Cette semaine #25

Salut les sériephiles !

Même si le boulot continuait d’occuper beaucoup de mon temps libre, j’ai fait des efforts mercredi et samedi pour tenter de redonner un peu vie au blog… et surtout à mes passions, parce que merde, j’adore écrire et j’adore regarder des séries ; et quand c’est comme ça, je ne le fais plus. C’est loin de me convenir et c’est sûrement pour ça que je me suis remis aussi à publier des critiques de films. En revanche, même si j’ai regardé des séries, il faut bien noter que je n’ai pas du tout pensé à regarder ce qu’il en était pour le Bingo ou que je n’ai pas vraiment continué tout ce que je voulais voir pendant le mois… C’est tellement plus fun de commencer de nouvelles saisons !


5 épisodes vus et critiqués sur le blog cette semaine


Riverdale – S07E05 – Tales in a Jugular Vein – 13/20

C’est… un épisode d’Halloween peut-être ? Avec une St Valentin à un moment ? Non, bon, je ne sais pas commenter critiquer ça de manière objective et sans spoiler, mais disons que même si les scénaristes semblent avoir un plan et un fil rouge pour la saison, ça avance tellement lentement qu’on comprend bien qu’ils continuent de…

Lire la critique complète

The Crowded Room – S01E01 – Exodus – 16/20

Ce n’est pas le coup de cœur que j’aurais aimé avoir, mais ce n’est pas non plus une série trop ennuyeuse comme je le craignais. Elle a ses longueurs, mais le casting est formidable et la réalisation sauve pas mal de choses à elle seule. J’aime bien l’ambiance qui se dégage de ce premier épisode,…

Lire la critique complète

Secret Invasion – S01E01 – Resurrection – 16/20

La série a de grosses ambitions et elle le fait savoir dès son premier épisode, mais parfois un peu trop lourdement pour que ce soit une réussite à 100%. L’épisode est captivant, tout en réussissant aussi à m’énerver par moments à cause de lenteur, d’intrigues un brin prévisibles ou de décisions qui s’éloignent trop des comics…

Lire la critique complète

Upa Next – S01E08 – 15/20

Une jolie conclusion pour un revival qui aura décidément manqué de cohérence et d’équilibre sur plein d’intrigues et de jeux d’acteurs… Mais on s’en fout, c’est UPA, personne n’attendait mieux de leur part. De mon côté, ça ne m’a pas empêché de retomber en adolescence chaque dimanche soir et de suivre la série quand je…

Lire la critique complète

1 film vu et 2 critiqués sur le blog cette semaine


The Flash – Décevante course vers…

Salut les cinéphiles, Cela fait un moment que je n’avais plus pris du tout le temps d’écrire un article sur un film vu au cinéma. Avec les vacances qui pointent enfin le bout de leur nez, je me suis dit que je pouvais peut-être tenter de m’y remettre. Je ne rattraperai pas tout – je…

Lire la suite

Elemental : feu d’artifice ou pétard mouillé ?

Salut les cinéphiles, Après une semaine chargée et interminable, avec en prime quelques émotions, j’ai décidé de me détendre en regardant le dernier film d’animation de Pixar, Elemental – ou Elémentaire en VF. Et je dois dire que c’était une belle manière d’entamer mes vacances – laissez-moi y croire, je ne fais plus cours, j’ai…

Lire la suite

> Vus en 2023
 Vus cette semaine

> Saisons critiquées sur le blog | À ne pas manquer

Riverdale – S07E05 – Tales in a Jugular Vein – 13/20

C’est… un épisode d’Halloween peut-être ? Avec une St Valentin à un moment ? Non, bon, je ne sais pas commenter critiquer ça de manière objective et sans spoiler, mais disons que même si les scénaristes semblent avoir un plan et un fil rouge pour la saison, ça avance tellement lentement qu’on comprend bien qu’ils continuent de se donner carte libre pour tester tout ce qu’ils n’ont jamais trop eu l’occasion de faire avant. Le pire, c’est que comme les acteurs paraissent s’éclater, je n’ai pas envie de descendre sous la moyenne. Après, il y a un problème de rythme et les meilleures idées sont en début d’épisode, avant que ça ne fasse qu’empirer par la suite.

Spoilers

Jug doit écrire quatre histoires en une nuit.

All these stories have been done to death.

Rien de tel qu’un dimanche soir pour se rendre compte qu’on est à la bourre dans absolument toutes ses séries. Après deux semaines sans rien voir et une à ne faire que commencer de nouvelles saisons, j’avais le choix entre me lancer enfin dans la si critiquée The Idol pour me faire mon avis ou faire semblant de me remettre à Riverdale. Histoire que cette dernière ne me soit pas spoilée alors que son épisode final se rapproche de semaine en semaine, je me suis dit que le choix le plus logique était d’enfin m’y remettre. En plus, bon, je suis un peu fatigué et rien ne vaut un Riverdale quand c’est comme ça.

L’idée de base | Keep your head in the game | Une nuit chez les Blossom | La vanité tue | My better half | En conclusion

L’idée de base

Cet épisode commence par un meeting un peu glauque du maire Blossom et du principal du lycée, parce que c’est bien connu, les principaux de lycée ont un pouvoir de dingue sur une ville apparemment. Le but de la réunion est rapidement révélée : il va falloir bannir les comics books de la ville, parce que c’est à cause d’eux que les meurtres comme ceux des parents d’Ethel finissent par se produire en ville apparemment. OK boomer avant l’heure, eux.

Nous retrouvons ensuite Jug qui se rend chez son éditeur et lui assure qu’il est capable de boucler une édition de quatre histoires de sept pages sans aucun souci avant le lendemain matin. Pourtant, ce n’est pas si simple de trouver une bonne idée parmi les cartons à idées que l’éditeur lui donne. Heureusement, il a l’idée de tordre le coup aux attentes en se concentrant à présent sur des histoires d’horreur qui mettraient en scène des adolescents. Alors comment dire… C’était peut-être original à l’époque à laquelle il est en train de vivre, mais bon, pour nous, c’est du réchauffé.

C’est donc un problème : l’épisode promet d’être hyper long et déjà vu avec son idée de base et ça se confirme rapidement quand Jug raconte la première histoire à Veronica.

L’idée de base | Keep your head in the game | Une nuit chez les Blossom | La vanité tue | My better half | En conclusion

Keep your head in the game

La première histoire concerne un gardien de clés – un key-keeper – du lycée qui nous raconte avec sa voix pseudo-horrifique une histoire qui fait peur et qui commence par un cours de gym (parce que qu’est-ce qui fait plus peur qu’un cours de gym ? J’ai plein d’idées, moi !). La série s’amuse avec son concept, se donnant des allures de comics par moment, mais bon, l’histoire en elle-même est pourrie.

On se retrouve avec un cours de basket qui se passe mal pour un certain Dilton, incapable de tirer un panier correct. On lui demande pourtant d’être capable d’envoyer un ballon dans le panier et ça ne semble pas dur, mais la pression ne lui réussit pas. La pression ? Tous ses coéquipiers se retrouvent à devoir faire du sport en attendant. En plein cours de sport ! Rendez-vous compte… Julian, qui en fait partie, est donc très énervé !

Il décide de s’en prendre à lui dès la fin du cours et l’enferme dans un casier de vestiaire, malgré les protestations d’Archie. Le lendemain matin, Dilton est devenu un autre adolescent : sa claustrophobie l’a fait virer psychopathe, avec le refrain « garde ta tête dans le jeu » en boucle dans sa tête. Le voilà donc qui récupère une hache pour mieux décapiter l’ensemble de l’équipe de basket du lycée. Ouais, ouais, la série s’amuse à proposer à Dilton de marquer des paniers avec les têtes de Julian et Archie. Ca m’a fait sourire.

Je sais bien que c’est fait exprès, mais l’ensemble avait vraiment des allures de films sans budget – le moment où Dilton récupère la hache ? C’était sacrément naze !

L’idée de base | Keep your head in the game | Une nuit chez les Blossom | La vanité tue | My better half | En conclusion

Une nuit chez les Blossom

La deuxième histoire nous met en scène un Archie qui a bien la tête sur les épaules, je vous rassure. Il se rend au manoir Blossom où il tombe sur une Nana flippante, en plein orage, alors qu’il a crevé. Malgré tout, il demande à rester passer la nuit au manoir, par peur de ne pouvoir s’en sortir dans la tempête et parce que la ligne téléphonique est coupée. C’est vrai que le monde était encore plus horrible avant, on était vite coupé des autres (le rêve !).

Nana accueille donc Archie chez elle et lui sert du thé. En échange de son hospitalité, elle demande à Archie de s’enfermer à clé pour la nuit dans sa chambre afin qu’il ne croise pas sa petite fille qui est évidemment une perverse qui a absolument besoin de toucher les autres. Oh, Archie est au paradis quand il regarde le portrait de Cheryl, ça se voit, mais bon… il promet tout de même à Nana de bien s’enfermer. On le croit, évidemment.

Dès qu’il en a l’occasion, il laisse donc la porte entrouverte et prend soin de dormir en caleçon, histoire d’être sûr d’attirer Cheryl à lui. Cela fonctionne à merveille et la série nous redonne l’occasion de voir un peu d’action entre Cheryl et Archie. Enfin de voir… C’est là tout l’essentiel de cette histoire et de cette scène : tout se passe dans le noir, avec un jeu d’ombre sympathique.

C’est moins sympathique le lendemain matin quand Archie se réveille, tout heureux d’avoir « dormi » chez Nana. Il aurait mieux fait d’allumer la lumière cependant : pendant son petit-déjeuner, il apprend de Nana qu’en fait Cheryl a la lèpre et est super contagieuse. Il découvre donc qu’il est bon pour mourir. Pire encore, Nana avait tout planifié depuis le départ et avait provoqué l’accident qui l’a emmené chez elles. Evidemment. Allez, les acteurs semblent s’amuser, c’est déjà un bon début…

Mais franchement, difficile de ne pas être d’accord avec Veronica quand on en revient au présent : c’est grotesque. Marrant, certes, mais pas si flippant cette affaire. Cela permet en tout cas à Veronica de raconter à Jug les derniers potins sur les vrais Cheryl et Archie, mais aussi de tenter de draguer un peu Jug.

L’idée de base | Keep your head in the game | Une nuit chez les Blossom | La vanité tue | My better half | En conclusion

La vanité tue

La troisième histoire se concentre sur Betty, qui se trouve apparemment très fade quand elle se rend au lycée. Personne ne la remarque, parce que sa queue de cheval est on ne peut plus classique. Elle est pourtant habillée en rose, on ne voit qu’elle, je trouve. Mais bon, faisons comme si. Betty se rend chez le coiffeur et demande à sa coiffeuse quelque chose qui lui permettra de se faire remarquer.

Oh, elle reçoit la promesse d’une coiffure parisienne qui fera que tout le monde la remarque. Ah ben ça c’est sûr : pour l’entretenir, on lui dit de ne plus jamais laver ses cheveux autrement qu’avec une bombe bien plus particulière.

La coiffure ? Elle est absolument immonde et nécessite tellement de laque que j’ai failli m’étouffer rien qu’en regardant Betty. Le problème, c’est que si on la remarque, c’est aussi pour se moquer d’elle. Après, c’est surtout Cheryl et Veronica qui se moquent. Les garçons, eux, sont juste très fans de ce qu’ils voient, insistant pour lui rendre des services et lui filer des rencards.

Bref, tout se passe bien pour Betty, qui s’asperge de laque en permanence… Mais bon, on nous promet une histoire d’horreur malgré tout. L’horreur met juste du temps à arriver, et on se tape un rencard Archie/Betty en attendant. Ils vont chez Pop’s et se mettent à danser de manière la plus ridicule possible. Fort heureusement, le rencard tourne court : Betty fait un malaise et meurt sur place, sous le nez d’Archie.

Reste à savoir pourquoi, n’est-ce pas ? On s’en fout pas mal et la sériep part alors dans l’une des scènes les plus comiques de la série : une autopsie qui commence par la coupe de cheveux, à l’intérieur de laquelle le médecin légiste découvre plein d’araignées. Oui, oui, c’est ça qui fait peur : Betty s’est fait bouffer le cerveau par des araignées.

La morale ? Il ne faut pas vouloir la beauté à tout prix apparemment. Cette histoire ne plaît pas trop à Veronica, qui demande une dernière histoire dont elle serait la vedette. Ben oui, tant qu’à faire. Oui, oui, les scénaristes nous font clairement un aperçu de leur salle des scénaristes et ce n’est pas grandiose.

L’idée de base | Keep your head in the game | Une nuit chez les Blossom | La vanité tue | My better half | En conclusion

My better half

La dernière histoire de l’épisode n’est toujours pas grandiose non plus, ça va de soi. On se retrouve ainsi avec un Archie qui aurait des rencards avec Veronica un jour sur deux, des rencards avec Betty un jour sur deux ; et seulement le dimanche pour lui, pour dormir et arrêter de tourner au café afin de ne pas s’effondrer.

C’est un joli triangle amoureux, ma foi. Non. En fait, toute l’intrigue est super gênante, avec les filles qui sont en plus au courant, mais OK avec la situation ; se laissant endormir par le même mensonge, et les garçons tous jaloux de ce qu’Archie parvient à faire, parce que c’est bien connu, ça donne envie d’avoir deux copines à la fois.

On ne peut pas faire plus cliché que ça, non ? Allez, c’est le sexisme de ces années-là, c’est un grand classique, on va dire qu’on ne va pas leur en vouloir… mais nous imposer ça, c’est de la merde. C’est de la merde aussi pour Veronica et Betty, qui sont sûres chacune d’être la favorite d’Archie.

Bien sûr, elles finissent par comprendre qu’Archie les manipule complètement, à cause d’une St Valentin qui tombe un dimanche et qui leur permet de se rendre compte qu’il bave sur l’une et sur l’autre, et pas seulement en les embrassant, hein. Elles s’en rendent compte devant Cheryl qui s’amuse de la situation, ce qui pousse Betty et Veronica à aller confronter directement Archie. Lui, il a déjà tout prévu : il parle de son père mort pour justifier qu’il passera la St Valentin avec sa mère. Et les deux adolescentes réagissent à ça comme elles le feraient devant un truc mignon ? Tss. Ce n’est même plus du sexisme à ce stade, c’est juste horriblement écrit…

Finalement, Betty et Veroncia décident de passer la St Valentin ensemble à Pop’s, pour mieux découvrir qu’Archie avait en fait un rencard avec Cheryl. On le sentait venir à des kilomètres ce retournement de situation, et ça mène à une situation où les filles veulent se venger de lui, inévitablement. Et on peut toujours compter sur Betty pour avoir des bonnes idées de vengeance.

Le lendemain, Archie se voit donc proposer par Betty et Veronica un rencard auquel il ne s’attendait pas : les deux filles s’offrent à lui en même temps. C’est exactement tout ce dont il rêvait, soi-disant. Bon allez, c’est un ado débordant d’hormones et il accepte évidemment ce rencard, espérant ainsi passer la meilleure nuit de sa vie avec les deux filles. Au moins, les actrices semblent s’amuser de cette intrigue.

Betty et Veronica donnent alors un café bien particulier à Archie : c’est du poison. Il s’effondre après quelques effets d’Astérix buvant de la potion magique… et se réveille finalement complètement attaché à une table de l’atelier du lycée. Les filles ont trouvé une solution idéale pour le partager : elles décident de le couper en deux, tout simplement.

Je m’attendais à ce qu’il soit coupé en deux de manière verticale, mais non : Veronica garde le haut, Betty le bas. Mouais. Tout ça va se passer de commentaire de ma part – j’aurais tellement à dire !

L’idée de base | Keep your head in the game | Une nuit chez les Blossom | La vanité tue | My better half | En conclusion

En conclusion

Au moins, Veronica finit par expliquer à Jug qu’elle n’est pas ravie de l’histoire, surtout que ça démonise les adolescentes à chaque fois. Alors… On n’a pas eu droit aux mêmes histoires, apparemment. Après, tant mieux : cette histoire permet au moins de séparer le couple Veronica/Jug une fois pour toutes si on en croit la narration de Jug. Cet épisode aura au moins servi à quelque chose comme ça.

C’est bien le seul intérêt, parce qu’il n’a pas réussi à faire vraiment peur ou à être vraiment drôle. J’aime bien l’idée de départ, mais elle ne fonctionne tout simplement pas. Et bien sûr, le journal de Riverdale finit par oublier le meurtre des parents d’Ethel pour plutôt se concentrer sur la mort nécessaire et à planifier des comics books. Soit.

Jug ? Son travail est adoré par son éditeur qui finit par lui offrir… son nom imprimé dans le comic-book. Voilà donc Jughead Jugular Bone crédité pour son travail. Et il en est ravi ! Mais bon, to be continued. Ah. On tente de nous revendre le fil rouge là ? Mais bordel, vivement qu’il avance alors !

L’idée de base | Keep your head in the game | Une nuit chez les Blossom | La vanité tue | My better half | En conclusion

Compteur d’Archie à poil : +2, même si les scènes sont l’une après l’autre et que j’ai l’impression qu’on rate une occasion à un moment.

> Saisons critiquées sur le blog | À ne pas manquer

The Crowded Room – S01E01 – Exodus – 16/20

Ce n’est pas le coup de cœur que j’aurais aimé avoir, mais ce n’est pas non plus une série trop ennuyeuse comme je le craignais. Elle a ses longueurs, mais le casting est formidable et la réalisation sauve pas mal de choses à elle seule. J’aime bien l’ambiance qui se dégage de ce premier épisode, mais je ne me vois pas la bingewatcher comme je le pensais faire un temps. Quant aux mystères, ils sont assez minces pour l’instant et j’ai surtout l’impression qu’on nous retarde quelques évidences. La promo de la série en a trop dit, en même temps.

Spoilers

Danny est arrêté après avoir été impliqué dans une fusillade dont il est soupçonné être l’auteur.


Ghost house got itself a ghost

Bon. Dès la première scène, je me suis dit que Tom Holland avait du boulot à faire s’il voulait être un vrai psychopathe et que les cheveux longs ne suffiraient pas… mais en fait, en quelques secondes de métro, la série avait déjà réussi à me convaincre que je n’avais pas affaire à Spiderman.

La fusillade | L’interrogatoire | Une famille formidable | La drogue | La fuite

La fusillade

La réalisation est très étouffante, avec des gros plans et une caméra possiblement à l’épaule si on en croit les mouvements qu’elle fait pour nous donner l’impression d’être dans le métro nous aussi. Danny, c’est le nom du héros et on le sait déjà, n’y est pas seul apparemment, parlant avec une jeune femme à propos de quelque chose de mystérieux dont on ne sait rien au premier abord. « Arrête de le regarder » lui dit-elle sans qu’on ne sache trop ce qu’il regarde.

Comme elle semble clairement lui indiquer quoi faire et dire tout ce qu’il pense, je me suis mis à douter de l’existence de cette jeune femme assez vite. Nous la suivons pourtant en train d’accompagner Danny en ville et prendre en filature un homme dont on ne sait rien pour le moment. Il est assez vite évident que Danny est là pour le tuer, puisqu’on nous révèle enfin ce qu’il regardait dans le métro : un sac en kraft contenant un flingue. Ah, les États-Unis.

Quand il finit par trouver l’homme qu’ils suivaient avec la femme, Danny sort donc son flingue et… est incapable de tirer. Elle lui prend le pistolet des mains et se met à courir après l’homme, tout en lui tirant dessus plusieurs fois. Danny reste quant à lui paralysé un moment, avant de se mettre à courir après elle et de récupérer l’arme. Il le fait pile à temps pour l’arrivée de la police qui, bien sûr, le soupçonne aussitôt et le pourchasse. Bien. Le doute et la paranoïa peuvent déjà s’installer comme ça.

La fuite mène Danny jusqu’à chez lui où il explose un miroir, histoire qu’on continue de nous indiquer qu’il faut être paranoïaque de tout ce qu’on voit, probablement. Chez lui, Danny tombe sur un coloc qui n’hésite pas à le prendre par le col malgré son flingue et lui reprocher d’avoir fait de la merde – en effet, Ariana n’est pas rentrée. Ah.

Elle s’appelait donc Ariana. Essayons de retenir toutes les informations, je sens que tous les détails auront une importance. Si le colocataire donne un passeport à Danny et lui conseille de fuir, celui-ci ne le fait pas immédiatement, préférant d’abord brûler quelques documents dans sa cheminée. Cela permet à la police de le retrouver et de procéder à son arrestation. Bien. Le mystère est prenant déjà.

La fusillade | L’interrogatoire | Une famille formidable | La drogue | La fuite

L’interrogatoire

C’est un début efficace, et on enchaîne très rapidement avec un nouveau point de vue : c’en est fini de voir les choses de la perspective de Danny, nous voici désormais du côté des enquêteurs (avec un acteur que j’aime beaucoup et dont je ne savais pas qu’il jouait dans la série ; décidément, ce casting est excellent). L’enquêteur est convaincu d’avoir affaire à un serial killer, d’autant plus qu’Ariana et le propriétaire (pas le colocataire donc !) sont aux abonnés absents eux aussi.

Cependant, il n’a tué personne pour le moment : Danny s’est contenté de tirer dans le vide et de blesser des gens. C’est pour cela que la police fait appel à une professeur, Rya donc, pour examiner Danny et essayer de comprendre s’il est un serial killer ou non.

Le générique est très sympathique. Comme pour Secret Invasion, j’ai l’impression qu’il est généré par une intelligence artificielle, mais ne plus réussi. On dirait vraiment des illustrations de Dixit animées. C’est un voyage magnifique que propose ce générique, la musique est entraînante et plonge dans une atmosphère à la fois inquiétante et onirique, c’est parfait pour un thriller. Franchement, je suis convaincu par les dix premières minutes de la série.

Après le générique, l’intrigue peut donc commencer : on part sur quelque chose d’assez simple, avec la professeur en psychologie qui vient interroger Danny en prison. Elle a une heure pour faire le tour de la question et l’évaluer, tout en cherchant à savoir ce que sont devenus Ariana et Yitzhak (le propriétaire).

Rya commence par poser des questions de base sur Ariana et Yitzhak, puis sur le passé de Danny. Cela ne semble pas évident de le cerner, parce qu’il ne souhaite pas vraiment être dans la coopération. Pourtant, assez vite, il finit par expliquer comment il s’est retrouvé dans la maison où la police l’a arrêté : cela se fait inévitablement à coup de flashbacks.

La fusillade | L’interrogatoire | Une famille formidable | La drogue | La fuite

Une famille formidable

On commence par un flashback où on le découvre vivre dans une maison américaine bien typique, avec un (beau-)père qui sent bon l’alcoolisme et la violence – même si on ne le voit pas boire – et qui s’énerve parce que Danny prend des douches trop longues. Il s’énerve aussi sur sa femme, gentille épouse en train de préparer le bacon du petit déj. Elle est jeune, bien plus que lui, non ?

Bordel. C’est trop basique, trop cliché, pas bien passionnant. La réalisation sauve un peu les choses, même si le filtre jaune n’est pas des plus agréables et que les mouvements de caméras sont particuliers. On nous confirme rapidement que l’homme est violent et est le beau-père de Danny, puis nous suivons Danny dans une journée typique au lycée.

Ce n’était pas forcément ce que j’imaginais pour cette série. Heureusement, la caméra bouge vite, ce qui permet d’être plongé dans l’intrigue et de ne pas voir le temps passer. Il faut dire aussi que les scènes s’enchaînent assez vite. On nous présente ensuite le personnage de Johnny, le meilleur ami de Danny. Comme il ne va pas en cours avec lui et que la caméra se concentre à nouveau sur des très gros plans où les deux personnages sont ensemble, le doute ne peut que s’immiscer : Johnny existe-t-il vraiment ? J’ai un gros doute.

J’imagine qu’on le saura tôt ou tard et en attendant, j’ai essayé de m’accrocher au fait que Danny se rendait à une soirée étudiante dans un jardin. Il y retrouve un autre ami qui parle à Johnny. Soit il a deux amis imaginaires, soit Johnny existe donc. Pas le temps de vraiment se poser la question qu’on enchaîne sur une scène où Danny aperçoit une certaine Anabelle Stone, dont il tombe immédiatement sous le charme.

Puis, tous les étudiants semblent être bourrés et/ou drogués, avec des danses lascives et pas bien loin de l’onirisme. Quand la nuit tombe, ils ont aussi des bâtons pour faire des étincelles et plein de lucioles autour d’eux dans le jardin… Vraiment, c’est une ambiance étrange. Rapidement, parce que tout va rapidement dans la série apparemment, Anabelle se pointe auprès de Danny pour lui parler et se présenter.

Je ne la trouve pas si magnifique que ça, d’ailleurs, surtout quand on sait que Tom Holland est avec Zendaya, hein. Il perd au change dans la fiction. Finalement, Anabelle et Danny sont interrompus par l’arrivée d’une de ses amies, alors qu’Anabelle espérait pouvoir se droguer avec Danny. Pas de chance, ni l’un i l’autre n’ont un joint. La série s’embarque ensuite dans un petit montage musical de la fête et de la joie de Danny d’avoir parlé à cette jolie fille… mais ce n’est absolument pas ce pour quoi je suis là, moi.

Je m’attends à une série plus sombre, et je sais que je ne me trompe pas. Danny peut donc vite perdre son magnifique sourire quand il rentre chez lui pour mieux tomber sur son beau-père qui l’attendait. Celui-ci est clairement en train de l’espionner pour s’en prendre à lui, mais ce n’est pas ce qu’il se passe : Danny voit en effet une voiture se garer devant la maison fantôme au bout de la rue. De celle-ci sort le fameux Yitzhak, et c’est donc pour cela qu’il raconte tout ça à sa Rya.

La fusillade | L’interrogatoire | Une famille formidable | La drogue | La fuite

La drogue

Elle lui demande forcément à quel moment il l’a rencontré précisément, et c’est le lendemain que ça s’est fait, avec Johnny et Mike. Les trois garçons se présentent à ce nouveau voisin qui explique venir d’Israël, mais il n’y a toujours pas trace d’Ariana. Et bien sûr, on nous complexifie le récit autant que possible avec quelques allers-retours aux questions de Rya et des aperçus d’autres moments de la vie de Danny. La série introduit plein de pistes et de mystères comme ça… avant de mieux se concentrer sur la vie d’ado de Danny.

C’est un drôle de rythme franchement. Et puis, ce n’est pas passionnant forcément d’avoir la vie banale d’un ado américain avec ses amis idiots. Je veux dire… Johnny leur propose d’acheter de la drogue, encore, parce que c’est l’obsession de tous les jeunes, évidemment. Et je dois bien dire que j’ai décroché de la scène un moment, parce que bon, ça ne me passionnait pas.

Pourtant, on nous proposait un débat passionnant pour savoir si c’était une bonne idée de voler de l’argent au beau-père de Danny. La nuit, celui-ci se décide à aller fouiller la chambre pour découvrir et retenir le code secret d son beau-père, puis il se retrouve à devoir lui prendre son porte-feuille de la poche arrière de son jean alors qu’il dort. Et tout se passe bien pour Danny, évidemment. Il se retrouve ainsi à utiliser la carte de son beau-père pour retirer de l’argent sans autorisation et être bien riche. Youpi !

Il n’a plus qu’à aller au parc pour acheter de la drogue à un certain Angelo. Rien de plus simple, même s’ils croisent quelques flics au passage. Par contre, rien de plus simple, certes, mais aussi rien de plus inutilement long. Comme prévu, l’épisode durant cinquante minutes, il faut bien des longueurs. Les longueurs viennent aussi de la structure même de la série : on nous met Danny en danger quand le dealer est violent, mais on sait bien qu’il ne lui arrivera rien.

Bon, l’ado a en tout cas sa dose d’adrénaline, Johnny reste en arrière pour choper la drogue et hop, on peut enchaîner sur le plan le plus stupide de l’histoire, avec Johnny qui promet de vendre la drogue au lycée. Le but est évidemment pour eux de s’enrichir en revendant la drogue. Ils en ont acheté plein… mais un après-midi suffit à ce que Johnny vende tout. Bien.

Fort de ce succès, Mike parvient même à convaincre Danny d’aller parler à Anabelle. Cette dernière lui présente Eden, qui ne lui dit pas bonjour et est odieuse avec lui, mais ça ne désarme pas totalement Danny. Il raconte toute la drogue qu’il a dans son casier et en profite pour inviter Anabelle à un rencard. Elle accepte et tout, mais elle joue clairement sur deux tableaux quand on voit ensuite Bill, le stéréotype du quaterback, débarquer et être bien proche d’elle. Il est pourtant en couple avec Eden.

Cette dernière, bien sûr, n’a pas hésité à raconter tout ce qu’elle venait d’apprendre sur la drogue dans le casier de Danny à Bill, et hop, le voilà qui se retrouve face à un contrôle de casier de la part du principal. Par chance pour lui, Johnny et Mike veillent au grain et ont pris soin de déplacer et vendre toute la drogue avant ce contrôle. Humph.

C’est plutôt marrant comme mise en scène, avec Bill qui se fait ensuite engueuler par le principal, mais ça me fait inévitablement me poser quelques questions pour savoir qui existe vraiment ou non autour de Danny. Dur d’en être sûr à ce stade de la série. En tout cas, je n’ai pas trop de doute sur Anabelle pour l’instant. On assiste comme prévu au rencard de ces deux-là, avec un joint bien évidemment et avec une étrange manière de Danny de pousser Anabelle sur la balançoire. Qui se met devant la balançoire pour ça, sérieux ?

Bon, l’essentiel, c’est que tout se passe bien pour Danny : il se retrouve bien vite à embrasser Anabelle qui savait ce qu’il voulait de toute manière. Le soir, il peut ainsi la peindre pour lui envoyer son portrait en cadeau. Il met ensuite un joint dans l’enveloppe, parce que pourquoi pas, et l’emmène au lycée, ce qui pue la mauvaise idée au moins autant qu’un joint sent mauvais.

La fusillade | L’interrogatoire | Une famille formidable | La drogue | La fuite

La fuite

Le problème, c’est qu’Anabelle n’a plus du tout envie de sortir avec Danny après ce premier rencard. Je n’ai bien suivi pourquoi – peut-être n’était-ce qu’un défi ? C’est étrange. Les ados sont étranges de toute manière. Elle n’est pas foutue de l’annoncer elle-même à Danny, préférant envoyer Eden faire le sale boulot. Cette dernière, qui déteste Danny apparemment, n’y va pas de main morte et n’hésite pas à envoyer valser au sol l’enveloppe que Danny lui tend pour qu’elle la remette quand même à Anabelle, qui voit tout ça.

Pour ne rien arranger, le principal passe par-là à ce moment-là et voit un joint rouler hors de l’enveloppe. Voilà donc Danny qui se met à fuir le lycée en courant, comme si ça pouvait suffire à lui éviter les problèmes. Pour ne rien arriver, quand il y arrive, il entend son beau-père laisser un message sur le répondeur pour accuser sa mère de lui avoir volé de l’argent.

Danny décide donc de se barrer de la maison… mais c’est une mauvaise idée : Bill l’y attend, avec quelques-uns de ses amis, pour venir le tabasser, parce qu’il s’est fait virer du lycée à cause de lui. Bien sûr, oui. Cela me paraît excessif d’être viré du lycée juste pour un petit mensonge comme ça, mais c’est surtout complètement con de s’en prendre à Danny comme ça. M’enfin, ça se saurait si les harceleurs étaient malins.

Ils sont rapides en tout cas et n’ont aucun mal à rattraper Danny quand celui-ci court pour leur échapper. S’ils commencent à le tabasser, ils n’ont pas l’occasion d’aller jusqu’au bout : Yitzhak débarque à temps pour les arrêter et tabasser d’abord Bill, puis ses potes. C’est intéressant, parce que ça veut dire que Danny a possiblement réussi à se débarrasser de tous les ados d’un coup.

C’est intéressant aussi parce que ça permet à Danny de rencontrer une nouvelle fois Yitzhak. Ce dernier sait exactement comment le soigner et l’invite également à entrer chez lui où Danny croise pour la toute première fois Ariana. On apprend de plus, en sortant du flashback, que Danny n’est ensuite jamais rentré chez lui, restant plutôt dans cette maison qu’il a considéré ensuite comme une maison.

L’épisode peut alors se terminer sur quelques interrogations de Rya, qui veut savoir où les gens autour de Danny disparaissent tous les uns après les autres, y compris Adam, son meilleur ami d’enfance. C’est une bonne intensité dramatique de fin d’épisode, mais ça n’empêche pas qu’il y a eu des longueurs et qu’on manque, pour l’instant, de perspective pour que l’histoire soit totalement réussie à mon goût.

La fusillade | L’interrogatoire | Une famille formidable | La drogue | La fuite

> Saisons critiquées sur le blog | À ne pas manquer

The Crowded Room (S01)

Synopsis : Danny Sullivan est arrêté suite à son implication dans une fusillade à New York en 1979. Son interrogatoire mené par Rya Goodwin révèle des éléments mystérieux de son passé, bouleversant sa vie de manière inattendue.

Pour commencer, permettez-moi de vous dire que je suis très enthousiaste à l’idée de regarder la série, principalement parce que Tom Holland incarne le rôle principal de Danny Sullivan et que cette information justifie à elle seule le fait que je vais encore commencer une nouvelle saison (la troisième cette semaine) au lieu de rattraper toutes celles que je n’ai pas encore terminées. La vérité, c’est qu’aucune ne me donnait envie là tout de suite…

En même temps, celle-ci non plus, a priori. On ne peut pas dire que l’histoire de Sullivan, impliqué dans une fusillade à New York en 1979, m’intrigue au plus haut point. Je suis curieux de voir comment Tom Holland apportera son talent d’acteur à ce personnage complexe, certes, mais c’est à peu près tout. Sans lui en tête d’affiche (bon, et le restes du casting, d’accord), j’aurais à 100% passé mon chemin.

Avant de me plonger dans la série, j’ai donc une certaine appréhension, parce que les épisodes durent une heure. Certes, la série est jouée par un casting talentueux et je ne m’inquiète pas pour l’alchimie entre les personnages ou les performances, mais j’ai peur que la série soit trop longue et ne parvienne pas à rester captivante à vouloir trop proposer une atmosphère pesante.

J’espère que la série saura tenir ses promesses et nous offrir un vrai divertissement, porté par les performances de l’ensemble du casting, et en particulier de Tom Holland. Je suis impatient de voir comment cette histoire complexe se déroulera et comment elle bouleversera la vie de ses protagonistes… mais j’ai quand même pris plusieurs semaines avant de me lancer dans la série, parce que le travail s’en est mêlé.

The Crowded Room – S01E01 – Exodus – 16/20

Ce n’est pas le coup de cœur que j’aurais aimé avoir, mais ce n’est pas non plus une série trop ennuyeuse comme je le craignais. Elle a ses longueurs, mais le casting est formidable et la réalisation sauve pas mal de choses à elle seule. J’aime bien l’ambiance qui se dégage de ce premier épisode,…

The Crowded Room – S01E02 – Sanctuary – 17/20

J’aime beaucoup l’ambiance qu’instaure la série et tous les jeux qui se mettent en place pour savoir ce qui peut être réel ou non. Sans ça, ce serait une histoire pas extraordinaire portée par un casting exceptionnel. Avec cet implicite dont on ne sait pourtant encore rien hors de la promotion de la série, je…