Malcolm : Life’s still unfair (S01)

Salut les sériephiles,

Il y a six mois, j’étais hyper hypé par le retour de Malcolm et je vous en faisais un article. Et puis, la série est sortie et je n’ai pas regardé ces quatre mini-épisodes. Pourquoi ? J’ai eu peur d’être déçu, j’ai voulu trouver un moyen pour les voir les quatre d’un coup et puis les retours n’ont pas duré bien longtemps. J’ai réussi à ne pas être spoilé et il n’y avait plus d’urgence.

Quelle idée de ne faire que quatre épisodes et quelle idée de tous les diffuser d’un coup ! Bon, et donc, ça fait quelques mois maintenant. Est-ce qu’il ne serait pas temps de les voir ? Si, probablement. C’est pourquoi, j’ai décidé de m’y mettre.

Le résultat, c’est que je suis plutôt très déçu par le résultat et que j’aurais peut-être mieux fait de passer mon chemin. La folie est toujours là, mais contrairement à Scrubs, ce retour n’a pas réussi à me faire rire. Je ne saurais pas expliquer pourquoi, mais ça m’a paru forcé. Bref, je ne vais pas en faire un retour complet épisode par épisode comme d’habitude pour cette raison. Histoire d’en garder une trace sur le blog tout de même, voilà donc ce que j’ai pensé au fur et à mesure, mais pour résumer, sachez que j’ai trouvé le trailer du retour meilleur et plus efficace – que ce soit pour l’humour ou le rythme. Quelle déception.

Episode 1 – 12/20

La série commence bizarrement par un montage « Previously on » qui nous rappelle toute l’ambiance de dingue de cette série. Est-ce qu’elle passerait encore comme ça en 2026 ? Je ne suis pas sûr. C’est peut-être une grande partie du problème, d’ailleurs : la série me faisait rire par son rythme de dingue et sa folie, mais elle peine à y revenir.

Dans cet épisode, la folie, c’est Hal qui fait un happening dans un magasin ? Vraiment ? La solution de Malcolm pour être normal est de rester loin de sa famille ? Mais toutes les saisons ont montré qu’on ne les quittait jamais vraiment et qu’ils étaient codépendants… Le nouveau Dewey ? je trouve que ça le fait. Je suis triste, évidemment, mais je suis surpris que l’acteur choisi arrive si bien à l’interpréter de manière cohérente – qu’il soit devenu un coureur de jupons, par contre, mouais. Ironiquement, je l’ai plus reconnu que Reese – je ne sais pas, Reese ne paraissait pas aussi à l’aise qu’avant dans son rôle de neuneu. C’est peut-être parce qu’il est adulte, en fait.

Malcolm ? Le voir adulte, ça fonctionne à peu près. Qu’il reprenne la narration, ça marche, surtout quand il décrit ses stratégies pour éviter sa famille (c’est ce que font tous les adultes, non ?) ou les crises qu’il piquait en leur présence. Qu’il assure être sain d’esprit et bien mieux loin d’eux, mais que la révélation finale soit que sa fille pense ses grands-parents morts et que les grands-parents ne soient même pas au courant de l’existence de leur petite fille ? Eh, c’est bon, je suis blasé.

Que sa fille reprenne la narration ? C’est un non. La série aurait dû rester 100% du point de vue de Malcolm OU 100% du point de vue de sa fille, mais proposer un épisode qui fait les deux… Je ne sais pas, pas convaincu par le pont entre les générations et par l’écriture des scènes au lycée. Il n’y a que quatre épisodes, a-t-on vraiment envie de suivre Leah au lycée ? Je ne pense pas. C’est un entre-deux étonnant. Au moins That ‘90s show avait fait un choix efficace sur le sujet.

Sinon, j’adore l’actrice qui joue Tristan… mais je la trouve mille fois trop jeune pour être la petite-amie de Malcolm parce que je l’ai vue jouer une ado dans l’excellente Trinkets près de dix ans après la fin de Malcolm. En vrai, ils n’ont que sept ans d’écart, mais quand même.

Episode 2 – 10/20

Il y avait beaucoup de taf pour me convaincre après ce premier épisode et ce cliffhanger pas convaincant. J’y ai cru dans les premières scènes en famille, mais quand il est révélé que Reese continue d’être un parfait idiot après un premier épisode où il était plus sérieux, c’est… déceptif ? Je le reconnais beaucoup plus dans cet épisode, mais du coup, ça me fait bizarre qu’il soit dans un entre deux. Ceci dit, la manipulation d’Hal, c’était un grand classique, ça ne devrait pas me surprendre.

Francis vit dans le garage de ses parents ? Je suis triste pour lui. Il s’apprête à devenir papa et c’est très bien, mais j’espérais tellement mieux pour le personnage. Je ne sais pas, on dirait que les scénaristes forcent les personnages à redevenir ce qu’ils étaient – ce n’est pas la trajectoire que j’imaginais pour eux.

Du côté de Malcolm… Bon, il rappelle Stevie, ça se tient vu la cata qu’est sa vie, mais apparemment ils ne se parlent plus vraiment ? Tristan veut le forcer à se réconcilier avec sa famille ? Cela ne colle pas. On sent aussi que les dramas sont expédiés rapidement ou écrits pour pouvoir l’être en quatre épisodes, quoi. Il en va de même pour les retours (Ritchie ?) : on sent la commande qui impose aux scénaristes de rusher et de vouloir faire un maximum de fan service.

Si j’ai préféré Leah dans cet épisode, je continue de trouver bizarre l’équilibre que la série ne trouve pas entre la vie de famille et sa vie au lycée. Je ne sais pas, ça ne me posait pas de problème dans la série d’origine. La scène où elle se plante dans le placard pour apprendre à connaître sa famille est bonne, mais pas aussi drôle qu’elle devrait l’être. Finalement, ma seule vraie bonne surprise de ces deux épisodes, c’est Kelly. J’avais lu tout et son contraire sur Twitter, mais je trouve que c’est efficace.

Episode 3 – 08/20

Tout le monde surjoue et force trop, je crois que c’est ce qui me pose problème avec ce revival. Cela fonctionnait dans la série d’origine, mais ça n’arrive pas à me convaincre parce que j’ai l’impression que le scénario force lui aussi pour qu’on retrouve les personnages d’avant… sans parvenir à nous les rendre vraiment. Il y a peut-être une exception pour Lois.

Que dire d’Hal ? L’acteur est devenu complètement exhibitionniste pour qu’on nous le foute à poil deux fois en trois épisodes ? Je suis à ça de le trouver plus exhib qu’Archie. La scène de l’autothérapie est toutefois bonne – mais là aussi, ça me perturbe. J’ai l’impression que ce revival a été écrit pour démontrer toutes ses capacités d’acteur (qui ne sont plus à prouver). Et c’était lourd, tout de même.

Je devrais en avoir quelque chose à faire de la rupture entre Malcolm et Tristan ? De Reese qui fait chier Kelly ? Cela ne prend pas du tout sur moi. J’ai préféré l’intrigue de Francis qui ressemblait un peu plus à ce qu’on avait à l’époque, mais cette compétition qui n’importe qu’à lui pour remonter dans l’estime de Lois était ridicule comme Malcolm sait le faire – et devrait le faire.

Le cliffhanger ?? Ne me lancez pas dessus, je suis énervé qu’ils osent faire un tel accident pour du suspense là. Comme si ! Et Malcolm qui se retrouve encore avec une nana qui a des casseroles improbables ? C’est trop ! Ils nous ont vendu un Malcolm qui restait loin de sa famille afin d’être stable. Pourquoi continuerait-il d’avoir tant de chaos dans sa vie ?

Episode 4 – 07/20

L’accident n’a aucune conséquence majeure et ne servait qu’à faire un cliffhanger, comme je m’y attendais. Tout le monde est réuni de manière artificielle pour l’anniversaire de mariage de Lois et Hal. Le but est clairmenet d’avoir une excuse pour réunir tout le monde, y compris ceux que nous n’avions pas encore revus. Je ne ssuis pas scénariste, mais quelque chose me dit que ça aurait mieux fonctionné si la mini-saison avait commencé par-là et par des retrouvailles à partir de là. Genre, la copine de Malcolm le traine avec sa fille sans le prévenir et hop, tout part de là, avec uniquement le point de Leah. Ouais, je ne sais pas, je n’aime pas du tout l’intrigue qu’on lui donne, mais je me dis que ça aurait pu donner quelque chose quand même.

Là… Non. On sent que les acteurs sont heureux d’être de retour dans leur rôle, mais je ne vois pas ce que cherche à raconter ces quatre épisodes. Le problème créé est artificiel et la résolution l’est tout autant, forcément. Allez, je leur reconnais tout de même que c’est cool d’avoir Malcolm qui arrive par lui-même à comprendre qu’il est un homme bien ou d’avoir Hal/Reese pour remettre les choses au point.

En fait, ces scènes m’ont fait croire que j’allais accrocher. Malheureusement, toute la fin est un énorme ramassis de bullshit. Le coup des paillettes aurait pu me faire rire, mais le fait que Lois consacre toute une vidéo à dire à quel point Hal est génial ou que Malcolm fasse une demande en mariage qui n’a rien de logique… Tss. Non, ça ne passe pas. En plus, sérieux, Hal a fait de jolis cadeaux à Lois avant, je sais, mais ça envoie quoi comme message encore ? C’est Lois qui est incroyable dans cette famille, pas Hal !

En bref

J’ai eu du mal à accrocher à ces quatre épisodes principalement parce qu’ils n’ont pas réussi à trouver leur ton et à rappeler le chaos qu’était la série d’origine. Pire encore, j’ai trouvé qu’ils ne savaient pas ce qu’ils voulaient raconter et qu’ils se perdaient souvent en route. Alors oui, ça fait plaisir de retrouver les personnages et de les revoir se crier dessus, mais ça n’a pas fonctionné sur moi car ça n’avait pas autant de sens qu’à l’époque – ça n’arrivait pas à être drôle, on forçait trop tout le monde à redevenir ce qu’il était et il n’y avait pas assez de temps pour que tout le monde retrouve ses marques ou soit développé de manière cohérente.

Finalement, ce revival nous montre exactement pourquoi parfois c’est une bonne idée de laisser mourir les séries dans un coin plutôt que de les forcer à revenir. Oui, c’est ironique de poster cette critique juste après mon article sur le retour à venir de The Guild dont je suis super content, je sais…

The Guild is (so) back !

Salut les sériephiles !

Il y a neuf ans, presque jour pour jour, j’écrivais sur ce blog un article pour célébrer les dix ans de The Guild. J’y racontais déjà à quel point cette websérie avait compté pour moi : elle faisait partie des toutes premières que j’avais regardées, m’avait aidé à progresser en anglais et m’avait surtout fait découvrir une bande de personnages complètement dysfonctionnels dont je n’avais ensuite plus vraiment eu envie de me séparer.

À une époque où Youtube n’était pas encore devenu le monstre qu’il est aujourd’hui, cette websérie (créée, écrite, produite et interprétée par Felicia Day) a réussi à tenir six saisons entre 2007 et 2013, en gagnant peu à peu en moyens, mais sans jamais perdre son identité. La saison 6 avait été diffusée sur la chaîne Geek & Sundry à raison d’un épisode par semaine, exactement comme une série télévisée classique. Puis le dernier épisode était arrivé et… c’était terminé, sans crier gare. Aucun avertissement, aucune grande campagne autour de la fin, rien. Nous avions simplement découvert pendant l’épisode que nous faisions nos adieux à Codex, Zaboo, Vork, Clara, Tink et Bladezz. Autant dire que j’étais dévasté, ce que j’avais d’ailleurs déjà pris le temps de raconter dans mon article de 2017.

Ils sont vraiment tous de retour

Le retour de The Guild cette année est ainsi tout aussi inattendu que sa disparition. À l’approche des vingt ans de la série, qui seront célébrés en 2027, Felicia Day a décidé de réunir toute l’équipe pour un film intitulé The Guild: Ren Faire’d. Et non, je n’en ai pas Ren à Faire. Jeu de mot nul, je sais, mais j’en suis fier !

Après plusieurs mois de teasing, le Kickstarter a finalement été lancé le 20 juillet 2026. Pour le moment, nous ne savons pas encore grand-chose de l’intrigue. Le film se déroulera dans l’univers d’une fête médiévale populaire, où toute la Guilde devrait évidemment se retrouver costumée. C’est peu, mais honnêtement, il ne m’en faut pas beaucoup plus pour avoir envie de voir ce que ça va donner – est-ce que les enfants de Clara sont devenus des gamers en 20 ans ? Il y a des tas de théories excellentes sur le Discord de Felicia Day. Je ne voudrais pas être à sa place, elle doit avoir une pression de malade, en vrai !

Il y a au moins un truc sur lequel elle peut dormir sur ses deux oreilles (et nous avec) : le casting principal est bien de retour au complet. Felicia Day, Sandeep Parikh, Jeff Lewis, Robin Thorsen, Vincent Caso et Amy Okuda reprendront tous leurs rôles. Wil Wheaton et plusieurs autres visages connus de la série sont également annoncés, et plus il y aura d’argent, plus il y aura de caméos. Amy Okuda n’était pas présente dans la vidéo tournée spécialement pour le lancement du Kickstarter, ce qui aurait pu être inquiétant, mais sa participation au film est bien confirmée. Tout va bien dans le meilleur des mondes.

Enfin, tout va bien sauf pour mon compte bancaire, parce qu’évidemment que j’ai donné dès le lancement de la plateforme participative. C’était fou d’ailleurs de suivre la montée de la cagnotte, avec limite 1000 balles toutes les dix secondes. Il en reste une petite trace sur mon compte Twitter, mais wow, quelle soirée ce fut ! Dès que Felicia Day a commencé à évoquer sérieusement le projet, j’ai su que j’allais participer. Il n’existait absolument aucune version de cette histoire dans laquelle je laissais passer le retour de l’une de mes séries préférées sans contribuer à son financement – j’ai déjà donné à l’époque de Veronica Mars le regret d’arriver après la bataille. Et en plus, je peux recevoir quelques cadeaux en échange de mon don, je ne vais pas faire semblant de regretter.

Vu le contenu de mon panier, j’ai même plutôt l’impression d’avoir payé un prix raisonnable vis-à-vis des goodies prévus. Et si jamais le colis disparaît mystérieusement quelque part entre les États-Unis et la France, qu’une taxe de douane surgit sans prévenir ou que Chronopost décide de vivre sa propre quête secondaire comme il sait si bien le faire, je pourrai au moins récupérer le film en numérique. Coucou Chronopost, je t’adore (non, c’est faux, putain, t’as encore perdu un de mes colis cette semaine, c’est quand tu veux).

Un financement bouclé en quelques heures

Felicia Day demandait 1,5 million de dollars pour pouvoir lancer la production. C’est tout simplement énorme et la question était donc simple : vingt ans après le lancement de la série, restait-il suffisamment de fans prêts à payer pour retrouver la Guilde ? La réponse ne me surprend pas du tout : oui, évidemment.

L’objectif de 1,5 million de dollars a été dépassé le jour même du lancement. En moins d’une journée, la cagnotte avait franchi les 2,5 millions et, au moment où j’écris ces lignes, elle dépasse déjà les 2,6 millions de dollars avec encore environ un mois de campagne devant elle. Voilà, c’est facile. Record battu haut la main.

Il leur reste un peu de marge pour battre le film Veronica Mars. Le film tiré de la série de Rob Thomas avait récolté 5,7 millions de dollars auprès de près de 92 000 contributeurs en 2013. The Guild n’a pas encore dépassé cette somme finale. En revanche, son lancement a été encore plus rapide et a établi une nouvelle référence pour le démarrage d’un projet cinématographique sur la plateforme. Treize ans après Veronica Mars, une autre série culte vient prouver que les fans sont parfois plus efficaces que les studios pour ressusciter ce qu’ils aiment…

Bien sûr, le succès de cette première journée sur Kickstarter ne signifie pas que la cagnotte va maintenant s’arrêter. Felicia Day a déjà commencé à parler (cette nuit, pour nous) de nouveaux objectifs, de surprises supplémentaires et de cadeaux débloqués pour les contributeurs. Pendant le direct accompagnant le lancement, elle évoquait même ce qui pourrait arriver autour des trois millions, puis des quatre millions et demi.

Suck it, Hollywood

Ce retour est d’autant plus satisfaisant qu’il aurait très facilement pu prendre une direction beaucoup moins intéressante.

Felicia Day a révélé pendant le live accompagnant le lancement du projet qu’un producteur hollywoodien l’avait contactée au début de l’année 2025 pour lui proposer de relancer The Guild. Sur le papier, la nouvelle avait tout pour lui faire plaisir. Jusqu’au moment où elle a compris que le projet imaginé n’était pas une suite, ni même une réunion du casting original, mais un reboot avec des acteurs plus jeunes et une histoire adaptée aux gamers d’aujourd’hui.

Bah non, Hollywood, tu fais chier. Ce n’est pas ce que nous voulons voir. The Guild avait également rassemblé plus de 21 000 personnes abonnées à la page avant même le lancement de la campagne, ce qui en faisait l’un des projets cinématographiques les plus suivis de l’histoire de Kickstarter avant son ouverture. Là encore, ce n’est pas exactement le signe d’une série que tout le monde aurait oubliée. En revanche, personne n’attend une nouvelle Codex de vingt ans en train de découvrir Twitch et Discord. Ces outils sont désormais tellement installés dans la vie quotidienne qu’ils ne pourraient plus provoquer la même révolution narrative qu’en 2007, quand voir les personnages discuter derrière leurs webcams suffisait à donner à la série une forme presque expérimentale.

The Guild appartient à une époque très précise d’Internet, mais cela ne signifie pas que ses personnages doivent y rester enfermés. Ce qui est intéressant aujourd’hui, c’est justement de découvrir ce qu’ils sont devenus. Vork joue-t-il toujours autant ? Bladezz est-il toujours persuadé d’être le type le plus cool de la planète ? Sont-ils encore en contact au bout de vingt ans ? Moi, c’est terrifiant, mais je crois que je reste en contact avec ma guilde de l’époque, j’ai même fait des journées à Disneyland y a pas si longtemps avec des amies rencontrées sur internet. Et d’autres sont déjà prévu.

Bref, tout ça pour dire que Felicia Day a heureusement conservé les droits de la série. Elle pouvait donc refuser le reboot, reprendre son scénario et se tourner directement vers les fans sans avoir besoin d’obtenir la permission d’un studio. Dans la vidéo de présentation, elle résume d’ailleurs la situation avec beaucoup de délicatesse : « Suck it, suits. » Hollywood, j’espère que tu retiendras la leçon. Quand le public réclame le retour d’une série, ce n’est généralement pas pour retrouver le même titre collé sur des acteurs ayant la moitié de l’âge du casting original.

Vingt ans plus tard

Il faut évidemment reconnaître que les acteurs ont changé. Vingt ans ont passé, c’est terrible, ils ont vieilli. Nous aussi, malheureusement. Au-delà du coup de vieux collectif (Vincent Caso, tu prends cher), je suis surtout curieux de voir comment chacun retrouvera son personnage. Certains membres du casting ont continué à tourner régulièrement, d’autres se sont faits plus discrets, mais je n’ai pas beaucoup de doutes sur leur capacité à reformer immédiatement cette bande. La vidéo du Kickstarter suffit déjà à retrouver leurs dynamiques, leurs regards et cette impression qu’ils pourraient recommencer comme si le dernier épisode avait été diffusé la semaine dernière.

Je ne sais pas encore ce que donnera l’intrigue, ni si le passage à un long-métrage conviendra vraiment à une série qui reposait un temps sur de très courts épisodes. Je ne m’attends pas non plus forcément à ce que le film serve de tremplin à une nouvelle saison, à la Veronica Mars. Felicia Day présente avant tout le projet comme une célébration des vingt ans de The Guild, et un film nostalgique avec tout le casting me suffit déjà largement pour ça. J’ai tellement hâte’d, je leur souhaite de récolter plein de thunes encore, histoire d’avoir un film de la meilleure qualité possible et avec un maximum de retours et caméo. J’ai trop hâte.

Prochaine étape : Community ? Je ne perds pas espoir… mais un peu, quand même.