This is us – S05E07

Épisode 7 – There – 16/20
Je m’attendais à beaucoup de choses, et cet épisode n’est finalement pas aussi grandiose que je ne l’imaginais. Il est quelque peu alourdi par ses flashbacks, peu utiles et montrant vraiment que la série s’essouffle de ce côté-là, atteignant progressivement ses limites naturelles ; mais a l’avantage d’être très prenant dans l’ambiance qu’il instaure dans le présent. Disons que pour une fois dans une série, les longueurs de l’épisode sont justifiées et bien trouvées pour nous mettre dans la peau du personnage… mais inévitablement, ça en fait trop, et c’est trop long.

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Spoilers

I think I should go to her.

J’avais oublié que cet épisode était diffusé aujourd’hui. Genre… Comment c’est possible ? Je l’attendais énormément, parce que c’est centré sur Kevin et que j’aime beaucoup son intrigue de cette année. Par contre, comme je le craignais, l’épisode s’ouvre sur la pire image possible : Kevin a bien eu un accident de voiture en rentrant précipitamment du Canada pour l’accouchement de Madison. Pff. Bon, on va dire qu’il ira plus vite à l’hôpital comme ça.

Avant d’en savoir plus, il faut en revenir aux flashbacks, et j’avoue qu’avec le Bingo Séries en cours, j’étais content de voir qu’on allait se concentrer sur le football américain cette semaine. C’était logique : le Super Bowl était dimanche dernier après tout… Je suis complètement passé à côté cette année, c’est dingue. Je n’y pense que maintenant. Décidément, cette semaine !

Bon, les flashbacks explorent deux périodes différentes pour cet épisode. On a d’abord Jack et son père, avec une relation compliquée autour du foot américain, puis Kevin adolescent et son père, avec une relation tout aussi compliquée. Tel père, tel fils.

Par contre, Jack adolescent est loin d’être le canon qu’il deviendra une fois adulte, non ? Son père boit trop et Jack refuse de le laisser conduire pour le ramener du match… C’est finalement à Jack de conduire son père chez eux, ce qui craint et mènera probablement à un accident, vu ce qui arrivera probablement à Kevin dans le futur. En plus, le père est hyper stressant…

Finalement, tout est bien qui finit à peu près bien dans cette intrigue, et j’ai surtout eu l’impression de perdre mon temps avec les flashbacks de cet épisode, parce qu’ils ne nous apprennent pas grand-chose de nouveau. On a fait le tour de cette relation, et ce nouvel élément n’apporte quasiment rien à l’intrigue générale de la série. C’est un peu moins vrai de la deuxième partie des flashbacks, heureusement.

Une fois adulte, Jack a donc à son tour une relation compliquée avec son fils, mais pour des raisons différentes. Jack tente au moins de renouer le dialogue avec son fils, en lui parlant de ses propres rêves d’enfant. Finalement, on comprend donc que Jack l’emmène à un rendez-vous sacrément important pour prouver qu’il est doué en football, et ça stresse énormément Kevin – qui va jusqu’à vomir tout de même.

C’est assez logique : il mise tout son futur sur ses talents au football, alors qu’il a un Randall petit génie comme frère. En plus, il est sûr que son père le voit comme un boulet qui ne peut réussir à être talentueux que comme cela. C’est un véritable échec d’éducation pour Jack. Il emmène donc son fils dans un bar pour le rassurer et lui raconter à nouveau ses histoires d’enfance, mais cette fois en insistant sur son grand-père tout à fait charmant.

Ben, oui, le grand-père de Kevin était atroce et provoquait bien des angoisses à son fils, c’est bien normal qu’il explique à présent au sien le stress qu’il ressentait à chaque fois qu’il jouait au foot et avait peur de décevoir son père. C’était mignon comme intrigue, mais j’ai eu du mal à accrocher tout de même. J’aime bien l’acteur interprétant Kevin jeune d’habitude. Là, il n’a pas eu tout ce qu’il avait à jouer, je trouve : l’intrigue tournait finalement autour de Jack, pas de son fils. C’est dommage.

Enfin, c’est toujours bien de voir Jack prendre conscience de ses erreurs en tant que père, mais j’aurais aimé en voir plus sur Kevin aussi. Là, il est laissé dans l’ignorance des actions de son père : ayant appris par Kevin que le coach lui disait qu’il était stupide chaque jour depuis qu’il avait commencé le sport, Jack s’arrange pour intimider le coach dans les toilettes du bar.

C’est gros ça, parce qu’il l’intimide sans rien faire, concrètement, à part lui dire qu’il le surveillera. Allez, Jack est impressionnant, on va dire. Et j’aime le fait que Kevin soit assez malin pour comprendre ce qu’il s’est passé. Il passe finalement une très bonne soirée, à manger avec son père et à jouer dans leur chambre d’hôtel.

Dans le présent, on retrouve Kevin en pleine répétition pour son film. De ce point de vue-là, l’épisode était un peu longuet tout de même, avec une scène d’introduction le faisant être au téléphone avec Kate, histoire de poser les jalons de l’épisode de la semaine prochaine qui sera forcément sur Kate. Ici, on la voit se préparer à partir en voyage avec son mari, mais la conversation est interrompue par la nourrice frappant la porte – bon, ce n’est probablement pas la nourrice, cela dit. En tout cas, ce qui est important à retenir, c’est que Madison n’a personne pour être avec elle lors de l’accouchement, parce que c’est sur le point d’arriver.

On découvre donc que les contractions de Madison tombent au pire moment possible : Kevin est sur le point de devenir papa, avec Madison qui l’appelle au moment où il s’apprête à rencontrer De Niro pour tourner avec lui. La série n’ayant pas le budget pour un tel acteur, Kevin plaque donc son boulot pour aller retrouver sa fiancée en train d’accoucher. Ouille.

Ce n’est pas comme ça que ça marche le boulot, tout de même. Bon, en plus, son connard de réalisateur – Foster – fait tout de même des efforts en lui demandant simplement de rester une journée de plus. C’est beaucoup pour un accouchement, d’accord, mais ça peut se comprendre surtout dans le cadre d’un film avec des centaines de gens concernés… ou genre, juste De Niro, quoi. Tu ne le plantes pas comme ça, a priori.

D’ailleurs, c’est probablement pour ça que Brian, son agent, le harcèle et lui propose de faire assez vite à Los Angeles pour revenir au Canada dès le lendemain. Humph. C’est ambitieux comme plan, et Kevin n’est pas tellement pour, préférant largement passer du temps avec ses jumeaux, forcément. Il demande donc à sa mère et Miguel de lui trouver un avion pour rentrer au plus vite à Los Angeles.

C’est si triste. Kevin se retrouve donc à gérer tout un tas de coups de fil depuis le volant, et c’est genre la pire des idées du monde. Il manque à deux ou trois reprises de provoquer des accidents, ou d’en être la victime. Il n’est pas le seul dingue, sur la route en plus. Oh, bien sûr, Rebecca puis Madison s’inquiètent pour lui… mais ça ne le fait pas ralentir pour autant.

Et ça ne le fait pas raccrocher non plus. Son téléphone n’arrête pas de sonner, c’est assez insupportable et on comprend mieux pourquoi il raccroche au nez de Randall avec cet épisode, c’est déjà ça, au moins. Finalement, même Foster le rappelle et Kevin s’énerve et démissionne. Oh, l’erreur. Bon, ça a l’avantage d’insister vraiment sur Kevin et de lui donner raison quand Madison le rappelle pour lui confirmer qu’elle est bel et bien en train d’accoucher.

Super. Par contre, la communication tourne court assez rapidement et laisse Kevin seul dans son habitacle de voiture, en silence. Kevin rappelle inévitablement Miguel qui a une bonne nouvelle pour lui : il lui a trouvé un avion, mais à Seattle. Que de noms de villes de la côte Ouest, dommage, j’ai déjà ce point de Bingo Séries ! Une fois que c’est fait, Kevin demande à parler à sa mère tout de même, parce qu’il s’apprête à devenir papa, et elle grand-mère, encore. Elle commence à être habituée, et au moins, elle peut lui expliquer que c’est normal que tout ne se passe pas comme prévu.

D’ailleurs, pour cet épisode non plus ça ne se passe pas comme prévu : ce n’est pas Kevin qui a un accident, c’est un anonyme sur la route. Kevin voit sa voiture en feu et comme il n’arrive pas à appeler d’ambulance, il est celui qui sort l’homme de la voiture. Inconscient une fois tiré d’affaire, l’homme se fait amener par Kevin à l’hôpital ; et c’est ainsi que Kevin en oublie ses papiers sur le bord de la route. Bon, ben, bye bye Madison.

Il finit par emmener l’homme à l’hôpital, donc, et c’est marrant de voir que le blessé prend le temps de le reconnaître avant d’être largué aux urgences comme si de rien n’était. Personne ne pose la moindre question à Kevin, et celui-ci se barre bien rapidement sans demander son reste. C’est déroutant les États-Unis dis donc !

En revanche, une fois à l’hôpital, Kevin n’a pas ses papiers d’identité, alors il est complètement coincé à l’aéroport. Il essaie de convaincre la pauvre gardienne qui ne fait que son job qu’il est une célébrité et qu’il est facile de vérifier qui il est, mais malgré ça, elle ne peut le laisser passer. L’épisode se termine malgré tout sur un suspense puisque la femme semble hésiter à le laisser passer quand elle sent son désespoir. J’allais faire un commentaire sur le fait qu’il a tout de même de la chance que l’aéroport paraisse complètement désert… mais en même temps, il est déjà en retard pour son vol et les aéroports par temps de covid, c’est sacrément désert, justement.

On verra bien la semaine prochaine – ou plus probablement dans deux épisodes, d’ailleurs – ce qu’il en est. En attendant, on termine cette semaine par une scène surprenante, mais très bien trouvée pour nous faire vivre toutes les émotions de cet épisode : Madison est toujours en plein travail et elle confie à une sage-femme qu’elle se sent seule, mais qu’elle n’a personne à contacter. Randall et Beth choisissent ce bon moment pour la contacter et lui dire qu’elle est de leur famille. C’est si chou de leur part. Qu’est-ce que j’adore ce couple ! Et qu’est-ce que ça fonctionne bien de les voir s’inquiéter pour cette belle-sœur qu’ils connaissent à peine. Bien évidemment que Madison craque – comment pourrait-elle faire autrement que pleurer face à une telle déclaration ?

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Films vus en 2020 #57

Salut les cinéphiles,

Petit retour en arrière cette semaine, puisque je continue de vous évoquer la liste des films que j’ai pu regarder en 2020. Et comme tout le monde adore cette année 2020, ça ne posera problème à personne d’y retourner encore une fois, non ? Je ne pensais pas avoir repris tant de retard dans mes articles quand on est arrivé fin décembre, quand même. J’aimerais dire que j’approche de la fin, mais la vérité est que je n’en suis qu’aux films vus début décembre, et vous allez voir que j’étais d’humeur à me faire des Disney :

Mulan

Résultat de recherche d'images pour "mulan gif"Depuis le temps qu’on entendait parler de ce live-action, je n’ai pas attendu très longtemps une fois qu’il était disponible sur Disney + en France pour me le regarder. Et… Bon… Je ne sais pas quoi en penser, même après deux mois.

Concrètement, le film n’a plus grand-chose à voir avec le dessin animé que j’adorais, mais je le savais avant de commencer : l’histoire est différente, avec un nouveau personnage de sorcière, pas de Mushu, l’absence de nombreux personnages ou moments cultes et, c’est encore ce qui manque le plus, pas de chanson. Vraiment, un film Disney sans passage chanté, c’est décevant.

Une fois qu’on fait le deuil de son enfance, le film est toutefois très sympathique, avec de bons messages à faire passer. Il y a quelques clichés, des facilités d’écriture et des moments où l’on ne comprend pas trop pourquoi les personnages changent d’avis (et vraiment, la fin, je n’ai pas aimé pour ça).

Ouais, non, ce n’est pas un bon film, mais c’est un film très beau à regarder, et c’est déjà pas mal. Et aussi, les acteurs sont géniaux. En même temps, c’est Disney.

Avengers Endgame

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Je ne vais pas en faire des caisses parce que j’ai déjà écrit un article de 2000 mots sur ce film, mais vraiment, j’étais en grand manque de MCU dans ma vie et ça m’a fait du bien de revoir cet excellent film, aussi interminable soit-il. C’était toujours aussi bien, et depuis, j’ai eu droit à WandaVision pour compenser mon manque, alors ça va mieux !

Le roi lion

Résultat de recherche d'images pour "roi lion gif"Décembre est la période parfaite pour retourner en enfance, non ? Ce film, je devais le revoir depuis un moment, parce qu’il est sur mon poster des 100 films à voir avant de mourir, et je l’aime toujours autant. C’est simple et efficace comme genre de films quand on veut se poser, ne pas trop réfléchir et en même temps savoir qu’on va passer un bon moment.

Bien sûr, le film ne m’a pas apporté beaucoup de surprises et je dois dire que la principale surprise fut de me rendre compte que je le connaissais toujours par cœur… à la réplique près pour certaines scènes, à la virgule près pour les chansons bien sûr, et au point de me replonger dedans avec toujours autant de plaisir. Comme quoi, il ne faut pas grand-chose parfois.

Le roi lion 2

Résultat de recherche d'images pour "kiara kovou gif"Forcément, quitte à revoir le premier, autant regarder aussi le second tout en continuant de corriger des copies… Contrairement au premier, celui-ci est loin d’être un film incontournable ou aimé par tout le monde, mais moi, c’est l’un de mes préférés. Vraiment. Par contre, quelle déception de me rendre compte que Kiara était parfaitement insupportable à ricaner en permanence !

Dire que j’étais à deux doigts de tomber amoureux d’elle quand j’étais enfant – avec juste ce problème que c’était une lionne et que j’étais un petit garçon, vous voyez ?. Par contre, définitivement, si j’aime ce film, c’est pour ses méchants : j’adore Zira, et que dire de Kovou ? Ils sont géniaux, les rebondissements passent bien et tout ça m’a rendu tout nostalgique. Et en même temps, heureux de le revoir, depuis le temps.

Il vieillit clairement moins bien que le premier – les dessins, notamment – mais j’en préfère le scénario. C’est compliqué, parfois, je suis partagé !

Toujours pas assez de Disney ? Eh, repensez à mon article de Noël !

The Loved Ones

Résultat de recherche d'images pour "the loved ones gif"Humph. C’est un bon film, avec du budget et tout, mais vraiment, ce n’était pas ma came du côté du scénario, et finalement, je n’en garde pas un bon souvenir. Oh, je me suis bien marré sur les scènes finales, sauf qu’à part ça, on était vraiment sur du film qui s’amuse à faire souffrir ses personnages gratuitement, sans vraie explication et de la manière la plus vicieuse et perverse possible. Pourquoi pas, hein, mais ce n’est pas mon délire. Dommage, je suis donc passé à côté. Si vous aimez ce type d’horreur en revanche, c’est fait pour vous et c’est vraiment réussi, aussi bien côté effets spéciaux que jeux d’acteurs. Et ce générique, j’adore le visuel… mais je m’attendais à autre chose !

Funny Games

Résultat de recherche d'images pour "funny games gif"Allez, on change radicalement d’ambiance avec un film dont j’avais énormément entendu parler sans jamais prendre le temps de le voir. Je regrette de ne pas l’avoir vu avant car certains passages vieillissent mal – ou c’est la VO qui m’a décroché peut-être ? – mais c’est vrai que c’est un très chouette film.

Les méchants sont glaçants, perturbants, vraiment incroyables et le twist explique toutes les incohérences que le film aurait pu avoir (vraiment, je n’ai pas vu arriver ce moment si étonnant vers la fin du film, mais vous savez de quoi je parle sans que je précise si vous avez vu le film). J’ai donc beaucoup aimé l’ambiance très prenante, le méta qui surgit par moment, j’étais absorbé par ce film que je n’ai pas vu passer. En revanche, comme beaucoup d’autres j’imagine, je suis frustré par un certain manque d’explications.

> Films

Zoey’s Extraordinary Playlist – S02E06

Épisode 6 – Zoey’s Extraordinary Reckoning – 17/20
Les bonnes intentions sont plus que visibles avec cette série et particulièrement avec cet épisode… mais ça ne m’empêche pas d’être un brin sceptique face à certaines scènes. Le message que la série veut faire passer est le bon, par moments, c’est très réussi… à d’autres, je ne sais pas, j’ai eu l’impression que ça en faisait peut-être un peu trop, histoire de se faire bien voir quand, clairement, il y avait des problèmes aussi avec la saison 1.

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Spoilers

Simon is a black man.

L’épisode reprend juste après la conférence de presse, et c’est une excellente idée, même si ce n’est pas hyper crédible d’avoir Simon qui n’est pas confronté à une tonne de questions dérangeantes. Zoey lui court après dans l’ascenseur, mais elle est en trop : elle n’a pas écouté le cœur du problème dans l’épisode précédent, donc elle peut ravaler ses excuses, finalement.

Forcément, Zoey est confuse par rapport à tout ce qu’il se passe, et c’est donc à Mo et Max qu’elle raconte sa journée. Mo est très fier d’apprendre que Simon a fait tout ça, même si Zoey est plus stressée que ça et regrette de ne pas avoir su écouter plus tôt, préférant se droguer avec le PDG de sa boîte. Ca, c’est plutôt une bonne manière de remettre Zoey sur la bonne voie et de remettre tout le monde sur la même page. Moi, j’aime qu’elle se sente like sh*t en début d’épisode, parce que le générique nous censure l’injure, ce qui me donne totalement un point du Bingo Séries, mais je le savais déjà en rédigeant la grille que je l’aurais facilement…

En plus, Mo considère que ça pourrait être un avantage pour leur compagnie de savoir que Zoey est désormais très pote avec le PDG. Max n’est pas trop heureux vis-à-vis de la drogue, mais il ne dit rien, et il se montre sceptique à l’idée de demander de l’argent à un caractère si extravagant… Zoey leur organise toutefois un rendez-vous avec son PDG, parce que pourquoi pas, puisqu’il est désormais son ami qui lui envoie tout le temps des SMS.

En revanche, il accorde uniquement trois minutes à Mo et Max, mais ils n’ont pas spécialement besoin de plus de temps pour le convaincre. La démonstration n’est pas ouf, puisqu’il y a un bug technique… mais il accepte tout de même de les financer. MaxiMo va donc pouvoir voir le jour, c’est plutôt chouette comme nouvelle.

Pour régler le problème technique, Max décide de retourner voir ses anciens collègues… mais il ne tombe pas exactement sur ceux qu’il souhaitait voir, juste sur Tobin, Leif et Mackenzie. Ceux-ci mettent de côté leur travail pour aider Max à trouver la solution – et c’est Tobin qui y parvient finalement. Quant à Zoey, elle ne dit rien de voir son équipe ne pas travailler. Je veux bien un manager comme elle, moi !

À l’inverse de l’épisode précédent, Zoey décide en tout cas de passer plus de temps à écouter les problèmes des autres. Humph. Elle en fait trop, je pense, et organise ainsi une réunion pour écouter ses employés du quatrième étage sur les problèmes de racisme. C’est super gênant comme démarche, ça ne peut qu’être voué à l’échec. Et ça ne manque pas : Leif est celui qui commence à en parler et il est vraiment gênant dans son discours – même s’il a la bonne idée du totem qui, bien que ridicule, a tendance à fonctionner.

La réunion tourne à la catastrophe, avec tous ceux qui ne savent pas quoi penser, les blancs qui racontent de la merde et se mettent en avant pour leur ouverture d’esprit, puis la nana qui préfère parler d’écologie et de ses fiançailles. Les quatre personnes noires de l’étage ne sont toutefois pas si ravies de la tournure des événements, contrairement aux collègues félicitant la nana blonde. Les scénaristes jouent quand même une carte un peu gênante des clichés pour montrer une opposition entre les noirs et les autres…

J’ai aimé la chanson, en revanche, c’est juste qu’à vouloir régler le problème comme ça… Je ne sais pas, j’ai l’impression que la série en fait des caisses pour se dédouaner des problèmes qu’elle a elle-même. Mieux vaut tard que jamais ? Simon n’est pas ravi de ce qu’il est en train de vivre en tout cas. À la fin de sa chanson, Zoey tente de lui donner la parole, mais ça tombe à plat. Et moi, j’étais déçu que les scénaristes n’ajoutent pas Tobin à cette chanson, parce qu’il semblait gêné par ce que disait Leif, mais ça n’allait pas plus loin… au départ, en tout cas.

Heureusement, Zoey finit par couper court à ce désastre de réunion, puis se retrouve donc à expliquer à Simon qu’elle n’avait pas envisagé les choses comme ça et elle en fait beaucoup trop pour être là pour lui, mais en fait, ce n’est toujours pas la bonne manière de l’écouter, en fait. Elle cherche désespérément comment s’excuser, avec des SMS à la chaîne, en vain.

Le PDG décide quant à lui de faire en sorte que Simon reprenne la parole en public pour dire qu’il regrette ce qu’il a annoncé publiquement. Ce n’est jamais que son point de vue : voilà un discours que la compagnie peut encaisser, s’il veut garder son poste. Le reste, en revanche… Par contre, bien sûr, c’est à Zoey de l’annoncer à Simon, pas à quelqu’un d’autre.

Tss. Perdue et ne sachant comment aborder le sujet avec Simon, Zoey se tourne vers… Mo. Alors bien sûr, Zoey se tourne toujours vers Mo, hein, mais là, ça passe mal, parce qu’elle demande à son pote noir comment parler à son autre pote noir… Zoey fait tous les faux-pas possibles, et en même temps, c’est assez cohérent avec le personnage.

Le problème, c’est que la série fait aussi des faux pas, en ajoutant des personnes de couleur juste pour cet épisode, histoire d’avoir des danseurs avec Mo par exemple. Est-ce vraiment mieux, finalement ? Bon, Mo est vexé de voir que Zoey lui demande des conseils, encore, et la chanson est cool. La scène permet aussi une prise de conscience supplémentaire pour l’héroïne de la série, qui s’en tire finalement avec un compliment pour Mo, mais bon.

Zoey finit par retourner au boulot parler à Simon, et j’ai trouvé ça très triste de la voir s’enfoncer comme ça et lui expliquer qu’elle n’est pas d’accord, mais qu’il devrait se rétracter. Si elle se dit être seulement la messagère… ce n’est pas le cas aux yeux de Simon. Il se retrouve à devoir lui expliquer en quoi être la messagère de ce message, c’est déjà l’approuver, surtout dans la manière dont elle l’aborde – ça aurait été autre chose de lui présenter les choses en les désapprouvant et en voulant trouver une autre solution ; là, elle désapprouve… mais lui dit de le faire.

Bien sûr, Simon lui explique ensuite le racisme, qui est loin du sexisme auquel elle a pu faire face. Là, je pense que les scénaristes en font trop par rapport à Zoey, qui sait tout ça, mais pas tellement pour nous, l’audience ? Ce type de discours ne fait jamais de mal de toute manière. En plus, elle a quand même un sacré bureau à partir de rien d’autre que son amitié avec Joan, donc c’est bien de faire prendre conscience à Zoey des privilèges qu’elle a.

En plus, j’ai aimé la conclusion sur les méfaits que peut faire l’idée de « colorblind » dans le monde, parce qu’on m’a biberonné à ça pendant des années, mais il est très clair que ça ne fonctionne pas non plus de supprimer une partie de la personnalité d’une personne – et le monde semble commencer à s’en rendre compte depuis quatre ou cinq ans. Tout cela motive finalement Zoey à avoir une conversation vraiment honnête avec le PDG.

Zoey lui fait alors comprendre qu’il est aussi le problème, ce qui se termine par de mauvaises réactions de sa part, puisqu’il ne voit pas en quoi il est le problème : il n’a pas inventé le racisme après tout. Tss. Au moins, cette fois, Zoey se comporte comme il faut, et ça change de ce début d’épisode. On en arrive au moment où elle doit devenir la solution, pas une partie du problème.

Par contre, elle ne pouvait pas être la solution unique, ça aurait été hyper dérangeant pour tout le monde et pour le message de l’épisode. Ainsi, la série prend finalement le temps de s’occuper de Tobin, et ça me fait sacrément plaisir. Il était temps, franchement. Et bizarrement, sa chanson m’a beaucoup plus touché que celles de Simon, parce que justement, ça vient de Tobin qui est toujours là pour faire des blagues et être la bonne ambiance de la boîte… alors qu’il souffre de n’être que l’indien de service aux yeux d’un grand nombre de ses collègues.

C’est une blague qui déclenche sa chanson et cette fois, Zoey refuse d’ignorer le problème. Elle décide de lui parler et de le confronter vraiment sur ce qu’il ressent – et il n’a pas envie d’aborder ça avec elle, forcément. Elle l’accepte, mais la porte étant ouverte à la conversation, Tobin finit par avoir un très joli moment à déballer ce qu’il a sur le cœur… avant d’expliquer à Zoey qu’il n’a pas l’intention d’en parler publiquement pour autant.

Bien sûr, on l’a vu dire à Simon qu’il était d’accord avec lui et le soutenait, bien sûr, on sait ce qu’il pense vraiment, mais bien sûr qu’il calcule les risques et ne se sent pas à l’aise à l’idée d’en parler. Tobin s’excuse même de ne pouvoir venir en aide à Zoey… et il m’a fait tellement plus de peine que Simon, parce que c’est un personnage qui est écrit comme ça dans la série et que les scénaristes ne considèrent quasiment que par ce prisme. En plus, il se retrouve à s’excuser alors que le problème ne vient toujours pas de lui ? J’étais si frustré.

C’est beau comme ils arrivent à me faire aimer un personnage qui me tapait sur le système à l’origine – et qui continue de le faire régulièrement, en plus.

De son côté, Simon se retrouve à se confier à Mo, qui continue de s’occuper de l’immeuble de Zoey, on avait tendance à oublier qu’il avait déjà un boulot, dis-donc. La scène était jolie… mais interrompue par Zoey ; parce qu’il faut bien qu’elle rentre chez elle (surtout dans cet épisode qui se fait sans sa famille tant il y a de choses à gérer – pourtant, le point de vue d’Emily aurait été le bienvenu !). Zoey prend le temps de s’excuser auprès de ses amis qui lui ont ouvert les yeux, et Simon lui annonce sa décision… de démissionner.

Humph. Je me doutais bien que ça n’allait pas être le cas, mais c’était frustrant de nous présenter ça comme la seule option viable pour le personnage, même pour quelques minutes. Zoey ne fait en effet pas de speech cette fois, elle décide simplement d’apporter son soutien à Simon, comprenant qu’il doive faire ce qui est le mieux pour lui.

Fort heureusement, le lendemain, Tobin a finalement parlé… sur les réseaux sociaux. Quand Zoey l’apprend – grâce à Mackenzie – elle décide donc d’interrompre l’entretien qui a lieu entre Simon et le PDG, persuadée que Simon est en train de démissionner. Oh, on sait bien que ce n’est pas le cas et qu’évidemment, ils sont en train de parler des réseaux sociaux s’enflammant sur ce problème, et finalement, ça ne fait que souligner un problème supplémentaire de Zoey.

Quant à Tobin, je suis content pour lui, mais le gag comme quoi il se retrouve à draguer des nanas… Eh, j’ai toujours du mal à voir Tobin comme un personnage hétéro, je ne sais pas pourquoi, mais c’est comme ça depuis le début de la série. Bref, tout est bien qui finit bien pour tout le monde en tout cas : le PDG décide un temps de se présenter en white savior mais en est empêché par les autres, j’ai aimé que la série réussisse à nouveau à donner un rôle comique à Tobin malgré tout ça, puis finalement Simon, Zoey et Tobin sont donc invités pendant la réunion des investisseurs de la boîte par le PDG, et j’ai aimé la scène où Simon s’énerve en plein milieu de la réunion… mais ça reste du grand n’importe quoi. Disons que c’est une série qui simplifie vraiment les choses quand on sait que dans un tas de boîte, ça finirait en des démissions forcées.

Mais tant mieux, c’est bien d’avoir une représentation positive à la télévision, aussi excessif que cela puisse paraître. C’était chouette, et c’était chouette d’avoir ensuite Mo qui fait une fête à MaxiMo pour célébrer ça. Pouvait-on par contre finir sur plus cliché que Simon qui chante Tightrope ? Probablement pas. C’était toutefois fun d’avoir Mo et la journaliste qui se mettent à chanter aussi, parce que vraiment, il y a de sacrées voix dans le casting.

Restait un silence gênant à régler entre Simon et Zoey, et ça se termine bien, avec un Simon se disant soulagé auprès de Zoey. Plus qu’à espérer de vrais changements par la suite, alors, parce que tout ça me laisse une drôle de sensation : OK, on a parlé du problème pendant un épisode, mais la solution proposée n’aura pas tellement d’impact sur la série, à part l’introduction d’un personnage qui semble régulier. Je sens qu’il y a des efforts dans l’écriture de la diversité depuis ce début de saison, mais là, ça donnait une impression de « regardez comme on est ouvert et comme on fait bien les choses » qui ne doit surtout pas rester passagère… surtout pas lorsqu’ils ne reconnaissent pas spécialement les problèmes de la saison 1 dans cet épisode.

> Saison 2

9-1-1 Lone Star – S02E04

Épisode 4 – Friends with Benefits – 17/20
Je ne sais pas ce qu’il s’est passé dans l’entre-saison, mais je trouve que cette saison 2 est bien meilleure. Elle s’attarde davantage à construire ses personnages et elle le fait bien, même si elle continue d’aller autant que possible à fond dans certains stéréotypes… Cet épisode a tout de même l’avantage de rééquilibrer l’ensemble et de proposer des histoires qu’on ne voit pas assez souvent à la télévision, en trouvant la note juste pour le faire. J’ai vraiment bien aimé, donc.

Saison 2


Spoilers

Oh… I didn’t feel a thing.

Une soirée-jeu avec un semblant de Time’s up ? Euh… Pourquoi pas ! C’était sympathique, même s’ils ont l’air long à trouver des mots et qu’ils finissent par être sacrés vainqueurs quand même. Ils ? Eh bien, Owen et son ex-femme. Oui, ils sont de retour en couple – même s’ils se rendent compte qu’ils sont surtout mieux en tant qu’amis avec des bénéfices – et sont donc là pour une soirée entre amis avec Judd, Grace, Vega et son mari. Soit. C’était mignon, mais ça manquait de TK et Carlos.

Il faut dire qu’ils étaient occupés ailleurs, eux, préférant aller assister à un match de roller-derby maintenant que Marjan s’y est mise. Il y a des interventions qui vous changent une vie, apparemment. Cela dit, la vie de Marjan est surtout bouleversée depuis qu’elle a douze ans : elle s’est en effet fiancée avec un certain Salim… dont elle n’avait jamais parlé à personne avant. Cela pose évidemment un souci à tous ses amis, surtout que Paul imaginait que Salim était simplement un stalker de Marjan.

Mateo imaginait plutôt que c’était son frère, mais le vrai problème vient du fait, finalement, que comme c’est son fiancé, il y a un mariage à venir un jour ou l’autre. Mateo comprend donc qu’elle risque de repartir plus vite que prévu à Miami, et ça, ça les rend tous tristes.

Ils sont heureusement divertis par des considérations plus générales sur le mariage, c’est déjà ça. En effet, Marjan a la théorie que le taux de divorce moins élevé des mariages musulmans vient du fait qu’ils pensent que l’amour se construit, contrairement aux occidentaux voulant être amoureux le jour du mariage. J’aime bien cette vue d’esprit, hein, mais bon, il y a aussi moins de divorce pour des raisons culturelles qui font que c’est moins bien perçu…

Bref, forcément, avec tout ça, on enchaîne sur un mariage où quelques personnes portent des masques… mais tous les autres, non ? Je ne comprendrai jamais l’espèce humaine, je crois. Quelques masques permettent suffisent à nous rappeler qu’on est en pandémie apparemment. Malheureusement, la mariée n’est pas très fidèle, et ça se voit dès le discours du témoin qui est clairement amoureux d’elle, lui vomissant dessus pour bien lui gâcher son mariage.

Pardon, le truc, c’est que ça finit en intoxication alimentaire pour tout le monde, avec même une personne qui vomit sous son masque, la pauvre. Pour avoir vu ça en vrai, ça fait de la peine. Quelle panique, en tout cas. Le plus beau jour de leur vie tourne au cauchemar quand tout le monde s’enfuit en vomissant et que leur tente s’effondre sur eux.

Les mariés ont ensuite la chance de se retrouver coincé sous la tente. Le mari se retrouve donc avec les jambes coincées sous des barres métalliques, avant de découvrir que sa nouvelle femme est enceinte… alors qu’elle est censée être vierge et attendre le mariage, tout comme lui. Le pauvre mari est donc cocu avant même d’avoir consommé son mariage.

Marjan en profite pour souligner que ce n’était pas un bon match de couple, tout ça, mais j’ai du mal à voir en quoi ce qui se déroule lui donne vraiment raison. De toute manière, le reste de l’épisode finit par lui donner tort : elle aussi attend pour rien en se préservant, parce que Salim se lasse de plus en plus de ses fiançailles qui n’en finissent pas. Voyant bien qu’elle a désormais une vie loin de Miami et qu’il a lui-même fort à faire dans son école de dentiste, il propose à Marjan de rompre les fiançailles.

Outch. Il le fait en plus en l’invitant dans un restaurant classe et sans chaperon, ce qui fait que Marjan envisageait plutôt qu’ils allaient se diriger vers un mariage plus rapide que prévu – n’en déplaise à Mateo.

Oui, mais Salim a rencontré quelqu’un d’autre, une Madison dentiste, alors Marjan se retrouve à ne pas pouvoir se marier avec… celui qu’elle aime. Ouep, maintenant qu’elle est larguée, elle se rend compte qu’elle est amoureuse de lui. Elle s’en confie fort heureusement à Paul et Mateo qui sont de bons conseils : ils lui font remarquer qu’elle doit absolument dire à Salim les sentiments qu’elle ressent pour lui, car les regrets la boufferont vivante.

Elle se rend donc à l’hôtel de Salim pour lui parler vraiment, de cœur à cœur. Et elle fait bien, parce qu’il l’embrasse aussitôt qu’elle lui dit qu’elle est amoureuse de lui. Mauvaise réaction, monsieur. C’est extrêmement bien écrit tout ça, parce que Marjan ne voit pas comment elle pourrait être en couple avec Salim, ce type qu’elle aime mais qui est incapable de respecter ses engagements… ou les gens autour de lui, vu comment il traite de Madison. Ils auront au moins eu un baiser avant de se rendre compte que leur timing de leur relation ne fonctionne pas…

Je tiens à dire que je m’attache de plus en plus à la série et ses personnages, parce que cette saison 2 renverse la tendance : au lieu de s’attacher aux cas de la semaine, on fait évoluer les personnages, et ça marche bien mieux. Côté écriture du scénario et blagues, c’est aussi rudement plus efficace : on se retrouve ainsi avec de très bonnes répliques sur le « red wedding » ou les « 50 shades of Grace ». Grace est un personnage largement sous-développé cette saison, mais j’ai adoré le focus sur elle dans cet épisode : elle se retrouve à devoir aider un homme masochiste coincé dans une position improbable qui doit absolument se libérer pour faire une injection d’adrénaline à sa dominatrice, piquée par des guêpes.

Il était très drôle de voir Grace avoir la présence d’esprit de devenir elle-même la dominatrice de l’homme, et encore plus drôle d’avoir la réaction de ses collègues. La situation reste crédible, on a de la peine pour cette homme forcé de se déboîter l’épaule, mais on est heureux de savoir que tout finit bien pour eux. C’était une idée efficace, et il n’y a pas besoin d’avoir beaucoup plus.

 

On retrouve enfin Tarlos dans cet épisode, et les scénaristes se concentrent sur leur couple de manière sympathique. Bon, TK se fait draguer par un barman, ce qui provoque la jalousie de Carlos. Il est très attaché à son mec et se montre bien jaloux… par contre, il ne l’assume pas tant que ça face à ses parents.

C’est un peu gros, mais en allant faire des achats de plantes ensemble, TK et Carlos tombent sur les parents de ce dernier, qui est clairement encore dans le placard. Soit. Disons que c’est le genre de choses qui me semblent être discutées avant d’aller acheter des plantes ensemble dans la même ville que les parents, mais bon, soit. TK prend très mal d’être présenté comme un ami, en tout cas. Il prend super mal d’être présenté comme un ami de boulot et surtout super mal qu’il ne corrige pas sa mère quand elle se trompe de prénom en parlant à TK.

Et ça lui fait mal, ce qui est bien logique, parce qu’il a d’un coup l’impression de ne pas être si aimé que ça. L’intrigue résonne plutôt bien et est intéressante, même si ça mène à une dispute de couple que j’aurais aimé ne pas avoir à subir – on les voit plus se disputer et être en froid depuis le début de la série qu’ensemble en tant que couple heureux, c’est triste.

TK refuse de passer pour un simple ami, surtout quand Carlos insiste pour lui dire que, si, il est bien out auprès de ses parents. Bon. Ceux-ci ont probablement deviné ce qu’il en était à ce stade, mais ça n’empêche que TK est vexé, et ça peut se comprendre. Les beaux-parents, quelle plaie ! Et pas que ceux de TK, d’ailleurs.

Oui, parce que ce dernier fait l’erreur de s’en confier à ses parents, qui sont eux-mêmes en pleine dispute et finissent par ramener le sujet à eux quand ils comprennent que TK a peur de n’être qu’un ami avec bénéfices de Carlos. C’est marrant et plutôt bien écrit de voir les parents conseiller le fils en se mettant plus ou moins d’accord eux aussi. Le vrai problème d’Owen et son ex, c’est que la spontanéité est ce qui a ravivé leur flamme et qu’Owen n’est pas très psychologue. Son ex-femme veut redéfinir pour de bon leur relation, et ça lui fait peur.

Sur les conseils de Judd, il décide donc d’avouer une nouvelle fois son amour à son ex dont il va vraiment falloir que je cherche et retienne le prénom à un moment. Déjà, parce que ce n’est plus son ex-femme, et ensuite parce qu’il la redemande en mariage. Certes, elle refuse, mais ça n’empêche qu’elle a quand même besoin de savoir ce qu’est leur relation exactement, parce qu’elle est… enceinte. J’ai beaucoup ri, je ne m’y attendais pas du tout. Et Owen non plus.

Autrement, le soir, TK décide tout de même de revenir voir Carlos et, même s’il a la clé, il décide de frapper, faisant craindre le pire pour Carlos qui a l’impression qu’ils ont rompu… sauf que le pire est encore à venir : TK ne se sent pas en sécurité affective auprès de Carlos et donc il continue de penser que leur relation auprès de ses parents n’est pas la bonne.

Carlos a toutefois les bons mots pour expliquer à TK que ses parents ne sont pas parfaits et que, même s’ils acceptent son homosexualité, ils ne sont de toute évidence pas encore prêts à le voir en couple ou à affronter ce qui reste un problème pour eux. Le couple en ressort bien plus fort : TK affirme à Carlos qu’il sera là pour lui peu importe comment il le présente, parce qu’il est à fond dans cette relation et qu’il est important que Carlos puisse lui aussi se sentir en sécurité dans cette relation – tout ne tourne donc pas autour de TK et sa sécurité à lui dans la relation. Eh, c’était étonnamment bien écrit tout ça, et plutôt surprenant venant de cette série.

Les trois relations amoureuses au cœur de l’épisode sont vraiment sympathiques, parce qu’on ne les voit que très peu dans les séries (bon, celle d’Owen un peu plus tout de même) et rarement traitées comme cela. C’est un peu expéditif en un épisode, mais ça fonctionne. Et la conclusion de TK comme quoi de toute manière rien ne reste jamais tout à fait pareil ? Douloureusement vraie.

Saison 2