Cela faisait plus d’un mois que je n’avais plus regardé d’épisode de la série et je dois dire que c’est un retour décevant, avec une double enquête de la semaine qui empêche de développer vraiment le côté vie personnelle des personnages. J’ai eu du mal à m’attacher à ce qu’il se passait, et forcément, ça fait que l’épisode était surtout un bouche-trou pour la saison.
Spoilers
L’équipe enquête sur une série de vols étranges dans un quartier de la Navy.
L’épisode commence par une série de vols dans un quartier de la Navy. Les pneus de toutes les voitures ont été volés, ce qui est un crime assez inhabituel pour une série. C’est arrivé une fois à deux maisons voisines de celles de mes parents, et j’avoue que… c’est perturbant quand tu sors dans la rue et que tu vois ça !
Cela conduit à une enquête de l’équipe du NCIS comme c’est dans un quartier sécurisé. Assez vite, le NCIS se retrouve embarqué également dans ces vols : le van de Boum Boum est dérobé et rempli de dentifrice pour éléphant. C’est super original comme idée et ça fait un bon gag. Pas surprenant de découvrir ensuite que ça finit sur les réseaux sociaux…
Grâce à ça, le NCIS a une piste à remonter pour découvrir que les vols sont l’œuvre d’un adolescent rebelle nommé Robbie. Ce dernier est le fils d’un lieutenant-commandant de la Navy, et il a commencé à commettre ces vols suite au divorce de ses parents. Bref, l’histoire est banale à souhait. Cela dit, l’acteur qui joue Robbie était plutôt bien trouvé, avec une tête à claques qui rend son personnage d’autant plus crédible.
Au lieu de canaliser ses talents en informatique de manière positive, il les utilise pour commettre des vols et des farces qui ne font pas spécialement rire les victimes (ça alors, c’est étonnant). Cependant, il est clair qu’il a un bon fon puisqu’il a volé un chiot d’un éleveur de chiens de combat, montrant qu’il a de la compassion pour les plus faibles… Et c’est pour ça qu’on termine l’épisode en nous le faisant prendre en pitié quand un homme se venge sur lui et que le NCIS doit sauver à sa rescousse.
À mes yeux, il reste trop tête à claque pour ça, hein.
Un des moments les plus amusants de l’épisode a été l’interaction entre Boum Boum et Bam Bam. Leur rivalité amicale avec le reste du NCIS a apporté une légèreté bienvenue à l’épisode. C’est la première fois que je trouve que l’utilisation de Boum Boum et Bam Bam est vraiment marrante – que ce soit la scène avec le dentifrice ou celles où ils font exprès d’inverser leur surnom. Les voir complices et amis fonctionnait très bien, surtout pour se moquer des agents du NCIS. Ça apporte un peu d’humour plutôt bien trouvé… et une pirouette scénaristique pour la conclusion de l’épisode.
Plutôt que de punir vraiment Robbie pour tous ses méfaits, le voilà qui est plus ou moins récompensé : sa punition est de travailler avec Boum Boum et Bam Bam, sachant que ces deux-là adorent son œuvre pour le moment. Alors OK, ça permet le chouette moment où Bam Bam assure que c’est plus fun de combattre les crimes que de les commettre, mais bon, disons que je trouve que l’épisode n’était pas dépourvu de…
Par exemple, l’intrigue secondaire impliquant le fils de Tennant, Alex, qui a été accepté à l’Académie de la Navy, semblait un peu forcée. C’est dommage qu’Alex ne comprenne pas de lui-même le problème des vidéos virales qu’il montre à sa mère : il connaît les agents impliqués, il devrait comprendre que cela pose un énorme problème. Du coup, quand à la fin on nous dit qu’il est admis à l’académie de la Navy, ben on se demande quand même comment il fait. La réaction de Jane n’est pas bien claire, ça fait un bon cliffhanger.
Cela dit, le plus horrible à suivre dans cet épisode, c’est évidemment l’intrigue impliquant Whistler et son informateur récalcitrant. Kenny n’a pas vraiment ajouté grand-chose à l’épisode. Cela semblait forcé et mal introduit, j’ai même eu l’impression d’avoir oublié de regarder un épisode au départ tellement ça sort de nulle part. Eh bien sûr, c’est un ressenti qui est décevant car j’adore Kate. Certes, nous parler de Kenny nous permet de nous montrer qu’elle bosse parfois pour le FBI, son employeur, et pas pour le NCIS et c’est important… mais il va falloir trouver de meilleures enquêtes pour ça.
Après, j’ai eu l’impression que le but était aussi de développer sa relation avec Lucy. Si je suis pour qu’elles partagent plus de scènes ensemble, je ne peux donc pas être complètement contre les scènes avec Kenny… M’enfin quand même !
Si j’adore l’idée de base de cet épisode, il y a des moments où l’intrigue semblait un peu forcée, une fois de plus. Cependant, et c’est rare que ça arrive, j’ai préféré la partie enquête de cet épisode à celui sur la vie des personnages. Comme quoi, tout peut arriver : je le lançais en fond sonore et j’ai fini par passer du temps à le regarder vraiment. Ça fait plaisir quand ça arrive !
Spoilers
L’équipe enquête sur ce qui ressemble à une attaque bioterroriste.
L’équipe enquête sur la mort de Sam Vega, un officier de première classe qui semble s’être suicidé en voiture. Cependant, l’examen du corps (et la première scène de l’épisode d’ailleurs) révèle qu’il a été drogué avec une aiguille, prouvant que c’était un meurtre. Les enquêteurs commencent alors à chercher des indices pour savoir qui aurait pu vouloir tuer Sam – sachant que nous, on a bien vu son meurtrier, mais on ne sait pas encore qui c’est pour autant.
Comme je le disais dans le résumé bref plus haut, l’enquête mène l’équipe à la maison de retraite où Sam avait travaillé et où il avait rencontré Marilyn, une vieille dame charmante qui s’est avérée être une femme d’affaires impliquée dans des activités criminelles. Les preuves montrent que Marilyn avait embauché Sam pour l’aider à gérer ses affaires, mais on pense d’abord qu’il avait possiblement une liaison avec elle, parce que c’est ce que pense sa vraie petite-amie à défaut de connaître l’âge de Marilyn.
Ils ont des mails un peu salaces après tout… Seulement, la relation entre eux était plutôt celle d’un petit-fils avec sa grand-mère. Sauf que pas n’importe quelle mamie non plus : Sam avait découvert ses activités illégales, du trafic d’art, et avait menacé de les dénoncer. Marilyn a donc commandé sa mort à son amant… Bien sûr.
On va dire que ça soulève des questions sur la façon dont les personnes âgées peuvent être exploitées et comment la technologie peut être utilisée pour soutenir des comportements préjudiciables, parce que clairement l’application utilisée par les personnages pour se rencontrer est critiquée à plein de moments. Bien que la morale de l’histoire soit louable, certains éléments de l’épisode sont décevants.
Comme souvent, l’intrigue est beaucoup trop prévisible, j’ai immédiatement su que Marilyn serait la coupable, il n’y avait zéro suspense. J’ai aussi eu l’impression que les personnages manquent de crédibilité… Je veux dire, ce bon samaritain de marines qui se fait 10 000$ d’héritage, les joue, remporte le pactole et le dépense pour améliorer la maison de retraite anonymement… Et la marmotte, elle met le chocolat dans le papier alu aussi ?
L’histoire secondaire sur le trafic d’art n’apporte pas grand-chose à l’intrigue principale et le personnage du père de Parker semble sorti de nulle part. Déjà, Parker semble totalement oublier ce qui est arrivé dans l’épisode précédent, personne n’évoque son pétage de plomb, et la relation père/fils est super clichée. Elle n’apporte pas vraiment quoique ce soit à l’épisode… J’en attends peut-être trop, je ne sais pas, mais ça m’a déçu. Comment Parker a-t-il le temps de tout faire, en plus, quand on nous sort qu’il joue une fois par semaine avec son père en plus de l’ornithologie, la bière et tout le reste ?
Dans le même esprit, il semble peu probable que l’équipe de NCIS ait le temps de prendre soin des personnes âgées après l’affaire comme on nous le montre. On nous fait la morale en mode « c’est important de le faire vous aussi », mais est-ce que les agents y retourneront une deuxième fois ? Probablement pas. C’est bien mignon cette culpabilité soudaine de nos personnages mais on sait que les agents n’y retourneront jamais, alors ça tombe à l’eau.
Allez, il y a tout de même du positif : le marine impliqué est un personnage sympa, malgré les soupçons qui pèsent sur lui, et Torres montre une sensibilité envers sa grand-mère, ce qui est toujours un plus parce que j’aime voir le personnage de Torres être développé vers plus de sensibilité… bon, c’est totalement ce qui a aidé à être sûr que Marilyn serait coupable, mais c’est autre chose ça.
Ah, je ne peux pas conclure sans évoquer la relation entre Jimmy et Jessica qui est également bien développée, sans être envahissante ! Ils sont au travail après tout… J’aime ce couple, définitivement !
Si je n’ai pas trop compris certains délires de l’épisode, il faut bien avouer que l’ensemble fonctionnait à merveille et que c’est un épisode assez solide. Une fois n’est pas coutume, j’aurais aimé des chansons encore meilleures, mais comme l’intrigue est excellente, difficile d’être trop critique. Concrètement, ce que j’aime, c’est l’enchaînement fluide des gags et la manière dont tout le monde a droit à son moment dans l’épisode, l’air de rien. Tout avance en permanence, sans déroger aux traditions d’Halloween. Très chouette épisode.
Spoilers
Gina organise une fête d’Halloween où tout se dénoue bien malgré elle – et malgré ses amis.
Finalement, et comme je m’en doutais, le week-end est passé sans que je ne puisse regarder le moindre épisode. Au moins, la saison dure un peu plus longtemps comme ça ! Et puis, même si les épisodes sont courts, il se passe tellement de choses que je mets un temps fou à rédiger les critiques – et à les publier encore plus apparemment !
Le résumé de l’épisode est assuré par Ash, et j’aime vraiment ça, surtout quand elle est sur le trône de Miss Darbus pour ça. Elle me fait délirer.
Quel étrange début d’épisode qui oublie de nous préciser que c’est Halloween mais nous fout Ricky avec un t-shirt de mec à poil (comme s’il avait besoin de ça) et Miss Jenn en Mary Poppins. Bon, cela dit, la scène est déjà pleine de gags, comme toujours (le père de Ricky qui fait la gaffe sur le couple Gina/Ricky me fait marrer), et pleine d’importance pour le reste de l’épisode : Ricky va devoir annoncer à Gina qu’elle se fait remplacer par Dani, ça promet. Il assure que c’est une bonne idée qu’elle prendra bien… mais j’en doute.
Cela dit, ça permet à Ricky de stresser un peu et, surtout… d’avoir un peu peur. C’est le but d’Halloween après tout. Cela dit, l’épisode part vite en vrille avec un numéro d’Halloween sorti de nulle part. J’aime bien quand la série nous sort des clips dans le lycée, c’est toujours bien drôle.
Cette fois, nous voyons donc le casting faire face à ses plus grandes peurs zombifiées – et ça tombe bien, les peurs zombifiées peuvent être les persos secondaires de la saison. Non, vraiment, c’est du grand n’importe quoi, mais ça fait un épisode d’Halloween fun, on va dire. Et la choré des zombies, à la fin ? Elle est top et termine sur un générique d’Halloween. Non mais wtf ?
On enchaîne par une autre soirée chez Gina pour tout le casting. C’est clairement the place to be cette saison. Il s’agit d’une soirée d’halloween où Gina interdit à tout le monde de parler d’HSM et pour faire bonne mesure, interdit les chiffres deux et trois aussi. Bien. Pourquoi pas ? Nous avons huit épisodes cette saison, nous avons bien le temps pour un épisode hors sujet.
Bon, après, il n’est pas tout à fait hors sujet et on s’en rend vite compte quand Gina attend que Ricky débarque pour lui parler en personne de l’idée de Mack – tout en espérant qu’il soit le Batman de sa Catwoman. On sait déjà que ce n’est pas le cas cependant. Comme trop souvent avec la série, toute la scène est chaotique et part dans tous les sens, mais c’est une excellente chose car j’adore les personnages : d’Ash qui tire (mal) les cartes de tarot et hurle quand elle voit Maddox à Carlos qui est dépité de sa rupture avec Seb en passant par Ricky qui se ridiculise dans son costume, il n’y a pas à dire, on se sent un peu au lycée. Bon, un lycée où les costumes coûtent chers, mais vous voyez l’idée.
Là-dessus, on apprend que Gina a fait en sorte de recevoir des enfants pour la distribution de bonbons, mais le premier est tout étrange à venir donner un bonbon à Carlos sans rien dire. Cela dit, on sentait bien que c’était Seb sous cette tête de citrouille, non ?
Finalement, non. Seb débarque en chevalier et brise le cœur de Carlos en lui expliquant qu’il l’a trompé pendant l’été. Putain, mais pardon ? Et les scénaristes enchaînent avec une chanson d’Ash comme si de rien n’était, en plus, mais ça va pas bien la tête ?
Bon, quand on les retrouve, les deux sont en train de s’expliquer, avec Seb qui se justifie sur ses actions d’une manière étrange, expliquant qu’il espérait que Carlos puisse l’avoir trompé. Pardon, mais ? Non seulement, il le trompe, mais en plus il l’accuse de l’avoir trompé ? Et il espère se remettre avec.
C’est du grand n’importe quoi et ça empire encore quand Jarred, le danseur avec qui Carlos aurait eu une aventure pendant l’été débarque. Il a le sens du timing. Sauf que rien ne s’est passé, si ce n’est un petit flirt. Jarred est toutefois fou de lui. Et il ne se gêne pas pour le révéler à Carlos en fin d’épisode, et devant Seb tant qu’à faire. Pauvre Carlos ! Lui qui adorait Halloween est servi avec un copain qui l’a trompé et un autre qui veut sortir avec lui. Disons que ça fait beaucoup d’un coup.
Pendant ce temps, Kourtney semble sécher la soirée d’Halloween (dommage, elle aurait cartonné son déguisement, j’en suis sûr) et se moque de sa mère qui soi-disant ne s’est pas déguisée. Si Kourtney est stressée, sa mère est étonnamment relax : elle ne semble pas angoissée de voir que sa fille n’a toujours pas envoyée ses lettres de motivation pour la fac alors qu’il lui reste trois heures pour le faire. Soit. On note aussi que la mère de Kourtney dit que Mazzara est beau… Il aura peut-être son happy end romantique finalement ?
En attendant, le happy end de Kourtney sera d’essayer les pulls de toutes les universités qu’elle vise jusqu’à trouver son préféré. C’est un super costume d’Halloween ça dites-moi. En vrai, ça me fait rire comme idée, mais pas autant que de voir Jet être incapable de parler avec Kourtney désormais. Oh, sinon, durant la fête, Maddox se donne un objectif : faire peur à tout le monde. Après tout, elle a foiré son coup l’été précédent à cause de Jet… qui maintenant se décide de faire en sorte de l’aider. Ils m’ont fait rire tous les deux avec leur déguisement.
Et avec leur idée aussi ! Le but est de faire croire que Maddox s’électrocute et ça fonctionne à merveille, surtout sur Ash qui se propose aussitôt pour le bouche à bouche. Ben tiens. Cela fait plaisir à Maddox qui réussit vraiment sa petite épouvante cette fois-ci, mais un peu moins à Ash qui se fait voler la vedette de sa séance de cartes. À la fin de la soirée, elle pardonne tout à fait à Maddox cependant, et elle lui fait même écouter la chanson sur laquelle elle travaille désormais : un nouveau duo Taylor/Chad pour HSM3 (c’est clair que ça manquait dans le film) car Emmy est amoureuse de Jet.
En attendant, Ash est amoureuse de Maddox et la chanson est pleine d’un sous-texte qui en dit très long. Je ne vois pas en quoi ça correspondrait à Chad et Taylor de se poser la question de s’ils sont amis ou un peu plus, parce qu’il était clair pour tout le monde qu’ils étaient bien plus que ça. Un peu pour comme Ash et Maddox qui se rendent compte qu’elles ont envie l’une de l’autre. Et alors qu’elles sont sur le point de s’embarquer, il y a le costume de citrouille qui débarque. Et je n’ai pas fini de le détester lui ! On découvre en effet que sous le masque de citrouille se cache en fait Jarred, le fameux danseur avec qui Carlos aurait trompé Seb pendant l’été.
Bien sûr, Gina et Ricky sont toujours secrètement en couple, et ça les tue de ne pouvoir s’embrasser. Ils feraient pourtant mieux d’en profiter tant qu’ils le peuvent parce qu’ils ont chacun à s’avouer de quoi mettre en péril leur relation. Gina n’a toutefois pas le temps de l’expliquer à Ricky avant que Mack ne débarque à la fête. Evidemment qu’il y débarque ; et évidemment qu’il y débarque torse nu pour de vrai, lui.
C’est amusant de le voir tailler Ricky et de voir que les deux se détestent, surtout que ça ne va faire qu’empirer au cours de la soirée. Les scénaristes s’amusent des quiproquos faciles et des secrets non dévoilés : Mack insiste pour que le selfie lançant le faux couple se fasse à minuit avec Gina, Dani débarque à son tour déguisée en Gabriella et s’impose autant que possible auprès de Ricky, le rythme s’accélère et les secrets finissent par être dévoilés au pire moment possible : quand tout le monde les écoute.
Voilà donc Ricky qui découvre que Mack va poster une photo de Gina sur son tiktok à minuit et Gina qui découvre qu’elle est remplacée dans le spectacle de l’école. Et aussi tout le monde qui découvre que Ricky et Gina sont désormais en couple. Tant qu’à faire. Ils auront quand même tenu une moitié de saison sans que leur couple ne soit découvert, mais il l’est à peine qu’ils traversent une première vraie crise. Non, ce n’est pas l’idée de Mack qui leur fait ça : c’est le fait que Gina ne parle pas de sa relation avec Ricky à… sa mère. Ben putain, c’est une ado ? Ricky, laisse-lui le temps peut-être ? Ecoute au moins pourquoi elle fait ça ? N’importe quoi sa réaction.
En plus de tout ça, et je n’ai pas bien compris pourquoi, les scénaristes prennent aussi le temps de développer le couple de Miss Jenn et du père de Ricky. On découvre que ça ne se passe pas si bien que ça entre eux : Michael n’est pas du tout assez à l’écoute de sa copine et pas du tout du genre à préparer les choses comme elle le ferait. Les voilà qui en arrive à envisager une rupture très adulte, avec Michael qui reconnaît ne pas être remis de son divorce et Miss Jenn qui trouve qu’ils ne sont pas faits pour être ensemble car ils attendent des choses différentes.
Ben… Oui. Mais c’était évident dès le départ que c’était une mauvaise idée, non ? Je plains Ricky qui rentre juste après et ne le découvre pas tout de suite. Il a passé une soirée de merde et Miss Jenn n’a pas le cœur de lui annoncer, mais franchement ; elle aurait pu en profiter pour l’achever parce qu’il n’était plus à ça près. En plus de sa déception avec Gina – poussant Ricky à vouloir faire une pause – le voilà qui ne sait plus dans quelle fac aller ou à qui se vouer. Il demande conseil à Miss Jenn, alors que Dani lui envoie ses followers pour le critiquer et le descendre – parce qu’elle lui en veut de n’avoir annoncer à personne qu’elle avait le rôle (et sûrement parce qu’elle a un crush frustré sur lui, hein).
Le cliffhanger nous laisse alors avec Miss Jenn au téléphone pour demander un service à quelqu’un afin de venir en aide à Ricky. Suspense.
C’est un second épisode bien plus efficace car il offre plus d’interactions, de dialogues et de moments comiques. Si le premier épisode faisait un bon travail d’introduction, celui-ci nous donne davantage ce à quoi on est en droit de s’attendre avec cette série. Et c’est efficace, j’ai ri une ou deux fois et j’ai plutôt bien accroché à cette aventure déjantée qui commence. Y a moyen de se bingewatcher assez vite la saison, je crois.
Spoilers
John et sa nouvelle amie-ennemie rencontre le clown de Las Vegas.
Je n’étais pas convaincu par l’idée de revenir 24 secondes plus tôt dès le début du second épisode à l’ère du binge-watching, j’avoue que ça m’a bien fait rire de voir les deux héros de la série se tourner vers le camion pour lui tirer dessus alors qu’aucun d’entre eux n’avaient de munition dans son flingue. Je m’en doutais pour elle – on a vu le shérif ne lui laisser qu’une seule balle et elle a tiré un coup en l’air pour faire peur à John et lui montrer qu’elle ne plaisantait pas – mais c’était une bonne surprise pour lui. Et le gag sur la panne sexuelle fonctionnait. Parce que oui, c’était clairement un gag là-dessus.
Si la série parvient à me faire rire maintenant, c’est une bonne chose. Et elle y parvient vraiment bien avec un John qui se laisse voler Evelyn par cette étrangère. Ensuite, ça ne fait que s’améliorer : on se retrouve dans une course poursuite entre nos héros et le clown tueur qui ne fait pas encore assez peur à mon goût.
J’ai plus eu le sentiment d’être vraiment devant une comédie : John qui fait tomber les balles, le couteau sur ses balles à lui quand il parvient à monter dans la voiture, le code de jeu vidéo pour faire redémarrer la voiture capricieuse, le gag simple mais efficace du coup de frein car elle n’a pas mis sa ceinture ? Tout ça, c’était un franc succès pour moi.
Le clown, en revanche, ne fait pas encore assez peur à mon goût. On sent bien qu’il est dérangé à leur faire signe d’ouvrir la fenêtre (nouvellement réparée, donc) pour demander s’ils sont là pour le spectacle, mais il manque encore d’un côté un peu baddass. En plus, il est présenté comme le leader de ce Las Vegas post-apo, mais le héros doit aller jusqu’à Chicago alors… sera-t-il présent toute la saison ?
Ce n’est pas clair. Ce qui est clair, c’est qu’il n’est pas du genre à abandonner. John pense ainsi s’en débarrasser, mais c’est en vain : c’est un clown qui n’hésite pas à faire exploser le signe de la ville et les poursuivre avec sa mitrailleuse pour s’assurer qu’ils viendront bien à son spectacle – mort ou vif. Excellent moyen d’introduire le générique, en vrai (même si la série manque d’un générique).
Après ça, voilà nos héros pris au piège d’un casino. Ils ne sont pas encore super amis pour autant. Ainsi, John essaie de s’occuper d’Evelyn rapidement, mais sa nouvelle alliée ne l’entend pas de cette oreille. Elle n’hésite pas à lui foutre un coup dans le dos quand il lui demande de surveiller ses arrières à l’arrivée du clown. On enchaîne sur une bonne situation pour les deux héros de la série : le duo fonctionne carrément. J’aime beaucoup l’alchimie qu’ils ont dans ce jeu de haine feinte entre eux et le signe de se taire qui revient à plusieurs reprises entre eux – notamment quand elle fait trop de bruit en tentant de s’enfuir… et qu’elle fait en sorte de révéler sa position à lui au clown pour s’en sortir.
C’était excellent à voir, mais l’humour n’en était encore qu’à ses débuts. En effet, le vrai humour commence quand le clown s’amuse à éclater la gueule de John et finit par chanter un duo avec lui surThong Song. Je vais tellement la réécouter toute la semaine maintenant ! En tout cas, le fait que John connaisse la chanson lui permet de gagner la confiance de Sweet Tooth. C’est le nom de ce clown que tout le monde connaît, à commencer par John.
C’est intéressant de voir qu’ils n’est pas si méchant, en vrai, il est juste un peu dérangé. Et après tout, dans un monde post-apocalyptique où il se retrouve à vivre seul à Las Vegas, ça peut se comprendre. Alors que je m’attendais juste à un grand méchant qui torture tout le monde, on se retrouve donc avec une longue conversation dans le casino entre John et Sweet Tooth. Ironiquement, c’est le moment où l’on apprend à connaître le mieux John : le synopsis le disait amnésique, mais j’avais déjà oublié à ce stade. Il finit par expliquer qu’il ne se souvient pas de son nom ou de son passé quand à l’inverse Sweet Tooth se souvient de tout dans les moindres détails.
L’amitié improbable qui se dessine me plaît bien, cependant : John accepte d’aller au spectacle de Sweet Tooth et celui-ci est si heureux qu’il se met à lui raconter toute sa vie et lui présenter son meilleur ami, Harold le sac plastique. Pour autant, il ne comprend pas que John parle à sa voiture. Il est sympa ce clown, tout de même.
Oh, il pensait aussi qu’Evelyn était l’héroïne de la série, qu’il a pensé à capturer alors qu’elle s’enfuyait par la ventilation du casino. Il l’a enfermée dans un aquarium dont il accepte finalement de la laisser sortir quand John négocie pour elle. Oh, il ne le fait pas par bonté de cœur : elle a les clés de sa voiture. Pour autant, tout n’est pas gagné pour eux : ils doivent assister au spectacle de Sweet Tooth… mais aussi y survivre.
Personne n’a jamais survécu apparemment. J’aime bien ce qui se met en place dans cet épisode, avec un humour qui fonctionne la plupart du temps. L’héroïne est un peu chiante à être aussi fermée et à ne pas parler, mais ça se comprend malgré tout. J’ai juste hâte qu’on connaisse son nom. Les personnages, eux, ont hâte que le spectacle se termine parce que bon… il est catastrophique. Les scénaristes s’amusent comme ils peuvent avec ce spectacle qui endort nos personnages.
Pour autant, quand Sweet Tooth demande un avis honnête sur la situation, John lui ment et assure avoir adoré le spectacle. Ce n’est pas la bonne tactique pourtant : il veut de l’honnêteté, et elle lui en offre en expliquant que le spectacle était atroce.
John finit par suivre son avis grâce à une communication non verbale plutôt bien pensée et hop, voilà Sweet Tooth qui se décide à partir en tournée pour « chasser son public ». Bref, nos héros viennent de créer un tueur encore plus dangereux qu’il ne l’était auparavant. L’avantage, c’est qu’ils réussissent ainsi à lui échapper.
Et les voilà maintenant qui se retrouvent à faire du covoiturage. C’était plutôt sympa ça aussi, avec John qui essaie d’apprendre à connaître sa nouvelle alliée, parce que maintenant c’en est une, même si elle continue de le braquer. Elle refuse de lui donner son nom, alors la voilà qui s’appellera définitivement… Quiet. J’aime bien. Elle négocie ensuite pour qu’il la dépose en chemin – sachant qu’elle, elle tente de rejoindre quelqu’un.
La série nous introduit de nouveaux personnages, ce à quoi je ne m’attendais pas forcément. Il y a déjà pas mal à faire, pourtant. Bon, l’idée est de nous introduire des prisonniers malchanceux : ils ont été kidnappés par des Bouchers alors qu’ils dormaient en pleine garde. Stu et Mike sont désormais dans les cuisines des bouchers et la viande, c’est eux.
Cela dit, la situation est tendue pour eux pour un temps assez limité : ils sont sauvés à temps par les flics qui n’hésitent pas à tuer tous les bouchers d’un coup. En échange, ils demandent juste à Stu et Mike de les rejoindre. Un classique : nous introduire des personnages sympathiques pour les faire rejoindre ensuite les méchants.
Cela permet de voir comment sont formés les méchants, qui ne le sont pas forcément. Ils ne font que suivre les ordres d’un type qui leur sauve la vie. En plus, ça commence par « protéger ce camion face aux mouettes »… Facile, non ? Cela ne plaît pas à Stu pour autant : il sent le piège venir à plein nez, même si Mike le rassure. J’aime bien l’idée, pourtant… et le piège se referme sur eux quand ils comprennent que les mouettes ne sont pas des mouettes, mais juste des survivants, comme eux, en soi.
Seulement voilà, l’ordre est de les tuer. Mike n’hésite pas à le faire. Stu a plus de mal. Oh. Je les aime bien – Mike protège Stu comme il peut, Stu est incapable de s’adapter à ce monde. Cela fonctionne. Stu est maintenant plein de doutes sur Mike et sur leur nouveau job. Il tente comme il peut de faire avec, mais la mission suivante est une vraie interrogation pour lui comme pour nous : il est chargé d’arrêter les gens qui circulent sur une route au milieu de nulle part et leur demander un permis. S’ils ne l’ont pas, il doit les arrêter.
C’est simple, mais ça n’a aucun sens de faire ça, alors il pose plein de questions. Il ne devrait pas pourtant : ça n’est pas bon de poser trop de questions aux méchants. Il s’exécute sans avoir ses réponses et arrête ensuite John et Quiet. Si John essaie de charmer comme il peut les deux gardes avec son humour pour pouvoir passer, Quiet reconnaît le troisième garde qui est sur le lieu, l’homme de main du shérif. Et elle souhaite se venger.
Malheureusement, elle n’a pas vraiment l’avantage à ce stade : elle se fait tazer avant d’avoir pu faire quoique ce soit, et elle fait perdre ainsi un temps précieux à John qui subit le même sort. Plus que huit jours pour revenir à New San Francisco.