Farang : un film qui frappe fort

Salut les cinéphiles,

Oui, ce fut encore une semaine sans article sur le blog… mais pas sans série, les critiques arriveront progressivement, je n’avais pas trop le coeur à publier.

Jeudi dernier, j’avais prévu de me rendre au cinéma… Malheureusement, les émeutes parisiennes ont eu raison de mes plans. Le quartier du cinéma a été touché par les manifestations en soutien à Nahel, les transports ont cessé de fonctionner un moment et on a reporté le visionnage d’un film que j’attendais beaucoup.

Au milieu d’une semaine chargée par le travail, je n’ai pas eu l’occasion d’en parler (j’ai aussi et surtout pris le temps de digérer les images), mais, tout en espérant l’apaisement des émeutes, je suis évidemment du côté de ceux qui réclament justice pour Nahel et je suis profondément choqué de ce qu’il s’est passé, dans un quartier que j’ai souvent arpenté. Je ne comprends pas comment on en est encore là en 2023.

Un destin inexorable

Ceci étant dit, je ne suis pas très bon pour parler politique et ce n’est pas la vocation première du blog. Si vous êtes là, c’est probablement pour lire ma critique de Farang, que j’ai fini par réussir à voir dimanche après-midi. C’était un bon défouloir, en plus, et si vous êtes à la recherche d’un film qui vous fera vous cramponner à votre siège de cinéma du début à la fin, ne cherchez pas plus loin.

Farang est un film de vengeance, un thème que nous avons déjà vu à maintes reprises au cinéma, mais dont on ne se lasse jamais vraiment. Le film nous plonge dans l’histoire de Sam, un détenu modèle qui se prépare à sa réintégration dans la société. Cependant, un accident lors d’une permission le force à s’évader, direction la Thaïlande, où il refait toute sa vie. Tout ça n’est que la première scène du film, promis, je ne spoile pas vraiment.

Pour la suite, vous le devinez : le passé a la peau dure et le rattrape rapidement. Sam se retrouve alors pris dans un engrenage de violence et de vengeance à cause de Narong, le parrain local. Le scénario, bien que prévisible, est efficace et nous tient en haleine du début à la fin, en grande partie grâce à une réalisation immersive qui coupe parfois le souffle.

Une réalisation immersive

La réalisation de ce film est tout simplement impeccable. Les mouvements amples de la caméra, les plans séquences, les nombreuses cascades et chorégraphies de combat réussies nous plongent au cœur de l’action. La violence est omniprésente, mais jamais gratuite. On entend des os craquer, on ressent l’intensité des combats, mais sans jamais tomber dans le gore ou l’horreur. C’est violent, étouffant, comme c’est censé l’être.

Oui, c’est violent, mais ce n’est jamais tout à fait gratuit. Et puis, on finit par être lassé d’entendre les os craquer, mais malgré tout, on ressent chaque coup, chaque douleur, chaque moment de désespoir du personnage principal. Par bien des aspects, la violence du film m’a rappelé l’immersion proposée par The Raid (le film a déjà douze ans ??), mais avec en plus une bonne dose d’émotions – prévisible mais équilibrée.

Un casting réussi

Il faut dire que la prestation de l’acteur principal, Sam, est à saluer. Nassim Lyes incarne à la perfection ce personnage torturé, dans un engrenage de violence, luttant contre un destin qui semble déjà écrit. Sa performance est intense, brute et émouvante, toujours incroyablement juste – les moments de suspense sont aussi maîtrisés que les moments d’amour, la douleur autant que la confiance en lui et le désir de vengeance. Le rôle n’est pas facile, mais il le tient à merveille, en donnant de la profondeur au personnage. Malgré la violence et la brutalité de Sam, on ne peut s’empêcher de ressentir de l’empathie pour lui, ce qui est le signe d’une performance réussie. Et bon, je ne peux pas ne pas évoquer le physique, parfait pour le rôle lui aussi (et mis en avant comme il faut).

Le reste du casting tient largement la route lui aussi, Olivier Gourmet est très efficace dans son rôle (plutôt inattendu après ce qu’il a proposé dans Simone) et la très jeune Chananticha Tang-Kwa est une jolie révélation, je trouve. Dans tout ça, la bande son du film se fait discrète, presque effacée, laissant toute la place à l’action, aux bruits des coups, aux cris de douleur. C’est un choix audacieux qui renforce l’immersion dans l’univers du film.

En bref

Vous l’aurez compris : Farang est un film de vengeance comme on en a déjà vu, mais il se distingue par sa réalisation impeccable et la performance de son acteur principal. C’est un film français vraiment réussi, qui mérite d’être vu – cela dit, même si c’est français, il y a une bonne dose de sous-titres à lire malgré tout, car le thaïlandais et l’anglais occupent une place d’importance dans le scénario.

J’ai adoré ce film, alors que je ne m’y attendais pas forcément : l’idée de base me semblait un peu plate et trop « déjà vue » pour réussir à m’embarquer, l’affiche ne vendait pas du tout du rêve ou de la qualité (désolé, mais ce graphisme ne m’inspirait pas du tout). Malgré tout, je l’attendais car j’en avais entendu du bien avant (mais bon, c’était en partie via l’insta du frère de l’acteur principal, alors je me disais que ce n’était peut-être pas tout à fait neutre comme promo)… ben c’est à mon tour d’en dire le plus grand bien et de le conseiller à tous les fans de films d’action !

Et vous, avez-vous vu Farang ? Qu’en avez-vous pensé ?

Cette semaine #26

Salut les sériephiles !

Redonner de la vie au blog, c’était bien… Voir des séries, c’était mieux ! J’ai fait mon choix ces trois dernières semaines, et j’ai fini par oublier de poster mes résumés de ce que j’avais vu au cours de la semaine. J’ai pas mal d’articles qui attendent d’être publiés, mais je me suis dit qu’il valait mieux tard que jamais pour ces récaps… Alors que la critique des saisons 3 et 4 de Desperate Housewives, elle peut apparemment être pour jamais (heureusement, on prend du temps pour voir la 5). 

Je me contente ici de retracer les articles publiés sur le blog, parce que je ne sais plus quand j’ai vu quoi… Oups !


2 épisodes critiqués sur le blog cette semaine


The Crowded Room – S01E02 – Sanctuary – 17/20

J’aime beaucoup l’ambiance qu’instaure la série et tous les jeux qui se mettent en place pour savoir ce qui peut être réel ou non. Sans ça, ce serait une histoire pas extraordinaire portée par un casting exceptionnel. Avec cet implicite dont on ne sait pourtant encore rien hors de la promotion de la série, je…

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Ouais, et ça dit que ça fait vivre son blog…


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The Crowded Room – S01E02 – Sanctuary – 17/20

J’aime beaucoup l’ambiance qu’instaure la série et tous les jeux qui se mettent en place pour savoir ce qui peut être réel ou non. Sans ça, ce serait une histoire pas extraordinaire portée par un casting exceptionnel. Avec cet implicite dont on ne sait pourtant encore rien hors de la promotion de la série, je trouve qu’elle parvient à être meilleure qu’elle ne l’est. Et c’est tant mieux.

Spoilers

Rya continue de creuser pour en savoir plus sur Danny – et sur Ariana particulièrement.


They’re cool, I’m good.

J’ai déjà du retard qui s’accumule l’air de rien dans cette mini-série, je me suis donc dit qu’il était bien logique de regarder un épisode sur ma pause déj ce midi, et tant qu’à faire, je publie la critique dans la foulée pour m’éviter de la reléguer à plus tard – plus tard étant apparemment jamais pour quelques autres critiques que j’ai en stock.

Rya | Une nouvelle famille | Anabelle | Ariana

Rya

Dès la première scène, on replonge dans l’esthétique très réussie de la série : Rya se rend à l’endroit où son patient s’est réfugié pour mieux le comprendre, et sa voiture jaune dénote totalement dans le paysage. Bon, en écrivant ça, je me dis aussi qu’il faudrait peut-être que je revois les points du Bingo Séries parce que ça fait 20 jours que je n’y ai plus pensé du tout. Une catastrophe, donc.

Si Rya se donne tout ce mal pour entrer chez Danny, c’est peut-être aussi pour tenter de retrouver Ariana et Yitzhak parce que plus personne n’a de nouvelles d’eux. Quand elle entend du bruit à l’étage alors que personne ne lui répond, elle semble avoir espoir de trouver une piste. Pourtant, il est rapidement évident qu’il n’y a personne dans la maison. Cela n’empêche pas Rya de tout fouiller et de découvrir des notes écrites à la main à différents endroits, du sang sur un mur à l’étage et une vitre brisée au rez-de-chaussée. Bref, il y a du mystère et les mouvements de caméra s’amusent bien à jouer de la luminosité pour un effet esthétique qui fonctionne très bien.

J’ai même sursauté quand un oiseau finit par surprendre Rya, j’avoue. J’ai trouvé intéressant la mise en scène, parce que c’était vraiment inattendu – dans un film d’horreur, en revanche, ça aurait été hyper convenu : l’oiseau surgit de la cheminée juste après qu’elle y trouve un carnet de dessin de Danny.

Rya | Une nouvelle famille | Anabelle | Ariana

Une nouvelle famille

Nous reprenons ensuite la thérapie avec Danny, qui est après tout ce pourquoi nous sommes là. Je trouve dommage que la promo intensive de la série révèle déjà l’histoire des multiples personnalités, parce que la série semble vouloir nous garder ça à quelques indices dans le magnifique générique. Vraiment, je suis fan de ce qu’ils ont proposé, que ce soit l’esthétique peinture, les transitions d’une image à l’autre ou simplement les indices concernant des moments précis de la série – on commence à en déchiffrer certains maintenant qu’on a vu le premier épisode. Bref. C’est un succès ce générique et je ne dirais jamais assez à quel point j’aime les génériques.

Danny reprend ensuite ses explications à Rya et nous renvoie dans un flashback que je n’imaginais pas du tout : le beau-père et la mère de Danny viennent donc rendre visite à leur fils dans cette maison voisine. Pour moi, ils n’étaient pas du tout au courant qu’il y vivait ! Et pourtant, le beau-père s’énerve contre Danny et lui demande de rentrer avec eux.

De manière surprenante, le beau-père demande aussi à son nouveau colocataire, Yitzhak de rester en-dehors de cette histoire. Mouais. Il le voit arriver, ce qui me fait forcément poser des questions, mais en même temps, nous sommes du point de vue de Danny et le reste de la scène peut tout à fait être viable si Yitzhak est simplement une autre personnalité de Danny. On n’a pas fini de se prendre la tête avec cette série, je pense. En tout cas, Yitzhak menace le beau-père quand il parle mal à la mère de Danny et les parents finissent par abandonner Danny à son sort. Danny confirme tout de même à sa mère qu’il va bien et qu’il est en sécurité avec eux… Aaah.

Yitzhak paraît ensuite étonnamment sympathique avec Danny, lui demandant de respecter simplement les règles de la maison et le laissant faire autrement ce qu’il veut dans la maison. Danny peut ainsi parler un peu avec Ariana dans la cuisine. Cela permet de mieux la découvrir : elle a été sauvée par Yitzhak parce qu’elle en avait autant besoin que Danny et elle est une bonne cuisinière, préparant un sandwich à Danny.

La pauvre Rya doit bien se faire chier à écouter tout ça, mais elle prend consciencieusement un tas de notes et demande à Danny de continuer à raconter tout ce qu’il sait sur Ariana. Le flashback reprend donc pour nous montrer une Ariana qui revient énervée chez eux. Elle met la musique à fond pour pouvoir pleurer sans que personne ne l’entende, mais c’est un échec : Danny l’entend très bien. En plus, c’est sa routine : elle rentre bourrée le soir, fond en larme, tape dans les murs et hop, le lendemain matin, tout va bien.

C’est une routine étrange, et ça dure pendant trois ans d’après Danny. Il compare sa relation à Ariana avec celle de sa mère et son beau-père, ce qui semble indiquer tout de même un intérêt romantique pour elle. Bon. Tout ça nous laisse avec plein de questions et, heureusement pour nous, Rya est là pour les poser : qui payait donc les courses dans cette maison ? Qui payait le loyer ?

Danny a beau répondre que Johnny avait vendu plein de drogue, ça ne peut pas être satisfait pour justifier le paiement de trois ans de loyer ! Les questions de Rya sont clairement des questions destinées à comprendre ce qui est réel et ce qui ne l’est pas, cherchant à comprendre exactement ce qu’il se passe dans sa tête. Et ce n’est pas gagné cette affaire ! Danny est toujours sur la défensive, il cache des choses qu’on ne voit qu’en aperçu dans des flashbacks et affirme qu’il avait une famille avec Ariana et Yitzhak.

Rya | Une nouvelle famille | Anabelle | Ariana

Anabelle

Pourtant, quand il reprend son récit, c’est pour expliquer qu’en faisant des courses, il est retombé sur sa copine de lycée – de retour de l’université pour l’été. Aïe, le temps passe trop vite et je sens que ça ne va pas être clair comme chronologie cette affaire. Le flirt entre eux reprend, contre toute attente, et Anabelle prend même le temps de s’excuser pour ce qu’elle a fait. Danny et elle se fixent alors un rencard – et c’est plus qu’inattendu à ce stade de la série.

En sortant du magasin, Danny tombe aussi sur Johnny. Oh bordel. En très peu de temps, Johnny parvient à convaincre Danny de les inviter lui et Mike pour une soirée drogue entre eux. Quelle belle idée, qu’est-ce qui pourrait mal tourner ? Les garçons demandent à rencontre Yitzhak et Ariana, mais ils ne sont pas là. En théorie. En pratique, Ariana débarque quand on parle d’elle et elle fait bien comprendre qui elle est… mais ça ne fait que me confirmer que tout ce petit monde n’existe probablement pas.

En plus, c’est ensuite Anabelle qui débarque de nulle part : Danny l’aurait invité à une fête. Elle vient donc avec plein de monde. Il n’a tout de même pas pu inventer l’existence de tant de monde ? Je continue de penser qu’Anabelle existe pour de vrai et qu’elle vit dangereusement avec Danny. Peut-être que je me trompe, mais ce moment où elle arrive et ne parle qu’à lui alors qu’ils sont supposés être quatre ? Et puis, elle est très clairement déstabilisée ? Il y a de quoi, si elle voit Danny parler seul.

Malgré tout, la soirée se passe bien pour Danny et Anabelle, qui finit même dans la chambre du premier à danser. Ils sont alors interrompus par Eden qui sort de nulle part pour les interrompre, mais Anabelle la dégage bien rapidement, parce qu’elle a d’autres intentions. Si elle veut coucher avec Danny, c’est autre chose qui finit par se passer : certes, elle embrasse Danny, mais Ariana finit par arriver dans la pièce et ne pas la quitter. C’est magistralement écrit, parce qu’il est clair qu’Anabelle répond à Ariana, mais en même temps, la conversation se déroule de telle manière qu’Ariana finit par prendre la place de Danny. « Is this ok ? » peut fonctionner comme réplique pour une vraie Ariana qui s’immisce dans le baiser autant que comme une réplique de Danny qui prend son consentement, hein.

Et puis, la scène est loin d’être aussi sexy qu’elle le devrait, parce qu’OK Ariana et Anabelle vont clairement coucher ensemble, mais ça laisse un Danny déprimé sur la touche. Pourtant, le lendemain, il ne dit rien. Non, le lendemain matin, Anabelle câline de nouveau Danny et lui murmure que la nuit précédente était plutôt fun. Je pense vraiment qu’elle n’a pas conscience d’avoir couché avec Ariana, la pauvre.

Rya | Une nouvelle famille | Anabelle | Ariana

Ariana

Danny semble un peu paumé avec elle, mais il accepte finalement de l’embrasser, avant de passer la journée avec Ariana. Celle-ci s’excuse de ce qu’il s’est passé la veille, accuse la drogue et s’assure que Danny ne lui en veut pas, avant de passer du temps dans un fast-food, puis au cinéma. C’est là que la journée parfaite prend fin quand un type clairement drogué essaie de parler avec Ariana. Existerait-elle alors ? Rya affirme en tout cas qu’elle est parfaitement instable et c’est dur de ne pas être d’accord avec elle ! L’épisode continue en tout cas de se centrer sur elle, et Danny raconte ensuite une soirée dans un bar/boîte où il n’était pourtant pas.

Danny y a ses habitudes et se fait draguer par une nana à qui elle affirme que c’est sa première fois. On note qu’Ariana se fait appeler Ari, aussi, ce qui donne donc « Harry » si jamais il devait s’agir d’une double personnalité… Mais bon, on apprend aussi qu’Ari a eu un flirt avec un certain Jérôme la cherchant partout. J’en ai de la chance d’avoir pu flirter avec Ari dis-donc ! En attendant, Ariana danse avec la femme qui était en trin de draguer, dans une scène de danse lascive à tout va pour tous les gens de ce club. C’était étrange et long comme scène, mais ça permet finalement à un mec de se faire jeter par Ariana.

Un mec ? Ce n’est pas un random, c’est le fameux Jérôme, et promis, ce n’est pas moi. Je n’ai pas pu m’empêcher de voir cette scène en me posant plein de questions sur sa réalité et sur ce qu’il en était. Jérôme ne permet pas concrètement de savoir si Ariana existe bien, parce qu’il pourrait tout aussi bien être gay après tout. En tout cas, Ari parvient à se réconcilier avec lui en expliquant qu’elle a eu peur de l’intensité de leur relation et ça finit, après une petite danse sexy en boîte, dans les toilettes du bar où les deux personnages couchent ensemble. On note que Jérôme est placé derrière Ariana, qui semble moins ravie que lui de ce qu’il se passe. Humph. Mais du coup, c’est Danny ou pas ?

Dur à dire ! Ce qui est sûr, c’est que ça termine super mal ensuite car Ari accepte finalement que Grace, la nana, l’embrasse, devant un Jérôme qui n’a pas envie de la partager. Ari et Jérôme se font donc virer du bar, et c’est une rupture inévitable qui se déroule entre eux. Etonnant, tout ça. Ariana se fait ensuite draguer dans la rue et s’énerve énormément contre des types qui ont vite peur d’elle.

Elle parvient finalement à rentrer chez elle, pour pleurer une nouvelle fois. Cette fois, cependant, elle décide d’aller demander de l’aide à Danny plutôt que de rester seule dans sa chambre.

On en revient alors au présent pour nous introduire le cliffhanger du jour : Rya pousse Danny à lui en dire plus et à prendre conscience qu’Ari n’est pas si saine d’esprit que ça, et même qu’elle était toxique pour lui. Pourtant, Danny continue de prendre sa défense et de refuser qu’on accuse Ari de quoique ce soit. En poussant encore pour savoir ce que Danny ne lui dit pas, Rya parvient alors à nous libérer un autre flashback étonnant : on y voit Ari se rendre dans une sorte de grange où il semble y avoir quelques cadavres…

Rya | Une nouvelle famille | Anabelle | Ariana

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The Walking Dead: Dead City – S01E02 – Who’s There? – 13/20

OK, l’épisode n’est pas beaucoup plus réussi que le précédent, mais je trouve que sur la fin, il parvient à justifier son existence en dévoilant une nouvelle facette de la relation entre ses héros. Pour le reste, nous en restons à du convenu pour la franchise, avec un affrontement entre deux camps et des intrigues secondaires qui ne se dévoilent pas encore.

Spoilers

Maggie et Negan se retrouvent entre deux feux et choisissent un camp.


I was only a monster when I absolutely needed to be.

Qui est là ? Ben moi apparemment, mais je ne sais pas bien pourquoi. C’est la facilité. On est lundi, quoi de plus normal que de lancer un épisode de la franchise, non ? Le premier épisode ne m’a pas fasciné, mais il avait ses moments et de bons acteurs. Puis, il ne faut apparemment pas sous-estimer la force de l’habitude sur moi !

New-York | Burazi | Le marshal | Hilltop

New-York

L’épisode commence par une petite horde de zombies qui souhaite entrer dans le local où Maggie et Negan sont enfermés avec une vieille dame. Il y a clairement un problème de rythme dès cette première scène, avec Maggie qui assure tout sereinement que la femme a pris son sac avec toutes les affaires dont ils ont besoin… Ben, pourquoi vous restez plantés là à attendre que les zombies entrent alors ?

Negan et Maggie pourchassent donc la femme, mais en prenant tout leur temps. Vraiment. Negan tente même de négocier et l’acteur semble n’en avoir rien à foutre ? C’était super étrange comme moment de les voir laisser la femme monter à une échelle et les devancer comme si de rien n’était, juste parce qu’ils la laissaient le faire. Putain, mais pourchassez-les vraiment ?

La course poursuite est étonnante, en plus, parce qu’on sent que la femme les invite à la suivre – ce dont on a confirmation par la suite. Il faut d’abord monter la fameuse échelle du conduit d’ascenseur, avec le petit suspense des zombies au sol sous eux, en plus. C’est bien sympathique tout ça, mais ça ne nous dit pas qui est la femme et, en plus, on ne voit vraiment pas grand-chose tant il fait noir dans ce conduit.

On finit par récupérer de la lumière quand la femme qu’ils pourchassent atteint une fenêtre de l’immeuble et utilise à son tour une tyrolienne, sans la moindre sécurité autre que ses bras hein, pour rejoindre l’immeuble d’en face. C’est donc le mode de transport le plus commun à New-York désormais, mais ça ne donne pas trop envie quand on voit à quel point il est facile de tuer les gens en coupant le fil ou à quel point la musique ajoute du drama et du suspense chaque fois qu’on voit une tyrolienne.

La femme leur renvoie tout de même de quoi traverser eux aussi et au moins, la situation amuse Negan, c’est déjà ça. Maggie est plus frileuse quand il s’agit d’utiliser la tyrolienne, mais ils n’ont pas franchement le choix, surtout qu’un tas de zombies les rattrape. J’aimerais comprendre comment exactement : sont-ils montés à l’échelle ? Ce n’est pas trop possible en théorie, mais dans la dernière saison de la série-mère, on a eu droit à quelques exceptions…

Bon, toujours est-il que Maggie finit par accepter d’utiliser la tyrolienne et de rejoindre Negan de l’autre côté de l’immeuble, mais elle oublie de prendre de l’élan. C’est une bonne idée de la part des scénaristes de nous montrer directement une autre limite de ce mode de transport qui est plus que dangereux, surtout que bien sûr, Maggie est au-dessus d’une autre horde de zombies… Bon, ce n’est pas comme si elle pouvait survivre à une telle chute.

Elle survit toutefois, sans accepter l’aide de Negan, et ça leur permet de rejoindre la vieille dame qui ne parle pas un mot d’anglais apparemment, mais souhaite quand même communiquer avec eux comme elle peut – pour échanger des biens et leur déconseiller de suivre de mauvaises idées. Comme elle s’appelle Esther et répète plein de fois « yallah », j’imagine qu’elle parle hébreu. Si on sait qu’elle parle Esther, ce n’est pas parce qu’elle se présente à notre duo de héros, mais parce qu’elle les emmène tout droit dans un piège : ils rencontrent ainsi des alliés d’Esther qui sont plus sains d’esprit qu’elle apparemment.

Ils sont armés jusqu’aux dents et refusent de faire confiance à Maggie quand elle leur sert ce qui est évidemment un mensonge. Pour une fois, elle aurait pu tenter à peu près de dire la vérité ! En tout cas, Maggie et Negan découvrent tout un campement de survivants dans un immeuble. Ils n’y restent pas vraiment, évidemment, parce qu’ils sont plus rapidement emmenés dans une des salles de bain de l’immeuble où ils sont faits prisonniers.

Finalement, heureusement que Negan est là : c’est lui qui apporte le plus d’intérêt à la série pour le moment. Son attitude désinvolte et le fait qu’il s’amuse face à tout ce qu’il se passe le rend plus intéressant que Maggie pour le moment. Il a aussi plein d’informations sur le Croate, histoire de nous le vendre comme un grand méchant plus méchant que lui. Alors. Bon. Je veux bien que ce soit un méchant, mais s’il a été homme de main de Negan, c’est que Negan a été pire que lui, désolé. Et il se trouve clairement des excuses quand il affirme avoir été un monstre uniquement quand il avait besoin de l’être alors que bon, on l’a vu être un monstre bien des fois sans vraie raison valable.

New-York | Burazi | Le marshal | Hilltop

Burazi

Bon, le petit récit sur le monstre qu’a été le Croate a beau être fait par l’excellent conteur qu’est Jeffrey Dean Morgan, ça ne m’a pas captivé outre mesure. On a compris : c’est un méchant, il a tué (et/ou violé ?) une enfant alors que Negan avait donné l’ordre du contraire et Negan s’en est séparé en lui tirant dessus. Ouep.

Negan a évidemment raté son coup quand il a eu l’occasion de lui tirer dessus, se contentant de défigurer ce grand-méchant qui, c’est évident, aura désormais une dent contre lui. Vraiment, Maggie a bien fait de s’allier avec Negan… Bon, allez, elle a bien fait pour de vrai : il a eu la bonne idée de récupérer un os de pigeon et de le tailler, ce qui leur permet finalement de gagner la confiance de leurs geôliers.

Eh oui, ces idiots libèrent Negan et Maggie parce qu’une étrange menace les retrouve : les Burazi. Aucune idée de ce qu’il se passe, en vrai, mais effectivement un commando de motards débarque et s’amuse à vouloir tuer tout le monde. Je ne sais pas, il me semble que dans cette situation, des prisonniers comme Maggie et Negan ne devraient pas tellement intéresser les potes d’Esther

On retrouve Negan tel qu’il l’a toujours été : il emmène son nouvel otage au reste des Burazi pour se montrer comme le monstre qu’il sait être. Son « toc, toc, qui est là ? » est plutôt amusant, que ce soit quand il éclate sa tronche contre des vitres ou quand il annonce de la pluie. En plus, on voit très bien ce qui est sur le point de se passer : la mort d’Esther a réveillé en lui le monstre ; et il assure avoir besoin de l’être à nouveau.

Il égorge alors son otage et faire pleuvoir le sang, puis les tripes sur ses potes. Il fait ça devant une Maggie qui ne dit rien mais observe – et l’actrice joue suffisamment bien pour qu’on la voit osciller entre fascination et terreur de retrouver le Negan des débuts. Moi, je trouve que c’est une bonne chose, parce qu’il faut au moins ça pour que la série puisse se démarquer.

Negan balance ensuite le corps par-dessus le balcon, et personne ne semble prendre la peine d’essayer de tirer sur Negan pendant toute cette scène. Franchement, je suis partagé. Il est terrifiant, d’accord, la scène est excellente, OK, mais je peine à croire que tous les ennemis restent sagement à le regarder comme ça.

Et en même temps, c’est exactement ce qu’il s’était passé quand Negan a tué Glenn… Le fait que Negan soit encore capable d’autant de charisme, le fait que Maggie le laisse faire pour être protégé par lui, ça signifie peut-être que la série a trouvé ce qu’elle voulait raconter. On verra bien mais en tout cas, ça m’a fait plaisir de découvrir cette scène avec l’ancien Negan enfin de retour !

Après tout ça, Maggie et Negan peuvent donc retourner auprès des nouveaux alliés qu’ils se sont faits. Ceux-ci les remercient après une longue veillée et cette fois, on peut enfin avoir une vraie conversation entre eux et Maggie. Cette dernière décide en effet d’expliquer la vérité : le Croate, le psychopathe, Van Gogh… Il a kidnappé son fils et elle veut le retrouver. Sa nouvelle amie, avec une arme méga classe je tiens à le dire, est alors radicale et lui annonce que ça peut se faire, si elle souhaite mourir.

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Le marshal

Pendant ce temps, le marshal se réveille toujours en vie dans le pressing. Il est entouré de zombies, évidemment, et reste donc sur place un moment, cherchant un moyen de s’en sortir. Pas évident. Il finit par trouver, hors écran, et nous le suivons donc ensuite, en milieu d’épisode, en train de fouiller un immeuble dont il avait l’adresse. Soit.

Il décide alors de défoncer une porte, et je pense bien que j’ai raté une information importante quelque part dans cette affaire. J’ai aussi complètement décroché de cette scène très silencieuse (sympa la musique), à défaut d’y voir grand-chose. Encore une série qui est faite pour être vue dans le noir, apparemment, parce qu’il est plus intéressant de le faire découvrir des cadavres dans l’obscurité alors même qu’il fait jour et qu’il y a une putain de fenêtre en fait.

Bon, on apprend tout de même que le marshal est religieux et j’ai eu l’impression qu’il venait découvrir le cadavre de son père… Il se fait ensuite, une fois de plus, bloquer son chemin par des zombies mais parvient à s’enfuir par la fenêtre, tout ça pour mieux tomber dans un piège bien foutu.

Il reste ainsi coincé toute la journée dans son piège, attirant des zombies qui ne sont pas assez grands pour le mordre. Le piège est évidemment l’œuvre de Burazi, les hommes de main du Croate. C’est le Croate lui-même qui vient libérer le marshal de son piège et lui assure qu’il est en sécurité, mais j’ai comme un doute que les Daft Punk soient là pour être vraiment sympathiques avec lui… On verra bien.

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Hilltop

Après le générique, on retrouve aussi Ginny et c’était plus qu’inattendue. Enfin, je me doutais bien qu’elle aurait d’autre temps d’écran dans la série, mais pas forcément qu’on la verrait s’intégrer à ce nouveau Hilltop qui semble tout de même beaucoup plus grand qu’avant. Nina la conduit donc à l’école d’Hilltop, parce que oui, il y a une salle de classe.

Nina semble avoir adopté Ginny dans cet épisode, l’accueillant ensuite chez elle – enfin non, chez Maggie, c’est la chambre d’Hershel en fait – et essayant de lui faire comprendre qu’elle considérera un jour Hilltop comme sa famille.

Vous savez ce qu’il manquait à la série pour être encore moins passionnante ? Des flashbacks. Problème réglé dans l’épisode avec une scène nous présentant les liens entre Maggie et son fils – on passe donc de Ginny dans le présent à Hershel dans un passé récent. Ce dernier semble commencer avant l’heure sa crise d’ado, refusant d’aller en cours pour s’entraîner à se battre contre des zombies. C’est clair que ça semble aussi barbant que l’EPS cette affaire. En attendant, c’est ce flashback qui est barbant, avec un ado qui n’aime pas ses dessins et refuse de communiquer avec sa mère. Et puis, je ne sais pas à quoi servent Ginny et Hershel dans la série pour l’instant.

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