Loki – S02E03 – 1893 – 15/20

C’est toujours vraiment très chouette à regarder, mais je reste frustré de devoir me contenter d’être embarqué et d’ignorer ce qui me semble être des défauts d’écriture – ou en tout cas des lacunes visibles dans les déplacements des personnages et certaines répétitions. Je sais, je sais, c’est comme ça et puis c’est tout ; ça n’empêche pas de savourer de très bons épisodes en plus. Mais tout de même. Je vais me concentrer à la place sur le positif, et c’est très clairement la reconstitution d’une période qui a de la gueule.

Spoilers 

Loki et Mobius souhaitent retrouver Miss Minute, et donc Renslayer, pour sauver TVA.

The sooner we find her, the better.

C’est reparti pour un tour ! Oui, je regarde de plus en plus tard les épisodes – et je publie les critiques encore plus tard – et ce n’est pas pour rien. J’aime beaucoup la série, mais j’ai vraiment du mal à l’idée de me faire balader comme ça sans savoir exactement ce qu’il en est et où l’on va. Ces deux saisons sont trop en mode « accepte que c’est comme ça et ferme-la » pour moi. Cela dit, il y a vraiment de très bons moments, un casting de dingue et de bonnes idées. Je veux dire rien que le début de cet épisode qui promet de nous envoyer en 1893 et nous recycle le générique Marvel Studios à la sauce XIXe siècle, c’était déjà top.

1868 | 1893 | Sylvie | Miss Minute | Confrontations

1868

L’épisode commence donc par l’arrivée de Renslayer à Chicago en 1868. Elle est toujours dans la timeline sacrée, mais elle n’aime pas trop découvrir qu’elle débarque dans ce qui ressemble à un tas de boue – une ferme peu agréable. Renslayer ne comprend pas trop ce qu’elle fait là : elle est supposée passer du temps avec Miss Minute à cette époque afin de rencontrer Celui-qui-reste à la fin des temps.

Le problème, c’est qu’il est mort et que Renslayer doit désormais faire tout ce qu’il a demandé à Miss Minute sans rien demander de plus. L’idée est simple : elle doit déposer un carnet à une fenêtre, et c’est essentiel qu’elle le fasse à ce moment précis pour que Celui-qui-reste puisse de nouveau être à la tête d’un TVA un jour. Cela permettra à Renslayer et Miss Minute d’avoir un rôle important à la TVA. De nouveau.

Le carnet qu’elle dépose ? Eh bien, un manuel de TVA, justement. C’est un petit garçon qui le trouve – et j’imagine que c’est Kang lui-même.

1868 | 1893 | Sylvie | Miss Minute | Confrontations

1893

Quand on revient à la TVA, les branches élaguées par Dox repoussent déjà. OB est donc complètement paniqué à l’idée qu’ils vont tous mourir et que la TVA va exploser à cause de ça. Bon. C’est à chaque épisode à ce stade. La solution ? Utiliser Miss Minutes pour accéder au cœur de la TVA, tout simplement.

Ce n’est toutefois pas si simple : Miss Minute est portée disparue. La seule piste de Loki et Mobius ? Suivre Renslayer pour essayer de retrouver Miss Minutes. Ils le font en se rendant eux aussi à Chicago en 1868. Ils n’y trouent rien d’intéressant, mais ils ne cherchent pas vraiment ce qu’il en est non plus. Ils préfèrent suivre Renslayer ensuite en 1893 – toujours à Chicago, mais cette fois-ci dans une branche temporelle.

En 1893, ils se retrouvent en pleine foire internationale. Il est assez incroyable de voir la transformation de cette ville en trente ans, mais ça fonctionne bien de les voir errer dans la foire et admirer tout ce qu’il se passe. Mobius récupère rapidement un journal qui leur permet de comprendre que Miss Minute est bien là, puisqu’un fantôme de pendule serait en train de terroriser la foule.

L’enquête peut donc reprendre, ce qui suggère que nos deux héros doivent errer dans la foire un peu plus. C’est l’occasion de voir Loki péter un câble sur des statues de sa famille, histoire de faire de l’humour facile, avant qu’on enchaîne sur une fête où on promet quelques merveilles temporelles. Pour l’instant, la merveille temporelle, c’est le budget mis dans les costumes et la reconstitution de cette foire internationale.

Rapidement, Mobius repère malgré tout Renslayer, qui a toujours Miss Minutes avec elle – dans un sac. Toutefois, Loki veut profiter du spectacle avant de parler à Renslayer. Sans trop de surprise, le spectacle est assuré par Celui-qui-reste… avant qu’il ne devienne cela. Loin d’être le personnage terrifiant que l’on a vu en fin de saison 1, le personnage est désormais sur scène à faire des spectacles en parlant avec un phrasé parfaitement insupportable de lenteur.

Si Mobius le trouve risible, Loki est aussitôt terrifié : il sait qu’il a affaire à un Variant qui risque de faire bien des dégâts. Sa simple démonstration d’un cœur de TVA déjà un peu fonctionnel fait froid dans le dos, en vrai, au point que Mobius souhaite le ramener au plus vite à la TVA. C’est contre l’avis de Loki qui a peur de ce qu’un Variant pourrait faire à la TVA… À chaque jour son problème, cela dit.

Et puis, de toute manière, ils n’en sont pas là : Mr Timely, ce fameux Celui-qui-reste en devenir, est harcelé par bien des gens quand il descend de scène. Il y a d’abord Renslayer qui veut lui parler de son futur, puis des investisseurs qui débarquent. Leur but ? Racheter la machine, parce qu’ils sentent bien le pouvoir qui réside dans cette machine.

Timely finit par céder à la proposition d’un investisseur, et ça surprend vraiment Renslayer qui ne comprend pas trop comment cet homme, clairement un arnaqueur, pourrait devenir un jour l’homme plein de pouvoir qu’elle souhaite le voir devenir. En attendant qu’il le devienne, il faut donc réussir à voir ce qu’il est dans cette réalité – un excellent personnage d’arnaqueur qui sait y faire pour ne pas être arrêté, que ce soit par Renslayer, Mobius et Loki ou les gens qui se plaignent de ses arnaques.

J’aime beaucoup le personnage tel qu’il est présenté et j’aime bien la course poursuite qui a lieu dans la Foire Internationale. Avant ça, Loki fait une petite démonstration complètement inutile de ses pouvoirs (vraiment, quel est le but de cette utilisation des pouvoirs et même du type qui lui en veut ?) et Mobius et lui rencontrent Mr Timely. C’est aussi l’occasion de retrouvailles avec Renslayer, mais c’est présenté comme anecdotique.

1868 | 1893 | Sylvie | Miss Minute | Confrontations

Sylvie

Pourtant, Renslayer se retrouve ensuite en tête à tête avec Mobius, et ils prennent le temps de se parler comme les anciens collègues qu’ils sont. C’est un peu tout ce qu’ils peuvent encore faire de toute manière : Loki est coincé dans la grande roue avec Mr Timely et… Sylvie ! Cette dernière sort de nulle part avec pour intention de tuer le Variant de Celui-qui-reste, afin de s’assurer de pouvoir continuer de vivre sa vie pépère au McDo.

Le problème ? Loki lui assure qu’ils ont besoin de la TVA, même si elle n’en veut pas. Bon, techniquement, TVA, c’est Tribunal, donc je devrais dire « le », je sais. Je n’y arrive pas pour autant. Ce n’est jamais qu’un détail : le but de la scène est de nous montrer que Sylvie n’a pas l’intention de se calmer tant qu’elle n’aura pas tué ce variant de Celui-qui-reste. Ce dernier découvre un peu plus d’infos sur la TVA et le manuel qu’on a décidé de lui offrir quand il était enfant.

Il doit toutefois faire face à la colère de Sylvie, ce qui se termine en explosion le propulsant hors de la grande roue. Ils ne sont plus en hauteur, heureusement pour lui. Renslayer profite de l’occasion pour se précipiter sur lui et se barrer bien vite et loin avec Mr Timely, alors que Miss Minute fait simplement diversion : elle se grandit et fait peur à toute la foule.

Elle ne fait pas peur pour autant à Mr Timely. Il est sous le charme de Renslayer, qu’il installe sur une chaise de son invention, avant de rencontrer officiellement Miss Minute. Cette fois, il apprend donc qu’il est le créateur de la TVA, d’une certaine manière. Cela le fascine et semble lui faire bien plaisir, même si Renslayer lui parle aussi du meurtre de Loki et Sylvie.

Pour l’instant, Mr Timely aime bien Loki, cependant : il vient de le protéger de Sylvie. J’ai bien ri de la réaction de Renslayer qui insistait pour expliquer que Loki changeait de camp en permanence, mais la scène est malheureusement interrompue par une nouvelle course poursuite. En effet, Renslayer, Timely et Miss Minute s’échappent à nouveau lorsqu’ils sont retrouvés par les hommes arnaqués, puis par Loki et Mobius. L’ambiance est toujours très sympathique dans la série, au moins, et les mouvements amples de caméra bien pensés.

1868 | 1893 | Sylvie | Miss Minute | Confrontations

Miss Minute

Tout cela mène finalement Renslayer, Miss Minute et Mr Timely sur un bateau, pour retrouver le dernier prototype de Timely avant de retourner à la TVA réparer le cœur. L’avantage, c’est que le but de Renslayer est à peu près le même que Loki, dans le fond : sauver la TVA. La différence réside dans l’optique prévue pour la suite de cette réparation.

On passe en tout cas pas mal de temps avec Timely et Renslayer. J’aime beaucoup l’alchimie entre eux, la jalousie que ça provoque chez Miss Minute et toutes les interactions qui en découlent dans cet épisode. Mr Timely découvre donc qu’il doit le carnet de ses inventions à Renslayer, tandis que Renslayer commence à vraiment aimer passer du temps avec cet arnaqueur. On finit par oubier qu’on est en présence des antagonistes : j’ai plutôt envie de les voir dominer le monde et les timelines, moi.

Ce n’est toutefois pas si évident : Mr Timely est manipulé par Miss Minutes, bien plus que par Renslayer. Il profite donc de la nuit pour débarquer Renslayer du bateau. Littéralement. Il la fout sur un canot de sauvetage et la laisse galérer à ramer tandis que son bateau à lui s’enfuit loin. Le visage machiavélique de Miss Minute apparaît de nouveau dans cet épisode, et elle n’est vraiment pas rassurante.

Elle est malgré tout amenée par Mr Timely jusque dans son atelier secret où elle continue de le flatter encore et encore. Je n’ai tellement pas confiance en elle. Et j’ai raison : alors que Mr Timely veut se rendre au plus vite à la TVA, Miss Minute l’arrête et révèle ses vraies intentions. Cela commence par sa jalousie de Renslayer, à nouveau, puis par la révélation que Celui-qui-reste lui a donné la possibilité de s’autoprogrammer. Et son autoprogramme, apparemment, est de tomber amoureuse de son créateur.

Elle désire à présent un corps pour pouvoir vraiment diriger le monde avec Celui-qui-reste. Elle lui en veut d’être restée, elle, sa chose, et il est vite clair qu’elle cherche à se venger de ce variant. Enfin, elle veut se venger mais ne sait pas trop comment. Par chance, Mr Timely est assez réactif pour utiliser la télécommande qui éteint rapidement Miss Minute.

1868 | 1893 | Sylvie | Miss Minute | Confrontations

Confrontations

Par malchance, toute cette conversation a permis à Renslayer de le retrouver. Elle menace à présent de le tuer s’il ne fait pas tout ce qu’elle veut – mais ce n’est pas si simple. En effet, Loki et Mobius débarquent eux aussi. Comment ? On ne saura pas. On va dire qu’ils ont mené une enquête les ramenant au bon endroit, mais c’est un peu abusé, je trouve, surtout avec ce timing. Et puis, toute la conversation oublie l’existence de Mr Timely pour se résumer à un débat sur la TVA entre Mobius et Renslayer.

Elle assure être celle qui est capable de maintenir l’ordre et de sauver la TVA. Malheureusement, ce n’est pas ce qu’elle fera dans cet épisode : Sylvie débarque par surprise (enfin… désolé, mais je n’y vois aucune surprise en vrai, c’était prévisible, non ?) et attaque tout le monde. Les voilà tous à terre alors que Sylvie est debout.

Son but est toujours de tuer Mr Timely puisqu’il deviendra maléfique selon elle. Ce n’est pas son avis à lui, et elle prend bizarrement le temps de dialoguer. Je ne comprends pas du tout pourquoi, tellement c’est à l’opposé de ce qu’était le personnage quelques minutes avant. Une chose est sûre : elle n’ose pas le tuer finalement et le livre finalement à Mobius et Loki. Mais lui et seulement lui, hein. Elle demande au duo de choc de la laisser avec Renslayer, histoire de se venger. Décidément, trop de vengeance dans cet épisode.

Renslayer se laisse plutôt faire, bizarrement, mais c’est sûrement parce qu’elle espérait se faire tuer. Au lieu de ça, Sylvie se propose de lui offrir un aller simple pour la Fin des Temps. Elle y voulait son trône pour être Celle-qui-reste, mais bon, c’était dans l’espoir de ne pas y être seule. Finalement, elle l’est. Elle a toutefois eu la présence d’esprit de récupérer avant son exil Miss Minute. Cette dernière révèle donc dans les derniers instants de l’épisode qu’elle connaît un secret sur Renslayer, secret qui la mettra en colère. Allez, me dites pas qu’elle vient de passer un épisode à draguer son papa quand même ? On ne saura pas, parce que c’était le cliffhanger de cette semaine en fait. J’avoue que je ne saisis pas trop la construction des épisodes – et le timing étrange.

1868 | 1893 | Sylvie | Miss Minute | Confrontations

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The Irrational – S01E05 – Lucky Charm – 14/20

Voilà, je retrouve davantage ce que je cherche avec ce procédural : c’est un peu fun dans l’intrigue proposée, ça fonctionne bien du côté du fil rouge et de l’équilibre de l’épisode, les personnages donnent envie d’apprendre à les connaître à nouveau et les scénaristes savent miser sur les bonnes dynamiques pour ne pas nous ennuyer. J’espère que la suite de la série continuera davantage sur cette lancée, parce que ça redevient un divertissement efficace – ce n’est pas exceptionnel, mais ça permet de se divertir, quoi.

Spoilers

Pourquoi une experte en poker perdrait-elle soudainement dans un tournoi contre un amateur ?


It doesn’t look like someone who is in control

Est-ce une bonne idée d’enchaîner sur cet épisode alors que je n’ai pas aimé le précédent ? En vrai, peut-être : j’ai espoir que ça me permette de changer d’avis sur la série !

Las Vegas | Phoebe | Fil rouge

Las Vegas

L’épisode commence de manière surprenante, parce qu’il ne commence pas immédiatement par une scène entre Kylie et Alec comme d’habitude. Bon, elle arrive assez vite, avec Kylie qui sert désormais d’assistante à son frère apparemment. Elle l’aide à faire du tri entre des sacs à main jusqu’à ce qu’Alec reçoive un appel de la protagoniste de la première scène de l’épisode, une joueuse de poker.

Contre toute attente, cette joueuse professionnelle qui semble être dans la merde après avoir perdu contre un certain Ethan est en fait une ancienne étudiante d’Alec. Alors qu’il se rend à Las Vegas pour l’aider, avec Kylie, Phoebe et Rizwan, on découvre donc que Camille, c’est son nom, a tout plaqué pour le poker… mais est maintenant dans la merde. Pour s’en sortir, elle a besoin de gagner, mais elle soupçonne Ethan de tricher et a besoin d’Alec pour le prouver.

Et bon, quand Ethan explique à Alec qu’il pense gagner grâce à un porte-bonheur, on comprend bien qu’il va y avoir autre chose à creuser. C’est plutôt intéressant comme manière de surprendre que d’amener tous les personnages à Las Vegas… mais par contre amener Kylie à voler le porte-bonheur, c’était un peu naze. En plus, pardon, mais bon, où est la discrétion ? Elle lui fait prendre des photos d’elle, ce qui est une excuse pourrie pour le voler, et passe la soirée dans son costume orange à côté d’Alec qui a déjà parlé avec Ethan avant. Quel foutage de gueule, quoi.

Bon, malgré la perte de son porte-bonheur, Ethan gagne au poker à nouveau, et ça continue de foutre Camille dans la merde. Elle a besoin de cash, en théorie, pour payer des types qui décident de la menacer jusque dans sa chambre d’hôtel. Ce n’est pas hyper malin de leur part : ils tombent ainsi nez à nez avec Alec, qui réussit, comme toujours, à blablater la situation. Une fois les agresseurs sortis de la chambre, il prend la peine de parler avec Camille pour comprendre un peu mieux ce qu’il se passe dans sa vie.

Elle finit par reconnaître qu’elle a mis en jeu plus qu’elle n’avait. C’est débile, mais c’est ce que beaucoup d’autres gens font quand ils tombent dans l’addiction au jeu, après tout. J’aime bien qu’Alec prenne la décision de ne pas la juger, mais de l’aider tout de même. Et il le fait en prouvant que les statistiques ne sont pas logiques quand il est question d’Ethan. Ce n’est pas suffisant pour que Camille gagne à nouveau au poker – même quand Ethan décide d’arrêter de jouer. J’ai bien aimé les observations d’Alec et Kylie pendant la partie de poker, en tout cas. Cela nous faisait une nouvelle manière de voir le poker – la psychologie des joueurs.

Pour autant, ça n’aurait pas été suffisant pour que l’épisode soit top. Finalement, ce qui fonctionne dans cet épisode, c’est la présence de Kylie, un personnage qui est top et à la dynamique efficace avec Alec… Et le fait d’avoir une double intrigue, parce que ouais, il y a deux enquêtes et ça donne un peu plus l’impression d’être devant une série comme ça. L’épisode précédent ne fonctionnait pas si bien.

Après, je ne peux pas en faire trop pour celui-ci non plus : quand Alec s’est fait kidnapper par les méchants, là… Pff, j’ai soupiré et j’ai trouvé ça nul. L’idée est toutefois bonne : ça permet finalement d’avoir leur aide pour retrouver Ethan. Et hop, Ethan révèle qu’il trichait bel et bien avec un dispositif dans ses baskets lui indiquant quoi jouer. C’est naze tellement c’est évident qu’un casino verrait forcément une triche si grossière !

Je mets de côté ce détail pour apprécier pleinement la suite : c’est chouette, parce qu’Alec refuse que Camille triche à son tour mais propose plutôt un stratagème bien pensé pour que Kylie perturbe le système de triche et que Rizwan distribue des boissons… permettant de voir qui se sent surpris et coupable. J’ai bien aimé ce petit détail. Je ne sais pas s’il fonctionnerait vraiment, et surtout de manière si visible, mais ça fonctionnait dans l’épisode.

Et tout est bien qui finit bien : Camille règle ses dettes en gagnant le tournoi de poker, la gérante du tournoi est finalement celle qui gérait la triche, et hop.

Las Vegas | Phoebe | Fil rouge

Phoebe

En parallèle de tout ça, on comprend assez vite, quand Phoebe arrive à Las Vegas, qu’elle n’aime pas beaucoup Camille. Il y a une tension évidente entre elles, une rivalité au minimum, une histoire qui s’est mal terminée, assurément. Ainsi, on découvre que Phoebe n’est pas fan de poker et de jeux… Mais ça ne l’empêche pas, comme tout le monde, de tomber dans l’addiction des jeux. Il faut dire qu’elle gagne sa première partie à une machine, c’est assez fou.

Bon, son but est de réussir à se mêler à la foule des joueurs pour pouvoir les étudier du point de vue psychologique. Cela mène à quelques scènes amusantes avec Phoebe et Rizwan dans les allées du casino. J’aime bien. J’aime bien aussi la scène entre Camille et Phoebe – avec une Phoebe qui en veut à Camille de l’avoir abandonnée alors qu’elles étaient amies.

Bien sûr, l’épisode se termine sur une réconciliation, ça va de soi, mais ça prend assez son temps pour que ça passe comme intrigue. Franchement, j’espère qu’on reverra Camille. C’est un personnage surprenant pour une série, mais je pense qu’elle fonctionnerait bien sur du plus long terme.

Las Vegas | Phoebe | Fil rouge

Fil rouge

Loin de Las Vegas, Marisa continue de bosser avec son mec, mais bon, on sent que ça ne se passe pas si bien entre eux. Après l’épisode précédent où ils s’envoyaient des petits piques, nous nous retrouvons avec un épisode où son mec est saoulé de voir Marisa s’enfermer beaucoup trop dans le travail. Le problème n’est pas le travail en général, mais plutôt le fait qu’elle enquête sur le fil rouge de la saison.

Nous la retrouvons à nouveau en train d’interroger son seul témoin de l’explosion, celui qui a été arrêté. Son but ? En savoir plus sur le logo du camion devant l’Eglise, car elle est sûre d’avoir là une preuve tangible. Certes. Par chance pour elle, en cours de route, elle récupère l’aide de son petit-ami.

Elle finit même par trouver un suspect au mugshot photoshoppé comme jamais. La suite au prochain épisode, pour avoir quelques réponses ? Théoriquement, oui. En pratique, les nouvelles ne sont pas bonnes : son suspect s’est suicidé avant qu’elle n’arrive chez lui. Pardon, mais… Le copain du FBI là, c’est clairement une taupe ! Souhaitons plus de chance à Alec dans ses rencards avec Rose, l’experte en kidnapping, parce que oui, c’est apparemment un truc.

Las Vegas | Phoebe | Fil rouge

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The Irrational – S01E04 – Zero Sum – 10/20

Arf, ce quatrième épisode n’est pas glorieux pour plein de raisons : le concept scientifique proposé n’a pas vraiment besoin de science pour être expliqué – on le connaît tous. Les acteurs secondaires ne sont pas au top niveau. L’intrigue est prévisible de bout en bout. Le fil rouge est complètement oublié ; c’est un cheveu sur la soupe. Et je n’aime pas la soupe, surtout quand elle est tiède comme ça. Bref, je me suis ennuyé et c’est embêtant pour une série procédurale.

Spoilers

Pourquoi kidnapper quelqu’un si la famille n’a pas de quoi payer la rançon ?


It looks like a win-win-win

Tiens, j’ai déjà pris une semaine de retard dans ma seule série network du moment, ce n’est pas bien malin de ma part, ça. Après, c’est du procédural, c’est si rapide à rattraper de toute manière.

Kidnapping | Rizwan | Terroriste

Kidnapping

Pendant la signature d’exemplaires de son bouquin, Alec se retrouve contacté par un homme on ne peut plus malpoli qui décide de profiter de sa présence pour le faire enquêter sur la disparition de sa fille. En effet, la police ne peut pas encore l’aider car elle a disparu depuis trop peu de temps, mais il sait qu’Alec est son meilleur espoir pour retrouver sa fille, et tant pis si c’est une manière de parler censée flatter Alec uniquement. En effet, ça fonctionne et Alec se décide à aider l’homme, sans même faire payer le couple qui cherche sa fille. Non mais attendez, on se fout de nous ?

Je crois que oui, parce que l’actrice choisie pour jouer la mère n’est pas excellente non plus. Bon, après, ça ne doit pas être évident de jouer la mère éplorée par le kidnapping de sa fille – et par la rançon élevée qu’on n’a pas les moyens de payer. Et oui, évidemment, les kidnappeurs contactent la famille quand Alec est là pour entendre ce qu’il se passe.

Les kidnappeurs de Veronica refusent que la police se mêle de leur affaire, mais bon, Alec est déjà là, alors évidemment, il fait appel super vite à Marisa. Pour complexifier le cas, on découvre alors que la mère de famille a aussi eu une affaire avec son ancien patron richissime. Elle fait appel à lui pour retrouver plus vite Veronica, parce que Ted, l’ancien patron, a plein de contacts pour aider à faire face à des kidnappeurs.

Hop, il n’en faut pas beaucoup plus pour qu’Alec détermine que la rançon n’est pas si idiote que ça si quelqu’un est déjà au courant de la liaison entre la mère et son patron – sauf que personne ne le savait, à part les principaux concernés et la kidnappée. Et l’ex copain, aussi. Bim, un suspect facile quand je soupçonne déjà le fils du patron moi.

L’épisode part ensuite en vrille totale, avec un faux deal de drogue organisé contre l’avis du FBI qui ne peut pas le faire sans accord, mais qui se rend quand même sur place pour kidnapper le petit ami, sauf que le petit-ami se rend compte de leur présence, et bim, course poursuite ; bim Alec peut deviner où ira le gamin en s’enfuyant. Pff. J’aime bien l’idée de tourner à droite sous la panique, c’est un vrai truc, mais c’est quand même un peu n’importe quoi.

L’interrogatoire de l’adolescent permet en tout cas de constater que le gamin est toujours amoureux de Veronica, que celle-ci avait besoin d’argent et qu’elle est possiblement responsable de son propre kidnapping. Les grands classiques. Il est dur de surprendre encore en 2023 avec ce genre d’intrigue. Bien sûr, cette théorie ne plaît pas du tout aux parents, et surtout au père, de Veronica. En plus, Alec n’est plus si convaincu que ça après un deuxième coup de fil des kidnappeurs. La vidéo semble convaincre Alec que Veronica ne fait pas semblant d’être terrifiée… alors que bon, elle est mauvaise actrice tout de même.

Finalement, le seul qui s’en tire en acting est son père, mais le personnage est particulièrement énervant à être un cliché ambulant. Cela dit, toute l’intrigue l’est : c’est sans la moindre surprise qu’Alec en arrive à la conclusion que le kidnappeur n’est autre que le fils du daddy riche. C’était une évidence dès le départ, et j’en arrive à me demander pourquoi ils font encore des enquêtes dans ce genre de cas.

Allez, ça donne tout de même des scènes marrantes, notamment l’experte en kidnapping qui se retrouve à devoir prétendre avoir trouvé un GPS dans les billets… Quant à l’aspect scientifique de l’épisode, il vise simplement à nous expliquer ce qu’est la jalousie en compliquant énormément les choses les plus simples du monde. Ce n’est pas bien grave, vous me direz, mais c’est un peu dommage tout de même.

Bref. On en arrive assez vite à une conclusion d’épisode plutôt réussie, et c’est contre toute attente à ce stade. J’ai beaucoup aimé la logique s’appliquant au discours d’Alec pour calmer Trey, le kidnappeur. Après tout, son père délègue quand il s’agit de retrouver Veronica, mais vient de lui-même quand c’est son fils qui est en danger. Tout ça donne même envie à Rose, l’experte en négociation, de coucher avec Alec. Elle a flirté avec lui tout l’épisode.

Kidnapping | Rizwan | Terroriste

Rizwan

Pendant qu’Alec s’amuse à jouer les négociateurs avec le kidnappeur de Veronica, il ne se rend pas au travail. Il demande donc à Rizwan de couvrir ses cours pour lui et ce n’est pas glorieux à voir. Rizwan ne voulait pas y aller, Phoebe le force, puis se fout de lui quand le cours est catastrophique. Disons que Rizwan manque un peu de confiance en lui. La sœur d’Alec s’en mêle pour découvrir les retours catastrophiques des étudiants, Alec fait un rapide speech qui redonne un peu confiance à Rizawan et hop, son cours s’améliore naturellement.

Par contre, là encore, on sent qu’on est dans une série, franchement. Je veux dire par là que son cours est une catastrophe et qu’il tente d’être cool alors que ça ne l’est pas. Et le ménage à faire après tant de serpentins ? Et le budget ? Non, vraiment, je ne suis pas convaincu. J’aime bien, cependant, que la série prenne le temps de construire une relation amicale entre Phoebe et Rizwan.

Le petit bonus plutôt sympathique est aussi que j’ai appris que la sœur d’Alec s’appelle Kylie. Ah, et qu’elle avait trois jobs, mais plein de temps libre quand même pour faire des recherches afin d’aider son frère. Cela dit, ça, c’était avant : voir comment Rizwan s’inquiétait pour son job lui a donné envie de trouver un job qui lui plaise davantage. Allez, pourquoi pas !

Kidnapping | Rizwan | Terroriste

Terroriste

Oh, et le fil rouge de la saison ? Ecoutez, on est sur un épisode 4 alors on sait bien qu’on aura moins à se mettre sous la dent que d’habitude. Dans cet épisode, on est donc réduit à peu de choses : Marisa se rend interrogé le terroriste supposé qui aurait mis la bombe dans l’Eglise. A force de le questionner, elle finit par comprendre qu’il n’était pas sur le lieu de l’explosion. Il a peut-être créé la bombe, mais il n’est pas le terroriste.

Bon. On s’en doutait déjà largement avec son procès ridicule là, donc on apprend vraiment peu de choses dans cet épisode. La recette est mal gérée, je trouve.

Kidnapping | Rizwan | Terroriste

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The Walking Dead : Daryl Dixon – S01E06 – Coming Home – 14/20

La fin de saison est enfin là, mais bon, je suis déjà bien spoilé sur un élément de la saison 2 que je pensais voir intervenir dans cet épisode, alors certaines surprises n’en étaient plus. Il y a au cours de cet épisode une décision totalement irrationnelle qui m’a bien sorti de l’épisode et justifie de mettre cette note autrement, même si l’ensemble restait sympa et plutôt bien mené. Pas la série de l’année, mais bon, c’était quand même mieux que le spin-off précédent.

Spoilers

Daryl survivra-t-il à sa mise à sort orchestrée par Genet ? Le suspense est vraiment à son comble vu le titre de la série.


Today you die.

Allez, cette fois, c’est la fin, et quitte à avoir regardé la série cinq lundis de suite, je peux quand même l’effort de terminer ce sixième lundi par le sixième et dernier épisode aussi. Non ? Ne répondez pas, la réponse est oui, de toute manière.

Genet | Le Nid | Cliffhangers | En bref

Genet

L’épisode reprend où le précédent s’est arrêté et, franchement, il était difficile de ne pas avoir l’impression de perdre son temps. On savait très bien que Daryl allait survivre à son match contre le super-zombie dans l’arène. Après, c’est sûr que je ne pouvais pas deviner qu’il allait l’achever avec un drapeau français. Je pensais que ça ne pouvait pas être plus ridicule que le reste de la série – et finalement si. La Marianne n’a plus qu’à bien se tenir, on a désormais Daryl Dixon.

Ce héros international, cependant, n’est pas censé gagner son match. Laurent était sûr que ce serait le cas, mais ça pose problème à Genet de le voir s’en tirer à si bon compte. Elle ordonne donc que le jeu soit un peu plus pimenté que ça. Qu’à cela ne tienne, ses hommes s’exécutent aussitôt : ils enchaînent Daryl à son meilleur pote de cellule, le père de Laurent et lui envoient quatre super zombies à la gueule. Cette fois, même Laurent perd espoir en Daryl et se met à prier pour sa survie.

C’est mal connaître Daryl que de penser que ça pourra suffire à le faire perdre. Le match est plutôt sympa à suivre, en vrai, avec de bonnes chorégraphies et des zombies qui s’entretuent entre eux aussi. Enfin, il y en a un qui ne supporte pas la drogue et un qui en tue un autre, pour être plus précis. Je dois dire que cette drogue a un peu la classe, parce que ça semble rendre les zombies encore plus what the fuck. C’est déjà cool à voir.

Et c’est tant mieux, parce que le reste est un peu plus blasant. Genet ne supporte pas de voir Daryl l’emporter quand tout ce qu’elle voulait, c’était marquer les esprits pour les rallier à sa cause. Elle décide donc de le faire assassiner de manière un peu plus efficace par des armes à feu… sauf que c’est toujours mal connaître Daryl. Il est increvable le monsieur : alors que Quinn se fait mordre dans le dos par un zombie, les gardes chargés de les tuer se font tirer dessus par le chef de la résistance. Et oui, lui, Sylvie et d’autres ont réussi à infiltrer le camp de Genet, ça tombe bien tout de même.

Bon, ça ne tombe pas bien pour Genet qui n’aime pas du tout perdre la face comme ça. Elle parvient tout de même à s’enfuir et à mettre Laurent en cellule avec Isabelle. Quinn et Daryl ? Ils réussissent à s’échapper de l’arène. Malheureusement, Quinn y reste : il est mordu et sait qu’il va mourir, alors il accepte de se sacrifier pour que Daryl puisse s’échapper. Contre toute attente, la diversion est suffisamment efficace pour laisser le temps à Daryl à rejoindre l’extérieur. Il tombe sur Sylvie, son mec et le leader de la résistance.

Tout le monde s’inquiète alors de savoir ce qu’Isabelle et Laurent ont bien pu devenir. Par chance, Isabelle sait toujours être une excellente pickpocket. Elle a donc récupéré les clés dans la poche du garde et entraîne avec elle Laurent dans sa fuite. Le gamin n’en reste pas moins insupportable, à essayer de fuir par lui-même puis à se figer au pire moment possible. Le pire moment possible ? Eh bien, de manière pas du tout crédible, Daryl les retrouve mais est coincé par une grille. Il les voit donc se faire attaquer par un Quinn zombifié.

Bien sûr, Isabelle se fait coincer par le zombie et c’est à Laurent de tuer une deuxième fois son papa. Ce ne serait pas très drôle autrement… Mais putain, insupportable le gamin qui met trois plombes à aller sauver sa tante là. Finalement, Laurent et Isabelle sont donc sains et saufs. La grille qui les sépare de Daryl ? On ne sait pas trop, c’était juste un obstacle pour le principe : dans la scène suivante, tout le monde a réussi à sortir du QG de Genet sans retomber sur des gardes, malgré le bruit de dingue qu’ils ont déjà fait.

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Le Nid

Tout est bien qui finit bien, donc. C’est un peu tôt pour que ce soit la fin, cependant : il reste encore pas mal de temps dans l’épisode. On enchaîne donc par des adieux entre Sylvie et son mec (je croyais qu’elle avait décidé de rester avec lui, mais finalement, elle préfère être aller au Nid ?) et sur une Isa qui s’excuse auprès de Laurent de ne pas avoir été là pour le protéger cette fois – mais heureusement, c’est lui qui l’a protégée. C’est-y pas beau.

La voiture qu’utilisent nos héros tombe alors en panne – un point de Bingo improbable – ce qui est finalement une bonne excuse pour une autre scène de blabla entre Isabelle et Daryl. Faut bien qu’ils continuent de flirter après tout. Isa en profite aussi pour remarquer à quel point Laurent a grandi au contact de Daryl. Pardon, mais ce n’est pas du tout mon avis : mon avis, c’est que Laurent est devenu sacrément con au contact de Daryl. Cela dit, on ne peut pas blâmer Daryl pour tout : Isabelle aussi est pas mal conne quand elle le veut.

Et pendant que la conversation traînait en longueur, Isabelle se fait donc avoir comme une bleue par Stéphane venu chercher la revanche pour son frère. Ouais, il sort de nulle part et a réussi à retraquer nos héros avec quelques hommes de Genet. Son but est de tuer Daryl et il a tout ce qu’il faut pour ça. Je veux dire, Laurent, Isa et Sylvie sont faits prisonniers ; Isabelle se prend un coup de couteau en voulant protéger Laurent, Stéphane a un flingue en main et est prêt à tuer Laurent… et… Et il change d’avis ?

Cela n’a AUCUN sens, pardon. Sylvie prie un coup, Laurent lui dit que Dieu l’aime et bim, voilà Stéphane qui tue les hommes de Genet et laisse la vie sauve à Daryl. Pardon, mais what the fuck ? Il lui dit juste « pas cette fois » ? Pourquoi laisse-t-il Laurent en vie sincèrement, ça n’a pas de sens ?! Allez, le vent l’emportera. C’est la musique choisie pour l’arrivée de notre groupe au Nid, autrement connu sous le nom de Mont St Michel. Il faut noter tout de même que Stéphane connaît leur destination, mais en même temps, il a décidé de les laisser vivre, alors je ne sais pas trop ce à quoi ça peut lui servir.

Voilà en tout cas nos héros qui arrivent vite au Mont Saint Michel. Isabelle peut s’y faire soigner l’épaule, les réalisateurs proposer de supers plans et Daryl devenir coach pour apprendre à tirer à la mitraillette. Allez, pourquoi pas. Les plans sont bons ; j’ai beaucoup aimé leur vision du Mont St Michel. Cela fait des années que je n’y ai pas mis les pieds, ça donne envie d’y retourner. La série réussit donc à remplir son cahier des charges.

Allez, qu’importe, enchaînons : la vie au Nid est très sympa pour tout le monde, grâce à son leader charismatique et très doux. Il donne des cours à Laurent, chacun peut en revenir à la religion et tout est bien qui finit bien… sauf que ce n’est toujours pas la fin. On nous impose alors une scène où Daryl aide Isabelle à se soigner le dos, une nouvelle manière très originale de les voir se draguer. Et après tout ça, c’est sans surprise qu’on demande à Daryl de rester au Nid, hein.

Daryl n’en a toutefois pas envie. Il est censé reprendre le chemin et retourner aux US après tout. Isabelle le prend assez mal, surtout quand elle comprend que Daryl a pris la décision de partir sans dire au revoir. Là, c’est trop pour elle. Elle n’est toutefois pas capable de convaincre Daryl de changer d’avis : il part sans un mot pour Laurent, même si Isabelle lui dit qu’il ne vaut pas mieux que son père à faire ça. C’est ridicule, sincèrement.

Daryl reprend donc la route, direction les USA… En théorie. En pratique, c’est la mer qu’il devrait prendre pour ça, mais il n’a pas de bateau. On le voit donc abandonner les personnages qui ont fait la saison pour entamer une longue et interminable marche à travers la France. C’est beau, la France. Les plans sont très différents de ce que la franchise propose aux USA.

Contre toute attente, une fois de plus, Daryl tombe alors dans son périple sur un drapeau américain. Le voilà qui a remonté la côte jusqu’à la Normandie, je suppose : il tombe sur un cimetière américain – cimetière de la seconde guerre mondiale. Une certaine image de la France, permettant à Daryl de retrouver son ancêtre enterré là. Ma foi, c’est une idée un peu tordue, mais c’est très beau comme plan.

Daryl se recueille un court moment, puis il aperçoit un bateau au loin et décide de s’approcher de la côte. On rappelle que le dernier bateau qu’il a pu voir était dirigé par Genet ? Cela ne semble pas angoisser Daryl outre mesure : il se signale rapidement par de grands cris. Le bateau le repère tout aussi vite, les zombies du coin aussi. Cela faisait cinq bonnes minutes qu’on le voyait marcher sans croiser âme qui ne vive pas, voilà soudainement des zombies qui sortent de tous les côtés à la fois.

Bon, il en faut plus que ça pour faire peur à Daryl cependant. Il parvient donc à se débarrasser des zombies qui surgissent de nulle part dans les vestiges de bunker de la seconde guerre mondiale et s’approche de la mer pour rejoindre le bateau.

Oui, mais au dernier moment, il y a un boulet qui crie de grands « Daryl ! Daryl ! ». Laurent a donc suivi Daryl et l’a rattrapé, ce qui est plus qu’improbable. Mais bon, est-on à ça près ? Clairement pas. Les zombies qui viennent tous d’attaquer très rapidement Daryl sont soudainement beaucoup plus lents et… c’est le plan final pour Daryl. MOUAIS, j’ai un gros sentiment de « tout ça pour ça ? » sur cette saison. Et puis, où est Isabelle ? Elle a laissé Laurent se barrer tout seul ? Ce gamin est insupportable !

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Cliffhangers

En attendant, Stéphane se retrouve à devoir expliquer à Genet, devant La Liberté guidant le peuple, pourquoi il revient tout seul et en vie. C’est l’occasion pour nous d’apprendre que Genet est une grande fan d’art, mais aussi qu’elle est sacrément maligne. Elle devine donc par elle-même que c’est Stéphane qui a tué ses hommes. Pardon, mais non. C’est trop. Que Stéphane ne veuille pas tuer Laurent, d’accord, mais ça ne l’empêchait pas de tuer Daryl sur le moment ; et surtout, ça n’a aucun sens que Genet devine si vite ce qu’il s’est passé. Puis… Il pouvait tout aussi bien tuer les hommes de Genet ET Daryl, puis laisser les autres s’enfuir ?

C’est juste mal écrit, je ne vois pas d’autres explications. En plus, Stéphane se rend complètement à Genet et avoue la vérité sans aucune difficulté. Il se retrouve alors à protéger l’emplacement du Nid… Je ne comprends pas, sérieusement. Bon, qu’il parle ou non, je doute de sa survie, mais pourquoi protéger l’Union ? Ce sont censés être ses ennemis depuis le départ !

Ce n’est toutefois pas le seul cliffhanger de la saison parce que sinon, on serait sacrément mal lotis. Non, un autre cliffhanger nous révèle ce qu’on savait tous depuis plus d’un an : malgré son abandon initial de la série pour la saison 1, Melissa McBride rejoint bien le casting pour la saison 2. Alors que tout le monde sait (bon, peut-être spoilers si vous n’êtes pas parisiens et/ou pas sur les réseaux) que des plans ont été tournés il y a deux mois à la Défense avec Daryl et Carol, la fin de l’épisode nous ramène aux USA où Carol est en train de remonter la piste de Daryl.

Cela devrait être un moment badass et inattendu, avec tout plein d’excitation d’enfin revoir le personnage… Mais en vrai, ce n’était tellement pas une surprise – en plus, ils ont même annoncé qu’elle serait perso principal il y a deux ou trois jours sur les comptes officiels de la franchise – que… cliffhanger un peu raté. Même si elle a la classe !

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En bref

Je suis plutôt mitigé, mais il faut bien reconnaître que c’est un spin-off bien plus réussi que Dead City. J’ai beaucoup aimé le fait que ça se déroule en France, peut-être parce que je suis chauvin, mais surtout parce que ça permettait de jolis plans et un retour aux origines de l’apocalypse franchement appréciable lors de l’épisode 2. Après, faut pas déconner, ça a déraillé sévère en cours de route avec les histoires de religion, le passé d’Isabelle et Quinn pas si passionnant et surtout le casting de Laurent – parce que désolé, je n’accroche pas vraiment à son jeu en fait.

Dans l’ensemble, c’est donc une série qui a de la gueule, mais qui s’effondre dès qu’on creuse un peu. C’est déjà mieux que beaucoup de saisons de la série-mère, vous me direz. Il ne faut pas que je sois trop sévère. Et puis, j’ai vraiment envie de découvrir ce que donnera la saison 2 aussi, et ça, c’était pas gagné d’avance !

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