J’ai revu la saison 2 de Desperate Housewives (et ça vieillit moins bien ?)

Salut les sériephiles !

Aujourd’hui, je vous emmène dans un voyage nostalgique à Wisteria Lane avec mon rewatch de la saison 2 de Desperate Housewives. C’est encore plus nostalgique que prévu, parce qu’à l’heure où j’écris cette ligne, j’en suis au fait premier épisode de la saison… 4 ! Ouais, ça fait un mois qu’on a parlé de la saison 1, j’ai pris du retard dans l’écriture et la mise en page de cet article sur la seconde saison, normal.

Voir aussi : J’ai revu la saison 1

Avec cette saison 2, la série continue de captiver avec ses intrigues, ses personnages attachants et ses thèmes sociaux plus ou moins audacieux. Ironiquement, j’ai trouvé qu’elle vieillissait un peu moins bien que la première saison, mais ça ne l’empêche pas évidemment pas de rester très emblématique. Tour d’horizon rapide (ou pas) de ces quelques épisodes…

Les évolutions des personnages | Un double fil rouge | Les thèmes sociaux | En bref

Les évolutions des personnages

Dans cette saison 2, les habitantes de Wisteria Lane continuent leur parcours tumultueux, dévoilant des facettes inattendues de leur personnalité. Plus qu’en saison 1, je trouve que l’anatomie de la saison est très visible dès le départ : chacune des ménagères a sa propre intrigue à explorer et c’est un schéma qui sera valable jusqu’à la fin de la série, de mémoire.

Si en saison 1, cela mettait un peu plus de temps à arriver, cette saison, c’est visible dès le départ : chacune a sa trajectoire et même si elles se croisent régulièrement, les intrigues peuvent assez schématiquement être résumées par personnage :

Susan | Bree | Lynette | Gaby

Susan ou la multiplication des triangles amoureux

Susan Mayer, toujours aussi maladroite et attachante, nous offre une saison riche en émotions et porte sur ses épaules une grosse partie des intrigues sentimentales de la série.

Sa relation avec Mike Delfino, qui a laissé un goût amer de trop peu à la fin de la saison 1, continue de faire des vagues. Je ne me souvenais pas à quel point leur relation était sans cesse contrecarrée. C’est à se demander ce qu’ils font à s’obstiner à rester ensemble !

Leur amour non résolu est un fil conducteur tout au long de la saison, ponctué de moments de tension et de tendresse permanent. Je me souvenais évidemment de la scène où Susan s’effondre en robe de mariée dans la rue, mais je ne me souvenais plus exactement pourquoi : avec le recul d’un revisionnage, c’est tout de même largement attendu et mérité comme scène. Par contre, c’est fou que ça intervienne si tôt dans la série quand plein d’autres auraient attendu une mi-saison ou une fin de saison pour faire ça !

En fait, ce revisionnage me fait me demander pourquoi j’aimais tant Susan. Teri Hatcher est une actrice excellente, mais son personnage est imbuvable : elle passe son temps à mentir et manipuler les autres par égoïsme, avant de se plaindre de ce qui lui arrive. Dans cette saison, elle se retrouve tout de même à payer Zack pour qu’il se barre… Pas étonnant que Mike rompe ensuite avec elle.

Par contre, c’est chiant, car ça ralentit beaucoup le rythme pour la suite de la saison. Une fois Mike séparé de Susan, on se retrouve avec un nouveau triangle amoureux qui se forme entre Susan, son ex-mari Karl et la toujours géniale Edie Britt.

Je ne me souvenais absolument pas que Karl avait autant d’importance en saison 2, et c’est un personnage vraiment marrant finalement. Il apporte une fraîcheur et un renouveau bienvenue. Si bien sûr, je souhaitais toujours voir Susan et Mike finir ensemble, il faut bien reconnaître que Susan et Karl sont deux égoïstes qui vont bien ensemble.

Cette nouvelle dynamique du triangle amoureux apporte son lot de complications et de rivalités, et les conséquences de ces intrigues amoureuses se font sentir jusque dans les amitiés de Susan avec les autres femmes de Wisteria Lane. Par contre, ça ne met pas en valeur le personnage d’Edie Britt, et c’est bien dommage. Comme en saison 1, je me retrouve à regretter de voir son personnage être si négligé quand elle est en réalité l’une des plus intéressantes à voir évoluer… On peut penser ce qu’on veut d’Edie, mais il me semble que jusqu’à présent, c’est celle qui ment et manipule le moins. Elle est ainsi bien plus attachante (enfin, jusqu’à ce qu’elle détruise la maison de Susan sans trop de raison, en vrai) !

… Contrairement à Susan, qui vient détruire son couple sans trop de scrupule, tout en détruisant le sien au passage. Bon, certes, elle a une rate qui se balade et elle n’est pas responsable des conneries monumentales que fait Karl tout au long de la saison, mais tout de même, elle a sa part de responsabilité. De là à lui exploser sa maison… Putain, c’est non !

Susan | Bree | Lynette | Gaby

Bree ou la descente aux enfers

Bree Van de Kamp, toujours aussi impeccable en apparence, traverse une période sombre avec la mort de Rex et la révélation qu’il la soupçonnait de l’avoir tuée. C’est absolument horrible de savoir que Rex est mort en pensant qu’elle l’avait empoisonnée, mais ça permet à Marcia Cross d’être incroyable de justesse et de révéler tout son talent d’actrice. Je me souvenais particulièrement du début de saison avec la mère de Rex et le double enterrement particulièrement marquant à chaque fois, pour des raisons différentes.

Le personnage de Bree est hyper complexe et nuancé, et c’est facilement l’un des plus intéressants à suivre. Sa relation toxique avec George Williams a des conséquences dévastatrices sur sa vie, inévitablement, et c’est un plaisir de suivre cette intrigue et de détester de plus en plus George. Je ne me souvenais pas tellement de la conclusion de cette intrigue, mais j’ai trouvé que c’était sympathique de terminer cette intrigue sur un presque meurtre.

En plus, ça permettait de remettre en avant les problèmes liés à Andrew, qui se multiplient cette saison.  Entre luttes intérieures face aux doutes sur sa propre culpabilité et conséquences tragiques de sa dépendance à l’alcool, brillamment interprétée et paradoxalement drôle (la routine ménage + verre de vin blanc !), Bree nous offre une descente aux enfers aussi dramatique que captivante. Par contre, difficile d’être toujours fan d’elle quand on la voit tenter désespérément de ramener Andrew dans le « droit chemin ». Là encore, j’ai redécouvert plein de choses sur la manière dont la série abordait l’homosexualité. Le fait que Justin reste si longtemps dans la série, ça m’a surpris, je le pensais bien plus anecdotique que ça !

Susan | Bree | Lynette | Gaby

Lynette ou la desperate working girl

Lynette Scavo incarne cette saison la lutte de la femme moderne qui tente de concilier sa vie professionnelle et sa vie familiale… mas de fait, elle n’est plus vraiment une « housewife » à proprement parler. Il y a un vrai déséquilibre qui se dessine cette saison entre elle et les autres ; et parfois même des déséquilibres pour la série : on ne voit pas bien comment elle trouve encore le temps d’être chez certaines de ses amies, apparemment en plein milieu de semaine… Mais bon, ce n’est pas grave.

Comme en saison 1, Lynette est un personnage que je redécouvre totalement. Ce n’est pas une surprise : j’ai toujours soupçonné que si je me décidais à revoir la série, ce serait celle qui me surprendrait le plus et ça se confirme. Les défis auxquels Lynette est confrontée en tant que mère dévouée et femme ambitieuse sont nombreux, mais tous plus intéressants les uns que les autres. Je trouve que les intrigues sur sa vie professionnelle apporte un humour nouveau et des dynamiques intéressantes. Surtout, c’est le travail permanent sur son couple avec Tom qui me plaît. Ils sont cette saison un véritable exemple de couple solide et un exemple pour naviguer face aux difficultés. Les pressions sociales et les sacrifices nécessaires pour réussir dans sa carrière mettent à l’épreuve sa relation avec son mari, mais ils trouvent toujours un terrain d’entente.

Cela dit, plus la saison avance, plus il est évident qu’il faut arriver à la conclusion de cette intrigue : une fois Tom embauché avec Lynette, je trouve que la série patine énormément avec les deux personnages et ne sait plus trop quoi proposer. En plus, voir Tom en ménagère, c’était une idée sympa, mais elle est trop vite mise de côté pour se concentrer uniquement sur Lynette.

Susan | Bree | Lynette | Gaby

Gabrielle ou la plus problématique de mes coups de cœur d’enfant

Gabrielle Solis, je l’ai toujours aimée. Cette saison l’a fait évoluer de la bimbo superficielle à la mère aimante, en théorie. En pratique, c’est le début d’un long parcours où son évolution n’arrête pas de tourner en rond et de faire des virages peu réussis à 180°. Gaby est de plus en plus égoïste, tout en étant a priori prête à devenir mère.

La perte de son bébé suite à la chute dans l’escalier, c’était horrible ; la scène du ballon, elle m’avait marquée à l’époque et elle continue d’être sacrément efficace aujourd’hui. En revanche, j’ai toujours un problème avec le traitement de sa grossesse qui n’a pas mentionné l’avortement ; son mariage avec Carlos est l’exemple même d’un couple toxique à fuir absolument (et puis, toute cette partie en prison, bordel, que de clichés qui s’accumulent !), et les moments émouvants ne compensent pas trop les défauts. Bien sûr, cette saison dévoile une autre facette de son personnage complexe, mais Gaby m’a surtout tapé sur le système.

Tout l’inverse de quand j’étais enfant, donc. Après, comme pour Susan, il faut noter qu’elle est toujours aussi belle, qu’Eva Longoria est géniale et que le personnage a les répliques les plus cinglantes – et donc souvent les plus drôles ! Bref, je suis partagé…

Susan | Bree | Lynette | Gaby

Les évolutions des personnages | Un double fil rouge | Les thèmes sociaux | En bref

Un double fil rouge : les Applewhite et les conséquences de la saison 1

Dans cette saison 2, deux intrigues majeures se dessinent en parallèle, liées à la saison précédente et aux personnages clés. D’une part, une famille intrigante vient s’installer à Wisteria Lane, les Applewhite. D’autre part, nous explorons les conséquences des événements de la saison 1, avec les conséquences de l’intrigue du suicide de Mary-Alice qui continuent de hanter la série… sans parvenir à être aussi captivantes.

Les Applewhite | Les Young

Les Applewhite : un mystère qui tombe à l’eau

En théorie, un mystère s’installe dans cette saison avec l’arrivée des Applewhite à Wisteria Lane. Cette famille énigmatique composée de Betty, Matthew et Caleb cache des secrets qui promettent d’apporter du suspense à la saison. Malheureusement, le fait que ce soit un revisionnage a cassé pas mal de choses. Autant j’avais oublié bien des détails de l’histoire de Mary-Alice, autant je me souvenais de tout ou presque concernant les Applewhite.

Il faut dire que cette intrigue est beaucoup moins développée que celle de Mary-Alice en fait : tout est très vite dévoilé (notamment la présence de Caleb), un sentiment renforcé par un revisionnage rapide. Finalement, ce qui devait être le mystère de la saison n’apporte pas grand-chose de mystérieux et les personnages n’arrivent jamais vraiment à se mêler à la vie du quartier.

Il y a un sursaut en cours de route quand Betty fait du chantage à Bree et globalement, j’adore le personnage de Betty qui fait tout pour le bien-être de ses enfants en les traitant super mal… mais l’ensemble manque vraiment d’une morale et de vrai mystère. OK, il y a des twists sympathiques, seulement l’intrigue permet juste de découvrir que Danielle est encore plus psychopathe que sa mère.

Quant à la conclusion concernant Matthew, elle est toujours aussi brutale et horrible ; surtout pour Betty qui ne peut que porter sa culpabilité loin de Wisteria Lane sans qu’on ne nous explique jamais ce qu’elle devient après de tels événements traumatiques.

De même, à voir ça en 2023, on se dit que c’est dingue que personne ne parle plus que ça du racisme ou des violences policières. Il semble vraiment évident que les flics auraient pu tirer ailleurs que dans son cœur…

Autrement dit, bien que l’intrigue des Applewhite promettait d’être fascinante, elle a été malheureusement sous-développée et résolue rapidement. Les opportunités de développer davantage les personnages de Betty, Matthew et Caleb ont été manquées tout au long de la saison, laissant un sentiment d’inachevé et de frustration.

Les Applewhite | Les Young

Les conséquences de la saison 1 : Paul, Zack et Felicia

Les répercussions des événements de la saison 1 sur la vie de Zack Young et sa relation avec ses proches sont au cœur de cette saison, et ça, sincèrement, je l’avais complètement oublié ! Cela ne fait que me confirmer que je n’aimais pas trop ces personnages enfant. Maintenant que je suis adulte et bien… Je ne les aime toujours pas, mais en tout cas, je trouve qu’ils apportent tout de même quelque chose à la série.

Les secrets dévoilés autour de Zack, son lien avec Felicia Tilman et l’impact sur sa vie et celle de sa famille sont autant d’éléments qui ajoutent une couche de complexité à l’intrigue : très vite, ça vient briser le bonheur de Susan et Mike et très vite, le retour de Paul en rajoute pile comme il faut. Les tensions et les manipulations sont constantes entre ces personnages, et ça permet souvent d’apporter des moments de légèreté malgré le drama.

De ce point de vue-là, le plus drôle est très clairement le retour de Felicia Tilman et son désir de vengeance, semant la peur et le chaos chez Paul. Son personnage, toujours aussi manipulateur et déterminé, est là pour apporter de la peur… mais finalement, elle m’a fait plus rire qu’autre chose. Pourtant, la conclusion de cette intrigue, avec Felicia qui se fait passer pour morte et Paul qui finit en prison, est sacrément terrifiante.

Il est difficile d’être du côté de Felicia, même si elle ne fait que venger la mort de sa sœur… Elle provoque un malaise partout où elle passe qui me fait rire, mais ça montre aussi les limites de l’intrigue proposée en saison 1 : on veut nous faire nous attacher à Paul, sauf que bon, c’est un criminel ; mais Felicia aussi ; et Zack est insupportable comme fils pour Mike… Non, sérieux, on veut juste que tout ce petit monde sorte de la série parce que les scénaristes ne peuvent plus rien en faire. Et on voit bien qu’ils le savent avec cette fin de saison 2, laissant des portes de sortie pour chacun d’entre eux.

Les évolutions des personnages | Un double fil rouge | Les thèmes sociaux | En bref

Les thèmes sociaux

Desperate Housewives ne se contente pas de divertir, elle aborde également des thèmes sociaux pertinents qui résonnent encore aujourd’hui… Mais pas toujours comme on aimerait. Voici quelques-uns des thèmes explorés dans la saison 2 :

Pression sociale | Violence | Discrimination

Maternité, pression sociale et conciliation travail-famille

La série met en évidence les défis auxquels les personnages sont confrontés en tant que parents, les pressions sociales liées à la maternité et les difficultés à concilier le travail et la vie de famille. Ces thèmes résonnent avec de nombreuses personnes qui jonglent avec les attentes de la société tout en élevant une famille : que ce soit Lynette qui se retrouve à culpabiliser de ne plus voir ses enfants (et bordel, l’acteur interprétant Parker est brillant !) ou Bree qui se rend compte qu’elle ne maîtrise plus ses enfants (bordel, l’abandon d’Andrew, c’est toujours aussi violent… et redécouvrir la raison pour laquelle elle le fait est tout aussi dérangeant !), la pression sociale vis-à-vis de la maternité est vraiment explorée sous tous ses aspects.

Dans une moindre mesure, Susan est l’exemple inverse : on peut difficilement la sentir victime de la pression sociale quand elle a une fille si parfaite, mais c’est finalement Julie qui se retrouve trop souvent avec le rôle de l’adulte.

La série est aussi super dérangeante par bien des aspects, surtout en ce qui concerne Gabrielle. Elle découvre dans cet épisode sa volonté d’être mère quand elle perd son bébé et je pense que le pire reste le racisme ambiant sur toute l’intrigue de fin de saison pour Gaby et Carlos. Ils auraient mieux fait d’en rester à la bonne sœur, ça au moins c’était culte… Parce que « sauver » une étrangère chinoise en situation illégale pour finalement l’employer (comme esclave !) et faire d’elle leur mère porteuse, c’était juste horriblement dérangeant ! C’est fou que ce soit passé à l’époque, une intrigue comme ça se ferait, j’espère, bien plus épingler aujourd’hui… Et ça dès qu’il est question d’aller acheter une maman.

Après, bien sûr, c’est terrible comme les deuils successifs que doivent faire Carlos et Gaby en tant que parents sont marquants. Dommage : ils semblent plus nous marquer nous que marquer les personnages…

Pression sociale | Violence | Discrimination

La violence conjugale

Desperate Housewives aborde de manière réaliste la violence conjugale et ses impacts émotionnels et psychologiques. À nouveau, difficile de ne pas penser à Gabrielle qui se fait maltraiter en permanence par Carlos. Je me souviens avoir été marqué enfant par Lynette qui me paraissait très violente avec Tom (pour ne pas utiliser le mot « castratrice »), mais en fait, la vraie violence vient du couple Gaby/Carlos ; et en permanence !

Les coups sont aussi bien psychologiques que physiques, et Gaby est certes victime, mais elle sait aussi se montrer une agresseuse redoutable. Ca ne fait que se confirmer quand elle se bat avec la sœur d’ailleurs. On dira que la série a sa propre vision de la religion, hein.

Vingt ans plus tard, en revanche, je regrette que la série ne prenne pas le temps d’aborder toutes ces questions de manière plus explicites. Les graines sont là, mais tout le monde ignore le problème et tourne le regard… C’est d’autant plus dérangeant que la voix off de Mary-Alice commente tout ce qu’il se passe et est censée apporter une réflexion acerbe et un point de vue ayant théoriquement le recul nécessaire pour critiquer ce qu’il se passe. Seulement, ça, elle ne le fait pas, parce qu’à l’époque, ça restait tabou. C’est étonnant de voir une série qui brise plein de tabous être bridée sur d’autres questions ; et on ne le voyait pas à l’époque.

Pression sociale | Violence | Discrimination

Discrimination et préjugés dans la société

La saison 2 soulève également, bien sûr, des exemples de discrimination et de préjugés auxquels les personnages sont confrontés. Que ce soit le racisme avec les Applewhite, l’homophobie avec Andrew ou d’autres formes de discrimination, la série nous pousse à réfléchir sur ces problèmes sociaux et leurs conséquences sur les individus concernés. Le fait qu’Andrew devienne un tel psychopathe obsédé par la revanche sur sa mère, notamment, fait froid dans le dos. Seulement, cette saison 2 ne parvient pas à apporter pour autant un vrai commentaire social sur tout ça. Elle se contente de le mettre en scène, sans vraiment le commenter.

Le traitement du handicap dans la saison 2 est un autrement élément important de l’intrigue des Applewhite qui, lui, est davantage réussi. Là-dessus, on sent que la série parvient à briser certains silences et tabous. Ainsi, la série aborde cette question de manière sensible, montrant les défis auxquels les Applewhite font face et la maltraitance que fait subir Betty à Caleb. Oh, après, bien sûr, c’est gênant que ce soit Matthew qui soit celui qui le dénonce le plus (quoique j’ai en tête une scène où Danielle le fait aussi, ouf) quand finalement il est tout aussi responsable de ce qui est en train de se passer. Et puis, la conclusion donne trop raison à Bree qui fait la morale à Betty, ce qui pose des problèmes de racisme à nouveau.

L’histoire des Applewhite met en lumière la volonté de Betty de protéger son fils Caleb et de veiller sur lui, tout en cachant leur situation aux yeux des autres… et on comprend bien que c’est finalement ce qui provoque un tas de problème.

Les évolutions des personnages | Un double fil rouge | Les thèmes sociaux | En bref

En bref…

En revisitant la saison 2 de Desperate Housewives, j’ai retrouvé avec plaisir l’univers fascinant de Wisteria Lane et ses habitantes décidément attachantes, mais avec un recul nouveau : celui de la modernité qui fait vieillir certaines intrigues plus vite que d’autres. La saison 2 semble ainsi moins moderne que la première, et le fait de me souvenir des intrigues a parfois permis d’y réfléchir plus longuement.

Néanmoins, la série continue d’aborder des thèmes sociaux importants et de le faire avec audace en étant en avance sur son temps, ce qui la distingue toujours des autres comédies dramatiques. Si vous avez besoin d’une bonne dose de drame, de rires et de réflexion, je vous recommande vivement de vous replonger dans la série. Surtout pour l’humour, en fait ; elle fait vraiment rire en permanence et mérite ainsi d’être (re)découverte !

Quant à moi, j’ai donc continué mon visionnage et terminé avant-hier la saison 3… J’en parlerai prochainement sur le blog, mais je peux déjà dire que j’ai été surpris de voir Orson débarquer si vite en saison 2, et surtout de cette manière-là. C’était carrément inattendu de redécouvrir qu’il connaissait Susan avant Bree… mais j’aime toujours autant le début de leur relation à l’hôpital psychiatrique !

Les évolutions des personnages | Un double fil rouge | Les thèmes sociaux | En bref

Elemental : feu d’artifice ou pétard mouillé ?

Salut les cinéphiles,

Après une semaine chargée et interminable, avec en prime quelques émotions, j’ai décidé de me détendre en regardant le dernier film d’animation de Pixar, Elemental – ou Elémentaire en VF. Et je dois dire que c’était une belle manière d’entamer mes vacances – laissez-moi y croire, je ne fais plus cours, j’ai décidé que j’y étais même si c’est entièrement faux !

L’avis sans spoiler

Pour ceux qui ne connaissent pas encore, Elemental nous emmène dans un monde où les éléments naturels vivent en ville. Le film suit l’histoire d’Ember Lumen, un élément de feu, et Wade Ripple, un élément d’eau, dont la rencontre va tout bouleverser – ou au moins bouleverser leur vie. Le film explore leur relation, ainsi que leurs interactions avec leur environnement et leur famille.

C’était très sympathique, très beau à voir, mais pas forcément aussi percutant que je l’aurais souhaité en ce qui concerne l’intrigue et les messages du film. Elemental est un film visuellement époustouflant qui aborde des thèmes importants, mais il y a plusieurs messages et c’est peut-être le problème : c’est un peu brouillé et il est difficile d’être pleinement embarqué dans les émotions tant le film joue sur plusieurs tableaux.

Malgré tout, Elemental reste un film à voir, ne serait-ce que pour sa beauté visuelle et son univers original. Et puis, c’est un film qui peut être apprécié par tous, quel que soit l’âge ou la situation. Que vous soyez en famille, seul, en couple ou célibataire, ce film a quelque chose à offrir. Il est parfait pour un rendez-vous amoureux, avec son mélange d’aventure, de romance et de moments touchants, mais il est aussi assez simple et divertissant pour être apprécié par les enfants…

Allez, si vous l’avez déjà vu, on peut continuer d’en parler ensemble histoire que je vous donne un avis plus détaillé… Attention, vous l’aurez compris, dans la suite de cet article, il y a quelques spoilers !

Une animation époustouflante

Le film est une véritable merveille visuelle, avec de superbes paysages et des moments marquants entre les personnages. C’est un véritable spectacle visuel. Des scènes comme la découverte de la ville, le tour en montgolfière, l’opposition eau/feu lorsqu’Ember et Wade se touchent, l’exploration sous l’eau avec la floraison et tous les moments avec du verre soufflé sont particulièrement marquantes. La technique et les effets spéciaux sont impressionnants, au point où j’ai même eu l’impression de voir une photo plutôt qu’un dessin animé lors de la scène du barrage qui cède, par exemple. C’est déstabilisant et impressionnant à la fois !

Un autre point positif est que l’univers est original tout en étant facile à comprendre – et facile à mettre en place. En fait, c’est peut-être la plus grande réussite du film : la mise en place de l’univers est impressionnante, avec beaucoup de décors et détails pour un dessin animé ! À cet égard, le générique de fin est un vrai plaisir à regarder, parce qu’il permet de voir la quantité de travail effectuée pour que cet univers regorge de détails (et de jeux de mots faciles et stupides, mais j’en suis friand, vous vous en doutez !).

Au-delà d’Ember et Wade, il y a aussi toute une galerie impressionnante de personnages secondaires : on sent qu’il y a là des pistes à explorer pour de futurs courts-métrages, et je ne doute pas qu’ils le feront. En attendant, c’est un film qui stimule beaucoup l’imagination et ça fait du bien ! Cela dit, malgré ces nombreux personnages et comme dans beaucoup de Disney ou Pixar, les couples (à la fin notamment) semblent un peu forcés et provoqués par manque de choix. Si je n’aime pas les triangles amoureux, là on a un peu l’impression que Wade est le seul prétendant crédible pour Ember, parce que le petit qui la harcèle avec ses fleurs sous les aisselles, c’est marrant, certes, mais ça ne risquait pas de la faire vibrer !

Quelques déceptions

Bref, le film représente aussi quelques déceptions et n’invente pas l’eau chaude. Ainsi, les designs des personnages m’ont laissé parfois sceptique, à l’image de l’intrigue. Par exemple, j’ai une petite déception pour les nuages et le vent, assez basiques et très peu développés. Pas fan non plus des scènes de sport aérien… Tout le monde n’est pas capable d’inventer aussi bien que le Quidditch de toute évidence !

Ember et Wade sont des personnages très intéressants séparément, mais leur dynamique n’est pas toujours crédible. Leur romance semble un peu précipitée et forcée, comme si Wade était le seul prétendant crédible pour Ember. C’est un peu décevant, surtout dans un film qui par ailleurs brise certains clichés sexistes avec un personnage masculin qui n’hésite pas à montrer ses émotions – les torrents de larmes finissent même par être un running gag lourd… ce qui les empêche d’avoir la dimension émotionnelle attendue dans une des scènes de fin en ce qui me concerne. Ainsi, l’évolution d’Ember est certes très efficace, mais je regrette qu’en 2023, il lui faille un copain pour enfin s’affirmer. Certes, Wade est un garçon qui casse beaucoup les clichés sexistes à évoquer ce qu’il ressent, mais il reste le sauveur de la demoiselle en détresse (et de la flamme) qui aurait pu, il me semble, s’en sortir sans lui.

En parlant de déceptions, parlons d’ailleurs de l’intrigue. Bien que classique, elle aborde des thèmes importants comme l’immigration, l’identité et le sacrifice. Le film parle d’immigration de manière originale avec la famille d’Ember qui représente en fait l’immigration asiatique aux USA. Si cela reste un point fort du film, j’ai trouvé décevant que ce soit fait avec moins de subtilités et nuances que d’autres films récents, comme Turning Red ou même Over the Moon de Netflix. J’aurais aimé voir ce dernier au cinéma d’ailleurs… Là où je me dis qu’Elemental aurait pu être vu sur mon canapé sans que ça me dérange car j’ai une télévision HD (un peu comme pour Soul).

Le début du film est néanmoins très touchant, montrant l’évolution de la famille d’Ember, ce qui rappelle le film Là–haut (d’ailleurs mis à l’honneur par un court-métrage sympathique juste avant la projection). La dynamique familiale reste efficace pour l’héroïne, avec une volonté de plaire à/d’être acceptée par son père qui se voit durant tout le film. C’est l’inverse de Wade, à la famille très réussie aussi mais avec une dynamique différente (plutôt famille nombreuse, riche et libérale, ouverte d’esprit sur la relation entre Wade et Ember). Malgré tout le positif, tout ça n’est pas vraiment exploré autant que ça le devrait, donnant l’impression de rester souvent à la surface – un comble pour ce film.

Après c’est un film qui aborde beaucoup la notion de sacrifice – sacrifice personnel sur le moment pour le bien sur du long terme – alors c’est peut-être normal de sacrifier certains aspects présentés pour en mettre d’autres en avant. Cependant, comme je le disais en introduction, ça a fini par me poser problème, en donnant l’impression que le film voulait trop en faire. À jouer sur tous les tableaux, Elemental finit par manquer d’âme et d’émotions à certains moments-clés – ou plutôt, moi, en tant que spectateur, je n’ai pas réussi à ressentir ce qu’on voulait me faire ressentir.

Pour finir cette partie sur mes déceptions, terminons sur une note musicale. La bande sonore, composée par Thomas Newman, est très bien, même si elle ne m’a pas spécialement marquée. En fait, je dirais même que j’en retiens surtout le générique de fin qui est sympa – la chanson est très bien et finira dans ma playlist Spotify du mois de juin – mais bon, il n’est pas par Thomas Newman. La majorité du temps, la musique originale du film est effacée ou mise de côté pour des chansons. C’est un choix qui fonctionne… mais un peu décevant pour un film d’animation, dont je retiens souvent l’univers musical habituellement.

En bref

Malgré quelques défauts, Elemental est un film que je reverrais probablement, surtout pendant une période de vacances. Il a tous les éléments d’un bon film de Noël : une histoire touchante, des personnages attachants et une animation, je le redis, époustouflante. Je le recommande donc à tous ceux qui ont l’occasion de le voir.

Cependant, bien que l’expérience du cinéma ajoute toujours quelque chose de spécial, je ne pense pas que ce soit nécessaire pour apprécier ce film si vous avez un bon écran HD chez vous. Que vous le regardiez sur grand écran ou en blu-ray/streaming à l’occasion dans quelques mois, Elemental est une expérience à ne pas manquer pour une soirée où vous aurez envie de passer un bon moment avec un brin de féérie. Bref, pas un pétard mouillé, mais pas le feu d’artifice du 14 juillet non plus !

The Walking Dead: Dead City (S01)

Synopsis : Maggie et Negan se rendent dans un Manhattan post-apocalyptique, depuis longtemps isolé du reste du continent. La ville est remplie de morts-vivants et d’habitants qui ont fait de New York City leur propre monde.

Pour commencer, je dois avouer que l’attente pour la saison 1 de The Walking Dead: Dead City a été longue, mais elle m’a semblé courte malgré tout ! Contrairement à ce que j’imaginais, je ne suis donc toujours pas à jour dans les autres séries de la franchise avant de me lancer dans celle-ci. Malgré tout, je suis pressé à l’idée de découvrir cette série et de voir comment elle se démarque de la série originale et je prends donc ENFIN le temps de regarder une série au milieu de semaines extrêmement chargées par le travail.

Oui, je sais, il aurait mieux valu me concentrer sur les saisons que j’ai entamées sans les terminer, mais ça ne serait pas tout à fait moi si j’avais fait ça. Bien sûr, je ne peux m’empêcher de me demander comment cette série se connectera à l’univers global de The Walking Dead et de craindre de me faire spoiler… mais bon, l’univers des zombies me manque un peu tout de même.

Je suis impatient de voir si les créateurs ont réussi à apporter de la fraîcheur à cette franchise bien établie et, à force, aussi pourrie que la peau d’un zombie ou si l’on aura juste une suite sans surprise de ce qu’était la série d’origine et qui a laissé en vie Maggie et Negan rien que pour nous proposer cette série…

The Walking Dead: Dead City – S01E01 – Old Acquaintances – 12/20

Aïe. Comme prévu, on en sait déjà beaucoup trop sur les personnages choisis par ce spin-off, donnant juste l’impression d’avoir un seizième tour de ce qu’on sait déjà d’eux et des conversations qu’ils ont déjà eu en boucle. Alors certes, la série tente d’instaurer son ambiance et certes, il y a deux trois moments qui…

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The Walking Dead: Dead City – S01E02 – Who’s There? – 13/20

OK, l’épisode n’est pas beaucoup plus réussi que le précédent, mais je trouve que sur la fin, il parvient à justifier son existence en dévoilant une nouvelle facette de la relation entre ses héros. Pour le reste, nous en restons à du convenu pour la franchise, avec un affrontement entre deux camps et des intrigues…

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The Walking Dead: Dead City – S01E03 – People are a Resource – 09/20

C’est sûrement beaucoup trop tôt pour proposer un énième spin-off de la franchise : tout semble désespérément convenu et prévisible, c’est trop souvent creux pour avoir vraiment matière à l’horreur. Oui, il y a de bonnes idées dans les scènes d’action et certains moments donnent espoir que ça puisse être bien, mais en vrai, on en…

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The Walking Dead: Dead City – S01E04 – Everybody Wins a Prize – 10/20

Je ne passe pas sous la moyenne parce que l’épisode n’est pas si mauvais en soi. En fait, il peine juste à surprendre en fournissant exactement ce à quoi on peut s’attendre, jamais rien de plus. C’est prévisible, c’est convenu, c’est plutôt cool du côté de la production et des scènes d’action. Non, vraiment, chaque…

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The Walking Dead : Dead City – S01E06 – Doma Smo – 08/20

Drôle d’épisode final que celui-ci, parce que certes, les scénaristes proposent les scènes qu’ils voulaient proposer, mais on sent en tant que téléspectateur qu’ils galèrent à y arriver et qu’une fois qu’ils y sont, eh bien, ils n’ont plus rien à raconter mais il reste presque une moitié d’épisode. Les personnages prennent ainsi des décisions…

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The Walking Dead: Dead City – S01E01 – Old Acquaintances – 12/20

Aïe. Comme prévu, on en sait déjà beaucoup trop sur les personnages choisis par ce spin-off, donnant juste l’impression d’avoir un seizième tour de ce qu’on sait déjà d’eux et des conversations qu’ils ont déjà eu en boucle. Alors certes, la série tente d’instaurer son ambiance et certes, il y a deux trois moments qui fonctionnent bien pour le petit frisson qu’on cherche, mais ce n’est pas glorieux comme spin-off pour l’instant. J’ai l’impression qu’il y avait à la rigueur de quoi faire un film. Une série ? On va tourner en rond !

Spoilers

Hershel s’est fait enlever, forçant Maggie à bosser avec Negan à nouveau.


You could try, but then I’d have to kill you first.

Nouveau cadre, vieux codes | Retrouvailles | Les marshals | Manhattan | Cliffhanger

Nouveau cadre, vieux codes

Si je suis plutôt ravi de retrouver les personnages et de voir que la série commence par un épisode qui a un temps bien raisonnable, j’ai tout de suite déchanté dès les premiers plans de cet épisode. Certes, on nous introduit directement à l’idée que Maggie a déménagé et est désormais à New-York, mais bordel, c’était plutôt long comme introduction et comme enchaînement de plans.

En plus, le changement de cadre avec ce New-York envahi par la végétation donne l’impression d’être devant un énième film catastrophe post-apo… et ça peine à donner un sentiment de neuf à une série qui en aurait désespérément besoin. En fait, le problème est là : on connaît trop bien les codes de la franchise. Du coup, c’est comme une bleue que Maggie se fait alors surprendre par un zombie qui n’hésite pas à lui attraper les jambes. C’était prévisible, sérieusement, et ça a lieu plus tard dans l’épisode aussi. Elle s’acharne finalement sur lui, dans une scène sanglante qui met dans l’ambiance… mais aussi avec des cris qui devraient la faire repérer bien vite.

Sans une ligne de dialogue, cette première scène a réussi à nous montrer ce que veut proposer la série : un nouveau cadre plus urbain et post-apo que la série d’origine bloquée pendant des années dans la forêt… mais eh, c’était peut-être un vrai besoin, non ? Le générique qui suit est très sympathique, même s’il a un côté très jeu vidéo. C’est fou comment les effets spéciaux se reposent de plus en plus sur ce type d’images donnant l’impression d’être devant des jeux vidéos. Finalement, le générique est bien, mais la musique manque d’entrain ou de notes similaires à la série de base quand l’esthétique est quant à elle exactement la même. Bref, j’ai l’impression d’être devant une pâle copie… et c’est ce qu’est Dead City, justement.

Après le générique, on se retrouve dans un bar. À nouveau, on veut nous montrer un nouveau cadre : le monde s’est remis de l’apocalypse zombies, la vie a repris son cours, les mêmes lieux de vie qu’avant existent à nouveau. Malheureusement, ça donne à la série un côté un peu ringard, je trouve. Maggie au comptoir d’un bar, dans sa tenue d’aventurière… Je sais pas, ça n’a pas du tout su me convaincre. On note que cette fois, Maggie appelle les zombies des « groaners ». Chaque série a vraiment son mot pour les zombies, sans que ce ne soit jamais zombie. Par contre, cette fois-ci, ça devient ridicule : Maggie a toujours dit « walker », pourquoi aurait-elle changé en vieillissant ?

Bon, pêle-mêle, on découvre qu’elle drague le barman avec une idée en tête qui n’est pas celle à laquelle il pense (elle veut endormir sa méfiance) et qu’elle aurait une cabane à proximité envahie par les zombies. Difficile de savoir si c’est le cas, cependant : elle peut très bien mentir après tout. Le but ultime de Maggie est finalement de se rendre dans le motel attenant au bar pour y retrouver Negan. Ce n’est toutefois pas si simple : alors qu’elle a largement le temps de le surprendre sous sa douche, elle attend tellement qu’elle finit par se faire attaquer par les gens du bar.

Là, elle est alors confrontée à un personnage joué par Michelle Hurd. Je déteste cette actrice, que j’associe à son personnage calamiteux et à un jeu désastreux dans Blindspot, alors ce n’est vraiment pas chouette pour la série – ce ne sera pas un point positif pour celle-ci.

Maggie est toutefois capable de s’en sortir comme une grande fille, évidemment. Alors qu’elle est mal en point, on découvre qu’elle peut se servir d’une lame intégrée à sa chaussure pour dégommer des méchants. Cela la retarde suffisamment pour que Negan puisse s’enfuir en l’apercevant, emmenant avec lui une jeune femme qu’on ne connaît.

Bien sûr, Maggie cherche alors à s’enfuir plutôt qu’à dialoguer. C’est un peu con tout de même. Par chance pour elle, elle a de quoi s’enfuir à proximité. Non seulement, les bars sont de nouveau à la mode, mais en plus, il y a toujours de l’essence à portée de mains. Sans trop de mal, Maggie parvient donc à rattraper Negan et sa nouvelle jeune protégée, Ginny.

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Retrouvailles

Maggie leur révèle que Negan est recherché (pour changer) par une organisation dont on ne sait pas grand-chose (pour changer, bis), mais ce n’est pas pour cela qu’elle est ici, évidemment. Cette fois-ci, Maggie révèle la vérité : elle a subi un raid quelques mois plus tôt, puis un autre, lors duquel ses nouveaux ennemis ont eu la bonne idée de prendre un otage. Ouep, quelqu’un a enlevé le fils de Maggie et c’est pour cela qu’elle est à présent à la recherche de Negan.

En effet, son ennemi, le Croate, a eu la classe d’utiliser le sifflement préféré de Negan. Ma foi, ça fonctionne comme détail, c’est un sifflement extrêmement caractéristique. Et même si ça énerve Maggie de devoir demander l’aide de Negan pour retrouver Hershel dans Manhattan, elle n’a pas trop le choix : lui, il sait qui est le Croate. La série se garde toutefois des cartouches de suspense pour la suite, ne révélant pas ce que sont devenus la femme et l’enfant de Negan, ni qui est cette Ginny qui le suit partout désormais. Ginny ne parle pas – Negan explique à Maggie que c’est le cas depuis qu’elle a trouvé son père transformé en zombie.

Ouais, ça ne nous explique pas exactement pourquoi elle le suit partout, même dans un roadtrip vers un Hilltop qui n’est plus le même, ni comment elle a fait pour le demander d’ailleurs. Maggie nous apprend aussi que Hilltop n’est plus, mais que toute la communauté a dû se relocaliser et suivre les mêmes règles qu’avant. Soit. Les mêmes règles, certes, mais il y a de nouveaux acteurs en jeu à New Babylon, où la série semble se dérouler désormais.

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Les marshals

Par exemple, il y a des Marshals qui semblent faire peur à tout le monde – mais dont je n’arrive pas à savoir exactement de quel côté ils sont. Je veux dire, ils cherchent à arrêter Negan pour le mettre à mort en le torturant de la manière la plus atroce possible, mais c’est en partie parce qu’il a tué Glenn devant Maggie… alors pourquoi Maggie semble détester aussi ces marshals ? Et pourquoi ne travaille-t-elle pas avec les marshals aussi ?

Bon, ils semblent sacrément méchants cela dit. On voit ainsi un marshal débarquer dans le bar du début d’épisode pour en savoir plus sur Negan et pour le retrouver. Il interroge ainsi la nana du bar, bien à sa manière, n’hésitant pas à la torturer. Bon, je m’inquiétais de devoir supporter Michelle Hurd, mais elle se fait tuer bien rapidement finalement. Tant mieux ? La scène était censée être choquante et nous instaurer un univers plus noir, mais eh, ça m’a fait plaisir plus qu’autre chose.

Le marshal qui la bute pour respecter la loi, soi-disant, n’hésite pas à expliquer ensuite qu’il ne l’a fait que pour la loi, pas par gaité de cœur. Mouais. J’ai comme un doute, tout de même. Malheureusement pour les héros de la série, il a aussi tout ce qu’il faut pour les retrouver : Maggie a laissé tomber dans sa fuite un livre de cartes duquel elle a arraché la carte de Manhattan.

On retrouve ensuite Maggie et Negan en route vers ce nouveau Hilltop dont on ne voit pas grand-chose. Ouais, ils ont réussi à se débarrasser de Ginny auprès des gens aux ordres de Maggie, parce que c’est plus simple comme ça, probablement. La série préfère se concentrer sur des conversations interminables entre Maggie et Negan, comme au bon vieux temps, plutôt que de proposer vraiment de nouveaux personnages. C’est inquiétant : elle réunit deux personnages que j’aime beaucoup et ne parvient pas à sortir de la médiocrité pour autant… Et c’est d’autant plus violent et facile à constater que la série prend aussi le temps de nous faire quelques flashbacks de la mort de Glenn. Voilà, ça c’était une bonne scène choquante et réussie…

Malheureusement, pour arriver à une telle intensité, il faut déjà avoir des personnages auxquels on est attachés, pas des personnages dont on a fait le tour quinze fois. Dead City a beau essayer de proposer quelque chose qui la démarque et une ambiance qui lui soit propre, elle ne parvient pour l’instant qu’à proposer une atmosphère sombre peu efficace pour surprendre. On est dans une mauvaise suite de Walking Dead pour l’instant. C’est gênant.

Je suis peut-être de mauvaise foi, vous me direz : dès le départ, j’ai trouvé énervant que les spin-offs annoncés soient sur les personnages les plus anciens de la série. On les connaît par cœur. On ne peut pas être surpris de voir Maggie réussir à enlever l’un des marshals qui est à ses trousses sans le moindre mal (surtout qu’elle s’en prend au junior du trio comme par hasard), ni être surpris que ça mène à une scène où elle s’engueule avec Negan. Encore. Et vous savez pourquoi : elle veut avoir l’autorité sur lui et garder le marshal en vie avec eux quand Negan préfère l’idée de le jeter par-dessus bord.

Et sincèrement, c’est une redite tout ça, parce que ça mène à Negan qui lui fait remarquer qu’elle aussi elle a tué plein de gens, parmi lesquels il y avait des maris et des pères, hein. Bref, il gagne la bataille des arguments, mais comme Maggie est cinglante avec lui, il considère qu’elle a gagné apparemment ? Les mystères de cette franchise se poursuivent.

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Manhattan

Bon. Tout cela permet à nos héros d’arriver à Manhattan et… de me donner l’impression d’être devant un film. En fait, tout le problème est là ! Leur idée, c’est de faire un film, pas une série. Ouais, l’ambiance Manhattan post-apocalypse, c’est sympathique comme tout, mais je ne vois pas une histoire pouvant se dérouler sur le long terme. En plus, et c’est peut-être le look de Maggie qui fait ça, mais j’ai vraiment eu l’impression d’être devant un film post-apo à bas budget plutôt que devant une série. Elle a un look années 90, non ?

Et puis, cette traversée d’une grande-ville… Cela ressemble un peu trop à The Last of Us pour moi. Allez, une fois sur l’île, nos héros voient leur marshal en otage chercher à s’échapper, sans y parvenir, puis sont surpris par… une pluie de zombies. C’est pas « It’s raining men », c’est « It’s raining zombies ». Ou pas. Ce sont des cadavres qui tombent, pas des zombies. Il est donc assez évident qu’on a affaire à une méthode de défense rondement menée… mais Maggie et Negan ne semblent pas s’en douter, préférant en rester à l’idée de base qu’ils ont de Manhattan, qui fut l’un des premiers lieux touchés par l’épidémie ; avec énormément de zombies, donc.

L’exploration de l’île peut en tout cas continuer et mener les personnages à redoubler de vigilance. Ainsi, Negan constate que Maggie tombe de tomber dans un piège bien vite. Ils parviennt à l’éviter de peu, mais sont ensuite coincés entre une pluie de cafards dégoûtants dans des sacs poubelles et une horde de zombies sortant de nulle part en plein Manhattan. Cela permet à leur otage de révéler son prénom (Hano ? Jano ? C’est ce qu’il a dit ?) quand il entend des mitraillettes et qu’il espère qu’il s’agisse de ses collègues. J’en doute.

Maggie et Negan avancent vite, avec l’otage toujours, à l’intérieur d’une ancienne laverie (un pressing ?) où ils sont vite rejoints par… les marshals. C’était donc bien eux. Cela nous mène donc à une traque silencieuse à l’intérieur d’un pressing. Allez, pourquoi pas. Les codes du suspense sont bien maîtrisés, mais les enjeux sont encore trop peu forts : on sait bien que Negan et Maggie vont survivre quoiqu’il arrive, on en a rien à foutre de Jano et OK, le marshal de New Babylon, qui dit s’appeler Pearlie Armstrong, est un personnage sympa que l’on va prendre plaisir à haïr, mais il est beaucoup trop omniprésent dans cet épisode pour que l’on craigne de le voir mourir.

D’un côté, on en a envie parce que c’est un méchant pour notre héroïne (même s’il n’est absolument pas méchant). De l’autre, ben… On s’en fout, il va forcément survivre s’il est autant monté en épingle. L’acteur est excellent dans son rôle, mais c’est un rôle pète-couilles si vous me permettez l’expression. Sérieusement, il prend tout son temps à parler là, c’est énervant.

Et tous les personnages sont tellement cons, en plus ! Je veux dire, Negan n’a toujours pas appris à se méfier et à surveiller ses arrières apparemment. Un zombie bien dégueu peut donc le surprendre avec Jano. Jano ne survit pas, mais pas à cause du zombie : Negan le laisse hurler pendant trente secondes, ce qui attire inévitablement l’attention d’Armstrong. Ce dernier tire donc vers Negan et Jano et il vise tellement bien qu’il tue son Junior… Bien joué.

On note que le zombie qui s’attaquait à Jano semblait avoir une sorte de symbiote en lui, un ver bien dégueulasse, et ça, ça fonctionnait bien pour le côté dégueu… mais bon, est-ce suffisant ? Attirée par le bruit, Maggie retrouve donc Armstrong alors que Negan s’enfuit. Malheureusement pour elle, elle n’est pas aussi discrète qu’elle le pense et est vite attaquée par Armstrong.

Maggie se met alors à raconter sa vie aussi, mais elle a la classe de ne pas prendre quinze plombes à le faire. Cela dit, elle a appris de ce que lui a dit Negan plus tôt : quand elle parvient à se libérer de son agresseur et a reprendre le dessus, elle décide de ne pas tuer Armstrong, parce qu’il est papa. Elle s’assure d’avoir un ennemi pour du plus long terme… comme prévu.

Et après ça, elle se retrouve à suivre Negan encore. La série propose alors un plan-séquence plutôt bien réussi pour introduire un nouveau personnage, une femme qui surveillait nos héros depuis un moment et qui a un look de folle furieuse lorsqu’elle souffle l’allumette qui éclaire Negan et Maggie ; En vrai, ça fonctionne drôlement bien comme scène.

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Cliffhanger

Le cliffhanger de l’épisode n’est pas ça finalement. Non, le cliffhanger, c’est de nous montrer un Hershel adolescent être confronté à l’un de ses geôliers – probablement le Croate. L’acteur est bon (pas comme l’ado ?), mais je cherche vraiment à savoir quel est son but exactement. Si Hershel est un simple otage pour que Maggie finisse par payer ce qu’elle doit selon lui, à quoi bon chercher à torturer le gamin ?

Et pourquoi s’arrêter en si bon chemin, juste pour se mettre à suivre un autre otage qui s’est échappé et erre à présent à moitié à poil sur le toit de l’immeuble. Aïe. Même pour les toits de l’immeuble, ils ont des fonds verts et des effets spéciaux pas géniaux. L’otage ? Il parvient certes à s’enfuir, mais de la manière la plus débile qui soit. Il se prend pour Tarzan et sans surprise, le méchant lui coupe sa liane une fois qu’il est bien au-dessus du vide. Apparemment, ça va être un moyen de se déplacer d’immeuble en immeuble dans cette série.

Le problème, c’est que c’était prévisible et que ce cliffhanger était censé nous montrer un grand méchant… mais tout ce que j’y vois, c’est un perso plutôt peu inquiétant. Le marshal était plus dangereux à la rigueur. Et puis, on ne peut pas vraiment parler de cliffhanger, parce que bon, le personnage est bien tombé de sa falaise là !

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