Elemental : feu d’artifice ou pétard mouillé ?

Salut les cinéphiles,

Après une semaine chargée et interminable, avec en prime quelques émotions, j’ai décidé de me détendre en regardant le dernier film d’animation de Pixar, Elemental – ou Elémentaire en VF. Et je dois dire que c’était une belle manière d’entamer mes vacances – laissez-moi y croire, je ne fais plus cours, j’ai décidé que j’y étais même si c’est entièrement faux !

L’avis sans spoiler

Pour ceux qui ne connaissent pas encore, Elemental nous emmène dans un monde où les éléments naturels vivent en ville. Le film suit l’histoire d’Ember Lumen, un élément de feu, et Wade Ripple, un élément d’eau, dont la rencontre va tout bouleverser – ou au moins bouleverser leur vie. Le film explore leur relation, ainsi que leurs interactions avec leur environnement et leur famille.

C’était très sympathique, très beau à voir, mais pas forcément aussi percutant que je l’aurais souhaité en ce qui concerne l’intrigue et les messages du film. Elemental est un film visuellement époustouflant qui aborde des thèmes importants, mais il y a plusieurs messages et c’est peut-être le problème : c’est un peu brouillé et il est difficile d’être pleinement embarqué dans les émotions tant le film joue sur plusieurs tableaux.

Malgré tout, Elemental reste un film à voir, ne serait-ce que pour sa beauté visuelle et son univers original. Et puis, c’est un film qui peut être apprécié par tous, quel que soit l’âge ou la situation. Que vous soyez en famille, seul, en couple ou célibataire, ce film a quelque chose à offrir. Il est parfait pour un rendez-vous amoureux, avec son mélange d’aventure, de romance et de moments touchants, mais il est aussi assez simple et divertissant pour être apprécié par les enfants…

Allez, si vous l’avez déjà vu, on peut continuer d’en parler ensemble histoire que je vous donne un avis plus détaillé… Attention, vous l’aurez compris, dans la suite de cet article, il y a quelques spoilers !

Une animation époustouflante

Le film est une véritable merveille visuelle, avec de superbes paysages et des moments marquants entre les personnages. C’est un véritable spectacle visuel. Des scènes comme la découverte de la ville, le tour en montgolfière, l’opposition eau/feu lorsqu’Ember et Wade se touchent, l’exploration sous l’eau avec la floraison et tous les moments avec du verre soufflé sont particulièrement marquantes. La technique et les effets spéciaux sont impressionnants, au point où j’ai même eu l’impression de voir une photo plutôt qu’un dessin animé lors de la scène du barrage qui cède, par exemple. C’est déstabilisant et impressionnant à la fois !

Un autre point positif est que l’univers est original tout en étant facile à comprendre – et facile à mettre en place. En fait, c’est peut-être la plus grande réussite du film : la mise en place de l’univers est impressionnante, avec beaucoup de décors et détails pour un dessin animé ! À cet égard, le générique de fin est un vrai plaisir à regarder, parce qu’il permet de voir la quantité de travail effectuée pour que cet univers regorge de détails (et de jeux de mots faciles et stupides, mais j’en suis friand, vous vous en doutez !).

Au-delà d’Ember et Wade, il y a aussi toute une galerie impressionnante de personnages secondaires : on sent qu’il y a là des pistes à explorer pour de futurs courts-métrages, et je ne doute pas qu’ils le feront. En attendant, c’est un film qui stimule beaucoup l’imagination et ça fait du bien ! Cela dit, malgré ces nombreux personnages et comme dans beaucoup de Disney ou Pixar, les couples (à la fin notamment) semblent un peu forcés et provoqués par manque de choix. Si je n’aime pas les triangles amoureux, là on a un peu l’impression que Wade est le seul prétendant crédible pour Ember, parce que le petit qui la harcèle avec ses fleurs sous les aisselles, c’est marrant, certes, mais ça ne risquait pas de la faire vibrer !

Quelques déceptions

Bref, le film représente aussi quelques déceptions et n’invente pas l’eau chaude. Ainsi, les designs des personnages m’ont laissé parfois sceptique, à l’image de l’intrigue. Par exemple, j’ai une petite déception pour les nuages et le vent, assez basiques et très peu développés. Pas fan non plus des scènes de sport aérien… Tout le monde n’est pas capable d’inventer aussi bien que le Quidditch de toute évidence !

Ember et Wade sont des personnages très intéressants séparément, mais leur dynamique n’est pas toujours crédible. Leur romance semble un peu précipitée et forcée, comme si Wade était le seul prétendant crédible pour Ember. C’est un peu décevant, surtout dans un film qui par ailleurs brise certains clichés sexistes avec un personnage masculin qui n’hésite pas à montrer ses émotions – les torrents de larmes finissent même par être un running gag lourd… ce qui les empêche d’avoir la dimension émotionnelle attendue dans une des scènes de fin en ce qui me concerne. Ainsi, l’évolution d’Ember est certes très efficace, mais je regrette qu’en 2023, il lui faille un copain pour enfin s’affirmer. Certes, Wade est un garçon qui casse beaucoup les clichés sexistes à évoquer ce qu’il ressent, mais il reste le sauveur de la demoiselle en détresse (et de la flamme) qui aurait pu, il me semble, s’en sortir sans lui.

En parlant de déceptions, parlons d’ailleurs de l’intrigue. Bien que classique, elle aborde des thèmes importants comme l’immigration, l’identité et le sacrifice. Le film parle d’immigration de manière originale avec la famille d’Ember qui représente en fait l’immigration asiatique aux USA. Si cela reste un point fort du film, j’ai trouvé décevant que ce soit fait avec moins de subtilités et nuances que d’autres films récents, comme Turning Red ou même Over the Moon de Netflix. J’aurais aimé voir ce dernier au cinéma d’ailleurs… Là où je me dis qu’Elemental aurait pu être vu sur mon canapé sans que ça me dérange car j’ai une télévision HD (un peu comme pour Soul).

Le début du film est néanmoins très touchant, montrant l’évolution de la famille d’Ember, ce qui rappelle le film haut (d’ailleurs mis à l’honneur par un court-métrage sympathique juste avant la projection). La dynamique familiale reste efficace pour l’héroïne, avec une volonté de plaire à/d’être acceptée par son père qui se voit durant tout le film. C’est l’inverse de Wade, à la famille très réussie aussi mais avec une dynamique différente (plutôt famille nombreuse, riche et libérale, ouverte d’esprit sur la relation entre Wade et Ember). Malgré tout le positif, tout ça n’est pas vraiment exploré autant que ça le devrait, donnant l’impression de rester souvent à la surface – un comble pour ce film.

Après c’est un film qui aborde beaucoup la notion de sacrifice – sacrifice personnel sur le moment pour le bien sur du long terme – alors c’est peut-être normal de sacrifier certains aspects présentés pour en mettre d’autres en avant. Cependant, comme je le disais en introduction, ça a fini par me poser problème, en donnant l’impression que le film voulait trop en faire. À jouer sur tous les tableaux, Elemental finit par manquer d’âme et d’émotions à certains moments-clés – ou plutôt, moi, en tant que spectateur, je n’ai pas réussi à ressentir ce qu’on voulait me faire ressentir.

Pour finir cette partie sur mes déceptions, terminons sur une note musicale. La bande sonore, composée par Thomas Newman, est très bien, même si elle ne m’a pas spécialement marquée. En fait, je dirais même que j’en retiens surtout le générique de fin qui est sympa – la chanson est très bien et finira dans ma playlist Spotify du mois de juin – mais bon, il n’est pas par Thomas Newman. La majorité du temps, la musique originale du film est effacée ou mise de côté pour des chansons. C’est un choix qui fonctionne… mais un peu décevant pour un film d’animation, dont je retiens souvent l’univers musical habituellement.

En bref

Malgré quelques défauts, Elemental est un film que je reverrais probablement, surtout pendant une période de vacances. Il a tous les éléments d’un bon film de Noël : une histoire touchante, des personnages attachants et une animation, je le redis, époustouflante. Je le recommande donc à tous ceux qui ont l’occasion de le voir.

Cependant, bien que l’expérience du cinéma ajoute toujours quelque chose de spécial, je ne pense pas que ce soit nécessaire pour apprécier ce film si vous avez un bon écran HD chez vous. Que vous le regardiez sur grand écran ou en blu-ray/streaming à l’occasion dans quelques mois, Elemental est une expérience à ne pas manquer pour une soirée où vous aurez envie de passer un bon moment avec un brin de féérie. Bref, pas un pétard mouillé, mais pas le feu d’artifice du 14 juillet non plus !

The Flash – Décevante course vers…

Salut les cinéphiles,

Cela fait un moment que je n’avais plus pris du tout le temps d’écrire un article sur un film vu au cinéma. Avec les vacances qui pointent enfin le bout de leur nez, je me suis dit que je pouvais peut-être tenter de m’y remettre. Je ne rattraperai pas tout – je vais quand même essayer de le faire pour certains coups de cœur et surtout pour les Marvel – mais rien ne m’empêche de reprendre comme si de rien n’était.

Ainsi, aujourd’hui, je vais vous parler du tout dernier film de DC, The Flash. Bon, je dois admettre que je ne suis pas le plus grand fan des films DC en général, mais je suis toujours prêt à être surpris. Le film était vendu comme l’un des meilleurs de l’année (nope) et il se concentrait surtout sur un personnage que j’aime beaucoup – c’est possiblement mon personnage DC préféré, en fait. Je me suis donc naturellement dit « allons-y ».

Voir aussi : Je n’aime toujours pas les films DC

Basique et survendu

Finalement, ce n’est pas exactement ce qu’on me vendait, comme toujours… The Flash, c’est un film de super-héros plutôt basique dans l’ensemble et survendu par la critique et la promo. On sent clairement qu’il essaie de rivaliser avec les succès de Marvel, mais il ne parvient pas vraiment à atteindre le même niveau. Pour être honnête, la promotion du film en a presque révélé la totalité, ce qui est assez décevant… surtout que vous savez que j’ai tendance à ne pas regarder les promos. Rien qu’avec les affiches, on savait déjà beaucoup trop de choses. Et on devinait ce qui s’avère être le cas : ce n’est pas un film sur Flash, c’est un film sur les superhéros Marvel dont Flash s’avère finalement être le personnage principal, certes. Ce n’est toutefois pas celui qui a les meilleures scènes d’action.

J’en dis déjà trop, je trouve, alors attention, il y a bien sûr des petits spoilers dans la suite de l’article. Lisez à vos risques et périls.

Oui, parce que visuellement, c’est pas toujours top ce DC. Franchement, certains jeux vidéo font mieux qu’eux, et il y a vraiment eu des scènes du film où j’ai fini par me demander qui avait bien pu valider ça. Et puis, l’ensemble du film est sacrément prévisible, ce qui ne fait pas spécialement honneur à mon héros préféré de DC. Après avec Ezra Miller en tête d’affiche, malgré ses déboires judiciaires, voilà quoi, fallait pas non plus s’attendre à des merveilles d’écriture. Pour rester sur les effets visuels, le retour de Nicolas Cage, franchement, c’était raté. On aurait dit de l’image de synthèse. Et puis, le concept de la faille, c’était intéressant, mais mal exploité. On a juste des super-héros qui restent là, passifs, sans rien faire. C’est pas crédible du tout, donnez au moins une réplique ou une action ? Les mondes s’écroulent les uns sur les autres et ils admirent ça, sans popcorn… Le côté fan service fonctionnait pour être aussitôt hyper déceptif !

Ah, j’allais oublier. Supergirl était beaucoup trop attendue. Je veux dire, elle est sur l’affiche, alors pourquoi en faire tout un suspense dans le film ? Et puis, je suis pas fan de l’interprétation par l’actrice, franchement.

Tout de même du positif

Cela dit, on ne peut pas tout critiquer. Le retour de l’acteur qui joue Batman, ça valait quand même le coup. Et la dernière scène du film fonctionne plutôt bien, même si on la voit venir. Ça a été une bonne surprise.

Dans le même genre, la performance d’Ezra Miller est plutôt réussie, surtout qu’il joue deux rôles sans qu’on ne se demande qui est qui. Ce n’était pas une surprise, j’ai toujours beaucoup aimé son jeu (il fait un excellent Credence dans Les Animaux fantastiques) et ça continue de me poser problème vis-à-vis de sa personnalité. Dissocier l’œuvre de l’artiste, tout ça tout ça.

Après même si j’aime sa prestation et l’humour qu’il a su insuffler dans la version jeune de son perso, sérieusement, qui court comme ça ? Je veux dire, outre la posture ridicule qu’il adopte à chaque fois pour coller à peu près aux comics, j’ai vu des X-Men faire mieux avec leurs ralentis pour montrer la super-vitesse d’un héros. Là, la scène la plus intéressante de ce point de vue-là intervient au début du film… et elle n’est pas dingue, même si elle est drôle.

Ce qui m’a surpris d’ailleurs, c’est que le ton est beaucoup plus léger que prévu. DC est souvent critiqué pour ses films sombres, et je suis le premier à m’être royalement fait chier devant Batman (que ce soit celui de Pattinson ou n’importe lequel hein à part le deux de la trilogie), mais cette fois-ci, ils ont essayé de faire dans l’humour. Pour ma part, je suis bon public et je trouve que ça colle au personnage de Flash, mais j’aurais préféré un équilibre plus subtil, parce que là, ça frise le ridicule par moment sans jamais l’assumer à fond.

N’est pas Marvel qui veut

Bref, à la sortie de la salle, certains diront que c’est un No-Way Home du pauvre… et franchement, il est difficile d’argument le contraire. Ils ont même fait une référence évidente avec la scène des spaghettis pour expliquer le multivers. Bon, c’était marrant cette métaphore ; et puis ça donne faim, ça crache aussi un peu sur la concurrence, on s’en souvient, c’est nickel. Mais bon, difficile de ne pas voir la volonté de réunir les différents univers DC, les différents superhéros pour juste quelques clins d’œil et pour nous affirmer que c’est un univers étendu. C’est dommage que ce soit si raté… et non, les fesses d’Ezra Miller ne suffiront pas à me faire dire que c’était génial, hein.

En plus, on nous laisse sur la scène post-générique qui était… nulle à chier. Je vais rarement autant dans l’excès, mais là, on nous sert vraiment une scène finale courte qui n’est qu’une promo pour Aquaman mais qui donne pas envie de voir leur prochain film. Bon, passons, j’irai probablement le voir aussi de toute manière, j’aime les films de super-héros, c’est toujours fun ce genre d’action.

Finalement, The Flash est un film DC correct, sûrement mieux que leur moyenne qui m’a laissé parfois des traumas, mais qui ne se démarque pas vraiment des autres films de super-héros. Il essaie de suivre la voie de Marvel, mais sans tout à fait y parvenir ; peut-être justement parce que ça paraît être un mauvais copier-coller réchauffé. Bref, si vous êtes un fan inconditionnel de DC, vous pourriez y trouver votre compte. Sinon, il vaut peut-être mieux attendre la sortie en streaming et ne pas donner son argent à la va-vite. Je me dis que ce sera noyé au milieu de tous les films que je vois avec mon abonnement. En attendant, il reste pour DC une décevante course vers le multivers.

Upa Next – S01E07 – 16/20

Comme quoi ce n’était pas compliqué. L’épisode se concentre légèrement moins sur certains dramas et met enfin en avant les talents musicaux du groupe. Il était temps d’avoir des chansons originales qui fonctionnent et de se sentir devant une série musicale ! En plus de ça, certaines intrigues secondaires – et surtout la représentation LGBT qui, de toute manière, occupe 85% du temps au moins j’ai l’impression – sont bien écrites et/ou ont le mérite d’exister dans un revival qui n’était pas obligé de prendre cette direction. Et ça fait plaisir à voir.  

Spoilers

Les profs de l’école découvrent que ça peut être important de bien lire un contrat quand on organise un spectacle musical. Mieux vaut tard que jamais.

Silvia, eso contracto me permite cambiar de protagonistas.

D’accord, je n’ai rien vu de la semaine dernière, mais il faut bien que ça cesse à un moment ou à un autre. Autant donc me replonger dans l’univers d’Upa Next, parce que ça passe tout seul.

Un contrat mal lu | Luca, Andrea, Omar | La fête de Lala | Sergio & Rober | Silvia | La présentation

Un contrat mal lu

En début d’épisode, on voit que le spectacle prend enfin forme. C’est avec plaisir que j’ai découvert la première scène avec ENFIN une chanson digne d’Upa Dance ! Enfin, digne… Je ne sais pas. Le côté techno fait plus rétro qu’autre chose et je ne trouve pas que ça a le potentiel de rester en tête cet ensemble chanté sur les chemins de vie et l’existence. M’enfin, ils ne renoncent pas au moins, et le mix années 90 dans la musique et 2020 LGBT dans les looks, ça donnait un côté sympathique à l’ensemble. Et ça vaut mieux parce qu’ils n’ont plus que deux jours avant la présentation aux médias.

Ah, l’ambiance est à la fête dans les vestiaires, c’est clair. Enfin, pour la plupart d’entre eux en tout cas, mais j’y reviendrais. En attendant, il faut noter que Lola est une chorégraphe de talent (sa mère la pute ?), mais elle est remplacée dans cet épisode par la publicitaire, clairement. Même botox, même présence avec le reste des profs.

Celle-ci débarque cependant avec une mauvaise nouvelle : pour assurer la com de l’évènement, elle présente à l’ensemble des professeurs encore présents le casting qu’elle a retenu pour cette comédie musicale de l’école, à base d’influenceurs et de stars. Les stars de l’école ? Oh, ça fera de charmantes doublures ou danseurs dans le tas.

Aha ! Ils sont si cons, putain, ils n’ont pas signé des contrats ? Eh ben si, mais il faut en lire toutes les clauses. Silvia ne sait pas le faire apparemment, c’est top pour une directrice d’école artistique. Elle essaie donc de dire que le musical n’aura pas lieu, mais la publicitaire (ou peu importe son job de toute manière) la rembarre en lui expliquant qu’elle a le droit de faire ce qu’elle veut grâce au contrat. Silvia, sa copine et Luiso peuvent donc se retourner contre Rober et tout lui reprocher… alors qu’apparemment, Silvia a signé, non ?

La décision est finalement prise de laisser les élèves décider par eux-mêmes de ce qu’ils veulent faire. Silvia se désolidarise du projet, et donc l’école aussi, mais Rober leur explique qu’ils peuvent toujours choisir de continuer à faire partie du spectacle s’ils le souhaitent. Par contre, ça divise très clairement le groupe d’élèves : il faut dire adieu à ses cours pour préparer le spectacle.

Une fois de plus, Sergio est le traître qui est le premier à se lever. Il est suivi par quelques figurants, puis… par Luca. Surprise. Andrea et Lala ont pris une décision dès le départ, mais ce n’est pas si évident pour les autres. La division est très claire. Elvira finit par prendre la décision de rejoindre le groupe et est suivie quasiment juste après par… Omar. Faudrait pas qu’il reste loin de Luca trop longtemps. La division est géniale pour redonner du peps en tout cas.

Ainsi, on se retrouve avec Silvia qui continue de donner ses cours, mais en interrompt un pour virer Rober et sa troupe de l’école. Eh ben voilà qui est fait. C’était plutôt marrant à voir, cette petite gueguerre de pouvoir et d’influence fonctionnait bien. Et puis, en plus, Lala leur crie qu’ils sont des traîtres et ça ne plaît pas du tout à Tara de voir ça. Elle n’hésite pas à faire savoir ce qu’elle en pense à sa copine, qui se retrouve même en infériorité numérique quand Dario s’en mêle, on ne sait pas trop pourquoi. Les scénaristes veulent déjà apaiser les tensions qu’ils provoquent, c’est étrange. Lala décide donc d’organiser une grande fête dans l’école. Ben tiens.

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Luca, Andrea, Omar

Bien sûr, il faut revenir sur le cliffhanger de l’épisode précédent. Andrea décide donc de ghoster et de ne plus parler du tout à Luca, mais prend le temps de s’expliquer avec Omar. Ce dernier est débile parce qu’il continue de nier qu’il s’est passé quelque chose auprès d’Andrea alors que bon… Voilà quoi.

Sans trop de surprise, la situation fait plaisir à Sergio. Il tourne à nouveau autour d’Andrea qui se remet à lui parler, évidemment. Vraiment que des décisions stupides, elle. Elle finit tout de même par accepter d’écouter Luca, mais sans le faire entrer chez elle : elle le laisse à la porte, lui demande s’il est amoureux d’Omar, puis lui fait des reproches parce que quand même, il était son seul ami restant, sa seule famille restante et maintenant, elle se retrouve encore plus seule. Mais meuf, putain !

Je la déteste, c’est plus fort que moi. En vouloir à Omar, je veux bien, mais à Luca, c’est débile. En plus, on ne peut pas dire qu’elle était amoureuse d’Omar, c’est vraiment juste lui en vouloir pour le principe à ce stade. Il n’est même pas en couple avec son mec, donc lui aussi se retrouve seul ? Y aurait moyen d’en parler, en théorie.

En tout cas, l’actrice joue si mal (et se place si mal par rapport aux ailes d’anges dans sa chambre ?) que c’était douloureux à regarder comme scène. On enchaîne sur ses problèmes d’argent qui ne font qu’empirer depuis que son père est en prison : elle n’a ainsi plus l’électricité. Pour se faire de la thune, elle a donc besoin de se créer un OnlyFans – enfin, l’équivalent fictif quoi. Toutefois, elle n’ose pas montrer son visage et met un masque qui permet de préserver son anonymat alors qu’elle filme littéralement toute sa chambre. C’est si débile. Et sans surprise, on lui demande de montrer plus de choses qu’une simple danse. Le fera-t-elle ? Qui s’en fout (pardon) ? MOI.

En parallèle, Omar et Luca se retrouvent à bosser ensemble pour le spectacle, et ça veut dire se croiser dans des jolies salles de danse tout de rose illuminées. Luca explique ainsi à Omar qu’il est amoureux de lui, même si on ne sait toujours pas pourquoi. Franchement, ils ne se connaissent qu’à peine. Et puis, Omar est attiré par Luca, je veux bien, mais ça ne semble pas vouloir aller plus loin.

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La fête de Lala

D’ailleurs, c’est sûrement pour ça qu’Omar poursuit en permanence Andrea, ignorant les peines de cœur que Luca chante tout seul dans son coin sur un piano – allez, il a Dario pour s’occuper de lui, au moins. C’était Dario avec ce bob ? Je ne crois pas. Une chose est sûre, Luca va vite être consolé d’Omar et c’était cool de les voir danser ensemble, même s’il a fallu qu’une Elvira bourrée les interrompe.

Ouais, En milieu d’épisode, les scénaristes se souviennent subitement de l’existence d’Elvira et d’une intrigue pour elle. On se tape donc une nouvelle scène avec son fiancé, puis on la voit être complètement bourrée à la soirée, mais sans que ça ne se passe mal pour elle pour autant. L’alcool n’est pas toujours une catastrophe.

Autrement, pendant la fête organisée par Lala, Omar et Luca ont l’occasion de revoir Andrea. Lala s’arrange en effet pour forcer Lady Lacoste à être confrontée à ce qu’il se passe et à régler les affaires entre eux pour que ce soit plus clair. Seulement voilà, quand Andrea et Omar s’expliquent, on reste dans une impasse avec un Omar qui n’assume rien et une Andrea qui fait tout pour rester seule. Elle ne raconte rien de sa vie à Omar après tout…

Heureusement que Lala et Tara sont moins compliquées que ça et partagent un baiser – puis beaucoup plus – sans plus de prises de tête que ça (sympa quand même les choix de BO et la petite réplique sur le consentement). La scène était longue, mais elle était réussie. On ne peut que regretter que ce soit fait en parallèle d’Andrea qui danse dans sa chambre…

Ouais, voyez-vous, après son explication avec Omar, Andrea décide de rouvrir son OnlyFans et de céder à la pression des commentaires. Elle expose donc sa poitrine en ligne, dans un show qui ne donne pas du tout envie de se tirer une balle. On voit bien qu’elle regrette avant même de le faire, et elle ferait mieux de ne pas céder à cet argent facile, surtout quand il est très clair qu’elle ne veut pas le faire. Mais bon. Le pire ? Le lendemain, elle se réconcilie avec Omar et l’embrasse, sans rien lui dire. Putain, il vient de te reprocher d’avoir des secrets, et tu te réconcilies avec en en rajoutant un ? Vraiment conne quand elle s’y met.

Luca, lui, envoie une jolie chanson à Andrea, chanson sur leur amitié. Voilà, c’était ce genre de chanson que j’attendais dans ces huit épisodes. C’est frustrant de n’en avoir que maintenant, et c’est frustrant aussi que ce soit sur les deux personnages que j’aime le moins, à grand renfort de flashbacks pour qu’on puisse se rendre compte qu’on les aime et qu’ils ont une belle amitié… Perso, je ne les aime pas et leur amitié m’a laissé de marbre. J’aurais préféré mille fois avoir une chanson de Lala pour Tara, hein ! D’ailleurs, je tiens à souligner à quel point les scènes entre elles sont géniales cette semaine : Lala qui explique que le sexe ne fonctionne pas que dans un sens, c’est top.

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Sergio & Rober

Rober s’arrange pour placer son fils dans le spectacle malgré tout ce qu’il se passe, c’est évident. Il l’invite donc à un repas avec la publicitaire, qui leur propose clairement un contrat avec le diable. Du peu qu’on les connaisse, ils ne peuvent qu’accepter.

Il faut dire que l’idée est une belle manipulation : la publicitaire veut donc faire du bruit avec des influenceurs, mais au bout d’une semaine, Sergio pourrait reprendre le rôle-titre car la star ne serait plus là. Ben si c’était ça, ils auraient tous pu rester franchement. On sent que Rober est intéressé, mais Sergio semble avoir des doutes.

Il ne dit rien devant la publicitaire, mais il en parle évidemment à son père plus tard dans la soirée. Il cherche à comprendre ce que Rober pense exactement de ce qu’il présente comme une opportunité professionnelle, mais qui reste en vrai une trahison. Je le comprends, le Sergio. Cela dit, Rober a raison aussi de préciser que ce spectacle lui ouvrirait beaucoup de portes.

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Silvia

De son côté, Silvia rumine sa rage pendant tout l’épisode vis-à-vis du spectacle. Elle a donc clairement des préoccupations très importantes en tête, ce qui justifie selon elle de négliger totalement sa copine. Pas de chance, Sira ne l’entend pas de cette oreille et lui demande donc de pouvoir parler durant la soirée de son envie de faire des enfants, histoire de savoir si ce sera ou non avec Silvia. Logique.

Et la conclusion, c’est que ce ne sera pas avec Silvia. Du haut de ses quarante ans, Silvia considère que sa vie est assez remplie comme ça. La scène était étonnamment bien écrite et plutôt bien jouée : Sira a beau être amoureuse de Silvia, elle veut vraiment devenir maman et elle n’est pas prête à attendre Silvia – surtout qu’elle n’est pas bête et voit bien qu’elle ne changera peut-être jamais d’avis sur les enfants.

La vie n’est pas tendre avec Silvia dans cet épisode, donc. Et encore, elle ne sait même pas que ses étudiants sont en train de faire la fête dans son école, ça pourrait être pire que ce qu’il se passe dans cet épisode avec un simple petit ménage. Le lendemain, elle recroise Sira au boulot, mais les deux n’échangent pas un mot, dans une scène on ne peut plus gênante. Cela ne pourrait pas se passer comme ça, si lourdement, sincèrement. Mais bon. Il reste à régler le problème de la comédie musicale aussi. Après une confrontation sortant de nulle part, Luiso prend même la décision de rejoindre le groupe de Rober.

Silvia décide elle aussi de venir s’excuser auprès du groupe et de reconnaître ses torts. J’ai trouvé ça particulièrement mal écrit, franchement, mais bon, il faut faire avec.

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La présentation aux médias

C’était annoncé dès le départ de l’épisode, il faut en venir enfin à la présentation aux médias, avec les étudiants qui se rendent compte que les influenceurs attirent tous les objectifs et qu’ils ne sont personne. C’est un renversement de situation sympathique et amusant, ma foi.

Avant que la présentation ne commence, il y a toutefois du drama en coulisses : Sergio dit à Rober le fond de sa pensée et prend la décision de se barrer avant le début de la présentation (en ouvrant une porte alors même qu’il en ferme, c’est ironique), tandis que Luiso et Elvira passent un peu de temps ensemble, histoire qu’une porte se ferme là aussi.

La présentation ne se passe pas du tout comme prévu, autrement : alors qu’elle commence, tous les étudiants de l’école débarque et font un happening pour l’interrompre. Oui, au moment où le deuxième groupe partait, toute l’école a applaudi, mais… Non, ça ne se passe pas comme ça. Ils interrompent leur présentation avec une petite manif qui a beaucoup de classe, puis une chanson qui fonctionne très bien, puis une dernière chanson, reprise cette fois par l’ensemble des étudiants de l’école.

Le message est clair – et explicité dans les paroles : on ne leur volera pas leur spectacle, leur travail car Upa, c’est chacun d’entre eux. Ce ne sont pas les influenceurs. La publicitaire est assassine avec Rober, évidemment, parce qu’il y a de sacrées histoire de fric au milieu de tout ça ; mais bon… Qu’importe, c’est un succès après tout. Et si je suis honnête, c’est aussi un succès pour moi car c’est enfin ce que j’attendais d’Upa Next ! Il était temps.

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Upa Next – S01E06 – 15/20

J’avais peur que ce soit déjà la fin de saison et je suis content que ce ne soit pas le cas, mais en vrai, j’ai trouvé que l’épisode était chargé en informations et en avancée dans les intrigues. Il ne reste que deux épisodes après celui-ci, c’est peut-être normal. Bon, les jeux d’acteurs ne sont toujours pas dingues, mais le scénario très soapesque me convient parfaitement, alors je ne fais pas la fine bouche, je pose mon cerveau (à moitié, parce que faut comprendre sans les sous-titres tout de même) et je kiffe !

Spoilers

Lola est toujours face au dilemme vie perso/vie pro, Omar et Sergio ne participent plus au musical et on continue de nous raconter la vie d’Elvira alors qu’on s’en tape.

Soy tu profesor de interpretacion, tengo 35 años.

Je suis content de réussir à voir cet épisode plus tôt que d’habitude, beaucoup plus tôt, mais j’ai un peu peur de ne pas le finir à temps pour qu’il compte dans mon #WESéries. Il le faut pourtant, parce que c’est lui qui va me permettre d’atteindre le niveau basique. Je sais que je vais faire plein de pauses malheureusement : j’ai déjà super mal parce que j’ai écrit près de trente pages en deux jours pour commenter la dernière saison de Manifest. J’ai du boulot de mise en page, clairement… et autant commencer par ici, c’est plus simple.

Omar | Sergio | Elvira | Lola | Une fin chargée

Omar

Pfiou ! Quel début d’épisode ! Déjà, je dois dire au secours parce qu’on commence par une scène entre Andrea et Omar. Je ne supporte plus Andrea en quelques semaines, c’est gênant. J’ai eu du mal à me plonger dans la scène en plus, parce que, quelle idée !, ils parlent espagnol et je n’ai toujours pas les sous-titres, hein. En plus, Omar commence l’épisode dans un moule-bite impressionnant, pardon de le dire, mais c’était plus perturbant que la pub Activia.

Ouais, Andrea mange des Activia au petit déj, écoutez, le placement produit est efficace. Sinon, Omar semble avoir oublié que Luca vivait là lui aussi. Il n’est pas ravi de le croiser dès le réveil, Luca envoie bouler Andrea qui lui propose un café et Andrea ne capte RIEN à ce qu’il se passe entre les deux hommes de sa vie. Ce n’est pourtant pas compliqué à remarquer.

Omar finit par rentrer chez lui après avoir gobé son Activia, et c’est pour mieux y être dérangé par Sergio. Il débarque pour parler de la décision des profs de les exclure et pour tenter une réconciliation qui pourrait leur être salvatrice… m’enfin sans trop de surprise Omar l’envoie balader.

De son côté, Luca continue sa vie en se prenant pour Holly Marie Combs. Pardon, mais son haut… Je trouve le t-shirt vraiment pas terrible, mais en plus, vraiment, je l’associe aux photos promo de Charmed alors j’ai eu du mal à me concentrer sur autre chose. C’est peut-être aussi parce que l’enjeu principal est son amitié avec Andrea et que ça m’est égal ! Elle essaie de comprendre pourquoi il est distant avec elle, il assure qu’il n’y a rien, ils se font un câlin. Bon, ce n’est pas passionnant quoi.

Luca finit par envoyer un message vocal à Omar… juste pour lui dire qu’il veut le voir. Cela ne nécessitait pas forcément de le dire à voix haute, et ça ne nécessitait pas non plus de nous foutre Omar à poil juste pour qu’il écoute un message. Bref, les deux finissent par se retrouver dans un parc pour parler de ce qu’il s’est passé entre eux. Attendez, qu’est-ce que c’est que ça ? Il n’y a eu qu’un baiser ? Parce que le montage laissait entendre bien plus que ça tout de même.

Et puis, je ne comprends pas. Luca peut clairement se trouver d’autres mecs sans trop de mal, pourquoi cette fixette sur Omar ? Je veux bien qu’il soit sexy, m’enfin, il y en a d’autres ! En plus, Omar veut se barrer de la ville pour aller Londres (coucou Pedro ??) désormais, nous voilà bien. Luca n’est pas ravi et la situation ne fait qu’empirer pour lui : Omar propose à Andrea de le suivre. Tant pis pour le musical, elle accepte de le suivre. Quand il rentre chez lui, c’est pour mieux se faire engueuler par sa mère qui finit par lui faire comprendre que le pardon, ça peut être pas mal. Omar finit par écouter sa mère, heureusement.

Omar | Sergio | Elvira | Lola | Une fin chargée

Sergio

Sergio retourne finalement à l’école, mais il n’y est pas le bienvenu à présent. Tous les élèves sont hyper désagréables avec lui, et je ne vois vraiment pas d’où vient leur haine. Genre, ils sont tous du côté d’Omar ? Pourquoi ? Je sais bien que c’est Sergio qui l’a harcelé vite fait à le prendre en photo, m’enfin, c’est Omar qui lui a foutu une droite. Qu’Andrea récupère ses clés, c’est normal, mais pourquoi des randoms comme Tara semblent soudainement le détester ?

Tout le monde se met à bloquer Sergio. Là encore, je peux comprendre pourquoi Omar le fait. Je peux suivre qu’Andrea et Luca le fassent aussi… Mais pourquoi les autres ? Et pourquoi Sergio, qui a mis un point d’honneur à tous les détester depuis le début de saison et a montrer qu’ils s’en foutaient d’eux, est-il si affecté par ça ? C’est terrible ! Il se retrouve à se bourrer la gueule pour oublier ses problèmes… Ce qui est une idée de merde avec sa maladie. Il finit donc inconscient, super.

Quand il se réveille, il est dans une chambre d’hôpital avec Rober pour veiller sur lui. C’est n’importe quoi, comment ça, il est son contact d’urgences ? Ils se connaissent à peine ! Bon, on va dire que la scène nous les montre justement quand ils apprennent à se connaître. C’est déjà ça. Il aura juste fallu un coma diabétique pour ça. Après, cette intrigue semble juste être une excuse pour voir Sergio torse nu.

Ben oui, évidemment, on le retrouve à essayer de se faire aux appareils qu’il doit toujours porter désormais. Il arrive à les adapter à son look, contre toute attente, même si le look est un peu moins ouf que dans certains épisodes précédents. Comme je l’écrivais plus haut, il reçoit ensuite la visite inattendue d’Omar – qui vient le voir directement chez Rober où Omar semble vivre désormais pour un moment parce qu’il n’a nulle part où aller.

Si la visite est inattendue, il accepte tout de même de lui parler et ensemble, ils retournent à l’école pour expliquer une partie de ce qu’il s’est passé. La présence d’Omar fait que les autres étudiants acceptent d’écouter Sergio, qui peut donc révéler que Rober est son père. La bonne ambiance peut donc enfin revenir à l’école et dans le groupe d’étudiants. Je continue de ne pas comprendre ce que certains font dans la scène où les étudiants s’échangent les secrets – sérieusement, Dario ? – mais tant mieux pour eux, hein.

Omar | Sergio | Elvira | Lola | Une fin chargée

Elvira

L’épisode reprend aussi sur la vie d’Elvira, forcément. Si elle est clairement amoureuse de Luiso, elle a toujours un copain pour l’emmener partout dans sa voiture. Je n’ai jamais accroché à ce couple qui sortait de nulle part dans la série et je ne comprends toujours pas ce qu’Elvira fait dans la série… mais bon, c’est comme ça. Dans le genre sorti de nulle part, cet épisode se place là encore : son copain la demande en mariage. Mais pourquoi ?

Côté comédie musicale, il faut qu’on avance beaucoup plus vite à présent. Nous suivons donc des répétitions générales sous les yeux attentifs des profs : Elvira chante sans transmettre d’émotions, Dario fait de la guitare, les répétitions de danse reprennent et le pire, vraiment le pire du pire, c’est la passion qui se dégage entre Andrea et son nouveau copain de pièce.

Déjà que l’actrice joue mal, mais en plus, quand le personnage est censé mal jouer, c’est terrible. Comme quoi, ça pourrait être pire la série : Andrea parvient au moins à avoir un peu d’alchimie avec les personnages qui sont censées la faire craquer. Elle en a même plus avec Lala qu’avec le type qui partage le rôle-titre avec elle, c’est dire.

Bref, cette partie de l’article est sur Elvira normalement, et je tiens donc à y revenir : elle ne transmet rien quand elle chante et c’est pire quand elle récite son texte – en le lisant. Luiso se sent forcé de lui venir en aide, inévitablement : il l’engueule donc jusqu’à ce qu’elle s’énerve assez pour enfin transmettre une émotion.

Des émotions, elle devrait en avoir pourtant ! Elle vient d’être demandée en mariage, quand même. Son copain débarque d’ailleurs à l’école pour lui parler de ce qu’il s’est passé le matin. Grosso modo, Elvira décale toute conversation un peu sérieuse à « après le musical ». C’est difficilement une réponse acceptable. Après, elle a mis sa bague au petit doigt, il me semble que tout est dit.

Omar | Sergio | Elvira | Lola | Une fin chargée

Lola

Pendant qu’Elvira fantasme très clairement sur lui, Luiso est heureux de coucher à nouveau avec Lola. Il est fou amoureux d’elle, adorant la voir écrire au petit matin et la draguant. Le bon mood est vite brisé par contre : Lola reçoit un SMS qui lui rappelle l’existence de ses filles. Elle a un rendez-vous avec le juge pour la garde de ses filles… et c’est à elle de voir désormais : soit elle retourne à Barcelone, soit elle peut dire adieu à la garde.

Lola a plein de papiers à gérer en plus apparemment : Rober la harcèle aussi pour qu’elle signe les droits de session pour que la comédie musicale puisse avoir lieu. Lola a d’autres chats à fouetter : elle n’est pas convaincue par ce que font ses étudiants… Les chorégraphies sont catastrophiques, avec Elvira qui finit même par marcher sur Tara ou oublier les paroles des chansons d’Upa Dance qui n’ont jamais été des chansons d’Upa Dance.

Quelle frustration, franchement ! N’ont-ils pas eu les droits pour les chansons ? Bon. En tout cas, Lola est énervée parce que ses étudiants font de la merde. Autant elle était la prof cool jusque-là, autant la voilà désormais en posture de grande méchante face à tous ses élèves qui ne comprennent pas pourquoi elle les engueule. Euh, ce n’est pourtant pas compliqué à comprendre ? Ils font de la merde.

La série essaie de nous dire que Lola est dans cet état parce qu’elle est stressée par la bataille à mener pour la garde de ses filles, mais bon… Pas besoin d’aller si loin, franchement ! En plus, c’est Rober qui vient la rassurer et papoter avec elle pour qu’elle déstresse, ce qui est quand même dingue. Les deux se retrouvent à être de vrais amis qui parlent des gosses qu’ils ont comme de vrais parents. Qui auraient cru ça à l’époque ?

Bon après en revenir au dilemme enfants/vie pro n’est pas trop étonnant pour la série je trouve. Voilà donc Rober qui lui demande pourquoi elle devrait choisir quand il est possible, selon lui, d’avoir les deux. Ouais. On voit ce que ça donne avec Sergio en coma diabétique, hein.

L’avantage, c’est que tout ces dilemmes donnent envie à Lola d’écrire une chanson et de chanter à nouveau. Bordel, c’est la première fois en six épisodes qu’il y a une chanson qui me donne un peu envie d’ajouter de l’espagnol à ma playlist. Il serait temps, tout de même ! Ce n’est pas la meilleure chanson d’Upa Dance, hein, mais c’était une petite balade toute sympathique – écrit pour Pedro à l’époque « Porqué me faltas tu ? », chantée à présent pour ses filles qu’elle a peur de perdre. Et puis, les moues de Lola, toujours !

Omar | Sergio | Elvira | Lola | Une fin chargée

Une fin chargée

Bon, on enchaîne au moins avec une Lola un peu plus heureuse ensuite de voir que la bonne humeur est revenue entre ses étudiants. Une fois qu’ils se réconcilient, en effet, le spectacle peut avancer et être beaucoup mieux qu’avant. C’est un gros WTF par contre : Elvira déchire alors qu’elle était incapable de tenir les répétitions jusque-là, Andrea nous montre soudainement qu’elle sait chanter et… on retrouve Sergio et Omar sur scène. Ils sont virés de l’école, mais les étudiants refusent de faire le spectacle sans eux.

Voilà donc qui est fait et acté : Rober et Lola (Silvia est absente de l’épisode, hormis un SMS) acceptent le retour du duo pour la comédie musicale. Lola annonce ensuite son départ à tous les étudiants, dans une scène hyper gênante. Sérieusement, je n’ai pas compris son éclat de rire au moment d’annoncer qu’elle partait. Je peux comprendre le stress et tout, mais c’était un vomi d’émotions étrange et pas trop raccord avec le contenu de son message. Je suis déçu de ce que ça a donné. Bon, les étudiants pleuraient tous, alors peut-être qu’il y avait quand même de l’émotion, hein.

Bref, Lola s’en va (après avoir signé le contrat pour céder ses droits – la verra-t-on dans la suite de la saison ? Pas sûr) alors qu’Omar et Andrea restent finalement pour le spectacle. C’en est trop pour Luca : quand il se rend compte qu’il va devoir vivre avec eux, il préfère se barrer au plus vite de l’appartement. Outch. Cela fera mal à Andrea, surtout qu’elle n’est pas prête à comprendre ce qu’il s’est passé entre Luca et Omar, je pense. Luca finit seul dans la rue à appeler Andrea pour un peu de réconfort – alors qu’Andrea est occupée à faire des photos d’Omar torse nu (sur son portable, puis sur celui d’Omar). No comment. Le type demande à sa copine qu’elle prenne des photos de lui à moitié nu sur son portable ? C’est du grand n’importe quoi.

Et du coup, le cliffhanger est très clairement bien fait pour sa gueule : Luca envoie un message vocal (encore !) à Omar pour lui dire qu’il a raison et qu’il ne vaut mieux rien dire à Andrea de ce qu’il s’est passée l’autre nuit. Bim, Andrea peut donc découvrir que son mec et son meilleur ami lui cachent un truc. Omar tente bien le coup de poker du « Je ne sais pas de quoi il parle » puis du « Bien sûr que tu peux écouter le message en entier », mais il aurait mieux fait de s’abstenir.

Andrea découvre donc les sentiments de Luca pour Omar, qu’il s’est passé un truc entre eux et que Luca a pris la décision de quitter l’appartement comme ça. C’était une excellente fin d’épisode, franchement. J’ai adoré le coup de la lampe qui s’éteint – peu probable en vrai, mais excellent effet dramatique.

Autrement, la série prend le temps de remettre Elvira en place et c’était à mourir de rire. Elle harcèle clairement Luiso au moment où il s’apprêtait à quitter l’école et celui-ci découvre alors les sentiments qu’elle a pour lui quand elle tente de l’embrasser. Non, vraiment, la remise en place est claire et directe, c’était exceptionnel. Elle insiste malgré son rejet très clair, forçant Luiso a bien lui dire qu’elle s’est plantée et qu’il ne ressent rien pour elle. Eh ben nickel.

Elvira n’a plus qu’à rentrer auprès de son copain en étant dépitée du râteau qu’elle vient de s’en prendre. Son fiancé voit bien qu’elle a pleuré et il pense que c’est à cause de sa demande en mariage de merde, trop précipitée. Malheureusement pour lui, la demande n’est pas le problème d’Elvira. Ce qui la dérange ? Il est trop étouffant, trop amoureux d’elle. J’ai presque de la peine pour lui. Il se fait lourder en plein milieu de la rue par une Elvira en larmes. Je ne sais toujours pas son prénom, mais il se barre alors sans rien dire.

Tous les couples n’ont pas une fin aussi tragique qu’Elvira, je vous rassure. Lala peut ainsi partager un lit avec Tara qui se laisse faire quand elle essaie de lui caresser le visage. Elles sont mimi, mais c’est un couple qui aura été traité de manière vraiment étrange, entre cette saison et la websérie initiale. En quelques épisodes, ils ont réussi à me faire aimer le personnage de Lala par contre, ce qui n’était pas gagné quand on pense au cliché qu’elle était à la base. J’ai de la peine pour elle : elle tombe clairement amoureuse de Tara alors que celle-ci assure ne rien ressentir côté désir et amour. Bim. C’est moins tragique qu’Elvira, mais c’est tout de même violent.

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