cela fait plaisir de la revoir à l’écran et de l’entendre parler de Buck avec lucidité, sachant très bien qu’il a arrêté de l’attendre. D’accord, mais son départ a fait tellement de ravages au personnage qu’il y a encore pas mal de choses.

Bref, elle a bien voyagé à travers l’Europe et elle en est heureuse, mais elle est désormais de retour à Los Angeles. Sans surprise, son retour se fait avec un joli plan de la part des scénaristes qui en profitent pour lui faire un retour en fanfare, avec un énorme accident de train.

En attendant, Maddie a poussé Josh à témoigner au procès, mais quand elle relit son témoignage, elle n’est pas satisfaite du travail effectué. Elle trouve en effet que ça a plutôt l’air d’être formel et de ne pas être ce qu’il ressent vraiment. De toute manière, l’appel sur le train qui se crashe interrompt bien vite tout ça.

Le train déraille et explose quelques maisons au passage, dont celle d’un homme qu’on suivait histoire d’avoir un point d’attache supplémentaire, parce qu’on allait vite détester Abby.

Oui, revenir dans la série avec un accident de train, c’est cool. Revenir avec un fiancé, c’est parfait pour le drama. Ses retrouvailles avec Buck étaient autrement absolument parfaites, puisqu’elle parle d’abord avec Eddie, avant d’annoncer, hystérique, qu’elle veut retrouver son fiancé qui était dans le train lui aussi.

Ah les batards de scénaristes ! Comme si Buck n’avait pas déjà assez douillé, il faut qu’il apprenne ça comme ça. Elle n’y met vraiment pas les formes. Bien sûr, Eddie et Buck se mettent aussitôt en quête de Sam, son fiancé, qui n’a qu’une question à la bouche quand on le retrouve : comment va sa fiancée ?

C’est charmant. Son fiancé, en plus, on l’a aperçu plus tôt dans l’épisode et c’est évidemment un chic type, lui aussi.

Le problème, c’est que les pompiers ont le choix de l’aider… ou de sauver une adolescente, coincée elle aussi. C’est l’un ou l’autre, et Bobby n’a aucune idée de qui est Sam pour l’instant. Buck en profite pour se renseigner discrètement sur celui qu’il ne peut que voir comme un rival. Le mariage est en juin, et il a deux petites filles. Il se sert de ces arguments pour tenter de convaincre Bobby de sauver Sam, mais ce n’est pas si évident, surtout quand Eddie raconte que c’est le fiancé d’Abby.

Forcément, face à cette information, Bobby finit par changer d’avis et accepter que Buck risque sa vie pour sauver Sam, en risquant d’être écrasé sous le train. Bien sûr, Abby voit tout ça depuis le sol et comprend bien ce qu’il se passe. Par chance, elle a eu le temps de raccrocher le téléphone avant, parce qu’elle était quand même avec la fille de Sam au téléphone.

La première à être sauvée du train est toutefois l’adolescente, alors on garde du suspense pour un moment… mais finalement, Sam s’en sort et découvre que son sauveur est Buck quand il est en présence d’Abby. Cette dernière s’en va après un dernier merci et on est très loin de ce qu’on voulait tous voir, à savoir, quelques explications entre les deux autour d’au moins un café, quoi. Allez, ça arrache le pansement d’un coup, au moins.

Pendant ce temps, Hen et Chimney se retrouvent à essayer de faire ce qu’ils peuvent sur le terrain pour soigner un maximum de blessés. La série ne lésine toujours pas sur les moyens avec de sacrés effets spéciaux et des intrigues toujours aussi dingue. De son côté, Hen commence l’épisode en poursuivant ses envies de devenir médecin, ce qui n’est pas gagné ; donc c’est sans surprise qu’elle se retrouve à examiner le fils de l’homme qui était sur le lieu du déraillement. Celui-ci a une partie de la colonne qui n’est plus connectée à son cerveau sans être détruite pour autant, ce qui signifie qu’il finit par arrêter de respirer. Pour le sauver, il faut donc quelques procédures médicales qu’Hen réussit à faire sans grandes difficultés, mais avec pas mal de stress tout de même.

Enfin, mais c’est bien moins prenant que le reste dans une fin de saison, Athena rentre chez elle pour découvrir que Michael et Bobby ont détruit la cheminée pour passer leurs nerfs. J’ai oublié de parler de ça, effectivement. Cela énerve Athena qui voulait organiser la fête de fin de lycée de May chez elle et qui se retrouve à devoir demander à Hen de le faire chez elle. Elle passe le reste de l’épisode hors-jeu. Elle est sacrément blessée après tout, et elle est aussi traumatisée par ce qu’il s’est passé dans l’épisode précédent et par l’attaque du violeur.

Pas de bol pour elle, elle se retrouve à être aidée par une psy qui prétend vouloir s’occuper des victimes du violeur, alors que la patiente dont elle veut s’occuper, c’est Athena, évidemment. Celle-ci dit qu’elle n’est pas prête, mais l’échange la confronte à ce qu’il s’est passé, avec de moches flashbacks pour accompagner tout ça. Le problème, c’est qu’ils vont nous traiter dans cet épisode ce qui aurait pu faire une partie de la saison 4, parce que concrètement sa fin de saison 3, c’était l’épisode précédent hein.

Athena recontacte donc la psy le lendemain et lui avoue qu’elle s’en veut de n’avoir pas attendu des renforts avant d’entrer dans le bâtiment où le violeur se trouvait.

Le choix est fait du happy end sur certaines intrigues, cependant : Josh témoigne enfin contre « Greg » et lui fait bien comprendre qu’il se venge et est heureux de le voir pourrir en taule. De son côté, Michael apprend que la taille de son cancer a réduit naturellement, ben voyons, et peut même retrouver son futur mec, qui est un médecin, tant qu’à faire. Cela permet d’élargir le champ des intrigues possibles pour la saison 4.

Finalement, la conclusion la plus douloureuse est peut-être celle qui est réservée à Buck. Sam s’en tire sans problème et aura une belle guérison… Il peut donc demander des explications à Abby et lui faire comprendre qu’il lui en veut. Il est surtout curieux de savoir à quel moment elle a choisi de rompre avec lui, ce qui est une question plus que naturelle. Les scénaristes s’en tirent bien sur l’évolution du personnage qui explique qu’elle avait peur de perdre celle qu’elle est devenue en Europe si elle revoyait Buck trop vite.

Quel dommage ! La scène est très jolie et Buck pardonne à Abby… ce qui était plus qu’important pour qu’il tourne enfin définitivement cette page, et nous avec. Abby est donc en couple, fiancée, et heureuse. Tout va bien pour elle, c’est une sorte de happy end tout de même, avec Buck qui lui pardonne, en plus. C’est… beau. Il n’y a que lui pour faire ça, quelle évolution, quand même !

La fin de saison voit tout le monde être heureux à la fête de fin d’année de May, pleine d’adultes, franchement. C’est toujours marrant ces fêtes de lycéens qui finissent en fêtes d’adultes parce que le casting ne comporte pas d’adolescents. Je suis tout de même curieux de savoir ce que May peut bien avoir à dire à Maddie, mais on ne le saura pas avant la saison 4.

C’est finalement sur une chanson que j’adore que la saison se termine avec de nouvelles perspectives : Hen veut donc donc devenir médecin et reprend ses études, Christopher s’en va (pour des vacances ? nouvelle école ? j’aurais aimé une scène entre Abby et son infrimière), Buck est à l’aise dans sa vie, Michael a un rencard avec son médecin, Athena et Bobby restent heureux en amour alors que Maddie… comprend qu’elle est enceinte avant Chimney, qui est deux de tension. Wow. Onze mois et un bébé, allez, c’est parti !

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EN BREF – Il faut vraiment que je me fasse une raison : je n’arrive pas à rester à jour dans cette saison et je préfère largement la voir par groupe de deux à quatre épisodes. Ou plus. Pourquoi ? Eh bien, parce qu’il n’y a pas, dans l’écriture d’une saison de la série, un vrai fil conducteur… Les personnages vivent une succession de drames improbables à une vitesse tellement toujours plus rapide que la cohérence en prend un coup à chaque fois.

Du coup, tout enchaîner m’en fait prendre conscience, mais ça me permet aussi de faire le tour des mini-arcs prévus pour chaque perso : concrètement, en trois à quatre épisodes, les intrigues concernant un seul personnage sont résolus et hop, on passe à autre chose. Côté spectacle, la série continue de valoir le détour, côté personnages, elle propose du bon et du moins bon, mais dans l’ensemble, c’est clair que c’est prenant et que l’adrénaline est là.

Par conséquent, je serai de retour pour la saison 4, en 2021 (ouille), parce que je suis attaché au casting (dans l’ensemble) et que j’aime bien les retrouver. C’est une série qui ne prend pas la tête, tout comme elle ne se prend pas la tête dans l’écriture de ses intrigues, oubliant même parfois certains personnages pour quelques épisodes où les acteurs font à peine de la figuration. On finit par s’y faire.

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