Miguel Sandoval (#83)

Salut les sériephiles,

Comme chaque dimanche soir, il est l’heure pour moi de revenir sur une performance de la semaine… et comme souvent en ce moment, à vrai dire, ce ne sera pas tant une performance de la semaine qu’une performance plus générale pour une carrière complète que je vais évoquer aujourd’hui. En effet, j’ai envie de vous parler aujourd’hui de…

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La performance de la semaine :
Miguel Sandoval

La série concernée : Station 19
L’épisode : S03E12 – I’ll Be Seeing You – 17/20


Pourquoi ? Cela ne va surprendre absolument personne, mais c’est un bon gros spoiler de Station 19 : Miguel Sandoval a décidé de quitter la série avant même la fin de saison. Avec sa mort annoncée depuis quelques épisodes, je pensais vraiment que les scénaristes allaient garder le drama pour le tout dernier épisode. Finalement, ils nous prennent par surprise en faisant tomber l’ex capitaine Herrera dans un incendie, histoire de sauver l’ensemble de son équipe et famille.

Oh, sa performance d’acteur n’avait rien d’exceptionnel cette semaine dans l’épisode, puisqu’il passait les trois quarts de son temps assis à jouer aux cartes pour finalement jouer les héros d’une bien mauvaise manière et dans une scène rajoutant volontairement beaucoup trop de gros plans et musique dramatiques pour nous faire pleurer. Cela dit, force est de constater que ça fonctionnait : même sans avoir jamais apprécié le personnage, j’ai trouvé tout cela très triste à regarder et j’étais à deux doigts de lâcher une larme moi aussi.

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Finalement, j’imagine qu’on dira adieu au personnage vendredi prochain dans un nouvel épisode, mais en attendant, je voulais souligner la qualité du travail d’acteur dans Grey’s et Station 19. A 69 ans, l’acteur a tout de même tenu de manière remarquable son rôle pendant trois saisons, ne rechignant apparemment jamais sur les scènes d’action et étant capable de nous transmettre les émotions nécessaires vis-à-vis de sa fille ou des autres pompiers. Et le personnage a survécu vraiment bien longtemps étant donné la série et son âge !

Il ne me manquera pas énormément, je pense, puisque ses scènes me faisaient souvent lever les yeux au ciel, mais ce n’est pas parce que je n’aimais pas le personnage que je n’ai pas envie de saluer la qualité du travail de l’acteur. Il y a des scripts qui n’ont pas dû être évidents à jouer, tellement ça manquait de crédibilité.

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Not anymore !

Vu aussi dans : Je pense sincèrement que l’acteur est en fin de carrière ; je le vois mal rempiler pour un nouveau rôle à son âge… mais en même temps, c’est déjà ce que je m’étais dit la dernière fois que je l’avais vu, dans la saison 1 de Bad Judge. Depuis, il était passé par Dirk Gently, avant de re-débarquer dans Station 19. Pas mal du tout ! Il est en âge de prendre sa retraite, mais j’imagine que les rôles doivent continuer de pleuvoir pour lui.

miguel sandoval | Tumblr

Cela est bien logique : l’acteur a une très longue carrière derrière lui, puisqu’il a commencé à travailler plus de dix ans avant même ma naisse, en 1982. Yep. De mon côté, je le connais principalement pour son rôle génial dans Medium. Il a interprété le rôle de Devalos pendant plus de six ans – de 2005 à 2011 – avec beaucoup de brio. Le rôle permettait de jouer sur bien plus de nuances de mystères que ces trois dernières années… mais enfermait aussi l’acteur dans un stéréotype. Pourtant, il a réussi à s’en sortir ! Rien que pour ça, il méritait bien un article, non ?


L’info en + : Rien à voir avec l’acteur cette fois, mais puisque le dernier épisode avait tout d’une fin de saison, je pense qu’il est important de souligner pour tous les fans qui passeraient par là que la saison 3 va continuer encore pendant un petit mois tous les vendredis soirs sur ABC. En effet, comme nous n’avons qu’une demi-saison cette année, la production a eu le temps de se conclure bien avant la mise en confinement, contrairement à Grey’s Anatomy. C’est aussi ce qui a permis, je pense, la multiplication des crossovers cette année.

Watch Station 19 Online: Season 1 Episode 7 - TV Fanatic
Bizarrement, on a eu peu de Baile en revanche, alors qu’elle était omniprésente en saison 2.

Par contre, si la série reprend l’horaire de la série-mère de manière à servir comme elle peut de tremplin à How to get away with murder (qui est bien remontée dans les audiences depuis la reprise), il nous reste le problème des crossovers, justement. Ceux-ci vont continuer à avoir lieu, mais nous n’aurons pas tout de suite la fin de l’histoire, puisque les épisodes de fin de Grey’s ne seront diffusés qu’en septembre… Si le tournage reprend à temps ! Avec le confinement appelé à durer (ou se renouveler), ce n’est pas gagné. On verra bien.


Voir aussi : Les performances des semaines précédentes

Survive (S01)

Synopsis : Jane et Paul sont les deux seuls survivants d’un crash d’avion sur une montagne enneigée. Ils vont devoir – vous l’aurez deviné – survivre.

SURVIVE (Quibi) - Séries TV - Sanctuary

Pour commencer, je n’ai pas spécialement envie de commencer de nouvelles séries en ce moment, mais #Sériesnement supposait que je commence une saison aujourd’hui, et celle-ci a l’avantage d’avoir des épisodes de dix minutes seulement, même s’il y en a un par jour et que j’ai déjà du retard. C’était donc un bon plan pour moi de la débuter.

Bien sûr, avant de la commencer, j’ai hésité : disponible uniquement sur la plateforme de streaming Quibi pour le moment, et donc uniquement sur portable !, elle est une sorte d’ovni. L’histoire m’intéresse un peu plus que celle de Most Dangerous Game pour le moment et ça fait un moment que je n’ai plus vu Sophie Turner à l’écran. Comme j’entretiens une histoire compliquée avec cette actrice, trouvant qu’elle peut faire de l’excellent travail (Games of Throne) comme du travail calamiteux (sa Jean Grey est une véritable catastrophe), j’ai joué mon curieux !

Maintenant que j’ai dit tout ça, je pense qu’on est bon pour mon avis bref des épisodes, quand je les verrais. Je suis le modèle de certaines autres saisons commentés sur le blog : je ne vais pas faire une critique complète résumant tout car le format s’y prête peu et ne m’arrange pas tellement, mais il y aura quelques spoilers tout de même.

Note moyenne de la saison : 13,5/20

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S01E01 – Welcome to Life House – 13/20
J’essaie de ne pas y mettre trop de mauvaise foi, parce qu’il faut peut-être que je m’adapte au format de Quibi, mais je suis pour l’instant déçu : malgré un casting de qualité, ce premier épisode peine à m’accrocher, d’autant qu’il ne correspond pas du tout au synopsis annoncé pour la série. Etonnant !

Vous me connaissez : je déteste les spoilers. Qu’on me vende une série sur un crash d’avion pour me vendre un premier épisode sans le moindre avion, ça me frustre énormément. Je veux bien que l’histoire soit divisée en plusieurs segments… mais j’aurais préféré un synopsis plus vague nous parlant uniquement du premier épisode, à savoir de Jane dans un centre pour orphelins dépressifs, qui va être testée dans sa volonté de survivre ou mourir. Y avait moyen non ?

Donc, OK, je suis de mauvaise foi sur ce coup-là, mais on me vend un crash d’avion pour finalement me donner une nana dépressive qui nous raconte ses rêves en voix-off et se promène sans problème ou surveillance particulière dans l’infirmerie d’un centre plein de gens dépressifs. Je veux dire, elle est surveillée sous la douche, mais elle peut errer la nuit sans se faire remarquer et en connaissant les codes d’accès parce qu’elle a passé assez de temps dans le centre pour ça… MOUAIS !

Après, je reconnais une qualité d’image très sympa, mais bon, on est sur portable, ce n’est pas si surprenant, faut le faire pour avoir de la mauvaise qualité sur portable. Le principe du double format est amusant et pourra être pratique, mais ça semble uniquement avoir pour but de faire un plan centré sur le visage… autrement dit, on perd en immersion, et c’est tout. J’en parlerai plus longuement quand j’évoquerai Quibi dans un article spécifique.

Quant à Sophie Turner, elle livre ici une prestation sympathique mais qui n’est pour l’instant pas exceptionnelle – parce que non, se mettre nue ne permet de garantir que ce soit exceptionnel. On verra bien ce que ça donnera par la suite, je lui laisse quelques épisodes encore pour me convaincre… Je mettrai à jour cet article au fur et à mesure.

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S01E02 – A Handful of Oblivion – 12/20
Nous ne sommes toujours pas dans le vif du sujet, mais en plus la série parvient déjà à avoir des longueurs et des répétitions, malgré son format court… Il ne me reste plus qu’à évoquer des coïncidences et des incohérences, et on obtient un petit fail là, franchement. Pour un programme censé vendre une plateforme, c’est gênant !

Jane me saoule. C’est problématique, pour une héroïne d’une série qui n’a pas beaucoup de budget côté casting, quand on y réfléchit bien. Cet épisode commence par nous la montrer en thérapie où elle est égale à ce qu’elle était dans l’épisode 1 : concrètement, on nous annonce une nouvelle fois qu’elle envisage de se suicider, dans un avion. C’est très bien tout ça, mais puisque la série nous vend un crash d’avion et des personnages qui tentent d’y survivre, ça ne sert absolument rien : pas de suspense, pas de construction du personnage puisqu’on le savait déjà avec l’épisode 1.

On se retrouve ainsi face à pas mal de longueurs au cours de l’épisode, et c’est dommage. C’est très lent à se mettre en place, parce que ça se répète (en thérapie, avec la trahison de Kara qui ne sert pas franchement à grand-chose, avec l’appel du médecin qui nous redit une fois de plus ce qu’on sait déjà). Et ma critique aussi se répète, mais franchement, l’épisode dure à peine 7 minutes et j’ai regardé quatre fois pendant celui-ci le temps qu’il me restait avant la fin, espérant qu’il se passe quelque chose…

J’aurais aimé dire que ça s’améliorait ensuite avec l’arrivée à l’aéroport, mais non : l’introduction du deuxième personnage principal est une catastrophe. On nous vend un personnage capable d’oublier qu’il a des clés sur lui au moment de passer les portiques d’un aéroport. Franchement, c’est un boulet comme on en voit rarement, non ? Et ça donne vraiment l’impression que leur rencontre est forcée… Quant à la fin de l’épisode, ben… merci, non merci ! J’ai trouvé ça abusé : qu’ils se retrouvent dans les toilettes, je veux bien, mais que l’épisode coupe d’un coup comme ça, ça n’avait pas le moindre sens. On se serait cru sur 6ter avec la pub qui débarque au milieu d’une scène.

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S01E03 – Please Remain Seated – 15/20
Poussé par la curiosité et un cliffhanger raté, j’ai malgré tout regardé ce troisième épisode qui est déjà plus prenant, parce qu’on en arrive enfin au cœur du sujet. Malgré tout, les deux premiers épisodes sont bourrés de défauts qui continuent d’avoir un rôle à jouer ici. Vraiment, je suis convaincu qu’il aurait fallu débuter la série avec cet épisode, sans les très longs et finalement inutiles premiers épisodes.

Non seulement les épisodes sont courts, mais en plus, les premières scènes vont nous répéter les dernières scènes des épisodes précédents ? Mamamia. Bon, et en même temps, avec le format un par jour, il faut toujours se remettre dans l’histoire, j’imagine. Cette fois, j’ai eu l’impression de voir pour de bon le premier épisode de la série : les deux personnages principaux se rencontrent et apprennent à se connaître.

Cette fois, le temps est passé plus vite alors que l’épisode durait neuf minutes : c’est signe qu’on va vers du mieux, mais c’est dommage d’avoir dû se taper les lenteurs du début… Concrètement, on arrive plus rapidement à des scènes intéressantes où les personnages n’arrêtent plus de se croiser dans l’aéroport. Certes, ce n’est pas bien crédible vu la taille de l’aéroport, le nombre de passagers d’un avion ou même quand on sait qu’ils survivront au crash… mais admettons.

Les mettre à côté dans l’avion pouvait être un moyen de justifier cette survie… Finalement, Jane et Paul sont bien séparés pendant le piquet de l’appareil, et j’ai trouvé ça dommage. En plus, la série nous joue à nouveau le mauvais cliché du personnage coincé dans les toilettes pendant le crash. Déjà qu’on compare toutes les séries avec crash d’avion à LOST, si en plus, ils font exprès de nous faire penser à Charlie, je ne sais plus quoi penser, moi.

Tout ça a tout de même un avantage de taille : le cliffhanger donne vraiment envie de continuer la série. Dans l’épisode 2, c’était naze et tellement mal coupé que j’avais hésité à continuer. Là, j’ai envie de voir ce que donnera la suite, surtout que la réalisation de l’ensemble est vraiment pas mal.

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S01E04 – Sweet Dreams and Flying Machine – 15/20
Tout le budget passe dans les décors et la réalisation, mais ça aurait pu être utile d’en mettre un peu plus dans le scénario aussi, parce que les grosses coïncidences s’enchaînent toujours dans cette quatrième partie qui nous mène peu à peu à la fin d’un épisode classique de série…

Si la carcasse de l’avion et la tempête de neige sont vraiment sympathiques comme décor, et qu’on sent le budget, je n’ai pas pu m’empêcher de rire de constater que les deux seuls survivants du crash autre que Jane sont les seules personnes à qui elle a parlé dans l’aéroport. C’est gros comme tout, surtout que je m’en doutais quand elle a reparlé à cette pauvre fiancée dans l’avion.

Par contre, l’épisode n’apportait rien d’exceptionnel, ni dans le jeu des acteurs, ni dans l’intrigue. Le réveil après le crash, la panique, ça marchait bien, mais ça n’était pas surprenant. On savait déjà qui allait survivre, et même si je ne l’avais pas su car ce n’avait pas été dans le synopsis, ça se devinait facilement. Du coup, le faux suspense de Paul sous les décombres, ça m’a fait rire, parce qu’on savait qui ça allait être et on savait qu’il irait bien.

Je sais que ça ne dérange pas forcément les gens d’être spoilés, mais bon, je ne sais pas, quand tout est prévisible comme ça, je ne suis pas investi à fond dans l’épisode, c’est plus fort que moi. Pour le reste, on est sur des classiques des séries de survie, l’épisode se terminant par un inventaire de ce que nos personnages ont pu extraire de l’avion avant de s’enfermer dans les toilettes. Ce n’est pas forcément l’abri qui me serait venu à l’esprit, mais admettons.

En même temps, dans cette série, il n’y a pas grand-chose qu’ils font qui me viendraient à l’esprit : survivre en étant sans ceinture de sécurité dans les toilettes, par exemple, c’est une idée perchée. Au moins, la bonne nouvelle, c’est que maintenant, Jane cherche à survivre. Voilà qui nous change !

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S01E05 – You Can Die Here Alone – 15/20
Je suis bien généreux avec cet épisode parce qu’il est très beau à regarder, mais c’est malheureusement toujours un peu trop prévisible dans la construction. Et pourtant, on est sur un tout nouveau format… Le problème étant que c’est juste le format classique diffusé différemment, plutôt qu’une histoire tirant parti de ce format spécifique. Dommage.

Dans l’ensemble, je ne retiens de cet épisode que le paysage magnifique, parce qu’il l’est. Le reste de carcasse de l’avion, la neige à perte de vue et surtout, le gros point positif : le jour ! Enfin ! Les débuts de la série étaient super sombres, alors ça fait bien d’avoir de la luminosité.

Concernant l’épisode en lui-même, j’ai eu du mal à comprendre où était passé Paul au début, mais bon, c’était tout de même prévisible autrement d’avoir les deux personnages en arrivant si vite à s’engueuler. La panique est passée, la nuit difficile aussi : il est temps de commencer à survivre, ce qui est délicat avec Jane qui voulait juste se suicider. Forcément, l’engueulade couvait : déjà qu’en temps normal, les survivants d’une telle catastrophe ont du mal à s’entendre… Il n’empêche que là, je suis totalement du côté de Paul, Jane est insupportable.

D’ailleurs, son changement d’avis en fin d’épisode a beau être nécessaire, je ne vois pas du tout ce qui la pousse à suivre Paul finalement. Elle qui voulait tant mourir depuis cinq épisodes et nous soulait avec ça… d’un coup, sa malédiction familiale est balayée ? C’est un peu cliché, non ? Malgré tout, je suis curieux maintenant, et j’ai envie de savoir vers quoi se dirigera la série.

En plus, pour être parfaitement honnête, j’aime bien l’idée de ce crash qui se fait en pleine montagne enneigée, ça change des îles désertes. J’ai hâte de voir comment les scénaristes vont se servir de cet élément dans le scénario : ça rajoute des conditions extrêmes trop difficiles pour la… survie. Ah, oui, enfin on y est : le titre de la série. Et ça tombe bien, ça correspond à la fin d’un épisode d’environ 45 minutes…

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S01E06 – Don’t Look Down – 14/20
Allez, mon avis va être définitif sur cette série : elle est magnifique, mais n’a aucun sens du point de vue de l’histoire ou de la psychologie des personnages. Les acteurs eux-mêmes ne semblent pas toujours convaincus, mais ils le vendent aussi bien que possible. Et puis, je continue de regarder, c’est que ça doit bien me plaire après tout. L’idée des segments est pas mal pour se laisser tenter.

C’est quand même chouette de se crasher en pleine montagne avec autant d’équipement pour lutter contre le froid. Honnêtement, les personnages ont juste l’air d’être en train de faire une petite randonnée pendant des vacances au ski durant lesquelles ils se seraient perdus. Dur de croire qu’ils viennent de se crasher, ils n’ont même pas l’air traumatisés… Et ils ont même de bonnes chaussures pour faire tout ce qu’ils ont à faire.

Si encore on les avait vus récupérer des affaires sur les cadavres de l’épave… Mais non, on a juste eu droit à Jane pleurant sur Margaret, pour rien. Autrement dit, la série n’arrive pas à m’accrocher pour sa crédibilité, mais vraiment, les images sont magnifiques. Je n’arrête pas de le répéter depuis que j’ai commencé cet article, oups.

Le suspense ? Bof. Avec deux personnages uniquement et des épisodes chaque jour de la semaine, je me doute bien que leur survie est assurée pour un petit moment encore. C’est bien dommage d’ailleurs, parce que du côté des dialogues, il n’y en a pas un pour rattraper l’autre pour l’instant. Limite, j’ai envie qu’il leur arrive quelques malheurs de plus, juste pour le fun. Après tout, on est devant cette série pour ça, non ?

Heureusement que les acteurs sont bons pour nous faire croire comme ils peuvent à tout ce qu’il leur arrive. Quant au cliffhanger, il est très clairement excellent pour patienter entre deux épisodes : elle va survivre, c’est sûr, mais peut-être qu’elle peut finir blessée, non ? Sur un malentendu…

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S01E07 – I Can’t Hear You – 15/20
La série tente vraiment de nous faire sympathiser avec les personnages, mais je me rends compte que je savoure surtout de les voir souffrir. Vraiment, je me sens sadique, mais voilà : plus il leur arrive des galères, plus la série propose des images super belles. Il en faut peu pour être heureux !

Est-ce que Jane est toujours insupportable ? Oui, clairement. Elle est aussi toujours en vie. Le cliffhanger est vite évacué : évidemment qu’elle survit, et sans la moindre blessure en plus. Encore une fois, la cohérence de la chose me laisse perplexe. La série avance vite, au moins, et en plein confinement, elle est une bouffée d’air frais – bon, congelée – qui fait du bien avec ses paysages magnifiques.

Si les discussions Paul/Jane ont tendance à me lasser, je trouve que l’épisode parvient mieux que tous les autres à construire la relation entre les personnages. La révélation de tous les médicaments qu’elle avait sur elle aide bien pour ça, par contre Paul est aussi insupportable qu’elle avec son inventaire. Maintenant, je me retrouve même à les shipper, parce qu’on a bien que ça à faire d’eux quand niveau suspense, le doute n’est pas vraiment présent.

Après la chute qui devrait être mortelle, nous voilà donc à l’avalanche. Je ne m’y attendais pas et, une fois de plus, les effets spéciaux sont superbes : le moment de l’impact m’a beaucoup plu. Sur le plan de la technique, il n’y a vraiment rien à redire de cette série. Sur le plan de l’écriture, ben… je n’ai pas trop compris pourquoi on s’arrêtait là et pas deux minutes avant, au moment de l’impact justement.

Voilà donc le duo à la tête de la série désormais réfugiés dans une grotte, et il me faut attendre demain pour la suite. Zut, je suis tombé dans le piège du format court !

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S01E08 – The Weigh – 12/20
Comme d’habitude, autant ça passerait bien comme partie d’un épisode plus long, autant vu indépendamment, c’est juste longuet ! On retrouve là un défaut que j’attribue souvent aux séries du câble, à savoir que l’on tente de nous faire croire que les personnages sont développés psychologiquement juste parce qu’il y a des gros plans et des silences au milieu de moments intenses… Mais enfin, ce n’est pas comme ça que ça fonctionne la psychologie et ça paraît juste être du travail bâclé. Surtout avec ce format court !

Du coup, OK, on en apprend plus sur Jane et c’est très bien comme ça, mais ça n’empêche que son nouveau goût pour la vie ne se justifie pas après autant de temps passé à nous dire qu’elle voulait à tout prix mourir. Et encore, ça va, il n’y a eu que sept épisodes de moins de dix minutes jusque-là. Le flashback sur le matin de Noël où son père s’est suicidé est triste, je le reconnais, mais il l’aurait été davantage en début de série quand elle ne m’avait pas déjà saoulé.

Là, ce qui justifie qu’elle soit aussi chiante depuis sept épisodes tombent comme un cheveu sur la soupe. Je sais bien que quand on rencontre quelqu’un, on ne connaît pas ses défauts directement, mais je suis aussi plus patient avec des vrais gens qu’avec des personnages de fiction censés me donner envie de revenir voir la suite de leur histoire. Je reste patient avec ces derniers : regardez, je suis encore là.

Pourtant, la série teste clairement mes limites et ma patience : maintenant qu’on a appris ce qui menait Jane à être suicidaire et qu’on la comprend à peu près – à défaut de l’apprécier – voilà que c’est Paul qui se met à être dépressif et ne pas envisager de survivre. Le cliffhanger m’a fait éclater de rire, alors que ce n’était pas du tout le but… Le travail psychologique des personnages n’a aucun sens. Les voir inverser les rôles au cours de cet épisode n’en a pas beaucoup plus : je ne vois pas ce qui mène un personnage motivé par le désir de vivre depuis près d’une heure d’épisodes à changer de cap aussi subitement.

Pour ne rien arranger, le temps qui passe dans cet épisode est hyper flou : on voit plusieurs jours passer a priori, ce qui est bien beau, mais fait juste l’économie d’un détail hyper important concernant la survie : les personnages n’ont pas vraiment de quoi boire et manger sur si longtemps !

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S01E09 – Exit Strategy – 14/20
Ce n’est pas cet épisode qui sauvera la série, qui semble bien toucher à sa fin (déjà). Je doute de l’utilité d’une saison 2, à moins de revenir sur les éléments du début qui n’ont plus rien à voir avec le schmilblick. La construction est tellement schématique qu’elle en est prévisible… bref, ça vaut le coup pour les plans extérieurs très beaux et l’expérience Quibi (et encore), mais c’est à peu près tout. !

Après Jane, c’est logiquement au tour de Paul de nous raconter son passé et les raisons de sa déprime suicidaire passagère. C’est vraiment dommage que tout cela soit aussi schématique, car malgré la bonne musique pour nous transmettre des émotions, on passe totalement à côté de la scène. Enfin, moi en tout cas. En si peu de temps par épisode, pas le temps d’être véritablement plongé au cœur de sa déprime, surtout qu’on sait qu’il va en sortir.

C’est alors Jane qui parvient à le tirer de cet état, histoire de bien nous faire comprendre qu’elle a de nouveau le goût de vivre. On s’y attendait un peu tout de même, rien de bien surprenant dans la construction de l’épisode. Sans suspense aucun, on les voit alors sortir de leur grotte où ils ont repris des forces allons savoir comment !

La sortie de la grotte, je ne vais pas trop la critiquer : elle fait partie de ce que j’ai adoré au cours de l’épisode ! La musique nous emporte et fait vraiment son travail, de même que les images et prises de vue à couper le souffle dans un paysage, une fois de plus, magnifique. C’est là que résidera définitivement tout l’intérêt de la série : les plans de la montagne.

Parce que niveau scénario, c’était schématique pour la construction des personnages et tellement prévisibles concernant le scénario…

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S01E10 – What Does This Say About Us ? – 12/20
Il faut bien finir ce que j’ai commencé : je reprends en ce dimanche la série pour en voir les trois derniers épisodes. Comme ça, on n’en parlera plus… Et concrètement, s’il me fallait encore ne parler, ce serait pour dire les mêmes choses : c’est beau, mais c’est sombre et ennuyeux.

Pour quelqu’un qui voulait mourir il n’y a même pas dix minutes, Paul tient soudainement à la vie quand même. Jane fait donc ce qu’elle peut pour le sauver, et ce qu’elle peut est apparemment suffisant pour qu’ils passent encore une nuit ensemble – et un réveil flippant où peut-être qu’il est mort mais non…

Vraiment, on est sur du zéro suspense : évidemment qu’ils vont arriver à la rivière. Il reste encore quelques épisodes pour conclure la série, certes, mais ça veut justement dire que Paul va s’en tirer encore un moment, malgré ses innombrables blessures et multiples adieux !

Comme on n’est jamais trop dans l’excès, on enchaîne justement sur Jane étant obligée d’abandonner Paul derrière elle. La voilà donc qui lui déclare ses sentiments, mais je n’ai pas accroché du tout. Je ne sais pas, même s’ils ont passé plusieurs jours ensemble, je trouve que c’est bien trop rapide pour accrocher à leur relation… Là où ça ne me dérange pas toujours dans les films. Pourtant, l’alchimie est là entre eux ! Je pense que le problème vient encore et toujours du format en dix minutes : pas le temps de s’habituer/s’accrocher vraiment aux personnages de la même manière qu’on le fait lors d’un épisode ou d’un film où tout est fluide.

Bref, la séquence émotions, je l’ai regardée d’un œil distrait (voire moqueur au moment des multiples et répétitifs « OK ? »). En revanche, niveau réalisation et choix des musiques, je suis toujours à fond…

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S01E11 – A Hundred Echoes – 15/20
J’ai lâché prise sur mon intérêt pour l’intrigue, mais il faut reconnaître que l’adrénaline de cet épisode est plus efficace que tout ce qu’on a pu voir jusque-là. En revanche, je n’aimerais vraiment pas avoir le karma de ces personnages.

Après le crash et l’avalanche, voilà donc le loup… Jane a vraiment une semaine de merde, mais bizarrement, elle n’envisage plus du tout le suicide une fois face au danger. Faudrait savoir. Bon, OK, je reste sceptique : le loup l’attaque un peu sans raison et elle reste à l’attendre bien sagement ? C’était étrange.

Finalement, je me suis donc retrouvé à avoir plus de peine pour le loup que pour Jane. Encore une fois, et je vais me répéter, mais la série est vraiment belle à regarder ! Cela fait véritablement regretter le choix de Quibi de n’être pour le moment que sur portable, parce qu’il y a une qualité indéniable d’images et que l’intrigue offre de vraies possibilités de moments beaux à regarder. Vivement qu’ils mettent en place un site pour voir ça sur grand écran !

Autrement, Jane avance bien dans cet épisode et finit par arriver à la fameuse rivière qu’ils voient depuis le départ comme le truc qui va les sauver de manière sûre et certaine. Sans surprise, ce n’est pas le cas et Jane est un boulet total à se tordre la cheville une fois dans l’eau. On a jamais vu ça, sérieusement.

Ce faux suspense n’en est pas vraiment un et nous amène donc Jane de l’autre côté de la rivière où elle rejoint enfin la civilisation en mettant le pied sur une route… où absolument personne ne passe parce qu’elle est au milieu de nulle part, après tout. C’était soit ça, soit un camion qui l’écrase de toute manière. Surtout quand elle a décidé de s’évanouir EN PLEIN MILIEU de la route. BOULET.

Promis, j’ai un cœur. Mes nerfs sont juste mis à rude à épreuve par cette série.

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S01E12 – Where Memories Live – 14/20
Je ne sais pas trop à quoi je m’attendais : ça se devait de finir de cette manière, mais je suis tout de même déçu, surtout qu’il y a tout un côté où on essaie de me forcer des émotions que je n’ai pas. Je pense que le principal problème vient finalement du format de Quibi : plein de fois dix minutes, ça empêche d’accrocher, et sur portable uniquement, ça empeche d’être pleinement immergé dedans. Dommage !

Putain, mais j’ai beau avoir un cœur, Jane est un boulet ! À son réveil dans l’ambulance, elle commence par dire qu’elle est du New Jersey plutôt que d’expliquer qu’elle était dans un avion qui s’est crashé, puis elle dit qu’elle est la seule survivante avant d’hurler sur les pauvres soignants qu’elle veut des nouvelles de Paul… Heureusement que le personnel médical qui s’occupe d’elle est intelligent et bien renseigné pour tirer toutes les conclusions nécessaires sur la survie d’un second passager de l’avion dont elle ne parle pas. Allez, on va dire que c’est la douleur.

Sinon, j’ai toujours du mal avec les flashbacks dans un paquet de séries, parce que ça n’apporte pas toujours quelque chose, mais alors dans cette série, c’était vraiment sacrément inutile. On a donc droit pour ce dernier épisode a un nouvel aparté dans le passé où l’on voit le père de Jane lui donner la montre qu’elle a perdu dans l’épisode précédent. OK. Ca aurait pu être intéressant dans l’épisode précédent si on avait su d’où venait la montre, mais du coup, là, c’était chiant dans l’épisode 11, puis dans l’épisode 12. Non ?

Ce flashback n’est qu’un rêve de Jane évidemment, qui finit par se réveiller pour apprendre que Paul a été retrouvé lui aussi, 24h après elle. Sa mère met trois plombes à nous révéler ce qui est arrivé, pour finalement nous annoncer que Paul est mort. Oh, mais pas d’inquiétude : avant de mourir et malgré ses blessures ou le froid, il a eu le temps d’écrire un mot à Jane.

Ce mot sert de conclusion on ne peut plus gnangnan à toute cette histoire. Honnêtement, c’était hyper cucul… Ca commençait bien et même le côté « content que tu sois la dernière personne à qui j’ai parlé » m’a plu sur le moment, car ça faisait un bon rappel du début de saison… Mais alors le « tu es une survivante, tu l’as toujours été » et tout le côté poétique, avec en plus des retrouvailles fantasmées spoilées par la vignette de l’épisode, ça m’a décroché.

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EN BREF – Ce ne fut pas glorieux comme expérience, et je ne suis pas sûr que ça vaille le coup de prendre Quibi pour l’instant : les séries n’y sont pas adaptées au format proposé. Dix minutes, ça ne permet pas vraiment d’être investi à fond, la succession d’événements finit par être grotesque et les émotions sont forcées. Après, cette série vaut le coup pour les images, très belles… et qu’on aimerait voir à la télévision plutôt que sur un petit portable…

The Promised Neverland – Tome 12

Salut les lecteurs confinés,

On est samedi, déjà. C’est dingue comment la semaine a filé une fois de plus à toute vitesse de mon côté. Du coup, comme on est déjà le week-end, je me suis dit qu’il serait assez logique d’en revenir une fois de plus à vous parler bande-dessinées, en s’aventurant cette fois-ci du côté des mangas.

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En effet, avant le confinement, j’avais pu récupérer le tome 12 de The Promised Neverland et j’ai profité d’un après-midi ensoleillé pour enfin y jeter un œil et continuer l’aventure d’Emma et des orphelins… Cela fait un moment désormais que j’ai commencé à suivre cette histoire, et je vous en parle à chaque fois depuis le tome 1. Pour la session de rattrapage, c’est par ici :

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The Promised Neverland - Tome 12 - The Promised Neverland - Posuka ...
Magnifique cette couverture du tome 12, honnêtement !

Pour en venir à ce tome 12, et sans spoiler quoique ce soit, j’ai trouvé qu’il était beaucoup plus difficile de suivre ce qu’il se passait au début de celui-ci. J’ai eu beaucoup de mal à entrer de nouveau dans l’histoire. J’y mettais pourtant de la bonne volonté, promis, mais voilà : j’avais du mal à suivre certaines actions vives avec les dessins et surtout, surtout, il y a tout un jeu de chronologie et de dates qui s’emboîtent dans ce début de tome… sauf que ça s’enchaînait sans que j’arrive à retrouver prise avec l’histoire.

Heureusement, cela ne dure pas et plus on avance dans le tome, plus on retrouve pied. J’ai beaucoup aimé les pages « bonus » de ce tome, avec quelques flashbacks comme d’habitude, car ça permettait d’avancer dans une partie de l’intrigue qui m’intéresse beaucoup. À l’inverse, certains écarts de l’histoire principale – enfin un en particulier – m’ont surpris, et pas forcément dans le bon sens à l’origine.

Maintenant que ceci est dit, je dois reconnaître tout de même – et on va entrer dans les petits spoilers – que sur les deux derniers chapitres les pages se tournaient toutes seules. L’intrigue s’accélère en effet sacrément vite, avec une ellipse temporelle que je n’ai pas vue venir et que j’ai même trouvé regrettable tant elle nous prive d’un ou deux tomes de « quêtes » pures et dures. Ce n’est pas la première fois que j’ai le sentiment que l’auteur veut sauter une partie des événements pour avancer plus vite, et je n’ai pas l’habitude parce que ça n’a jamais été trop le cas des mangas que je lisais jusqu’ici – coucou Les Chevaliers du Zodiaque.

The Promised Neverland Saison 2, daté au Japon | Adala News
Et dans tout ça, je n’ai encore jamais jeté un œil à l’animé, c’est fou !

Là, au contraire, les derniers chapitres accélèrent tellement les intrigues en cours que je sens bien que le but est de nous amener plus vite aux points cruciaux de l’histoire. Comme il y a cinq ou six tomes, cela donne vraiment l’impression qu’on arrive à la fin du manga : les principales intrigues peuvent être résolues grâce au plan de nos héros. Je ne doute pas qu’on aura encore de nouveaux rebondissements avant la fin, surtout qu’il y en a déjà dans ce tome : je n’ai pas du tout vu venir l’invasion qui occupe les derniers chapitres et nous ramène dans l’aspect intelligence et logique si cher aux orphelins que l’on suit.

Par contre, si j’ai très envie de découvrir la suite désormais et la manière dont les deux plus grands vont se débarrasser des soldats restants, j’imagine qu’on n’aura pas forcément cet aspect de l’histoire tout de suite. Et je dois vous avouer que j’espère, probablement en vain vu comment c’est tourné dans ce tome, qu’on aura des explications supplémentaires de la vision d’Emma concernant l’œil du dragon, car ça fait justement partie des pages sur lesquelles j’étais bien perdu dans les dessins… oui, plus encore qu’Emma !

Amazon.fr - The Promised Neverland, Vol. 13 - Shirai, Kaiu, Demizu ...Allez, ça reste une chouette lecture que je recommande, mais si vous avez lu tout ça, vous êtes déjà fans du manga de toute manière… J’ai hâte de mettre la main sur ce tome 13 post-confinement pour voir vers quoi l’histoire se dirigera ensuite. Je sais qu’il y a encore quelques tomes à venir de toute manière ! En tout cas, le prochain possède une très chouette couverture lui aussi et il me donne vraiment envie d’en savoir beaucoup plus : je ne crois pas trop aux retrouvailles, mais ce côté bibliothèque et jeu sur le temps, ça m’intrigue déjà. C’est fou quand on repense au point de départ cette histoire, d’ailleurs, les choses ont beaucoup changé tout de même !

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Zoey’s Extraordinary Playlist – S01E09

Épisode 9 – Zoey’s Extraordinary Silence – 17/20
C’est toujours aussi brillant, c’est fou. Chaque semaine, la série parvient à me bluffer en ne s’enfermant pas en permanence dans les mêmes schémas. Oui, on reste sur la même idée de base, mais les chansons permettent vraiment au personnage d’être développés et surtout de s’exprimer. La musique comme moyen d’expression : cet épisode prouve une nouvelle fois que c’est important et efficace. J’adore.

> Saison 1


Spoilers

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You have a daughter. I am a daughter. Plus, I owe you.

On retrouve Zoey en pleine dépression dès le début de cet épisode : elle est chez Mo pour préparer son petit-déjeuner et se confier sur ses sentiments contradictoires sur Simon et Max. Ce n’est pas passionnant et elle finit par s’écrouler en partant de chez son voisin pour se rendre chez son père, après avoir révélé qu’elle n’est plus cassée, aussi : elle entend de nouveau les gens chanter.

Chez les parents de Zoey, on retrouve Maggie au milieu des plantes recevant la visite de sa belle-fille inquiète de voir que sa belle-mère ne dort plus dans un lit, mais dans une chaise au côté de son mari. J’ai eu du mal à trouver ça passionner, surtout que c’était juste dans le but de se mettre à parler de l’intimité dans un couple, avec une Emily finissant par… se confier sur sa vie sexuelle à sa belle-mère ? La série m’a perdu plus que jamais là. J’en ai vu des séries pétées sur les relations familiales, mais là, franchement, faut qu’on m’explique.

Encore qu’elle dise en riant avoir viré David du lit plusieurs fois dans la semaine, ça passait, mais se mettre à dire qu’ils n’ont pas fait l’amour depuis des mois et qu’elle ne sait pas comment s’y prendre, j’ai trouvé ça juste gênant. Tu ne parles pas de ça à la mère de l’homme en question, si ? Peut-être que je suis fermé d’esprit finalement !

En tout cas, Emily était super gênante dans cet épisode, puisqu’elle essaye ensuite de faire entendre ses désirs à son mari devant Zoey. Après la mère, la sœur, et la sœur a même le droit d’entendre les désirs sexuels de sa belle-sœur du coup, histoire d’ouvrir les yeux de son frère. Celui-ci n’est vraiment pas très malin : non seulement il n’avait rien vu, mais en plus, il n’est pas très diplomate dans sa manière de gérer le problème… qu’il avait lui aussi. La réconciliation est facile, au moins.

Quant à Emily, elle s’arrange ensuite pour aider sa belle-mère à dormir de nouveau auprès de son mari, ce qui était une idée vraiment sympathique pour conclure cet épisode et cette intrigue.

En parallèle, Zoey débarque chez ses parents et se sert de l’infirmier de son père pour soigner son doigt. Ce dernier a ensuite droit à un bisou magique du malade, mais ça fait plus de peine qu’autre chose à l’infirmier qui se met à entamer, pour Zoey uniquement, « Sound of silence », repris en duo avec Mitch. C’est étonnant comme début d’épisode tout ça.

En tout cas, Zoey comprend vite que l’infirmier a une fille aussi et son père finit, à sa manière, par lui demander de s’occuper de lui. Tout ça se fait sur le ton de la conversation, avec une fille à l’université qui ne parle plus à son père. Rien d’exceptionnel non plus, alors que « Sound of silence » apportait un univers de possibilités plus complexes.

Finalement, Abigail, la fille de l’infirmier, est une étudiante en informatique, ce qui tombe bien : elle est fan de la boîte de Zoey donc quand elle apprend que son père connaît quelqu’un qui y bosse, elle est très intéressée pour le revoir. Inévitablement. Zoey étant gentille, beaucoup trop, elle accepte de passer une partie de son week-end avec lui à l’université, du coup.

Sur place, elle découvre au dernier moment qu’Abigail est sourd-muette. C’est l’occasion d’excellentes scènes totalement inattendues : la fille veut partir en voyage au Kenya parce que ça ferait bien sur son CV – ce que Zoey lui dit d’ailleurs – mais le père, Howie, n’est pas d’accord. On enchaîne alors sur toute une chanson, oui, oui, une chanson complète, en langue des signes. Voilà un truc que je n’attendais pas du tout, mais qui est magnifique. Et je ne connaissais FIght Song, mais maintenant que je l’ai découverte, j’adore l’idée. Oh, petit bonus rigolo : dans les figurantes, on avait une actrice de The Walking Dead.

Bien sûr, Zoey invite finalement Abigail au travail pour l’aider et gérer en même temps sa relation avec Howie. C’était plutôt chouette d’avoir le collègue de Zoey pour venir en aide du côté de la traduction, et ça fonctionnait bien. Abigail se plaint donc de voir son père la traiter comme si son handicap était une faiblesse alors qu’elle a rencontré à l’université des gens qui voient ça comme une force. Il n’en faut pas beaucoup plus pour que Zoey fasse ce qu’elle fait toujours : elle parle à Howie pour le convaincre de laisser sa fille partir… et reprend au passage un peu mieux le contrôle de sa vie. Les deux se réconcilient et c’est super chouette.

Ce n’est qu’après l’introduction de ces intrigues que Zoey se rend enfin au travail et force est de constater que c’est la partie que je préfère dans la série. Oh, bien sûr, c’est un peu rendu plus complexe par la situation amoureuse de Zoey : Max et Simon lui parlent, OK, mais c’est plein de gêne et de rancœur. Max s’intéresse surtout au père de Zoey alors que Simon accepte de reparler à Zoey pour lui dire, grosso modo, qu’il vaut mieux qu’ils ne restent pas si proches que ça.

La réaction de Zoey a tout ça ? Elle décide de démonter son micro-onde pour le remonter, mais sans succès. Chacun ses méthodes pour se déstresser, j’imagine. Finalement, elle aurait mieux fait de parler directement à Mo : c’est beaucoup plus efficace pour déstresser et ça permet même à Mo d’avoir un tête à tête avec Simon. Les scénaristes gèrent bien leur coup : Mo est en couple avec un ami de la fiancée de Simon après tout.

Une fois la conversation avec Simon passée, Mo retrouve Zoey pour lui expliquer le dilemme et les difficultés de Simon à se décider… en poussant la chansonnette bien malgré lui, même s’il se rend compte aussitôt de ce qu’il fait. Finalement, Mo n’a pas de conseil à donner à Zoey, donc celle-ci se retrouve à devoir prendre son courage à deux mains pour expliquer à Simon qu’elle se refuse d’être la femme sur le côté. C’était chouette d’enfin avancer dans cette intrigue, parce que finalement, ça commençait à traîner en longueur.

De son côté, Max se retrouve avec sa propre intrigue dans l’épisode. C’est un peu une première de s’éloigner autant de Zoey : il est contacté par une certaine Pryce (si j’ai bien entendu) pour venir passer un moment de son samedi matin au boulot, à l’étage du dessus. Concrètement, il se voit offrir une promotion, donc. Etonnant. On prépare déjà le terrain pour la fin de saison, peut-être ?

Malgré tout ce qu’il se passe entre eux, Max demande 72h pour réfléchir et donner sa réponse… afin d’en parler avec Zoey qui lui dit ce qu’elle en pense en enfilant les différentes casquettes qu’elle joue auprès de lui. Oui, Zoey a vraiment repris le contrôle de tout ce qui l’entoure cette fois : elle en est très heureuse et s’en confie à Mo.

Du coup, l’épisode nous prend totalement par surprise avec une rupture en toute fin : Simon décide de se séparer de sa fiancée, parce que tous les deux méritent d’être plus heureux que ce qu’ils sont actuellement. Inattendu de voir ça régler si rapidement et de cette manière franchement. En plus, cette dernière chanson et chorégraphie étaient magnifiques, tout simplement.

> Saison 1